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Douala-Yaoundé : Un accident de la compagnie Men travel fait un mort

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Ce qu'il reste du bus

La Nationale N°3 a encore avalé du sang humain. Un car prestige de la compagnie de transport Men travel parti de Douala aux premières heures de ce 27 mai 2024, n’est pas arrivé à destination. Le bus est entré en collision avec un camion garé en bordure de route et empiétant sur la chaussée, dans la localité de Mahole, près de Boumnyebel, à une centaine de kilomètres de Yaoundé, sa destination.

Les images véhiculées par l’ONG Securoute, laissent voir un bus de couleur bleue dont l’avant est complètement abimé. On apprend que l’hôtesse de service dont le siège est celui de devant, côté passagers, a perdu la vie sur le champ. C’est le seul cas de décès annoncé sur le champ. Plusieurs blessés enregistrés.

Fuh Calistus Gentry (Ministre a.i chargé des Mines) «Les permis sont entre les mains des juniors minières sans capacités techniques et financières»

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Les statistiques mises à jour par le ministère des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt) révèlent qu’à date, le Cameroun a accordé 128 permis de recherche à 62 sociétés minières. Dans le détail,  59 permis ont été accordés à des entreprises pour l’exploration de gisements aurifères, 31 pour le rutile, 16 pour le fer, quatre pour la bauxite, huit pour le nickel/cobalt, cinq pour le calcaire, quatre pour le cuivre et un dernier pour l’étain. Si certaines de ces autorisations remontent à près de 10 ans, paradoxalement, tout ce potentiel reste encore faiblement exploité et ne contribue qu’à moins d’1% au budget de l’État.

Les projets avancent à pas de tortue

A titre d’illustration, le niveau de réalisation  des 59 projets de recherche d’or varie entre les travaux de forage, la réalisation des puits, la cartographie géologique et géochimique, le prélèvement et l’analyse des échantillons. Si l’on s’en tient aux données fournies par le Minmidt, 10 de ces projets attendent encore la phase de démarrage. Au-delà de ces constats, il est important d’ajouter et de préciser que le plus inquiétant encore c’est que deux permis d’exploration ont été accordés pour des gisements aurifères localisés à Bengoubou et Mbitom dans l’Adamaoua, mais aucune information relative aux entreprises qui ont bénéficié de cette autorisation de recherche encore moins sur la consistance des travaux qui auraient pu être menés sur le site, n’est disponible. Si la situation décrite plus haut est vraie pour l’or, elle s’applique également au gisement de rutile. En effet, à date, le niveau des travaux de recherche effectués par les 13 entreprises qui ont bénéficié d’un permis d’exploration pour ce minerai varie entre la réalisation des forages et des puits et la cartographie géologique. Pour les 16 projets de fer, les entreprises sont, pour la quasi-totalité, encore occupées à réaliser les cartographies géologiques et géochimiques. Même chose pour les projets d’exploration puis d’exploitation de bauxite, de cuivre et de calcaire.

Problèmes fonciers et financiers

A en croire Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt), cette situation est fille de l’inconsistance financière des entreprises bénéficiaires des permis d’exploration susmentionnés. Cependant-le membre du gouvernement affirme que certains de ces contrats sont en cours de restructuration. «Tous les éléments sont maintenant réunis  pour ce démarrage effectif. Je peux vous assurer qu’il y avait des projets pas très bien structurés. Il fallait les restructurer. Beaucoup de permis étaient dans les mains des juniors minières qui n’ont pas les capacités techniques et financières pour mener à bien de tels projets. Le président de la République a donné des instructions. On a pris des mesures adéquates pour que les hautes instructions de la hiérarchie soient respectées», a-t-il déclaré.

La restructuration dont parle Fuh Calistus Gentry concerne également la levée d’autres obstacles non financiers, qui plombent l’exécution des projets miniers. Il s’agit notamment des litiges fonciers. «Nous avons mis en place un comité de suivi. Ce comité travaille avec tout le monde. Par exemple à Kribi, on a eu beaucoup de problèmes relatifs aux titres fonciers. Notamment le chevauchement  du terrain du Port de Kribi avec les titres miniers. Notre rôle, c’est voir avec les concernés pour que tous ces défis soient relevés. Nous sommes bien accompagnés dans ce processus par différentes structures», a révélé le Minmidt. Comme l’a indiqué Fuh Calistus Gentry en lisant son discours durant la cérémonie solennelle d’ouverturede la 4e édition de la Convention Internationale des Mines et Exposition du Cameroun (Cimec), les premiers effets de la restructuration vont s’observer à travers le  projet d’exploitation du gisement de nickel, cobalt et manganèse de Nkamouna, dans l’arrondissement de Lomié, région de l’Est, qui va bénéficier d’une recapitalisation de  42,5 milliards de FCFA, selon nos confrères d’EcoMatin. 

Notons que cette dernière intervient au moment où l’entreprise américano-canadienne Geovic Mining Corp, qui détenait depuis 2003 un permis d’exploitation pour ce gisement a cédé l’ensemble de ses actifs à l’entreprise américaine Phoenix Mining, filiale de Cloudbreak Holdings. En outre, l’arrivée de ce nouveau partenaire qui s’est entouré du chinois Sinohydro pour la construction de la mine et Xing Hai pour l’usine d’enrichissement, a accéléré la résolution des dissensions qui couvaient entre la Société nationale d’Investissement  (SNI) et Geovic Mining Corp, tous deux uniques actionnaires de Geovic Cameroun (Geocam), la société de projet  mise sur pied par l’ancien détenteur du permis d’exploitation.

Paul Tjeg

Professeur Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique

 » Pour les retombées de la Cimec, nous aurons des réponses appropriées »

Nous avons changé la nomenclature de conférence internationale à Convention internationale. Parce que notre continent est connu pour les conférences. Nous avons souhaité que le Cimec 2024, soit un endroit où les gens se rencontrent, dans une atmosphère moins protocolaire qui va permettre d’avoir des échanges qui vont aboutir à des résultats visibles. C’est ça que les camerounais attendent. Quand on va nous demander quelles sont les retombées des assises de Yaoundé, Je suis sûr que j’aurai des réponses appropriées à leur fournir. On a enregistré plus de 50 nationalités qui ont participé à cet evènement. C’est aussi l’occasion de rappeler qu’un communiqué conjoint a été signé hier avec l’union européenne, en prélude à la signature d’un MOU en vue de développer la stratégie minière nationale du Cameroun. Afin que le Cameroun, à travers la Convention Internationale des Mines et Exposition du Cameroun (Cimec) se positionne comme le centre des négociations financières et pourquoi du développement de la politique minière en Afrique.

 Jean-Marc Châtaigner, Ambassadeur, Chef de Délégation Union Européenne en République du Cameroun et pour la Guinée Équatoriale.

«Il faut créer de la valeur ajoutée sur place»

Il ne s’agit pas seulement d’exploiter les minerais critiques. Mais il s’agit aussi de s’assurer que de la valeur ajoutée soit créée sur place, que les premières industries de transformation existent localement. Il faut aussi s’assurer que la région toute entière bénéficie de l’exploitation des gisements de minerais critiques. Il faut que  les infrastructures qui doivent être construites soient utiles aux populations. Je pense notamment aux chemins de fer, aux routes, à l’énergie hydroélectrique ou solaire.

Bamenda : 11 blessés dans deux explosions dans une buvette

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La ville de Bamenda a été secouée ce samedi 25 mai par deux explosions survenues dans une buvette située en face de l’hôpital régional de la ville. Comme il est désormais de coutume, Yaoundé n’a pas communiqué sur cette attaque. Selon Radio France internationale (RF), « aux environs de 20h, alors que de nombreux clients étaient attablés, deux engins ont explosé quasiment en même temps dans ce bar situé en face de la maternité, et à 100m à peine d’une base de la gendarmerie », précise la radio du ministère des Affaires étrangères de la France. Aucun mort enregistré, mais 11 blessés.

Le bilan aurait pu être plus lourd si les secours ne s’étaient pas aussitôt organisés et la prise en charge immédiate par l’hôpital régional. « Le directeur de l’hôpital a donné les instructions que tous les blessés soient pris en charge gratuitement et aussitôt que les blessés sont arrivés, on a utilisé notre compte whatsap de travail des médecins et infirmiers, pour mobiliser plus de personnel, sinon la situation aurait été plus grave», déclare le Dr Samuel Anye, neurologue à l’hôpital régional de Bamenda, interrogé par RFI.

Jusqu’à ce jour, aucune revendication de l’attaque n’a été enregistrée. Cependant, les regards sont portés vers les séparatistes qui se revendiquent de l’Etat virtuel d’Ambazonie. Depuis novembre 2016, une guerre de séparation oppose les Forces de défense et de sécurité à ces groupes armés qui veulent le détachement des deux régions traditionnellement anglo-saxonnes du reste du Cameroun. On apprend que le bistrot cible de l’attaque continue de commercialiser les produits des Boissons du Cameroun (détenue par le groupe Castel). Les produits de Boissons du Cameroun étant bannis ici, considérés comme des éléments de la domination francophone.

Cela survient quelques jours après la célébration de la fête nationale de l’Unité, qui symbolise la fin de l’Etat fédéral, pour l’Etat unitaire. A l’occasion de cette fête, des attaques mortelles ont été enregistrées dans la localité de Kombou, à une trentaine de kilomètres de Bamenda, sur la route qui relie la capitale régionale du Nord-Ouest à Bafoussam, dernière grande ville francophone avant la zone anglophone.

Formation: Paul Biya crée une École normale supérieure à Buéa

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Par un décret signé et rendu public ce 24 mai 2024, le président de la République a créé une nouvelle École normale baptisée  »Ecole normale supérieure de l’université de Buéa » qui sera basée dans la même ville. Le texte indique que l’organisation administrative et académique, ainsi que les modalités de fonctionnement de ladite école « sont fixées par un particulier du président de la République ». De même que « le régime des études, des évaluations et des programmes d’enseignement est fixé par arrêté du ministre chargé de l’Enseignement supérieur».

Le décret du président de la République

C’est la deuxième École normale supérieure créée en zone anglophone. Après celle de Bambili, rattachée à l’université de Bamenda. Laquelle ne semblait pas satisfaire la demande pour un pays dont le système éducatif anglo-saxon est de plus en plus attractif, y compris pour les populations de souche francophone.

Projet Yaoundé Cœur de Ville: Le maire recherche de nouveaux prestataires après l’échec de 2022

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Selon les informations qui figurent dans le premier des deux appels d’offres internationaux ouverts que vient de lancer Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé, cette amorce de mise en œuvre concerne principalement les quartiers Elig-Edzoa, Mvan, et Elig-Effa, dans les arrondissements de Yaoundé I, IV et VI, où seront aménagés des carrefours modernes. Le prestataire qui sera retenu à l’issue de cette première procédure de recrutement, devra également faire sortir de terre deux gares routières à Mvan et à Messa, dans le IIe arrondissement de la ville de Yaoundé. Dans le second appel d’offres, la Communauté urbaine de Yaoundé veut recruter un ou plusieurs prestataires qui auront pour mission d’apporter de légères améliorations aux carrefours Awae, Emombo et Sous-manguiers dans le quatrième arrondissement de la capitale et de construire des abris pour mini bus à l’avenue Mvog-Fouda au quartier Elig-Essono et à la rue Marcel Jezouin. Il est également prévu dans le cadre de ce second marché, l’aménagement des sentiers de randonnée sur le mont Messa.

Rien de nouveau sous le soleil

Toutefois, ce n’est pas la première fois que la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) publie de tels appels d’offres. En décembre 2022, 10 mois après la signature d’une convention d’affectation partielle d’un montant de 44 milliards de FCFA avec l’Agence Française de Développement (AFD), des fonds issus du Contrat de désendettement développement, la CUY recherchait déjà des entreprises susceptibles de réaliser les prestations susmentionnées. Cette première procédure s’est soldée par un échec. Ce qui a poussé la Mairie de la ville à la renouveler. Entre-temps, pour justifier l’important retard accusé dans le démarrage des travaux, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain invoquait en mars dernier, les différences d’approche procédurale et une collaboration inefficiente entre les différents acteurs. «Il n’est compréhensible que pour une demande d’avis de non objection introduite par le Communauté urbaine le 22 mai 2023, que la réponse ne soit obtenue que 6 mois après. De plus, l’avis de non objection à la demande de l’AFD à la demande de madame la coordonnatrice des C2D sur le rapport d’analyses des offres relatives à l’avis d’appel d’offres à manifestation d’intérêt pour la sélection d’un cabinet chargé de réaliser l’audit compte et financier du projet Yaoundé Cœur de ville introduite le 17 novembre 2023, est jusqu’à ce jour attendu, etc. », s’était-elle offusquée.

Beaucoup moins alarmiste, l’AFD estimait à l’époque que «certains aspects du projet non tangible sont en cours qui nécessitent un point d’attention important. Notamment la validation du Plan d’Action de Réinsertion (PAR) qui est un préalable au démarrage des travaux. Ce plan devra permettre aux populations impactées par le projet de bénéficier non seulement de solutions de relogement mais aussi d’accompagnement à la réinsertion dans leurs nouveaux lieux d’habitation », a confié le responsable de cette institution à nos confrères d’EcoMatin.

Pour mémoire, le projet «Yaoundé Cœur de ville» dont le coût est estimé à 54,7 milliards de F a pour objectifs principaux : décongestionner le trafic de la capitale politique camerounaise, améliorer la qualité de vie (moins de pollution ndlr) et diminuer le taux d’accidents routiers. Pour ce faire, un échangeur est également prévu au quartier Elig-Edzoa.

Administration fiscale:Le Minfi somme Sonatrel et ADC de publier leurs états financiers sous peine de sanctions

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Louis Paul Motaze, l'agneau du sacrifice

Rendu au mois de mai, 38 entreprises menant des activités génératrices de revenus sur le sol camerounais et relevant de la direction des Grandes entreprises de la direction générale des Impôts, n’ont pas encore souscrit à l’obligation de dépôt de leurs déclarations statistiques et fiscales pour le compte de l’exercice budgétaire 2023, auprès du ministère des Finances (Minfi). Parmi ces dernières on noté la présence de poids-lourds du tissu industriel et de l’économie camerounaise tels que: Aéroports du Cameroun (ADC), Bocom Petroleum, Cameroon Development Corporation (CDC), le Chantier naval, Bofas BTP Sarl, Maiscam, Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel), Bestway Finance Ltd etc. Lesdites entreprises avaient jusqu’au 26 mars 2024 pour se conformer à l’exigence sus-évoquée. Elles sont donc invitées à y procéder sans délai « afin d’éviter les désagréments liés aux sanctions fiscales», peut-on lire dans le communiqué publié par le ministère des Finances.

D’après le patronat camerounais, la Déclaration statistique et fiscale est le plus important document comptable d’une entreprise, au cours d’une période appelée exercice. Il doit être déposé auprès des services fiscaux adéquats, afin que ces derniers procèdent à une taxation du contribuable. Selon la direction générale des Impôts, les déclarations statistiques et fiscales sont un ensemble constitué des tableaux d’informations générales, des états financiers assortis des notes annexes et des tableaux fiscaux. Toute entreprise qui ne soumet pas à l’appréciation de l’administration fiscale ces documents dans les délais fixés par cette dernière s’expose à la taxation d’office.

C’est d’ailleurs cette sanction fiscale [comme annoncé dans un récent communiqué du Minfi] que le ministère des Finances s’apprête à mettre en branle contre les retardataires. A en croire, le site spécialisé Ad-hoc avocats, La taxation d’office est une forme de décision de taxation rendue par l’administration fiscale quand le contribuable ne se soumet pas à son obligation de déclaration malgré les rappels et sommations. Concrètement, il s’agit d’une procédure par laquelle le fisc va combler les informations qui lui manquent pour procéder à une taxation au travers d’estimations. «Il va sans dire que ces estimations sont en règle générale en faveur de l’État et que l’administré se retrouve à payer plus d’impôts que ce qu’il aurait dû payer s’il avait diligemment rempli sa déclaration ou s’il avait donné les renseignements demandés», précise le site internet susmentionné.

Ngaoundéré : un bus se renverse à la falaise

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Un bus parti de Yaoundé et transportant des étudiants de l’Institut universitaire des sciences et techniques de Yaoundé (Issty) pour les Jeux universitaires de Garoua s’est renversé à la falaise de Ngaoundéré ce 22 mai peu avant la tombée de la nuit. Pour le moment, les sources indiquent que le bus de 70 places a perdu ses freins sur cette descende escarpée, et dans sa tentative de manœuvres, le chauffeur a dû se rabattre sur les balustres du ravin qui ont accroché le véhicule, évitant la chute dans le creux. Quelques images qui circulent sur les réseaux sociaux laissent voir un véhicule couché dans la rigole sur une pente de colline, loin du creux de la falaise. Les premiers secours sont organisés par les passagers des autres véhicules. Quelques personnes déjà sorties, sont assises sur le trottoir, se tordant de douleur.

On entend parler de morts. Faux « il n’y a pas eu de morts. Sauf si c’est survenu durant la nuit ou ce matin », rassure un journaliste basé à Ngaoundéré. En tout, l’on a enregistré 35 blessés. On apprend de ce confrère ce matin que « hier il y avait tout de même trois blessés graves, mais qui à l’observation ne laissaient pas planer le doute». Tous ont été transportés dans les centres médicaux les plus proches et pris aussitôt en soins. Les autorités administratives locales suivent la situation.

Rébellion : Samuel Eto’o suspend Marc Brys

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Avec le verdict de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA), l’on croyait la page de la crise actuelle entre le ministère des Sports et de l’Education physique et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) tournée. Que non ! Samuel Eto’o refuse de capituler. Dans sa première réaction, l’instance faitière du football camerounais « prend acte des procès-verbaux de non-conciliation» rendus publics ce 21 mai 2024. Mais dans le communiqué que l’instance faîtière du football camerounais commet, elle indique que «la conséquence immédiate de ces discussions prises en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires est la suspension avec effet immédiat du staff des Lions indomptables, avec à sa tête monsieur Marc Brys, entraîneur sélectionneur ».

En clair, pour la Fécafoot, les décisions de la CCA entrainent l’éviction de Marc Brys. Ce qui suppose que la Fécafoot considère que le successeur de Rigobert Song ne bénéficiait que de la légitimité que lui conférait la Fécafoot, et non l’autorité étatique.

Sur le même sujet: La CCA suspend la nomination de Samuel Eto’o

Et du coup, dans le communiqué qu’elle a rendu public à la suite de la décision de la CCA, « la Fécafoot se réserve le droit de transmettre à la Fifa ces décisions qui constituent un frein à la préparation des prochains rendez-vous sportifs ». Annonçant dans la foulée une réunion du Comité d’urgence de la Fécafoot sur la question. 

Lions indomptables : La CCA suspend les nominations de Samuel Eto’o

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Ils ont restauré l'autorité de l'Etat

La Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) vient de frapper la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Dans une décision rendue publique ce 21 mai 2024, la Chambre a décidé de la suspension des effets des actes pris par le Comité d’urgence de la Fécafoot et le président de l’instance. « En application de l’article 36 alinéas 1er, 2 et 3 des statuts et règlements de procédures de la Chambre, ordonne la suspension immédiate des effets de : la résolution N°1 de la session du Comité d’urgence de la Fédération camerounaise de football du 08 mai 2024, relative à la nomination des membres de la structure d’encadrement de la sélection nationale masculine « A » du Cameroun « les lions indomptables, jusqu’à droit connu », conclut la Chambre dans l’extrait du plumitif. Par ailleurs, «ordonne la suspension de la décision N°008/Fecafoot/PDT/SG/2024 portant nomination des membres de l’encadrement technique, médical, et administratif de la sélection nationale masculine « A » de Football du Cameroun jusqu’à doit connu ».

En clair, l’instance juridique suprême nationale en matière sportive annule les actes posés par le Comité d’urgence et le président de la Fécafoot. La CCA donne ainsi raison à travers ce procès-verbal de non-conciliation à FC 2000x Mimboman et Consorts qui ont attaqué la Fécafoot dans ces actes de défiance de l’autorité de l’Etat. La requête a été introduite le 14 mai dernier lorsque le Comité d’urgence a résolu de confier au président de la Fécafoot mission de nommer un staff d’encadrement à la tête des Lions indomptables, en contestation de celui nommé le 2 avril par le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep). D’autant plus que le Cameroun allait se retrouver avec deux staffs pour la même équipe. Ce qui était devenu réalité avec la nomination par Samuel Eto’o d’un autre staff. Ce malgré les consignes de la Fifa qui, saisie par son membre, avait prescrit le 6 mai dernier à la Fécafoot, de se concerter avec l’Etat camerounais en respect de la Convention de février 2015 qui de fait donne des pouvoirs à l’Etat du Cameroun de mettre à la disposition de la Fédération un staff.

Pendant près de deux semaines, le Cameroun disposait de deux staffs d’encadrement de la sélection nationale fanion. Entre temps, Marc Brys que le ministre a nommé et qui a été contesté par la Fécafoot, a été entérinée par l’instance faîtière du football camerounais, mais avec des accompagnateurs autres que ceux nommés par la tutelle. Aujourd’hui, la CCA a tranché. Seule existe le staff nommé par Narcisse Mouelle Kombi. A trois semaines de la double confrontation entre le Cameroun et le Cap vert et l’Angola, en éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Le technicien belge a communiqué unilatéralement une liste des 31 joueurs qu’il veut utiliser pour le compte du regroupement. Avant de se faire adouber par la fédération.

20 mai 2024 : les garanties sécuritaires du colonel Bamkoui à Paul Biya

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Le colonel Bamkoui

C’est une note ayant pour objet « Consignes liées au défilé du 20 mai 2024 » que le colonel Emile Joël Bamkoui a commise à l’occasion de la célébration de la Fête de l’unité 2024. Le document adressé au ministre de la défense (Mindef) et au commandant des troupes comportes deux parties intitulées « sécurité» et « Présentation des troupes» lors du défilé au Boulevard du 20 mai. « Le port des ténues réglementaires de dotation devra être respecté conformément au règlement de discipline générale», lit-on dans le document. Aussi, « les chefs de détachements, commandants de carrés et chefs de sections doivent s’assurer de la bonne condition physique de leurs hommes en s’assurant qu’ils ont pris le petit déjeuner et en mettant à leur disposition des fortifiants afin d’éviter tout spectacle désolant». Il n’est donc pas question qu’un élément des troupes défilantes succombe à la faim. En outre, «les hommes doivent être bien rasés ou coiffés, les personnels féminins devront faire des nattes ou éviter toutes coiffures extravagantes ». La note interdit formellement les perruques.

C’est sur le volet « sécurité » que le chef de Division de la Sécurité militaire visse véritablement les règles. La consigne d’interdiction de téléphones portables déjà adoptée les années antérieures et qui visait davantage les civils et autres invités sur la place du défilé, s’étend aux hommes en troupes. Seuls les personnels d’encadrement y échappent. Il est conseillé d’«éviter de porter tout objet compromettant ». Pour ce qui est du personnel défilant en véhicules, il devra « mettre les armes doivent en bandoulière », et « les canons des armes de bord… pointés vers le ciel». La circulation des armes est strictement encadrée et restreinte sur la place du défilé. Ainsi, « tous les ensembles mobiles des armes devront être retirés de toutes les armes». Et, plus important encore, « les gardes du corps des personnalités ainsi que les porte-fanions des officiers généraux devront accéder à la place des fêtes sans armes sur eux ainsi que dans les véhicules», prescrit le patron de la sécurité militaire. Ainsi, seule la garde du président de la République est autorisée à accéder au Boulevard du 20 mai avec des armes.

Toutes ces mesures prises visent à « rassurer le chef de l’Etat, principal hôte du défilé du 20 mai 2024 et d’assurer une participation honorable des forces de défense et de sécurité», justifie Emile Joël Bamkoui. Plus que les années antérieures, la sécurité est restreinte et renforcée autour du président de la République à l’occasion du défilé du 20 mai. La presse en subit déjà. Un cordon sécuritaire autour du président de la République ne permet plus depuis l’année dernière, d’avoir des images du président de la République à sa descente de son véhicule et lors de sa marche vers sa loge à la tribune présidentielle.

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