dimanche, mai 31, 2026
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Gouvernance : le plan d’Atanga Nji contre les opposants les plus en vue

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Ils donnent des insomnies à Atanga Nji

En ouvrant les travaux de la première conférence semestrielle des gouverneurs, Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) a indiqué que « le grand défi des autorités administratives c’est d’abord de préserver les acquis de la Nation contre vents et marées ». Rappelant que « les autorités administratives ont pour principale mission le maintien de l’ordre, la protection des personnes et de leurs biens, et le suivi de l’exécution des projets de développement pour le bien de tous». Et surtout, « dans le domaine du maintien de l’ordre, l’autorité administrative doit être un pédagogue et un conseiller, mais elle doit faire preuve également de fermeté face à ceux qui ont pour sport favori de défier l’autorité de l’Etat. Force restera à la loi dans vos unités administratives respectives».

Le pont était vite trouvé pour foncer droit sur Maurice Kamto dont il a fait diffuser un extrait de la dernière conférence de presse au cours de laquelle le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) menace d’insurrection le régime de Yaoundé si les règles de jeu ne sont pas équitables lors des prochaines échéances électorales. « …ça donnera ce que ça donnera ; ceux qui vont mourir et les survivants vont rester construire le pays», avait-il menacé.

A l’occasion, Maurice Kamto éventrait un projet de révision du Code électoral taillé à la seule mesure du régime et qui devait écarter de la course présidentielle non seulement le MRC et Maurice Kamto, absent au Parlement et dans les conseils municipaux, mais aussi le député Jean Michel Nintcheu, député transfuge du Social democratic front (SDF), qui a déjà lancé un mouvement devant porter la candidature de Maurice Kamto comme « candidat unique de l’opposition ». Cabral Libi’i arrivé en 3ème position en 2018, est lui aussi une cible de cette manœuvre devenue secret de polichinelle, si elle prospérait : lui qui est en train d’être évincé de la présidence du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), au profit de Robert Kona, cofondateur du parti. Avec la bénédiction de Paul Atanga Nji.

La menace ne vient plus seulement de Maurice Kamto, mais aussi de l’honorable Cabral Libi’i qui ne met plus les gants pour aller au front dans la lutte pour le contrôle du Pcrn. « Les acteurs politiques et sociaux doivent mener leurs activités dans le strict respect des lois de la République, car la liberté a des limites, sinon l’anarchie s’installe », tente d’imposer Atanga Nji, pour qui « dans un pays aussi libre que le Cameroun, nous devons utiliser nos intelligences pour construire et non pour détruire. Nous devons éviter les excès verbaux, les mots d’ordres irresponsables, les discours haineux, la surenchère politique qui sont des facteurs à risque pouvant semer les germes de la déstabilisation».

Maintien de l’ordre

Le contexte s’y prêtait. Le thème des travaux était « Autorités Administratives et maintien de l’ordre en période pré-électorale ». et le Minat avait indiqué que « les présents travaux nous offrent l’heureuse opportunité d’affiner ensemble, les actions à mener, dans le but bien compris, de préserver l’ordre public et la paix sur toute l’étendue du territoire national, avant, pendant et après les différents processus électoraux». Ces actions consistent en des représailles contre les opposants les plus en vue. Entre autres actions également, «les engins à deux roues seront désormais interdits dans certaines localités du pays au profit des tricycles qui cadrent mieux avec les opérations de maintien de l’ordre», annonce-t-il. « Eu égard à la récurrence des kidnappings contre demande de rançon ».
Martin Mbarga Nguele et Gallax Etoga, respectivement Délégué général à la sûreté nationale et secrétaire d’Etat à la Défense, chargé de la gendarmerie, ayant fait « l’évaluation de la situation sécuritaire du pays». Evaluation qui a vu un terrain sociopolitique particulièrement fragile, avec entre autres la recrudescence des accidents de circulation, la montée en puissance de la criminalité et des homicides, la violence urbaine, la violence politique sur l’espace public,…

Dieudonné Bondoma Yokono, président du Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat: «Nous pensons qu’il faut davantage de partenariats Public-Privé»

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Un atelier sur le renforcement des capacités sur la structuration des projets de partenariat Public-Privé au Cameroun. Quelles sont les raisons qui ont motivé sa tenue ?

Le but de cet atelier c’est de contribuer à l’information, à la vulgarisation et à la formation sur le régime des partenariats public-privé au Cameroun. Il s’agit de l’une des missions qui est assignées au Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat., organisme expert en matière de PPP, mis en place par le gouvernement pour accompagner et encadrer les acteurs publics qui souhaiteraient réaliser leurs projets sous ce régime de contractualisation. Il est donc important que les différents acteurs puissent être édifiés sur ce mode qui est relativement  nouveau par rapport au mode classique de contractualisation que nous connaissons. C’est la raison pour laquelle nous ratissons assez large, au sein de l’administration publique. Entendez ici, le côté central, avec les ministères, mais également les collectivités territoriales décentralisées et les entreprises et établissements publics.

Plus de 10 ans après le lancement des activités du Carpa, pensez-vous que les partenariats Public-Privé ont pris de l’importance dans la commande publique ?

L’objectif que nous visons est que le Partenariat Public-Privé puisse véritablement être ancré dans la commande publique. A date  il y a quelques réalisations dans le domaine autoroutier, avec par exemple l’autoroute Kribi-Lolabé qui a été réalisée en partenariat Public-Privé. Nous avons également des réalisations  dans le domaine des services, à l’instar de la modernisation du système d’information à la Douane. Nous avons dans le domaine de l’aménagement urbain des Kiosques multifonction à Douala et à Yaoundé. Nous avons dans le domaine de la santé des projets d’IRM et d’hémodialyse  qui ont été contractualisés  par l’hôpital général de  Douala. Nous avons également dans le domaine des transports, la ligne de chemin de fer entre Mbalam et Kribi qui n’est peut-être pas encore dans  la phase de construction, mais donc le contrat a été signé. Bref, il y a un certain nombre de projets comme ça dans divers secteurs de la vie économique.

En êtes-vous satisfait, où pensez-vous que l’on peut en faire davantage ?

Nous pensons qu’il en faut davantage. C’est la raison pour laquelle nous remercions la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, qui a accepté de nous accompagner dans ce travail d’information, de communication et de sensibilisation. Vous le voyez aujourd’hui au grand nombre de participants et représentants de nombreuses administrations. Nous pensons qu’au terme d’un atelier comme celui-ci, qui s’est étalé sur 3 jours, tous les acteurs ont eu des rudiments suffisants pour leur permettre de porter des projets en partenariat public-privé.

Marchés publics: Le Carpa forme les administrations publiques à la maîtrise des partenariats public-privé

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Discret mais efficace, le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (Carpa) et les experts qui le composent essaient tant bien que mal d’accompagner le gouvernement. Leur mission est de l’aider à opérer des choix éclairés afin d’améliorer la qualité du service public dans le cadre des projets de grande envergure technique et financière à réaliser à travers un contrat de partenariat. C’est la raison pour laquelle chaque année, en plus de ses nombreuses autres missions, elle organise au moins un atelier pour renforcer les capacités des organismes publics, des collectivités territoriales décentralisées, des milieux d’affaires et du public en général sur les mécanismes de mise en œuvre des contrats de partenariat public-privé (PPP). Le dernier en date s’est déroulé du 1er au 3 juillet 2024 à l’hôtel la Falaise de Yaoundé, sous le thème «renforcement des capacités sur la structuration et la mise en œuvre des projets PPP au Cameroun». Organisé avec l’appui de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), ce séminaire avait pour objectif «de renforcer les compétences des agents des pouvoirs adjudicateurs dans la mise en œuvre de projets de Partenariat Public-Privé», peut-on lire dans le document d’information produit par le Carpa.

Renforcement des capacités

 Pendant 3 joursil a été principalement question de développer leurs compétences afin de leur permettre de mieux appréhender les différentes étapes inhérentes à la mise en œuvre des PPP. Ce, à travers des exposés thématiques préparés et animés par des experts du Carpa, ainsi que des études de cas illustrant certaines phases du cycle des projets PPP qui ont fait l’objet de débat en assemblée.Les enseignements prodigués par des experts tels que Marcel Blaise Mbella, coordonnateur de la Cellule technique du Carpa, ont principalement tourné autour de «L’identification et la  priorisation des projets à réaliser dans le cadre du Partenariat Public-Privé ; la préparation et la priorisation des projets à réaliser dans le cadre du Partenariat Public-Privé ; la passation des marchés PPP ; le suivi de la mise en œuvre des contrats PPP».

Au grand plaisir de Robert Tama Lisinge, chef de la Section du développement de la connectivité et des infrastructures de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA). Même s’il reconnaît que de nombreux défis doivent encore être relevés pour une prise en compte efficiente de ce mode de financement pour la réalisation de grands projets d’investissements. «On a fait une analyse des problèmes sur le partenariat public-privé et on a identifié les challenges. Cet atelier a donc pour but de développer des stratégies pour permettre aux experts camerounais, de mieux travailler sur les partenariats public-privé. La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique est en train de soutenir les pays africains pour une appropriation efficace des partenariats public-privé, surtout pour la construction des infrastructures. C’est la raison pour laquelle on travaille étroitement avec le Carpa afin de soutenir le Cameroun», a-t-il déclaré.

Un soutien financier plus important

Pour l’atteinte de cet objectif, la Banque mondiale recommandait au gouvernement camerounais dans son rapport intitulé «Créer des marchés au Cameroun » publié en 2023, de renforcer financièrement le Carpa. Cette recommandation est née d’un constat. Selon la banque, le Carpa a déjà montré son utilité en tant qu’organe consultatif fournissant des conseils techniques sur la conception des PPP aux différents ministères sectoriels. Elle croit savoir que des financements plus conséquents devraient lui permettre «d’augmenter la fourniture de services d’infrastructures via des PPP»

dette salariale: l’état a payé 128,5 milliards de FCFa en 2023

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En 2023, le gouvernement camerounais a déboursé 1 230 milliards de FCFA pour payer les salaires des fonctionnaires et agents publics. Cette dépense qui est en partie constituée des arriérés de salaire dus aux enseignants des ministères de l’Enseignement Secondaire et de l’Education de Base a représenté 20,4% du budget de l’Etat en 2023. Si elle est en hausse par rapport à l’exercice précédent, elle a également fait progresser le ratio de soutenabilité de la masse salariale qui est désormais de 37%. Ce qui éloigne un peu plus le pays du ratio de soutenabilité de 35% admis sur cet indicateur dans le cadre des critères de surveillance multilatérale dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Selon les données qui figurent dans leDocument  de programmation économique et budgétaire à moyen terme pour la période 2025-2027, ce trend haussier est principalement tributaire à la hausse des effectifs au sein de la fonction publique qui, à fin décembre 2023, se situe à 385 995, soit une augmentation de 2,8% par rapport à 2022.

Un autre facteur ayant contribué à cette hausse est l’apurement progressif de la dette salariale qui au 1er janvier 2023 était évaluée à 325 milliards de FCFA. En 2023, les paiements effectués par l’Etat au titre de la dette salariale, qui sont essentiellement des rappels de solde payés aux fonctionnaires actifs ont culminé à 128,5 milliards de FCFA, dont 67 milliards de FCFA payés au personnel éducatif du ministère des Enseignements Secondaires et du ministère de l’Education de Base. Toutefois, à fin 2023 et ce selon la même source, le stock de la dette salariale  est de 293,9 milliards de FCFA, dont 166,8 milliards de FCFA pour les enseignants du secondaire et du primaire. L’apurement des arriérés de salaire s’est poursuivi au cours du premier trimestre 2024. Selon le document évoqué supra, au cours des 3 premiers mois de l’année, l’Etat du Cameroun a déboursé 42,4 milliards de FCFA pour apurer sa dette salariale, soit 10 milliards de FCFA de plus qu’à la même période en 2022 où cette dépense était de 32,2 milliards de FCFA.

Ce débours a inévitablement eu une incidence haussière sur le montant consolidé des salaires versés aux fonctionnaires et agents publics au premier trimestre 2024. Ainsi, la masse salariale exécutée au cours des trois premiers mois de l’année, s’élève à 332,6 milliards de FCFA, en hausse de 33,7 milliards en valeur absolue et 11% en valeur relative par rapport à la même période en 2023. «Cette forte hausse est aussi le résultat des salaires de 5% en février 2024 et le relèvement au cours du même mois, du montant mensuel de l’allocation familiale de 2800 FCFA à 4 500 FCFA par enfant», peut-on lire dans le Document  de programmation économique et budgétaire à moyen terme pour la période 2025-2027.

Santchou : un gendarme tire sur un véhicule et tue un enfant

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Le véhicule qui transportait l'adolescent

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on aperçoit un véhicule 4×4 perforée à l’arrière sur le pare-brise. La roue arrière droite déchiquetée. La portière arrière droite ouverte pore des traces de sang. A l’intérieur, un peu plus de traces de sang sur le siège. Une voix indique que « c’est un gendarme qui a tiré sur le véhicule, sur la roue et sur la vitre ; ça a traversé pour atteindre l’enfant qui était assis à l’arrière». La photographie de d’adolescent tué porte l’impact d’une balle sur la partie temporale gauche de la tête : un trou béant, qui a laissé échapper du sang. Le drame s’est déroulé ce 4 juillet 2024 à Santchou, une ville à califourchon entre la ville de Dschang dans la région de l’Ouest, et le département du Moungo dans la région du Littoral.

On apprend que le gendarme qui officiait à un poste de contrôle a voulu immobiliser de force le véhicule. Entre partisans de soupçons de détention de stupéfiants et ceux de l’exigence d’un pot-de-vin, la gendarmerie nationale n’a pas encore communiqué sur cet incident que les réseaux sociaux relaient à leur manière.

Quoi qu’il en soit, un être humain est décédé du fait d’un tir d’un homme en ténue. Le tireur porté disparu, devrait répondre de ses actes devant les juridictions compétentes. La famille, elle, porte le deuil.

Football : Samuel Eto’o condamné pour « violation des principes éthiques »

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Samuel Eto'o gagne en perdant

Samuel Eto’o devra payer une amende de 200 000 dollars, soit environ cent millions de francs CFA. Ainsi en a décidé le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), dans une décision rendue nuitamment ce 4 juillet 2024. La condamnation concerne le volet des jeux de hasard dans l’affaire qui opposait le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à Henry Njalla Quan Junior. « Le jury disciplinaire a estimé que M. Eto’o a gravement violé les principes d’éthique, d’intégrité et d’esprit sportif prévus à l’article 2 alinéa 3 des Statuts de la CAF», peut-on lire dans le communiqué de l’instance. Ce « en signant un contrat d’ambassadeur de marque avec la société 1Xbet en échange d’une rémunération».

Pour le volet des matchs truqués, « le jury disciplinaire a estimé qu’en l’état, il n’y avait pas suffisamment de preuves pour déclarer M. Samuel Eto’o Fils et M. Valentin Nkwain coupables de manipulation de matchs».

En clair, pour la CAF, Samuel Eto’o et le président de Victoria united alias Opopo n’ont pas organisé le trucage des matchs des championnats professionnels. L’audio ayant servi de base à la plainte d’Henry Njalla Quan n’a pas suffi à confondre les deux amis dont les voix renvoient à Samuel Eto’o et Valentin Nkwain, et dans laquelle ils projetaient de faire gagner des matchs au club du Sud-Ouest. Au passage, les deux hommes en question projetaient de faire suspendre des arbitres. Et on a vu au cours de cette saison le président d’Opopo interrompre des matchs lorsqu’il n’était pas satisfait de l’arbitrage.

A lire aussi: Des acteurs du football camerounais saisissent la CAF et la Fifa

Cela survient au moment où des acteurs du football camerounais viennent de saisir la CAF et la Fifa pour exiger non seulement le verdict de cette affaire, mais surtout de « prendre leurs responsabilités ».

C’est une décision qui ne devrait pas plaire à Njalla Quan et ses soutiens qui attendaient une radiation à vie du président de la Fécafoot, en évoquant les articles 154 du Code disciplinaire de la CAF et 20 du Code disciplinaire de la Fifa. Ou dans une moindre mesure une suspension temporaire. Il n’en sera rien. L’homme peut donc s’en réjouir, mais il est certain que ce n’est pas encore la fin de la partie. Il est certain qu’un appel soit fait de cette décision.

Cas Eto’o : des acteurs du football camerounais saisissent Motsepe et Infantino

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Des acteurs du football camerounais s'en remettent à la CAF et la Fifa

Dans une lettre ouverte, des acteurs du football camerounais viennent d’appeler Patrice Motsepe et Gianni Infantino, respectivement les présidents de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (Fifa) « à leurs responsabilités». Parmi les signataires, on retrouve le général Pierre Semengue, président déchu de la Ligue de football professionnel du Cameroun rétabli dans ses fonctions par le Tribunal arbitral du sport (TAS), mais maintenu dans l’état de suspension par la Fécafoot, Guibaï Gatama, membre suspendu du Comité exécutif de la Fécafoot, le capitaine Joseph Feutcheu, membre démissionnaire du Comité exécutif de la Fécafoot,

Constant que plus d’une semaine après l’audition (le 26 juin 2024) de Samuel Eto’o par le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), le verdict n’était pas encore rendu public. Entre temps, des sources indiquent des « interférences » entre des émissaires de Samuel Eto’o et certains membres du jury disciplinaire. En outre, les signataires de la lettre interpellent la CAF et la Fifa sur la double nationalité de Samuel Eto’o, qui va à l’encontre des lois nationales qui ne reconnaissent pas la double nationalité.

CAN 2025 : les candidats aux éliminatoires fixés sur leurs adversaires

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Le Cameroun tiré par Emerse Faye

Au terme du tirage au sort, le hasard de la main d’Emerse Faye a placé le Cameroun dans le groupe J des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Avec comme adversaires le Kenya, la Namibie et le Zimbabwé. Des adversaires que les Lions indomptables connaissent déjà pour les avoir déjà tous rencontrés. Avec la Namibie particulièrement, c’est une retrouvaille de plus entre deux adversaires qui se sont déjà tutoyés le 28 mars 2023, en éliminatoires de la CAN 2023, avec une victoire namibienne (2-1) en aller et un nul d’un but partout au retour.

Pour le reste, avec le concours du Marocain Marouane Chamakh, le sélectionneur de la Côte d’ivoire a réservé des sorts plus ou moins compliqués aux différents concurrents. Le pays organisateur qui devra participer en simple rodage, affrontera le Gabon, le Lesotho et la Centrafrique. Ici, une seule place est à prendre. Le Gabon n’est pas très assuré de l’avoir face à une Centrafrique qui a eu le toupet de battre le Nigéria récemment. Quant au champion en titre, la Côte d’ivoire, elle aura pour adversaires la Zambie, les Seychelles et le Tchad. Le Sénégal, lui, se retrouve dans le groupe L avec comme adversaires le Burkina Faso, le Malawi et le Burundi.

La campagne des éliminatoires s’étendra de septembre à novembre 2024. Mais la Confédération africaine de football (CAF) peut toujours l’étendre au-delà de cette période. Elle qui a déjà repoussé la phase finale, du 25 décembre 2025 au 18 février 2026.

subventions aux carburants: L’enveloppe passe de 263,3 milliards à 80 milliards de FCFA

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En 2025, le gouvernement compte poursuivre sa politique de réduction des subventions aux carburants. Cette dépense qui était de 453,3 milliards de FCFA  en 2023, a été fixée à 263,3 milliards de FCFA en 2024 et devrait chuter à 80 milliards de FCFA en 2025, selon des projections qui figurent dans le Document  de programmation économique et budgétaire à moyen terme pour la période 2025-2027, soit une baisse de 183,3 milliards de FCFA. Selon le même document, cette réduction considérable est tributaire à la baisse des cours mondiaux du pétrole.  «L’ampleur de cette baisse a été atténuée par la constitution d’une provision de 50 milliards de FCFA au titre des loyers des Partenariats public-privé», indique le gouvernement.

 L’abaissement des subventions au carburant devrait contribuer à la diminution de l’enveloppe allouée aux transferts et subventions, qui devrait passer de 1 156 milliards en 2024, à 1034,7 milliards de FCFA en 2025, soit une diminution de 121,7 milliards de FCFA en valeur absolue et -10,5% en valeur relative. Toutefois, ce document produit par le ministère des Finances (Minfi) projette un statu quo pour les provisions dédiées à la subvention du gaz et à la prise en charge des manques à gagner tarifaires qui étaient respectivement de 20 milliards de FCFA et 110 milliards de FCFA en 2024. «Entre 2026 et 2027, les dépenses de transferts s’établiraient en moyenne à 1 033,5 milliards de FCFA, en diminution de 1,2 milliard (-0,1%)», indique la DGB.

Bon signe pour les bailleurs de fonds

En poursuivant la baisse des subventions aux carburants, le Cameroun reste fidèle aux recommandations du Fonds monétaire international(FMI), l’un de ces principaux bailleurs de fonds qui s’oppose au financement des produits consommés par la population. En effet, depuis 2022 le FMI a toujours milité pour une suppression complète et définitive des dépenses ayant trait aux subventions des carburants dans l’optique de créer un espace budgétaire pour financer les investissements productifs et les dépenses sociales. «Les subventions sont mal ciblées en ce qui concerne les couches vulnérables, et ont un effet d’éviction sur les dépenses prioritaires. A titre d’illustration, les subventions aux prix des produits pétroliers représentent six fois le budget alloué à l’agriculture, quatre fois celui de la santé et plus de trois fois celui de l’énergie et de l’eau», relevait l’institution au lendemain de hausse des prix à la pompe au Cameroun en février dernier.

Amélioration du profil émetteur

Cette diminution de l’enveloppe allouée aux subventions aux carburants devrait également jouer en faveur du Cameroun au moment de la notation de son profil émetteur. En effet en mai 2024, après avoir reconduit la note B attribuée au Cameroun quelques semaines plus tôt, l’agence de notation américaine Fitch Rating avait identifié les subventions des produits pétroliers comme l’un des aspects de sa gouvernance qui pouvait contribuer à détériorer son profil émetteur. «Les dépenses hors budgets (notamment sécuritaires), les subventions au carburant (car bien qu’une augmentation des prix ait été opérée, le processus d’élimination des subventions reste inachevé) et l’accumulation d’arriérés intérieurs qui ont augmenté pour atteindre 1,6% du PIB fin mars 2024. La trésorerie de l’État sera également sous la pression des vastes projets d’investissement dans les infrastructures et de la masse salariale qui reste importante. Résultat des courses, l’agence anticipe un déficit de trésorerie qui se creusera pour atteindre 1,6% du PIB en 2024», avait-il indiqué.

Pour éviter ce scénario catastrophe, Fitch Rating avait préconisé «l’amélioration de la gestion du trésor, en limitant le recours aux interventions directes de la Société nationale des hydrocarbures et aux procédures de dépenses exceptionnelles, comme le plafonnement des avances du trésor sans allocation budgétaire à 15 milliards XAF par trimestre. Toutefois, les risques sécuritaires pourraient entraîner des dépenses imprévues». 

Port autonome de Kribi : hausse de 22% du chiffre d’affaires mais chute de 38% du bénéfice net en 2023

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L ’Assemblée générale Ordinaire du Port Autonome de Kribi (PAK) a eu lieu mardi 25 juin 2024 à Yaoundé, sous la présidence de Gilbert Didier EDOA. Au menu des échanges, l’examen des états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2023. Au sorti de cette assise, l’on note une croissance des activités au sein cet espace portuaire fondé en 2016. Ce qui a entraîné la hausse du chiffre d’affaires qui se situe à 27, 3 milliards de FCFA, en hausse de 22% par rapport à la même période l’année précédente. Malgré cette hausse d’activité, le bénéfice net du PAK a enregistré une baisse importante. Les états financiers du Port de Kribi affiche un bénéfice de 2,3 milliards de FCFA, ce qui correspond à une régression de 38% comparativement au profit d’environ 3,7 milliards de FCFA réalisé en 2022. Le total du bilan a également connu une légère augmentation, passant de 196 milliards de F CFA à 197 milliards en 2023. Cette croissance significative du chiffre d’affaires est principalement due au trafic des vracs liquides, qui représentent 82% du total avec 8,2 millions de tonnes.

Le directeur général du PAK, Patrice Melom, lors de la réunion d’exploitation élargie à la communauté portuaire, le 4 octobre 2023, a révélé que le trafic au sein de la plateforme portuaire de Kribi a culminé à 5,3 millions de tonnes de marchandises au cours du premier semestre 2023 établissant ainsi un record depuis sa mise en exploitation en mars 2018. Une performance due principalement au trafic « import conteneurs pleins domestiques», qui a atteint «son meilleur chiffre depuis 2018, avec 29850 EVP manutentionnés en un semestre». Selon Patrice Melom, cette réussite depuis quelques années est le fruit de plusieurs facteurs clés. Parmi eux, on peut citer la diversification des types de marchandises, l’amélioration continue des services logistiques, l’augmentation de la productivité des navires et des équipements, ainsi que l’acquisition de nouveaux équipements portuaires.

De plus, la collaboration efficace entre les acteurs de la communauté portuaire joue un rôle essentiel. « Le port de Kribi s’efforce constamment d’être à la hauteur des attentes en améliorant ses capacités opérationnelles, logistiques et ses performances au fil du temps. Nous ne ménageons aucun effort pour rendre notre zone industrielle et logistique plus attractive. », avait déclaré Patrice Melom. Le PAK s’apprête à entrer dans sa deuxième phase de construction, qui mobilisera 400 milliards de FCFA d’investissements. Cette phase permettra d’accroître les capacités du port et de renforcer son positionnement en tant que plateforme logistique majeure pour le Cameroun et la sous-région.

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