dimanche, mai 31, 2026
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Zlecaf : 4 conteneurs d’aluminium  du Cameroun en route pour l’Algérie

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Cette exportation de 100 tonnes d’aluminium réalisée par Alucam va en direction d’une entreprise algérienne qui utilise cette matière première pour la fabrication des câbles électriques.

Le 5 juillet 2024 est désormais une date historique de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (Zlecaf) pour le Cameroun. Le pays a enregistré ce jour sa  première exportation de marchandises conteneurisées sous le régime de la Zlecaf.  04 conteneurs 20 pieds de 99,490 lingots d’aluminium ont été présentés à la Régie du Terminal à Conteneurs du Port Autonome de Douala. La cargaison  va à destination du port de Bejaia en Algérie. 

 Fourni par la compagnie camerounaise d’Aluminium (Alucam), cette marchandise a été sollicitée par le chargeur algérien Alfilect qui était à la recherche d’un fournisseur  de cette matière première utilisée pour la fabrication des câbles électriques. L’opération  a été menée avec la participation du  Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC) qui abrite le sous-comité ad-hoc chargé du suivi et de la mise en œuvre de la Zlecaf au Cameroun. La mission de ce sous-comité est d’amener les  chargeurs camerounais à profiter pleinement de ce régime préférentiel qui leur permettra à terme de commercer à travers le continent, sans payer les droits de douane sur 90% des échanges.

Pour  les autorités, cette première exportation des marchandises conteneurisées sous le régime de la Zlecaf est aussi un succès de la coopération Cameroun – Algérie.   Selon ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, cette opération « s’inscrit dans la logique salutaire pour nos économies et vient, pour ainsi dire, sceller l’excellence des relations anciennes entre hauts dirigeants de nos deux pays et leur volonté réaffirmée, de renforcer les échanges commerciaux et la coopération économique entre le Cameroun et l’Algérie ».

L’accord sur la Zlecaf est entré en vigueur le 30 mai 2019, mais les échanges ont réellement commencé le 1er janvier 2021.  Le Cameroun avait été choisi pays pilote en même temps que d’autres à l’instar du Ghana, du Kenya, de l’Egypte,  de la Tunisie, du Rwanda etc.  Les premières exportations symboliques  portant sur le thé et le safou séchés ont été réalisées à travers l’Aéroport International de Douala à destination d’Accra au Ghana, le 07 Octobre 2022.

Cette opération d’exportation de marchandises conteneurisées intervient après une opération inverse toujours sous le régime de la Zlécaf  qui a eu lieu en juillet 2023.  Le Cameroun  avait alors reçu de la résine en provenance de Tunisie au Port en eau profonde de Kribi.  Il s’agissait de 20 tonnes de résine importées par la société Inoda Industries Sarl, spécialisée dans la fabrication et la distribution de peinture.

La Zlecaf a nécessité l’élaboration par chaque communauté économique régionale d’une liste de concession tarifaire. Cette liste s’articule autour d’un groupe principal d’au moins 90% des lignes tarifaires à libéraliser, d’un 2ème groupe de produits dits sensibles correspondant à au plus 7% des lignes tarifaires à libéraliser progressivement sur une période de 13 ans (y compris la période moratoire de 5 ans), et enfin un 3ème groupe de produits exclus de la libéralisation à hauteur de 3% maximum.

Réactions

Luc Magloire MBARGA ATANGANA, ministre du commerce

 « La zlecaf est le futur du continent »

 « Il faut bien intégrer la philosophie de la zone de libre-échange continentale africaine. Cette philosophie est de créer  un marché unique en Afrique au profit de l’économie africaine. Et c’est là le danger. C’est qu’en voulant un tel marché, il peut avoir ce que j’appelle des infiltrations si nous n’y prenons  pas garde. C’est pour cela que les gouvernements ont mis en place un certain nombre  de balises notamment à travers  différents traités, la question des négociations sur les règles d’origine  etc. Mais cela ne suffit pas. Il faut maintenant que les opérateurs économiques se saisissent de cette opportunité  et qu’ils se lancent résolument dans  ce qui apparaît comme le futur du continent. L’ouverture des marchés à  l’origine était destinée à assurer le développement  des États par le biais du commerce. C’est le but de l’activité commerciale c’est le développement de nos Etats par le commerce. Et donc nous assistons petit à petit à ce retour aux sources du multilatéralisme.  Vous ne pouvez donc pas vous développer si vous ne participez pas à l’activité commerciale. La Zlecaf  nous offre un marché de 1,3 milliards de consommateurs aujourd’hui.  Et dans un délai de 10 ans ce sont toutes ces marchandises estampillées origine Afrique qui  pourront accéder à tous  les marchés sans qu’on ne vous demande quoi que ce soit, sauf à justifier d’un certificat d’origine. Et on vous dit qu’à l’horizon 2050, cette population doit doubler pour passer à 2,5 milliards 500. Aucun pays ne pourra atteindre ce niveau de population.  Ce qui veut dire que l’avenir du monde se construit ici en Afrique. »

 Auguste  MBAPPE PENDA, DG Conseil National des Chargeurs du Cameroun

 « Le CNCC a favorisé le partenariat entre Alucam et Alfilect d’Algérie »

« C’est lors de la cérémonie de la réception de la première cargaison  importée sous régime de la Zlecaf en Juillet 2023 au port de Kribi que le ministre du commerce nous instruisait au sous-comité ad hoc  de travailler d’arrache-pied  pour l’accompagnement des chargeurs exportateurs en vue de réaliser les exportations sous le régime de la zlecaf.  Et c’est par correspondance du ministre du commerce du 8 septembre 2022 que le conseil national des chargeurs du Cameroun a été désignée comme institution publique devant abriter le sous-comité ad hoc chargé de faciliter la mise en œuvre de l’initiative sur le commerce guide de la zlecaf, avec entre autres missions d’implémenter la phase pilote des échanges dans le cadre de la zlecaf ;  d’identifier les chargeurs qui réalisent les opérations d’import-export avec les autres Etats, créer des conditions favorables pour les chargeurs pour la phase pilote et mener des consultations auprès des opérateurs économiques qui produisent des biens avec un réel potentiel. C’est dans ce cadre que le CNCC a accompagné et pris entièrement en charge le 15 novembre 2023, la participation de 16 entreprises camerounaises à  la foire intra africaine au Caire en Égypte, parmi lesquelles la société Alucam. C’est cette participation qui aura favorisé la naissance du partenariat entre Alucam et Alfilect d’Algérie »

Electricité : Cegelec S.A/Epsi Africa remporte un marché de 7,5 milliards de FCFA

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Ces deux entreprises ont pour mission de renforcer la capacité de transformation 225/90/15 kV du poste d’interconnexion d’Ahala. Le marché est subdivisé en deux lots distincts. En détail, le premier lot, d’une valeur de 5 361 958 000 FCFA, concerne la fourniture, le transport, le montage, l’installation, le raccordement et la mise en service de trois transformateurs de puissance 225 : √3 /90 : √3/15 kV – 60 MVA, accompagnés d’un transformateur de réserve. Le deuxième lot, d’un montant de 2 392 700 000 FCFA, porte sur la conception, la fourniture, le transport, le montage, l’installation, le raccordement et la mise en service d’une travée transformateur complète de 90/15 kV – 50 MVA.

L’offre de Cegelec S.A/Epsi Africa a été jugée conforme aux exigences du dossier d’appel d’offres et dispose des capacités techniques et financières nécessaires pour exécuter le marché de manière satisfaisante. Le montant global du marché s’élève à un peu plus de 7,5 milliards de FCFA, avec une durée d’exécution de 12 mois pour chaque lot. Lors de l’attribution du marché, le groupement d’entreprises était en concurrence avec plusieurs autres, dont le groupe chinois Xian Electric Engineering, disqualifié en raison d’une sous-traitance locale non spécialisée dans le domaine des postes HTB (tension supérieure à 90 kV) et du non-respect des spécifications techniques des matériels et équipements. L’entreprise Gpt Tbea & Tbea Hengyang a également été éliminée pour ne pas avoir fourni la liste des entreprises locales sous-traitantes avec lesquelles le soumissionnaire travaillerait, en mentionnant leurs expériences spécifiques dans des travaux similaires (poste HTB d’une tension supérieure à 90 kV).

Le poste d’interconnexion d’Ahala, situé en banlieue de la capitale politique du Cameroun, transforme la tension de l’électricité reçue du barrage de Memve’ele (225 kV) en tensions plus basses (30 kV et 90 kV) pour alimenter les réseaux de distribution locaux.

Afreximbank: le DG de la CNPS fait son entrée dans le conseil d’administration

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Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo intègre le cercle des dirigeants de cette banque à la suite de l’approbation de sa nomination par l’Assemblée Générale de l’institution financière.

 La Banque africaine d’Import-Export Afreximbank  a annoncé, il y a quelques jours, des changements au sein de son conseil d’administration.  Parmi ces changements survenus lors de la 31e Assemblée générale annuelle de la Banque tenue récemment à Nassau, aux Bahamas figure un nom camerounais.  Il s’agit de Noël Mekulu Mvondo Akam, Directeur Général de laCaisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Il remplace ainsi  un autre camerounais, Jean-Marie Mani, ancien Directeur National BEAC.

  Le DG de la CNPS est classé dans la catégorie “B” des actionnaires de la banque. Cette classe est composée des institutions financières nationales africaines et des investisseurs privés africains tandis que la catégorie «A» représente les Gouvernements / États africains, leurs institutions publiques ou leurs institutions désignées.

  En 2023, le DG de la CNPS a annoncé que son entreprise avait  réalisé des gains d’un montant total de 24,2 milliards de FCFA sur ses placements financiers. Soit une augmentation de 3,7 milliards de FCFA (+18%) par rapport aux gains de l’année 2021. Avec une trésorerie estimée à plus de 320 milliards de FCFA, l’entreprise multiplie ses investissements dans les produits financiers. Sur le marché des titres publics,  elle a par exemple, acquis l’année dernière, 3 500 actions de Chanas assurances Vie SA.  Cet investissement de 700 millions de FCFA lui a permis de rejoindre  dans le capital de cette compagnie d’assurance, la Société nationale des hydrocarbures.

 L’arrivée de Noël Mekulu Mvondo Akam au sein du conseil d’administration d’Afreximbank survient au moment où les actionnaires de la banque ont décidé  d’augmenter le capital de la banque. Il passe de 5 à 25 milliards de dollars US.  Cette hausse va selon ses dirigeants, permettre à la Banque de soutenir la croissance et le développement de l’Afrique, conformément à son mandat qui consiste à promouvoir le commerce continental.

Pour le prof Oramah, président d’Afreximbank cette opération«reflète leur ferme conviction et leur confiance dans le Conseil d’administration et la direction de la Banque, ainsi que dans la mission de cette dernière. Cette décision nous donne suffisamment de marge de manœuvre pour mobiliser les capitaux dont nous avons besoin en vue de créer une banque au service de tous les Africains ».

Inclusion financière. 150 chefs traditionnels formés à l’usage des services financiers

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Ils ont été encadrés par les employés de MTN Cameroon dans plusieurs régions du pays.

En plus du  plant des arbres,  les employés de la filiale locale de MTN ont réalisé diverses actions  dans le cadre de leur programme de volontariat. Dénommé 30 Days of Y’ello Care,  ce programme annuel financé en partie par les employés, leur permet de consacrer plusieurs jours au volontariat.  Il s’agit notamment de s’investir dans  des actions sociales au bénéfice des communautés défavorisées.

Cette année, MTN Cameroun annonce avoir posé des actions dans le sens de l’inclusion financière  en faveur des chefs traditionnels et des communautés.  Avec  plusieurs  activités, l’entreprise revendique la formation d’un total de  150 chefs traditionnels depuis le 15 juin 2024.

Les modules de formation  portaient entre autres sur la budgétisation, l’épargne, les produits et services financiers de mobile money.  L’objectif étant  de réduire la fracture financière au sein des communautés et les autonomiser dans la gestion de leurs finances. Les sessions de formation ont été organisées dans les régions du Sud-Ouest, Est, Nord-Ouest et  du Sud.

 Cet acte de volontariat en faveur de l’inclusion financière s’ajoute à une campagne de reboisement lancée à travers le pays par MTN Cameroon dans les mêmes circonstances. En partenariat avec l’Agence National d’Appui au Développement Financier (Anafor), ce sont plus de 1500 arbres  qui ont été plantés à travers le Cameroun dont 500 pour la ville de Douala.

Cacao: Le français Sucden recherche 60 milliards à la BAD pour financer ses activités au Cameroun

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Acteur incontournable du commerce mondial du sucre avec des parts de marché estimés à 15% en 2016, Sucres et Denrées (Sucden SA) est également impliqué dans le courtage des produits tels que le cacao. Sur ce segment, l’entreprise française qui ne possède pas de plantations s’est associée aux agriculteurs locaux dans des pays comme le Cameroun, le Ghana et le Nigeria qui lui fournissent le cacao qu’il revend ensuite sur le marché international. Sucden SA souhaite d’ailleurs renforcer ses activités de négoce dans ces trois pays. Pour ce faire, elle a sollicité un prêt de 100 millions de dollars (60,4 milliards de FCFA) auprès de la Banque africaine de développement (BAD).

A en croire l’institution financière panafricaine, il s’agit d’un prêt d’entreprise d’une durée de deux ans qui prend également la forme d’une facilité à destination des fournisseurs de Sucden au Cameroun, au Ghana et au Nigeria. «La facilité sera principalement utilisée pour financer les exportations, puis en second lieu pour financer la chaîne de valeur. La transaction soutiendra les fournisseurs de Sucden SA, le long de la chaîne de valeur des fèves de cacao en matière de développement, de logistique et de délai de livraison au client, garantissant ainsi une chaîne d’approvisionnement efficace». L’argent que la BAD va mettre à la disposition de Sucden sera accompagné de nombreuses conditions détaillées dans un accord de prêt qui sera signé d’un commun accord entre les deux parties.

 Il y est précisé que ces fonds ne peuvent servir qu’à l’agrégation, la livraison et le financement des exportations tout au long de l’année pendant la campagne principale et les saisons intermédiaires ; au renforcement des capacités pour soutenir les agriculteurs en amont ; à la fourniture d’une visibilité financière sur les achats à terme et les obligations avant la campagne ; à la fourniture d’un financement pour le portage potentiel de stocks de cacao. La BAD est convaincue que si ces prescriptions sont respectées à la lettre cela va permettre de soutenir la réhabilitation des exploitations, stabiliser les revenus, améliorer les pratiques post-récolte et la qualité, favoriser l’accès aux marchés et faciliter le flux de trésorerie des ménages. En outre, rappelle-t-elle l’accord de prêt proposé à Sucden, s’inscrit dans le cadre de trois des cinq grandes priorités de la banque que sont: industrialiser l’Afrique, améliorer la qualité de vie des populations africaines et nourrir l’Afrique.

Afrique centrale: 489 millions FCFA investis pour la gestion durable de la transhumance et la gouvernance foncière

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Les participants, venus des trois pays concernés, étaient des représentants des administrations sectorielles, des autorités traditionnelles, des experts fonciers, ainsi que des membres de la société civile et des organisations professionnelles agro-sylvo-pastorales et halieutiques d’Afrique Centrale (Planopac). Cet atelier, organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), met l’accent sur l’accès à la terre et à d’autres ressources naturelles productives, avec l’objectif de promouvoir une gouvernance foncière responsable. La rencontre de Douala, capitale économique du Cameroun, marque le lancement officiel du projet intitulé : « Améliorer la gouvernance foncière et réduire les conflits liés à la transhumance transfrontalière en République du Tchad, en République du Cameroun et en République Centrafricaine ». Financé via l’instrument de contribution volontaire flexible (FVC) de la FAO, dont l’investissement est évalué à environ 489 millions de FCFA (Soit 800 000 dollars us), le projet sera mis en œuvre sur une période de deux ans. Il a notamment pour but d’améliorer les processus de réforme foncière en cours dans les trois pays, en fournissant une feuille de route nationale qui comprendra des actions liées au pastoralisme, aux interactions avec les aires protégées et à la transhumance (migration des éleveurs et de leurs bétails sur de longues distances à travers les frontières des pays de manière à profiter des pâturages et de l’eau disponibles en fonction des saisons). La rencontre de Douala a permis « d’élaborer les feuilles de route nationales sur le processus de réformes foncières prenant en compte des actions liées au pastoralisme, à la transhumance et à la prévention des conflits et identifier les synergies entre les partenaires et les différentes initiatives en cours dans les pays cibles. »

ALLIANCE POUR UNE GESTION CONCERTEE DE LA TRANSHUMANCE

 Un accent particulier sera mis sur le renforcement des droits fonciers des communautés locales, notamment ceux des femmes et des jeunes. Le projet sera mis en œuvre en étroite synergie avec d’autres initiatives régionales, notamment le Programme d’appui à la régulation de la transhumance transfrontalière en Afrique Centrale (Parttac), qui se concentre sur la transhumance et la mobilité pastorale dans les mêmes trois pays. Constante Clarisse Kamgang, Chef de la Division des études, de la planification et de la coopération, représentant le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières du Cameroun (Mindcaf), a salué cette initiative. Elle a souligné que les défis liés à la gouvernance foncière sont nombreux et critiques, nécessitant une action concertée et efficace pour préserver la paix, la sécurité alimentaire, la protection de l’environnement et le développement économique et social durable. Les échanges d’expériences entre les participants visent à apporter des solutions aux préoccupations communes. Lors de la rencontre, Kamgang a également souligné l’importance de la durabilité des systèmes de production face au changement climatique, de la réduction des conflits liés à la transhumance transfrontalière, et de l’amélioration de la gouvernance foncière. Elle a rappelé que sans la paix, aucun développement n’est possible. La représentante du Mindcaf a également mentionné les efforts du gouvernement camerounais, en partenariat avec les organisations internationales, pour améliorer la gouvernance foncière et garantir l’accès à la terre pour tous, en particulier pour les éleveurs.

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Constante Clarisse Kamgang, chef de la division des études, de la planification et de la coopération au Mindcaf

« Des engagements pour une contribution durable au développement »

Comme nous le constatons, la terre est la mamelle nourricière, la matière première pour tout projet d’investissement et un facteur clé de production, ressource naturelle par excellence, de ce fait, elle fait l’objet des enjeux multiformes et complexes. Elle se situe au centre des préoccupations tant des pouvoirs publics, des partenaires au développement, des organisations de la société civile, que des membres du corps social dans toutes ses composantes, sans oublier les organisations professionnelles des producteurs, dont l’activité tient de manière primordiale sur la terre. Celle-ci en lien avec la transhumance, et surtout la transhumance transfrontalière, est malheureusement le théâtre de conflits dus aux facteurs liés à la mobilité humaine (l’élevage transhumant, les réfugiés et les personnes déplacées internes), au partage des ressources naturelles (pâturages, terres agricoles, réserves forestières classées ou traditionnelles, zones de chasse traditionnelle, concessions minières et ressources hydriques) et aux modes d’exploitation des ressources pour la production. A ces facteurs primaires, s’ajoutent des faiblesses constatées dans la gestion foncière dont les textes fondamentaux existent mais sont obsolètes par rapport au contexte. Il s’agit notamment de l’ordonnance N°74/1 du 06 juillet 1974 fixant le régime foncier et l’ordonnance 74/2 du 06 juillet 1974 fixant le régime domanial, le décret n°78- 263 du 03 septembre 1978 fixant les modalités de règlement des litiges agro-pastoraux. D’une manière générale, les défis à relever sont nombreux parmi lesquels, l’obsolescence des textes ; la dualité entre le droit coutumier et le droit moderne ; la rareté de la ressource foncière sécurisée et accessible ; les conflits liés aux ressources naturelles. Et les difficultés liées à la sécurisation de l’espace pastoral qui entravent le bon déroulement de la transhumance notamment dans les trois régions septentrionales du Cameroun. Ces difficultés sont intensifiées du fait de l’inadaptation et ou la non-harmonisation des politiques publiques de développement rural ou agropastoral au niveau national, régional et sous régional. A côté de la législation nationale, il existe dans le domaine, un cadre juridique international. Il s’agit notamment des conventions et engagements internationaux ratifiés par le Cameroun, telle que la Déclaration de N’Djamena adoptée le 29 mai 2013 : Elevage pastoral : une contribution durable au développement et à la sécurité des espaces saharo-sahéliens.

Mines: Peak Minerals lorgne des gisements d’uranium et de rutile au Cameroun

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Les projets de développement des gisements d’uranium de Kitongo, dans la commune de Poli, région du Nord, et de Lolo, dans la commune de Kentzou, région de l’Est, vont passer dans l’escarcelle de Peak Minerals. Tout comme le projet de rutile de Minta, dans le département de la Haute-Sanaga, région du Centre. C’est la résultante des accords contraignants signés récemment entre la compagnie minière australienne et des sociétés ayant bénéficié de permis d’exploration délivrés par le gouvernement camerounais pour ces trois gisements. Un accord contraignant est un accord qui est juridiquement exécutoire. En d’autres termes, «lorsque vous signez un contrat contraignant et que vous ne respectez pas votre part du contrat, l’autre partie peut vous poursuivre en justice», soulignent nos confrères de La Tribune.

Cette transaction qui a été conclue avec African Future Minerals, Rafia Mining et Minta Resources, détentrices des différents permis d’exploration pour les sites sus-évoqués, donne à Peak Minerals un accès à une participation de l’ordre de 80% dans 24 permis d’exploration couvrant une superficie globale de 11 200 km2. Ces derniers laissent augurer des lendemains meilleurs. En effet, selon nos confrères du site spécialisé Small Caps, d’importantes campagnes d’exploration historique réalisées dans les zones du projet, initialement dans les années 1970 et plus récemment de 2007 à 2011, ont produit des résultats très encourageants.

Des échantillons prometteurs

 Dans le détail, les projets d’uranium de Kitongo et de Lolo comprennent six permis d’exploration couvrant une superficie d’environ 2 400 kilomètres carrés, y compris les zones précédemment détenues par Mega Uranium et activement explorées jusqu’en 2011. Quant au projet de rutile de Minta, son permis d’exploration couvre une superficie de 8 800 km², y compris des forages de reconnaissance qui ont permis de prélever des échantillons à haute teneur de rutile et de zircon. Une fois l’acquisition finalisée, «Peak prévoit entreprendre d’autres vérifications préalables sur les projets Kitongo et Lolo, y compris la compilation et l’analyse de toutes les données historiques disponibles et des travaux d’exploration préliminaires sur les sites du projet. Elle prévoit également un programme d’exploration initial mettant l’accent sur la cartographie géologique détaillée des cibles d’exploration définies. Ceci sera couplé à une étude radiométrique au sol et à une exploration géochimique comprenant des échantillonnages de roches et de sols pour former une base pour définir des cibles de forage potentielles», indique Small Caps.

Financement de l’acquisition

D’après la même plateforme, Peak Minerals compte initier une levée de fonds d’un montant de 1,02 milliard de FCFA (1,7 million de dollars) pour financer l’acquisition d’une grande partie des permis d’exploration détenus par African Future Minerals, Rafia Mining et Minta Resources. Pour mémoire, ces rachats interviennent au moment où le Cameroun est engagé dans un processus d’industrialisation de son secteur minier. Pour ce faire, des permis d’exploration qui étaient entre les mains des juniors minières ne justifiant pas de capacités financières adéquates sont en cours de restructuration. «Tous les éléments sont maintenant réunis pour ce démarrage effectif. Je peux vous assurer qu’il y avait des projets pas très bien structurés. Il fallait les restructurer. Beaucoup de permis étaient dans les mains des juniores minières qui n’ont pas les capacités techniques et financières pour mener à bien de tels projets. Le président de la République a donné des instructions. On a pris des mesures adéquates pour que les hautes instructions de la hiérarchie soient respectées», a déclaré Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt), en marge de la 4e édition de la Convention Internationale des Mines et Exposition du Cameroun (Cimec) organisée au mois de mai.

Evénement : La 5ème édition du Salon national des arts martiaux se prépare

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Le comité d'organisation face à la presse

La 5ème édition du Salon national des arts martiaux (Sanam) aura lieu du 18 au 21 juillet 2024 à Yaoundé. L’annonce en a été faite au cours d’une conférence de presse donnée par le comité d’organisation ce week-end à Yaoundé. Pour Mireille Batoum la coordinatrice de l’événement, les préparatifs vont bon train : «Nous sommes presque prêts malgré les difficultés que nous avons rencontrées sur le plan organisationnel. Nous allons finaliser les derniers détails dans les deux semaines restantes », a-t-elle confiée.

Le thème choisi pour cette édition est «Arts martiaux et sports de combat : levier d’insertion et outil d’éducation ». De quoi contribuer à donner aux arts martiaux une image plus reluisante. La société ayant coutume de ne trouver en les arts martiaux qu’une affaire de muscle, voire de rebus sociaux. «Nous voulons faire comprendre au public qu’à travers les arts martiaux, nous pouvons remettre les enfants bruyants sur le droit chemin. Cela nous permet aussi de sortir certains enfants de leur timidité en leur inculquant les valeurs qui leur permettent d’avoir confiance en eux », a justifié Alex Ndem, le promoteur de l’association Diaspora camerounaise des arts martiaux et sports de combat.

Innovation

A cette édition, l’association Diaspora camerounaise des arts martiaux et sports de combat, organisatrice du Sanam, souhaite revoir à la hausse le nombre de fédérations conviées à cet événement. Et surtout instaurer des awards récompensant les meilleurs pratiquants dans diverses disciplines. S’y ajouteront aussi la conférence des médecins sportifs, la grande nuit des arts martiaux.

Placé sous le haut parrainage du ministre des Sports et de l’éducation physique, le Salon national des arts martiaux se tiendra simultanément à l’esplanade du stade Ahmadou Ahidjo et au Palais polyvalent des sports.

Présidentielle 2025 : Dernières manœuvres pour contrer Kamto

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A 91 ans, Paul Biya ne veut rien concéder à Kamto

Alors que la session parlementaire du mois de mars tend vers sa fin, le président de la République a transmis à travers le secrétaire général de ses servies un projet de loi portant prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux. Pour un an. Une consultation prévue par l’article 15 de la Constitution du 18 janvier 1996, en son alinéa 4 : « en cas de crise grave, le président de la République peut, après consultation du président du Conseil constitutionnel et des bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, demander à l’Assemblée nationale de décider par une loi de proroger ou d’abréger son mandat ».

Dans l’exposé des motifs, le président de la République justifie son option par « la nécessité d’alléger le calendrier électoral qui prévoit quatre élections au cours de l’année 2025 à savoir : l’élection des députés à l’assemblée nationale et des conseillers municipaux, ainsi que l’élection du président de la République et des conseillers régionaux ». En outre « en dehors de l’élection des conseillers régionaux, les autres élections qui sont des scrutins directs, nécessitent un déploiement aussi bien humain que matériel et financier important». Voilà pourquoi « il est par conséquent judicieux d’étaler les scrutins électoraux sus-évoqués sur les années 2025 et 2026, de manière à en garantir une meilleure organisation ». En clair, pour Paul Biya, l’embouteillage des élections est un « cas de crise grave ».

Une prorogation donc qui est une exception donc. L’urgence n’est pas signalée pour que ces élections soient reportées. Mais comme le veut désormais une certaine tradition instituée depuis 1996, le Cameroun a usé de l’exception. Alors que les crises qui secouent le pays tendent à se terminer. Mais les représentants du peuple ont choisi de suivre l’exécutif sans réserves. Aussitôt reçu, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi. Si le président de la République promulgue ladite loi, le mandat des députés et des conseillers municipaux qui courrait jusqu’au 30 mars 2025, s’étendra jusqu’au 30 mars 2026. Avec es élections en février 2026.

Batailles de fin de règne

La première conséquence est que Maurice Kamto et le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) sont exclus de la prochaine élection présidentielle, faute de pouvoir constituer un dossier de candidature. Le parti avait boycotté les législatives et municipales de 2020, dans un contexte de brouille en son sein. Il reste une seule possibilité pour l’homme arrivé 2ème selon le décompte officiel, à la dernière présidentielle en 2018. Sauf si le parti use de parrainages. Mais dans un contexte de règne sans partage du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, à la majorité obèse et où la discipline du parti est dictée par le sommet, il est impossible pour le leader du MRC de compter sur quelque soutien que ce soit d’élus issus des rangs du parti au pouvoir.

Paul Biya et son régime subissent depuis bientôt six ans la forte présence de Maurice Kamto dans les débats publics. Au moment où la bataille de fin de règne fait rage déjà au sein du parti au pouvoir, et même simplement au sommet de l’Etat. Ceux qui tiennent le bon bout essaient d’abord de mettre hors d’état de nuire le leader de l’opposition. C’était un projet attendu car au sein du régime, des fuites avaient déjà renseigné l’opinion sur les intentions du pouvoir.

Diffamation : Me Happi Dieudonné attaque des proches de Samuel Eto’o en justice

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Par un communiqué rendu public ce 4 juillet 2024, Me Monthe Patrice annonce saisir les tribunaux contre Serge Tamba, Richard Naha et Crépin Nyamsi. L’ancien président du Comité de normalisation leur reproche de l’avoir « diffamé en public et sur les réseaux sociaux ». L’avocat au barreau du Cameroun, actuellement membre de la commission Gouvernance de la Confédération africaine de football (CAF), fait partie des cibles de la « soldatesque » de Samuel Eto’o. Lui qui était arrivé à la normalisation par l’entremise de Samuel Eto’o, mais qui n’est plus en odeur de sainteté avec son ancien conseil.

Les deux premiers sont animateur radio et photographe de presse (en exil en France) ; le 3ème est fonctionnaire du ministère des Finances et membre du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Ils ont en commun d’être particulièrement actifs sur les réseaux sociaux, à défendre avec virulence Samuel Eto’o, président de la Fécafoot. N’hésitant même pas à aller au choc pour faire des menaces et proférer des injures contre ceux qui ne sont pas alignés aux positions de leur protégé.

L’ancien président du Comité de normalisation reproche à ces défenseurs de Samuel Eto’o sur la toile, «de ternir son image et sa notoriété en le couvrant d’opprobre et corrélativement de porter gravement atteinte à l’honneur et à la considération de plusieurs membres de sa famille ».

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