jeudi, juillet 25, 2024
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subventions aux carburants: L’enveloppe passe de 263,3 milliards à 80 milliards de FCFA

Selon les projections du gouvernement, cette baisse devrait contribuer à réduire de 10% l’enveloppe des transferts et subventions qui devraient passer de 1 156 milliards en 2024, à 1034,7 milliards de FCFA en 2025.

En 2025, le gouvernement compte poursuivre sa politique de réduction des subventions aux carburants. Cette dépense qui était de 453,3 milliards de FCFA  en 2023, a été fixée à 263,3 milliards de FCFA en 2024 et devrait chuter à 80 milliards de FCFA en 2025, selon des projections qui figurent dans le Document  de programmation économique et budgétaire à moyen terme pour la période 2025-2027, soit une baisse de 183,3 milliards de FCFA. Selon le même document, cette réduction considérable est tributaire à la baisse des cours mondiaux du pétrole.  «L’ampleur de cette baisse a été atténuée par la constitution d’une provision de 50 milliards de FCFA au titre des loyers des Partenariats public-privé», indique le gouvernement.

 L’abaissement des subventions au carburant devrait contribuer à la diminution de l’enveloppe allouée aux transferts et subventions, qui devrait passer de 1 156 milliards en 2024, à 1034,7 milliards de FCFA en 2025, soit une diminution de 121,7 milliards de FCFA en valeur absolue et -10,5% en valeur relative. Toutefois, ce document produit par le ministère des Finances (Minfi) projette un statu quo pour les provisions dédiées à la subvention du gaz et à la prise en charge des manques à gagner tarifaires qui étaient respectivement de 20 milliards de FCFA et 110 milliards de FCFA en 2024. «Entre 2026 et 2027, les dépenses de transferts s’établiraient en moyenne à 1 033,5 milliards de FCFA, en diminution de 1,2 milliard (-0,1%)», indique la DGB.

Bon signe pour les bailleurs de fonds

En poursuivant la baisse des subventions aux carburants, le Cameroun reste fidèle aux recommandations du Fonds monétaire international(FMI), l’un de ces principaux bailleurs de fonds qui s’oppose au financement des produits consommés par la population. En effet, depuis 2022 le FMI a toujours milité pour une suppression complète et définitive des dépenses ayant trait aux subventions des carburants dans l’optique de créer un espace budgétaire pour financer les investissements productifs et les dépenses sociales. «Les subventions sont mal ciblées en ce qui concerne les couches vulnérables, et ont un effet d’éviction sur les dépenses prioritaires. A titre d’illustration, les subventions aux prix des produits pétroliers représentent six fois le budget alloué à l’agriculture, quatre fois celui de la santé et plus de trois fois celui de l’énergie et de l’eau», relevait l’institution au lendemain de hausse des prix à la pompe au Cameroun en février dernier.

Amélioration du profil émetteur

Cette diminution de l’enveloppe allouée aux subventions aux carburants devrait également jouer en faveur du Cameroun au moment de la notation de son profil émetteur. En effet en mai 2024, après avoir reconduit la note B attribuée au Cameroun quelques semaines plus tôt, l’agence de notation américaine Fitch Rating avait identifié les subventions des produits pétroliers comme l’un des aspects de sa gouvernance qui pouvait contribuer à détériorer son profil émetteur. «Les dépenses hors budgets (notamment sécuritaires), les subventions au carburant (car bien qu’une augmentation des prix ait été opérée, le processus d’élimination des subventions reste inachevé) et l’accumulation d’arriérés intérieurs qui ont augmenté pour atteindre 1,6% du PIB fin mars 2024. La trésorerie de l’État sera également sous la pression des vastes projets d’investissement dans les infrastructures et de la masse salariale qui reste importante. Résultat des courses, l’agence anticipe un déficit de trésorerie qui se creusera pour atteindre 1,6% du PIB en 2024», avait-il indiqué.

Pour éviter ce scénario catastrophe, Fitch Rating avait préconisé «l’amélioration de la gestion du trésor, en limitant le recours aux interventions directes de la Société nationale des hydrocarbures et aux procédures de dépenses exceptionnelles, comme le plafonnement des avances du trésor sans allocation budgétaire à 15 milliards XAF par trimestre. Toutefois, les risques sécuritaires pourraient entraîner des dépenses imprévues». 

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