dimanche, mai 31, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 199

Chute des réserves de change dans la CEMAC : le Cameroun appelé à la mobilisation

0

L ‘économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), dont le Cameroun est un membre important, est en proie à de vives inquiétudes. Sur la dernière année, les réserves de change (des avoirs détenus par les banques centrales ou les États en devises étrangères ou en or), de la CEMAC ont fondu de 976 milliards de FCFA, passant de 7 617,7 milliards à 6 642 milliards de FCFA au 30 avril 2024, a révélé la BEAC dans son rapport sur la politique monétaire de la sous-région. « Cette situation s’explique par un accroissement des besoins en devises de la zone. Toutefois, il convient de souligner qu’entre juillet 2023 et avril 2024, les réserves de change de la BEAC ont affiché une évolution relativement stable, avec une moyenne autour mensuelle », a indiqué la Banque centrale dans ce document dont nous avons une copie. Les réserves de change sont un instrument permettant à un pays de disposer de liquidités suffisantes pour conduire des opérations de change ou faire face à un déficit de sa balance des paiements. Le Cameroun, poids lourd économique de la CEMAC, a fortement contribué à la chute des réserves de change dans la sous-région. Son solde net des transferts a chuté à -225,9 milliards de FCFA, contre -164,9 milliards à la même période l’année dernière. Ce qui met en évidence la dépendance croissante du pays vis-à-vis des importations, notamment de produits pétroliers raffinés.

 LE CAMEROUN SOMME DE RELANCER LA SONARA

Lors de la première session du Comité de politique monétaire (CPM) tenue en mars dernier à Yaoundé, la BEAC avait mis en garde les Etats contre cette hémorragie financière. En se basant sur le « taux de couverture extérieure de la monnaie de 74,2% et des réserves en mois d’importations de biens et services à 4,3 en 2024, contre 4,8 en 2023 », la BEAC s’inquiétait déjà d’« un léger repli des réserves de change de 2,7% à 6 699 milliards de FCFA au cours de l’année 2024 ». Pour réduire ces pertes financières, le gouverneur de la Banque centrale des pays de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) avait anticipé en invitant les autorités camerounaises à accélérer le projet de réhabilitation de la Société nationale de raffinage (Sonara), l’unique raffinerie de pétrole du pays. Cette initiative vise à restaurer la raffinerie, qui avait été gravement endommagée par un incendie en mai 2019. A la lumière du dernier rapport de l’Institution bancaire, « le taux de couverture extérieure de la monnaie est revenu à 73,5 % à fin avril 2024, contre 74,9 % un an auparavant, reflétant la baisse observée des avoirs extérieurs de la zone. Selon leurs principales composantes, au 30 avril 2024, les réserves de change de la CEMAC sont constituées à 69,1 % des avoirs extérieurs à vue, 23,7 % des autres avoirs extérieurs en devises gérés par la Salle des Marchés, 4,4 % de l’encaisse or et 2,9 % des avoirs auprès du FMI. », lit-on dans le document.

 RENFORCER LA REGLEMENTATION DES CHANGES

Plus récemment, le 24 juin 2024, Yvon Sana Bangui le gouverneur de BEAC a souligné le rôle joué par l’institution bancaire dans la gestion des réserves de change des États membres, après les discussions avec certains industriels de la sous-région. « La Banque centrale règle souvent les factures d’exportation en dollars, ce qui affecte nos avoirs en devises et nous expose à un risque. Il fallait interpeller les responsables industriels sur la nécessité d’augmenter la production nationale afin de satisfaire en priorité les besoins nationaux et de la sous-région. Cette démarche est cruciale pour préserver les réserves de change des États à la BEAC », a-t-il indiqué à l’issue de la deuxième session ordinaire de l’année du Comité de politique monétaire de la Banque. Lors de ses premières sorties officielles, en mars dernier, le gouverneur de la BEAC avait indiqué son intention de renforcer la mise en œuvre de la réglementation des changes en vigueur depuis janvier 2019 au sein de la CEMAC. Ceci en vue de relever des réserves de la sous-région, d’équilibrer sa balance commerciale et d’éviter la dévaluation de la monnaie.

Fiscalité. Le défi de la collecte de l’impôt sur les revenus des non professionnels

0

 Tout camerounais, même non salarié est désormais appelé à déclarer ses revenus. Mais cette mesure rencontre  l’incompréhension des contribuables dans un contexte de vie chère.

  Le gouvernement renvoie à plus tard le paiement de  l’Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) pour les contribuables non professionnels au Cameroun.  Le délai  de déclaration a été prorogé de 2 mois. D’abord fixée pour le 30 juin 2024  au plus  tard, l’échéance a  finalement  été reportée au 1er septembre 2024 par un communiqué du ministre de Finances du  20 juin dernier.

 Ce report s’explique, en effet, par le fait que cette disposition est nouvelle pour les contribuables.  En réalité, seule la catégorie traitements et salaires  était jusqu’ici assujettie au paiement de  l’IRRP. Un impôt payé par les entreprises sur les salaires. Mais, le gouvernement a décidé en  mars 2024 de l’étendre à la catégorie des non professionnels.  Il s’agit ici  pour chaque camerounais qui dispose des revenus au Cameroun ou ailleurs de reverser la quote-part de l’Etat. Le code général des impôts  détaille en indiquant que cela concerne ceux qui « bénéficient des revenus des traitements, salaires, pensions, rentes viagères, et/ou des revenus des capitaux mobiliers et des revenus fonciers, et d’une manière générale de tout revenu passif ».  Soit en d’autres termes, « les retraités qui reçoivent les pensions ;ceux qui ont des maisons à louer.  Ceux qui ont une quelconque activité. Bref tout le monde  qui a des revenus est concerné », explique le fiscaliste  Pierre Alaka Alaka. Cette réforme avait en effet été adoptée  dans la loi de finances de 2021 mais n’a jamais été appliquée.  

L’administration fiscale justifie ce retour en arrière par le fait que, « très peu de contribuables ont déclaré au terme d’un exercice des revenus consolidés. En réalité, hormis les salaires retenus  à la source, les autres catégories de revenus restaient mal appréhendées », souligne  la Direction générale des Impôts. C’est donc une mesure d’élargissement de l’assiette fiscale. Surtout que les objectifs de collecte fiscale assignés à la DGI sont de l’ordre de 3 100 milliards de FCFA pour 2024.  Mais, la disposition passe comme une pilule difficile à avaler pour ces contribuables qui sont pris de coup par cette  nouvelle disposition encore ignorée par plusieurs. Car l’IRRP reste perçu comme un impôt sur les salaires. Pourtant, la nouvelle réglementation appelle tous les citoyens à payer l’impôt sur leurs revenus.  Cela est qualifié d’imposition de plus  dans un  contexte de vie chère avec une augmentation de nouvelles charges dans la loi de finances de cette année.

Pour favoriser la compréhension  de cette nouvelle disposition fiscale, le gouvernement a lancé dès mars dernier, une caravane de sensibilisation à ce sujet. Cette démarche a notamment permis d’expliquer le bien fondé, les modalités de mise en œuvre ainsi que l’utilisation de la plateforme digitale de la Direction Générale des Impôts où  doit se faire la déclaration.  

réactions

Mazou MOULIOM, Président de l’Association Camerounaise pour la Défense des Droits des Contribuables

 « La sensibilisation est insuffisante »

« La décision du gouvernement de réactiver la déclaration des revenus annuels des particuliers est normale et juste, si ça peut permettre de recouvrer le juste impôt. C’est la méthode et le contexte qui nous posent problème. Car nous observons une augmentation des impôts et autres taxes d’une manière accélérée alors que le dispositif d’implémentation n’est pas adéquat et présente beaucoup de failles. Aussi nous ne voyons aucune mobilisation pour le cas des hautes personnalités. Voilà que nous sommes en pleine session parlementaire, on devait présenter au public les députés en train de le faire, nous présenter leurs Attestations de Conformité Fiscale après l’opération afin de sensibiliser le public. D’abord la sensibilisation a été pratiquement insuffisante, quelques émissions télévisées à la chaîne nationale, des réunions de sensibilisation dans les chefs-lieux de département rassemblant les autorités administratives et des séminaires de formation aux praticiens de la fiscalité. Aucune communication de proximité n’a été faite auprès de la masse de contribuables Camerounais cibles. Jusqu’au moment où intervenait la note de prolongation de délai, les gens se demandaient encore de quoi il s’agit.

   Pour ce qui est du dispositif digital, il va de soi que le système informatique de la DGI n’est pas encore en mesure de supporter le flux de la transaction. Il est très défaillant. Je rappelle que les délais de dépôt de la DSF ont à chaque fois été prorogés malgré  l’espacement prévu par la loi de finances 2024. Aucun délai officiel n’a été respecté. Ce système a trop de manquements qui orchestrent les arnaques des Contribuables par le fisc. Ce que nous devons intégrer c’est que c’est un processus qui prendra du temps car notre environnement socioéconomique est encore très informel et la solution digitale n’est pas du tout satisfaisante. »

Pierre Alaka Alaka, fiscaliste

 « Ceux qui ne vont pas déclarer leurs impôts auront beaucoup de difficultés »

«  Cette nouvelle disposition est valable pour les camerounais vivants au Cameroun ou à l’extérieur. Ils doivent déclarer leurs revenus. Maintenant ceux qui ne vont pas déclarer auront beaucoup de difficultés. La première est qu’il y a le risque qu’on publie leurs noms dans Cameroon tribune. Vous n’aurez plus accès au certificat de conformité fiscale. Or, si vous n’avez plus accès à ce  certificat, vous ne pouvez pas faire une opération bancaire,  vous ne pouvez plus quitter l’aéroport Cameroun. Ceux qui vont par exemple être candidats à la députation ou au conseil municipal,  auront besoin d’un certificat de conformité fiscale. Et bien entendu vous avez d’autres conséquences qui peuvent vous attendre. Parce que si on se rend compte que vous avez des revenus divers,  on peut vous appliquer des  pénalités de retard dont les montants peuvent être importants. C’est une mesure qui concerne tous les camerounais. Les retraités, ceux qui ont des revenus locatifs et même les membres du gouvernement. Même pour le salarié d’une entreprise, il doit toujours faire sa déclaration. Par ce qu’on n’est pas sûr que l’entreprise a déclaré ses impôts à la source. Il doit faire sa déclaration pour dire  voilà ce que mon employeur a retenu au titre de mes traitements et salaires. En conséquence, je suis quitte avec vous.  Maintenant, si l’employeur n’a pas déclaré ce ne sera plus son problème. Cette réforme a un double objectif. Le premier,  c’est de savoir si les impôts retenus à la source sont reversés dans la caisse de l’État. Le deuxième est que tout le monde doit se sentir citoyen  et être fier de contribuer au développement  de son pays. Et désormais chacun pourra demander au gouvernement  ce qu’il fait des impôts qu’il paie. Car jusqu’ici ce n’était pas clair. Ce sont les entreprises qui payaient. Maintenant, chaque citoyen peut demander des comptes au gouvernement. »

Orange Summer Challenge. 24 jeunes en course pour 2024

0

Porteurs d’idées de projets technologiques innovants, ils vont passer 3 mois de stage à Orange Digital Center à Douala, après quoi sera dévoilé le meilleur projet entrepreneurial à fort impact socio-économique.

 Le Cameroun  vient de dévoiler  la cuvée de jeunes  appelés à competir  dans le cadre de la 4 eme  d’Orange Summer Challenge.  Il s’agit en effet d’un stage de vacances sous forme de compétition destinée aux porteurs d’idées de projets technologiques innovants et aux étudiants.  Cette formation  qui va se dérouler  de juillet à septembre 2024,  va réunir 24 jeunes (20 talents étudiants et 4 porteurs de projets) répartis en 4 équipes.

En provenance de différentes régions du pays, ils ont été sélectionnés au terme d’un appel à candidatures  qui s’est déroulé du 19 mai au 15 juin dernier. Ces stagiaires ont été choisis dans un lot de  610 candidatures d’étudiants et de 78 projets.  Le processus de sélection était constitué  d’ entretiens et de tests techniques. Pendant le stage qui vient de démarrer,  4 solutions technologiques innovantes  sont à concevoir par les 4 équipes constituées avec l’appui des experts de l’Ecole du code (pour la partie Software), du FabLab Solidaire (pour la partie Hardware) ou des employés de la filiale du groupe Orange.

Ce stage  permet la mise en relation entre des porteurs d’idées de projets technologiques innovants, ayant des difficultés à prototyper leur solution, avec des jeunes talents étudiants désireux de travailler sur des projets concrets et de contribuer à la création de startups à succès.  Le thème de cette édition   c’est « Tech4Impact : l’entrepreneuriat au cœur du changement ».  Les participants sont accompagnés par les experts  d’Orange Digital Center et de ses différents partenaires. Notamment,  Nokia, Amazon Web Services en association avec Ernst & Young.  

Orange Summer Challenge a été créé pour dynamiser l’entrepreneuriat responsable grâce aux jeunes talents en Afrique et au Moyen-Orient.  L’objectif de ce concept est de permettre à chacun aux jeunes de développer leur savoir-faire numérique, les aider à trouver un emploi à valeur ajoutée et favoriser l’entrepreneuriat.  Au terme de trois mois à Orange Digital Center Douala, le génie qui sera dévoilé bénéficiera d’un financement pour démarrer son projet.

Réactions

 Calvin Adamou Koudanbe, chef de projet Orange Summer Challenge

«  Nous avons sélectionné des projets  à fort impact »

« Le thème de cette année est un thème global qui est appliqué dans tous les pays où Orange a déployé le concept Orange digital center. Et la thématique  c’est Tech for impact, la technologie au service  de l’entrepreneuriat. La sélection  s’est faite par appel à candidatures afin d’avoir les meilleurs projets. Tous les projets que nous avons sélectionnés sont selon nous impactant. Ils ont trait à la santé, au bien-être et à l’environnement. L’objectif ici étant à la fin de permettre d’impacter l’environnement et d’amener les jeunes à être des entrepreneurs,  des chefs de projets. Orange Summer Challenge dure 3 mois exactement. Nos différentes formations se feront avec l’accompagnement de nos partenaires qui vont nous aider avec des formations théoriques et pratiques  et les experts Orange vont aussi apporter leur savoir-faire afin que les jeunes puissent développer leurs idées de projets. A la fin, ce que nous attendons ce sont des prototypes fonctionnels de leurs idées pour pouvoir être compétitifs et viables pour le marché camerounais. ».

 Uziel Nguessie, lauréat Orange Summer 2023

 « Orange summer challenge m’a beaucoup apporté ».

«  Nous avons remporté Orange Summer Challenge l’année dernière avec notre solution Pixys+  qui  propose un système de gestion moderne des fermes piscicoles reposant essentiellement sur l’autonomisation des tâches pour un meilleur rendement.  Notre projet vient répondre à un triple problème : la faiblesse du rendement des producteurs ; l’exécution manuelle des tâches et le déficit de production nationale de poissons. Orange summer challenge m’a beaucoup apporté sur le plan technique en informatique et sur le management des projets. Et en ce moment, j’ai sur le plan professionnel, j’ai pu obtenu un stage à Orange Cameroun.  Et pour le projet, nous sommes en phase recherche de financement pour pouvoir entamer la prochaine phase qui est la phase test de marché. Donc nous allons nous concentrer sur un des trois prototypes qui est le moins cher à réaliser. D’ici 2025, nous allons le commercialiser. »

 Estelle Ngongang, stagiaire 2024

 « Cette formation va nous aider au plan professionnel »

« Ce qui m’a motivée à participer à Orange Summer Challenge, ce sont les opportunités qu’ils offrent aux jeunes talents comme nous. Cette formation pourra nous aider au plan professionnel en complétant ce que nous avons appris à l’école et ce que nous avons eu à expérimenter. Nous allons donner nos idées aux porteurs de projets pour qu’ensemble nous puissions développer un mettre un produit final au terme du challenge et aussi gagner en expérience auprès des experts qui seront là pour nous accompagner. Mes attentes sont de gagner en termes de travail en équipe et bien d’autres. »

Fécafoot : L’Acfac s’attaque à la double nationalité de Samuel Eto’o

0

Dans un communiqué rendu public ce 2 juillet 2024, l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac) annonce qu’une cinquantaine de clubs de football membres de l’Acfac a l’intention d’attaquer le mandat de Samuel Eto’o devant les tribunaux camerounais pour fraude sur sa nationalité. Ce après avoir engagé des depuis deux ans des enquêtes pour en avoir le cœur net sur la double nationalité du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) qui alimente les débats depuis plusieurs semaines. Un débat qui avait déjà cours en 2021 à l’occasion des élections à la Fédération.

En effet, « en date du 28 juin 2024, l’Acfac a finalement pu obtenir les preuves irréfutables que monsieur Samuel Eto’o Fils a acquis la nationalité espagnole le 1er octobre 2007 sur la base des articles 22 et 23 du Code civil espagnol, ce qui l’a amené à renoncer à la nationalité camerounaise de manière formelle», écrit l’Acfac. Citant l’article 31 alinéa (a) de la loi N°68-LF-3 du 11 juin 1968 portant Code de nationalité camerounaise qui dispose que : « perd la nationalité camerounaise, le Camerounais majeur qui acquiert ou conserve une nationalité étrangère». Alors « selon la législation en vigueur au Cameroun, M. Samuel Eto’o a automatiquement perdu la nationalité camerounaise le 1er octobre 2007 au moment où il a acquis la nationalité espagnole», conclut l’Acfac.

Ainsi, l’Acfac fait observer que « le 17 novembre 2021, en déposant son dossier de candidature à la présidence de la Fécafoot, monsieur Samuel Eto’o Fils s’était donc prévalu de la nationalité camerounaise à laquelle il avait pourtant déjà formellement renoncé 14 ans plus tôt». Pour l’Acfac, « monsieur Samuel Eto’o a donc en toute connaissance de cause trompé la vigilance des membres de la commission électorale de la Fécafooten présentant un certificat de nationalité faux ou obtenu de manière frauduleuse ». Relevant que « les articles 36.1.a et 41.1 des Statuts de la Fécafoot exigent des candidats aux postes de président et du Comité exécutif de la Fécafoot soient de nationalité camerounaise».

Guerre explosive contre Séidou Mbombo Njoya

C’est pourquoi les membres de l’Acfac engagés dans cette nouvelle action, demandent à la commission d’éthique de la Fécafoot de constater cette défaillance et qu’elle « suspende provisoirement monsieur Samuel Eto’o Fils de sa fonction de président de la Fécafoot jusqu’à ce que soit connu le verdict de sa plainte ». Mieux, qu’elle « suspende à vie, monsieur Samuel Eto’o Fils de toute activité relative au football» ; pour « violation des dispositions des alinéas 1,2,3 de l’article 1 du Code éthique de la Fécafoot».

A question de la double nationalité de Samuel Eto’o avait déjà été évoquée lors du processus électoral de 2021. Des sources crédibles reprochaient à Séidou Mbombo Njoya l’intention d’écarter Samuel Eto’o dont la nationalité espagnole est un secret de polichinelle. Mais dans la foulée de la bagarre électorale, un extrait du passeport italien du président sortant avait également été balancé sur les réseaux sociaux. Le magistrat Gilbert Schlick qui présidait la Commission électorale, avait convoqué la presse pour indiquer qu’il ne lui revient pas d’enquêter sur la nationalité des candidats, et que la commission attendait que chaque candidat lui apporte son certificat de nationalité.

Le communiqué de l’ACFAC

Série : championnat national d’accidents de la route

0

Un bus gros porteur de Vatican express parti de Bamenda s’est renversé hier soir, les roues en l’air, dans la zone de Makénéné, à la limite entre les régions de l’Ouest et du Centre. Pour l’heure, le bilan n’est pas encore connu, mais il est fort probable qu’il y ait des morts, au regard de l’état du véhicule de 70 places qui a quitté la chaussée, pour se retrouver hors de piste.

C’est le 3ème accident connu de cette journée du mardi 2 juillet 2024. Avant Vatican express, c’est le département du Haut-Nkam qui en avait déjà enregistré deux, dont un avec des morts. Il s’agit notamment de ce bus coaster qui a fait collusion avec une RAV 4 à Fonkouakem, à 7km de Bafang, sur la route de Douala. La veille, c’est la ville de Dschang qui s’était enregistrée au niveau de la falaise. Ici, un bus de Trésor voyages a achevé sa course dans le ravin, dévié de son trajet par un poteau électrique qui lui est tombé dessus, selon les explications d’un témoin. Laissant sans vie plusieurs dizaines de personnes.

Landry Nguémo

La semaine dernière déjà, c’est l’ancien international Landry Nguémo qui perdait la vie à Obala. Le véhicule de l’ancien Lion indomptable a été percuté par un camion qui effectuait un « mauvais dépassement » à un virage. L’homme qui revenait de l’Ouest, et son chauffeur, y ont laissé leurs vies.

C’est une période particulièrement sombre sur les routes du Cameroun, notamment la région de l’Ouest où tous ces accidents sont survenus. Cela survient au moment où la compagnie Real vient d’être suspendue par le ministère des Transports pour 15 jours. Ce qui crée des embouteillages dans d’autres agences. Ainsi, les jours, les mois et les années se suivent et se ressemblent sur les routes camerounaises. Etroites, pas toujours matérialisées, avec des nids de poules. Autant de facteurs qui entretiennent la série noire particulièrement en cette période de vacances scolaires qui voient un afflux de voyageurs sur les routes. L’Etat continue de réagir de la même manière : suspendre les véhicules et les agences de voyages, considérées comme seuls fautifs.

Extrême-Nord : On redoute des attaques kamikazes à la frontière avec le Nigéria

0
Une vue de Minawao. La ville vit dans la peur. Ph VOA

« La situation est extrêmement préoccupante. Nous sommes en état d’alerte maximum. Nous avons renforcé les patrouilles et intensifié les contrôles aux points d’entrée et de sortie des principales localités. Mais surtout, nous communiquons aux populations la nécessite d’être vigilantes ». Tels sont les propos d’un responsable de la sécurité de l’Extrême-Nord dans les colonnes du trihebdomadaire L’œil du Sahel de ce 3 juillet 2024. A la suite d’un vent de panique qui s’est emparé des populations des départements du Logone et Chari, du Mayo Tsanaga et du Mayo Sava, frontaliers avec le Nigéria. Ce après un week-end sanglant dans la localité de Gwoza, avec un triple attentat kamikaze perpétré les 29 et 30 juin dernier par les terroristes de Boko Haram qui sèment la terreur dans la zone depuis plusieurs années. Avec à la clé une trentaine de morts. La situation est d’autant plus sérieuse que Gwoza est la ville qu’Aboubakar Shekau et ses hommes avaient choisie pour être la capitale de leur califat

Les riverains des zones frontalières redoutent ainsi une généralisation des attaques suicides dans la région. « Nous vivons dans la peur constante de ces kamikazes. Nous avons perdu des proches et des amis dans ces violences insensées », confie Mahamat, un résident de Kolofata, à L’œil du Sahel. Du coup, « les autorités camerounaises n’ont pas tardé à réagir face à cette menace imminente. Des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place dans les départements du Mayo-Sava, du Mayo-Tsanaga et du Logone et Chari », peut-on lire dans L’œil du Sahel.

Selon notre confrère, le dernier attentat enregistré sur le sol camerounais a eu lieu non loin de Gwoza, en décembre 2020. Il y a donc près de quatre ans que les populations n’ont plus subi pareille attaque, même si la secte islamiste continue de sévir notamment dans les Monts Mandara et aux alentours du lac Tchad. De façon sourdine. La Force multinationale mixte (FMM) ayant réussi à réduire la secte à sa plus simple expression.
Source : L’œil du Sahel

Cameroun: Quand l’Intelligence Artificielle menace les emplois

0

En l’espace de 6 mois, le Cameroun a abrité 3 importants évènements dont le thème principal s’articulait autour de l’essor de l’Intelligence artificielle (IA). Présente à ces rencontres, Minette Libom Likeng, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) s’est faite l’avocate principale de cette technologie qu’elle présente comme un atout indispensable à l’amélioration de l’offre de services dans divers secteurs d’activité. Ce discours laudateur est ressorti à l’occasion des Concertations nationales sur l’intelligence artificielle (Conia) qu’elle a organisées à Yaoundé  du 25 au 26 juin 2024. «L’intelligence artificielle représente une opportunité sans précédent pour transformer notre économie, améliorer nos systèmes éducatifs et de santé, et offrir de nouvelles perspectives dans de nombreux domaines», a-t-elle déclaré lors de la cérémonie de clôture.

Cet important brainstorming que le membre du gouvernement avait annoncé 3 mois plus tôt lors  du Sommet de Yaoundé sur l’intelligence artificielle et les médias, a fixé le cadre approprié pour une «adoption efficace de l’intelligence artificielle au Cameroun». Ce dernier se décline sous la forme de  recommandations qui en principe, doivent servir de référence pour une adoption responsable de l’Intelligence artificielle au Cameroun. Il s’agit notamment de l’élaboration d’une stratégie nationale de développement de l’IA ; le renforcement des infrastructures numériques ; le développement des compétences en IA ; la promotion de l’innovation et de la recherche en IA ; l’élaboration d’un cadre juridique et réglementaire adapté pour l’IA ; l’adoption de l’IA dans les secteurs de la Santé, de l’éducation, l’agriculture et autres secteurs à fort impact de transformation sociale ; la promotion de l’éthique et de la responsabilité en IA.

Des bouleversements inévitables

Bien que le Cameroun ne soit encore qu’aux balbutiements en ce qui concerne l’utilisation de l’intelligence artificielle, l’intérêt croissant du gouvernement pour cette technologie va inévitablement le conduire à composer avec son impact considérable sur le monde du travail. En effet selon un expert rencontré lors des Conia, «L’IA peut automatiser des tâches répétitives et manuelles, ce qui pourrait entraîner la disparition de certains emplois, notamment dans les secteurs de la production manufacturière et de l’administration». Bien plus, selon le Fonds monétaire international (FMI) qui a consacré en janvier 2024 une analyse sur cette préoccupation «près de 40 % des emplois dans le monde sont exposés à l’IA. Là où l’automatisation et les technologies concernaient traditionnellement les tâches répétitives, l’IA se démarque par sa capacité à toucher les emplois hautement qualifiés. Par conséquent, l’IA est à l’origine de risques plus importants pour les pays avancés mais ceux-ci se voient également offrir plus de possibilités d’en exploiter les bienfaits que les pays émergents et les pays en développement», indique cette institution. Toutefois, pour les pays à faible revenu comme le Cameroun, le FMI prédit l’aggravation des inégalités.

D’où la nécessité, préconise-t-elle de multiplier «les formations spécifiques à des secteurs, les apprentissages ainsi que les programmes de perfectionnement et de reconversion». A en croire l’institution de Bretton Woods, elles  «pourraient jouer un rôle accru dans la préparation des travailleurs aux emplois de l’ère de l’IA». Par ailleurs,  il est important de déployer «de vastes programmes d’assistance sociale pour les travailleurs en situation de chômage à long terme ou confrontés à une baisse de la demande de main-d’œuvre à l’échelle locale en raison de l’automatisation ou à la suite de fermetures de sites industriels», a-t-elle ajouté.

Le Cameroun prépare la transition

Ces recommandations rejoignent celles formulées lors des Conia, notamment celle relative à la mise en place des stratégies pour anticiper et accompagner l’impact de l’IA sur le marché du travail, lue lors de la cérémonie de clôture de cet évènement. Cependant, au Cameroun, on est encore loin du grand bouleversement. Pour l’envisager, il faut accroître l’utilisation de l’IA, dont le fonctionnement nécessite des infrastructures énergétiques et numériques de pointe.

 A en croire  Pierre Nkoa Ayissi, le directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac)  «Pour faire fonctionner ChatGPT il faut quelque 3 617 serveurs, avec un total 28 936 processeurs graphiques, soit une consommation moyenne de 564 Mégawattheure d’électricité par jour. Si on intégrait ChatGPT dans chaque moteur de recherche Google pour répondre à chaque demande des internautes, cela nécessiterait 512 800 serveurs de type  A100, pour une consommation estimée à 29,2 térawattheure par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de l’Irlande», a-t-il révélé lors de son discours prononcé lors des Conia.

A en croire ce dernier,  Pour que le Cameroun tire également profit de l’intelligence artificielle, «il est indispensable de se doter d’une infrastructure énergétique à niveau. C’est un facteur clé du succès de la transition numérique à laquelle nous sommes tous invités par le gouvernement. Le parachèvement des projets hydro-électriques en cours au Cameroun  nous semble à ce titre indispensable».

OML saison 2 : 10 millions de FCFA à gagner et des légendes à découvrir

0

Le 3 juillet 2024, le Palais polyvalent des sports de Yaoundé vibrera au rythme des légendes et des jeunes génies de la musique camerounaise. Il mettra à l’honneur le duo gagnant (Cysoul et Prince Afo Akom) de la 1ère saison d’Orange Music Legends. Faut rappeler qu’ils avaient remporté 10 millions de FCFA. La deuxième saison placée sous le socle de la reconnaissance du génie musical et de sa révélation, promet des moments d’exception aux mélomanes camerounais. Cette saison qui s’étend sur 13 semaines, soit 24 épisodes, sera diffusée sur Trace Mboa et Canal 2 International, en plus de la CRTV qui sera cette fois en coproduction du programme. Offrant ainsi aux téléspectateurs une immersion musicale encore plus intense.

Au programme, des duos inédits entre les légendes de la musique camerounaise et les jeunes talents prometteurs de la nouvelle génération. Cet événement réunit une pléiade d’artistes. Parmi les légendes, on retrouve les illustres noms de Prince Eyango, Donny Elwood, Grâce Decca, Sally Nyolo et Henri Dikongue, des figures emblématiques de la musique camerounaise. A leurs côtés, une nouvelle génération de talents prometteurs : Rinyu, Mr. Leo, Phil Bill, Tao et Fadil le sorcier. Des rencontres uniques qui donneront naissance à des créations musicales originales et inoubliables. Les téléspectateurs pourront suivre les duos, les défis et les découvertes musicales et auront l’opportunité de participer à des jeux et des quizz, avec des prix à la clé atteignant jusqu’à 5 millions de FCFA. Le concept « Orange Music Legends », est un programme qui mets en lumière des légendes de la musique camerounaise avec à leurs côtés des jeunes génies tous aussi talentueux Au terme de la compétition, le duo qui aura su conquérir le cœur du public et du jury se verra décerner le prix extraordinaire de 10 millions de FCFA. Une récompense qui permettra aux lauréats de poursuivre leur carrière musicale et de réaliser leurs rêves.

Depuis plus de 20 ans, Orange Cameroun s’illustre comme un acteur majeur de la culture et de la musique camerounaise. A travers son soutien à des programmes et événements innovants tels que le DOMAF, The Show by Orange, Freaky Friday, le Festival du Sahel, Festi Makossa, Orange Pulse Hip Hop Challenge, et des festivals patrimoniaux comme le Nguon, le Ngondo et le Msem Todjom.

Santé Publique: Près de 5 milliards de FCFA pour deux centres de transfusion sanguine

0

L’appel d’offres national ouvert pour le recrutement de deux entreprises qui seront chargées de la construction du centre national de transfusion sanguine au quartier Warda à Yaoundé,  et du Centre inter-régional de transfusion sanguine dans la région du Nord à Garoua, a abouti à la sélection de deux entreprises. Il s’agit du groupe Somaf et de Afronet International Sarl. La première entreprise va se déployer sur le chantier de construction du centre national de transfusion sanguine qui sera érigé dans la capitale. Sur le même site, sera également bâti le Centre inter-régional de transfusion sanguine de la région du Centre, pour un coût global de 2,6 milliards de FCFA. La seconde entreprise quant à elle, va s’implanter dans la région du Nord, plus précisément à Garoua ou elle doit exécuter le marché de construction Centre inter-régional de transfusion sanguine de cette unité administrative pour un coût de 2,1 milliards de FCFA. La durée des travaux des deux projets a été fixée à 24 mois.

Ces deux projets qui sont financés par un prêt contracté auprès de la Banque islamique de développement s’inscrivent dans le cadre du  Projet de renforcement du système national de transfusion sanguine (Presynats) au Cameroun. Selon les chiffres officiels, les besoins annuels du Cameroun sont estimés à 400 000 poches de sang pour l’ensemble du pays. Dans le cadre de son bilan annuel, le Centre national de transfusion sanguine (Cnts) du Cameroun a annoncé que les dons de sang avaient chuté d’environ 20% entre 2020 et 2021, conduisant à une impossibilité de répondre à l’ensemble des demandes de transfusion sanguine.

Pouvoir d’achat : Les produits locaux et le transport dopent l’inflation

0

En comparaison avec le même mois en 2023, l’augmentation est de 4,5 %, principalement imputable à la hausse de 5,4 % des prix des produits alimentaires et de 12,6 % des coûts de transport », note l’Institut national de la statistique (INS). La hausse des prix est en repli progressif depuis le pic de 8,5 % enregistré en mars 2023. Les prix à la consommation au Cameroun ont augmenté de 0,3 % en mai 2024 par rapport au mois précédent. Selon le service officiel des statistiques du pays, cette inflation est plus importante en moyenne sur les douze derniers mois, soit 6,1 %, dépassant ainsi le seuil de 3 % fixé par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette hausse est principalement due à la progression de 8,2 % des prix des produits alimentaires et de 15,4 % des coûts de transport. En ce qui concerne le transport, l’inflation, qui s’est installée de manière durable à partir de février 2023, est directement liée à l’augmentation du prix du carburant à la pompe, notamment en février 2023 et février 2024.

 Succinctement, les prix des produits alimentaires ont augmenté en raison de la hausse des prix des pains et céréales (+0,7 %), conformément à l’indice des prix des denrées alimentaires calculé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui suit la variation des cours internationaux d’un panier de produits de base. Il a augmenté de 0,9 % en mai par rapport à avril. L’augmentation des poissons et fruits de mer (+0,4 %) à la même période découle de l’augmentation des prix des poissons frais, des poissons et autres produits de la mer congelés, des poissons et autres produits de la mer séchés ou fumés, ainsi que des autres conserves de poisson. Quant à la composante « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles », elle est principalement due à la hausse des prix des combustibles solides (+0,2 %). Sur le plan régional, les taux d’inflation oscillent entre 5,4 % et 7,7 %, à l’exception de Bamenda où il est de 4,0 %.

Le taux d’inflation sous-jacent, qui exclut les prix des produits pétroliers, du gaz domestique et des produits frais notamment, est de 4,4 %. L’inflation n’est pas seulement entretenue par les produits frais et les produits énergétiques, dont les prix ont augmenté de 13,0 % et 8,9 % respectivement. Suivant l’origine des produits, l’inflation est davantage due à des facteurs internes, car les prix des produits locaux ont augmenté de 6,5 %, tandis que ceux des produits importés n’ont grimpé que de 4,7 % sur la même période.

- Publicité -
Google search engine