jeudi, juillet 25, 2024
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Gouvernance : le plan d’Atanga Nji contre les opposants les plus en vue

Le ministre de l’Administration territoriale a durcit les menaces contre les figures susceptibles de représenter l’alternative.

En ouvrant les travaux de la première conférence semestrielle des gouverneurs, Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) a indiqué que « le grand défi des autorités administratives c’est d’abord de préserver les acquis de la Nation contre vents et marées ». Rappelant que « les autorités administratives ont pour principale mission le maintien de l’ordre, la protection des personnes et de leurs biens, et le suivi de l’exécution des projets de développement pour le bien de tous». Et surtout, « dans le domaine du maintien de l’ordre, l’autorité administrative doit être un pédagogue et un conseiller, mais elle doit faire preuve également de fermeté face à ceux qui ont pour sport favori de défier l’autorité de l’Etat. Force restera à la loi dans vos unités administratives respectives».

Le pont était vite trouvé pour foncer droit sur Maurice Kamto dont il a fait diffuser un extrait de la dernière conférence de presse au cours de laquelle le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) menace d’insurrection le régime de Yaoundé si les règles de jeu ne sont pas équitables lors des prochaines échéances électorales. « …ça donnera ce que ça donnera ; ceux qui vont mourir et les survivants vont rester construire le pays», avait-il menacé.

A l’occasion, Maurice Kamto éventrait un projet de révision du Code électoral taillé à la seule mesure du régime et qui devait écarter de la course présidentielle non seulement le MRC et Maurice Kamto, absent au Parlement et dans les conseils municipaux, mais aussi le député Jean Michel Nintcheu, député transfuge du Social democratic front (SDF), qui a déjà lancé un mouvement devant porter la candidature de Maurice Kamto comme « candidat unique de l’opposition ». Cabral Libi’i arrivé en 3ème position en 2018, est lui aussi une cible de cette manœuvre devenue secret de polichinelle, si elle prospérait : lui qui est en train d’être évincé de la présidence du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), au profit de Robert Kona, cofondateur du parti. Avec la bénédiction de Paul Atanga Nji.

La menace ne vient plus seulement de Maurice Kamto, mais aussi de l’honorable Cabral Libi’i qui ne met plus les gants pour aller au front dans la lutte pour le contrôle du Pcrn. « Les acteurs politiques et sociaux doivent mener leurs activités dans le strict respect des lois de la République, car la liberté a des limites, sinon l’anarchie s’installe », tente d’imposer Atanga Nji, pour qui « dans un pays aussi libre que le Cameroun, nous devons utiliser nos intelligences pour construire et non pour détruire. Nous devons éviter les excès verbaux, les mots d’ordres irresponsables, les discours haineux, la surenchère politique qui sont des facteurs à risque pouvant semer les germes de la déstabilisation».

Maintien de l’ordre

Le contexte s’y prêtait. Le thème des travaux était « Autorités Administratives et maintien de l’ordre en période pré-électorale ». et le Minat avait indiqué que « les présents travaux nous offrent l’heureuse opportunité d’affiner ensemble, les actions à mener, dans le but bien compris, de préserver l’ordre public et la paix sur toute l’étendue du territoire national, avant, pendant et après les différents processus électoraux». Ces actions consistent en des représailles contre les opposants les plus en vue. Entre autres actions également, «les engins à deux roues seront désormais interdits dans certaines localités du pays au profit des tricycles qui cadrent mieux avec les opérations de maintien de l’ordre», annonce-t-il. « Eu égard à la récurrence des kidnappings contre demande de rançon ».
Martin Mbarga Nguele et Gallax Etoga, respectivement Délégué général à la sûreté nationale et secrétaire d’Etat à la Défense, chargé de la gendarmerie, ayant fait « l’évaluation de la situation sécuritaire du pays». Evaluation qui a vu un terrain sociopolitique particulièrement fragile, avec entre autres la recrudescence des accidents de circulation, la montée en puissance de la criminalité et des homicides, la violence urbaine, la violence politique sur l’espace public,…

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