samedi, avril 4, 2026
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CTF Project : 750 milliards de FCFA pour révolutionner la production de pneus au Cameroun

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Une nouvelle ère s’ouvre pour l’industrie du pneu au Cameroun. Ce secteur est sur le point de connaître un bouleversement majeur avec la fusion-absorption de Cameroon Tyre Factory (CTF) par sa société sœur, CTF Project. Cette opération, devrait donner naissance à un champion national du pneu, dont le capital social passera de 100 millions de FCFA à 15,253 milliards de FCFA. La hausse de ce capital est la résultante de l’émission de 1 525 206 nouvelles actions d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune, apprend-on. La manœuvre vise à soutenir une production de pneus sous deux marques phares : « Afri Star » pour les poids lourds et « Pcr » pour les véhicules de tourisme. CTF Project envisage non seulement d’alimenter le marché camerounais mais aussi les pays de la sous-région.

Ce projet d’envergure est évalué à 750 milliards de FCFA et devrait permettre à la Cameroon Development Corporation (CDC) de jouer un rôle clé dans l’approvisionnement en hévéa, matière première indispensable pour la production de pneus. L’objectif principal de cette opération de fusion de ces deux entités appartenant au groupe industriel d’Antoine Ndzengue, également PDG de Neptune Oil est de créer un seul pôle de production et de distribution de pneus, renforçant ainsi la compétitivité sur le marché local et international. Pour Antoine Ndzengue, ce projet permettra « une meilleure distribution des pneus neufs et afin de bénéficier très rapidement du réseau de distribution déjà existant sur le marché Camerounais et à l’exportation ; une stratégie verticale permettant de réaliser des économies de coûts des transactions sur la distribution des pneus ». En outre, cette réorganisation industrielle devrait générer des économies significatives grâce à une intégration verticale de la production et de la distribution.

Avec cette fusion, la Cameroon Tyre Factory Project se positionne pour devenir un acteur incontournable sur le marché des pneus en Afrique centrale, avec l’ambition de rivaliser avec les plus grands constructeurs internationaux. La réussite de ce projet repose sur des financements provenant d’institutions financières de premier plan, telles que la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) et Afreximbank, ainsi que sur l’appui technique d’un partenaire finlandais, nous souffle une source proche du dossier. À terme, ce sont 2 500 emplois directs et un nombre similaire d’emplois indirects qui devraient être créés, offrant un coup de pouce à l’économie locale et régionale.

Cameroun-Kenya: avec Bassogog, les Lions confirment leur supériorité

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Christian Bassogog aura mérité été l’homme de l’équation kényane ce 11 octobre 2024 au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Buteur et passeur, l’homme aura été la bête noire des Harambee stars dans cette partie. La sortie du milieu de couloir gauche des Lions indomptables aura été salutaire pour les visiteurs qui ont un peu soufflé. Mais les jeux étaient déjà faits. D’ailleurs le score ne changera plus. Le meilleur joueur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017 avait retrouvé sa forme d’il y a sept ans. Et confirmé la victoire du Cameroun avec ce 4ème but qui a mis définitivement fin au rêve des Kényans. Le score avait été ouvert sur penalty par Vincent Aboubacar. Martin Hongla avait salé l’addition, puis Bassogog avait servi un caviar à Bryan Mbeumo, avant d’alourdir le score.

Malgré la blessure de Christopher à pine le premier quart d’heure joué, n’aura pas déstabilisé la défense Camerounaise. Blessé à l’arcade sourcilière, le défenseur central a terminé le match à l’hôpital général de Yaoundé, mais aux dernières nouvelles, il y a eu plus de peur que de mal.

Le Cameroun prend les commandes du groupe J des éliminatoires de la CAN 2025 avec 7 points, devant le Zimbabwe qui la veille, avait pris de l’avance en battant la Namibie (0-1). Confinant plus que jamais le pays d’Afrique australe à la queue du classement dans le groupe J.

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La promesse de revanche du Kényan n’a pas été tenue par Engin Firat, le sélectionneur des Harambee stars. Au contraire le Cameroun a mis fin à la série d’invincibilité du Kenya dans ce tournoi. Confirmant sa supériorité avec désormais 5 victoires contre 4 nuls dans leurs confrontations de l’histoire. Lundi est une nouvelle occasion de revanche pour les Harambee stars qui, bien que jouant à Kampala, évolueront  »à domicile ».

Cameroun-Kenya : Un choc en perspective à Yaoundé

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Pour le compte de la 3ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025, le Cameroun accueille ce 11 octobre 2024 au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Lions indomptables et Harambee stars disposent chacun quatre points et ont également en commun de voguer sur une vague d’invincibilité depuis le début de ces éliminatoires. Ce qui peut fausser le déséquilibre sur papier. En fait, c’est la 9ème rencontre entre Lions indomptables et Harambee stars. Avec un ascendant pour la sélection locale qui compte quatre victoires pour quatre nuls ; et donc aucune défaite. Si les premières rencontres ont été fructueuses pour les Lions indomptables (une victoire de 2-1 lors de la CAN 1972 et 3-1 douze ans plus tard), de plus en plus leurs adversaires leur opposent une résistance constante. Le dernier match entre les deux adversaires remonte à janvier 2010 en amical : une victoire (3-1). C’est dire si les Kényans arrivent avec l’intention de mettre un terme à la longue série d’invincibilité des Camerounais. Déjà, Engin Firat, le sélectionneur des Harambee stars, a annoncé être venu mettre un terme à la série noire de son équipe face au Cameroun qu’il promet de mettre en difficulté. Alors que l’actuelle génération des Lions indomptables aura pour ambition de marcher sur les pas de leurs devanciers en sélection.

Au moment où les deux adversaires descendent dans l’arène, leurs concurrents dans la poule se sont déjà exprimés hier. Le Zimbabwé a remporté la partie (0-1) face à la Namibie. Ce qui place les Warriors en tête du groupe J, avec 5 points. Un point de plus que les deux adversaires de Yaoundé (4points). Camerounais et Kenyans ont une chance de prendre le dessus en cas de victoire. Mais un nul place les trois équipes sur le même piédestal, garantissant une suite encore plus engagée dans ce groupe. Mais à domicile, les Lions indomptables se sentent plus acculés que les visiteurs. Mais pas de quoi se mettre la pression outre mesure : « Quelle que soit la situation, on a un groupe très engagé. On joue à domicile et on sait que ce match est très important pour nous et pour notre public», a compris Jackson Tchatchoua, arrière-droit.

Liberté d’expression : Atanga Nji interdit les débats sur la santé de Paul Biya

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« Tout débat dans les médias sur l’état du président de la République est […] formellement interdit ». Le « décret » est de Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat). Dans un communiqué rendu public nuitamment ce 9 octobre 2024, le patron de l’organisation du territoire s’en prend à la presse privée qui relaie les informations faisant état de la mort du président de la République, diffusées le 8 octobre dernier par ABS, une chaine de télévision basée en Afrique du Sud, et détenue par des sécessionnistes camerounais. Un « fake news », selon le régime de Yaoundé. Le ministre de la Communication (Mincom) et le directeur du cabinet civil (DCC) de la présidence de la République ont commis des communiqués pour démentir cette information et tenter de rassurer l’opinion nationale et internationale que Paul Biya est vivant, sans en apporter une preuve. De quoi envenimer davantage ce qui se chuchotait seulement sous cape.

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Alors le Minat est monté au créneau pour amplifier la menace. « Le président de la République est la première institution de la République. De ce fait, les débats sur son état relèvent de la sécurité nationale », brandit-il. S’érigeant en enseignant de journalisme, sans pour autant soutenir son enseignement par des arguments juridiques. « A la suite de ces mises au point du ministre DCC et du Mincom, porte-parole du gouvernement, aucun autre commentaire ou débat ne devrait plus être cautionné, de qui que ce soit dans les médias privés en semaine ou les week-ends», indique-t-il. « Dès ce jour, je demande à chaque gouverneur de créer auprès de ses services compétents des cellules de veille chargées de suivre et d’enregistrer toutes les émissions et débats dans les médias privés et d’identifier les auteurs des commentaires tendancieux, y compris ceux qui agissent à travers les réseaux sociaux », annonce-t-il.

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Le Minat instruit les gouverneurs de régions de créer des cellules de veille devant scruter les médias audiovisuels nationaux et enregistrer, afin de traquer toute tentative de défiance à cette violation de sa mesure pourtant illégale. « Les contrevenants devront faire face à la rigueur de la loi », prévient Atanga Nji.

Ainsi, au Cameroun, la liberté d’expression, et plusieurs autres libertés sont de plus en plus embrigadées. Le ministre de l’Administration décide désormais de ce qui est permis, selon sa convenance.

BAD : une camerounaise à la vice-présidence

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Marie-Laure Akin-Olugbade au poste de Vice-présidente principale après plus de 30 années passées au sein de cette d’institution financière.

« Je suis heureux de nommer Mme Marie-Laure Akin-Olugbade au poste de Vice-présidente principale du Groupe de la Banque Africaine de Développement », a annoncé le président du groupe de la BAD,  Akinwumi Adesina.

La camerounaise remplace la Sud-africaine Bajabulile Swazi Tshabalala qui a démissionné de afin de se présenter à la présidence de l’institution en 2025. L’élue est une professionnelle qui totalise une expérience riche de plus de 30 au sein du groupe. Marie-Laure Akin-Olugbade a commencé sa carrière à la BAD en 1991. Elle a progressivement gravi les échelons année après année.  Directrice générale de la région Afrique de l’Ouest en 2018,  elle devient Vice-présidente chargée du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services à la Banque en 2023.

Titulaire d’un Master en économie appliquée de l’Université Paris Dauphine et d’un diplôme supérieur en gestion de l’Université Panthéon-Sorbonne en France, elle est considérée comme un maillon essentiel au sein de la BAD. D’après les dirigeants de l’institution financière, son expertise a été capitale dans des initiatives d’intégration économique régionale, la mobilisation des ressources et le développement de solutions financières innovantes pour les clients des guichets souverains et non souverains.   « Marie-Laure poursuit Akinwumi Adesina, est une dirigeante d’équipe très expérimentée, engagée et efficace, dotée d’une connaissance approfondie de la Banque Africaine de Développement, de ses règles, processus et systèmes et d’une capacité éprouvée à mener à bien des opérations à l’échelle de la Banque, tout en préservant la cohésion de l’équipe. Je suis convaincu que Marie-Laure saura insuffler un leadership et un dynamisme rafraîchissants à l’équipe de direction et à la Banque », a déclaré le président du groupe de la BAD.

Marie-Laure Akin-Olugbade  est « Je suis profondément honorée de la confiance que le Président Adesina a placée en moi. Je me réjouis à la perspective de travailler en étroite collaboration avec le Président, l’équipe de direction et nos Conseils d’administration pour renforcer l’impact et l’efficacité de la Banque dans la mise en œuvre de programmes qui profitent à nos pays membres régionaux ».

Marché financier : la Cosumaf réduit les tarifs

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Les frais de gestion sont notamment limités à 2% hors taxes de l’actif net pour les OPC Actions tandis que les commissions des sociétés de bourse  sur les opérations de marché  passent de 2% à 1,75% du montant levé.

 La présidente de la Commission de Surveillance du Marché Financier de la Cemac (Cosumaf) a rendu public un communiqué fixant une nouvelle tarification. Le régulateur revoit ainsi la grille tarifaire à la baisse pour la majorité des acteurs du marché.

La première réduction concerne les tarifs appliqués aux sociétés de bourse.  Le taux maximal des commissions sur les structurations et les arrangements des opérations de marché  passent de 2% à 1,75% du montant levé. Les commissions sur le placement et la prise ferme sont maximalement fixées à 1%.  On observe donc une réduction sur le placement tandis que  les commissions pour le chef de file  des opérations d’introductions en bourse ne  changent pas. Elles restent plafonnées à 0,30%.  Par contre, les ordres de bourse, frais de recherche, attestation et relevé sont  désormais fixés à 2500 FCFA maximum.

Sur le marché secondaire, les frais de courtage passent de 1% maximum à  0,5 % maximum du montant brut sans distinction, autant pour les actions que pour les obligations.  Sur les introductions en bourse des actions, la BVMAC pourra prélever uniquement  0,08% et 0,04% pour les emprunts obligataires. La redevance annuelle versée par les sociétés de bourse à la BVMAC  reste de 2 000 000 FCFA et la commission de Courtage maintenue à 0,3%.

Les frais de gestion  connaissent  aussi une baisse.  Ils sont désormais limités à 2% Hors Taxes de l’Actif net pour les Organismes de Placement Collectif Actions, 1,5 pour les autres OPC et 3% pour la gestion sous mandat. Les Conservateurs Nationaux des Titres financiers au Cameroun et au Gabon devront désormais payer 25 millions de FCFA tandis que les Sociétés de Bourse passent à 7,5 millions à 5 millions de FCFA. 

 Au sujet des commissions d’agrément, les plateformes digitales, les Commissaires aux Comptes doivent en verser 5 millions de FCFA.  L’obtention d’agrément par les Conseillers en Investissement financiers, les Conseils en Investissement Participatif, les Listing Sponsors, les évaluateurs d’OPCI, les analystes financiers,  entraîne le paiement d’une somme de 1,5 million FCFA.

Globalement, les tarifs sont réduits. Il s’agirait d’un moyen pour les autorités de la sous-région, d’encourager le recours au marché financier sous régional.

Le Gecam lance son bureau Diaspora

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Cette section  du Groupement des Entreprises du Cameroun favorisera des liens entre les entreprises locales et les investisseurs à l’étranger.

Le  Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) a officiellement lancé les activités de  son bureau dédié à la diaspora.  Antoinette Kamgaing, jusque-là responsable des adhérents au sein du groupement, a été désignée pour conduire cette section du patronat camerounais.  L’objectif  de ce nouveau bureau  est surtout la mise en relation des investisseurs de la diaspora avec les entreprises membres  du Gecam, principalement les PME.

« Ce bureau de la diaspora se veut une référence, un carrefour de l’information en matière d’entrepreneuriat pour la diaspora. Il favorisera la mise en relation des investisseurs de la diaspora avec les entreprises du Gecam, la mobilisation des compétences de la diaspora pour accompagner les PME du Gecam et les projets locaux », explique Célestin Tawamba, président du Gecam.

 Le lancement qui a eu lieu par visioconférence,  a permis de présenter les atouts de ce bureau.  Il va notamment être un outil d’informations pour les investisseurs.  Il permettra en l’occurrence d’avoir   des informations actualisées sur l’environnement des affaires au Cameroun.  Il  pourra donc servir de conseil en investissement pour la diaspora. Ce sera  aussi un centrede  compétences  diverses de la diaspora au service des  PME locales.  Ce bureau va donc selon Célestin Tawamba, contribuer au  plaidoyer «  pour une meilleure intégration de la diaspora dans la formulation et la mise en œuvre des politiques de développement du Cameroun ».

Le lancement de ce bureau dédié à la diaspora intervient six mois après la mise en place de l’exécutif du  nouveau patronat camerounais constitué de la plus grande représentativité des entreprises camerounaises par taille et par secteur d’activités.

Minoterie : les nouvelles ambitions de Célestin Tawamba

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A travers Cadyst Group, l’homme d’affaires souhaite étendre davantage son empire et devenir leader dans le secteur de la transformation du blé au-delà du Cameroun.

Cadyst Group, industrie agroalimentaire détenue par Célestin Tawamba par ailleurs président du groupement des patrons du Cameroun fait un pas de géant dans son secteur d’activités. Le groupe est sur le point de conclure un accord pour l’achat de de la Société le Grand Moulin du Cameroun (Sgmc), filiale de Somdia contrôlée  à 100% par le groupe français Castel.

 Les négociations  sont très « avancées », apprend-on  pour cette opération  estimée  à près de 50 milliards de FCFA.  Cadyst Group se démarque ainsi face à ses concurrents dans cette affaire où figurait notamment le géant singapourien du négoce de matières premières agricoles Olam.  L’industriel camerounais est désormais le seul candidat à la reprise du groupe Somdiaa.  Un  véritable coup stratégique pour Célestin Tawamba  qui  pourra ainsi se tailler une part de marché, la part du lion.  Car,  il entrera en possession de la Société le Grand Moulin du Cameroun (Sgmc) au Cameroun qui  détient  au moins 10 moulins dans le pays et plus de 25% des parts du marché.

Si pour Somdia, la cession  de Grand moulin  va lui permettre de recentrer ses activités sur l’agriculture et la première transformation en Afrique, pour Cadyst, il est question d’avoir plus d’assise dans la minoterie.  L’ambition de ce groupe étant d’accroître de plus en plus ses investissements dans la production industrielle et favoriser la création d’emplois.  Le groupe dispose actuellement de 6 moulins opérationnels et 5 sites industriels. Ceci pour 17 marques de pâtes alimentaires à base de semoule de blé dur, de biscuits secs et fourrés, des solutés pharmaceutiques, de la provenderie etc. Présent dans 5 pays africains,  le groupe ambitionne de s’étendre davantage sur le continent et d’être leader dans le secteur agroalimentaire, farines et élevage.

En janvier 2023, le groupe a inauguré  l’unité industrielle  de sa marque, La Pasta à Kribi dans la Zone Industrialo-Portuaire. D’une capacité de production allant jusqu’à 12 000 sacs de 50 kg de farine de blé par jour,  la capacité totale du groupe est passée à 1120 tonnes par jour.

Les Centres de Gestion Agrées accélèrent la formalisation des PME à Kribi

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Inciter les TPE et PME à franchir le pas de la formalisation. C’est l’un des enjeux de la 9ème édition des Caravanes de sensibilisation des Petites et Moyennes Entreprises (PME) en vue de leur adhésion aux Centres de Gestion Agréés (CGA). Cette campagne qu’abrite Kribi se déroule sous le thème « Les CGA, un maillon essentiel dans le dispositif de structuration et de formalisation des PME de la place portuaire de Kribi ». Située dans la région du Sud, la Zone industrialo-portuaire de la ville balnéaire est en pleine expansion, et s’impose comme un point névralgique pour les entreprises du secteur de la transformation et de la logistique.

Devenant l’un des véritables poumons industriels du Cameroun, la Zone industrialo-portuaire de Kribi (ZIPK), d’une superficie de 15 000 hectares, offre depuis 2018, un terrain fertile aux entreprises désireuses de s’implanter en Afrique centrale. Son positionnement stratégique et ses infrastructures modernes en font un hub logistique de premier plan, tout en favorisant le développement des filières agricoles, forestières et minières. Connaissant une montée des implantations d’entreprises, il est urgent de renforcer la structuration des Très Petites Entreprises (TPE) et Petites Entreprises autour de la zone portuaire.

Le but final de caravane est de faciliter leur migration vers l’économie formelle, en les incitant à adhérer aux CGA, qui leur offriront en retour des avantages fiscaux non négligeables. Pour atteindre cet objectif, la caravane compte sensibiliser plus de 2 000 acteurs sur les bénéfices de cette adhésion et leur fournir des informations sur les innovations fiscales pour l’exercice 2024. ARTICULATIONS Cette 9ème édition s’articule autour de plusieurs activités réparties en trois axes majeurs : l’information, la sensibilisation et la formation. Les PME participantes pourront assister à des séminaires et des ateliers thématiques conçus pour renforcer leurs connaissances en matière de gestion fiscale et comptable.

Des activités de réseautage et d’accompagnement permettront aux entrepreneurs d’échanger avec les parties prenantes, facilitant ainsi des partenariats stratégiques. En parallèle, un village des CGA et des entrepreneurs sera installé pour promouvoir l’offre des CGA, tandis qu’une caravane mobile se chargera de porter la sensibilisation jusque dans les localités environnantes. Depuis leur lancement en 2016, les Caravanes de sensibilisation des PME pour leur adhésion aux CGA ont parcouru presque toutes les régions du Cameroun. Après des éditions réussies dans les villes de Yaoundé, Douala, Garoua et Bamenda, cette 9ème édition à Kribi marque une étape importante dans la couverture des zones stratégiques du pays. La ville de Kribi, en tant que nouveau pôle de développement industriel, apparaît comme un choix pertinent pour attirer davantage d’entreprises vers les CGA.

Cette 9ème édition s’articule autour de plusieurs activités réparties en trois axes majeurs : l’information, la sensibilisation et la formation. Les PME participantes pourront assister à des séminaires et des ateliers thématiques conçus pour renforcer leurs connaissances en matière de gestion fiscale et comptable. Des activités de réseautage et d’accompagnement permettront aux entrepreneurs d’échanger avec les parties prenantes, facilitant ainsi des partenariats stratégiques. En parallèle, un village des CGA et des entrepreneurs sera installé pour promouvoir l’offre des CGA, tandis qu’une caravane mobile se chargera de porter la sensibilisation jusque dans les localités environnantes.

La réussite de cette édition repose sur l’engagement de nombreux acteurs, tant publics que privés. Le ministère des Petites et Moyennes Entreprises (Minpmeesa), en collaboration avec plusieurs autres ministères et organismes tels que le Ministère des Finances (Minfi), l’Agence de Promotion des PME (Apme), ainsi que des acteurs du secteur privé comme les associations patronales (Gecam, Syndustricam) et les établissements financiers, joue un rôle clé. Ce partenariat publicprivé vise non seulement à accompagner les PME dans leur développement, mais aussi à consolider l’écosystème entrepreneurial local.

Budget 2025 : 84,38 milliards de FCFA sur la table du Conseil des ministres de l’UEAC

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La 42ème session des assises budgétaires de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) qui s’est déroulée à Bangui, en République centrafricaine, les 7 et 8 octobre 2024 s’est concentrée principalement sur l’examen de l’avant-projet de budget de la Cemac pour l’exercice 2025. Le budget de l’année 2025 du Conseil des ministres de l’UEAC, est fixé à 84,38 milliards de FCFA, en baisse de 6,85 % par rapport à 2024. Cette réduction du budget s’inscrit dans le cadre des orientations fixées par la lettre de cadrage du président de la Commission de la CEMAC, datée du 11 juin 2024, qui préconise le maintien des dotations, à l’exception des dépenses liées au personnel. Le vice-président de la Commission, Charles Assamba Ongodo, a souligné que cette mesure reflète la volonté de stabiliser les ressources tout en répondant aux besoins d’augmentation des effectifs à la suite d’un audit.

LA CEMAC FACE AUX DÉFIS DE SON FINANCEMENT

La rencontre de la capitale centrafricaine était présidée par Edwige Opportune Pouninguinza Nguelebe, directrice de Cabinet et représentante du ministre centrafricain de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Pr. Richard Filakota, cette rencontre réunit les ministres en charge de l’Économie et des Finances des six États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad, et la République centrafricaine. Edwige Opportune Pouninguinza Nguelebe, représentante du président du Conseil des ministres de l’Ueac, a, quant à elle, mis en lumière les défis de financement auxquels fait face la Communauté, notamment en raison du faible recouvrement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI). Elle a exhorté la Commission et les États membres à appliquer rigoureusement le mécanisme de collecte de cette taxe, essentiel au financement de la CEMAC.

Outre l’adoption du budget, les travaux de cette session budgétaire ont abordé des dossiers cruciaux pour l’avenir de la Communauté. Parmi les thèmes à l’ordre du jour, on retrouve l’évaluation des performances économiques passées, la définition des orientations futures en matière de gouvernance financière, le suivi des réformes structurelles, ainsi que le développement des infrastructures et des services publics, avec un accent particulier sur les secteurs de l’énergie, des transports et des télécommunications. En ce qui concerne la performance économique de la sous-région, la Banque mondiale indiquait en juin dernier que la croissance dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale n’a pas été suffisante en 2023 pour réduire substantiellement la pauvreté. L’institution de Bretton woods poursuit en indiquant que « l’inflation dans les pays de la CEMAC était en hausse depuis la fin de l’année 2021 mais a commencé à diminuer au second semestre de 2023. En moyenne, les prix à la consommation ont diminué de 6,3 pour cent en décembre 2022 à 4,8 pour cent en septembre 2023, dans un contexte de politique monétaire plus stricte adoptée par la banque centrale régionale (BEAC) et de baisse des prix de la plupart des matières premières ». Les dépenses publiques ont augmenté dans la plupart des pays de la CEMAC, réduisant l’espace budgétaire et posant des défis pour contenir la dette publique.

ACCROITRE LES ÉCHANGES COMMERCIAUX EN AFRIQUE

La promotion du secteur privé et de l’investissement, l’amélioration du climat des affaires et la facilitation des échanges commerciaux figuraient également parmi les priorités de cette session. Si Les échanges commerciaux intra-africains ont enregistré une croissance de 7,2% en 2023 pour atteindre 192 milliards de dollars, selon un rapport présenté officiellement le mercredi 12 juin 2024 par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), l’on note un faible flux commercial en Afrique centrale avec un taux de 6,6% contre 41,4%, pour l’Afrique australe qui reste le principal moteur des échanges commerciaux entre les pays africains ; 25,7% pour l’Afrique de l’Ouest, 14,1% pour l’Afrique de l’Est et 12,4% pour l’Afrique du Nord.

Les discussions incluront également le renforcement de la coopération régionale, notamment en matière de sécurité, de gestion des ressources naturelles et de lutte contre l’insécurité. En marge de la session, Pouninguinza Nguelebe a salué les efforts de la Commission CEMAC ainsi que des dirigeants de l’École inter-États des douanes et de la Carte Rose pour leur diligence dans le processus de réintégration à Bangui. La participation des hauts responsables des organes, institutions spécialisées et agences d’exécution de la Communauté a renforcé l’importance de cet événement. Le rapport final de cette session sera soumis à l’approbation lors de la 42e session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEAC, prévue pour le 11 octobre 2024, également à Bangui.

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