mercredi, juin 3, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 136

Recettes pétro-gazières: La SNH a transféré 440 milliards de FCFA à l’Etat à fin octobre 2024

0
Immeuble SNH www.newsducamer.com
IMMEUBLE SNH www.newsducamer.com

Au 31 octobre 2024, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) a transféré au Trésor public 440,350 milliards FCFA, après déduction des charges, au titre des ventes de pétrole brut et de gaz. Cette performance marque une augmentation de 175,034 milliards FCFA par rapport au montant transféré à fin juin 2024, qui était de 265,316 milliards FCFA. En valeur relative, cela représente une hausse de 65,96 %. La SNH a également versé à l’État un dividende de 25 milliards FCFA, 22,855 milliards de FCFA d’impôts sur les sociétés, ainsi que 8,391 milliards FCFA au titre d’autres impôts et taxes.

 Pour 2024, la loi de finances rectificative prévoit des recettes pétrolières et gazières de 801,6 milliards FCFA. À ce jour, la somme totale collectée s’élève à environ 496,596 milliards FCFA, incluant les transferts financiers au Trésor et les contributions fiscales. Cela laisse un écart de 305,004 milliards FCFA à combler d’ici la fin de l’année. Si les tendances actuelles persistent, les recettes annuelles pourraient plafonner à environ 700 milliards FCFA, soit un déficit de plus de 100 milliards FCFA par rapport à l’objectif.

UNE LÉGÈRE PROGRESSION POUR LA PRODUCTION

La production nationale de pétrole brut au 31 octobre 2024 s’élève à 18,13 millions de barils. Par rapport aux 11,104 millions de barils enregistrés à fin juin, cela représente une hausse de 7,026 millions de barils en valeur absolue, soit une augmentation de 63,26 % en valeur relative. En revanche, la production nationale de gaz naturel, estimée à 2 043,27 millions de m³ au 31 octobre, semble se maintenir à un niveau comparable à celui du premier semestre, sans variations significatives indiquées dans les données disponibles.

Malgré une production stable, voire croissante pour le pétrole, les recettes enregistrées restent freinées par les fluctuations des cours internationaux. Entre janvier et juin 2024, une baisse notable des revenus avait déjà été observée, avec une diminution de 85,944 milliards FCFA par rapport à la même période en 2023. La fin d’année s’annonce décisive pour la SNH et le gouvernement camerounais. L’objectif de 801,6 milliards FCFA fixé dans la loi de finances rectificative paraît difficile à atteindre sans un rebond significatif des prix ou une augmentation inattendue des volumes vendus.

DES PRÉVISIONS EN BAISSE

Après une prévision optimiste de 828,3 milliards de FCFA pour 2025, en hausse par rapport aux 801,6 milliards de FCFA espérés en 2024, les recettes pétrolières du Cameroun vont s’engager sur une pente descendante. Le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2025-2027 anticipe un recul significatif dès 2026, où elles devraient chuter à 612,5 milliards de FCFA, avant de tomber sous la barre des 600 milliards en 2027, à 580,6 milliards de FCFA.

Ces estimations pessimistes, bien que non explicitement justifiées dans le document élaboré par le ministère des Finances, trouvent un écho dans la tendance baissière de la production pétrolière observée ces dernières années. Selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), la production de pétrole brut du Cameroun devrait atteindre un peu plus de 3 millions de tonnes en 2024, confirmant une baisse continue amorcée il y a plusieurs années. Entre 2021 et 2024, cette production aurait enregistré une chute globale de 11,4 %.

En plus de la diminution des volumes de production, les recettes pétrolières pâtissent également de facteurs externes. La loi de finances 2025, revoit d’ailleurs à la baisse les prévisions de mobilisation des revenus pétroliers initialement établies à 828,3 milliards de FCFA. Désormais, l’État table sur 734,8 milliards de FCFA, soit une contraction de 66,8 milliards (-8,3 %) par rapport à l’objectif de 2024.

Ce réajustement est principalement attribué à la baisse des cours mondiaux du baril, combinée à une dépréciation du dollar face au franc CFA. À ces difficultés s’ajoute une situation peu favorable pour le secteur pétrolier camerounais. Après une contraction de -2,6 % prévue pour 2024, la décroissance devrait se poursuivre en 2025, avec un recul estimé à -1 %.

A titre de rappel, les recettes pétrolières regroupent les revenus issus de la vente de pétrole brut, de gaz naturel liquéfié, ainsi que de l’impôt sur les sociétés pétrolières.

Carnet noir: Le DG de l’autorité portuaire nationale est mort

0

L’Autorité portuaire nationale (APN) est orpheline de son chef depuis les premières heures de ce 18 décembre 2024. Son directeur général, Louis Eboupeke n’est plus. L’homme a passé l’arme à gauche, des suites de maladie, à Yaoundé. Après trois années seulement passées à la tête de la structure en charge de la gestion des ports du Cameroun, Louis Eboupeke rejoint son prédécesseur dans l’au-delà.

Nommé à la tête de l’APN le 12 mai 2021, Louis Epoubeke remplaçait Josué Youmba décédé dans les mêmes conditions, le 28 avril 2021. Après avoir dirigé l’APN pendant 13 ans. Eboupeke avait pour missions spécifiques de parachever les projets engagés par son prédécesseur, notamment l’arrimage des textes du sous-secteur maritime non seulement aux textes sous-régionaux et internationaux, mais surtout, aux défis et enjeux actuels. L’homme avait également dans sa feuille de route, de rendre compétitifs les ports du Cameroun.

La construction du port en eau profonde de Limbe était un projet particulièrement attendu: une revendication des citoyens du Sud-Ouest mais surtout, la réparation d’un  »tort » tant ce projet est annoncé depuis des lustres. Le temps lui aura manqué pour cette lourde mission.

Habitat : Le Cameroun veut s’associer au marocain Addoha pour construire 2 000 logements sociaux

0

Selon la loi de finances 2025 récemment adoptée par le Parlement, le Minhdu bénéficiera d’une dotation de 157,7 milliards de FCFA pour l’exercice budgétaire à venir. Une partie de ce montant sera consacrée à la poursuite du vaste programme de construction de logements sociaux initié il y a plusieurs années. Outre les projets en cours – dont certains accusent un retard significatif –, un chantier majeur devrait voir le jour dès l’année prochaine.

 Le ministère, sous la houlette de Célestine Ketcha Courtès, a choisi le géant marocain Addoha pour piloter ce projet de 2 000 logements. « L’ensemble des opérations majeures mises en œuvre au cours de l’exercice 2025 comprend notamment l’implantation de l’entreprise Addoha pour la construction de 2 000 logements », précise le Minhdu dans ses prévisions. Pour l’instant, peu de détails ont été révélés. Le ministère n’a pas communiqué ni le coût du projet, ni le calendrier précis, ni les mécanismes financiers envisagés pour le mener à bien.

ADDOHA CE N’EST PAS NOUVEAU

 Ce n’est pas la première fois que le groupe Addoha est annoncé dans des projets de logements sociaux au Cameroun. En mars 2014, Lahcen Saile, alors ambassadeur du Maroc au Cameroun, avait déjà évoqué un projet similaire. À l’époque, Addoha prévoyait la construction de 1 300 logements sociaux et 26 villas à Yaoundé. Bien que les détails financiers de ce projet n’aient pas été divulgués, l’initiative visait à renforcer la présence de l’entreprise dans le pays. Addoha est déjà actif au Cameroun via CIMAF (Ciments de l’Afrique), une usine de production de ciment installée dans la zone industrielle de Bonabéri à Douala.

Cette unité, opérationnelle depuis février 2014, dispose d’une capacité de production initiale de 500 000 tonnes par an, extensible à un million de tonnes. Malheureusement, malgré un ramdam médiatique au Cameroun, comme au Maroc, on n’a plus jamais entendu parler du projet.

UN PROGRAMME DIVERSIFIÉ POUR 2025

En plus du projet Addoha, plusieurs autres initiatives sont inscrites dans l’agenda du Minhdu pour 2025.Il s’agit notamment de l’achèvement des 1 675 logements sociaux à Olembé (Yaoundé) et Mbanga-Bakoko (Douala), dont 830 sont déjà attribués aux acquéreurs ; la finalisation des 224 logements témoins dans le cadre du projet de 10 000 logements sociaux en partenariat avec la firme italienne Pizzarotti ; l’achèvement des 200 logements de Bamenda et Buéa, inscrits dans le Plan d’Urgence Triennal pour l’Accélération de la Croissance Économique (PLANUT) ; le lancement des 60 logements pilotes avec le promoteur privé PNHG, en vue d’une production totale de 3 000 unités ; la finalisation des prérequis pour démarrer un projet de construction avec le soutien de la firme Lafak.

Nécrologie : le journaliste Lambert Ngouanfo est mort

0
Lambert Ngouanfo

Lambert Ngouanfo n’est plus. Le journaliste reporter d’images s’est éteint cette nuit du 17 au 18 décembre 2024 des suites de maladie. L’information est de Nana Paul Sabin, un confrère de Radio Equinoxe. Lambert Ngouanfo est une figure très connue des milieux de la presse camerounaise. Sa signature est très présente dans des reportages sur le Cameroun diffusées sur la plupart des chaînes de télévision francophones.

Formé à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic), Lambert Ngouanfo est un des pionniers de la télévision privée au Cameroun. L’ancien élève du lycée de Mbouda a officié pour TV Max, la toute première chaîne de télévision privée du Cameroun, qui s’est très vite éteinte, et surtout l’Agence France presse TV qu’il a intégrée en 2015. Agence qui a parmi ses clients TV5 monde et France 24, chaînes qui ont régulièrement diffusé ses productions.

1xBet est devenu sponsor officiel de la Fédération camerounaise de basket-ball

0

La société de paris mondialement reconnue 1xBet a signé un accord de partenariat avec la Fédération camerounaise de basket-ball et va promouvoir le basket-ball dans le pays. Très bientôt, le logo 1xBet ornera les tenues de l’équipe nationale du Cameroun.

Le partenariat avec la FCB est une nouvelle confirmation de l’engagement de 1xBet dans la popularisation du sport. La société prévoit d’attirer encore plus de personnes vers un mode de vie sain, tandis que les joueurs de basket-ball camerounais auront de nouvelles opportunités de développement.

« Nous mettons activement en œuvre notre stratégie de soutien au sport et nous voyons un énorme potentiel dans le basket-ball au Cameroun. Notre objectif est de faire passer ce sport au niveau supérieur en donnant aux joueurs locaux la possibilité de réaliser leur potentiel. Nous voulons également contribuer au développement de la jeunesse et inspirer la nouvelle génération à atteindre de nouveaux sommets », a déclaré le représentant de 1xBet.

Au cours des dix dernières années, l’équipe nationale féminine du Cameroun a terminé deux fois vice-championne d’Afrique, tandis que l’équipe masculine a remporté la médaille d’argent en 2007.

« Nous sommes très reconnaissants à 1xBet pour son soutien – notre coopération permettra d’améliorer l’infrastructure du basket-ball et d’accroître l’intérêt des supporters. Nous sommes convaincus que les plus grands succès du basket-ball camerounais sont à venir », a déclaré le représentant de la Fédération camerounaise de basket-ball.

Abonnez-vous aux réseaux sociaux de 1xBet pour rester au courant des nouvelles importantes et ne pas manquer les concours avec des prix de valeur et des billets pour les matchs de vos équipes préférées !

Sur la plateforme 1xBet, vous trouverez tous les événements et championnats populaires de basket-ball. Et avec le code promotionnel FBC1x vous recevrez un bonus de 200% jusqu’à 130 000 XAF lors de votre inscription sur la plateforme 1xbet. Placez vos paris, soutenez l’équipe nationale du Cameroun et gagnez avec un bookmaker fiable !

À propos de 1xBet

1xBet est une société de renommée mondiale avec 17 ans d’expérience dans l’industrie des paris et des jeux d’argent. Les clients de la marque peuvent parier sur des milliers d’événements sportifs ou jouer à des jeux populaires des meilleurs fournisseurs de casino en ligne, et le site web et l’application de la société sont disponibles en 70 langues. La liste des partenaires officiels de 1xBet comprend le FC Barcelone, le Paris Saint-Germain, le Lille OSC, la Serie A italienne, la Confédération africaine de football et d’autres marques et organisations sportives de renommée mondiale. La société accorde une grande attention au développement du sport dans toutes les régions où elle est présente, soutient les clubs locaux et organise des tournois sportifs. En outre, 1xBet a été à plusieurs reprises nommée et lauréate de prestigieuses récompenses professionnelles internationales.

Le C2D a injecté 26 milliards de FCFA pour moderniser Bertoua

0
Le visage de Bertoua renouvelé

Au cœur de ce voyage, les réalisations du programme Capitales Régionales, financé à hauteur de 26 milliards de FCFA par le C2D. Ce projet ambitieux, qui s’inscrit dans une logique de développement durable, a permis une transformation notable de Bertoua, tant sur le plan des infrastructures que des services publics. “Je découvre pas mal de réalisations qui ont été faites depuis quelques années. J’ai surtout écouté les commentaires qui sont faits par les habitants de Bertoua et les autorités municipales qui m’ont décrit ce qu’ils ont connu en termes de transformation de la ville. Bertoua est probablement la ville qui a le plus été transformée par le programme C2D. La ville a bénéficié d’une impulsion grâce à la coopération française et je m’en réjouis parce que c’est une belle réalisation”, avait constaté Thierry Marchand, l’ambassadeur de France au Cameroun en septembre dernier. 

Parmi les travaux d’envergure, les journalistes ont pu constater les effets positifs de la construction de 16,23 km de routes en Béton compacté au rouleau (BCR) et de 1,43 km de pavés, qui facilitent désormais les déplacements dans la ville. « Le pont de la Djadombe, reliant Monou 1 et Monou 2, a littéralement changé notre quotidien. Ce qui prenait auparavant des heures se fait maintenant en quelques minutes », témoigne un riverain. C’est une voie qui permet de relier 02 quartiers Monou 1 et Monou 2. Avant la construction de cette voie, apprend-on, les populations traversaient cette section à travers un pont de singe en bois et aucun véhicule ne pouvait le traverser. Pour relier les 2 quartiers qui sont distants de 300 m, les populations qui empruntaient des motocyclettes devaient contourner et traverser toute la ville ce qui avait un impact important sur les coûts de transport qui variaient très 300 et 500 FCFA. Des infrastructures marchandes modernes, telles que le marché Mokolo II et le centre commercial de Mbartoua, ont vu le jour, générant des opportunités économiques pour les populations locales. 

Les espaces publics ne sont pas en reste : le parc Sembé Lecco, aménagé sur près de 3 hectares, offre des installations variées comme des terrains multisport, une salle de fête, et un restaurant. Les jardins ENIA et Rotary, véritables poumons verts de la ville, renforcent le cadre de vie des habitants. Le programme Capitales Régionales a également permis de répondre à des besoins essentiels : des forages ont été réalisés pour améliorer l’accès à l’eau potable, des latrines modernes ont été installées pour renforcer l’hygiène publique, et un éclairage urbain à énergie solaire a été déployé pour sécuriser les espaces publics. “Ce voyage nous a permis de mesurer les avancées mais aussi les défis liés à la mise en œuvre d’un tel programme”, a confié un journaliste. L’un des objectifs majeurs du projet reste de renforcer les capacités de la communauté urbaine de Bertoua, afin qu’elle puisse gérer efficacement ces infrastructures tout en développant de nouvelles compétences pour l’avenir.

 Le programme Capitales Régionales à Bertoua, soutenu par le C2D, démontre qu’un financement ciblé et bien géré peut transformer durablement une ville. En investissant dans les infrastructures, les services de base, et l’amélioration du cadre de vie, ce projet incarne une vision ambitieuse pour un développement territorial équilibré.

Mokolo II : le nouveau marché de Bertoua cherche sa voie

0

Bertoua, chef de la région de l’Est Cameroun, s’enorgueillit de son marché Mokolo II, infrastructure moderne financée par le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) dans le cadre du programme C2D-Capitales Régionales. Construit sur une superficie d’environ 1 500 m², le marché Mokolo II a vu le jour grâce à un investissement de 602,2 millions de FCFA. Il propose des infrastructures modernes avec 200 boutiques, des hangars, un bâtiment administratif, et des équipements de sécurité tels qu’une clôture et des guérites. Le site bénéficie également d’installations essentielles : des candélabres solaires pour l’éclairage, un forage avec pompe électrique pour l’approvisionnement en eau, et un transformateur de 400 KVA pour l’énergie électrique. 

Ce marché modernisé constitue une avancée économique majeure, offrant un cadre attrayant et fonctionnel aux commerçants et aux visiteurs. « Le fait qu’on nous ait offert un marché nous a beaucoup aidés. Nous étions autrefois exposés aux accidents mortels le long des routes. Aujourd’hui, nous sommes mieux installés, à l’abri des intempéries et de la précarité », raconte Ando Marie-Louise, commerçante au marché Mokolo II depuis son ouverture en novembre 2021. Pour de nombreux vendeurs, ce marché symbolise un véritable tournant. Les hangars protégés et les boutiques modernes offrent désormais un cadre de travail plus sécurisé et organisé. Les risques d’accidents, autrefois fréquents pour les commerçants installés à même les rues, appartiennent au passé. Cependant, cette modernité ne suffit pas à répondre à toutes les attentes. 

UN MARCHÉ ISOLÉ : L’URGENCE DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES 

Malgré les avancées apportées par ce nouvel espace, le marché Mokolo II reste confronté à un obstacle majeur : l’absence d’une route praticable. « L’élément clé, c’est la route. Sans route, notre développement est freiné. Les clients peinent à venir jusqu’ici pour se ravitailler, et cela impacte gravement nos activités », déplore Ando Marie Louise. Cette problématique isole les commerçants du reste de la ville, ralentissant l’écoulement des marchandises et réduisant l’affluence des clients. « Nous avons un très beau marché, mais nous sommes isolés. Nous espérons que le gouvernement interviendra pour améliorer nos accès », ajoute-t-elle, exprimant le sentiment partagé par de nombreux commerçants. 

Malgré ces difficultés, le marché Mokolo II est perçu comme une opportunité. En plus de réduire les risques liés à l’exposition sur les routes, il offre un cadre propice à une meilleure gestion des activités commerciales. « Ce marché nous a épargné de nombreux dangers et nous permet de travailler plus sereinement, mais pour que nous puissions vraiment prospérer, il faut que le gouvernement s’attaque à la question des routes », insiste Ando. Le marché Mokolo II représente un pas important vers la modernisation des infrastructures marchandes à Bertoua. Cependant, sa pleine réussite repose sur une amélioration des voies d’accès pour relier les commerçants aux clients et renforcer le dynamisme économique local.

 UNE INFRASTRUCTURE PROMETTEUSE, MAIS INCOMPLÈTE 

Le programme C2D-Capitales Régionales, qui a permis la construction de Mokolo II, est salué pour sa vision de développement durable. Néanmoins, il souligne également la nécessité d’intégrer les infrastructures de transport à toute planification urbaine. Les commerçants de Mokolo II continuent d’espérer une intervention rapide pour répondre à ce besoin vital. Pour eux, la route n’est pas simplement une voie d’accès : elle est l’élément clé pour transformer le potentiel de leur marché en un véritable moteur économique pour la communauté.

60 000 tonnes de  produits pétroliers importés par Antoine Dzengue

0

 La cargaison importée de la raffinerie Dangote au Nigéra résulte d’un partenariat entre le groupe nigérian et Neptune Oil.

Dangote Refinery et Neptune Oil annoncent la première exportation de 60,000 tonnes de Premium Motor Spirit (PMS)  en provenance de la raffinerie Dangote au Nigéria. Il s’agit de la toute  première transaction à l’exportation des produits cette raffinerie vers le Cameroun. Antoine Ndzengue, promoteur de Neptune Oil devient ainsi le premier importateur africain de cette raffinerie. Ceci résulte d’une collaboration entre les deux sociétés qui  entendent renforcer les échanges commerciaux à l’intérieur du continent.

« Ce partenariat avec Dangote Refinery représente une étape décisive pour le Cameroun. En accédant aux produits pétroliers de cette raffinerie de classe mondiale en tant que premier importateur, nous consolidons la sécurité énergétique nationale tout en favorisant le développement économique local. Cette première livraison, réalisée sans l’intervention d’intermédiaires internationaux, reflète notre détermination à répondre indépendamment et efficacement aux besoins de nos marchés », a indiqué Antoine Ndzengue.

Côté Nigéria,  cette collaboration est perçue comme un soutien  aux besoins énergétiques du Cameroun. « Cette première exportation de PMS vers le Cameroun est une preuve concrète de notre vision pour une Afrique intégrée et indépendante sur le plan énergétique. Avec ce développement nous posons les bases d’un avenir où les ressources africaines sont transformées et échangées sur le continent pour le bénéfice de nos peuples », déclare Alhaji Aliko Dangote, président et Directeur Général du Groupe Dangote.  

La collaboration entre Dangote Refinery et Neptune Oil  envisage par ailleurs de nouvelles initiatives visant à établir une chaîne d’approvisionnement fiable permettant de stabiliser les prix des carburants et créer de nouvelles opportunités économiques dans toute la région. « Pour le Cameroun, c’est une avancée significative dans l’accès à des carburants de qualité et de proximité. De plus, grâce aux avantages logistiques liés à la proximité, elle contribuera à réduire les subventions des produits pétroliers accordées par l’État Camerounais », renseigne Antoine Dzengue.

Cemac : Les chefs d’Etat s’imposent solidarité et rigueur dans leurs politiques économiques

0

Au terme des travaux de leur sommet extraordinaire de ce 16 décembre 2024 au Palais présidentiel camerounais, les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont « réaffirmé leur attachement à la solidarité communautaire face aux chocs, à travers la poursuite d’une stratégie régionale cohérente et coordonner pour préserver la viabilité des finances publiques, la stabilité du secteur financier et pour renforcer la position extérieure de la Cemac». Les dirigeants de la sous-région s’accordent à « poursuivre une consolidation budgétaire ordonnée dans le cadre des discussions bilatérales avec les partenaires techniques et financiers, ainsi qu’à produire et diffuser régulièrement les données budgétaires, économiques et financières fiables et complètes pour les besoins de la surveillance multilatérale, de la politique monétaire et des politiques sectorielles ». En ce qui concerne les réserves de change, les chefs d’Etat ont « réaffirmé l’application intégrale de la réglementation des changes, notamment à travers le rapatriement diligent des devises par les opérateurs économiques, et plus particulièrement la signature, avant le 30 avril 2025, des conventions de comptes séquestre pour les fonds de restauration de sites par les entreprises extractives». L’exploitation pétrolière étant une activité commune à la quasi-totalité des pays de la Cemac, les chefs d’Etat comptent sur le FMI, la Banque mondiale et d’autres partenaires économiques et financiers, pour « accompagner les Etats et la banque centrale dans le rapatriement et de domiciliation des revenus pétroliers».

En saluant les « progrès enregistrés…dans la mise en œuvre du Programme des réformes économiques et financières», la conférence des chefs d’Etat s’engage à plus de rigueur dans leurs politiques économiques. Paul Biya et ses pairs ont « renouvelé l’engagement des Etats en faveur d’une politique d’endettement prudente, privilégiant les financements concessionnels». En même temps, la conférence des chefs d’Etat « exhorte les partenaires au développement à une mobilisation plus forte des ressources financières pour soutenir la transformation structurelle des économies de la sous-région».

Contexte morose

Le sommet qui avait pour thème « Evaluation de la situation et perspectives économiques, monétaires et financières de la Cemac : Mesures de consolidation de la résilience», se tient dans un contexte particulièrement morose pour la sous-région. Le niveau d’inflation est au-dessus du seuil de convergence, et s’expose à un risque de surendettement. A cela, il faut ajouter que le niveau des réserves de change ne fait que baisser. A propos, le communiqué final du sommet indique que « le niveau des réserves extérieures est passé de 2,3 mois en 2016 à 4,6 mois d’importations de biens et services en 2023, [et] connaît une tendance baissière». Or « les perspectives des cours des matières premières et du commerce international s’annoncent défavorables», relève le communiqué final. Face à cette situation, les chefs d’Etat s’accordent sur le fait que « de nouveaux efforts collectifs et concertés s’avèrent nécessaires pour améliorer substantiellement le cadre macroéconomique de la sous-région, notamment en accélérant la diversification économique et la consolidation des finances publiques».

Outre les chefs d’Etat et assimilés, le sommet a vu la participation des membres du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (Ueac), du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), d’Abebe Aemro Selassie, directeur Afrique du Fonds monétaire international (FMI), d’Ousmane Diagana, vice-président Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, de Serge N’guessan, directeur général du bureau Afrique centrale de la Banque africaine de développement (BAD), de Thierry Marchand, ambassadeur de France au Cameroun, représentant du gouvernement français et d’Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).

La conférence des chefs d’Etat n’était que l’aboutissement d’une profession de réflexion engagé quelques jours avant, avec notamment les réunions des ministres membres du Comité ministériel de l’Umac et du Conseil des ministres de l’Ueac, tenues respectivement les 9 et 14 décembre derniers par visioconférence. Aussi, les chefs d’Etat ont suivi au préalable une communication de Denis Sassou Nguesso, président dédiée du Programme de réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac). Communication délivrée par Anatole Collinet Makosso, Premier ministre du Congo, représentant le président Sassou Nguesso. La conférence a invité le président du Pref-Cemac à « accélérer la mise en œuvre du programme afin de prévenir durablement la communauté contre les chocs économiques endogènes ».

CAF awards 2024 : Paul Biya, Elvis Noupoué et André Onana sauvent l’honneur du Cameroun

0

Elvis Noupoué est le seul acteur technique du football camerounais à ramener un trophée des CAF awards 2024. L’homme en noir est le meilleur arbitre assistant du continent pour cette année. Dans une course où la concurrence était rude, alors que le football camerounais sombre dans une crise organisationnelle.

André Onana, lui, n’aura pas pu s’imposer face à des concurrents moins capés, mais qui auront été plus déterminants lors des compétitions africaines, notamment la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 jouée en début d’année en Côte d’ivoire. La faute à Ronwen Williams d’Afrique du Sud qui s’est illustré en arrêtant quatre tirs aux buts durant cette compétition, en quarts de dinale. Un exploit jamais réalisé par un gardien de buts en CAN. Supplantant ainsi le portier principal des Lions indomptables et de Manchester united qui n’aura pas eu le bonheur de recevoir le prix des mains de ses deux compatriotes. Les maîtres de cérémonie avaient désigné Joseph Antoine Bell et Jacques Songo’o pour ce prix. Le Camerounais se contentera d’être le portier du 11 type de l’année. Bien que n’étant pas le meilleur gardien de l’année. Evidemment le Cameroun ne pouvait prétendre à mieux, faute d’avoir aligné dans la course assez de concurrents, notamment dans les grandes catégories.

Pour le reste, Paul Biya ramènera également une récompense honorifique du Maroc. Le président de la République a reçu comme le président Al Sissi d’Egypte, un prix pour son investissement dans la promotion du football en Afrique. « Le président Biya que la Confédération africaine de football célèbre est un homme exceptionnel. C’est un sage. Il a placé la jeunesse au centre de ses préoccupations. C’est un visionnaire qui a donné au football camerounais le cadre et les moyens de son expansion. C’est un bâtisseur qui a construit des stades de dernière génération qui ont fait le bonheur des joueurs de la Coupe d’Afrique des Nations 2021», a déclaré Philippe Mbarga Mboa, ancien ministre en charge du sport, aujourd’hui ministre chargé de mission à la présidence de la République du Cameroun. Le premier sportif camerounais a ainsi sauvé l’honneur d’un football camerounais en panne de réussite depuis quelques années ; dans un domaine où il a souvent été la risée : les infrastructures.

Les vainqueurs 2024
Meilleur joueur 2024 : Ademola Lookman (Atalanta)
Meilleure joueuse 2024 : Barbra Banda (Orlando Pride/Zambie)
Meilleure sélection féminine : Nigéria
Meilleure sélection masculine : Côte d’ivoire
Meilleur club masculin : Al Ahly d’Egypte (vainqueur champion’s league)
Meilleur club féminin : TP Mazembe (vainqueur Champion’s league)
Meilleur joueur Interclub : Ronwen Williams (Mamelodies Sundowns)
Meilleure joueuse interclub féminin : Sanaa Mssoudy (AS FAR Maroc)
Meilleure gardienne : Chiamaka Nnadozie (Paris FC)
Meilleur gardien : Ronwen Williams (Mamelodies Sundowns)
Meilleure entraîneuse : Lamia Boumehdi (TP Mazembe)
Meilleur entraîneur : Emerse Faé (Côte d’ivoire)
Plus beau but : Mabululu (Angola)

- Publicité -
Google search engine