mercredi, juin 3, 2026
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Alternance : Pourquoi la violente campagne des évêques catholiques contre Biya et son régime

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« Même Dieu peut prendre le Cameroun, on ne va pas souffrir plus que ça. On a déjà souffert. Le pire ne viendra pas. Même le diable peut prendre le Cameroun, et on verra après.» Dans une envolée verbale, Mgr Barthélemy Yaouda Hourgo, évêque de Yagoua, a orienté son homélie du 29 décembre 2024 sur le terrain politique agité du Cameroun, à quelques mois de l’élection présidentielle. Alors que Paul Biya, 92 ans, nourrit les débats sur sa capacité à gouverner le pays, est appelé par certains apparatchiks du régime, à se représenter. Lui dont les apparitions en public sont de plus en plus rares et scrutées tant par ses pourfendeurs que par ses inconditionnels. Et Paul Biya dans son discours à la nation le 31 décembre 2024, a laissé croire dans son adresse à la nation, qu’il est possible qu’il se représente en octobre prochain. Disant que sa « détermination à servir est restée intacte», Paul Biya a laissé planer le masque d’incompréhension sur la question. Lui qui généralement attend la dernière heure pour « répondre aux appels du peuple ». Le père Albert Legrand, curé de la paroisse Saint Mathias de Foto par Dschang, a usé de philosophie pour appeler Paul Biya à se reposer : « Vous ne jouez pas au football ? Je pense qu’à plusieurs reprises, on a changé des joueurs non ? Kylian Mbappé, quand il est fatigué, on le remplace non ? (SIC) », a-t-il joué sa partition.

L’hostilité avait été engagée par Samuel Kleda. Dans une interview accordée à RFI, l’archevêque métropolitain de Douala avait clairement indiqué que «cela n’est pas réaliste », parlant de la candidature de Paul Biya à la prochaine élection présidentielle. C’est que « nous sommes tous des êtres humains. A un moment donné, nous devons quitter ce monde. Nous ne pouvons pas faire de miracle. Voilà pourquoi je parle de transition, que tout se passe bien et que maintenant, qu’on se prépare, qu’on ne soit pas surpris par quelque chose. » En revanche, Samuel Kleda a une position qu’il défend avant tout : « Ce que je veux pour mon pays, c’est une transition pacifique, ce qui veut dire qu’on organise les élections selon les normes des élections dans lesquelles tout le monde accepte le jeu démocratique. Ça c’est ma position. Celui qui gagne de manière juste, c’est celui-là qui doit gouverner», précise-t-il. Réitérant qu’«on ne peut pas mettre quelqu’un en prison pour des raisons politiques. Nous sommes en démocratie, chacun a le droit de s’exprimer », fustige-t-il la dérive autoritaire des détenteurs du pouvoir à Yaoundé.

La famille sans repères

Un peu partout sur le territoire national camerounais, les dirigeants de l’église catholique romaine se sont lancés ces derniers jours dans une campagne contre la mauvaise qualité de vie des Camerounais. Inspirés de la bulle du pape François au lancement de l’année jubilaire 2025, basée sur la famille dont le pilier qu’est la jeunesse, est aujourd’hui en perte de repères à travers le monde et particulièrement en Afrique. Et Emmanuel Abbo, évêque de Ngaoundéré, n’y est pas allé de main morte : « la famille aujourd’hui fait face à un autre problème pour lequel il faut davantage cultiver la vertu de l’espérance : il s’agit de l’avenir incertain des enfants pour qui les familles ont tout fait, pour qui les familles ont tout donné, pour qui les familles ont tout sacrifié, et qui à la fin se retrouvent dans la maison familiale, ayant pour seule assurance qu’ils n’auront jamais de l’emploi. Nous le savons tous : c’est la situation dramatique que traversent certaines familles qui assistent impuissamment à la dépression de leurs enfants ». Reprenant le pape François, l’évêque se demande « qu’est-ce que ces peuples n’ont-ils pas enduré ? Comment est-il possible que leur appel désespéré à l’aide ne pousse pas les responsables des nations à mettre fin à leurs nombreuses souffrances ? ». En indiquant que ces questions, « nous pouvons les reprendre à notre propre compte, conformément à notre propre contexte». Et surtout « ces questions, il faut se les poser avec courage et insistance, pour qu’elles rentrent dans les oreilles des sourds ; à savoir les oreilles de ceux qui ont les oreilles mais ne veulent rien entendre ; et les yeux de ceux qui ont les yeux mais qui refusent de voir la misère du peuple», souligne l’évêque.

L’homélie de Mgr Emmanuel Abbo

Alors « qu’est-ce que les Camerounais n’ont pas encore enduré ? Comment est-il possible que le mal-être des Camerounais ne pousse pas les responsables de ce pays à mettre fin aux trop nombreuses souffrances des Camerounais», s’interroge Emmanuel Abbo, évêque de Ngaoundéré. Pour l’homme, « la plus grosse des souffrances est qu’on interdit aux Camerounais d’exprimer leurs souffrances en promettant que l’Etat est un rouleau compresseur, un moulinex qui réduit à la pâte tout Camerounais qui osera exprimer sa souffrance». Alors « qui va-t-on gouverner quand on aura broyé tous les Camerounais ? Comment peut-on promettre la mort à tous ceux qui ne demandent qu’un minimum pour survivre ?» se demande-t-il.

Nécrologie : Emmanuel Bonde est mort

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Le Conseil constitutionnel est en deuil. Emmanuel Bonde n’est plus. Le membre de cette institution s’est éteint cette nuit des suites de maladie. On le savait malade depuis quelques temps. L’ancien haut commis de l’Etat s’est finalement éteint à l’âge de 78 ans.

Né le 14 janvier 1947, Emanuel Bonde engage sa vie professionnelle comme enseignant à 19 ans sur le tas, avant d’être admis au concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé en 1971. A sa sortie, l’homme est affecté au lycée de Domayo par Maroua en 1975. Juste pour un an et le jeune enseignant est nommé attaché au cabinet du président du Conseil économique et social. Pour une pige de deux ans, avant d’être appelé à servir au secrétariat général de la présidence de la République. En 1982, il y est nommé chargé de mission.

EN 1989, Emanuel Bonde est promu secrétaire général du ministère de la Santé publique, puis muté au ministère de la Recherche scientifique, pour un séjour entre 1992 et 1997, date à laquelle il est nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre des Travaux publics, chargé des routes. La voie est ouverte pour des postes pleins. Emmanuel Bonde sera nommé le 22 septembre 2006 ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative. En 2011, il est muté au ministère des Mines et du développement technologique, pour quatre ans. Ce membre du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) que l’on disait déjà fatigué et malade, sera déchargé en octobre 2015, pour un break de trois ans. Pour rebondir au Conseil constitutionnel en février 2018. Quelques mois avant la présidentielle 2018. Le natif de l’Est ne connaîtra pas un seconde présidentielle en tant que membre du Conseil constitutionnel. La faucheuse en a décidé ainsi.

Christelle Grâce Zinni Ngamani : « Le salon du voyageur veut restaurer la confiance entre les différents acteurs »

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Le Salon du Voyageur est une grande première au Cameroun. Pouvez-vous nous expliquer ce qui a motivé sa création et en quoi il se distingue des autres événements du secteur ?

Un voyageur est une personne qui se déplace d’un point A à un point B. Et en ce qui concerne la route, chaque année, environ 1,3 million de personnes trouvent une mort tragique dans des accidents de la route. Ces accidents font aussi 20 à 50 millions de blessés, dont certains deviennent handicapés. Les accidents de la circulation constituent la huitième cause de mortalité dans le monde et les jeunes de 5 à 29 ans en sont les principales victimes. Beaucoup de victimes en Afrique ne sont pas soutenues ou n’ont pas une connaissance des aides et assurances disponibles, ce qui contribue à une détérioration de leur situation économique. Le poids économique des traumatismes dus à un accident de la circulation représente entre 3 et 5 % du PIB d’un pays. Ces accidents entraînent des pertes économiques considérables pour ceux qui en sont victimes, leur famille et les pays et plongent des millions de personnes dans la pauvreté. Leur coût pour l’économie mondiale est estimé à 1 850 milliards d’euros chaque année, ce qui est colossal. Face à ce constat je n’ai pas compris pourquoi il n’existe pas déjà un espace de rencontre et d’échange des différents acteurs du voyage et voilà comment a germé l’idée de ce salon. Pourtant, il existe déjà des rendez-vous des professionnels et d’autres des particuliers. Il y a une séparation entre les différents acteurs de l’écosystème du voyage. Ce qui amplifie les problèmes de compréhension de la réalité des autres acteurs. Le salon du voyageur se distingue des autres événements du secteur par le fait qu’il s’agit en quelque sorte d’une place de marché. Le marché est par nature un lieu d’échange ouvert et accessible. Il s’agit de rassembler les voyageurs, les entreprises et les institutions publiques et privées afin que chacun puisse :- Savoir ce que l’autre fait,- Partager son expérience et expertise,- Poser des questions- Apporter des réponses et solutions appropriées.

Quelles sont les principales problématiques du secteur du voyage au Cameroun auxquelles cet événement souhaite apporter des solutions concrètes ?

Au Cameroun, voyager fait peur : nous avons peur du voyage, nous sommes inquiet lorsqu’un proche voyage. Les principales problématiques du secteur du voyage au Cameroun auxquelles le Salon du voyageur souhaitent apporter des solutions concrètes sont :- Tout d’abord le problème de confiance. Le salon du voyageur a l’ambition de restaurer la confiance entre les différents acteurs et cela commence par permettre à chaque acteur de s’exprimer sur ce qu’il apporte à l’écosystème et sur ses attentes. – Ensuite le problème du faible développement du tourisme au Cameroun. Pourtant nous avons un immense potentiel inexploité. Le développement de l’image de marque du Cameroun comme pays des voyageurs est un point important de ce salon. Ce statut de pays des voyageurs est une réalité historique et j’aimerais que nous soyons plus nombreux à en prendre conscience.

 La vision du Salon du Voyageur va bien au-delà des simples rencontres. Pouvez-vous nous parler de votre ambition et des impacts attendus sur le secteur touristique et économique au Cameroun ?

Mon ambition au travers du Salon du Voyageur est de relever un défi ambitieux : celui de repositionner le voyage au Cameroun et en Afrique comme un pilier essentiel de développement économique, social et psychologique. Parce qu’un pays sans mobilité fiable et sécurisée est un pays sans croissance. Avec le Salon du Voyageur, nous réinventons le voyage en Afrique. Les impacts attendus sur le secteur économique c’est de permettre aux entreprises du secteur de gagner de l’argent. La période des fins d’année est une période difficile parce que les entreprises sont en difficulté financière. Au Cameroun les entreprises ont du mal à sortir de l’argent parce qu’elle perde beaucoup d’argent par manque de solidarité. Le Salon du voyageur veut être un espace de solidarité. La solidarité est un des piliers essentiels permettant aux personnes de vivre ensemble en harmonie. Elle favorise les liens sociaux, renforce la cohésion de groupe et inspire des actions qui profitent à chacun. La solidarité n’est pas incompatible avec la rentabilité. L’impact sur le secteur touristique pour moi est une évidence. Et c’est pour cela que le Ministère du Tourisme a confirmé sa présence un mois après avoir reçu ma lettre d’invitation à exposer au salon.

Maniafi, votre service de conciergerie de voyage, est au cœur de cet événement. Comment cette initiative s’intègre-t-elle dans votre vision globale pour révolutionner la mobilité ?

Pour la petite histoire j’ai partagé mon expérience comme membre de la diaspora africaine sur le podcast “Conversation avec la Diaspora” en Août 2020. Et à ce moment il est question de comment est-ce que je peux apporter ma contribution en Afrique après plus de 10 ans d’expérience dans des grands groupes français. Et la première idée c’est de construire une usine pour recycler les véhicules abandonnés dans les garages et aux bords des routes. Ceci parce que j’ai une expérience de fabricant de véhicules : voiture, train, bus. Et comme ce projet nécessite de gros moyens financiers. Je décide de commencer par un petit projet. Je Viens donc au Cameroun suite au décès de ma grand-mère paternelle en 2021 et j’en profite pour faire un enquête terrain. Je vais à l’université des Montagnes pour échanger avec le responsable logistique, Monsieur Dominique DJOFANG. Je fais le tour des agences de voyage de transport interurbain à Yaoundé pour échanger avec les voyageurs. Et de ces échanges l’idée de faire le lien entre les voyageurs et les transporteurs naît. Maniafi, le service de conciergerie voyage est lancé en 2023. Avec Maniafi, réserver un billet de bus, de train ou d’avion devient simple. Tout comme obtenir des réponses sur les offres de voyages. Ce service digital, accessible par WhatsApp ou par téléphone, message ou appel, incarne la vision du salon : une mobilité fluide, sécurisée, et sans effort.

Cet événement est également un lieu de rencontre pour divers acteurs. Quels types de participants et partenaires attendez-vous ? Et quels bénéfices peuvent-ils en retirer ?

Ce que j’aime dire c’est que le voyage nous concerne tous et c’est pour cela que le slogan du salon du voyageur c’est : le voyage c’est ce qui nous rassemble. Un autre slogan est celui de mon cabinet : « Créer le lien pour viser l’excellence ». Les participants et partenaires attendus sont d’abord les personnes sensibles à ces notions :- Rassemblement- Création de liens- Excellence Plus précisément comme professionnel sont attendus : les transporteurs de personnes comme de marchandises, les responsables des différents ports, les responsables des aéroports, les banques, les assurances, les opérateurs de téléphonie, les entreprises technologiques, les cabinets d’ingénierie et de conseil, les écoles et les centres de formation, les fabricants de véhicules, les experts automobiles, les responsables des auto-écoles, les pharmaciens, les médecins, les autorités traditionnelles et religieuses,…Et comme particuliers : les voyageurs, les curieux et passionnés de voyage et tourisme. Les bénéfices généraux d’être exposant au Salon du Voyageur pour les professionnels :- Visibilité accrue : Faites connaître votre structure à un public qualifié.- Opportunités de partenariats : Élargissez votre réseau et collaborez avec des entreprises du secteur du voyage et du tourisme.- Accès direct aux clients potentiels : Rencontrez des voyageurs, des entreprises et des autorités locales pour développer des relations commerciales et recevoir des retours sur vos services.- Renforcer la notoriété et l’image de marque de votre structure : Mettez en avant vos services et montrez votre engagement pour des voyages sûrs, fiables et accessibles.- Fidéliser les clients existants : Présentez des offres exclusives pour les participants et les entreprises inscrits au salon.- Proposer des solutions adaptées aux voyageurs (format voyage, produits résistants aux contraintes de transport).- Démontrer votre expertise en sécurité : Affichez votre engagement pour la sécurité des voyageurs en offrant des conseils et des produits spécifiques.- Créer des expériences uniques sur votre stand : Organisez des démonstrations et des événements interactifs pour renforcer la notoriété de la marque auprès d’un public engagé.- Construire une image de marque internationale : Positionnez votre marque comme un symbole d’excellence, de sécurité et de fiabilité, attirant des clients dans le monde entier.- Démontrer l’importance de la sécurité des voyages : Proposez des solutions de maintenance pour les véhicules de transport et des conseils sur l’entretien pour assurer la sécurité des voyageurs.

Vous êtes une figure inspirante avec un parcours atypique. En tant que promotrice, comment votre expérience personnelle et professionnelle a-t-elle influencé la création de ce Salon ?

Je suis ingénieure en électronique qui enfant rêvait d’être magistrate puis psychologue (et plein d’autres métiers). J’ai fait un cursus scientifique alors qu’au départ je voulais faire un parcours littéraire. Mon expérience personnelle et professionnelle a influencé la création de ce Salon parce que je crois qu’il n’y a pas de bon ni de mauvais parcours. Pour moi l’essentiel c’est de créer du lien et pour cela nous agissons, évaluons et ajustons de manière systématique. Et c’est ainsi que j’organise ce salon et c’est cette façon de percevoir les situations que je veux apporter. Un autre point important pour moi c’est le fait de remplacer les limites strictes par des limites souples ce qui permet d’être créatif.

Enfin, qu’aimeriez-vous dire aux Camerounais, aux entreprises, et à la diaspora pour les encourager à participer ou soutenir le Salon du Voyageur ?

Avec le Salon du Voyageur, nous réinventons le voyage en Afrique. Oui c’est la 1ère édition. Je reçois beaucoup de félicitations et d’encouragement. Pourtant certains potentiels partenaires préfèrent attendre la 2ème édition. Je tiens à préciser que les conférences et sessions d’échanges seront accessibles en ligne et enregistrées pour être mise à disposition des personnes inscrites. Oui la vision est ambitieuse. Je redis encore : l’essentiel c’est d’agir, d’évaluer et d’ajuster de manière systématique. Une évidence : je ne peux pas réaliser ce salon sur fonds propres. Il y a toute une équipe derrière ce salon. J’ai la compétence et la capacité de structure des systèmes complexes. Le Salon du Voyageur 2025 c’est une expérience unique. Ne vous le faites pas raconter. Rejoignez le mouvement et devenez acteur d’une transformation collective qui prend racine dans les réalités du Cameroun. Comment faire concrètement : s’inscrire maintenant, pas après, comme visiteur, exposant ou sponsor. Ça se passe sur le site Internet salonduvoyageur.com ou par téléphone au 242 234004. Je vais contacter individuellement chaque personne inscrite pour lui apporter la meilleure expérience pendant ces 3 jours.

Représailles: Me Alice Nkom attendue à la gendarmerie

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Par exploit d’huissier, le chef du Service central des recherches judiciaires à la gendarmerie nationale, convoque Me Alice Nkom, présidente du conseil d’administration (PCA) du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac). L’avocate y est attendue le 14 janvier prochain, pour ouverture d’une enquête sur des soupçons de financement du terrorisme. La convocation que la gendarmerie a servie à la PCA du Redhac mentionne qu’elle a un lien avec une dénonciation de l’Observatoire du développement sociétal (ODS), organisation qui s’attèle à promouvoir l’image et les intérêts de l’État. L’ODS s’est ainsi saisi du cas Redhac, à la suite de la suspension de l’ONG et de l’association. La gendarmerie s’en sert pour ouvrir une enquête.

Sur le même sujet : Bras de fer entre Alice Nkom et Atanga Nji

La convocation de Me Alice Nkom

C’est une suite de la suspension de l’Ong et de l’association éponyme par le ministre de l’Administration territoriale (Minat) il y a quelques semaines. On se souvient que Paul Atanga Nji avait suspendu les activités de cinq ONG et associations pour activités illicites, dont le Redhac. Le Minat accusait ces organisations d’avoir reçu des financements extérieurs dont l’utilisation reste inconnue des pouvoirs publics. Aussitôt le lendemain de la mesure, le sous-préfet de Douala 1er avait aposé des scellés sur le siège du Redhac.

En réaction, Me Alice Nkom a détruit ces scellés tambour battant. La préfet du Wouri a renouvelé ces scellés, en les renforçant. Puis la PCA du Redhac a été convoquée par le préfet. Cette dernière ne s’est pas exécutée, au motif de non respect des procédures réglementaires par l’autorité administrative. La gendarmerie nationale s’est invitée à la guerre.

Compétitions sportives : l’Etat retire la gestion financière aux fédérations

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La gestion financière des équipes nationales retourne à l’Etat du Cameroun via le ministère en charge des sports. Dans la circulation encadrant l’exécution de la loi de finances 2025, l’article 171 prévoit que  »dans le cadre de l’exécution des dépenses relatives à l’organisation des compétitions sportives nationales et à la participation du Cameroun aux compétitions internationales, l’expression des besoins est faite par les fédérations sport. Les fonds y afférents sont mis à la disposition du ministre en charge des sports, qui en assure la gestion  ». Cela survient alors que les conflits se multiplient entre le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep) et les fédérations sportives civiles au sujet de la gestion financière des fonds publics mis à la disposition des fédérations sportives pour le compte des sélections nationales. Avec les cas les plus illustratifs de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et de la Fédération camerounaise de volley (Fecavolley) qui sont à couteaux tirés avec le Minsep au sujet de la gestion des dernières compétitions internationales (CAN masculines et féminines de volley, campagne éliminatoire de la CAN 2025 et du Mondial 2026), et même nationales (MTN élite One et MTN élite two). Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a tranché.

Ainsi, l’Etat reprend ses prérogatives d’antan. Dix ans après avoir concédé aux fédérations la latitude de gérer les finances, notamment en ce qui concerne les compétitions internationales. Le décret du 26 juillet 2014 repartit pourtant les missions dévolues à chaque acteur sportif, en ce qui concerne la gestion financière et administrative des équipes nationales. L’Etat gère le volet administratif pendant que les fédérations s’occupent des tâches techniques et même financières. C’est dire si des poches de résistance peuvent être enregistrées dans la mise en application de cette circulaire.

Paul Biya : “Le Cameroun est régulièrement apprécié par les instances financières compétentes pour sa résilience”

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Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Il y a quelques années, j’avais indiqué que le septennat en cours devait être décisif, dans la mesure où il permettrait à notre pays de poursuivre résolument sa marche vers l’émergence.

J’avais précisé que cet objectif devait être érigé en véritable « cause nationale », notamment à travers notre engagement collectif à rétablir la sécurité, à conforter notre croissance économique et à améliorer sensiblement les conditions de vie des Camerounais.

Un regard rétrospectif sur les années qui se sont écoulées depuis lors, permet de constater que des avancées considérables ont été accomplies dans chacun de ces domaines.

La sécurité, condition essentielle du progrès économique et social, a été et reste au centre de nos priorités.

Grâce à l’action conjuguée de nos forces de défense et de police, des autorités administratives et des populations, notre pays est resté stable, malgré un environnement international particulièrement troublé.

Certes, quelques-unes de nos localités demeurent confrontées aux attaques lâches des groupes terroristes et à la grande criminalité. Je puis cependant vous assurer que tout est mis en œuvre pour assurer une paix durable sur toute l’étendue de notre territoire.

La criminalité dans nos centres urbains et dans nos zones rurales est combattue vigoureusement par les forces de maintien de l’ordre, à qui je souhaite adresser ici tous mes encouragements.

Je me réjouis tout particulièrement des progrès enregistrés dans le combat contre le groupe terroriste Boko Haram. Les opérations menées ces dernières années par nos forces armées, dans la région de l’Extrême-Nord, ont permis de réduire fortement les capacités de nuisance de ces terroristes, qui en sont maintenant réduits à ne s’attaquer qu’à des civils innocents.

J’observe par ailleurs que le processus de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest progresse, en dépit des atrocités commises par quelques bandes armées, qui continuent leurs exactions principalement contre la population civile.

Je ne le dirai jamais assez. La cause séparatiste que ces groupes d’illuminés prétendaient défendre est vouée à l’échec.

Le Cameroun restera un et indivisible. C’est le vœu de l’écrasante majorité de nos compatriotes. C’est l’essence même du mandat qui m’a été confié. Et je n’y faillirai point.

Mes chers compatriotes,

Vous savez combien je suis attaché à l’UNITE NATIONALE, au PROGRES et à la PAIX. Vous êtes témoins des actions que le gouvernement mène, sous mon impulsion, depuis des années, pour mettre un terme à cette crise sécuritaire, qui affecte le développement de ces régions et endeuille de nombreuses familles.

C’est l’occasion pour moi de rappeler aux membres de ces bandes armées, que la Nation leur tend toujours la main.

Je les invite, une fois de plus, à saisir l’offre de paix qui leur a été faite et à déposer les armes. Des centaines de leurs camarades ont déjà rejoint les Centres de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion, et ont été formés à différents métiers, afin de faciliter leur insertion sociale. Le sort de ceux qui persistent dans la criminalité est peu enviable. Ils continueront d’être traqués sans relâche et répondront inéluctablement de leurs forfaits.

Mes chers compatriotes,

La consolidation de la croissance économique de notre pays est désormais une réalité. Le Cameroun est régulièrement apprécié par les instances financières compétentes pour sa résilience, malgré un contexte international particulièrement difficile.

En effet, nous n’avons pas été épargnés, ces dernières années, par une série de chocs exogènes.

La guerre en Europe de l’Est, les conflits au Proche-Orient, la morosité du marché des capitaux et des matières premières, les perturbations climatiques, les tensions inflationnistes et les fluctuations des cours du pétrole, ont ralenti nos perspectives de croissance.

Mais, en dépit de cet environnement difficile, l’économie camerounaise a enregistré un regain d’activité, avec un taux de croissance estimé à 3,8% en 2024, et projeté à 4,1% en 2025.

Les mesures prises pour limiter les comportements spéculatifs et accroître l’offre des produits de première nécessité, ont contribué à réduire l’inflation de 7,4% en 2023, à 5% cette année.

La maitrise de l’inflation devrait se poursuivre en 2025, pour se situer à 4%.

Dans l’optique de réduire le déficit de notre balance commerciale et de garantir notre souveraineté alimentaire, le plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique, que j’ai annoncé l’année dernière, commence à produire des résultats visibles.

Au cours de cette année, 452 tonnes de semences et 12 mille 800 tonnes de farine ont été produites. Par ailleurs, notre répertoire de produits exportés s’étend désormais aux produits industriels, notamment à l’aluminium.

Cette dynamique devrait connaître une accélération en 2025, à la faveur de la réforme de la Société Nationale des Investissements, qui fait de cet organisme un véritable levier stratégique de promotion des investissements productifs au Cameroun.

Le gouvernement a par ailleurs poursuivi les efforts de redressement et de transformation structurelle de notre économie, à travers l’opérationnalisation progressive des zones économiques. Plusieurs initiatives ont été engagées dans ce sens, à l’instar de la zone industrielle intégrée du Port Autonome de Kribi. Celle-ci est dédiée à la transformation des matières premières telles que le cacao, le café et l’hévéa.

S’agissant du cas spécifique du cacao, la politique de promotion de l’excellence qualitative mise en œuvre ces dernières années, a abouti à des niveaux de prix exceptionnels au profit des producteurs.

De même, deux zones économiques spécialisées dans la transformation du bois sont en cours de démarrage à Edéa et à Bertoua. Il en est également du technopole agro-industriel de Ouassa-Babouté par Nkoteng, qui sera consacré à la production et à la transformation des céréales, des tubercules, du lait et de ses dérivés.

Chaque jour qui passe, l’industrialisation de notre pays devient une réalité. L’ouverture, dans la localité de Bipaga à Kribi, de la plus grande usine de production de carreaux en Afrique Centrale, en constitue une preuve supplémentaire, avec à la clé la création de plus de 2500 emplois directs.

Le dynamisme dans le secteur industriel s’est aussi traduit par l’entrée en service d’une sixième cimenterie au Cameroun, entraînant la baisse des prix du ciment.

Il est incontestable que l’essor de ce secteur, constitue la clé de voûte de l’émergence économique à laquelle notre pays aspire légitimement.

Les perspectives de développement du riche potentiel dont nous disposons dans le secteur minier sont, elles aussi, porteuses d’espoir.

Le démarrage de l’exploitation des gisements de fer de Kribi-Lobe, Bipindi-Grand Zambi et Mbalam-Nabeba est imminent. C’est aussi le cas de la bauxite de Minim-Martap, dont la convention d’exploitation a été signée au mois de juillet dernier.

Je suis persuadé par ailleurs que la maîtrise des circuits de commercialisation de nos minerais, va accroître le volume des ressources financières nécessaires à la réalisation de nos projets de développement.

Mes chers compatriotes,

Depuis mon accession à la magistrature suprême, l’amélioration des conditions de vie des Camerounaises et des Camerounais n’a jamais cessé d’être au centre de mes préoccupations.

Sous mon impulsion, des efforts significatifs ont été consentis par les pouvoirs publics, afin de garantir à nos populations un accès satisfaisant aux services sociaux de base.

La forte poussée démographique que connaît notre pays a certes pu relativiser l’impact de ces efforts, en raison d’une demande de plus en plus croissante.

C’est pourquoi le gouvernement n’a cessé, sous mon autorité, d’accorder une attention particulière à la réalisation de projets, qui contribuent à rendre meilleur le quotidien de chaque citoyen.

Tel est notamment le cas de la fourniture en énergie électrique, dont l’importance pour le développement des activités économiques et la vie des ménages n’est plus à démontrer.

L’offre en la matière a connu une amélioration substantielle, grâce à l’achèvement, cette année, des travaux de construction de l’usine de pied du barrage de Lom Pangar et à la mise en service du barrage de Nachtigal.

Le volume des investissements dans ce secteur stratégique est appelé à s’accroître, à la faveur de la maturation de plusieurs projets hydroélectriques et photovoltaïques.

Pour ce qui est des zones rurales notamment, la quatrième phase du projet d’électrification de mille localités par l’énergie solaire va se poursuivre. Il en est de même de la construction de 360 centrales solaires, dans les unités administratives non encore électrifiées.

La réalisation de ces projets et le raccordement des réseaux interconnectés sud et nord permettra, à terme, de réduire les délestages et de résorber la fracture énergétique entre les régions méridionales et septentrionales de notre pays.

L’approvisionnement en eau potable constitue également un défi majeur que le gouvernement s’est attelé à relever ces dernières années, avec une détermination louable. La mise en service du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé, a permis une nette amélioration de la desserte de cette agglomération.

Une campagne de branchement de huit mille ménages au réseau d’eau potable a conséquemment été lancée dans cette ville.

Dans la ville de Douala, les travaux de réhabilitation et d’extension de la station hydraulique de Japoma sont en cours, tandis que les études techniques du méga projet d’adduction en eau potable de cette cité ont été finalisées.

La remise à niveau des stations de production d’eau potable se poursuit dans plusieurs villes secondaires.

Notre ambition est de doter chacune de nos localités d’une eau de qualité, à la mesure des attentes de nos concitoyens.

Dans le même temps, nous allons poursuivre les efforts visant à améliorer l’offre des soins, en renforçant le plateau technique des hôpitaux et en densifiant la carte sanitaire. C’est le sens de la récente mise en service des Centres Hospitaliers Régionaux de Ngaoundéré et de Bertoua.

Dans la perspective d’améliorer les performances du secteur, j’ai décidé de la contractualisation de 9 mille 944 personnels de santé, sur une période de cinq ans. Ce recrutement spécial contribuera sans doute à la réduction du chômage des jeunes diplômés dans le secteur de la santé, en même temps qu’il facilitera substantiellement la prise en charge des malades.

Sur un tout autre plan, le dialogue entre le gouvernement et les organisations syndicales se poursuit, dans le sens de la prise en compte des aspirations et des préoccupations des enseignants.

Mes chers compatriotes,

Permettez-moi de dire un mot sur le réseau routier.

Je suis conscient du sentiment de frustration qui vous habite, au regard de la dégradation de nos voiries urbaines et interurbaines.

Cette situation, vous vous en doutez bien, a un impact réel sur les activités économiques, et est très souvent à l’origine de nombreux accidents de la circulation.

Je puis vous assurer que l’état de notre réseau routier ne reflète pas les efforts et les sacrifices qui sont consentis pour sa réhabilitation et son extension.

Les contraintes en la matière sont connues. Au premier rang de celles-ci, la disponibilité des financements. La pluviométrie vient ensuite. Je n’oublie pas non plus les problèmes de gouvernance, qui nécessitent assurément des mesures fermes et diligentes. J’y veillerai.

Pour faire face à cette situation, j’ai instruit la réorganisation du Fonds Routier, dans le sens d’accroître sa capacité à mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des projets de construction, de réhabilitation et d’entretien des routes.

Les insuffisances que je viens d’évoquer ne doivent cependant pas occulter les efforts méritoires que nous avons accomplis dans ce secteur, en dépit de nombreuses contraintes.

Au cours de l’année qui s’achève, 446 kilomètres de routes ont été bitumées sur toute l’étendue du territoire national. En outre, près de 228 kilomètres de routes ont été réhabilitées.

D’autres projets de réhabilitation routière seront lancés en 2025, à l’instar des tronçons Bekoko-Limbe-Idenau et Mutenguene-Buea.

Après de longues négociations avec les bailleurs de fonds, plusieurs projets routiers, prévus de longue date, sont en voie de démarrage. Il s’agit des routes Ngaoundéré-Garoua, Ebolowa-Akom II-Kribi, et Mora-Kousseri. Parallèlement, les travaux de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen ont été lancés, tandis que les diligences relatives à la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala ont connu des avancées.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Tous les projets que je viens de mentionner, et bien d’autres, exigent, pour leur mise en œuvre, d’importantes ressources financières. Celles-ci, nous le savons, sont de plus en plus rares et difficiles à mobiliser, compte tenu de la conjoncture internationale et des contraintes inhérentes à notre économie.

Si nous voulons atteindre les objectifs de développement que nous nous sommes fixés, nous devons améliorer la gouvernance dans tous les secteurs d’activité.

Le Sommet Extraordinaire des Etats de la CEMAC que notre pays vient d’abriter, a rappelé l’urgence de conduire à bonne fin les réformes structurelles nécessaires à la consolidation des finances publiques dans notre sous-région. Comme par le passé, le Cameroun mettra tout en œuvre pour y parvenir.

Améliorer la gouvernance, c’est aussi amplifier la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics. C’est garantir une sécurité juridique aux investissements privés. C’est assurer la protection de la propriété foncière, où certaines dérives ont été constatées.

Soyez assurés d’une chose. Des sanctions appropriées seront infligées aux auteurs des infractions qui seront établies.

Camerounaises, Camerounais,

Plusieurs de nos compatriotes ont perdu la vie cette année, à la suite d’accidents dont certains étaient pourtant évitables. Il en est ainsi des accidents de la route comme de l’effondrement de constructions bâties en violation des règles en vigueur.

Les mesures prises par les pouvoirs publics pour réduire les risques en la matière vont se poursuivre et s’intensifier.

Nous avons également déploré de nombreuses victimes du fait des catastrophes naturelles. Le drame de la falaise de Dschang et les inondations survenues dans la région de l’Extrême-Nord, témoignent des conséquences auxquelles nous exposent de plus en plus les changements climatiques. 

Bien que ces inondations soient, pour la plupart, difficilement prévisibles, il est impératif d’intensifier nos efforts pour prévenir ou réduire les dégâts qu’elles causent.

J’ai à cet égard donné des directives claires au gouvernement pour la mise en œuvre d’un plan spécifique de construction et de rénovation des différentes infrastructures de protection contre les inondations dans cette région. 

Mes chers compatriotes,

L’année 2025 ouvre la voie à une nouvelle saison d’échéances politiques. Le calendrier électoral prévoit l’organisation de l’élection présidentielle et des élections régionales.

Comme par le passé, ce sera un grand moment de la vie nationale. Saisissons cette opportunité pour consolider notre démocratie.

J’en appelle à la maturité et à la responsabilité de tous les acteurs. Ils devront veiller à ce que le calme règne avant, pendant et après les élections.

Je suis bien conscient que certains de nos compatriotes continuent d’éprouver des difficultés pour s’inscrire sur les listes électorales, en raison du défaut de cartes nationales d’identité.

Nombre d’entre eux se trouvent également, de leur propre fait, en situation de double identité.

J’ai ordonné les mesures nécessaires pour faire face à cette situation qui devrait être rapidement réglée.

Camerounaises, Camerounais,

L’année 2025 qui commence, s’annonce pleine de défis. Je ne doute pas un seul instant qu’en restant le peuple uni et soudé que nous avons toujours été, nous ne soyons en mesure de les relever.

Oui, mes chers compatriotes, nous saurons, ensemble, comme par le passé, transformer ces défis en opportunités. Et nous continuerons, ensemble, notre marche déterminée vers le progrès, dans la sécurité et la paix.

Je suis particulièrement sensible au soutien massif que vous n’avez cessé de m’apporter toutes ces années. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais ménagé aucun effort pour répondre à vos aspirations. Votre confiance m’honore et me sert de boussole dans l’action que je mène à la tête de notre cher et beau pays.

Je puis vous assurer que ma détermination à vous servir demeure intacte et se renforce au quotidien, face à l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Le moment est maintenant venu de vous souhaiter, à toutes et à tous, une bonne et heureuse année 2025.

Vive la République !

Vive le Cameroun !

 Yaoundé, le 31 décembre 2024

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Présidentielle 2025 : Paul Biya refuse de se désister

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« Je puis vous assurer que ma détermination à vous servir demeure intacte et se renforce au quotidien, face à l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés». Paul Biya est sorti de son adresse à la Nation ce 31 décembre 2024 par cette déclaration. Au sujet des échéances électorales de 2025, et notamment la présidentielle et les régionales qu’il a rappelées. Sans répondre favorablement aux appels qui lui sont lancés afin qu’il se représente pour un nouveau septenat à la tête de l’Etat. En revanche, l’homme habitué à se faire « désirer » par cette méthode, avant d’annoncer sa candidature, se dit « particulièrement sensible au soutien massif que vous n’avez cessé de m’apporter toutes ces années ». Alors « c’est la raison pour laquelle je n’ai jamais ménagé aucun effort pour répondre à vos aspirations. Votre confiance m’honore et me sert de boussole dans l’action que je mène à la tête de notre cher et beau pays », a-t-il déclaré.

Toujours est-il que Paul Biya souligne que « l’année 2025 qui commence, s’annonce pleine de défis ». Des défis pour lesquels « je ne doute pas un seul instant qu’en restant le peuple uni et soudé que nous avons toujours été, nous ne soyons en mesure de les relever », estime-t-il. En se voyant parmi les hommes de la situation : « Oui, mes chers compatriotes, nous saurons, ensemble, comme par le passé, transformer ces défis en opportunités. Et nous continuerons, ensemble, notre marche déterminée vers le progrès, dans la sécurité et la paix », a-t-il poursuivi. Se mettant ainsi dans le jeu de l’alternance.

En choisissant cette option floue, Paul Biya laisse l’opinion dans les supputations et les débats qui ont cours sur la question au fur et à mesure que l’échéance approche. S’il ne l’a jamais fait, la question est d’autant plus préoccupante que certains ont émis le vœu de voir le président se prononcer sur sa candidature à l’occasion de son message à la nation lors de la Saint Sylvestre. Et l’homme qui aime les surprises, n’a pas failli à son modus operandi. Il faudra attendre le moment tant attendu, fixé par le Code électoral, pour en avoir le cœur net.

Mgr Samuel Kleda, Maurice Kamto,…

Cela survient au moment où Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, a clairement appelé le président Paul Biya, à prendre sa retraite politique. Evoquant son âge, près de 93 ans dont 42 passés à la tête de l’Etat, Samuel Kleda estime que Paul Biya ne peut plus rien apporter et crispe le développement sociopolitique par sa seule présence au sommet de l’Etat. Déclenchant l’ire des sbires du régime qui convoquent le droit positif pour justifier leur obstination à voir leur champion se représenter. Le débat se poursuivra jusqu’à ce que les déclencheurs de soient actionnés. Ce sera entre juillet et août s’ils sont réglementaires.
Paul Biya, lui, reste maître du temps pour l’instant. « Comme par le passé, ce sera un grand moment de la vie nationale. Saisissons cette opportunité pour consolider notre démocratie », lance le Chef de l’Etat à la nation. Non sans « [appeler] à la maturité et à la responsabilité de tous les acteurs. Ils devront veiller à ce que le calme règne avant, pendant et après les élections». Mais la tension monte depuis la clôture des inscriptions sur les listes électorales. Elections Cameroon (Elecam), l’organe chargé de l’organisation des élections, étant au centre d’une polémique sur sa crédibilité à organiser des élections crédibles et transparentes.

Paul Biya a des raisons de lancer cet appel car les tensions de la dernière élection présidentielle tenue en octobre 2018 ne sont jamais retombées. Arrivé officiellement 2ème, Maurice Kamto ‘était autoproclamé vainqueur au lendemain même de la clôture des bureaux de vote?. Après un long et palpitant contentieux électoral, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qui portait la candidature du professeur agrégé de droit, avait engagé des manifestations de revendication qui ont amené des centaines de ses militants et sympathisants et de nombreux cadres du parti derrière les barreaux. Certains y croupissent encore.

Discours : Ce que Paul Biya a dit à son peuple

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Yaoundé, le 31 décembre 2024

Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes,

Il y a quelques années, j’avais indiqué que le septennat en cours devait être décisif, dans la mesure où il permettrait à notre pays de poursuivre résolument sa marche vers l’émergence. J’avais précisé que cet objectif devait être érigé en véritable « cause nationale », notamment à travers notre engagement collectif à rétablir la sécurité, à conforter notre croissance économique et à améliorer sensiblement les conditions de vie des Camerounais.

Un regard rétrospectif sur les années qui se sont écoulées depuis lors, permet de constater que des avancées considérables ont été accomplies dans chacun de ces domaines. La sécurité, condition essentielle du progrès économique et social, a été et reste au centre de nos priorités. Grâce à l’action conjuguée de nos forces de défense et de police, des autorités administratives et des populations, notre pays est resté stable, malgré un environnement international particulièrement troublé. Certes, quelques-unes de nos localités demeurent confrontées aux attaques lâches des groupes terroristes et à la grande criminalité. Je puis cependant vous assurer que tout est mis en œuvre pour assurer une paix durable sur toute l’étendue de notre territoire. La criminalité dans nos centres urbains et dans nos zones rurales est combattue vigoureusement par les forces de maintien de l’ordre, à qui je souhaite adresser ici tous mes encouragements. Je me réjouis tout particulièrement des progrès enregistrés dans le combat contre le groupe terroriste Boko Haram. Les opérations menées ces dernières années par nos forces armées, dans la région de l’Extrême-Nord, ont permis de réduire fortement les capacités de nuisance de ces terroristes, qui en sont maintenant réduits à ne s’attaquer qu’à des civils innocents.

« Je suis attaché à l’UNITE NATIONALE, au PROGRES et à la PAIX» 

J’observe par ailleurs que le processus de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest progresse, en dépit des atrocités commises par quelques bandes armées, qui continuent leurs exactions principalement contre la population civile. Je ne le dirai jamais assez. La cause séparatiste que ces groupes d’illuminés prétendaient défendre est vouée à l’échec. Le Cameroun restera un et indivisible. C’est le vœu de l’écrasante majorité de nos compatriotes. C’est l’essence même du mandat qui m’a été confié. Et je n’y faillirai point.

Mes chers compatriotes,

Vous savez combien je suis attaché à l’UNITE NATIONALE, au PROGRES et à la PAIX. Vous êtes témoins des actions que le gouvernement mène, sous mon impulsion, depuis des années, pour mettre un terme à cette crise sécuritaire, qui affecte le développement de ces régions et endeuille de nombreuses familles. C’est l’occasion pour moi de rappeler aux membres de ces bandes armées, que la Nation leur tend toujours la main. Je les invite, une fois de plus, à saisir l’offre de paix qui leur a été faite et à déposer les armes. Des centaines de leurs camarades ont déjà rejoint les Centres de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion, et ont été formés à différents métiers, afin de faciliter leur insertion sociale. Le sort de ceux qui persistent dans la criminalité est peu enviable. Ils continueront d’être traqués sans relâche et répondront inéluctablement de leurs forfaits.

Mes chers compatriotes,

La consolidation de la croissance économique de notre pays est désormais une réalité. Le Cameroun est régulièrement apprécié par les instances financières compétentes pour sa résilience, malgré un contexte international particulièrement difficile. En effet, nous n’avons pas été épargnés, ces dernières années, par une série de chocs exogènes. La guerre en Europe de l’Est, les conflits au Proche-Orient, la morosité du marché des capitaux et des matières premières, les perturbations climatiques, les tensions inflationnistes et les fluctuations des cours du pétrole, ont ralenti nos perspectives de croissance.

Mais, en dépit de cet environnement difficile, l’économie camerounaise a enregistré un regain d’activité, avec un taux de croissance estimé à 3,8% en 2024, et projeté à 4,1% en 2025. Les mesures prises pour limiter les comportements spéculatifs et accroître l’offre des produits de première nécessité, ont contribué à réduire l’inflation de 7,4% en 2023, à 5% cette année. La maitrise de l’inflation devrait se poursuivre en 2025, pour se situer à 4%. Dans l’optique de réduire le déficit de notre balance commerciale et de garantir notre souveraineté alimentaire, le plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique, que j’ai annoncé l’année dernière, commence à produire des résultats visibles.

Au cours de cette année, 452 tonnes de semences et 12 mille 800 tonnes de farine ont été produites. Par ailleurs, notre répertoire de produits exportés s’étend désormais aux produits industriels, notamment à l’aluminium. Cette dynamique devrait connaître une accélération en 2025, à la faveur de la réforme de la Société Nationale des Investissements, qui fait de cet organisme un véritable levier stratégique de promotion des investissements productifs au Cameroun. Le gouvernement a par ailleurs poursuivi les efforts de redressement et de transformation structurelle de notre économie, à travers l’opérationnalisation progressive des zones économiques. Plusieurs initiatives ont été engagées dans ce sens, à l’instar de la zone industrielle intégrée du Port Autonome de Kribi. Celle-ci est dédiée à la transformation des matières premières telles que le cacao, le café et l’hévéa.

S’agissant du cas spécifique du cacao, la politique de promotion de l’excellence qualitative mise en œuvre ces dernières années, a abouti à des niveaux de prix exceptionnels au profit des producteurs. De même, deux zones économiques spécialisées dans la transformation du bois sont en cours de démarrage à Edéa et à Bertoua. Il en est également du technopole agro-industriel de Ouassa-Babouté par Nkoteng, qui sera consacré à la production et à la transformation des céréales, des tubercules, du lait et de ses dérivés.

« Le démarrage de l’exploitation des gisements de fer de Kribi-Lobe, BipindiGrand Zambi et Mbalam-Nabeba est imminent» 

Chaque jour qui passe, l’industrialisation de notre pays devient une réalité. L’ouverture, dans la localité de Bipaga à Kribi, de la plus grande usine de production de carreaux en Afrique Centrale, en constitue une preuve supplémentaire, avec à la clé la création de plus de 2500 emplois directs. Le dynamisme dans le secteur industriel s’est aussi traduit par l’entrée en service d’une sixième cimenterie au Cameroun, entraînant la baisse des prix du ciment.

Il est incontestable que l’essor de ce secteur, constitue la clé de voûte de l’émergence économique à laquelle notre pays aspire légitimement. Les perspectives de développement du riche potentiel dont nous disposons dans le secteur minier sont, elles aussi, porteuses d’espoir. Le démarrage de l’exploitation des gisements de fer de Kribi-Lobe, BipindiGrand Zambi et Mbalam-Nabeba est imminent. C’est aussi le cas de la bauxite de Minim-Martap, dont la convention d’exploitation a été signée au mois de juillet dernier. Je suis persuadé par ailleurs que la maîtrise des circuits de commercialisation de nos minerais, va accroître le volume des ressources financières nécessaires à la réalisation de nos projets de développement.

Mes chers compatriotes,

Depuis mon accession à la magistrature suprême, l’amélioration des conditions de vie des Camerounaises et des Camerounais n’a jamais cessé d’être au centre de mes préoccupations. Sous mon impulsion, des efforts significatifs ont été consentis par les pouvoirs publics, afin de garantir à nos populations un accès satisfaisant aux services sociaux de base. La forte poussée démographique que connaît notre pays a certes pu relativiser l’impact de ces efforts, en raison d’une demande de plus en plus croissante.

C’est pourquoi le gouvernement n’a cessé, sous mon autorité, d’accorder une attention particulière à la réalisation de projets, qui contribuent à rendre meilleur le quotidien de chaque citoyen.

Tel est notamment le cas de la fourniture en énergie électrique, dont l’importance pour le développement des activités économiques et la vie des ménages n’est plus à démontrer.

L’offre en la matière a connu une amélioration substantielle, grâce à l’achèvement, cette année, des travaux de construction de l’usine de pied du barrage de Lom Pangar et à la mise en service du barrage de Nachtigal. Le volume des investissements dans ce secteur stratégique est appelé à s’accroître, à la faveur de la maturation de plusieurs projets hydroélectriques et photovoltaïques.

Pour ce qui est des zones rurales notamment, la quatrième phase du projet d’électrification de mille localités par l’énergie solaire va se poursuivre. Il en est de même de la construction de 360 centrales solaires, dans les unités administratives non encore électrifiées. La réalisation de ces projets et le raccordement des réseaux interconnectés sud et nord permettra, à terme, de réduire les délestages et de résorber la fracture énergétique entre les régions méridionales et septentrionales de notre pays.

L’approvisionnement en eau potable constitue également un défi majeur que le gouvernement s’est attelé à relever ces dernières années, avec une détermination louable. La mise en service du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé, a permis une nette amélioration de la desserte de cette agglomération.

Une campagne de branchement de huit mille ménages au réseau d’eau potable a conséquemment été lancée dans cette ville.

« L’état de notre réseau routier ne reflète pas les efforts et les sacrifices qui sont consentis» 

Dans la ville de Douala, les travaux de réhabilitation et d’extension de la station hydraulique de Japoma sont en cours, tandis que les études techniques du méga projet d’adduction en eau potable de cette cité ont été finalisées.

La remise à niveau des stations de production d’eau potable se poursuit dans plusieurs villes secondaires. Notre ambition est de doter chacune de nos localités d’une eau de qualité, à la mesure des attentes de nos concitoyens. Dans le même temps, nous allons poursuivre les efforts visant à améliorer l’offre des soins, en renforçant le plateau technique des hôpitaux et en densifiant la carte sanitaire. C’est le sens de la récente mise en service des Centres Hospitaliers Régionaux de Ngaoundéré et de Bertoua.

Dans la perspective d’améliorer les performances du secteur, j’ai décidé de la contractualisation de 9 mille 944 personnels de santé, sur une période de cinq ans. Ce recrutement spécial contribuera sans doute à la réduction du chômage des jeunes diplômés dans le secteur de la santé, en même temps qu’il facilitera substantiellement la prise en charge des malades. Sur un tout autre plan, le dialogue entre le gouvernement et les organisations syndicales se poursuit, dans le sens de la prise en compte des aspirations et des préoccupations des enseignants.

Mes chers compatriotes,

Permettez-moi de dire un mot sur le réseau routier.

Je suis conscient du sentiment de frustration qui vous habite, au regard de la dégradation de nos voiries urbaines et interurbaines.

Cette situation, vous vous en doutez bien, a un impact réel sur les activités économiques, et est très souvent à l’origine de nombreux accidents de la circulation. Je puis vous assurer que l’état de notre réseau routier ne reflète pas les efforts et les sacrifices qui sont consentis pour sa réhabilitation et son extension.

Les contraintes en la matière sont connues. Au premier rang de celles-ci, la disponibilité des financements. La pluviométrie vient ensuite. Je n’oublie pas non plus les problèmes de gouvernance, qui nécessitent assurément des mesures fermes et diligentes. J’y veillerai.

Pour faire face à cette situation, j’ai instruit la réorganisation du Fonds Routier, dans le sens d’accroître sa capacité à mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des projets de construction, de réhabilitation et d’entretien des routes.

Les insuffisances que je viens d’évoquer ne doivent cependant pas occulter les efforts méritoires que nous avons accomplis dans ce secteur, en dépit de nombreuses contraintes. Au cours de l’année qui s’achève, 446 kilomètres de routes ont été bitumées sur toute l’étendue du territoire national. En outre, près de 228 kilomètres de routes ont été réhabilitées. D’autres projets de réhabilitation routière seront lancés en 2025, à l’instar des tronçons Bekoko-Limbe-Idenau et Mutenguene-Buea. Après de longues négociations avec les bailleurs de fonds, plusieurs projets routiers, prévus de longue date, sont en voie de démarrage. Il s’agit des routes Ngaoundéré-Garoua, Ebolowa-Akom II-Kribi, et Mora-Kousseri. Parallèlement, les travaux de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé- Nsimalen ont été lancés, tandis que les diligences relatives à la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala ont connu des avancées.

Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes,

Tous les projets que je viens de mentionner, et bien d’autres, exigent, pour leur mise en œuvre, d’importantes ressources financières. Celles-ci, nous le savons, sont de plus en plus rares et difficiles à mobiliser, compte tenu de la conjoncture internationale et des contraintes inhérentes à notre économie. Si nous voulons atteindre les objectifs de développement que nous nous sommes fixés, nous devons améliorer la gouvernance dans tous les secteurs d’activité.

Le Sommet Extraordinaire des Etats de la CEMAC que notre pays vient d’abriter, a rappelé l’urgence de conduire à bonne fin les réformes structurelles nécessaires à la consolidation des finances publiques dans notre sous-région. Comme par le passé, le Cameroun mettra tout en œuvre pour y parvenir. Améliorer la gouvernance, c’est aussi amplifier la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics. C’est garantir une sécurité juridique aux investissements privés. C’est assurer la protection de la propriété foncière, où certaines dérives ont été constatées. Soyez assurés d’une chose. Des sanctions appropriées seront infligées aux auteurs des infractions qui seront établies.

Camerounaises, Camerounais,

Plusieurs de nos compatriotes ont perdu la vie cette année, à la suite d’accidents dont certains étaient pourtant évitables. Il en est ainsi des accidents de la route comme de l’effondrement de constructions bâties en violation des règles en vigueur.

Les mesures prises par les pouvoirs publics pour réduire les risques en la matière vont se poursuivre et s’intensifier. Nous avons également déploré de nombreuses victimes du fait des catastrophes naturelles. Le drame de la falaise de Dschang et les inondations survenues dans la région de l’Extrême-Nord, témoignent des conséquences auxquelles nous exposent de plus en plus les changements climatiques. Bien que ces inondations soient, pour la plupart, difficilement prévisibles, il est impératif d’intensifier nos efforts pour prévenir ou réduire les dégâts qu’elles causent. J’ai à cet égard donné des directives claires au gouvernement pour la mise en œuvre d’un plan spécifique de construction et de rénovation des différentes infrastructures de protection contre les inondations dans cette région.

Mes chers compatriotes,

L’année 2025 ouvre la voie à une nouvelle saison d’échéances politiques. Le calendrier électoral prévoit l’organisation de l’élection présidentielle et des élections régionales.

Comme par le passé, ce sera un grand moment de la vie nationale. Saisissons cette opportunité pour consolider notre démocratie. J’en appelle à la maturité et à la responsabilité de tous les acteurs. Ils devront veiller à ce que le calme règne avant, pendant et après les élections. Je suis bien conscient que certains de nos compatriotes continuent d’éprouver des difficultés pour s’inscrire sur les listes électorales, en raison du défaut de cartes nationales d’identité. Nombre d’entre eux se trouvent également, de leur propre fait, en situation de double identité. J’ai ordonné les mesures nécessaires pour faire face à cette situation qui devrait être rapidement réglée.

Camerounaises, Camerounais,

L’année 2025 qui commence, s’annonce pleine de défis. Je ne doute pas un seul instant qu’en restant le peuple uni et soudé que nous avons toujours été, nous ne soyons en mesure de les relever. Oui, mes chers compatriotes, nous saurons, ensemble, comme par le passé, transformer ces défis en opportunités. Et nous continuerons, ensemble, notre marche déterminée vers le progrès, dans la sécurité et la paix.

Je suis particulièrement sensible au soutien massif que vous n’avez cessé de m’apporter toutes ces années. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais ménagé aucun effort pour répondre à vos aspirations. Votre confiance m’honore et me sert de boussole dans l’action que je mène à la tête de notre cher et beau pays.

Je puis vous assurer que ma détermination à vous servir demeure intacte et se renforce au quotidien, face à l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés.

Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes,

Le moment est maintenant venu de vous souhaiter, à toutes et à tous, une bonne et heureuse année 2025.

Vive la République ! Vive le Cameroun !

Elecam : 7 845 622 électeurs inscrits en 2024

L’organe chargé de l’organisation des élections en a fait le point ce 30 décembre 2024.

Au moment où se clôture l’année civile 2024, le fichier électoral national compte exactement 7 845 622 électeurs dont 4 207 957 hommes et 3 637 665 femmes. Ce sont les Camerounais appelés à voter si le corps électoral était convoqué aujourd’hui. A première vue, l’on est largement au-dessus du chiffre de 7 millions 500 mille électeurs annoncés et qui ont nourri la polémique entre Elecam et l’opposition et la société civile. A priori, Elecam a donc tenu compte des contestations au sujet des empreintes digitales non enregistrées.

A la clôture des inscriptions sur les listes électorales le 31 août dernier, le fichier électoral comptait 8 116 960 électeurs. Dans ce chiffre, il ressortait qu’Elecam avait enregistré 8830 nouveaux électeurs en 2024 dont 443 270 hommes et 311 815 femmes. La prochaine étape consistait en le toilettage de ce fichier, question d’en rayer les condamnés, les morts, les doublons. Et enfin rendre publique la liste définitive au 20 octobre. A cette échéance, de vives polémiques ont jailli, lorsqu’Elecam a mis entre parenthèses des centaines de milliers d’électeurs dont les empreintes digitales n’auraient pas été enregistrées. En tête de la contestation, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qui accusait Elecam de préparer la fraude en écartant 120 000  électeurs. Finalement, l’organe technique en charge des élections réintégrera les électeurs « exclus » du droit de vote en raison de ce défaut technique des appareils d’Elecam. 

Elecam : 7 845 622 électeurs inscrits en 2024

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Au moment où se clôture l’année civile 2024, le fichier électoral national compte exactement 7 845 622 électeurs dont 4 207 957 hommes et 3 637 665 femmes. Ce sont les Camerounais appelés à voter si le corps électoral était convoqué aujourd’hui. A première vue, l’on est largement au-dessus du chiffre de 7 millions 500 mille électeurs annoncés et qui ont nourri la polémique entre Elecam et l’opposition et la société civile. A priori, Elecam a donc tenu compte des contestations au sujet des empreintes digitales non enregistrées.

Le communiqué d’Elecam

A la clôture des inscriptions sur les listes électorales le 31 août dernier, le fichier électoral comptait 8 116 960 électeurs. Dans ce chiffre, il ressortait qu’Elecam avait enregistré 8830 nouveaux électeurs en 2024 dont 443 270 hommes et 311 815 femmes. La prochaine étape consistait en le toilettage de ce fichier, question d’en rayer les condamnés, les morts, les doublons. Et enfin rendre publique la liste définitive au 20 octobre. A cette échéance, de vives polémiques ont jailli, lorsqu’Elecam a mis entre parenthèses des centaines de milliers d’électeurs dont les empreintes digitales n’auraient pas été enregistrées. En tête de la contestation, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qui accusait Elecam de préparer la fraude en écartant 120 000 électeurs. Finalement, l’organe technique en charge des élections réintégrera les électeurs « exclus » du droit de vote en raison de ce défaut technique des appareils d’Elecam.

Le Salon du Voyageur 2025 : Une plateforme pour renforcer la sécurité routière

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Inédit ! Cet événement de trois jours donnera aux visiteurs l’opportunité de découvrir des solutions essentielles pour améliorer la qualité et la sécurité des voyages. Prévu du 17 au 19 janvier prochain, le Salon du Voyageur, initiative du cabinet Maniafi Mobility, est une plateforme dédiée à la promotion des innovations, services et technologies au service des voyageurs. Le Salon du Voyageur promet de mobiliser plus de 5 000 visiteurs, 100 exposants et plus de 50 intervenants, parmi lesquels figureront des experts nationaux et internationaux. Cette édition vise à faciliter les échanges entre les voyageurs et les entreprises pour développer des solutions adaptées aux besoins de déplacement en Afrique.

Ce rendez-vous, qui aura lieu au Palais des Congrès de Yaoundé, vise notamment à renforcer l’image de marque du Cameroun. Une plus-value pour le tourisme camerounais. Il intervient dans un contexte où « chaque année, environ 1,3 million de personnes trouvent une mort tragique dans des accidents de la route. Ces accidents font aussi 20 à 50 millions de blessés, dont certains deviennent handicapés. Les accidents de la circulation constituent la huitième cause de mortalité dans le monde, et les jeunes de 5 à 29 ans en sont les principales victimes. Beaucoup de victimes en Afrique ne sont pas soutenues ou n’ont pas connaissance des aides et assurances disponibles, ce qui contribue à une détérioration de leur situation économique », déplore Christelle Grâce Zinni Ngamani, directrice de la foire Le Salon du Voyageur. 

En effet, l’événement promet de mettre en avant les nouvelles tendances, veut en outre renforcer la satisfaction des voyageurs et contribuer au dynamisme du secteur du transport et du tourisme. Le salon offrira également aux partenaires et participants une véritable plateforme multisectorielle pour aborder les défis des voyageurs et des professionnels du secteur. Avec un programme varié et stimulant, l’événement propose 12 sessions d’échanges, 5 conférences plénières, ainsi que des animations engageantes, dont un jeu d’enquête visant à sensibiliser le public aux dangers des accidents de la route.

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