mercredi, juin 3, 2026
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La SIC adopte un budget de 20 milliards de FCFA

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Les administrateurs, réunis autour de la table, étaient confrontés à des chiffres peu reluisants : le budget 2024 de 21 milliards de FCFA n’a été exécuté qu’à hauteur de 58 %, révélant un fossé béant entre ambitions et réalisations. Face à ce constat, la décision a été prise de revoir le budget à la baisse pour 2025, le fixant à 20 milliards de FCFA, dont 14 milliards seront consacrés à l’investissement.

Les interventions se sont enchaînées, oscillant entre critiques constructives et appels à l’action. Le ministre, dans un ton à la fois ferme et inspirant, a exhorté le Directeur Général de la SIC, Ahmadou Sardaouna, à dépasser les discours pour privilégier l’efficacité. « 2025 doit marquer le début d’une nouvelle ère, où chaque projet engagé aboutit à des réalisations concrètes », a martelé Célestine Ketcha Courtès.

Le déficit de logements au Cameroun, estimé à 2,5 millions d’unités, reste une préoccupation majeure. Cette session a donc été l’occasion de redéfinir les priorités : un plan de performance 2025-2027 a été adopté, incluant la mise en œuvre du Plan Marshall, axé sur la production massive de logements sociaux. Pour répondre aux attentes des populations, les administrateurs ont insisté sur une meilleure allocation des ressources et des projets alignés sur des objectifs réalistes.

« Ce budget n’est pas un simple document comptable, il doit refléter notre volonté de transformer des intentions en résultats concrets », a déclaré un administrateur. La Ministre a également souligné l’importance de la synergie entre la SIC, le Crédit foncier du Cameroun et le Ministère de l’Économie, engagé dans un partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD). Ces collaborations sont perçues comme des leviers indispensables pour financer et accélérer la construction de logements décents et accessibles

 En clôturant cette session, Célestine Ketcha Courtès a rappelé l’impératif d’une gouvernance rigoureuse et d’un management orienté vers les résultats. « Nous avons une mission : loger dignement chaque Camerounais. Pour cela, il faut une mobilisation totale des moyens et des énergies », a-t-elle affirmé. Les travaux se sont achevés dans un climat d’engagement renouvelé. Dès janvier 2025, la SIC s’apprête à lancer de nouveaux chantiers, porteurs d’espoir pour des milliers de familles.

Lutte contre la vie chère : Ruée vers les ventes directes de produits de grande consommation

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Il est 13 heures, ce 7 janvier 2025, Angèle, une ménagère de 60 ans revolus, fulmine. Sous un soleil implacable, elle patiente depuis trois heures sur le Boulevard du 20 Mai, dans l’espoir d’acquérir un sac de riz Big Joe à prix promotionnel. Habitant à Nkoabang, un quartier excentré de Yaoundé, elle raconte sa désillusion : « C’est la troisième fois que je viens, et toujours rien. On nous dit de revenir demain à 8 heures, mais si je veux être sûre d’avoir une place, Bouba me conseille d’arriver à 5 heures du matin. » Non loin d’elle, un jeune homme propose une solution : lui donner 17.000 FCFA aujourd’hui et revenir chercher son sac le lendemain. Mais Angèles, méfiante, décline. Devant les stands de vente, une trentaine de personnes attendent, prêtes à braver les longues heures d’attente pour économiser 4.000 FCFA sur un sac de 50 kg, vendu exceptionnellement à 15.000 FCFA au lieu des 19.000 FCFA habituels.

Depuis fin décembre, le Boulevard du 20 Mai est pris d’assaut par des foules venues acheter le riz Big Joe, star incontestée de la campagne de vente promotionnelle organisée par le ministère du Commerce. La scène se répète chaque jour : dès les premières lueurs du jour, femmes, hommes, jeunes et enfants se massent en longues files sous la surveillance de porteurs, qui facturent 200 FCFA pour transporter les sacs jusqu’aux taxis en attente. « La demande est immense, mais le stock est suffisant », assure le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana. « Les ravitaillements sont réguliers, et il n’y a aucun risque de rupture », ajoute-t-il.

ÉQUITÉ TOTALE POUR L’ACCÈS AUX PRODUITS ESSENTIELS

Outre le riz, la foire commerciale propose une variété d’autres produits de première nécessité à prix réduits : le sel Diamant à 2.700 FCFA pour un sac de 18 kg, les spaghettis Broli à 375 FCFA le paquet, le sucre en poudre à 750 FCFA le kilogramme et en morceaux à 850 FCFA, le manioc bio à partir de 500 FCFA le tas, ainsi que les huiles alimentaires sont disponibles à partir de 1 250 FCFA le litre pour le Diamaor, et 1 400 FCFA le litre pour le Mayor notamment. Dans le cadre de cette initiative visant à alléger le coût de la vie, les ménages ont désormais la possibilité d’acheter du bœuf à des prix accessibles : 2300 FCFA le kilogramme avec os et 2700 sans os. Sur le terrain, de nombreux ménages expriment leur colère face à une situation qu’ils jugent injuste : certains marchands véreux profiteraient de la campagne pour acheter ces produits de première nécessité en vue de les revendre à des prix plus élevés une fois la promotion terminée. Pour éviter de telles dérives le ministère du Commerce a imposé des restrictions strictes, nous souffle une source au sein du ministère du Commerce. Concernant le riz Big Joe, par exemple, chaque ménage n’a droit qu’à un seul sac, une règle fermement édictée par le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana pour garantir une distribution équitable. Dans un communiqué adressé à ses collaborateurs déconcentrés à travers le Cameroun, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a rappelé l’importance de l’opération spéciale de vente de produits de première nécessité, avec un focus particulier sur ce riz d’origine pakistanaise.

UNE CAMPAGNE QUI VA AU-DELÀ DE YAOUNDÉ ET DOUALA

Le ministre a insisté sur la nécessité pour ses équipes de veiller à ce que ce riz, proposé dans le cadre de ventes directes sur des sites dédiés, ne soit en aucun cas revendu dans les quartiers ou marchés par des commerçants. « Je vous demande de vous mettre immédiatement au travail, vous-même ainsi que vos équipes, afin de vous assurer que, sous aucun prétexte ni motif, ce riz n’est revendu dans les quartiers ou dans les marchés par les commerçants », at-il déclaré. Cette opération, qualifiée de « spéciale » et mise en place par le ministère, vise exclusivement les consommateurs, sans intermédiaires, dans le but de soulager les ménages confrontés à la flambée des prix des denrées alimentaires. Le succès populaire rencontré par cette initiative, notamment sur les sites de Yaoundé, témoigne de son impact positif, mais souligne également les défis liés à son exécution. En dépit des assurances de régularité des stocks, des dérives potentielles dans la distribution restent une préoccupation majeure pour le ministère.

Ces ventes, initiées le 23 décembre, concernent plusieurs localités au-delà de Yaoundé, notamment Douala, Nkongsamba, Tiko, Garoua-Boulaï et Guider. À Douala, trois axes structurent l’opération : des caravanes itinérantes, un marché promotionnel à Akwa et des boutiques-témoins disséminées dans la ville. Cette vaste campagne, saluée par les populations, reflète l’engagement du gouvernement à améliorer le pouvoir d’achat des ménages. Pour Angèle et d’autres comme elle, chaque économie réalisée est une victoire. Mais pour y parvenir, il faut souvent endurer de longues heures d’attente, braver la chaleur et garder espoir. Sur le Boulevard du 20 Mai, le temps semble suspendu. Chacun, sac en main ou en attente, poursuit la même quête : celle de nourrir sa famille à moindre coût, dans un contexte économique de plus en plus exigeant.

Fichier électoral : Maurice Kamto saisit le Conseil constitutionnel

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Maurice Kamto ne lâche pas Elections Cameroon (Elecam) en ce début d’année 2025. Alors que les inscriptions sur les listes électorales ont repris le 2 janvier dernier, le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est monté au créneau ce 9 janvier pour dénoncer une nouvelle violation du Code électoral par l’organe chargé de l‘organisation des élections. « La loi dit ‘’la liste électorale nationale’’, le directeur général des élections dit ‘’les listes électorales nationales’’. Cette déclaration constitue une violation flagrante de l’article 80 du Code électoral», souligne le leader du MRC. « En effet, en procédant tel qu’il l’a fait, de son propre aveu, le directeur général d’Elecam n’a pas publié la liste électorale nationale tel que prescrit par la loi. Cela revient à dire qu’à ce jour, il n’y a pas de liste électorale nationale disponible et accessible au public », regrette Maurice Kamto.

Une situation à laquelle Elecam est habituée. En effet, l’organe en charge de l’organisation des élections n’a jamais publié le fichier électoral national. Et le MRC n’entend plus laisser faire. Le MRC a saisi le conseil constitutionnel qui veille à la régularité du processus électoral dès la publication des listes électorales, et le Conseil électoral d’Elecam en requête pour dénoncer les manquements relevés dans cette phase : «nous demandons au Conseil électoral d’agir en urgence pour contraindre le directeur général des élections à publier comme le lui impose l’article 80 du Code électoral, la liste électorale nationale complète, de mettre la liste électorale nationale complète à la disposition des électeurs, en version numérique, sur le site officiel d’Elecam, d’afficher en plus de la version numérique sur le site officiel d’Elecam, la liste électorale nationale dans tous les centres de vote du pays et de la diaspora ; de rétablir sur la liste électorale nationale les 120 000 électeurs arbitrairement exclus et dont l’annonce publique de leur intégration avait été faite par le directeur général d’Elecam, et de mettre sur le site officielle d’Elecam la liste distincte des 120 000 électeurs».

C’est un nouvel épisode du combat que mène le MRC contre Elecam depuis plusieurs mois. Le parti d’opposition accuse Elecam de violations du Code électoral. Le parti avait déjà été à l’avant-garde de la publication des listes électorales brutes en octobre dernier, puis à la publication des listes par l’organe en charge des élections, avait dénoncé le défaut d’empreintes digitales de 120 mille électeurs. Défaut pour lequel Elecam mettait à l’écart ces citoyens qui se sont régulièrement inscrits. Face à la pression du MRC, Elecam avait annoncé la réintégration de ces électeurs.

Douala : un budget de 72 milliards FCFA  axé sur les infrastructures en 2025

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 Cette enveloppe budgétaire en hausse de 12,5% par rapport à l’exercice 2024 va notamment servir prioritairement aux infrastructures du projet de Bus rapid transit.

 Pour l’exercice 2025, le budget de la mairie de la ville de Douala est équilibré en recettes et en dépenses à 72 milliards FCFA.  Le projet de budget a été adopté le 26 décembre 2025 par  les  conseillers communautaires.  Ce montant est en hausse de 8 milliards FCFA, soit 12,5%  comparé aux 64 milliards de FCFA votés en 2024.  L’enveloppe sera consacrée à  financer les projets qui portent sur cinq principaux axes. Le développement des infrastructures et l’amélioration de la mobilité urbaine, le renforcement de l’éclairage public, l’assainissement et la propreté, l’embellissement de la ville, l’appui au développement économique et social.   

D’après le maire de la ville, deux axes sont prioritaires en 2025. Le développement des infrastructures  et l’assainissement et la propreté.  Sur le volet infrastructures,  les plus importants sont  le projet de bus rapid transit (BRT) dont le démarrage des travaux est attendu depuis 2022 et  la réhabilitation de la voirie urbaine. « Dans ces 72 milliards il y a d’abord le lancement du  projet BRT, ensuite le paiement des indemnisations. C’est le premier pas. Nous allons également lancer dès le début d’année, des appels d’offres pour améliorer les infrastructures,  toujours dans le cadre du BRT », a déclaré Roger Mbassa Ndine.

 Le coût du projet BRT a été évalué à 335,3 milliards FCFA. 87% du montant global, soit 291,9 milliards de FCFA, sont dédiés à la construction du réseau BRT, entre autres,  28 km de voies affectées aux bus entièrement séparées avec des échangeurs, 44 stations, quatre terminaux.  Pour le financement,   le projet  a bénéficié d’un prêt de 260,8 milliards de FCFA de la Banque mondiale. 62,1 milliards FCFA proviennent des partenaires tandis que le gouvernement camerounais devait participer à hauteur de 12,4 milliards FCFA pour les indemnisations. D’abord annoncé pour 2022, le début des travaux a été retardé pour 2023 puis renvoyé à début 2024. Mais rien n’est encore visible sur le terrain.

 Pour 2025, le maire de la ville de Douala compte aussi renforcer l’état des infrastructures routières dont la dégradation est assez prononcée. « Nous  avons mis en place la régie de la propreté urbaine  car nous avons une défaillance de notre opérateur principal.  Et donc cette régie va être dotée des moyens pour agir plus efficacement sur l’ensemble du territoire de Douala en commençant par les grands axes » a indiqué Roger Mbassa Ndiné.

Fourniture en eau potable: 20 milliards pour relancer le projet de réhabilitation de 350 stations Scanwater en 2025

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Pour 2025, le budget d’investissement public du Cameroun s’élève à 1 863,1 milliards de FCFA, enregistrant une hausse notable de 16,1 % par rapport à 2024. Parmi les priorités, une part de 641,6 milliards est dédiée à l’achèvement de grands projets de première génération et au lancement de nouvelles initiatives. Dans ce cadre, la réhabilitation des stations Scanwater figure comme une priorité majeure dans la sous-rubrique «Approvisionnement en eau potable et assainissement ». Selon les prévisions budgétaires inscrites dans le budget citoyen récemment publié par le ministère des Finances, une enveloppe de 20 milliards de FCFA sera mobilisée pour redonner vie à ces infrastructures en sommeil depuis de nombreuses années.

Cependant, avant de passer à l’action, une étape cruciale reste à franchir. Il s’agit de la signature du contrat de financement. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, l’a rappelé en décembre 2024 devant les députés, sans dévoiler l’identité du bailleur de fonds avec lequel le Cameroun collabore dans le cadre de ce projet. « La signature de la convention de financement y afférente est attendue en vue du démarrage effectif des travaux en 2025. », a-t-il déclaré. Une fois cette formalité accomplie, le gouvernement affirme que les travaux vont débuter pour la première phase du projet, qui concerne 239 stations réparties dans six régions (Adamaoua, Est, Centre, Sud, Littoral et Ouest).

Des infrastructures à réhabiliter, un héritage à préserver

Construites il y a 40 ans grâce à des financements danois, ces stations d’approvisionnement en eau potable situées en zones rurales étaient autrefois un symbole d’accès à l’eau pour les communautés locales. Mais les années ont eu raison de ces installations, laissées à l’abandon ou victimes de vandalisme.

Aujourd’hui, les populations concernées souffrent d’un accès limité à une ressource pourtant essentielle. Pour redresser cette situation, le gouvernement mise sur un vaste programme de réhabilitation, incluant une alimentation en énergie solaire pour garantir une gestion durable. Notons qu’en février 2020, le chinois Sinomach adjudicataire de ce vaste chantier a livré une station pilote à Nanga Eboko, dans la région du Centre, offrant un aperçu du potentiel de ce projet ambitieux.

Le gouvernement indique avoir économisé Plus de 41 milliards FCFA depuis la mise en service des centrales solaires de Maroua et Guider

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Pour améliorer l’offre énergétique dans le Réseau Interconnecté Nord (RIN), deux centrales solaires modulaires d’une capacité totale de 35,8 Mégawatts-crêtes (MWc) ont été érigées à Maroua et Guider. Ces installations, mises en service le 22 septembre 2023, ont déjà permis d’injecter 104,16 Gigawatt-heures dans le réseau, équivalant à une économie de plus de 41 milliards FCFA, a révélé Gaston Eloundou, le ministre de l’Eau et de l’Energie devant les députés en décembre 2024. Cette somme aurait été dépensée si « l’énergie avait été produite par des centrales thermiques au gasoil, naguère dominantes dans cette région », a rappelé le membre du gouvernement

En 2024, le ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) s’est attaché à assurer l’opérationnalisation de ces infrastructures tout en lançant la structuration d’une seconde phase. Celle-ci prévoit une extension de 28,6 MWc, assortie de 19,2 MWh de stockage, l’installation de 1 040 trackers solaires, chacun équipé de panneaux bifaciaux en silicium monocristallin. Ces derniers, au nombre de 52 000, affichent une puissance unitaire moyenne de 550 Wc, offrant des performances optimales pour capter et convertir l’énergie solaire.

Pour répondre aux besoins énergétiques nocturnes, des batteries de type LFP (Lithium-Fer-Phosphate) seront intégrées. Reconnues pour leur longue durée de vie, ces batteries garantiront une alimentation stable durant les heures de pointe en soirée, renforçant ainsi la fiabilité du système électrique, précise le gouvernement.

Pour financer cette seconde phase, un contrat de location-rétrocession a été signé le 5 juin 2024 entre Eneo et la société Scatec-release. D’après le Minee, le financement de cette nouvelle étape est facilité par une garantie financière de 6 milliards FCFA, pour laquelle le ministère des Finances (MINFI) a donné son accord de principe. La procédure pour l’octroi de cette garantie est actuellement en cours.

Militaro-industrie: L’armée va investir près de 5 milliards de FCFA pour produire localement ses équipements

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Image générée par l’intelligence artificielle

En 2025, le ministère de la Défense a décidé de franchir un cap afin d’assurer son autonomie en équipements militaires. Près de 5 milliards de FCFA seront mobilisés pour la construction et l’équipement de deux infrastructures stratégiques. Concrètement, il s’agit d’un atelier de production de chaussures militaires et un atelier central de confection des armées et de la gendarmerie.

Cette initiative intervient dans un contexte où ce département ministériel a bénéficié d’une augmentation de son budget. Avec une enveloppe de 364,8 milliards de FCFA pour l’exercice 2025, soit une hausse de 29,4 milliards (+8,8 %) par rapport à 2024, le ministère de la Défense a hérité du quatrième budget le plus important de l’État. Une partie de ce montant, encore à mobiliser, servira à financer ces deux projets clés pour renforcer l’autonomie militaro-industrielle du pays.

Des infrastructures stratégiques

L’atelier de production des chaussures militaires, dont le coût est estimé à 2,5 milliards de FCFA, marquera un premier pas vers l’indépendance en matière de production d’équipements spécifiques. Parallèlement, l’atelier central de confection des armées et de la gendarmerie permettra de produire localement des tenues adaptées aux différentes missions militaires : tenues de combat, uniformes de cérémonie, vêtements de travail etc.

Selon un expert, « ces installations seront essentielles à la logistique militaire. Elles garantiront non seulement un approvisionnement constant, mais aussi une adaptation précise aux besoins opérationnels des forces de défense et de sécurité »

Vers une militaro-industrie nationale

Ces projets s’inscrivent dans une vision plus large du ministère de la Défense, qui ambitionne de développer les capacités militaro-industrielles du Cameroun. « La contribution des Forces de Défense au patriotisme économique passe par la mise en œuvre de structures détenant des capacités industrielles et de production. La valorisation de celles-ci devrait significativement réduire les importations d’équipements et de matériels », peut-on lire dans le Cadre de dépense à moyen terme du ministère pour la période 2025-2027.

Cette ambition avait déjà été annoncée en juin 2023 par Joseph Beti Assomo, ministre de la Défense. Devant les députés, il avait révélé un autre projet industriel d’envergure : la construction d’une usine textile dans la localité de Mengong, dans la région du Sud. Ce projet, initialement conçu pour les besoins militaires, pourrait également s’étendre à la production textile civile. « Les diligences domaniales et foncières sont terminées, le terrain a été identifié et délimité », avait-il précisé.

Alternance : Le gouvernement répond aux évêques catholiques « révoltés »

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Quelques jours après le tollé suscité par des leaders de l’église catholique romaine au sujet de la misère des familles au Cameroun, et surtout de l’éventualité d’une candidature de Paul Biya à la prochaine élection, le gouvernement par la voix de son porte-parole, est sorti de sa réserve et « déplore la véhémence de certaines prises de position focalisées sur le seul enjeu présidentiel et fondées sur une interprétation spécieuse et abusive des propos du président de la République ». René Emmanuel Sadi indique dans le communiqué que « le gouvernement considère que les prises de position tranchées de quelques autorités religieuses sur la prochaine élection présidentielle (…) n’engagent que celles-ci et ne sauraient en rien, ni mettre en cause les relations entre l’Etat et les confessions religieuses, ni influer sur le libre choix des Camerounais qui sauront le moment venu, se déterminer en toute souveraineté et en toute responsabilité». D’ailleurs « le Cameroun est un Etat laïc où les religions cohabitent en bonne intelligence et entretiennent des relations harmonieuses avec les pouvoirs publics».  

Le porte-parole du gouvernement dénonce les dénonciations des évêques de Yagoua et Ngaoundéré ainsi que de l’archevêque de Douala, sur la question. Messeigneurs Barthelemy Yaouda, Emmanuel Abbo et Samuel Kleda ont condamné ce qu’ils voient comme une obstination de Paul Biya à se représenter à a présidentielle d’octobre 2025, à 92 ans. Le président de la République n’ayant pas fermé la porte à une nouvelle candidature dans son discours à la nation le 31 décembre 2024.

Pour mieux comprendre: La révolte des prélats contre Biya et son régime

«Au demeurant, s’agissant de son éventuelle candidature à la présidence de la République, le président Paul Biya a déjà dit lui-même qu’en temps opportun, il fera savoir s’il se porte ou non candidat à cette élection », rappelle René Emmanuel dans un communiqué rendu public ce 7 janvier 2025. Ajoutant que cette « clarification » de Paul Biya lors de la visite d’Emmanuel Macron, le président français en juillet 2022, « rend superfétatoire toute polémique sur cette question.» Alors « le gouvernement invite les Camerounais à s’en tenir à cette réponse, en même temps qu’il demande à toutes celles ou ceux qui aspiraient à la fonction présidentielle, de se préparer du mieux possible, à prendre part à une élection dont il prépare, avec les structures compétentes, à garantir le bon déroulement dans un climat de sérénité et de transparence et de paix », lance le porte-parole du gouvernement. 

Foot & Mercato camerounais à portée de clic : 237foot.com, Africafoot.com et Camfoot.com

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Le football au Cameroun ne se résume pas simplement à des rencontres sportives; c’est une véritable passion nationale. Ainsi, plusieurs plateformes proposent des actualités footballistiques. Parmi elles, 237foot.com, Africafoot.com, et Camfoot.com se démarquent en offrant des perspectives sur l’actualité du football camerounais et au-delà. Chacune de ces plateformes a su créer une communauté de passionnés, offrant des analyses approfondies, des rumeurs de transferts et des débats animés.

237foot.com

Alors, commençons avec 237foot.com. Ici, on ne se contente pas de vous donner les scores; on vous plonge carrément dans chaque match, chaque transfert et chaque rumeur. Équipé d’une interface facile et d’articles souvent mis à jour, 237foot.com est le site où on a l’impression de fouler les pelouses camerounaises sans quitter son canapé.

Le vrai avantage 237foot.com, c’est la section dédiée au mercato. Si tu veux savoir qui pourrait bien rejoindre ton équipe locale préférée ou qui risque de s’envoler pour de nouveaux horizons, c’est l’endroit idéal. Les experts du site décryptent chaque info, chaque déclaration des coachs et des joueurs pour te donner des analyses que t’auras du mal à trouver ailleurs.

Africafoot.com

Passons maintenant à Africafoot.com. C’est le portail par excellence pour la couverture du foot africain, avec une bonne dose d’info sur ce qui se passe aussi bien au Cameroun que dans le reste du continent. Le gros avantage d’Africafoot.com, c’est sa capacité à lier le local et l’international. Tu veux savoir comment les compétitions et les candidats au Ballon d’Or africain influencent le mercato camerounais ? C’est ici que ça se passe. 

Mais au-delà des articles bien ficelés, Africafoot.com met aussi un point d’honneur à couvrir les talents émergents. Il y a un focus sur les jeunes prodiges qui vont peut-être devenir les prochaines stars du foot mondial. C’est un vrai bonheur de lire des histoires inspirantes sur ceux qui rêvent de briller à l’international.

Camfoot.com

Enfin, Camfoot.com, que de nombreux fans considèrent comme une véritable institution lorsqu’il s’agit de suivre l’actu footballistique camerounaise. Aucun ballon ne roule sans que Camfoot.com ne le suive à la trace. Ce site est particulièrement prisé pour ses reportages exclusifs et ses interviews qui nous emmènent directement dans les vestiaires.

On devrait mentionner aussi sa couverture complète du championnat local mais aussi des Lions Indomptables. Mais là où Camfoot.com se distingue vraiment, c’est dans sa volonté d’interagir avec ses lecteurs : les sondages, les forums – c’est un vrai lieu d’échanges.

En conclusion, ces trois sites, 237foot.com, Africafoot.com, et Camfoot.com, offrent chacun une facette du monde du football camerounais et africain. Que vous soyez à la recherche de l’actualité du mercato, ou d’un lien direct avec les acteurs du football local, ces plateformes vous le garantissent.

Crise : Une grève des enseignants annoncée

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Dans une lettre adressée au Premier ministre ce 6 janvier 2025, le Syndicat national des enseignants du Cameroun (Synecam) annonce un mouvement de grève dès le 15 janvier prochain, et « ce pour une durée indéterminée». Le Conseil national de ce syndicat déclare s’être réuni le 28 décembre 2024 à Yaoundé. A l’occasion, l’instance a fait le constat du « non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant la poursuite des négociations entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement, comme instruit par le président de la République dans son allocution à la Nation le 31 décembre 2024 », peut-on lire dans le document signé d’Edouard Essouma.

Selon le document, les syndicalistes ont essayé en vain de faire bouger les lignes : « malgré plusieurs relances et tentatives de dialogue, nous constatons que les discussions sur les points cruciaux tels que la tenue du Forum national de l’éducation, la signature et l’application du statut spécial des enseignants, le paiement intégral de la dette due aux enseignants, l’autonomisation effective des actes de carrière, n’ont pas progressé». Ce qui fait dire au Synecam que « ce manque d’engagement de la part des autorités sape les fondements même de la bonne volonté et du respect mutuel qui devraient prévaloir dans nos échanges». Pour le Synecam, « la situation devient de plus en plus insoutenable pour les enseignants camerounais ». Lesquels, se sentant abusés, tiennent à faire respecter leurs droits.

D’où le mot d’ordre de grève que le Synecam lance pour le 15 janvier prochain. Cependant, les syndicalistes ne ferment pas la porte. Ils prient le Premier ministre de « faire savoir dans des délais acceptables [vos] propositions pour relancer de manière effective les négociations». En se disant « ouverts à tout dialogue qui permettrait de trouver une issue favorable à cette situation».

En clair, le mouvement OTS (On a trop souffert) n’est pas encore définitivement mort. Cette grève illimitée qui a paralysé l’éducation, et particulièrement les Enseignements secondaires sur de longs mois au cours de l’année 2021-2022. Mouvement qui avait laissé découvrir un secteur névralgique de l’Etat en situation de mort clinique : avec des actes des travailleurs du secteur public travaillant depuis des années sans salaire, des actes de carrière bloqués depuis des années, des avancements non payés depuis des années,… Les enseignants ont outrepassés les menaces des autorités, pour crier sur le toit du monde leur misère, en suspendant les cours. Las de proférer des menaces sans effet sur les grévistes, le gouvernement a consenti à entrer en négociation avec les grévistes, pour reconnaître ses torts et tares. Mais les engagements pris par Paul Biya de remédier à la situation, ne sont pas toujours suivis d’effets. D’où cette autre situation. Le Premier ministre Dion Ngute a une semaine pour désamorcer la bombe. A défaut, l’école va encore être perturbée au Cameroun dans les prochaines semaines.

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