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Sous-traitance : la CUD et le Port de Kribi offrent des opportunités aux PME

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Les deux donneurs d’ordre ont présenté  chacun à Douala, les différents projets en cours et en perspective dans son entité, nécessitant le concours des  PME et PMI dans le cadre d’un partenariat de sous-traitance.

 D’importantes parts de marché peuvent être captées par les Petites et moyennes Entreprises (PME) ainsi que les Petites Moyennes Industries (PMI) à la mairie de la ville de Douala mais aussi  au Port Autonome de Kribi (PAK).  Ces opportunités  d’affaires ont été présentées lors de la journée fournisseur consacrée à ces deux entités le 21 novembre 2024 à Douala.

Initiée par la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat du Cameroun (BSTP CMR), la journée fournisseurs est  une plateforme qui met en relation les donneurs d’ordre et les PME,  avec B to B ciblées.  C’est en effet un des outils  utilisé par la BSTP pour aider les PME de sa base de données à avoir accès à des opportunités de marché. «  La BSTP prend contact avec une grande entreprise de la place et lui propose de se prêter au jeu d’une journée fournisseurs avec les PME locales. Il est ensuite demandé à la Grande entreprise de fournir une liste de projets qu’elle a par devers elle. La BSTP va identifier dans sa base de données les PME susceptibles d’exécuter les marchés en question et les inviter à la rencontre de la Grande entreprise, dans le cadre des « journées fournisseurs », expliquent les responsables de la bourse.

Pour cette énième édition de ce concept de la Bourse  de sous-traitance, deux donneurs d’ordre étaient face aux PME et PMI tous secteurs confondus. Le Port Autonome de Kribi (PAK) société à capitaux publics, a ainsi présenté ses différents projets de transformation et de modernisation visant à devenir un port de référence.  Avec une zone industrialo portuaire, l’entreprise comporte divers centres d’intérêt  d’affaires pour les entreprises actives dans la sous-traitance.  Tous les projets en cours et les perspectives de la structure ont été mis en exergue, ainsi que les critères pour soumissionner.  La BSTP et le PAK ont  par ailleurs signé en mai 2023, une convention fixant les modalités de collaboration entre les parties dans le cadre de la promotion des activités de sous-traitance dans la zone d’influence du PAK. « Il y a trois accord spécifiques qui ont été signés après cet accord cadre. Parmi lesquels, un accord relatif à la sous-traitance.  Il vise en fait à harmoniser la mobilisation des sous-traitants locaux et nationaux dans le domaine du port de kribi, c’est dire atout l’intérêt que le port porte sur cette activité », a déclaré le représentant du PAK.

 A  son tour, la  mairie de la ville de Douala  a effectué le même exercice.  L’entité est d’ailleurs considérée comme l’un des grands donneurs d’ordre dans la capitale économique. La collectivité dit exécuter chaque année, des projets pour  plusieurs dizaines de milliards, pouvant impliquer les entreprises locales de sous-traitance.
La journée fournisseurs  est aussi une occasion pour les donneurs d’ordre et les exécutants d’aborder les difficultés qui surviennent couramment dans la mise en œuvre des contrats de sous-traitance avec ces entités.  En l’occurrence les délais de paiement par les grandes entreprises et la mauvaise exécution des marchés par les PME. La journée s’achève par des rencontres B2B pendant lesquelles les représentants des PME échangent en tête à tête avec les responsables de la grande entreprise.
La BSTP a déjà organisé une quinzaine de journées fournisseurs avec des grandes entreprises et institutions telles que la SONARA, KPDC, EDC, PETROLEX, AER, BLESSING PETROLEUM etc. La structure enregistre à date, 2 373 mises en relation ; 43,8 milliards FCFA de contrats et 8 939 emplois créés.

réactions

Evariste YAMENI, Directeur Exécutif de la BSTP-CMR

«  Les PME/PMI ont l’occasion de se positionner dans des secteurs plus porteurs »

 « Réunir sur la même table et le même jour, deux donneurs d’ordre de haute facture comme la Mairie de la ville de Douala et le PAK est un atout indéniable. Connaître les exigences de ces deux donneurs d’ordre et se mettre à niveau pour pouvoir les satisfaire place automatiquement la PME en capacité de travailler avec n’importe quel autre donneur d’ordre opérant dans ces domaines. La Journée Fournisseur peut également permettre à des PME/PMI de réorienter leurs activités pour se positionner dans des secteurs plus porteurs et dans lesquels de gros projets sont imminents.   Devenir un partenaire privilégié de ces deux mastodontes ou de l’une d’entre elles, constitue une opportunité à saisir afin que prospère les PME/PMI. La BSTP déploie ainsi au profit des PME/PMI des activités de -profilage, de Benchmarking, de renforcement des capacités des fournisseurs -de développement des opportunités de sous-traitance, de recherche de partenariat et de facilitation d’accès au financement. La finalité étant de hisser les PME/PMI de notre pays à un niveau de compétitivité internationale et leur permettre à terme de sous-traiter auprès des grands donneurs d’ordre nationaux et internationaux.»

Joseph Tchana, SG Minpmesa

« Nous allons accompagner techniquement les PME »

« L’objectif est de  permettre  aux PME d’accroître leur chiffre d’affaires, de participer plus que par le passé au développement de notre pays. Mais dans ce processus, il est évident que les PME rencontrent un certain nombre de difficultés, notamment les difficultés d’accès à l’information, les difficultés techniques, parce qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir des parts de marché, parce qu’il faudrait qu’elles exécutent convenablement  ces marchés donc c’est pour cela que nous mettons l’accent non seulement sur l’information et ensuite sur les rouages pour permettre de postuler et mener à bien les missions.  Autre difficultés, le rallongement parfois incompréhensif des délais de paiement. Nous avons pour objectif de leur donner toutes les informations nécessaires, après on va les accompagner techniquement. Voilà les deux éléments nouveaux que nous associons à ces journées fournisseurs. »

Jérémie SOLLE, 1er adjoint à la mairie de douala

«  A la CUD nous travaillons à réduire les délais de paiement »

 « La CUD a une chaîne financière qui n’est pas toujours optimale, parce qu’avant d’accuser les autres, il faut s’accuser à l’intérieur. Nous avons pris conscience de cela et nous sommes en train de travailler très activement pour que toutes les causes de retard qui sont liées au traitement de dossier par notre chaîne soient minimisées.  C’est pour cela que nous avons achevé la mise en place de tout un manuel de procédures, qui fixe les procédures clairement mais définit les délais à chaque étape. Nous sommes en train de mettre un système de lutte contre la corruption au niveau de la CUD  et nous sommes aussi dans un processus de dématérialisation de nos procédures, pour que l’intervention humaine soit la moins possible, voilà ce que nous faisons. »

Tchad-Cameroun : On a frôlé une guerre intercommunautaire

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Sa majesté Voutsou Dairia se trouve à l’hôpital de Bongor au Tchad. est libre de ses mouvements et de retour dans son territoire de commandement depuis les premières heures de ce 25 novembre 2025. Une semaine après son enlèvement, le lamido de lamido de Bougoudoum dans l’arrondissement de Gobo a été remis aux autorités camerounaises, apprend-on du poste national de la Cameroon radio television (Crtv), citant le préfet du Mayo-Tsanaga qui a été aux fours et aux moulins des opérations pour cette issue.

C’est l’aboutissement d’une affaire qui a failli devenir une crise diplomatique. C’est que le lamido a certes été capturé par des hommes armés, mais pas des éléments de Boko haram, comme c’est le cas généralement dans la région. Selon le journal L’œil du Sahel, « le 19 novembre 2024, le lamido de Bougoudoum, Sa majesté Voutsou Dairia, a été enlevé par des Tchadiens, à la suite d’une attaque dont ont été victimes des populations tchadiennes de retour du marché hebdomadaire de Gobo ». Les hostilités commencent la veille : « Tout commence le lundi 18 novembre 2024, vers 15h, lorsque des Tchadiens, revenant du marché hebdomadaire de Gobo au Cameroun, tombent dans une embuscade tendue par des hommes armés au niveau du village de Goumma, une petite bourgade située dans le canton de Mouzoi. Les victimes sont minutieusement dépouillées », peut-on lire dans le trihebdomadaire L’œil du Sahel. La radio tchadienne parle d’un bilan d’«un mort et sept blessés, dont deux femmes». Sur ces entrefaites, le lamido de Bougoudoum est molesté puis arrêté par des hommes de la communauté Mousseye de Holom-Gamé au Tchad. Le lamido s’en sort avec une jambe fracturée. Ses bourreaux l’accusaient qui l’accusait de complicité dans les vols de bétail à répétition, entre le Tchad et le Cameroun.

Diplomatie

Le préfet du Mayo-Tsanaga s’est aussitôt mobilisé pour la cause : « La situation a été portée à la haute attention de la hiérarchie, qui a d’ores et déjà entrepris des démarches auprès des autorités tchadiennes afin que le lamido regagne notre pays dans les meilleurs délais », a-t-il indiqué. Depuis son lit d’hôpital, le leader traditionnel a eu l’occasion de donner sa version des faits, sur les antennes de la radio tchadienne : « J’ai été informé par téléphone, vers minuit, qu’une personne de mon canton était décédée dans le village de Holom-Gamé. J’ai donc immédiatement contacté le sous-préfet et le commandant de brigade. Le matin, je me suis rendu sur les lieux avec un chef de mon canton. Cependant, dès que les gens ont aperçu mon véhicule, ils ont commencé à crier. Lorsque j’ai interrogé les gendarmes présents sur place, ils m’ont répondu qu’ils avaient terminé leur constat. J’ai voulu m’adresser à la population, sans réaliser que celle-ci venait du Tchad. J’ai entendu une personne dans la foule dire que si c’est le lamido de Bougoudoum, il fallait qu’on l’exécute ou qu’on l’emmène avec eux (SIC). J’ai alors répondu que je venais simplement pour comprendre la situation. À cela, il a répliqué en disant que j’étais le grand voleur. C’est étrange, car en tant que chef de canton, je ne peux pas demander à ma population d’aller voler », rapporte-t-il. « Cela a conduit à ce que je sois agressé physiquement par cette foule », a-t-il conclu, justifiant ainsi son état physique.

Pour libérer S.M Voutsou Dairia, ses ravisseurs ont posé des conditions dont le versement de compensations financières. Les négociations se sont déroulées entre le Cameroun et le Tchad, jusqu’à ce que le lamido soit remis aux autorités tchadiennes. Rien n’a filtré des conditions de libération. Toujours est-il que le lamido qui se trouve sous soins à l’hôpital de Bongor est pris en charge par les autorités tchadiennes. Entre temps, le 20 novembre dernier, le préfet du Mayo-Danay a appelé les populations au calme, les rassurant que les hautes autorités camerounaises s’activaient à une issue favorable et pacifique. Ça y est. Il reste à attendre le retour de l’homme annoncé pour très bientôt. Les usages prévoient que l’ex otage soit transféré à Ndjamena la capitale du Tchad, puis ramené à Yaoundé, siège des institutions camerounaises, avant de regagner son territoire de commandement.

Partenaires naturels

Déjà, « le ministère tient à souligner que cet acte, qui constitue une violation des normes de respect et de souveraineté mutuelle entre nos deux États, est profondément regrettable. Le Tchad attache une grande importance aux relations bilatérales avec la République sœur du Cameroun, lesquelles reposent sur une coopération harmonieuse et le respect réciproque des juridictions et des coutumes locales », écrit le ministère tchadien des Affaires étrangères dans un communiqué rendu public le 21 novembre dernier.

Le Tchad et le Cameroun entretiennent des relations diplomatiques très amicales et sont engagés dans une coopération exemplaire en matière militaire, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Et même si ces derniers temps des lignes de friction ont été perceptibles, il reste que les deux voisins ont toujours su sauver et préserver l’essentiel, la vie commune, faite de partage des ressources naturelles, de relations commerciales cordiales.

Assainissement: Hysacam reconquiert le monopole de la gestion des ordures à Yaoundé

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Depuis plus de quatre ans, la capitale camerounaise est engluée dans une crise d’insalubrité qui enlaidit ses rues et exaspère ses habitants. À la suite de nombreux appels à l’action, notamment celui du président Paul Biya en décembre 2023, la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) a lancé un appel d’offres international en juin 2024, avec un budget prévisionnel de 61,8 milliards de FCFA. Objectif : trouver des solutions pérennes à l’accumulation des déchets dans la capitale.

Après plusieurs mois de procédures, le verdict est tombé : Hysacam, acteur historique de la gestion des déchets au Cameroun, a remporté les quatre lots mis en compétition. Ces lots couvrent une grande partie des missions de collecte et de traitement des ordures dans la capitale.

UN RETOUR EN FORCE

Les contrats attribués à Hysacam s’étendent sur cinq ans, avec une première tranche ferme d’un an et quatre tranches conditionnelles d’un an chacune. Concrètement, cela signifie qu’au moins pendant un an, les travaux à réaliser vont faire l’objet d’un accord définitif entre Hysacam et la CUY. Pour les quatre autres années restantes, les travaux peuvent être réalisés ou pas. En outre, leur volume et leur rythme peuvent tout aussi bien être modulés en fonction des demandes de la Communauté urbaine de Yaoundé.

C’est certainement pour s’assurer de la justesse de son choix, notamment en ce qui concerne les tranches conditionnelles, que la CUY a engagé les cabinets d’étude Crea Consult, Integ-Sitram et Era Cameroun-Cerid. Ces derniers seront chargés «de la maîtrise d’œuvre, c’est-à-dire qu’ils vont s’assurer que le cahier de charges prévu par le contrat du nouvel opérateur chargé de la collecte, de transport des ordures ménagères, de balayage, de nettoyage des rues, places publiques et marchés de la ville de Yaoundé est respecté», souligne une source à la CUY.

 Le contrat peut donc subir des modifications ou même être annulé en raison de la défaillance constatée des futurs prestataires. Par ailleurs, Il couvre des zones stratégiques de la ville : les communes de Yaoundé 1er et Yaoundé 5 pour le lot 1 (17,3 milliards de FCFA), celles de Yaoundé 2 et Yaoundé 7 pour le lot 2 (16,7 milliards de FCFA), et Yaoundé 4 pour le lot 4 (11,7 milliards de FCFA).

Ces missions incluent la collecte des ordures ménagères, le balayage des rues et le nettoyage des marchés publics, des tâches cruciales pour restaurer la propreté urbaine et désengorger les espaces publics. En remportant ces quatre lots, Hysacam reprend de facto le monopole de la gestion des déchets dans la capitale.

Pourtant, la communauté urbaine avait cherché à briser cette exclusivité en ouvrant le marché à de nouveaux opérateurs, comme la société Thychlof Sarl, recrutée en 2023. Toutefois, l’ajout d’acteurs n’a pas suffi à résoudre les problèmes d’insalubrité, souvent liés à l’insuffisance des financements. «Le problème n’est pas lié au nombre d’opérateurs qui interviennent. Si les questions de fonds ne sont pas adressées, qu’on ait Hysacam aujourd’hui et que demain on ait 3, 4,5 ou 6 entreprises, toutes ces entreprises feront face aux mêmes difficultés.», soulignait Jean Pierre Ymele, directeur général de Hysacam en mars 2024.

UNE BATAILLE FINANCIÈRE NON RÉSOLUE

Ce haut responsable a souvent dénoncé le manque de moyens financiers mis à disposition par l’État et les collectivités locales pour assurer les missions dévolues à l’entreprise qu’il dirige. Selon, «le coût annuel minimum pour garantir une gestion efficace des déchets à Yaoundé s’élève à 15 milliards de FCFA». Pourtant, «le gouvernement n’en débourse que 4 milliards», avait-il révélé.

Il existe pourtant une solution pour pallier ces lacunes. Il s’agit du droit d’accises spécial sur les importations, destiné à financer le traitement des déchets. Ce prélèvement, restructuré par le Premier ministre en 2023, est centralisé par le Feicom, qui redistribue les fonds aux collectivités territoriales. Cependant, les montants collectés restent insuffisants pour garantir la pérennité des services.

Le guichet unique va créer une plateforme de 3eme génération

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 La nouvelle technologie annoncée va intégrer l’intelligence artificielle, sera dotée d’un système de sécurité plus renforcé, tout en améliorant l’expérience des milliers opérateurs économiques qui utilisent la plateforme pour leurs opérations de commerce extérieur.

 Le Guichet Unique des Opérations de Commerce Extérieur (GUCE) compte moderniser sa plateforme électronique. Ce sera une transformation digitale pour renforcer ses missions qui sont de simplifier et faciliter les procédures et, de réduire les coûts et délais de passage de marchandises.  Très bientôt, on assistera à la mise en place d’un guichet unique de troisième génération, annoncent les responsables de l’entreprise.

Il est question de modernisation de l’infrastructure avec une certification des données et big data. Concrètement, ce qui va changer sera notamment la technologie.  La plateforme va intégrer de nouvelles technologies modernes telles que l’intelligence artificielle et la BlockChain.  Les mesures de sécurité seront  aussi renforcées avec l’utilisation de nouveaux protocoles sécurisés et de l’authentification moderne. Les utilisateurs pourront par ailleurs  expérimenter une interface adaptable aux dispositifs mobiles et personnalisables. Le mode  de fonctionnement va aussi changer. Car, même hors connexion, il sera possible de travailler et d’actualiser les données à la reprise de la connexion.

 Cette mutation, selon les responsables du guichet unique, répond à une exigence d’amélioration continue de ses services et de modernisation. Cela ne signifie pas que l’actuelle plateforme électronique E-Guce connait des dysfonctionnements. « La plateforme actuelle date de 2012, elle a permis d’atteindre de très bons objectifs mais actuellement nous avons besoin de passer à un niveau supérieur parce que le périmètre a augmenté, la charge d’utilisation a augmenté.  Et il faudrait une plateforme qui utilise les technologies plus récentes, encore plus sécurisées qui permettent de répondre de manière efficace aux besoins des utilisateurs », explique  Serges Joel Anyam Edjenguele, chef de département prospectives et relations avec les partenaires au GUCE.

 La plateforme électronique eGUCE regroupe plus de 5000 importateurs, plus de 1000 exportateurs ; plus de 400 commissionnaires agréés en douanes ; plus de 19 banques ; plus de 100 assureurs et courtiers en assurance et plus de 10 ministères et administrations techniques. Elle permet la suppression du contact humain dans les opérations du commerce extérieur, la réduction des délais ; la traçabilité des opérations en temps réel ainsi que la sécurisation des documents et des recettes.

 La plateforme électronique enregistre à date  plus de 35 procédures digitalisées en exploitation ; plus de 8210 milliards  de FCFA de droits de douane collectés jusqu’en 2023 et plus de 98 milliards d’impôts.

  Le délai pour le dédouanement des véhicules est passé  de 7 jours à 48h si toutes les conditions sont réunies, soutient Joel Anyam Edjenguele. Pour la liquidation, déclaration en douane ; il est passé de 6 jours et plus à une heure et les domiciliations bancaires de plus de 48h à moins de 2h.

Interview 

Serges Joel Anyam Edjenguele, chef de dpt prospectives et relations avec les partenaires, GUCE

« L’opérateur économique fera des économies »

 Ce cadre du guichet unique donne des détails sur la transformation digitale projetée au sein de l’entreprise,  ses enjeux ainsi que son impact sur les opérations de commerce extérieur, tout en analysant le fonctionnement actuel.

 Le Guichet Unique des Opérations de Commerce Extérieur (GUCE) prépare une mutation de sa plateforme pour une technologie  de 3eme génération. Quels sont les enjeux de cette décision ?

Le guichet unique de 3eme génération sera composé de plusieurs composantes dont la première est la modernisation de l’infrastructure qui porte aujourd’hui notre plateforme. Qui dit modernisation dit utilisation des systèmes et des outils qui sont les plus récents et qui permettent de donner les meilleurs résultats aux solutions logicielles qui seront portées sur cette infrastructure.La deuxième composante qui nécessite une infrastructure beaucoup plus moderne, c’est la nouvelle plateforme digitale du guichet unique qui va venir moderniser tout ce qui existe et apporter également des choses nouvelles. Lorsqu’on parle de modernisation, il s’agit de l’utilisation des technologies les plus récentes. La plateforme actuelle date de 2012, elle a permis d’atteindre de très bons objectifs mais actuellement nous avons besoin de passer à un niveau supérieur, parce que le périmètre a augmenté, la charge d’utilisation a augmenté. Et il faudrait une plateforme qui utilise les technologies plus récentes, encore plus sécurisées qui permettent de répondre de manière efficace aux besoins des utilisateurs. 

Quels sont les besoins auxquels répond cette transformation ?

 L’un des besoins est la possibilité de travailler même quand il n’y a pas de connexion Internet. Alors le Guce 3eme génération, c’est aussi un module hors-ligne qui permet de continuer son travail même sans connexion et de voir toutes ces informations synchronisées. La dernière composante c’est la composante Business intelligence (BI), cette capacité de tirer profit de l’important vivier de données du commerce extérieur pour aider les décideurs à prendre les décisions les plus idéales. Couplée à l’intelligence artificielle, dans le Guce 3eme génération, on aura la capacité de faire une meilleure analyse des risques des données du commerce extérieur, on aura la capacité de faire des analyses prédictives qui donnent des tendances sur les opérations du commerce extérieur et pouvoir prendre les meilleures décisions en anticipation pour assurer la protection de nos opérateurs et une meilleure célérité dans la réalisation des formalités.

 Comment évaluez-vous les opérations du GUCE aujourd’hui ?

Aujourd’hui il y a énormément de services qui existent, qui sont fonctionnels et qui peuvent faciliter des opérations des partenaires économiques. Il s’agit notamment du simulateur du paiement qui permet sur la base de quelques informations relatives à son opération d’anticiper sur l’ensemble des droits et taxes à payer. Ne plus être surpris quand la marchandise est déjà  au port par le montant des droits et taxes qui entraine  un rallongement des  délais et des coûts. Mais anticiper pour être capable de prendre les meilleures mesures et avoir le temps le plus court de dédouanement et de passage de sa marchandise.En termes de droits et taxes, c’est plus de 8000 milliards de FCFA collectés et plus de 90 milliards de FCFA collectés pour les impôts. Il en est de même pour d’autres recettes encore. Mais pour l’opérateur économique, c’est également des économies d’échelle parce qu’une solution qui est beaucoup plus robuste, disponible et qui permet une rapidité dans les opérations, permet également de réduire les coûts au niveau de l’exécution de ses opérations.

Route Olounou-Oveng: un projet au service du développement local

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C’est dans une ambiance solennelle que le bitumage de la route Olounou-Oveng a franchi une étape clé ce vendredi 22 novembre 2024. La cérémonie officielle, organisée sur le site du projet, a marqué le lancement des travaux en présence d’un parterre de personnalités, notamment le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, maître d’ouvrage, accompagné du ministre des Finances, de celui du Développement local, ainsi que d’un représentant de l’ambassadeur d’Italie au Cameroun.

Le chantier, confié au groupement SEAS-COSEDIL, avait déjà connu une dynamique soutenue depuis un mois, avec la mobilisation des équipes et des engins. Sur le terrain, les travaux préparatoires battent leur plein : dégagement de l’emprise, levés topographiques, études géotechniques et hydrauliques, identification des carrières, ainsi que des interventions sur des points critiques. Ces efforts visent à garantir une progression rapide et conforme aux spécifications du cahier des charges.

Une route moderne et sécurisée

Le projet consiste à construire une route de 70 km sur un profil de 1×2 voies, intégrant des infrastructures essentielles telles que 13 ponts d’un linéaire total de 260 mètres, 59 ouvrages de drainage, des carrefours aménagés et des dispositifs de signalisation horizontale et verticale. En outre, des équipements de sécurité routière et divers aménagements connexes destinés aux populations riveraines figurent également dans le cahier des charges.

La structure de la chaussée a été pensée pour résister à un trafic frontalier intense. Elle comprendra une couche de fondation en grave latéritique (25 cm), une couche de base en grave concassée (20 cm) et une couche de roulement en béton bitumineux semi-grenu.

Un investissement d’envergure

Avec une durée d’exécution prévue de 36 mois, le coût global du projet s’élève à 62,2 milliards de FCFA hors taxes. Ce montant inclut 48,5 milliards de FCFA pour la construction de la route, 4,5 milliards pour les ponts, et près de 9,2 milliards pour des aménagements complémentaires tels qu’un poste de pesage, un poste de péage automatique, un poste de comptage et la mise en œuvre d’un plan de gestion environnemental et social.

Objectifs et enjeux

Dans son discours d’ouverture, le ministre des Travaux Publics a insisté sur le respect des délais et des normes de qualité. « Maintenons la cadence observée depuis un mois afin de garantir la réussite de ce projet stratégique », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’amélioration des échanges transfrontaliers, cette route ambitionne de désenclaver les localités environnantes, de booster les activités économiques et de renforcer la sécurité des usagers. Une mission de contrôle technique rigoureuse est déjà en place pour accompagner le bon déroulement des travaux.

Journées technologiques nationales : le bond vers l’innovation et l’industrialisation

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« Le futur est prometteur », a déclaré avec assurance, Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt). C’était à l’occasion de la 9e édition des Journées Technologiques Nationales (JTN) couplées à la Journée de l’industrialisation de l’Afrique, le 20 novembre dernier à Yaoundé. L’événement est placé sous le thème : « Innovations technologiques locales : levier de l’import-substitution », a mis en lumière le potentiel des solutions technologiques développées au Cameroun pour relever les défis économiques du pays, diminuer la dépendance aux importations et à encourager la production locale. Il a ressemblé, « les inventeurs locaux représentant l’avenir. Aujourd’hui, nous sommes très ravis de constater les talents et les ressources humaines précieuses que nous avons rassemblés. Nous comptons au moins 50 jeunes inventeurs », s’est félicité Dr Fuh Calistus Gentry.

Créées pour répondre au défi de l’industrialisation et de la création de richesses, les JTN, visent selon le Minmidt, à exposer et promouvoir les inventions locales. Elles constituent une plateforme unique où inventeurs, chercheurs, entreprises, investisseurs et grand public se rencontrent pour explorer les opportunités offertes par les innovations technologiques locales. Pendant trois jours, le savoir-faire des inventeurs camerounais a été mis en lumière, avec un accent particulier sur des secteurs clés comme l’agroalimentaire, la santé, la gestion durable de l’environnement et l’intelligence artificielle.

Le bilan de cette édition est éloquent : parmi les 50 candidats initiaux, 12 ont été sélectionnés et récompensés pour leurs inventions. Les prix, allant de 100 000 à 500 000 FCFA, ont été remis lors d’un dîner de clôture en présence de hauts responsables. Ces récompenses symbolisent l’engagement du gouvernement à encourager et à accompagner les innovateurs dans leurs démarches. Pour le ministre, c’est « un événement pour rassurer la jeunesse camerounaise sur les nombreuses opportunités qu’offre le pays. Nous pouvons développer l’Afrique, rester en Afrique, et le Cameroun est béni par sa position géographique, sa position stratégique et ses ressources naturelles pour déclencher l’industrialisation du continent » a indiqué le ministre. Et de poursuivre : Il faut que la jeunesse camerounaise soit au même niveau technologique que le reste du monde. Je suis très convaincu par ce que je vois aujourd’hui : le Cameroun est béni de talents et de ressources humaines que nous devons exploiter. C’est ainsi que les Chinois et les Indiens ont développé leur industrie. Je pense qu’il est temps pour l’Afrique, et en particulier pour le Cameroun, de prendre sa place.

L’OAPI ACCORDE 5 MILLIARDS DE FCFA POUR SOUTENIR L’INNOVATION AU CAMEROUN

Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) a souligné l’importance de ces journées : « L’innovation technologique est une condition sine qua non pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, notamment la transformation structurelle de notre économie et l’industrialisation, pour une création de richesse durable. » Pour garantir un suivi rigoureux, des mesures d’accompagnement ont été annoncées. Les lauréats bénéficieront d’un encadrement de proximité, notamment avec le soutien de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Les 2 premiers prix ont été sponsorisés par cet Organisme intergouvernemental africain de 17 États protégeant les droits de propriété intellectuelle et délivrant des brevets de propriété industrielle, dont le Directeur général, a accordé un appui à l’innovation de cinq milliards de FCFA au Cameroun. De plus, le Minmidt prévoit la publication d’une édition spéciale répertoriant toutes les inventions présentées, tandis que les brevets des gagnants seront financés pour assurer la protection de leurs innovations. « Nous avons produit un numéro spécial qui mettra toutes ces données à la disposition des hommes d’affaires, des industriels et des organisations internationales entre autres », confie le membre du gouvernement.

UNE VISION NATIONALE ALIGNÉE SUR LES AMBITIONS RÉGIONALES

Les JTN s’inscrivent dans une dynamique plus large, en synergie avec la Journée de l’industrialisation de l’Afrique, célébrée lors de la même période. Cette convergence montre que l’innovation locale n’est pas seulement une nécessité nationale, mais aussi une opportunité pour le Cameroun de contribuer à l’industrialisation du continent. En alignant les JTN sur la Stratégie nationale de développement 2020-2030 et le Plan directeur d’industrialisation, le gouvernement camerounais entend utiliser ces journées comme un levier pour concrétiser sa vision : réduire la dépendance aux importations, renforcer la production locale et transformer l’économie nationale en une économie industrialisée et résiliente.

FUH CALISTUS GENTRY, ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt)

« Des Journées technologiques nationales pour bâtir un avenir avec les innovations locales »

En vue de profiter pleinement des dotations factorielles naturelles dont regorgent notre sol et notre sous-sol pour se positionner définitivement sur les sentiers de la transformation structurelle de notre économie, il est incontournable, à l’ère du temps, pour un développement plus rapide des innovations technologiques locales, qui serviront sans nul doute à une meilleure implémentation de la politique d’import-substitution, que la jeunesse camerounaise s’intéresse davantage aux techniques de l’intelligence artificielle. En effet, les technologies évoluent à un rythme effréné, redéfinissent sans cesse les frontières économiques entre les nations et les possibilités qui s’offrent à elles. Pour le Cameroun, le défi est de taille : il s’agit de bâtir un avenir où les innovations locales et la technologie endogène répondront aux besoins de notre société, réduiront notre dépendance aux importations et stimuleront la création d’emplois de qualité. La substitution des importations, loin d’être un simple concept économique, devient alors une promesse d’autosuffisance, de prospérité et de résilience pour notre nation. En encourageant nos propres solutions technologiques, nous ne faisons pas que répondre aux besoins actuels ; nous jetons les bases d’une économie plus forte, plus diversifiée et plus inclusive pour les générations futures. Suivant cet ordre d’idées, les Journées Technologiques Nationales (JTN) représentent notre volonté collective de réinventer notre tissu économique et technologique, en réponse aux aspirations de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30) et du Plan Directeur d’Industrialisation (PDI), pour la construction d’un Cameroun résilient, autonome et avant-gardiste, un Cameroun capable de répondre à ses propres besoins avec ses propres ressources.

Convention Collective : Les banques augmentent de 6% le salaire de leurs employés

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Après cinq ans de négociations intenses, les acteurs du secteur bancaire camerounais ont réussi à concilier les impératifs économiques et les attentes sociales. Au départ, les parties prenantes avaient identifié 14 points de discussion. Cependant, seules 7 propositions ont été retenues, ouvrant ainsi la voie à des avancées majeures.

Dans le tableau des réformes paraphées lundi dernier, figurent le renforcement de la liberté syndicale, qui permet désormais aux employés d’adhérer à un syndicat de leur choix sans contrainte ; la réduction de la durée d’intérim, dont la période pour un poste à classification supérieure est désormais limitée à 24 jours ouvrés, contre 30 jours calendaires auparavant. De même, le travail temporaire, intérimaire et la sous-traitance seront désormais utilisés dans la branche contrairement aux lois et règlements en vigueur. La négociation d’un accord portant sur les modalités de départ volontaire, à la demande de l’employeur ou du travailleur, dans le cadre de la réduction du personnel, fait partie de cette nouvelle entente.

Cette convention collective nationale, dont le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, a instruit un effet immédiat depuis le 18 novembre, revalorise les indemnités des employés. L’indemnité compensatrice de logement est passée d’au moins un tiers du salaire échelonné, majoré de la prime d’ancienneté, à au moins 40% de ce salaire. L’allocation de logement pour les agents non logés a également augmenté, passant d’un minimum de 30% à 40% du salaire échelonné. L’indemnité mensuelle de transport a été augmentée de 50 000 à 60 000 francs CFA, sauf disposition plus favorable dans les entreprises. La grille salariale a été revalorisée, passant de 5% en 2022 à 6% en 2024 pour toutes les catégories socioprofessionnelles, avec un aménagement de la classification professionnelle dans le secteur bancaire.

 Dans le segment de l’évolution de la classification professionnelle : les diplômes ou certifications acquis par un employé d’une banque ou d’un autre établissement financier peuvent désormais être pris en compte pour une reclassification, après une évaluation appropriée. Pour l’Apeccam, le but de cette convention est « d’assurer que, pour ce secteur qui est si important pour le développement de l’économie, les employés qui sont au centre de celui-ci soient à l’aise dans l’exécution de leurs tâches. Donc, pour nous, c’est un grand succès d’arriver enfin à la signature de cette convention pour que nos employés soient revalorisés », se réjouit Gwendoline Abunaw, présidente de l’Apeccam. « Nous avons fait de notre mieux pour moderniser cette convention. Nous avons pu y insérer la liste des diplômes et la liste des métiers. Nous aurions pu faire plus si le cours du travail avait été révisé en tenant compte de nouvelles formes de travail », a indiqué Isaac Bissala, président du Syndicat National des Employés, Gradés et Cadres de Banques et Établissements Financiers du Cameroun (Snegcbefcam).

Appelant au respect des droits syndicaux, Isaac Bissala rappelle que « la signature des conventions collectives nationales ne suffit pas : leur application dans toutes les entreprises est cruciale pour éviter une concurrence déloyale ». Peu de temps avant la signature de ce document, le syndicat a signalé que près de neuf banques refusent l’entrée des syndicats en leur sein, violant ainsi les principes de liberté syndicale et de protection des droits des travailleurs. Face à cette situation, les syndicats avertissent : « nous avons près de neuf banques qui refusent la pénétration du syndicat au sein de leur entreprise, ceci doit s’arrêter, sinon nous serons obligés de mener des actions syndicales fortes auprès de celles-ci ».

GWENDOLINE ABUNAW, présidente l’Apeccam

« La convention collective est le reflet d’un effort considérable »

Il convient de rappeler que la révision de la convention collective de notre secteur intervient à des intervalles de 10 ans. La précédente révision de cette convention a eu lieu en 2009. Cette nouvelle révision, qui démarre en 2019, est donc nécessaire afin de l’adapter aux réalités économiques actuelles et à l’évolution de notre activité. Elle a traîné parce qu’il fallait actualiser la classification des métiers et des diplômes dans la profession. Les modifications apportées à cette convention sont significatives et témoignent de notre engagement à améliorer les conditions de travail des employés du secteur bancaire. Au cours de cette année, nous avons procédé à une revalorisation salariale de 6%. Cela malgré les multiples crises qui ont affecté notre secteur, notamment la crise dans le Nord-Ouest et le SudOuest, la guerre en Ukraine, ainsi que les effets de l’inflation. Ces ajustements sont le reflet d’un effort considérable que nous devons saluer et qui mérite toute notre reconnaissance. Bien entendu, bien que des progrès aient été réalisés, certains défis demeurent, mais je suis convaincue que nous continuerons à avancer dans le respect des intérêts des travailleurs et des employeurs grâce à notre dialogue constructif et sincère. C’est pourquoi nous avons décidé de poursuivre ce dialogue pour résoudre les questions restantes de manière équitable ».

ISAAC BISSALA, président du Syndicat National des Employés, Gradés et Cadres de Banques et Établissements Financiers du Cameroun.

« Donner aux employés de banques le pouvoir d’achat compatible avec les circonstances de la vie »

Le but de l’activité économique est d’améliorer sans cesse les conditions d’existence de la population. Les représentants des employeurs et des travailleurs doivent, par des méthodes de collaboration paritaire, rechercher en toute circonstance le moyen de donner aux salariés le maximum de pouvoir d’achat compatible avec les circonstances de la vie, et à rehausser parallèlement au progrès de techniques de position et d’échange pour la détermination des bases de salaires répondant à ces conditions. Le problème des salaires est étroitement lié à celui des prix et de la monnaie. En effet, du point de vue économique, les trois éléments sont indépendants et l’adoption des mesures concordantes en ce qui concerne l’assainissement de la circulation monétaire interne, la réadaptation des prix, et le réajustement des salaires seront les premières conditions de redressement économique et financier du pays.

Yaoundé-Nsimalen : L’autoroute enregistre ses premiers morts

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L’autoroute Yaoundé-Nsimalen a enregistré ses premiers morts aux premières heures de ce 25 novembre 2024. Joseph Marien Zambo Bélinga, 47 ans, y a perdu la vie, ainsi que deux de ses proches, dans un accident de circulation. Selon les témoins qu’Equinoxe TV a rencontrés, le véhicule transportant le premier adjoint au maire de Mfou a trouvé un camion stationné sur l’autoroute. « Ils ont violemment percuté un camion des Brasseries qui était garé sur l’autoroute », apprend-on. Le choc était imparable.

Joseph Marien Zambo Bélinga, cadre aux Aéroports du Cameroun, et ses deux proches dont son frère cadet Jean Romuald Mbarga Bélinga, censeur au lycée d’Olanguina et arbitre de football, sont passés de vie à trépas. Les dépouilles ont été déposées à la morgue de l’hôpital de district de Mfou. Les différentes familles biologiques et professionnelles, portent le deuil. Zambo Bélinga n’aura donc exercé sa fonction que deux années durant, puiqu’il a prêté serment comme premier adjoint au maire de la ville de Mfou près de Yaoundé, en 2022.

Ce sont les premiers morts enregistrés sur cette section de l’autoroute Douala-Yaoundé. Section rase-campagne déjà mise en service. Il faut rappeler que le stationnement sur l’autoroute est interdit.

Idabato : des nouvelles du sous-préfet

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Le sort de Roland Ewane est désormais entre les mains de Dieu

« Je vous en supplie mes frères et sœurs, cotisez cet argent et venez apportez, je vous en supplie, je vous supplie, je vous supplie ». Ce sont les supplications d’un homme ligoté à quatre pattes dans le dos et ceintré, la tête vers le bas. Pleurant à chaudes larmes, sous le regard de personnes invisibles dans l’extrait de vidéo, mais qui s’expriment en anglais. Vêtu d’une culotte kaki et d’un T-shirt bleu, les parties de son corps exposé laissent croire que l’homme a subi la torture. Couché à même  le sol, revêtant une ténue similaire, Roland Ewane, le sous-préfet d’Idabato enlevé le 1er octobre dernier par des hommes armés présentés comme des pirates venus du Nigéria. Depuis los l’on n’avait plus de nouvelles de l’administrateur civil.

Des voix lui demandent « combien ils consent à donner » pour sa libération. Et l’homme supplicié de répondre « seven hundred thousands». Et ses ravisseurs de relancer : « s’ils n’apportent pas, qu’est-ce qu’on vous fait ?». Cette vidéo a été envoyée par ses ravisseurs à son épouse. « Ils sont partis de 5 millions  avec les supplications, ils sont allés à 3 millions de dollars ; de 3 millions de dollars, ils sont descendus à un million. Et depuis hier, ils parlent de 700 mille dollars, dix groupes électrogènes, un engin moteur Yamaha de 200 chevaux et la libération des leurs qui se retrouvent en prison à Buéa», rapporte l’épouse du sous-préfet. La famille est loin de réunir ladite somme.

Les jours de Roland Ewane sont visiblement comptés, la famille a presque craqué : «Vous voyez comment ma tête tremble. C’est comme si j’avais la maladie de parkinson ; le stress quotidien. Quand les pirates appellent matin, midi et soir avec une voix qui peut tuer quelqu’un, dans les menaces et puis tu entends la voix de ton époux pleurer en fond. Mon frère, je vais me sentir comment ? Je suis presque morte ! je suis déjà à moitié morte ! », confie la pauvre qui a pu trouver auprès du Premier ministre (qu’elle n’a pu rencontrer), le conseil d’un recours à Dieu. La question étant « diplomatique » entre le Cameroun et le Nigéria.

Roland Ewane a été kidnappé le 1er octobre dernier en pleine nuit. La coïncidence avec la  date (jour de commémoration de la Réunification des ex Cameroun français et anglais) laissait croire aux séparatistes qui luttent pour la sécession des deux régions anglophones du pays. « Il était 2h45 ce fameux 2 octobre, je crois que c’était un mardi, lorsque je reçois un appel venant du maire d’Idabato : ‘’Mama, Mama, les mauvais garçons sont entrés dans la ville, ils ont pris ton mari’’. Alors je lui pose la question, ‘’toi tu es où, pendant qu’on récupère mon mari ?’’ Il a raccroché », raconte l’épouse du sous-préfet dans un reportage réalisé par Canal 2 international. « En passant, il habite dans la case de passage de la commune. Il n’a pas de résidence. Donc dans cette case de passage, se trouvent le maire et son épouse, l’adjoint au maire et son épouse et d’autres enfants du maire,…», précise la dame éplorée.

L’épouse du sous-préfet d’Idabato fond en larmes pendant qu’elle raconte l’histoire. C’est une femme fragilisée par cette situation, qui s’en remet à Dieu, sans abandonner le combat. Me Akere Muna, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun, a essayé un appel à l’endroit des ravisseurs : « Je vous invite à évaluer le coût humain de vos actions. J’en appelle à votre sens d’humanité pour libérer M. Ewane Roland Ekwe et lui permettiez de retourner sa famille. Choisissons l’empathie à la violence, et la compréhension au conflit », a plaidé le candidat à l’élection présidentielle 2025, dans une lettre ouverte.

Financement de l’État: désaccord entre la Cobac et les EMF

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Le gendarme du secteur financier en Afrique centrale invite les établissements de micro finance à revoir à la hausse leurs portefeuilles dédiés à l’Etat. Mais, ils souhaitent plutôt les réduire, du fait d’un risque élevé de crédit.

 Les Etablissements de micro finance (EMF)  de la Cemac sont fermes.  Pas question de mener d’avantages d’opérations financières avec les Etats, martèlent les EMF lors d’une rencontre avec la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) à Douala.  Ils restent sur la position prise de commun accord avec les banques depuis l’année dernière de  réduire leurs portefeuilles dédiés aux Etats.

En effet, comme l’a relevé le Fonds Monétaire International dans un rapport sur la Cemac publié en février 2024, l’exposition des établissements de crédit au risque souverain est restée « excessive ». L’exposition globale (prêts et titres) selon le FMI a augmenté de 10 % fin 2015 à environ 30 % de l’actif total en juin 2023.  Pour la dette souveraine des pays de la CEMAC, ce chiffre est supérieur à 50 %  pour plusieurs banques.

 Malgré ce tableau sombre, le secrétariat général de la Cobac invite les établissements de microfinance de la CEMAC  à renforcer leurs appuis pour le financement des Etats. Les concernés, eux, disent ne plus vouloir s’exposer davantage vis-à-vis des Etats.  La Cobac de son côté estime aussi que les établissements de crédit s’éloignent un peu de la règlementation du fait de la distance qu’ils prennent pour les risques.

En effet, le FMI avait fait le constat que les banques ont par exemple pour la plupart, opté d’investir dans les Bons de trésor assimilables et les Obligations de trésor assimilables considérées comme moins risquées mais très rentables.  Ce qui occasionne le non-respect des limites de concentration par certains établissements de crédit. Car, ils ont l’obligation de céder annuellement 30%  de leurs souscriptions en valeurs de trésor. Le FMI avait donc suggéré à la Cobac  de faire appliquer progressivement les limites de concentration et de pousser les banques à observer une gestion prudente des risques.  Ceci pour faire face à une « menace importante à la stabilité financière »,  avait souligné le FMI.  

 Réaction

Hervé Blaise Feunke, DGA FOCEP

 « Certains EMF ont décidé de ne plus financer les marchés publics au Cameroun »

« Les EMF accompagnent les Etats, dans le financement de l’économie. Maintenant dans ce financement il y a beaucoup de risques. Vous avez certainement appris que le niveau de financement de certains EMF vis-à-vis des financements de l’Etat est très élevé. Pourtant, la Cobac est en train d’exiger de manière progressive d’augmenter le niveau de provision qu’on fait sur les financements accordés à l’Etat. Mais aujourd’hui, compte tenu du niveau d’exposition, on commence à exiger aux EMF de provisionner en grande partie, 80% et 100% pour certaines créances. C’est une grosse difficulté pour nous. C’est une des raisons pour lesquelles, certains EMF ont décidé de ne plus financer les marchés publics. Je pense que la concertation va se poursuivre. 

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