mercredi, juin 3, 2026
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La CSPH va investir 12,8 milliards de FCFA pour la construction de deux centres d’emplissage de gaz

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Le 31 décembre 2024, la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH a lancé un appel d’offres pour la construction d’un centre de stockage et d’emplissage de gaz de pétrole liquéfié (GPL) à Kumba, dans le département de la Meme, région du Sud-Ouest.

Avec un budget total de 6,4 milliards de FCFA, réparti sur deux exercices budgétaires (2024 et 2025), les travaux s’étaleront sur une période de 24 mois dès réception de l’ordre de service. Trois candidats, préalablement qualifiés à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt lancé en novembre 2024, sont en lice pour ce projet. Il s’agit des entreprises Amob Sarl, le Groupement Reapfields Resources LTD et Kraftmaster.

Avant cette étape, le 16 décembre 2024, la CSPH a également dévoilé les résultats d’un appel d’offres pour la construction d’un centre de stockage et d’emplissage de gaz à Mvila-Yeminsem. Le projet, dont le coût global atteint 6,2 milliards de FCFA, a été attribué à Parlym Cameroun pour le lot I, avec un contrat de 5,9 milliards de FCFA. Le lot II, d’un montant de 339,7 millions de FCFA, a été confié au groupe Mazal et associés. Pour les deux projets, la durée des travaux est de 24 mois

En attendant le lancement effectif des travaux à Ebolowa et Kumba, la CSPH prévoit d’inaugurer, avant la fin de l’année 2025, le centre emplisseur de gaz domestique de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. Cette annonce a été faite le 16 février 2024 par le directeur général de la CSPH, Okié Johnson Ndoh, lors d’une visite de chantier.

Ces infrastructures, en plus de garantir un accès équitable à une énergie essentielle, visent à réduire les surcoûts liés à l’éloignement des centres de distribution actuels. À ce jour, le prix réglementé d’une bouteille de 12 kg est de 6 500 FCFA, mais il atteint parfois 10 000 FCFA dans les zones reculées, notamment en raison des frais de transport.

Des impacts environnementaux positifs

Au-delà de l’aspect économique, les centres d’emplissage jouent un rôle clé dans la préservation de l’environnement. En augmentant l’accès au gaz domestique, ils contribuent à limiter l’utilisation du bois de chauffage, principale source d’énergie dans de nombreux ménages. Cette pratique favorise la déforestation dans le sud et accélère la désertification dans le septentrion.

Selon le ministère des Forêts et de la Faune, le marché camerounais consomme chaque année des volumes de charbon représentant une valeur de 17 milliards de FCFA. Cette dynamique, bien que lucrative, constitue une menace environnementale majeure selon plusieurs ONG.

Garoua: Italiens et espagnols en compétition pour un projet de construction de 220 logements sociaux

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En septembre dernier, la Société immobilière du Cameroun (SIC), bras opérationnel de l’État en matière de construction et de gestion des logements sociaux, a lancé un appel à manifestation d’intérêt international. L’objectif était de recruter des prestataires proposant des technologies innovantes pour réduire les coûts et les délais de réalisation, en vue de la construction de 220 logements sociaux au quartier Kollere-Bornouans, à Garoua, dans la région du Nord.

À l’issue de ce processus, deux entreprises étrangères, disposant de représentations locales, ont été présélectionnées pour exécuter ce projet ambitieux. Il s’agit de Selip Spa, un acteur italien reconnu, et de Pablo & Nathalia Holding Group, un groupe espagnol. Les deux prétendants s’affronteront lors d’une nouvelle phase de sélection lancée par la SIC le 23 décembre 2024, sous forme d’un appel d’offres international restreint.

Le contrat, estimé à 12,3 milliards FCFA, couvre la construction de 17 immeubles R+4 : cinq immeubles de type 1 comprenant chacun 20 appartements T4, et douze immeubles de type 2 avec chacun 10 logements T4 modulables en T3. Le projet inclut également les voiries, les réseaux divers, ainsi que des aménagements extérieurs. Son financement sera assuré par le budget d’investissement de la SIC pour les exercices 2025 et suivants.

Un projet en gestation depuis 2018

Les logements sociaux du quartier Kollere-Bornouans ne datent pas d’hier. En 2018, Gabriel Bengono, alors directeur général de la SIC, avait visité le site prévu pour accueillir ce projet destiné théoriquement aux ménages les moins aisés. À l’époque, l’ambition initiale était de construire 700 logements sur une superficie de 4,5 hectares

Industrie: le centre technique agroalimentaire fait la promotion de ses activités

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 L’institution créée en 2016 avec pour mission d’apporter l’assistance technique aux entreprises du secteur de l’agroalimentaire en vue de l’amélioration de leur compétitivité reste peu connue.

Le Centre Technique Agroalimentaire (CTA-CAM) se dévoile au public. L’institution basée à Douala a ouvert ses portes à la presse le 9 janvier dernier. Objectif, se faire davantage connaître par l’opinion publique.

En effet, ce Groupement d’Intérêt Economique (GIE) , quoi qu’existant depuis 2016, reste effacé. Il est désormais question de se mettre au-devant de la scène pour faire valoir ses missions. Né novembre 2016,  le CTA-CAM est une institution de droit privé investie de missions de service et d’intérêt publics, bénéficiant de l’appui de l’Etat et ses partenaires au développement tels que  l’Union Européenne. Le CTA-CAM est issu d’un Partenariat Public Privé, signé entre l’Etat du Cameroun représenté par ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire et le secteur privé représenté par le président du Comité d’Orientation dudit Centre.

Le CTA-CAM a pour principale mission d’apporter l’assistance technique aux entreprises du secteur de l’agroalimentaire en vue de l’amélioration de leur compétitivité dans les domaines  de l’ évaluation et amélioration de la qualité des produits ; l’évaluation et amélioration des procédés technologiques ; bonnes pratiques d’hygiène et bonnes pratiques de fabrication ; mise en œuvre des normes et règlements techniques agroalimentaires ; veille commerciale, technologique et normative ; analyses et essais des matières premières et produits finis etc. Sont concernés par cet accompagnement les acteurs économiques de la production, de la transformation, du transport, de la distribution, de l’importation ou de l’exportation, de l’emballage ou du conditionnement, du stockage.

L’assistance technique aux PME des 08 branches du secteur de l’agroalimentaire  porte entre autres sur l’adoption des normes, de bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et de fabrication (BPF) L’amélioration de la qualité des produits, la modernisation des procédés technologiques. Cet accompagnement  selon les responsables du CTA CAM,  vise à permettre un accroissement des exportations au niveau sous régional, régional ainsi que vers l’Union Européenne. Ce qui va aider les PME locales à capter des devises et des parts de marché dans la ZLECAF notamment.  

 Le centre propose des formations  régulières sur des thématiques telles que l’étiquetage et  le packaging, les exigences normes ISO 17025 ; les techniques de transformation et de conservation de produits agroalimentaire etc.

Le CTA-CAM dispose par ailleurs en son sein,  des laboratoires d’analyses microbiologiques, d’analyses physicochimiques et caractérisation sensorielle. Ce qui permet de faire des analyses pour l’autocontrôle des entreprises ; pour le contrôle officiel des entreprises et la certification de conformité, des analyses de recherche & développement ; des analyses pour le contrôle des matières premières,  des produits semis finis et des produits finis.

Le CTA CAM travaille également pour la protection de l’espace économique à travers l’accompagnement des acteurs de la chaîne de la sécurité sanitaire des aliments, pour s’assurer de la qualité des produits mis à la consommation du secteur de l’agroalimentaire.  Il élabore toute étude et prospection pour le développement et la promotion des exportations, assure la coordination avec les groupements interprofessionnels du secteur agroalimentaire dans toutes les actions concourant au développement du secteur,  la réalisation de toute expertise et analyse qui peut lui être confiée par l’Etat, les professionnels, les tribunaux et les particuliers dans le cadre de ses missions…

A ce jour, le CTA-CAM compte 50 membres et partenaires dont 28 membres fondateurs, opérant toutes dans sept des huit filières que compte le secteur agroalimentaire du Cameroun, deux chambres consulaires : la Chambre d’Agriculture, de l’Elevage, des Pêches et des Forêts du Cameroun (CAPEF) et la Chambre de Commerce, de l’Industrie, des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (CCIMA).

Réaction

 Jacquis KEMLEU, président du Comité d’Orientation du CTA CAM

« Nous avons déjà accompagné près 66 acteurs et on a impacté près de 900 »

« Aujourd’hui, nous avons déjà accompagné près 66 acteurs et on a impacté près de 900. Des organismes tels que le PNUD, l’UE, la FAO nous font confiance parce qu’on fait un travail de fourmis et dans le silence. Le CTA travaille dans la neutralité. Donc ce sont les consommateurs qui lorsqu’ils sentent que quelque chose ne va pas où les producteurs qui nous interpellent. Très souvent, le produit qui perturbe l’espace marchand est simplement amené au dépôt du  centre.  Et grâce à son grand laboratoire, rapidement on vous donne l’évaluation de ce produit. Il est important de savoir que cet outil existe et travaille à l’amélioration de la qualité et la mise à niveau et l’accompagnement du management ainsi qu’un rôle de veille. On a un besoin de protection de l’individu, un besoin de protection de l’économie nationale et même de l’environnement. Par ce que quand vous produisez, les eaux que vous rejetez par exemple, il faut qu’on s’assure qu’ils ne  contiennent pas des éléments limitativement  prévus qui puissent nuire à la santé.»

225 milliards de FCFA et 9 ministères pour lancer la budgétisation sensible au climat en 2025

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La Banque Mondiale veut mobiliser 13 000 milliards pour l'Afrique

Le Cameroun va pour la première fois intégrer la Budgétisation Sensible au Climat (BSC) dans sa loi de finances. En 2025, cette approche ambitieuse va mobiliser un montant de 225,3 milliards FCFA, soit 12,13 % du Budget d’Investissement Public (BIP), pour financer des actions adaptées aux enjeux climatiques. L’objectif est de mesurer et renforcer l’impact climatique des investissements publics, tout en honorant les engagements nationaux et internationaux en matière de développement durable.

Neuf ministères pilotes, soigneusement sélectionnés, sont au cœur de cette réforme. Le ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee), avec 109,2 milliards FCFA, et celui de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), avec 44,6 milliards FCFA, concentrent l’essentiel des financements. Le ministère des Travaux Publics (Minee) et le ministère des Transports (Mint) figurent également parmi les principaux bénéficiaires, aux côtés des ministères de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), et des Forêts et de la Faune (Minfof).

Le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded) et celui de la Santé publique (Minsante) complètent la liste. Ces ministères vont concentrer leurs efforts sur trois axes prioritaires : l’adaptation aux changements climatiques (47,57 % des dépenses), leur atténuation (51,85 %) et la préservation de la biodiversité (0,57 %).

Pour 2025, le gouvernement prévoit d’élargir la portée de la BSC. La réforme intégrera progressivement les dépenses de fonctionnement, tout en augmentant le nombre d’administrations concernées afin de couvrir l’ensemble des dépenses publiques, avec comme cadre de référence, le document budgétaire sensible au climat, annexé à la loi de finances 2025.

Mokom Ndi Ndzah, directeur général de Stoneshed Asset Management: «La gestion d’actifs est un levier essentiel pour financer le développement économique en zone CEMAC»

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Quel est l’état actuel de la gestion d’actifs dans la région Cemac ?

La gestion d’actifs dans la région Cemac est en pleine croissance, avec un potentiel encore largement inexploité. En 2024, seulement deux nouveaux fonds ont été approuvés par la Cosumaf, ce qui reflète une stratégie délibérée visant à renforcer les capacités des intermédiaires du marché financier. Cette approche garantit que les acteurs du marché sont bien préparés pour répondre aux besoins croissants des investisseurs. Le potentiel est immense : avec plus de 50 millions d’habitants, la région a la capacité de mobiliser des pools d’épargne beaucoup plus importants pour financer des secteurs clés comme les infrastructures, l’agriculture et la technologie.

Quel rôle joue la Cosumaf dans l’avenir des marchés financiers de la région ?

La Cosumaf est le pilier de la régulation dans la région, garantissant que nos marchés financiers restent sécurisés et transparents. Leur stratégie actuelle de renforcement des capacités des intermédiaires est une démarche stratégique pour bâtir la confiance dans le marché. En s’assurant que les gestionnaires d’actifs, les courtiers et les conseillers respectent les normes les plus élevées, la Cosumaf jette les bases d’une croissance durable. En outre, leur accent sur l’éducation et la formation attire de nouveaux participants, notamment les jeunes investisseurs et les entreprises. Le résultat ? Un marché qui devient lentement mais sûrement plus inclusif et dynamique.

Comment la gestion d’actifs peut-elle contribuer au développement économique de la région CEMAC ?

La gestion d’actifs est un pont entre le capital et les opportunités. Par exemple, un fonds commun bien structuré peut regrouper l’épargne de milliers de ménages pour financer des projets essentiels comme des routes, des centrales énergétiques ou des hôpitaux. Imaginez l’impact si seulement 10 % de l’épargne des ménages dans la région Cemac, représentant des milliards de FCFA, étaient investis dans des projets locaux. Cela stimulerait non seulement la croissance économique, mais offrirait également des rendements stables aux investisseurs, créant ainsi un cercle vertueux de développement et de création de richesse.

Quelles stratégies les partenariats public-privé (PPP) peuvent-ils adopter pour réussir dans la région ?

Les PPP prospèrent grâce à la confiance, la transparence et le bénéfice mutuel. Pour qu’ils réussissent dans la région Cemac, trois stratégies clés sont essentielles :

1. Des structures de gouvernance claires : un cadre transparent garantit que toutes les parties comprennent leurs rôles et responsabilités.

2. Réduction des risques : en offrant des garanties ou des mécanismes de cofinancement, les gouvernements peuvent rendre les projets plus attractifs pour les investisseurs privés.

3. Renforcement des capacités : assurer que les institutions locales et les parties prenantes possèdent les compétences nécessaires pour gérer efficacement les PPP.

 Le port en eau profonde de Kribi est un excellent cas d’étude. Son succès repose sur une forte collaboration et un cadre de gouvernance clair, permettant d’en faire un hub commercial vital pour la région.

Quelles sont les priorités pour développer les marchés financiers dans la région Cemac ?

Pour développer nos marchés financiers, nous devons nous concentrer sur :

1. L’éducation et la sensibilisation : de nombreuses personnes et entreprises ignorent encore les avantages de participer aux marchés financiers.

2. Des produits simplifiés : les produits d’investissement doivent être accessibles et compréhensibles, permettant même aux petits investisseurs de participer.

3. L’intégration régionale : en favorisant l’investissement transfrontalier et en harmonisant les réglementations, nous pouvons créer un marché plus vaste et plus liquide.

Créer des produits simples à revenu fixe pourrait attirer plus de participants. Imaginez un enseignant à Douala qui pourrait investir 10 000 FCFA par mois dans un produit qui finance des écoles ou des hôpitaux tout en générant un rendement stable.

Quelles opportunités s’offrent aux investisseurs dans les marchés financiers de la région CEMAC ?

La région CEMAC offre des opportunités incroyables, notamment dans des secteurs comme les infrastructures, l’agriculture et les énergies renouvelables. Par exemple, l’élan pour les infrastructures régionales pourrait débloquer des projets d’une valeur de plus de 1 000 milliards de FCFA dans la prochaine décennie. De plus, la classe moyenne en expansion offre des opportunités dans les biens de consommation, le logement et les services financiers. En investissant dès maintenant, les entreprises et les individus peuvent se positionner à l’avant-garde de cette transformation.

Quel conseil donneriez-vous aux individus et aux entreprises souhaitant investir dans la région CEMAC ?

Aux individus : commencez modestement mais pensez grand. Avec seulement 5 000 FCFA, vous pouvez débuter votre parcours d’investissement à travers des fonds collectifs comme les fonds communs de placement. Avec le temps, ces investissements peuvent croître et vous aider à atteindre l’indépendance financière. Aux entreprises : collaborez. Que ce soit par le biais de PPP ou de partenariats avec des intermédiaires financiers locaux, la collaboration est la clé pour exploiter le plein potentiel de la région.

Quelle est votre vision pour l’avenir de la finance et des marchés financiers dans la région CEMAC ?

Ma vision est que la région CEMAC devienne un modèle de croissance financière inclusive et durable en Afrique. Cela nécessite que nous—gouvernements, secteur privé et régulateurs—travaillons ensemble avec un engagement commun envers le progrès. D’ici 2030, je crois que nous pouvons doubler la capitalisation boursière de notre marché et créer des produits financiers qui financent une véritable croissance économique tout en offrant de la valeur aux investisseurs.

La Sonara à la quête d’experts internationaux pour piloter sa réhabilitation

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Depuis le sinistre de 2019 ayant mis à l’arrêt les infrastructures de la Société nationale de raffinage (Sonara), sa réhabilitation est devenue un enjeu central des discussions budgétaires au Parlement camerounais. À l’occasion de la session parlementaire de fin d’année, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a, une fois encore, mis ce projet en lumière. Présentant le programme économique et financier pour 2025, le 1er décembre 2024, il a annoncé comme priorité, le lancement imminent des études technico-économiques et financières approfondies accompagnées d’études de base pour la réhabilitation de la Sonara. 

« Pour l’année 2025, le gouvernement camerounais envisage plusieurs actions, dont deux mesures prioritaires dans le segment eau et énergie. En ce qui concerne les produits pétroliers et le gaz, il est particulièrement prévu le lancement des études technico-économiques et financières approfondies ainsi que des études de base pour la réhabilitation de la Sonara. »

Un projet au point mort faute de moyens

Toutefois, le chef du gouvernement n’a pas mentionné que certaines démarches sont déjà en cours. Un rapport publié par le Fonds monétaire international (FMI) en novembre 2024 précise qu’une « étude approfondie de faisabilité technico-économique et financière » est actuellement menée, intégrant la conception d’une raffinerie complexe avec une unité d’hydrocraquage, validée par le président de la République. Le FMI indique par ailleurs que le Comité interministériel pour la réhabilitation de la Sonara a finalisé et validé un plan de restructuration. Toutefois, l’institution précise que l’étude complète de faisabilité technico-économique n’a pas encore été soumise à ses services.

Au ministère de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba confirme cette situation et l’explique : « Conformément aux nouvelles instructions du président de la République, le projet est désormais conduit par le directeur général de la Sonara en tant que maître d’ouvrage ». Parmi les actions entreprises jusqu’ici, le ministre cite l’élaboration d’un plan d’action pour relancer la production, la transmission de ce plan au FMI, et la sélection en 2023 de deux cabinets d’ingénierie. Il s’agit notamment de Chemex Global LLC (États-Unis) et Performance Plus Innovation (France). Ces entreprises devaient réaliser des études de conception détaillées (FEED) et apporter une assistance technique.

 Cependant, « faute de moyens financiers suffisants », ces études n’ont pu être menées à terme. Une nouvelle procédure d’urgence a donc été lancée le 1er août 2024 pour recruter au moins trois cabinets spécialisés de renommée internationale. Ces derniers auront pour mission d’évaluer la pertinence pour la Sonara de produire des carburants « conformes aux normes Afri 5/Afri 6 et un fuel-oil respectant les exigences Marpol, un cadre réglementaire visant à réduire les impacts environnementaux liés au transport maritime, notamment les émissions de soufre », indique Gaston Eloundou Essomba

Une dette écrasante et des importations massives

Parallèlement à ces initiatives, la Sonara continue de faire face à une situation financière critique. Devant les députés, le 4 décembre 2024, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a fait le point sur la dette de l’entreprise, estimée à 1 000 milliards de FCFA lors de l’introduction, en 2020, de la taxe dédiée à son apurement. Cette taxe, fixée à 47,8 FCFA par litre de carburant vendu à la pompe, a permis de collecter environ 353 milliards de FCFA au 31 octobre 2024, contre 270 milliards en 2023 et 194,7 milliards en 2022.

Ces fonds sont versés sur un compte ouvert à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), exclusivement dédié au remboursement de la dette. Grâce à ce mécanisme, la Sonara a pu honorer certains engagements, notamment envers le trader suisse Trafigura, à hauteur de 14 milliards de FCFA en septembre 2023.Prévu pour s’étendre sur dix ans, ce dispositif vise à mobiliser un total de 780 milliards de FCFA.

L’appel des partenaires sous-régionaux

Inaugurée en 1981, la Sonara, située dans la région du Sud-Ouest, représente un pilier de l’industrie pétrolière camerounaise. Mais ses infrastructures vétustes, combinées à l’incendie de 2019, ont exacerbé ses difficultés financières et opérationnelles. Pour maintenir l’approvisionnement national en produits pétroliers, le Cameroun a importé 1,6 million de tonnes métriques de produits pétroliers en 2024. 

Cette dépendance aux importations souligne l’urgence de la réhabilitation de la raffinerie, qui devrait permettre de réduire la facture énergétique du pays tout en renforçant la souveraineté énergétique. Conscient de cet enjeu, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a exhorté les autorités camerounaises à accélérer la réhabilitation de la Sonara. « Aujourd’hui, tous les pays de la sous-région importent leurs produits pétroliers. Cela fragilise notre position extérieure », a-t-il alerté lors d’une conférence de presse en juin 2024.

Pour bien appréhender ce phénomène, il est essentiel de comprendre que les réserves de change représentent les avoirs en devises des États. En vertu des accords monétaires liant les pays de la Cemac à la France, 50 % de ces réserves sont rapatriés à la Beac, tandis que l’autre moitié est conservée dans un compte d’opérations tenu dans les livres du Trésor français. 

Cette réserve commune aux États de la Cemac leur permet de financer collectivement leurs importations respectives. Ce principe de solidarité dans l’utilisation des fonds du compte d’opérations offre à un pays la possibilité de couvrir des factures d’importation dépassant largement ses propres réserves en devises. Dans cette situation, le pays importateur s’appuie sur les avoirs des autres membres, notamment ceux disposant de devises excédant leurs besoins d’importations.

D’après les prévisions de la Beac, les réserves de change devraient atteindre 7 285 milliards de FCFA d’ici fin 2024, soit l’équivalent de 4,79 mois d’importations. Depuis plusieurs années, le Cameroun, moteur économique de la zone Cemac, contribue à hauteur de 70 à 80 % à la constitution de ces avoirs en devises. Cependant, cette situation est fragilisée par les importations massives de produits pétroliers finis réalisées chaque année par le Cameroun. 

Ces importations grèvent les réserves monétaires communes des pays membres de la Cemac. Dans ce contexte, le gouverneur de la Beac plaide pour une réhabilitation rapide de la Sonara afin de relancer les activités de raffinage de pétrole brut. Cette démarche permettrait de limiter, voire d’éliminer, les importations de produits pétroliers finis, contribuant ainsi à la préservation des réserves de change de la région.

Plantes Médicinales : L’IMPM table sur 2,5 milliards FCFA pour renforcer ses recherches

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Le Conseil d’Administration de l’Institut de Recherches Médicales et d’Études des Plantes Médicinales (IMPM) a approuvé le plan d’actions et le budget-programme pour 2025, avec un budget de 2.550.908.830 FCFA, équilibré en recettes et en dépenses. Il se décompose en 1.804.150.830 FCFA pour les investissements et 746.7 millions FCFA pour le fonctionnement des programmes. Les dépenses sont réparties entre deux sous-programmes : 2,03 milliards de FCFA pour la densification de la recherche-développement et de l’innovation, et 515,7 millions de FCFA pour la gouvernance et l’appui institutionnel.

Malgré les contraintes budgétaires, ces fonds soutiendront des initiatives stratégiques dans la recherche médicale et l’innovation. Le Conseil a également salué l’obtention de trois brevets d’invention délivrés par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Ces brevets concernent des phyto-médicaments très efficaces contre le paludisme, développés à partir de plantes locales dans les laboratoires de l’IMPM. Cette réalisation souligne le rôle crucial de l’Institut dans la lutte contre les maladies tropicales et la valorisation des ressources naturelles.

Sous la supervision du Directeur général, Professeur Jean Louis Essame Oyono, le Conseil a adopté les procès-verbaux des précédentes sessions (14ème Session Extraordinaire et 42ème Session Ordinaire) et a pris acte des mesures d’amélioration appliquées à divers projets. Parmi ces avancées, la révision des documents tels que le Manuel des procédures administratives et le Statut du personnel a été mise en œuvre avec succès.

Recettes non fiscales : 14,4 milliards de FCFA générés par les travailleurs étrangers en 2024

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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, a présidé le 9 janvier dernier, à Yaoundé la première session du groupe de travail interministériel chargé de la lutte contre la main-d’œuvre étrangère en situation irrégulière. Au centre des discussions, les amendements apportés par la loi de finances 2025 ont retenu l’attention. L’article 23, qui modifie et complète les dispositions de 2023, introduit des mesures innovantes pour encadrer davantage l’emploi des travailleurs étrangers au Cameroun. Parmi elles, des frais spécifiques désormais imposés aux consultants et experts étrangers, ainsi qu’aux structures privées de formation professionnelle.

Ces réformes, bien qu’ambitieuses, visent une seule finalité : maximiser les contributions financières de ces acteurs au développement du Cameroun. Avec une taxation équivalant à un ou deux mois de salaire brut, ajustée selon l’origine géographique, les recettes fiscales ont connu un bond spectaculaire. Ce système, en vigueur depuis 2023, est désormais étendu à d’autres catégories professionnelles, incluant des pénalités dissuasives pour les contrevenants. « Ces mesures ne sont pas qu’une question de régulation. Elles permettent de garantir une compétition équitable sur le marché du travail tout en renforçant notre souveraineté économique », a déclaré le ministre Tchiroma Bakary. Les recettes générées par la main-d’œuvre étrangère en situation irrégulière ont connu un dynamisme impressionnant. 14,4 milliards de FCFA mobilisés en 2024, soit une progression vertigineuse par rapport aux 5 milliards collectés en 2023.

 DES AMBITIONS REVUES À LA HAUSSE

 Loin de se reposer sur ses lauriers, le gouvernement affiche des ambitions élevées pour 2025, avec un objectif de 20 milliards de FCFA. Ce montant devrait être atteint grâce à l’élargissement de la base fiscale et à l’efficacité des contrôles. Pour les autorités, les retombées financières de cette stratégie vont bien au-delà des chiffres : elles permettent de financer des initiatives locales, d’améliorer les infrastructures et de soutenir l’emploi national. Mais les impacts sociaux ne sont pas en reste. Les mesures visent à assainir le marché du travail en favorisant la régularisation des travailleurs étrangers et en stimulant les opportunités pour la main-d’œuvre camerounaise. Les retombées de ces réformes suscitent des réactions contrastées. Si les experts financiers saluent leur efficacité, certains observateurs pointent du doigt une potentielle rigidité qui pourrait décourager les investissements étrangers. Néanmoins, le gouvernement camerounais, fort de ses résultats, semble déterminé à poursuivre cette voie. La rencontre de jeudi dernier a également été l’occasion de présenter les nouveautés introduites par la loi de finances 2025, notamment l’amendement de l’article 22 de la loi de 2023 et son enrichissement par l’article 23. Désormais, de nouvelles dispositions s’ajoutent aux frais de visa pour les travailleurs étrangers : les consultants et experts étrangers devront verser 5 % de leurs honoraires au titre des frais de visa.

MESURES COERCITIVES

 « En plus des frais de visa, tout employeur recrutant un travailleur étranger en infraction aux lois et règlements en vigueur s’expose à une pénalité correspondant à trois mois de salaire brut pour chaque employé concerné ou, à défaut, au double des honoraires perçus illicitement », stipule la nouvelle loi. Par ailleurs, un groupe d’experts a été mandaté pour préciser la définition des termes « consultant » et « expert », établir une typologie des professionnels étrangers concernés par cette loi et concevoir un visa spécifique adapté à ces catégories de travailleurs. Les sanctions ne s’arrêtent pas là. Les employeurs récalcitrants seront tenus de régler des pénalités significatives, tandis que les structures privées de formation professionnelle devront s’acquitter de 300 000 FCFA pour obtenir un agrément d’ouverture et de 150 000 FCFA pour son renouvellement. Ces exigences visent à renforcer le cadre réglementaire et à assurer une gestion plus rigoureuse du marché du travail. Au cœur de cette réforme, l’objectif principal est de promouvoir une gouvernance stricte et équitable du marché de l’emploi au Cameroun.

En encadrant davantage l’activité des travailleurs étrangers, le gouvernement espère non seulement accroître ses recettes fiscales, mais aussi protéger les emplois locaux face à une concurrence jugée parfois inéquitable. Pour Issa Tchiroma Bakary, cette initiative représente une étape cruciale dans la quête d’un marché de l’emploi plus équilibré et dynamique.

Afriland First Bank lève 37,5 milliards de FCFA pour financer les PME locales

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Dans un effort pour stimuler le développement économique au Cameroun, la Société financière internationale (SFI), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé, a accordé, le 2 janvier 2025, un prêt de 37,5 milliards de FCFA à Afriland First Bank. Ce financement vise à améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) locales aux crédits à long terme. Ces entreprises représentent plus de 99 % du tissu économique national, selon les chiffres officiels.

Ce prêt structuré en deux volets répartit le financement entre la SFI, qui contribue à hauteur de 12,5 milliards de FCFA, et un consortium de prêteurs partenaires mobilisant les 25 milliards de FCFA restants. La convention prévoit une durée de remboursement de cinq ans, avec une période de grâce d’un an. En complément, une garantie de 1,875 milliard de FCFA, fournie par l’Association internationale de développement (IDA), sécurise ce prêt, entièrement destiné au soutien des PME camerounaises.

Promotion de l’entrepreneuriat féminin

Une particularité de cette initiative réside dans son ambition de promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Au moins 25 % des fonds seront alloués à des entreprises dirigées par des femmes. Cette approche inclusive répond aux statistiques récentes selon lesquelles 38 % des entreprises camerounaises sont détenues par des femmes, qui occupent également une place notable dans le secteur manufacturier (23 %) et constituent plus de la moitié de la population (51 %).

Malgré leur dynamisme, ces femmes entrepreneurs continuent de rencontrer d’importantes difficultés pour accéder au financement, soulignent des études de la Banque mondiale et des données gouvernementales. Avec ce nouvel appui financier, Afriland First Bank ambitionne non seulement de renforcer son rôle de leader bancaire au Cameroun, mais également de répondre à un défi crucial : améliorer l’accès au crédit pour un secteur clé du développement économique national.

En investissant dans les PME, notamment celles dirigées par des femmes, ce partenariat entre la SFI, l’IDA et Afriland First Bank pourrait transformer durablement le paysage entrepreneurial au Cameroun.

L’Etat augmente de 27,7 % l’enveloppe dédiée à la budgétisation sensible au genre

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En 2025, les dépenses sensibles au genre dans les dix ministères pilotes préalablement sélectionnés vont atteindre 92,46 milliards de FCFA, contre 72,42 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 20,04 milliards de FCFA (+27,7 %). Ces dépenses représentent désormais 1,28 % du budget général, contre 1,0 % en 2024.

Une répartition contrastée entre les ministères pilotes

La répartition de ces dépenses révèle des évolutions significatives, mais aussi des baisses notables selon les ministères. Le ministère de la Santé publique reste en tête avec 48,8 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 15,4 % par rapport à 2024 (42,3 milliards de FCFA). Suivent le ministère de l’Éducation de base (20,2 milliards de FCFA, contre 6,1 milliards en 2024, soit une hausse spectaculaire de 231,1 %) et le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (6,4 milliards de FCFA, en progression de 42,2 %). Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, acteur central de cette politique, bénéficie pour sa part d’une hausse de 42 %, avec une enveloppe passant de 4,5 milliards à 6,4 milliards de FCFA

Cependant, certaines baisses interpellent. Les dépenses du ministère des Enseignements secondaires chutent de 10,5 milliards de FCFA en 2024 à 4,6 milliards en 2025 (-56,2 %). De même, le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales enregistre une baisse marquée, passant de 5,2 milliards de FCFA à 1,7 milliard (-67,3 %). Une tendance similaire est observée au ministère des Affaires sociales, où l’enveloppe passe de 2,9 milliards à 1,6 milliard de FCFA,

À l’inverse, des ministères historiquement peu impliqués dans les questions de genre voient leur enveloppe croître de façon notable. Le ministère de la Décentralisation et du Développement local, par exemple, voit son budget passer de 96,5 millions de FCFA en 2024 à 457,8 millions en 2025 (+374,5 %). Le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, absent de cette dynamique en 2024, bénéficie cette année d’une enveloppe de 4,3 milliards de FCFA.

Obstacles

Malgré les avancées budgétaires, plusieurs contraintes freinent la mise en œuvre efficace de la BSG au Cameroun. Lors des Cafés thématiques sur les réformes de la gestion des finances publiques, organisés le 26 novembre 2024, Sophie Boumsong, chef de la division de la Réforme budgétaire au ministère des Finances, a souligné les limites actuelles. « Nous avons sélectionné des ministères pilotes parce qu’ils se prêtent, par leur nature même, à une analyse plus évidente des questions de genre », a-t-elle expliqué, en citant les exemples du ministère des Affaires sociales et de celui de la Promotion de la Femme et de la Famille. 

Cependant, intégrer cette approche dans des départements moins naturellement « genrés », comme les Travaux publics, nécessite des études approfondies. « Comment intégrer concrètement la perspective genre dans ce type de ministère ? Cela passe par des analyses préalables et des études approfondies. Ce sera l’une des priorités de notre plan d’urgence », a-t-elle ajouté

Pour amorcer cette révolution, les administrations sont encouragées à se doter d’indicateurs genre. « Des données telles que le nombre de femmes dans les effectifs, la proportion de femmes occupant des postes de responsabilité ou suivant des formations pour progresser dans leur carrière sont relativement faciles à collecter dans tous les ministères », a précisé Sophie Boumsong.

Cependant, ces initiatives peinent à se généraliser, freinées par des résistances institutionnelles et un manque de sensibilisation, a-t-elle indiqué. L’allocation budgétaire elle-même reste un défi. « Nous avons introduit des mécanismes pour marquer toutes les activités sensibles au genre au sein des administrations. L’objectif est d’éviter que les fonds alloués soient redirigés vers d’autres activités non prévues », a-t-elle expliqué. Par ailleurs, indique-t-elle, le développement d’une nomenclature budgétaire spécifique aux questions de genre est également envisagé, bien que « cela s’inscrive dans un travail de longue haleine »

Ces préoccupations trouvent un début de réponse dans le Plan stratégique de réformes de la gestion des finances publiques 2024-2027. Pour l’année en cours ce document prévoit entre autres, l’élaboration et la validation d’un référentiel d’analyse du budget sensible au genre.

La BSG, consacrée au Cameroun par la circulaire présidentielle du 30 août 2021, vise à analyser et adapter les politiques fiscales, les dépenses et les recettes publiques pour réduire les inégalités entre les sexes. Il s’agit d’intégrer une perspective de genre à toutes les étapes du cycle budgétaire pour évaluer l’impact des finances publiques sur les conditions des hommes et des femmes, en tenant compte des dimensions sociales, économiques et culturelles.

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