mercredi, juin 3, 2026
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Affaire Danpullo/MTN: nouveau rebondissement

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Après une décision ordonnant la levée d’une des saisies des comptes bancaires de MTN Cameroun, le camp du milliardaire a obtenu l’autorisation d’une autre saisie, usant des documents non conformes selon  les avocats du groupe de télécoms.

Le collectif d’avocats de MTN Cameroun pensait voir les choses se dénouer dans le cadre du conflit judiciaire qui oppose l’entreprise de télécommunications à l’homme d’affaires  camerounais Baba Danpullo. Que non. Le 24 février dernier, en effet,  la cour d’appel du Littoral a rendu sa décision en faveur de MTN Cameroun,  ordonnant la main levée d’une des saisies des comptes bancaires de la société. Mais l’accalmie ne va pas durer.

Quelques jours plus tard, certaines banques dans lesquelles sont logées les ressources de MTN Cameroun, vont être notifiées par le camp du milliardaire, d’une  autorisation de justice  pour une autre saisie des comptes de l’opérateur de télécommunications.  La défense de MTN, nous murmure une source proche du dossier, soutient que cette nouvelle autorisation de saisie est en effet celle datée du 5 septembre 2022. Elle n’est donc pas valide, argumente-t-elle. Car, au-delà de trois mois, ce document est caduc.  Les avocats de MTN, selon notre source, s’apprêtent à contester cette nouvelle autorisation de saisie  établie sur la base d’un  document erroné qui date de 3 ans.  Bien plus, cette saisie ne concerne que Bicec, standard chartered Bank et citi bank sur une dizaine de banques qui était visée au départ.

C’est depuis 2022 que MTN Cameroon conteste la saisie de ses comptes par la justice, à l’initiative des avocats de l’entreprise BESTINVER présentée comme appartenant  à Baba Danpullo.  L’objectif était de récupérer 259 milliards de francs CFA, valeur de ses biens immobiliers mis en liquidation en Afrique du Sud par sa banque. La démarche visait deux entreprises sud-africaines basées au Cameroun. Précisément  MTN Cameroon et Chococam, qui selon le camp du milliardaire ont pour actionnaire majoritaire, l’entité sud-africaine public investment corporation Ltd (PIC), qui a aussi des prises de participations dans la banque sud-africaine en conflit avec Baba Dan Pullo.  Mais MTN affirme n’avoir aucun lien avec l’entité évoquée. La justice avait autorisé trois saisies à titre conservatoire. Deux contre MTN et une contre mobile money corporation pour un montant d’environ 144 milliards de FCFA, dont près de 120 milliards de FCFA du compte de dépôt Mobile Money. L’affaire est en appel

Rigobert Song officiellement sélectionneur de la Centrafrique

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Ça y est ! Rigobert Song Bahanag est le nouvel entraîner des Fauves du Bas-Oubangui. Le Camerounais a paraphé son contrat ce jour avec le ministère en charge des sports de la Centrafrique. On apprend que le technicien camerounais a un bail de deux ans sur le banc de la sélection nationale de la République centrafricaine. Après un mois de tergiversations, marquées par l’opposition de la Fédération centrafricaine de football. Au motif que le choix du nouvel entraîneur avait été fait par les politiques. Dans ce cafouillage, le dernier stage des Fauves du Bas-Oubangui a été conduit par l’entraîneur intérimaire, Eloge Enza-Yamissi. Les lignes ont certainement bougé et l’ancien patron du banc de touche des Lions indomptables peut désormais officier sur le banc de touche de la Centrafrique. Des informations font état de ce que Rigobert Song a souhaité que les parties en conflit s’accordent, avant qu’il ne s’engage. On sait que dans l’une de ses rares sorties publiques sur le sujet, Rigobert Song avait appelé l’ensemble de la Nation centrafricaine à s’unir : « unissons nos forces ! Ensemble, nous devons créer un environnement où chaque joueur se sent soutenu et valorisé. Votre soutien est essentiel, car il motive les joueurs à se surpasser», avait-il lancé. 

L’homme avait été désigné en décembre dernier par le ministère des Sports, sur « instruction » du président Faustin Archange Touadéra avec qui l’ancien capitaine des Lions indomptables avait été aperçu en photos. La signature contrat annoncée pour janvier dernier, et Rigo s’était rendu à Bangui, pour revenir bredouille.

Si des bruits n’ont plus été entendus, il reste que l’on n’a pas aperçu la fédération à la cérémonie de signature du contrat de Rigobert Song. C’est dire que les lignes n’ont certainement pas bougé. Mais l’homme a accepté le challenge. Come celui qu’il a laissé dans son pays, le Cameroun. En effet, en remplacement de celui qui occupait déjà le même poste à la tête des Lions indomptables jusqu’au 28 février 2024, l’Etat du Cameroun a désigné le Belge Marc Brys, sans associer, ni consulter la Fédération camerounaise de football. Près d’un an après, les deux parties sont en conflit, avec une phase particulièrement tumultueuse qui a vu deux sélections à la tête des Lions indomptables.

Financements structurés. Les clés pour developper les projets d’infrastructures

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 Les experts de la haute finance réunis à Douala ont partagé leurs savoirs autour de cet instrument financier jugé complexe mais avantageux pour les projets à long terme et  pour la qualité de la dette publique.

 Pour financer les infrastructures dans le secteur comme les transports, l’énergie, les télécommunications, l’agro-industrie, l’éducation ou de la santé, les experts recommandent  les financements structurés.  Ceux-ci  sont définis comme  des instruments financiers complexes « combinant des prêts, des actions, des obligations et des produits dérivés pour créer un produit financier à la carte, correspondant aux besoins spécifiques d’un pays ou d’une entreprise ». D’après les experts financiers, ces instruments viendraient répondre à plusieurs défis. La  qualité de la dette mais surtout la diversification des sources de financement.

 En effet,  on observe de manière globale une rareté des ressources au niveau international. Les banques éprouvent de plus en plus de difficultés à satisfaire les besoins exprimés de part et d’autre. L’Afrique par exemple ne parvient à capter qu’à peine 1% des financements mondiaux.  Dans la même veine, les Investissements Directs Etrangers (IDE) sur le continent sont en baisse au cours des cinq dernières années, selon le rapport 2023 sur l’investissement mondial de la CNUCED.  

Les besoins sont donc réels. Pour le triennat 2025-2027, l’Etat du Cameroun par exemple affiche un besoin d’endettement de 5407  milliards de FCFA. Pour financer son budget de cette année  seulement,  l’Etat prévoit de s’endetter à hauteur de 1795 milliards.   Ce qui exige, selon les experts, une ingénierie financière permettant de faire recours à des mécanismes  innovants qui atténuent les risques tout en améliorant les rendements.  D’où les financements structurés, qui permettent d’une certaine manière de répondre aux besoins sur le long terme, face aux banques qui ne disposent que des ressources de court terme.

 « Face au manque de ressources financières internes, à l’accès limité aux marchés financiers traditionnels, avec par contre un grand besoin de financement à long terme, les pays de la CEMAC, en particulier le Cameroun ont besoin des financements qui offrent une plus grande flexibilité. Ils doivent par conséquent maitriser les financements structurés, pour diversifier leurs sources de financement, et pour obtenir des ressources financières à long terme pour leurs projets d’infrastructures et de développement », explique Hubert Otele Essomba, co associé du cabinet G&M Finance qui a organisé un séminaire à Douala du 26 au 18 février dernier.

 Une maitrise des financements structurés, va selon lui améliorer le service de la dette. Car, certains pays sont parfois à tort cités comme étant sur endettés, pourtant le problème  réside sur la qualité de la dette. « Qu’est-ce que nous faisons de notre dette ? La bonne dette,  le taux de rendement poursuit ou finance les projets, des actifs qui ont un rendement supérieur aux intérêts que la dette elle-même peut avoir », indique Hubert Otele Essomba.

 Des experts hautement qualifiés tels que Catherine Gerst, ancienne directrice générale de Moodys France ou encore  Samuel Kotto Ndoumbe, ancien Directeur Général de la Banque Atlantique, du Fonds d’Investissement Africain ont permis  aux participants d’avoir une meilleure maîtrise des instruments financiers complexes utilisés pour financer des projets à grande échelle.

 Réactions

Hubert Otele Essomba, Organisateur

 « La finance structurée répond à des besoins spécifiques »

«Il faut faire des financements structurés. C’est pour cela que nous avons organisé en collaboration avec le ministre des finances, ce séminaire pour pouvoir apprendre aux cadres de nos administrations publiques mais également les banques, les institutions spécialisées dans les financements à long terme de pouvoir comprendre, appréhender, maîtriser des financements innovants qu’offrent les financements structurés. Notamment en matière de titrisation, notation financière, PPP, produits dérivés, etc. La finance structurée c’est le financement complexe d’un certain nombre de  besoins qui ne sont pas des financements classiques, qui sont des financements on va dire un peu à la carte. Ils sont spécifiques à un projet qui sont spécifiques à une activité et dans laquelle on fait des montages complexes qui peuvent être… ou aller jusqu’à la syndication, à la mise en place des produits dérivés avec les sous-jacents qu’il faut financer. Nous avons un besoin en financement. Pour ce qui concerne l’éducation, et le secteur de la Santé. Dans ces secteurs il faut aller beaucoup plus loin. »

Georges Meka Abessolo, expert financier

« Les financements structurés sont adaptés pour le long terme »

« La grande complexité aujourd’hui pour la Cemac et notamment le Cameroun en tant que locomotive, est d’identifier des financements à long terme. Ce qui n’est pas disponible par rapport au solde du déficit budgétaire de nos Etats, mais également à la disponibilité liquide des banques pour pouvoir les financer. Les financements structurés, qui sont un panier de différents produits financiers comme les actions, les obligations, les prêts et les produits dérivés constituent donc une alternative viable et faisable pour financer, identifier les financements qui peuvent tenir sur la construction d’infrastructures à long terme, 5 à 10 ans. On a le financement pour les 10 années et permet donc d’exécuter les infrastructures 24H/24 à des taux d’intérêt moindres. Les PPP sont justement un mécanisme  sous la forme et le fond des financements à long terme dépendant du type d’infrastructure, puisqu’il permet à celui qui va investir d’être en partenariat public privé avec l’Etat. Le partenaire privé apporte ses fonds, permettant aussi à l’Etat d’apporter ses fonds. Mais par rapport à un PPP, l’identification de financement structuré permet d’élargir justement le montant et le volume disponible pour des infrastructures à long terme. »

Catherine Gerst,« Des pays consacrent une part considérable de leurs ressources à juste payer les intérêts de la dette »

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L’ancienne Directrice générale de Moody’s France, invitée au séminaire sur les financements structurés, répond aux questions de Défis Actuels sur les mécanismes de financements des Etats, la dette et la notation financière.

Experte en stratégie financière, vous encouragez les Etats à faire recours à la titrisation pour se financer. Comment appréciez-vous  aujourd’hui l’usage de ce mécanisme de financement dans la zone Cemac en comparaison de la zone Uemoa ?

La zone Uemoa a commencé la titrisation comme un moyen récurrent de financement aussi bien pour les Etats que pour les entreprises et les banques il y a quelques années,  avec un cadre réglementaire tout à fait adéquat. Semble-t-il, suite à ce séminaire que le Cameroun et plus largement la zone Cemac ait l’intention de se lancer également dans ce type de financement. Et je pense que c’est une excellente chose. Comme je l’ai expliqué, c’est une source de diversification de financement dans des zones qui ont besoin de diversifier les financements  au regard de ce que les organisations multilatérales disent qu’elles allaient manquer elles-mêmes des financements dans le futur, et que  donc il fallait attirer des financements privés. La titrisation est un très bon  moyen de le faire. Et on le voit par ce que ça fonctionne bien dans la zone Uemoa. Il n y a pas de raison que ça ne se passe pas de la même façon ici.

 Qu’est ce qui selon vous fait de la titrisation, un meilleur mécanisme de levée de fonds comparé aux autres ?

Ce que la titrisation apporte de différent et de nouveau, c’est qu’elle permet de se servir des portefeuilles que l’on a à l’actif de son bilan : des portefeuilles de crédit pour les banques, ou de créance pour les entreprises, que l’on vend à une structure spéciale, qui lève l’argent dans le marché. La titrisation permet de transformer des actifs illiquides, tels que les créances, en titres négociables. Ça existe depuis très longtemps. C’est pratique. Sauf qu’autrefois, ce sont les banques qui apportaient l’argent. Maintenant, à travers cette technique, ce sont les marchés financiers. C’est-à-dire, aller chercher dans les marchés financiers, des ressources venant d’investissements privés, institutionnels, fonds de pension, fonds souverains, qui ne sont pas des ressources bancaires.

Le Cameroun est effectivement aujourd’hui  engagé dans une démarche de diversification de ses sources de financements, allant au-delà du secteur bancaire. Quels conseils pouvez-vous donner pour optimiser l’utilisation de la titrisation?

Premièrement, il faut que le Cameroun se montre. C’est-à-dire créer  une sorte de visibilité pour faire venir les investisseurs.  Leur donner confiance et leur montrer qu’on est prêt à mettre en place des produits innovants comme les opérations de titrisation, par ce qu’il y a longtemps eu cette demande de diversification. Les investisseurs veulent bien venir à  condition qu’on leur offre aussi en plus de la dette de l’Etat d’autres produits de financements  qui leur permettent de diversifier leurs apports. C’est très important de donner confiance par le cadre réglementaire. Le désir de le faire, le fait de montrer qu’on peut le faire aussi bien que les autres.

Au cours de ce séminaire, vous avez également abordé la question de la notation financière. On va dire, qui suscite beaucoup de polémique notamment sur la note souveraine des Etats africains.  Qu’est ce qui explique cela, vous qui avez dirigé Moody’s France?

La polémique  autour des agences de notation sur les notes souveraines des Etats,  n’est absolument pas propre à l’Afrique. On l’a connu dans la zone Euro. Et on continue de le connaître je dirai dans le monde entier par le fait qu’un État souverain a besoin de se faire noter s’il veut attirer des investisseurs internationaux. Dans ce domaine-là,  il existe trois grands notateurs qui sont les plus anciens, qui ont établi une certaine sorte de standards. Mais, ils l’ont établi en accord avec  investisseurs,  pas tous seuls. Et ce sont des standards qui conviennent aux investisseurs internationaux pour l’instant, en dépit parfois de quelques erreurs. Donc si un pays africain ou d’une autre zone, souhaite faire venir des investisseurs internationaux, aujourd’hui il n’existe pas d’autres possibilités que de se faire noter par l’une des agences acceptées  par les investisseurs internationaux  qui sont les trois agences essentiels. Maintenant, vous allez noter comme moi que l’Afrique vient d’annoncer la création d’une agence panafricaine. Je salue cette initiative. J’ai déjà dit que dans la zone euro nous ne sommes jamais arrivés à faire cela, à créer une agence paneuropéenne. Si  l’Afrique y arrive je dis bravo. Je sais que la route est semée de défis et l’un des défis c’est que si l’Afrique crée cette agence  comme elle l’a annoncée, il faudrait qu’elle envisage la quasi obligation de ne pas noter uniquement ses propres Etats mais de noter le reste du monde. Qu’elle devra noter la dette des États-Unis ou la dette de l’Europe ou des pays asiatiques. C’est assez savoureux  comme  idée. Si  une agence veut être crédible auprès des investisseurs internationaux il faut qu’elle note les autres zones. Vous imaginez bien qu’une agence panafricaine qui ne note que l’Afrique ça devient une agence locale. J’espère qu’une fois qu’elle sera établie, de venir noter  la France,  le Brésil etc. Et j’attends avec curiosité que  cela se fasse.Sortons par la dette souveraine des Etats.

A votre avis, à quel moment peut-on effectivement considérer la dette  d’un pays comme étant soutenable?

Les agences en matière de dette souveraine ne regardent qu’un point très précis,  c’est la capacité d’un État avec ses ressources à amortir son stock de dettes. Ça devient problématique quand une partie importante de ces ressources ne sert plus qu’à payer l’intérêt de la dette.  On en est à ce stade dans certains pays mais notamment en Afrique. Un grand nombre de pays consacre une part considérable de leurs ressources à juste payer les intérêts de la dette.  A partir de ce moment-là, ça ne devient pas juste soutenable. Non pas pour rembourser la dette mais pour développer l’économie du pays et que les gens continuent à vivre.

Présidentielle 2025 : Joshua Osih, candidat du SDF, naturellement

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Au sortir du congrès extraordinaire du 1er mars 2025, Joshua Osih a été officiellement désigné candidat du Social democratic Front (SDF) à la prochaine élection présidentielle prévue en octobre prochain. Les 1600 délégués venus de l’ensemble du pays ont adoubé le candidat du Parti de balance par acclamation. Une simple formalité tant les jeux étaient faits pour le natif d Sud-Ouest. Le rapport de la Cellule nationale des conseillers du SDF, instance chargée d’étudier les dossiers de candidature pour cette investiture, seul le chairman du parti a déposé un dossier de candidature pour la candidature du parti, ainsi que l’a rappelé la réunion du National executive committee (Nec), le directoire du parti, réuni le 1er février dernier à Yaoundé. L’instance avait donné 48h aux candidats pour manifester leur candidature, avec à la clé le versement d’une caution non remboursable de 50 millions de francs Cfa. Et le 28 février dernier, la Cellule des conseillers pour valider les candidatures, n’avait plus qu’à investir l’unique candidat s’étant manifesté, Joshua Osih.

2018, baptême raté

Ce sera la deuxième fois que le député du Littoral se lance dans la course pour le palais présidentiel camerounais. En 2018 déjà, celui qui était alors premier vice-président du SDF, avait été aligné, dans un contexte où le charismatique Fru Ndi, amorti par une santé précaire, avait annoncé sa retraite politique prochaine, et décidé de céder le gouvernail à de nouvelles personnes. L’homme de Ntarinkon avait alors jeté son dévolu sur son premier vice-président, contre la volonté d’une bonne frange de ses cadres d’alors. L’homme qui n’avait pas le soutien de l’aile dure du parti, avait enregistré le pire score du parti à une élection en 26 ans : moins de 5%, exactement 3,36%. Un résultat qui plaçait le candidat du Sdf pour la première fois en 4ème position, loin de son éternelle deuxième place à la présidentielle notamment.

Cette seconde fois arrive après un renouvellement tumultueux des organes du parti. Epreuve qui a mis à l’écart les dernières poches de résistance internes au parti. Joshua Osih a désormais toutes les cartes en main pour tracer son chemin personnel sur le chemin de l’élection présidentielle. « Une fois au pouvoir, le SDF promet de régler la crise dans les régions anglophones en 100 jours, de restaurer la dignité des populations du Grand-Nord en un an ; trois ans pour refonder les institutions et un an pour la transformation socio-économique du Cameroun », indique le candidat du parti, convaincu d’être le futur 3ème président de la République. Misant ainsi sur ce qui est considéré comme une faiblesse du parti, justifiant même en parti la perte de vitesse du parti : la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Crise qui a vu le parti perdre son fief qu’il semble avoir déserté, tant seul le parti au pouvoir y détient des élus. Et du côté de l’opposition, le SDF s’est jusqu’ici montré peu disert en encore moins présent sur ce terrain des régions anglo-saxonnes, à l’opposé d’autres partis tels le MRC et le Pcrn. Parviendra-t-il à sauver des meubles ? Seuls les résultats électoraux à venir pourront en dire un mot concret.

Coalition

A l’occasion, Joshua Osih a réitéré la position de son parti au sujet des coalitions qui ont refait surface depuis près d’un an. « Le Sdf est ouvert à toutes les alliances qui ont du sens », a-t-il déclaré. En écartant des partis qu’il ne cite pas, mais dont la référence permet de voir le Mrc de Maurice Kamto. Non sans recadrer la position idéologique du Sdf : « Nous sommes du centre-gauche, nous ne pouvons pas nous allier avec des partis d’extrême droite. Ceux qui prônent l’extrémisme », a-t-il précisé. Toujours est-il que le successeur de Fru Ndi qui sécarte résolument des lignes qui furent celles de son parti dans les années 90, cite dans sa ligne de mire l’Union démocratique du Cameroun de Patricia Tomaïno Ndam Njoya et le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) de Cabral Libii. Même s’il reste convaincu que la coalition n’est pas très indispensable pour vaincre le Rdpc : « Si vous parlez de coalition comme condition pour le changement, alors vous faites le jeu du régime », assure-t-il.

Le congrès extraordinaire du 1er mars 2025 s’est tenu en présence d’autres leaders politiques, de la société civile et candidats déjà annoncés à la présidentielle prochaine comme Akéré Muna, candidat du parti Univers, Cabral Libii du Pcrn, l’avocat Agbor Balla,… Pour mieux mettre les délégués dans le bain du combat du premier parti de l’opposition dès le retour du multipartisme, l’organisation a diffué d’entrée de jeu une vidéo sur la vie et les combats de Ni John Fru Ndi, premier président du parti, décédé en 2023 et dont la succession a agité le parti depuis 2025, et donc longtemps avant son décès.

L’Université de Dschang : Pont Culturel entre le Cameroun et l’Italie

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C’est une nouvelle ère de collaboration entre l’Université de Dschang et l’Italie. Son Excellence Fillipo Scamaca Del Murgo, Ambassadeur d’Italie au Cameroun, a honoré l’institution de sa présence, illustrant ainsi la solidité d’un partenariat bâti sur des échanges académiques, culturels et scientifiques depuis près de trois décennies. Ce mardi 25 février, la journée a démarré dans une atmosphère studieuse lors d’une réunion de travail organisée sous la présidence du Professeur Roger Tsafack Nanfosso, Recteur de l’Université de Dschang. Au cours de cette rencontre, le Conseil Rectoral a accueilli l’ambassadeur en mettant en exergue les multiples initiatives qui renforcent, depuis des années, les liens entre l’université et l’Italie. Des échanges universitaires à l’enseignement de la langue italienne, en passant par le développement des sciences biomédicales et de la kinésithérapie, chaque mot prononcé témoignait de l’engagement commun en faveur de l’excellence.


Après ces échanges institutionnels, l’ambassadeur et sa délégation ont découvert plusieurs infrastructures emblématiques de l’université. Leur première escale fut l’hôpital régional annexe de Dschang, dirigé par le Professeur Noubom Michel. Là, au cœur de l’unité de kinésithérapie, ils ont rencontré le Dr Maurice Douryang, le tout premier docteur/PhD formé en Italie et aujourd’hui figure montante à l’UDs. Ce passage symbolique a illustré concrètement la synergie entre formation théorique et application pratique.

La visite s’est ensuite poursuivie ce même jour à la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA). Dans le laboratoire des sciences du sol et au sein de la pépinière, SE Fillipo Scamaca Del Murgo a manifesté un vif intérêt pour un projet de collaboration avec les universités italiennes en vue de développer la production de plants de tomates à Foumbot, projet porteur de nouvelles perspectives pour le secteur agricole camerounais.

L’Excellence en Formation Médicale et Culturelle


La délégation italienne a également eu l’opportunité de visiter la Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques. Les avancées significatives en matière de formation médicale et pharmaceutique ont été saluées, tout comme les partenariats existants avec des institutions prestigieuses telles que Rome Tor Vergata, Camerino et Urbino, renforçant ainsi l’échange des compétences et des savoir-faire.

Le point d’orgue de cette visite fut sans conteste la découverte du Centre Italien de l’Université de Dschang. Sous la coordination du Pr. Colbert Akieudji, ce centre est dédié à la promotion de la langue et de la culture italiennes. Véritable vitrine de l’ouverture internationale de l’université, il symbolise l’ambition partagée de développer des liens académiques et culturels durables entre les deux nations.

Une Collaboration Prometteuse
La visite de Son Excellence Fillipo Scamaca Del Murgo marque une étape décisive dans le renforcement des relations entre l’Université de Dschang et l’Italie. Dans un monde où l’internationalisation de l’enseignement supérieur constitue un levier de développement essentiel, cette rencontre ouvre la voie à de nouvelles collaborations prometteuses dans les domaines de la recherche, de la formation et de l’innovation.

Rémunération : Au Cameroun, les femmes touchent 176 FCFA de moins par heure que les hommes

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Une récente enquête de l’Institut national de la statistique dévoile des disparités criantes dans la rémunération horaire entre hommes et femmes au Cameroun. Ces inégalités, présentes dans toutes les catégories socio-professionnelles et accentuées avec l’âge, témoignent d’un déséquilibre persistant qui interpelle économistes et acteurs sociaux. Selon ce document intitulé « Les femmes et les hommes, les filles et les garçons au Cameroun 2024 » rendu public le 21 février dernier, la rémunération horaire moyenne au Cameroun se situe à 589,6 FCFA. Toutefois, une analyse détaillée révèle que cette moyenne masque de fortes disparités : les hommes gagnent en moyenne 672,4 FCFA par heure, tandis que les femmes perçoivent seulement 496,4 FCFA. Autrement dit, il existe un écart de 176 FCFA en faveur des hommes.

Ce fossé salarial n’est pas une exception, mais une réalité constante à travers toutes les tranches d’âge et catégories professionnelles observe l’INS. L’analyse de la situation met en lumière des différences encore plus marquées dans certaines catégories. Par exemple, dans le secteur des employeurs, l’avantage salarial en faveur des hommes atteint 565 FCFA. Chez les cadres moyens ou agents de maîtrise, l’écart se chiffre à 251 FCFA. Ces différences structurelles montrent que la valorisation du travail masculin demeure largement supérieure, quelle que soit la position occupée au sein de la chaîne professionnelle. Un autre aspect préoccupant de l’enquête est l’évolution de l’écart salarial en fonction de l’âge. Les disparités tendent à se creuser avec le temps, culminant à 549,7 FCFA dans la tranche des 60-64 ans. Ce constat suggère qu’avec l’ancienneté, le cumul des inégalités ne fait qu’aggraver la situation, accentuant la vulnérabilité économique des femmes tout au long de leur carrière.

LE POIDS DU TRAVAIL NON RÉMUNÉRÉ

Cet aperçu statistique est destiné à mettre en évidence une partie des données « genrées » produites par plusieurs administrations sectorielles et à faciliter l’identification des éventuelles différences de situation qui existent entre hommes et femmes au Cameroun présente également une dimension souvent méconnue des inégalités salariales : la part du travail non rémunéré. Parmi les personnes âgées de 15 à 49 ans en couple, 99 % des hommes ont travaillé au cours des 12 derniers mois, contre seulement 74 % des femmes. En outre, 63 % des hommes perçoivent exclusivement un salaire en espèces, comparé à 46 % des femmes, tandis qu’une rémunération mixte (en espèces et en nature) concerne 33 % des femmes contre 27 % des hommes. Fait particulièrement notable, environ 17 % des femmes ne sont pas rémunérées pour leur travail, contre seulement 4 % des hommes. Ces données recueillies auprès de 12000 personnes illustrent l’importance du travail non rémunéré pour les femmes et contribuent à leur désavantage économique global.

Le programme d’emplois pour jeunes diplômés du FNE plombé par une dette de 700 millions de FCFA

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Le 11 février 2025, à l’occasion de son discours à la jeunesse, le président Paul Biya a exhorté son gouvernement à accélérer la mise en place d’un cadre réglementaire pour l’aide à l’embauche des primo-demandeurs d’emploi.

 « J’ai à cet égard prescrit au gouvernement de mettre en place un cadre règlementaire régissant l’aide à l’embauche des primo demandeurs d’emploi. Ce dispositif vise à mieux accompagner les jeunes n’ayant jamais eu d’activité professionnelle, dans la recherche de leur premier emploi », a déclaré le chef de l’État.

Quelques jours plus tard, le 18 février, une réunion s’est tenue au Fonds national de l’Emploi (FNE) avec des représentants du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop) et d’autres administrations, pour discuter de la faisabilité de cette initiative. A en croire le directeur général du FNE, Camille Moute à Bidias, il s’agit, pour être plus précis, de la restructuration, voire de la modernisation d’un programme qui existe depuis plus de 30 ans, car mis en place dès 1992, un an après son arrivée à la tête de la structure qu’il dirige.

Concrètement, le programme Emplois-Diplômés repose sur un principe simple. Cette initiative vise à offrir aux jeunes diplômés une première expérience professionnelle via un stage en entreprise. Le FNE s’engage à payer 50 % de l’indemnité du stagiaire, tandis que l’entreprise prend en charge le reste ainsi que le transport. « Depuis sa création, ce programme a permis de placer plus de 14 000 jeunes dans des entreprises », assure Camille Moute à Bidias.

Toutefois, au fil des années, le dispositif s’est essoufflé. Principalement en raison des arriérés de paiement accumulés par le FNE, qui n’a pas versé sa part des indemnités aux entreprises partenaires. « Nous avons une dette de plus de 700 millions de FCFA sur les 50 % que nous devions payer aux entreprises. Cela a entraîné un désengagement progressif des employeurs, qui ont commencé à bouder le programme », confie le directeur du FNE. Faute de financements suffisants, l’initiative a perdu en efficacité et les jeunes ont vu leurs opportunités se réduire.

Face à cette impasse, le FNE a décidé de remodeler son dispositif sous une nouvelle appellation : le programme Diplômé-Citoyen. Son objectif reste le même, mais avec un cadre financier plus solide pour éviter les erreurs du passé. « Citoyen, parce qu’une entreprise camerounaise ou africaine ne doit pas fonctionner comme des entreprises d’ailleurs. Nous avons des traditions. Une entreprise qui a une certaine santé financière doit pouvoir donner la possibilité aux jeunes de venir apprendre un métier. Si l’entreprise recrute le jeune, nous nous sommes engagés à payer les trois premiers mois de salaire », révèle Camille Moute à Bidias.

UNE RELANCE NÉCESSAIRE

La relance de ce programme intervient dans un contexte particulièrement tendu sur le marché de l’emploi au Cameroun. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le taux de chômage atteignait 74 % en 2024. Les diplômés de l’enseignement supérieur sont les plus touchés, avec un taux de 14,8 %, soit cinq fois plus élevé que celui des non-scolarisés de la même tranche d’âge (25-35 ans).

Conscient de ces défis, le FNE a dévoilé un programme ambitieux pour les cinq prochaines années. Il ambitionne de mobiliser 150 milliards de FCFA entre 2025 et 2030 pour créer 2,5 millions d’emplois, notamment dans l’agriculture, l’agro-pastoral et l’environnement.

« Le Programme d’emplois à moyen terme (Pémot) sera soumis au ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle dans les prochains jours pour validation », a annoncé le directeur général du FNE le 16 février dernier. Si le gouvernement valide cette initiative, une première enveloppe de 20 milliards de FCFA devrait être débloquée dès 2025, avec pour objectif immédiat la création de 150 000 à 200 000 emplois.

Au Cameroun,  le coût du crédit recule de près de 1% en un an

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Le coût du crédit a reculé au Cameroun entre les deuxièmes trimestres 2023 et 2024, d’après des données récentes de la Banque des Etats de l’Afrique centrale que Défis Actuels a pu consulter. En moyenne, les taux effectifs globaux (TEG), qui correspondent au taux d’intérêt total payé par un emprunteur (intégrant le taux nominal, les frais de dossier et autres coûts annexes), ont baissé de 82 points de base, passant de 9,06 % à 8,16 % sur un an. Sur le plan trimestriel, la tendance est également à la baisse, avec une diminution de 64 points de base par rapport aux 8,88 % observés au premier trimestre 2024.

Cette baisse s’explique par une concurrence accrue entre les banques, qui tentent d’attirer davantage de clients, mais aussi par le renforcement des contrôles du Comité National Économique et Financier (CNEF) pour éviter que les taux pratiqués ne dépassent les seuils réglementaires fixés par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC). Si les banques ont vu leurs taux débiteurs moyens reculer, passant de 8,97 % à 8,16 % en un an, la situation est différente pour les établissements financiers spécialisés (leasing, crédit-bail, etc.). Ces derniers ont au contraire vu leurs taux moyens légèrement augmenter à 19,27 %, contre 19,05 % un an plus tôt.

Pourquoi un tel écart ? Les établissements financiers, qui n’ont pas accès aux mêmes sources de financement que les banques, doivent emprunter à des coûts plus élevés et répercutent ces charges sur leurs clients. De plus, les risques de non-remboursement étant souvent plus importants pour leur clientèle, ils appliquent des primes de risque plus élevées, ce qui se traduit par des taux plus importants.

DES CONDITIONS FAVORABLES

La baisse des TEG moyens ne profite pas à toutes les catégories d’emprunteurs de la même manière. Les grandes entreprises (GE) bénéficient des conditions les plus avantageuses, avec un taux moyen de 6,86 % au deuxième trimestre 2024, contre 7,05 % un an plus tôt. Cette diminution, bien que modérée, s’explique par leur capacité de négociation accrue et leur profil de risque plus faible aux yeux des banques. En revanche, les PME, qui sont souvent perçues comme plus risquées, se voient appliquer des taux plus élevés.

Leur TEG moyen a baissé en glissement annuel, passant de 11,38 % à 10,40 %, mais reste nettement supérieur à celui des grandes entreprises. Pour les particuliers, la tendance est contrastée : sur un an, les taux ont baissé de 16,62 % à 15,29 %, mais ils ont augmenté de 77 points de base par rapport au premier trimestre 2024.

Cette hausse récente peut s’expliquer par une politique plus restrictive des banques sur les crédits à la consommation, dont le risque de défaut de paiement est plus élevé. Un fait marquant du deuxième trimestre 2024 est l’effondrement des taux appliqués aux administrations publiques et collectivités locales. Ces derniers sont passés de 13,92 % au deuxième trimestre 2023 à seulement 5,56 % un an plus tard. Cette baisse spectaculaire, de plus de 8 points de pourcentage, traduit un assouplissement des conditions de financement du secteur public.

Douala : Réflexion pour un meilleur endettement du Cameroun

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 Organisé par le « G&M Finance », la rencontre vise à donner aux participants des clés pour maitriser les instruments financiers adaptés aux projets d’infrastructures notamment.

« Maitriser les financements structurés pour le développement des infrastructures dans les pays de la CEMAC : cas du Cameroun ». C’est le thème qui guide depuis le 26 février dernier, les échanges en cours à Douala initiés par le cabinet « G&M Finance ».  L’idée est de promouvoir le recours  aux financements structurés.  Le cabinet définit cette notion comme «  des instruments financiers complexes combinant des prêts, des actions, des obligations et des produits dérivés pour créer un produit financier à la carte, correspondant aux besoins spécifiques d’un pays ou d’une entreprise ».

Le cabinet « G&M Finance », note en effet que face au manque de ressources financières internes, à l’accès limité aux marchés financiers traditionnels, et un grand besoin de financement à long terme, les pays de la CEMAC, en particulier le Cameroun ont besoin des financements qui offrent une plus grande flexibilité. « Dans le budget en cours de l’Etat du Cameroun, il est prévu de lever la dette pour 1795 milliards de FCFA : 70,8 % de la dette extérieure proviendra des Prêts Projets, et 29,2% des appuis budgétaires. Le besoin d’endettement de l’Etat pour le triennat 2025-2027 est quant à lui estimé à FCFA 5407 milliards de FCFA qu’il faudra trouver hors des sentiers battus, en maitrisant notamment des financements innovants à travers une multitude de mécanismes qui atténuent les risques tout en améliorant les rendements», fait remarquer G&M Finance.

Les Cadres financiers de l’administration publique camerounaise, des entreprises privées et des banques sont donc réunis à Douala pendant deux jours afin de maitriser les financements structurés, utiles pour diversifier leurs sources de financement, et pour obtenir des ressources financières à long terme pour les projets d’infrastructures et de développement.

Les principaux intervenants ont une expérience internationale et ont occupé des fonctions de haut niveau au sein des cabinets reconnus  tels que PWC, Ernst & Young, Moody’s, Aircraft Portfolio Management, Citigate Dewe Rogerson, DBRS Europe etc.  Ils ont aussi des expériences dans des banques et institutions financières (BAD, BM, Banque de l’UE, Banque Atlantique, Union Bank, Fonds d’Investissement Africain …) et d’entreprises de divers secteurs. On peut notamment citer Hubert  Otele Essomba, expert financier, Directeur associé du Cabinet G&M Finance. L’expert est un produit d’écoles  de référence à l’international telles que l’Université Jean Moulin, Lyon III,  l’Institut de Haute Finance de France ou encore l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. Catherine Gerst, Experte en stratégie financière (Titrisation, Analyse financière, communication financière et corporate, notation risque de crédit)  est aussi de la partie. Ancienne Directrice générale de Moodys France, elle est Professeur à l’Institut de Haute Finance de Paris et d’Abidjan, Professeur à l’Institut Supérieur de Finance de Dakar.

Samuel Kotto Ndoumbe, expert Financier et directeur associé du Cabinet G&M Finance, fait également partie des intervenants.  Ancien Directeur Général de la Banque Atlantique, du Fonds d’Investissement Africain, Directeur de mission senior chez Ernst & Young et PwC et Consultant BAD, Banque Mondiale, son expertise est mondialement reconnue. Il livre ses réflexions aux côtés de Patrick Provenzo, expert en Stratégie-Transformation et Efficience des Organisations et  Professeur Associé et Coordonnateur du pôle « Gouvernance et Stratégie » de l’Université Catholique d’Afrique Centrale etc.

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