mardi, juin 2, 2026
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Douala : incendie maitrisé à l’usine des Boissons du Cameroun

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 Déclenché dans la soirée du 22 mars dernier, l’incident survenu dans les installations de Koumassi, a vu une mobilisation immédiate des équipes de l’entreprise et des sapeurs-pompiers.

  Des images en circulation sur les réseaux sociaux dans la soirée du 22 mars dernier ont présenté un grave incendie à l’usine centrale des Boissons du Cameroun à Douala Koumassi.  Mais, l’entreprise relativise. Pour la Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC),  ses installations n’ont pas été complètement ravagées par les flammes comme l’ont indiqué certaines sources sur internet. « Le 22 mars 2025 vers 20h, un départ de flammes  a été signalé dans le bureau du conditionnement de l’usine de Koumassi.  L’intervention rapide des équipes de Boissons du Cameroun  et des pompiers ont permis de maitriser rapidement la progression des flammes et de circonscrire le feu », explique un communiqué de la société publié ce 23 mars.

 Sans donner des informations sur l’incidence de cette alerte, l’entreprise rassure que le  compartiment impacté a été mis en sécurité.  Ce qui contraste avec les images amateurs qui laissaient voir des cuves et autres équipements d’une usine en fumées. Ce, alors que les images n’étaient même pas celles des installations de Koumassi.  Un incendie à l’heure actuelle serait un coup de marteau pour la Société Anonyme des Boissons du Cameroun qui est engagée sur de lourds investissements. En effet,  le groupe français Castel dont la SABC est l’une des filiales, a  conclu avec Diageo en 2022, un deal de 300 milliards de FCFA pour le rachat des actifs de Guiness Cameroun.  Il y a un an, les dirigeants de la SABC ont déclaré avoir réalisé des investissements d’un montant total de plus de 45 milliards de FCFA afin de poursuivre cette opération de cession des actifs entre le Français Castel et le Britannique Diageo, la maison-mère de Guinness.

« Plus de 45 milliards ont déjà été investis dans l’outil de production et l’optimisation du système d’information pour rétablir la capacité nominale et la qualité, puis à l’extension de la production des produits Guinness dans d’autres usines de la SABC », avait indiqué l’entreprise.

Analyse de la politique d’import-substitution au Cameroun depuis 2015

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Par Sonia Kouam, Administrateur Civil Contrôle Supérieure de L’état (CONSUPE) & Haiwang Djamo Coordonnateur National & Analyste de Recherche CEPI

Introduction

L’import-substitution est une théorie économique qui vise à remplacer progressivement les importations par la production intérieure, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des pays développés et de protéger les industries locales naissantes. Au Cameroun, cette stratégie a été adoptée pour réduire le déficit commercial, stimuler la production locale et créer des emplois.

Après une brève description de l’économie du Cameroun, cet article illustre la justification de la mise en œuvre d’une telle politique. La troisième partie informe sur la mise en œuvre de cette politique au Cameroun avant de s’attarder sur les recommandations pour supporter les décideurs.

i. Bref contexte économique du Cameroun

Avec une croissance moyenne de 4 % et un taux d’inflation dépassant 4 % ces trois dernières années, le Cameroun peine à répondre à sa demande intérieure. Le taux de pauvreté reste élevé (38,5 %) selon l’Institut National de la Statistique (INS). En réponse, le gouvernement a mis en place une politique d’import-substitution en 2021, soutenue par des réformes fiscales et structurelles.

  1. Justification de la mise en place d’une politique d’import-substitution

En 2023, le déficit de la balance commerciale est de 2 004 milliards de F CFA contre 1 428 milliards de F CFA en 2022. Pour être concret, on ne produit pas assez des produits alimentaires (nourriture) pour soutenir les ménages Camerounais. Prenons l’exemple du mais, lait et le poisson.

  • MAÏS : Le Cameroun a produit 2,3 millions de tonnes de maïs au cours de la campagne 2019/2020, selon le magazine Business in Cameroon. Cette production n’a pas pu satisfaire la demande nationale qui s’ établie a 2,8 millions de tonnes – ce qui montre un déficit de plus de 500 000 tonnes.
  • LAIT : Le Cameroun connait un déficit de production laitière d’environ 120 000 tonnes par an, dû à une forte demande et à une faible production. En 2023, le Cameroun a importé 20 596,1 tonnes de lait et dérivés, et 17 217,9 tonnes de lait en poudre ou concentré.
  • POISSON : Selon le ministère de l’élevage, de la pêche et des industries animales (MINEPIA), la production de poisson est estimée à  230 000 tonnes en 2023, une baisse de 1% par rapport à 2022. Le déficit de la production reste à 270,000 tonnes dû a l’écart entre la production et la demande de 500,000 tonnes par an.

Ceci favorise la circulation et l’achat de biens importés, tributaire de la balance commerciale fortement déficitaire chiffré, selon Institut National des Statistiques, à 1,409 milliards de FCFA en 2020 contre 1,478 milliards de FCFA en 2021. En conséquence d’un faible taux de production et une balance commerciale en déficit perpétuel, le gouvernement poursuit la mise en œuvre d’une politique d’import substitution. Dans la section trois, on explique la mise en œuvre de cette politique.  

  1. Cadre Politique et Stratégique (Import Substitution)

L’objectif de la politique d’import substitution est de réduire les importations de produits que le Cameroun peut produire, renforcer les chaînes de valeur locales et la souveraineté alimentaire et économiser les devises. La stratégie d’import substitution est axée sur le plan Piisah, le Made in Cameroon et des reformes susceptibles de booster le secteur privé et le développement du libre-échange.

Plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique (Piisah) 

Elle est estimée à FCFA 1 371,5 milliards et va couter à l’Etat FCFA 248 milliards en 2024 puis 511, 6 milliards de Fcfa en 2025 et 611, 4 milliards en 2026. Ce plan met l’accent sur les filières bovine et laitière, le riz, le blé, le maïs, le mil/sorgho/soja, le poisson et le palmier à huile.

  • Politique « Made in Cameroon »

La politique « Made in Cameroon » vise à promouvoir les produits locaux et à renforcer l’économie nationale. Le Ministère du Commerce est chargé de cette politique. Cette initiative encourage la consommation des biens produits localement, favorise l’industrialisation et réduit la dépendance aux importations. Des actions concrètes incluent la création d’une vitrine « Made in Cameroun », l’association de promotion du « Made in Cameroun » et le label « Origine Cameroun Certifié ».  

Il y’a également des boutiques made in Cameroon a Rond-Point Tsinga, par exemple à Yaoundé.

  • Politique de soutiens à l’Entreprise dans les lois de finance
  • Exonérations Fiscales pour les PME

Trois ans d’exonération pour les PME et réduction du taux d’imposition à 25 % pour les entreprises réalisant moins d’un milliard de FCFA. Les startups innovantes bénéficient également d’une exonération de tous impôts, droits, taxes et redevances, à l’exception des cotisations sociales, pendant la phase d’incubation, pour une durée maximale de cinq ans.

  1. Exonérations douanières pour les intrants agricoles

Certains équipements et matériels destinés aux secteurs de l’élevage, de la pêche et de la pisciculture bénéficient d’une exonération totale pour une période de 24 mois, s’étendant jusqu’en décembre 2025. Les droits et taxes de douane sur les semences animales améliorées, les vaccins et médicaments vétérinaires, ainsi que sur les équipements destinés à la transformation poussée du bois sont également exonérés.

  1. Exonérations sur les produits liée à l’énergie renouvelable

La loi des finances 2025 institue un abattement de 50% sur la valeur imposable des véhicules et motocycles à moteurs électriques importés à l’état neuf etc. Certains équipements et matériels destinés à la production d’énergies renouvelables sont exonérés pour une période de deux ans.

Est-ce-que Cette politique fonctionne ?

Viande : Dans la foulée, après une hausse de 6% (235 960 tonnes) en 2022, la production globale de viande et d’abats comestibles a chuté à 347 900 tonnes en 2023, soit une diminution drastique de 111 940 tonnes en valeur absolue (32,2%) en glissement annuel.

Produits de mers : Bien plus, la production halieutique a poursuivi sa baisse pour s’établir à 190 273 tonnes en 2024 après 230 000 tonnes un an plus tôt, soit une régression de 39 727 tonnes (-17,3%). Par ailleurs, seules 9 500 tonnes de poissons ont été produites. Pourtant, à la même période en 2023, le chef du gouvernement révélait une production de poissons de 150 086 tonnes.

Le secteur avicole n’a pas fait mieux. Le Cameroun n’a produit que 95 501 tonnes d’œufs de table en 2024. Ce chiffre est loin des 123 100 tonnes enregistrées en 2023. La baisse enregistrée ici est de 27 559 tonnes (-28,8%) en glissement annuel. Loin de s’atténuer afin de réduire le déficit de la balance commerciale comme l’envisage le gouvernement, les importations ont plutôt augmenté au 3e trimestre 2024 selon les données des Douanes. Elles sont ressorties à 1 120 milliards de Fcfa venant de 1071, 741 milliards de Fcfa à la même période en 2023.

Résultat des courses, le pays semble s’éloigner de l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. A en croire les chiffres publiés par le ministre de l’Agriculture en décembre 2024 ; 3,080 millions de personnes sont en insécurité alimentaire dont 265 314 en urgence ou ayant faim. Cette proportion représente près de 11% de la population camerounaise estimée à 30 millions d’habitants. Le constat est visible : le nombre de personnes en insécurité alimentaire a augmenté de 180 000 (+6,2%) en un an malgré le lancement du Piisah.

Pourquoi la politique de l’import substitution ne fonctionne pas ?

Ces problèmes sont liés principalement à la semence de qualité pour des meilleurs rendements ;

  1. L’accès aux infrastructures et équipements de production

Le manque d’infrastructure agricoles, telles que les routes, les installations de stockage et les équipements de transformation, essentielles pour optimiser les rendements et réduire les pertes post-récolte, limite l’accès des agriculteurs aux marchés et aux intrants nécessaires.  Cela freine la productivité agricole, compromet la compétitivité des produits locaux et par conséquent entrave la mise en œuvre efficace de la politique d’import-substitution.

  • L’Extension des Surfaces cultivables, et l’Intensification de la Production

Les problèmes fonciers, notamment les conflits liés à l’utilisation des terres, constituent des obstacles majeurs à l’expansion des surfaces cultivables et à l’intensification de la production.

  • La Faible Structuration des Producteurs

Les producteurs agricoles camerounais sont souvent peu organisés, ce qui limite leur capacité à accéder aux marchés, aux financements et aux intrants de qualité. Cette faible structuration entrave également le partage des connaissances et des technologies, réduisant ainsi l’efficacité de la production agricole.

  •  L’Accès Difficile aux Intrants

L’accès aux intrants agricoles sont limite et nombreux agriculteurs n’ont pas accès à ces intrants, à cause des infrastructures insuffisantes et les coûts élevés.

  • La Non-maitrise de Production et des Traitements Post-récolte

La maîtrise insuffisante des techniques de production et des traitements post-récolte entraîne des pertes significatives et une diminution de la qualité des produits agricoles. Le manque de formation des agriculteurs et l’absence d’infrastructures de stockage adéquates contribuent à ces inefficacités. Ces lacunes réduisent la compétitivité des produits locaux sur le marché, compromettant ainsi la politique d’import-substitution.

  • Les Questions de Commercialisation et de Compétitivité des Produits

Les produits importés sont souvent perçus comme étant de meilleure qualité ou moins chers ce qui limite la capacité des produits nationaux à remplacer les importations.

Conclusion

Plusieurs lacunes entravent encore l’efficacité de la politique d’import-substitution au Cameroun, bien qu’ambitieuse. La dépendance aux importations reste élevée, et la production locale peine à répondre à la demande nationale en raison de contraintes structurelles et logistiques. Il faut donc mettre en œuvre des réformes concrètes et adaptées. Une approche intégrée impliquant l’État, le secteur privé et les producteurs est essentielle pour assurer la réussite de cette politique et garantir un développement économique durable.

Le CENEEMA déploie des centaines d’engins afin de moderniser le secteur agricole

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« Ce jour marque la révolution de l’agriculture, la révolution de l’économie camerounaise, la révolution de notre pays et sa transformation structurelle », a déclaré Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). C’était à l’occasion du lancement de la campagne annuelle de la mécanisation agricole qui s’est déroulée mardi dernier à Yaoundé. Une initiative du Centre national d’Etudes et d’Expérimentation du Machinisme agricole (Ceneema) dont la mission principale est la promotion et le développement de la mécanisation agropastorale.

L’enjeu est d’accélérer la mécanisation de l’agriculture dans le but de booster la production agricole au Cameroun. C’est « la toute première campagne de mécanisation agricole qui a été lancée pour magnifier le don du chef de l’État en engins et équipements agricoles pour que le Ceneema lance effectivement la révolution agricole », Andrée Caroline Mélanie Ekotto Minkouna, directeur général du Ceneema. Organiser pour une toute première fois, une Campagne de Mécanisation Agricole « témoigne de la volonté du Ceneema de manifester solennellement sa gratitude au Chef de l’Etat et à son Gouvernement, à la faveur de la rétrocession concrète de l’ensemble du parc d’engins, équipements, pièces détachés issus des Conventions « Riz-Maïs » et « Manioc » de l’usine d’assemblage des tracteurs d’Ebolowa ainsi que des actifs associés », a justifié la directrice générale. Et de poursuivre : « nous sommes désormais parés pour tracer des jalons sur le vaste chantier de l’ouverture et de l’extension d’importants espaces mécanisables dans tous les bassins de production ».

Cette moisson remarquable de l’Action Gouvernementale comprend 118 engins et équipements lourds de génie civil, tels que des bulldozers, tractopelles, niveleuses, pelles chargeuses et excavatrices, destinés à des travaux d’aménagements variés (défrichement, parcellisation, désenclavement des sites), ainsi que 150 véhicules, incluant des camions bennes, citernes, ateliers et harpes, utilisés pour le transport d’équipements, de produits agricoles et la maintenance des engins. À cela s’ajoute un vaste ensemble d’équipements agricoles, notamment 239 tracteurs de 90 chevaux, des moissonneuses-batteuses, des planteuses de tubercules de manioc et des atomiseurs, déployés pour les opérations allant de la préparation des sols à la récolte. Accélérant la marche du pays vers une véritable révolution agricole, le Conseil d’administration du CENEEMA a officiellement apprend-on validé la création de douze antennes régionales et une vingtaine de pools de mécanisation, disséminés sur l’ensemble du territoire national. « Ces antennes et pools de mécanisation agricole constituent des unités opérationnelles dédiées à l’encadrement et à la prestation de proximité, fournissant au quotidien les services nécessaires aux entrepreneurs agricoles dans leur zone de compétence », a précisé Andrée Caroline Mélanie Ekotto Minkouna. Ces engins et de matériels agricoles présentés mardi dernier à Yaoundé seront déployés dans les bassins de production et les pools de mécanisation à travers le pays. Cette stratégie vise à renforcer la capacité de projection du CENEEMA tout en garantissant un déploiement rapide, limitant ainsi les longues programmations qui, par le passé, empêchaient certains clients de démarrer leur campagne agricole à temps, indique une source au CENEEMA.

Réactions

GABRIEL MBAÏROBE, ministre de l’Agriculture et du Développement rural

« Le Ceneema doit déployer les engins dans les bassins de production du pays »

«La révolution agricole, ou agriculture de seconde génération, si chère au chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, prend son essor avec le lancement officiel de cette campagne de mécanisation agricole. Dans ce contexte précis, et dans l’optique d’optimiser l’utilisation des engins et équipements tout en pérennisant les efforts du gouvernement dans la stratégie sectorielle de développement agricole, le CENEEMA, au-delà de ses missions régaliennes, se doit d’adopter un procédé efficace, efficient et offensif pour le déploiement de l’ensemble des engins acquis dans les différents bassins de production du pays. L’objectif principal est de rendre ces matériels accessibles à un plus grand nombre d’agriculteurs et d’entreprises agro-industrielles. En tant que partenaire clé dans la mise en œuvre du projet d’aménagement et d’installation des investisseurs dans le cadre du Projet Plaine Centrale Agro-Parc, le CENEEMA est aujourd’hui appelé à réaliser, sur plusieurs sites, des travaux d’envergure : défrichement agricole, parcellisation, création de voies d’accès, viabilisation des sites, préparation du sol, fertilisation, semis, traitement phytosanitaire, récolte et traitement post-récolte. Pourquoi une campagne de mécanisation agricole ? Dans un monde en perpétuelle évolution technologique, le Cameroun devait s’adapter à cette dynamique. Le chef de l’État l’avait d’ailleurs souligné lors du Commissariat agro-pastoral d’Ebolowa en 2011, déclarant qu’il fallait avancer dans la modernisation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche traditionnelle. Il s’agissait, rappelait-il, d’accroître la production et la productivité des petites exploitations, tout en favorisant l’émergence d’unités de production de seconde génération, à savoir des entreprises moyennes et grandes respectueuses de l’environnement. Cette vision illustre parfaitement l’essence de l’agriculture de seconde génération ».

ANDRÉE CAROLINE MÉLANIE EKOTTO MINKOUNA, directeur général du Ceneema

« Le Ceneema va proposer son expertise aux pays voisins »

La toute première campagne de mécanisation agricole a été lancée pour magnifier le don du chef de l’État en engins et équipements agricoles pour que le CENEEMA lance effectivement la révolution agricole. Nous allons donc vers la révolution agricole pour être au service de tous les opérateurs du secteur agricole, avec des structures de proximité qui sont les antennes régionales. Nous en avons 12 au total parce que deux régions bénéficient de deux antennes. Je citerai la région du centre qui a l’antenne de Yaoundé où nous nous trouvons. La direction générale n’a pas encore son immeuble. Nous sommes dans les installations de l’antenne de Yaoundé et il y a l’antenne à Nanga Eboko, antenne régionale spécialisée en recherche, en mécanisation agricole et en irrigation. Il y a également la région de l’Extrême-nord qui dispose de deux antennes régionales, l’antenne de Maroua, et l’antenne de Kousseri. Kousseri pourquoi ? Parce que nous allons traverser avec notre expertise dans les pays voisins également. Les services du cinéma sont très accessibles. Il suffit de saisir pour l’instant la direction générale qui va orienter votre dossier selon que vous êtes à l’Ouest. On va le diligenter à l’antenne régionale de l’Ouest et le processus suivra et c’est après avoir visité votre site avec tous nos équipements, Sortez les cartes, déterminez les travaux à faire en fonction de la végétation que nous y trouverons, toutes les opérations de préparation du sol que vous aurez le prix. Et le prix est accessible.»

Marchés des capitaux : Le Minfi aux USA pour renforcer la confiance des investisseurs

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Du 12 au 14 mars 2025, une délégation d’experts gouvernementaux en économie et en finances, conduite par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a entrepris une mission cruciale aux États-Unis. L’objectif : présenter la vision économique du Cameroun, ses réformes et ses opportunités d’investissement aux investisseurs internationaux. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement (SND30), qui trace les engagements du pays sur les plans économique, social et environnemental pour la prochaine décennie. À travers ce document stratégique, le Cameroun s’engage à intégrer les principes du développement durable dans ses politiques publiques et ses stratégies d’investissement. « Il ne suffit pas de venir chercher de l’argent. Il faut également venir discuter avec ces investisseurs, leur faire savoir ce qui va, ce qui ne va pas. Euxmêmes ont énormément de questions à poser, car on ne prête de l’argent qu’à ceux que l’on connaît. Si vous êtes connus, on vous fait beaucoup plus confiance », a déclaré Louis Paul Motaze, insistant sur la nécessité d’un dialogue régulier avec les marchés financiers internationaux.

 ÉCHANGES FRUCTUEUX À NEW YORK ET BOSTON

Le roadshow, qui s’est tenu dans deux places financières majeures, New York et Boston, a permis de mettre en lumière les secteurs clés tels que les énergies renouvelables et l’environnement. Les discussions ont également porté sur la stabilité économique et politique du Cameroun, la transparence des réformes et la croissance durable. L’accent a été mis sur l’adoption des normes internationales en matière d’environnement, de gouvernance et de responsabilité sociale (ESG), offrant ainsi un cadre sécurisé et structuré aux investisseurs. Lors des échanges, le ministre des Finances a répondu aux préoccupations des investisseurs, notamment sur la situation de la dette publique. « On a présenté aux investisseurs la situation du pays, nos relations avec le Fonds monétaire international, les plus grands enjeux, les ambitions de la SND30, les ambitions du budget pour l’année 2025. Eux aussi, ils posent beaucoup de questions, notamment au sujet des problèmes de la dette. Heureusement, ils sont parfaitement au courant de la situation de l’endettement du Cameroun, qui est l’un des dix pays les moins endettés d’Afrique. Nous avons également abordé des problématiques précises, comme la reconstruction de la Sonara ou encore le départ de la banque française Société Générale. Nous avons clarifié notre position et expliqué notre stratégie », a-t-il précisé. Outre la dette, la question de la transition politique a été soulevée. Les investisseurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à d’éventuels troubles post-électoraux. « Nous leur avons fait comprendre que les élections ont toujours eu lieu, qu’il y en a eu il y a sept ans, et que les candidats attendent le scrutin. En cas de contestations, des institutions juridictionnelles existent pour y répondre. Notre administration est forte et nous pensons qu’il n’y aura pas de problèmes », a rassuré Louis Paul Motaze.

AMÉLIORER LA PERCEPTION GLOBALE

Ce non-deal roadshow constitue une opportunité unique de renforcer la confiance des investisseurs et d’attirer des capitaux à long terme sous des conditions favorables. Il devrait également avoir un impact positif sur la notation financière du pays et améliorer la perception globale du Cameroun sur les marchés internationaux. En favorisant la transparence et le dialogue, cette initiative a été saluée comme une avancée majeure vers la consolidation d’un climat de confiance durable entre le Cameroun et les investisseurs étrangers. Loin d’être une démarche isolée, cette tournée marque le début d’un engagement régulier avec les marchés. « Nous irons ensuite à Londres pour poursuivre ces échanges dès lundi prochain. L’objectif est d’avoir des entretiens fréquents, car on nous reproche souvent de venir chercher de l’argent et de disparaître. Cette fois, nous voulons inscrire nos relations dans la durée », a conclu le ministre des Finances. Avec cette approche proactive et stratégique, le Cameroun se positionne de manière compétitive sur la scène financière internationale et s’emploie à transformer ces rencontres en opportunités économiques concrètes.

Justice populaire : Encore deux personnes brûlées dans le Mayo-Tsanaga

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Une des deux victimes

La scène est passée il y a trois jours, mais n’a été rendue publique que ce jour par le quotidien L’œil du Sahel. Le 17 mars 2025, deux hommes, la cinquantaine dépassée, ont été brûlés à Houbaré, dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. Les deux victimes, Jacques Wague et un certain Farikou, étaient soupçonnés d’être des preneurs d’otages. On apprend d’une source locale que « quelques mois auparavant, ces deux hommes auraient  conduit une opération criminelle qui avait laissé des cicatrices profondes dans la communauté ». Rapportant des informations recueillies auprès de personnes ayant été au contact des faits du 17 mars dernier.

Selon le quotidien spécialisé dans les informations du Grand-Nord, « les villageois ont intercepté les suspects et les ont conduits à la chefferie de Bering pour qu’ils soient confrontés à leurs actes». Sauf que ce sont des corps calcinés qu’on a retrouvés plus tard. Des sources contactées par L’œil du Sahel ne s’accordent pas : « De sources proches de la chefferie de Bering, ces suspects ont été mis à la disposition des éléments de BIR (Bataillon d’Intervention rapide, Ndlr) en service dans cette localité. Après quoi, ces derniers ont été vu calcinés dans la brousse », rapporte le journal. Relayant une autre source qui indique que « certains disent qu’au lieu d’amener ces suspects auprès des éléments du BIR, les populations ont plutôt décidé d’en découdre avec eux, en les calcinant dans la brousse ». Alors que notre source locale rapporte que « d’autres disent par contre que les éléments du BIR ont tiré sur eux en brousse et les populations sont venues calcinés les cadavres ».

Le matériel saisi chez les « suspects »

Toujours est-il que ces deux individus ont été calcinés. Les circonstances de cette opération de brûlure restent à déterminer. Un acte qui survient alors qu’un précédent n’a pas fini d’alimenter la chronique nationale. En effet, le 2 mars dernier, deux chercheurs et leur guide ont été lynchés et brûlés vifs à Mbalda, un village de l’arrondissement de Soulédé-Roua, dans le même département du Mayo-Tsanaga. Cela survient dans un contexte marqué par des exactions de la secte terroriste Boko-Haram dans la région de l’Extrême-Nord et particulièrement dans le Mayo-Tsanaga, avec des atrocités d’une extrême violence. Ce qui a psychologiquement marqué les esprits, alors que les Forces de défense et de sécurité peinent à contenir ces assauts, malgré les moyens déployés. Avec l’appui des comités de vigilance. Du coup, les populations sont parfois promptes à se défendre à leur manière. Avec comme conséquences des dégâts collatéraux.

Cameroun-Grande Bretagne : L’UKEF pressentie pour le financement de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen

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Dès le début de cette rencontre, le diplomate britannique a réaffirmé sa volonté de travailler étroitement avec le MINHDU. Comme l’a rappelé Célestine Ketcha Courtès dans son propos introductif, cette promesse de coopération s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de précédentes discussions. La délégation, composée des Directeurs généraux de l’UKEF, a ainsi porté une attention particulière au lot N°1 de la section urbaine de l’Autoroute Yaoundé-Nsimalen.

Ce segment, qui s’étend de l’échangeur Ahala jusqu’au Carrefour Trois Statues, a été attribué à l’Entreprise Bun’s et constitue un élément majeur du projet. Profitant de la présence des hôtes britanniques, le Ministre a exposé d’autres axes de financement visant à dynamiser le développement urbain et rural. Outre le lot N°1, il a été question des voies de raccordement de la section rase campagne de l’Autoroute ainsi que de celles de la section urbaine. Le projet intègre également les lots T1, T2 et le pôle de développement de Nkong Nouma, relatifs à la Voie de Contournement de Yaoundé (VCY). Dans le même temps, le Coordonnateur du programme Mobilise Yourcity a présenté brièvement les aménagements envisagés dans diverses villes camerounaises, soulignant la capacité du programme à transformer le paysage urbain du pays. Pour rappel, la section urbaine de l’Autoroute Yaoundé-Nsimalen s’étend sur 12,3 km. Elle relie l’échangeur Ahala, situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, à la Souspréfecture Tsinga, dans la commune de Yaoundé II, en passant par la « Poste centrale ». La première phase des travaux, entamée en août 2024, a déjà vu le lancement des travaux préliminaires.

Parmi les chantiers en cours, l’aménagement de la voie de déviation du Carrefour Trois Statuts, qui verra la construction d’un nouvel échangeur, occupe une place centrale. D’autres initiatives telles que le recalibrage du canal traversant le bois Saint Anastasie et la mise en place d’un site de relocalisation pour les vendeurs de meubles d’Olézoa à Nouvelle route Bastos viennent compléter ce vaste programme d’infrastructures. L’accord de principe entre Madame le Ministre et ses homologues britanniques ouvre la voie à un déploiement conjoint des projets évoqués. Ce partenariat, qui s’inscrit dans une vision à long terme pour le développement urbain et l’amélioration des infrastructures nationales, promet de transformer durablement le paysage économique et social du Cameroun. La rencontre du 11 mars 2025 marque ainsi un tournant déterminant dans la stratégie de modernisation des réseaux routiers et urbains du pays.

Télévision Numérique Terrestre : 10 ans d’attente et toujours rien !

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Alors que la Cameroon Radio and Television (CRTV) célèbre ses noces d’émeraude (40 ans), de nombreuses voix s’élèvent parmi les Camerounais pour questionner l’avenir du projet de Télévision Numérique Terrestre (TNT), annoncé en grande pompe dès 2014. Cette interrogation prend tout son sens car, à ce jour, les citoyens se retrouvent toujours obligés de souscrire à des bouquets comme CANAL+ ou TNT AFRICA, entre autres, pour avoir accès à la CRTV et aux chaînes locales. L’ex-ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary avait même précisé la date de basculement le 17 juin 2015, selon l’accord de Genève signé en 2006 sous l’égide l’Union internationale des télécommunications (UIT), une organisation des Nations Unies dont le rôle est d’harmoniser le développement des télécommunications dans le monde. Mais, 10 ans après, le Cameroun n’a toujours pas effectué cette migration qui devait permettre aux citoyens de bénéficier de 12 chaînes réunies dans un bouquet gratuit soient 8 chaînes nationales et 4 chaînes internationales. Selon l’ancien ministre de la Communication, la migration du Cameroun vers la Télévision Numérique Terrestre permettra, à terme, d’économiser plus de 100 milliards de FCFA.

A l’occasion de la présentation du programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2023 à l’Assemblée nationale, le 19 novembre 2022, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a annoncé la reprise du projet de Télévision numérique terrestre (TNT) au Cameroun. «Dans le domaine de la communication, le gouvernement va s’atteler à […] la relance du projet de démarrage de la TNT dans le cadre d’une gestion intégrée. Il sera également question de redimensionner ce projet et, surtout, de rechercher les financements nécessaires à sa mise en œuvre», avait déclaré le chef du gouvernement. Cette migration incluait aussi la réhabilitation de la Crtv qui disposait depuis plusieurs années d’un outil obsolète, pour un coût global de 110 milliards de FCFA. Pang Xinxing, PDG du groupe chinois StarTimes a rencontré à Yaoundé le 13 mars 2025 le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, ainsi que le Directeur général de la CRTV, Charles Ndongo pour une fois de plus parler de ce projet TNT. Cette fois, l’opérateur chinois réclame au gouvernement une enveloppe d’environ de 14,2 milliards de FCFA qu’il avait investis au double plan technique et logistique pour permettre à l’office de radiodiffusion publique du Cameroun de produire le signal des différentes compétitions qu’a accueillies le pays depuis 2016, à commencer par la Coupe d’Afrique des nations (Can) féminine organisée cette année-là. Il y a ensuite eu le Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2020 et, enfin, la Can masculine organisée dans 6 villes du Cameroun début 2022. Le rapport 2022 de GSMA assure que malgré les mesures prises pour faire avancer la migration numérique, celle-ci semble actuellement ralentie. Car, elle a rencontré des difficultés en raison de contraintes financières et des difficultés à négocier avec StarTimes. Par conséquent, rendu à juillet 2022, le Cameroun reste dans la phase de simulation et n’a pas de date limite définie pour la TNT. Cependant, précise ce rapport, le Cameroun a réussi à réaffecter des parties des fréquences du projet de TNT aux principaux opérateurs de téléphonie mobile que sont MTN, Orange en 2015 et Camtel en 2019. Chaque opérateur a reçu 30 MHz de spectre, le reste du spectre étant placé en réserve pour une utilisation future.

Eswatini-Cameroun : le nul au goût de défaite pour les Lions

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C’est le nul vierge qui a sanctionné le match Eswatini-Cameroun de ce 19 mars 2025. Les deux sélections se sont séparées sans avoir jamais trouvé le chemin des filets. Et pourtant le Cameroun avait tôt donné des frayeurs sur ce centre de Bryan Mbeumo placé sur la transversale adverse à la 15ème minute. Les Lions indomptables donnaient ainsi l’alerte d’une envie de gagner, sans suite. La première partie se terminera sans lus rien de consistant à se mettre sous la dent.

La reprise verra une sélection un peu plus ambitieuse, avec l’entrée de Namasso pour sa première sélection sous le maillot des Lions indomptables. Le Camerouno-britannique montrera de belles intentions, sans aller plus loin que cette balle qu’il plaça au-dessus de la transversale. Tout comme Vincent Aboubakar dont le coup de tête a été dévié par le portier éswatinien. Ou encore Carlos Baléba dont la reprise a rasé le poteau gauche adverse. André Onana aura lui-même essayé une intention offensive qui a failli surprendre son vis-à-vis. Autant de bonnes intentions trahies par des maladresses.

Les Lions indomptables accuseront certainement le manque de préparation. Eux qui sont arrivés en terre sud-africaine quelques heures seulement avant la rencontre. Juste le temps de se reposer et descendre dans l’arène. Faute pour la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), d’avoir pris des dispositions sur le plan administratif, pour un séjour à la régulière de la sélection nationale. Les Lions indomptables qui retournent au pays cette nuit-même, affrontent la Libye mardi prochain. Un adversaire qu’il faudra prendre au sérieux tant les Guerriers de la Méditerranée sont 2ème du groupe, en éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Dénouement : Le sous-préfet d’Idabato libéré

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Roland Ewane est enfin libre. Le sous-préfet d’Idabato est en route pour Yaoundé. La nouvelle est tombée en cette mi-journée, diffusée par le poste national de la Crtv, la radio nationale, dans son journal de la mi-journée. Rien n’est précis sur les conditions de libération du patron de l’administration territoriale dans cette ile de la région du Sud-Ouest. Toujours est-il que l’homme est entre les mains de l’armée camerounaise.

C’est un ouf de soulagement pour la famille de Roland Ewane. Enlevé le 1er octobre 2024 par des hommes armés présentés comme des pirates nigérians, le sous-préfet d’Idabato a souffert entre les mains de ses ravisseurs qui exigeaient de fortes sommes d’argent en contrepartie de sa libération. Face à un silence assourdissant de l’Etat, la famille avait entrepris des négociations en vue de a libération de Roland Ewane. Alors que le Premier ministre n’avait pas pu recevoir l’épouse de Roland Ewane, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), supérieur du sous-préfet, avait invité la pauvre dame à s’en remettre à la prière. Une épreuve difficile tant les moyens collectés par la famille s’avéraient insuffisants, et les ravisseurs menaçaient d’exécuter le sous-préfet. Après un peu plus de cinq mois de détention, l’otage a été libéré.

Pour mieux comprendre: Le sous-préfet d’Idabato enlevé

Orange Cameroun : plus de 1300 milliards investis en 25 ans

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Les fonds ont été alloués dans divers secteurs notamment pour renforcer l’inclusion numérique,  améliorer les infrastructures, le développement durable… avec près de 1500 milliards de FCFA de recettes pour l’Etat.

Le groupe Orange  célèbre ses 25 ans de présence au Cameroun. En chiffres, l’entreprise de télécommunications dit avoir consacré une part importante de ses ressources dans l’investissement. Depuis son installation dans le pays sous la dénomination de Mobilis en 2000, le géant des télécommunications déclare avoir investi plus de 1300 milliards de FCFA ces 25 dernières années.  «  C’est un investissement qui est à la mesure de notre engagement à impacter positivement et durablement la trajectoire digitale du Cameroun. Ce même engagement se traduit en termes de contributions au budget de l’État à une valeur cumulée sur les 25 ans de près de 1500 milliards de FCFA », révèle Patrick Benon, le DG d’Orange Cameroun.

Dans le détail, les fonds ont été investis dans divers domaines. Dans la santé, une trentaine de maternités ont été réalisées sur l’ensemble du territoire national. Dans l’éducation, 32 écoles numériques  ont été créées, 11 écoles primaires  habilitées et 8 villages orange installés à travers le pays. « L’objectif d’un village Orange est de favoriser l’accès à l’éducation et au de santé dans les zones reculées en construisant dans une même localité une  école, un point d’eau et un centre de santé. Ce programme a impacté à date plus de 40 000 camerounais dans 8 régions différentes du pays », renseigne Patrick Benon.

 L’un des  investissements majeurs d’Orange Cameroun est son datacenter  considéré comme le plus grand en Afrique Centrale  et de l’ouest. Situé  au quartier Makepe à Douala, il est bâti sur une superficie de 1040m2  contre 750 m2 pour le Sénégal et 300m2 pour la côte d’Ivoire.

Plus de 2 milliards de FCFA pour la transition solaire 

Orange Cameroun est engagé dans le respect des Objectifs pour le Développement Durable.  La filiale locale du groupe s’est notamment fixée pour objectif de restaurer 1000 hectares de mangrove à l’horizon 2030.  Plus de 240 hectares de mangroves sont déjà reboisés à date et  plus de 600000 arbres plantés. S’agissant du climat,  près de 2 milliards de francs CFA ont été investis dans la transition solaire.

Quant à la création d’emplois, plus de 3000 jeunes ont été formés grâce à Orange Digital Center, plus de 60 certifications professionnelles offertes gratuitement, plus de 950 emplois facilités. De même,  près de 40 start-up ont été accompagnées.  Et s’agissant de l’entrepreneuriat féminin,  Orange a déjà fait 222 bénéficiaires du prix Coup de cœur au féminin pour une valeur de 42, 6 millions de francs  CFA.  

De plus, avec un réseau de 19 agences sur le territoire, 500 franchises  conteneurs et kiosques, l’entreprise est à l’origine de plus de 210 000 emplois  pour  la distribution de ses produits. Ces dernières années, Orange s’est par ailleurs engagé à mobiliser au moins 30 milliards chaque pour des investissements visant à améliorer ses infrastructures, par ricochet la qualité du service.

 Réaction

 Patrick BENON, DG Orange Cameroun

 « Nous voulons atteindre 100% de taux de couverture réseau »

«Les  38 écoles numériques Orange ont accueilli plus de 10 mille enfants depuis la création de ce programme dont le but est de mettre à disposition des contenus éducatifs sous forme numérique pour les élèves.  Grâce à Orange Digital Center, ce hub d’excellence  et d’inclusion numérique, et à ses déclinaisons déployées dans les universités du Cameroun, ce sont plus de 3000 jeunes qui ont  été formés plus de 950 emplois créés, plus de 200 millions de FCFA qui ont été levés  par les start-up accompagnées.

 Nous avons voulu au cours des 25 années passées, ne pas être qu’une société de télécommunications.  Nous avons été également une société qui a déployé  une stratégie sociétale d’entreprise. Nous avons lancé notre fondation Orange Cameroun qui a accompagné les communautés qui sont dans le besoin. Nous avons lancé Orange digital center pour accompagner les jeunes à entreprendre dans le digital. Pour les 25 prochaines années nous voulons encore donner une meilleure qualité de service aux populations.  Nous couvrons plus de 90% de la population.  Malheureusement nous ne couvrons pas encore 100%. Donc nous avons  cette volonté d’aller plus loin, dans les zones où il n’y a pas de réseau aujourd’hui pour fournir la communication. »

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