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Des lois et règlements pour l’application de la SnD30 dès 2022

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Le président de la République prescrit la finalisation du cadre législatif et réglementaire pour le prochain exercice.

La Stratégie nationale de Développement (SND30) va se doter d’un cadre légal et règlementaire en 2022. Le président de la République a récemment instruit son gouvernement de « finaliser les cadres législatifs et règlementaires liées à la mise en œuvre de la SND30 ainsi que les études de faisabilité des plans prioritaires de ladite stratégie », indique la circulaire du 30 août relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2022. Autrement dit, le gouvernement devra proposer des lois et règlements permettant la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement de même que la conduite des études de faisabilité des plans qu’elle contient.
En effet, au cours du lancement de la SND 30 en novembre 2020, plusieurs économistes et acteurs de la société civile ont regretté le caractère non contraignant du document de planification qui devra guider les actions de développement de l’Etat pour les neuf prochaines années. « Au terme des 10 années de mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploie, Plusieurs objectifs de croissance n’ont pu être atteints. Toutes les administrations ne se sont pas pliées à l’exécution des directives et plans contenus dans le Document simplement parce qu’elles n’y étaient pas contraintes », expliquait alors l’économiste Thomas
Babissakana. Une observation reprise par le professeur Tsafack Nanfosso. Le constat dressé, il faut éviter de connaître le même échec avec la Stratégie Nationale de Développement.
Au cours de la première évaluation de la mise en œuvre de la SND 30 le 15 juillet dernier, le ministre délégué auprès du ministre
de l’Economie avait révélé que le cadre législatif et réglementaire qui devrait non seulement contraindre les administrations à se plier aux exigences de la SND 30 mais aussi harmoniser certaines procédures liées à sa mise en œuvre avait été préparé et Transmis à la primature pour validation. Eu égard à la circulaire que vient de signer le président de la République, dès 2022, une loi et des règlements devraient désormais baliser la poursuite des objectifs de développement contenus dans la SND30.
La SND-30, nouveau cadre de référencement pour les actions de développement à mener au Cameroun devra permettre au Cameroun d’atteindre un taux de croissance moyen de 8 % par an, de porter à 25 % la part de la production manufacturière au PIB et de réduire à 10 % le taux de pauvreté au Cameroun. Pour cela, il s’appuie sur quatre piliers que sont la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain et du bien-être, la promotion de l’emploi et l’insertion économique et la gouvernance, la décentralisation et la gestion stratégique de l’Etat. La SND-30 remplace le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (Dsce), expiré en 2019.

Canicha Djakba

Stade d’Olembe : la CAF avait émis des réserves

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Le pourtour encore boueux du Stade d'Olembe. Des images que-le-gouvernement-voulait cacher

« L’autorisation de jouer le match en question au stade d’Olembe a été donnée sur la base d’informations tronquées, qui ne rendaient pas compte du fait que le stade en question est encore à ce point en chantier que l’accueil d’un match international comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, n’est en principe pas possible». C’est la substance d’un courrier adressé à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) par la Confédération africaine de football (CAF). Le document qui a fuité sur les réseaux sociaux est daté du 2 septembre 2021. En clair, la veille du match, la CAF s’était rendu compte qu’elle n’avait pas toutes les informations et données réelles sur l’état du stade devant abriter le match Cameroun-Malawi. Le match qui était pourtant programmé depuis la dernière visite conjointe FIFA-CAF, pour servir d’évaluation de cette infrastructure en cours de finition pour être l’ouvrage principal du complexe sportif d’Olembe, s’y est joué tout de même. La mention « en principe» utilisée par Veron Mosengo, le secrétaire général de la CAF, trahit peut-être l’embarras de la CAF dans une telle situation. A quelques heures du match. Tout de même, « les responsabilités seront évaluées et la CAF en tirera les conclusions utiles, mais dans l’immédiat et au vu de l’urgence, elle vous communiquera sa décision», a prévenu Veron Mosengo-Omba.

Stade d’Olembe ce 2 septembre 2021. La télévision nationale, productrice des images, installe son matériel dans une cour boueuse.

La CAF a fait un état des lieux sommaire de l’ouvrage : « l’état du terrain de jeu du stade d’Olembe est conforme aux exigences de la FIFA et de la CAF», salue le patron de l’administration de la CAF ; mais « l’état d’avancement dudit stade ne permet pas encore d’assurer comme il se doit le bien-être et la sécurité des supporters en principe attendus pour un tel match», déplore-t-il. Alors « la Caf décide : plutôt qu’une mesure plus radicale, elle prononce le huis-clos pour le match Cameroun-Mali…qui ne pourra se jouer qu’en présence d’un minimum de 50 spectateurs à recevoir dans le carré VIP du stade». Exigent le « respect absolu de cette jauge». En attendant les représailles promises et dont nul ne connaît la nature.

Stade d’Olembe: première réussie pour les Lions indomptables

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les supporters persona non grata au stade d'Olembe

L’absence du public n’aura pas été un handicap pour ‘histoire retiendra. La première sortie les Lions indomptables. L’équipe nationale fanion de football a battu son homologue du Malawi cette nuit sur le score de 2-0. Réalisations signées de Vincent Aboubacar et Michaël Ngadeu. Le premier a repris un Centre venu de la droite qu’il a amorti, puis enchaîné un tir qui a lobé le portier Malawite. Le second a su mettre à profit sa grande taille et ses qualités athlétiques, pour ajuster un coup de tête issu d’un corner du même côté. Deux coups de semonce qui ont neutralisés un adversaire qui aura eu peu d’occasions dangereuses face à une défense constituée dans l’axe de Ngadeu et Mouloudia. Et sur les deux côtés Mbaizo et Fai Collince.

Une victoire qui consacre une inauguration positive de ce nouveau joyau architectural dans le paysage de Yaoundé. D’autant plus qu’il s’agissait du premier match qui s’y je. Le match comptait pour les éliminatoires de la Coupe du monde de football Qatar 2022. La suite de joue mardi prochain à Abidjan où éléphants de Côte d’Ivoire et Lions indomptables s’affrontent. Le Cameroun est pour le moment premier du groupe avec trois points, suivi de la Côte d’Ivoire et du Mozambique qui se sont neutralisés ce 2 septembre 0-0. Et comptent donc chacun un point.

L’histoire retiendra donc que la première sortie des Lions indomptables au stade du complexe sportif d’Olembe a été une victoire.

Rentrée scolaire : plus de 2 millions de livres à distribuer

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Ils vont être mis à disposition d’environ 13 000 écoles primaires publiques sur l’ensemble du territoire national.


Les élèves des classes de cours élémentaires 1 et 2 des établissements primaires publiques recevront gratuitement des manuels scolaires cette année. Ils ont été choisis comme bénéficiaires de cette opération menée par le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale. C’est une action qui se situe dans le cadre du Programme d’Appui à la Réforme de l’Education au Cameroun (PAREC). Ce programme qui a débuté l’année dernière consiste à distribuer des manuels essentiels, comme les livres de français, anglais et mathématiques aux élèves des sous-systèmes anglophone et francophone. « Nous avons commencé l’année dernière avec les classes de SIL, de cours préparatoires, de class I et Class II. Cette année, nous continuons avec les classes de cours élémentaires 1 et 2 ainsi que Class V et Class VI. L’année dernière nous avons distribué près de 3 millions de manuels scolaires. Cette année, nous serons autour de 2,5 millions », explique le coordonateur général du programme dans une interview au quotidien gouvernemental. Ambroise Owotsogo Onguene fait savoir qu’avec environ 2, 5 millions de manuels scolaires, il sera question d’assurer la distribution d’un manuel pour deux élèves dans un premier temps.

Cependant, ces manuels ne seront pas disponibles dès le premier jour de la rentrée. Car plusieurs étapes sont à franchir dans le processus de distribution, notamment, le recrutement d’un ou de plusieurs distributeurs par appel d’offres national et international. « Le distributeur doit avoir la logistique nécessaire pour couvrir les presque 13 000 écoles primaires publiques du Cameroun. Après le dépôt des manuels, un procès verbal est établi entre le distributeur, le directeur de l’école primaire, l’inspecteur d’arrondissement et le représentant du conseil de gestion de l’école pour s’assurer du dépôt effectif des manuels. », précise Ambroise Owotsogo Onguene.

Il invite les parents à ne pas acheter les livres de français, anglais et Mathématiques. Surtout s’ils portent la mention « Propriété de l’Etat du Cameroun » et « coopération Cameroun- Banque mondiale », car ces livres sont gratuits et interdits de vente. En offrant gratuitement ces trois livres aux élèves, cela permet aux parents de faire une économie de près de 6000 francs par élève.

Par Tatiana Meliedje

Cameroun-Malawi : La presse persona non grata au stade

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Le ministre et le président de la Fécafoot n'ont pas défendu les intérêts de la presse et des supporters

Dans un communiqué rendu public ce 2 septembre au soir, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) informe la presse nationale que « en application des protocoles sanitaires anticovid de la Caf et de la FIFA actuellement en vigueur, ces instances faitières ont décidé de faire jouer les rencontres de la première journée des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022 à huis clos total». Narcisse Mouelle Kombi qui a précisé entre parenthèses « sauf cas exceptionnel », pour évoquer la possibilité laissée par la Confédération africaine de football (CAF) d’admettre un nombre réduit de spectateurs au stade à l’occasion de certaines rencontres, poursuit en arguant qu’« aucune dérogation expresse n’ayant été accordée pour la circonstance, la rencontre Cameroun-Malawi prévue le 03 septembre 2021 à partir de 20h au stade d’Olembe à Yaoundé, se déroulera en l’absence de spectateurs, toutes catégories confondues ».

A sa suite, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a pondu un message similaire, mais plus complet : «en application des protocoles Covid-19 pour les matchs de la CAF et de la FIFA, la CAF a décidé de ne pas autoriser la présence des médias pour le match Cameroun-Malawi du 03 septembre. En conséquence, aucun média n’est accrédité pour cette rencontre », a signé le département communication de l’instance. En clair, la presse que le Minsep a refusé de citer, est persona non grata au stade d’Olembe demain, à l’occasion de la rencontre Cameroun-Malawi. Au prétexte de la pandémie du Covid.

La presse vide la salle des conférences en protestation contre sa mise à l’écart de l’organisation du match Cameroun-Malawi

Pas de quoi convaincre la presse nationale a mal pris ce coup dans son dos. Elle qui déjà n’a pas eu accès au stade lors des entraînements des Lions indomptables ; et pourtant quinze minutes étaient, comme de tradition, accordées à la presse pour les images et autres informations qu’elle juge nécessaires. La première réaction des journalistes a été de boycotter la conférence de presse d’avant-match.

La communication de la CAF et le staff des Lions subissent le courroux de la presse

Dans d’autres pays, la CAF n’a pas été aussi dure et a permis quelques milliers de spectateurs. Au Cameroun, les Lions indomptables vont inaugurer le plus grand stade du pays les gradins vides. Dans un match dont les supporters cherchent les billets depuis plus d’une semaine. De quoi aiguiser les soupçons sur un chantier qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, en termes de faits divers. Et même, ces derniers jours, le site du chantier a encore vécu un mouvement d’humeur des ouvriers.

Stade d’Olembe : inauguration sans spectateurs

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les supporters persona non grata au stade d'Olembe

Les matchs des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022 zone Afrique se joueront à huis clos. Ainsi en a décidé la Confédération africaine de football (CAF). En ouvrant tout de même une fenêtre pour l’autorisation de quelques supporters dans des stades. Mais même cette ultime occasion n’a pas été favorable au Cameroun qui en a fait la demande auprès de la CAF.

Dans la foulée, le match Cameroun-Malawi en pâtit. Ce match programmé au stade du complexe sportif d’Olembe, sert de match test et surtout de match inaugural pour ce joyau architectural qui est en cours de finition. Lequel devra abriter les matchs d’ouverture et de clôture de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Cameroun 2021. Une déception pour les autorités camerounaises qui devraient évaluer cette infrastructure de 60 mille places à cette occasion, avec la présence de supporters. Le protocole anti-covid en a décidé autrement.

Finances publiques : L’Etat vise une croissance de 4,4 % en 2022

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Signée le 30 août dernier, la circulaire du président de la République sur la préparation du prochain budget de l’etat insiste notamment sur la mise en œuvre des politiques visant l’accroissement de l’offre et de la demande en produits locaux.


Le président de la République a signé le 30 août dernier la circulaire relative à la préparation du budget 2022. Prévue dans l’agenda budgétaire annuel, cette circulaire intervient après approbation par le conseil de cabinet puis par le parlement, du document de programmation économique et budgétaire pour la période 2022-2024. Elle précise entre autres le contexte économique dans lequel sera mis en œuvre le prochain budget, et donne de ce fait des orientations sur les priorités et les objectifs à atteindre.

Pour l’année 2022, le Cameroun souhaite atteindre un taux de croissance de 4,4 %. « En 2022, sous l’hypothèse d’une maîtrise de la pandémie et de l’ouverture des économies combinées aux mesures de relance, les projections tablent sur une croissance de 4,4 % de l’économie camerounaise dont 4,7 % pour le secteur non pétrolier et -1,8 % pour le secteur pétrolier. En particulier, dans le secteur non pétrolier, la croissance serait principalement tirée par l’accroissement de la demande intérieure, qui devrait doper l’offre locale des biens et la reprise de l’investissement privé. L’inflation sera maîtrisée en dessous du seuil communautaire de 3 % soit 2 % », détaille la circulaire. Autrement dit, le Cameroun convoite un point de croissance par rapport au taux de 3,4 % projetés dans la loi de finance 2021 en cours d’exécution. L’on pourrait donc passer de 0,7 % enregistré en 2020 du fait de crise sanitaire, à 3,4 % en 2021 puis à 4,4 % en 2022. Une évolution qui d’ici 2030, devrait se maintenir autour des 8 % comme le prévoit la Stratégie nationale de développement (SND-30).

Les actions à mettre en œuvre

Pour ce faire, le président a instruit le gouvernement à mettre en place les politiques visant à promouvoir la demande et la consommation des produits locaux. Il s’agit entre autres de la mise en œuvre de la politique de l’import-substitution, en encourageant notamment la transformation locale des produits de grande consommation comme le riz, le maïs, le sorgho, le poisson et le lait, précise la circulaire. De même, le chef de l’Etat demande la mise en œuvre d’une fiscalité propice au développement de l’environnement des affaires, à travers notamment des exonérations sur certains produits à l’importation, et l’accroissement des droits et taxes douanières sur d’autres produits, afin de protéger le marché local.

La circulaire réitère dans l’ensemble les actions prioritaires contenues dans le document de programmation économique et financier pour la période 2022- 2024. Pour cette année donc, les orientations stratégiques que comptent mettre en œuvre le gouvernement portent notamment sur « la poursuite de la mise en œuvre du Plan global de riposte au Coronavirus ; l’entrée en service des grands projets de première génération ; l’exécution des plans de reconstruction des Régions du Nord-ouest, du Sudouest et de l’Extrême-nord ; le renforcement du processus de décentralisation; le lancement de la Couverture Santé Universelle, la veille sécuritaire, l’organisation de la CAN 2021, la réduction progressive du stock de la dette et la mise en œuvre des réformes structurelles visant à maintenir le Cameroun sur le chemin de l’émergence à l’horizon 2035, notamment par la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement (SND30) qui soutient l’industrialisation du Cameroun par la politique de l’import-substitution», indique la circulaire. Pour tout cela, le gouvernement a tablé sur une enveloppe budgétaire de 5 649 milliards de francs CFA. Soit 68 milliards (+1,2 %) de francs CFA de plus qu’au dernier exercice, avait déclaré le ministre des Finances au cours sur séminaire de lancement des activités de préparation du budget en juillet dernier. L’enveloppe sera arrêtée au cours de la prochaine session parlementaire dédiée à l’examen du budget.

Fecafoot : Une « loi » anti-Samuel Eto’o

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Les détenteurs d’une double nationalité seront mis à l’écart du processus. une mesure de la Commission électorale qui viserait à mettre hors-jeu l’ancien numéro 9 des Lions. mais l’ex buteur du Barça ne semble pas avoir dit son dernier mot.


L’entreprise de démolition de l’éventuelle candidature de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) a quasiment atteint le point de non-retour. Et à première vue, tous les coups sont permis. Réunie face à la presse en début de semaine, la Commission électorale, organe chargé d’organiser le scrutin, a décidé d’inclure une condition qui va d’office mettre l’ancien buteur vedette de l’équipe nationale du Cameroun hors jeu : tout candidat ayant une double nationalité sera exclu du processus électoral.

« Les conditions à remplir pour être candidat sont très clairement énumérés dans les différents textes qui encadrent ce processus électoral. Quiconque veut être candidat, doit obligatoirement remplir ces conditions. Exemple : ne pas avoir une nationalité étrangère. On n’acceptera pas qu’un individu dont il est prouvé qu’il détient une nationalité étrangère puisse candidater à un poste. C’est un processus purement camerounais, réservé aux Camerounais », a lâché un membre de la Commission présidée par le magistrat Gilbert Schlick.

Théorie du complot

Or il se trouve que Samuel Eto’o disposerait de la double nationalité camerounaise et espagnole. Il en est de même de plusieurs anciens joueurs qui en avaient besoin lors de leur année de professionnalisme pour se donner une chance d’être recruté en club afin de contourner les règles des quotas extracommunautaires. On parle notamment de Gérémi Njitap et Joseph Antoine Bell. Mais aussi de plusieurs agents de joueurs très influents dans le milieu du football africain et européen. La nouvelle répugne au sein de l’opinion nationale. « C’est la première fois qu’on évoque la double nationalité à une élection à la Fécafoot. Une chose très curieuse, s’étonne un ancien membre de l’assemblée générale de la Fécafoot. Il est évident que c’est une règle qui a été mise en place pour bloquer Samuel Eto’o ; car on sait qu’il est aussi espagnol. Je pense que la Commission électorale roule pour le président sortant Seidou Mbombo Njoya qui a bien l’intention de se représenter ». Faux, rétorque le président de ladite Commission. « La Commission électorale est une instance totalement indépendante et impartiale », martèle le magistrat Gilbert Schilck.

La condition liée à la double nationalité réduit en tout cas le nombre de prétendants sérieux à la course à la présidence de la Fécafoot où, pour soutenir l’option de la Commission électorale, l’on brandit le Code de la nationalité du 11 juin 1968 qui dispose qu’un citoyen camerounais qui obtient la citoyenneté d’un autre pays perd automatiquement sa nationalité originelle. Quoique la même loi précise que la réintégration dans la nationalité camerounaise est accordée par décret, sans conditions d’âge ou de stage, à condition toutefois que l’intéressé apporte la preuve qu’il a eu la qualité de ressortissant camerounais et justifie de sa résidence au Cameroun au moment de la réintégration. Mais dans ce jeu de soupçon et d’accusation, une question demeure : Samuel Eto’o qui, selon son entourage, prépare son accession à la Fédération Camerounaise de Football depuis plusieurs mois va-t-il se laisser mettre sur la touche aussi facilement ? Affaire à suivre !

Election à la Fécafoot/Samuel eto’o : le « oui » des jeunes camerounais

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Samuel Eto'o, chouchou de la jeunesse

« Eto’o l’avenir du football». Le slogan accompagné du portrait de Samuel Eto’o fait le tour de la toile depuis quelques semaines. L’appel a été lancé comme par enchantement sur les réseaux sociaux, animée par des visages inconnus sur la place publique, mais parfois pris en copte par des figures connues comme l’animateur radio Serge Tamba. Désormais, c’est une pétition qui a pris le relai sur les mêmes canaux : « Comme les autres, toi aussi donne ta voix pour soutenir la candidature de Samuel Eto’o à la tête de la Fécafoot. Si toi aussi tu penses que Samuel Eto’o devrait se présenter à la présidence de la Fécafoot pour ramener le football camerounais à ses plus hauts sommets, alors joins ta voix à celles des milliers autres Camerounais en signant cette pétition, puis en partageant son lien au maximum». A date, plus de mille signataires déjà enregistrés.

C’est un sujet qui fait l’objet de débats, sans que le concerné ne l’ait jamais confirmé. Même si ses proches parlent d’un « projet en cours de finalisation ». De quoi lui donner une caution de légitimité. «Lorsqu’il plaçait Séidou, le deal était que celui-ci fasse un seul mandat et lui cède la place », confie ce journaliste introduit. Une certitude : Me Dieudonné Happi qui a présidé le 2ème Comité de normalisation, est l’avocat de Samuel Eto’o et ce dernier a joué pour son arrivée à la tête de la normalisation. On se souvient simplement que lors de la conférence de présentation de la candidature de Seidou Mbombo Njoya, Gilbert Kadji dont la proximité avec l’icône du football camerounais est connue, avait clairement lâché que, « il manque une seule personne ici, c’est Samuel Eto’o, mais il est avec nous». Le prince Bamoun avait alors rallié à sa cause d’anciens partisans de Tombi à Roko, d’Iya Mohammed,… dans une coalition de personnes revendiquant un passif parlant en football à divers niveaux. Sans que l’on ne puisse maîtriser les contours d’un tel alliage.

Le mandat de Séidou Mbombo Njoya aurait dû expirer en 2022, mais l’annulation survenue le 15 janvier dernier semble jeter un brouillard sur le calendrier de réalisation des ambitions du « faiseur de rois. Le roi ayant pris quelques libertés, en s’entourant d’autres conseillers plus ou moins visibles, a pris des distances avec l’allié d’hier. Et tiendrait à « valider au moins son mandat », comme le défend un de ses proches. Au moment où les données ont changé au Caire. Ahmad Ahmad dont Samuel Eto’o était le conseiller, a été éjecté par la FIFA. Abandonnant le conseiller « qui doit se chercher une nouvelle branche ; et seule la Fécafoot semble facile à prenable maintenant », analyse un chroniqueur sportif.

Le destin de Set mobile et Fundesport

En face, des affidés de Séidou Mbombo Njoya contre-attaquent. «On n’entre pas dans un immeuble par la toiture », enseigne un défenseur de Tsinga. «Il veut être président de la Fécafoot sans jamais avoir dirigé un club même de quatrième division au Cameroun », s’étonne ce dernier, acquis à la cause du président actuel de la Fécafoot. Ignorant au passage la Fundesport créée par l’ancien capitaine des Lions indomptables et qui a donné au football camerounais certains des talents comme Christian Bassogog, meilleur joueur de la CAN 2017, Fabrice Ondoa, champion d’Afrique 2017, André Onana, le gardien N°1 un des Lions indomptables,… Non sans envisager un échec éventuel à celui qu’il voit comme un looser : «Comment penser qu’un esprit lucide et rationnel peut accorder son suffrage à un tel profil dont le parcours en gestion n’est que meublé d’échecs ? Ce n’est pas à la Fécafoot qu’il viendra réussir alors qu’il a connu un fiasco dans des investissements privés », condamne-t-il. Evoquant ainsi le destin de Set mobil, Fundesport,…

Lions indomptables : Le nouveau challenge de Conceiçao

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Conceiçao en a encore pour deux ans à la tête des Lions indomptables

Antonio Conceiçao ne chômera pas en octobre 2021. Le contrat de l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables qui arrivait à expiration le 24 septembre 2021, a été renouvelé quelques jours avant son terme. Le cabinet du ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a servi de cadre à la cérémonie ce 27 août. Afin de permettre au patron de l’encadrement technique des quintuples champions d’Afrique de se concentrer sur les deux matchs qui l’attendent cette semaine : le 3 septembre au stade d’Olembe contre le Malawi et le 6 septembre à Abidjan contre la Côte d’ivoire, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022.

La nouvelle de la reconduction de ce contrat était un secret de polichinelle depuis quelques jours, puisque des informations ayant fuité faisaient état de l’instruction du président de la République de reconduire le contrat de celui qui, jusqu’ici, n’a perdu qu’un seul match sur dix ; mais qui n’était plus, selon des sources crédibles, sur les tablettes de la Fécafoot. La tutelle a dû solliciter l’arbitrage du Premier footballeur national. Pour ce nouveau bail accordé au locataire du banc de touche de la sélection nationale fanion du Cameroun, et selon les propos de Narcisse Mouelle Kombi, qui co-paraphé côté Cameroun avec le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), il a été prescrit à Toni Conceiçao entre autres la victoire à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 que le Cameroun organise, la qualification pour la Coupe du monde Qatar 2022 et l’amélioration de la qualité du jeu de l’équipe nationale et du classement du Cameroun au classement FIFA.

Les autorités du football camerounais avaient des raisons de renouveler leur confiance au technicien portugais. Le bilan de l’homme n’est pas négatif. Si le successeur de Clarence Seedorf a enregistré en dix matchs cinq nuls, il n’a jusqu’ici perdu qu’une rencontre, et c’était face au Cap vert, un adversaire de seconde zone mais qui sait s’accrocher sur le Cameroun. Et donc quatre victoires. Facile pour Paul Biya de pencher pour le maintien proposé par son ministre.

Bilan positif

Le bilan de Conceiçao

Et l’homme dont les choix tactiques restent tout de même critiqués par des experts, pouvait légitimement exiger le minimum généralement en vigueur dans le milieu de sport. Deux ans. La CAN dans cinq mois est une occasion d’évaluation réelle du technicien qui, tout de même, n’a pas encore affronté de gros calibres du football africain, encore moins mondial, ne pourra pas facilement être démis de ses fonctions en cas de mauvais résultats en CAN. Déjà que, entre temps, il y a les éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022 qu’il va gérer avant même la CAN à domicile. Et la subjectivité qui entoure l’appréciation de la qualité du jeu à lui exigée, est une donnée qui peut être diversement interprétée en cas de litige.

Quoi qu’il en soit, une rupture unilatérale avant le terme du contrat de l’homme, pourrait être davantage préjudiciable pour la partie camerounaise habituée cet exercice, parfois même avec un entraîneur sur une pente positive. Pour le moment, le seul argument qui pourrait militer contre Conceiçao pourra être un échec en campagne éliminatoire du Mondial. Mais rien n’est jamais totalement clair au Cameroun dans ce genre de dossier. Ses prédécesseurs au poste ont fini par se faire payer, en empruntant les couloirs de la justice ou de la FIFA. Même lorsque le Cameroun a convoqué la non atteinte des objectifs assignés au départ. En attendant, Conceiçao peut se bomber le torse pour le bilan qu’il présente au terme du premier contrat.

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