Fecafoot : Une « loi » anti-Samuel Eto’o

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Les détenteurs d’une double nationalité seront mis à l’écart du processus. une mesure de la Commission électorale qui viserait à mettre hors-jeu l’ancien numéro 9 des Lions. mais l’ex buteur du Barça ne semble pas avoir dit son dernier mot.


L’entreprise de démolition de l’éventuelle candidature de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) a quasiment atteint le point de non-retour. Et à première vue, tous les coups sont permis. Réunie face à la presse en début de semaine, la Commission électorale, organe chargé d’organiser le scrutin, a décidé d’inclure une condition qui va d’office mettre l’ancien buteur vedette de l’équipe nationale du Cameroun hors jeu : tout candidat ayant une double nationalité sera exclu du processus électoral.

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« Les conditions à remplir pour être candidat sont très clairement énumérés dans les différents textes qui encadrent ce processus électoral. Quiconque veut être candidat, doit obligatoirement remplir ces conditions. Exemple : ne pas avoir une nationalité étrangère. On n’acceptera pas qu’un individu dont il est prouvé qu’il détient une nationalité étrangère puisse candidater à un poste. C’est un processus purement camerounais, réservé aux Camerounais », a lâché un membre de la Commission présidée par le magistrat Gilbert Schlick.

Théorie du complot

Or il se trouve que Samuel Eto’o disposerait de la double nationalité camerounaise et espagnole. Il en est de même de plusieurs anciens joueurs qui en avaient besoin lors de leur année de professionnalisme pour se donner une chance d’être recruté en club afin de contourner les règles des quotas extracommunautaires. On parle notamment de Gérémi Njitap et Joseph Antoine Bell. Mais aussi de plusieurs agents de joueurs très influents dans le milieu du football africain et européen. La nouvelle répugne au sein de l’opinion nationale. « C’est la première fois qu’on évoque la double nationalité à une élection à la Fécafoot. Une chose très curieuse, s’étonne un ancien membre de l’assemblée générale de la Fécafoot. Il est évident que c’est une règle qui a été mise en place pour bloquer Samuel Eto’o ; car on sait qu’il est aussi espagnol. Je pense que la Commission électorale roule pour le président sortant Seidou Mbombo Njoya qui a bien l’intention de se représenter ». Faux, rétorque le président de ladite Commission. « La Commission électorale est une instance totalement indépendante et impartiale », martèle le magistrat Gilbert Schilck.

La condition liée à la double nationalité réduit en tout cas le nombre de prétendants sérieux à la course à la présidence de la Fécafoot où, pour soutenir l’option de la Commission électorale, l’on brandit le Code de la nationalité du 11 juin 1968 qui dispose qu’un citoyen camerounais qui obtient la citoyenneté d’un autre pays perd automatiquement sa nationalité originelle. Quoique la même loi précise que la réintégration dans la nationalité camerounaise est accordée par décret, sans conditions d’âge ou de stage, à condition toutefois que l’intéressé apporte la preuve qu’il a eu la qualité de ressortissant camerounais et justifie de sa résidence au Cameroun au moment de la réintégration. Mais dans ce jeu de soupçon et d’accusation, une question demeure : Samuel Eto’o qui, selon son entourage, prépare son accession à la Fédération Camerounaise de Football depuis plusieurs mois va-t-il se laisser mettre sur la touche aussi facilement ? Affaire à suivre !

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