Finances publiques : L’Etat vise une croissance de 4,4 % en 2022

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Signée le 30 août dernier, la circulaire du président de la République sur la préparation du prochain budget de l’etat insiste notamment sur la mise en œuvre des politiques visant l’accroissement de l’offre et de la demande en produits locaux.


Le président de la République a signé le 30 août dernier la circulaire relative à la préparation du budget 2022. Prévue dans l’agenda budgétaire annuel, cette circulaire intervient après approbation par le conseil de cabinet puis par le parlement, du document de programmation économique et budgétaire pour la période 2022-2024. Elle précise entre autres le contexte économique dans lequel sera mis en œuvre le prochain budget, et donne de ce fait des orientations sur les priorités et les objectifs à atteindre.

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Pour l’année 2022, le Cameroun souhaite atteindre un taux de croissance de 4,4 %. « En 2022, sous l’hypothèse d’une maîtrise de la pandémie et de l’ouverture des économies combinées aux mesures de relance, les projections tablent sur une croissance de 4,4 % de l’économie camerounaise dont 4,7 % pour le secteur non pétrolier et -1,8 % pour le secteur pétrolier. En particulier, dans le secteur non pétrolier, la croissance serait principalement tirée par l’accroissement de la demande intérieure, qui devrait doper l’offre locale des biens et la reprise de l’investissement privé. L’inflation sera maîtrisée en dessous du seuil communautaire de 3 % soit 2 % », détaille la circulaire. Autrement dit, le Cameroun convoite un point de croissance par rapport au taux de 3,4 % projetés dans la loi de finance 2021 en cours d’exécution. L’on pourrait donc passer de 0,7 % enregistré en 2020 du fait de crise sanitaire, à 3,4 % en 2021 puis à 4,4 % en 2022. Une évolution qui d’ici 2030, devrait se maintenir autour des 8 % comme le prévoit la Stratégie nationale de développement (SND-30).

Les actions à mettre en œuvre

Pour ce faire, le président a instruit le gouvernement à mettre en place les politiques visant à promouvoir la demande et la consommation des produits locaux. Il s’agit entre autres de la mise en œuvre de la politique de l’import-substitution, en encourageant notamment la transformation locale des produits de grande consommation comme le riz, le maïs, le sorgho, le poisson et le lait, précise la circulaire. De même, le chef de l’Etat demande la mise en œuvre d’une fiscalité propice au développement de l’environnement des affaires, à travers notamment des exonérations sur certains produits à l’importation, et l’accroissement des droits et taxes douanières sur d’autres produits, afin de protéger le marché local.

La circulaire réitère dans l’ensemble les actions prioritaires contenues dans le document de programmation économique et financier pour la période 2022- 2024. Pour cette année donc, les orientations stratégiques que comptent mettre en œuvre le gouvernement portent notamment sur « la poursuite de la mise en œuvre du Plan global de riposte au Coronavirus ; l’entrée en service des grands projets de première génération ; l’exécution des plans de reconstruction des Régions du Nord-ouest, du Sudouest et de l’Extrême-nord ; le renforcement du processus de décentralisation; le lancement de la Couverture Santé Universelle, la veille sécuritaire, l’organisation de la CAN 2021, la réduction progressive du stock de la dette et la mise en œuvre des réformes structurelles visant à maintenir le Cameroun sur le chemin de l’émergence à l’horizon 2035, notamment par la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement (SND30) qui soutient l’industrialisation du Cameroun par la politique de l’import-substitution», indique la circulaire. Pour tout cela, le gouvernement a tablé sur une enveloppe budgétaire de 5 649 milliards de francs CFA. Soit 68 milliards (+1,2 %) de francs CFA de plus qu’au dernier exercice, avait déclaré le ministre des Finances au cours sur séminaire de lancement des activités de préparation du budget en juillet dernier. L’enveloppe sera arrêtée au cours de la prochaine session parlementaire dédiée à l’examen du budget.

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