Samuel Eto'o, chouchou de la jeunesse

« Eto’o l’avenir du football». Le slogan accompagné du portrait de Samuel Eto’o fait le tour de la toile depuis quelques semaines. L’appel a été lancé comme par enchantement sur les réseaux sociaux, animée par des visages inconnus sur la place publique, mais parfois pris en copte par des figures connues comme l’animateur radio Serge Tamba. Désormais, c’est une pétition qui a pris le relai sur les mêmes canaux : « Comme les autres, toi aussi donne ta voix pour soutenir la candidature de Samuel Eto’o à la tête de la Fécafoot. Si toi aussi tu penses que Samuel Eto’o devrait se présenter à la présidence de la Fécafoot pour ramener le football camerounais à ses plus hauts sommets, alors joins ta voix à celles des milliers autres Camerounais en signant cette pétition, puis en partageant son lien au maximum». A date, plus de mille signataires déjà enregistrés.

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C’est un sujet qui fait l’objet de débats, sans que le concerné ne l’ait jamais confirmé. Même si ses proches parlent d’un « projet en cours de finalisation ». De quoi lui donner une caution de légitimité. «Lorsqu’il plaçait Séidou, le deal était que celui-ci fasse un seul mandat et lui cède la place », confie ce journaliste introduit. Une certitude : Me Dieudonné Happi qui a présidé le 2ème Comité de normalisation, est l’avocat de Samuel Eto’o et ce dernier a joué pour son arrivée à la tête de la normalisation. On se souvient simplement que lors de la conférence de présentation de la candidature de Seidou Mbombo Njoya, Gilbert Kadji dont la proximité avec l’icône du football camerounais est connue, avait clairement lâché que, « il manque une seule personne ici, c’est Samuel Eto’o, mais il est avec nous». Le prince Bamoun avait alors rallié à sa cause d’anciens partisans de Tombi à Roko, d’Iya Mohammed,… dans une coalition de personnes revendiquant un passif parlant en football à divers niveaux. Sans que l’on ne puisse maîtriser les contours d’un tel alliage.

Le mandat de Séidou Mbombo Njoya aurait dû expirer en 2022, mais l’annulation survenue le 15 janvier dernier semble jeter un brouillard sur le calendrier de réalisation des ambitions du « faiseur de rois. Le roi ayant pris quelques libertés, en s’entourant d’autres conseillers plus ou moins visibles, a pris des distances avec l’allié d’hier. Et tiendrait à « valider au moins son mandat », comme le défend un de ses proches. Au moment où les données ont changé au Caire. Ahmad Ahmad dont Samuel Eto’o était le conseiller, a été éjecté par la FIFA. Abandonnant le conseiller « qui doit se chercher une nouvelle branche ; et seule la Fécafoot semble facile à prenable maintenant », analyse un chroniqueur sportif.

Le destin de Set mobile et Fundesport

En face, des affidés de Séidou Mbombo Njoya contre-attaquent. «On n’entre pas dans un immeuble par la toiture », enseigne un défenseur de Tsinga. «Il veut être président de la Fécafoot sans jamais avoir dirigé un club même de quatrième division au Cameroun », s’étonne ce dernier, acquis à la cause du président actuel de la Fécafoot. Ignorant au passage la Fundesport créée par l’ancien capitaine des Lions indomptables et qui a donné au football camerounais certains des talents comme Christian Bassogog, meilleur joueur de la CAN 2017, Fabrice Ondoa, champion d’Afrique 2017, André Onana, le gardien N°1 un des Lions indomptables,… Non sans envisager un échec éventuel à celui qu’il voit comme un looser : «Comment penser qu’un esprit lucide et rationnel peut accorder son suffrage à un tel profil dont le parcours en gestion n’est que meublé d’échecs ? Ce n’est pas à la Fécafoot qu’il viendra réussir alors qu’il a connu un fiasco dans des investissements privés », condamne-t-il. Evoquant ainsi le destin de Set mobil, Fundesport,…

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