Lions indomptables : Le nouveau challenge de Conceiçao

Le contrat du sélectionneur et ses adjoints a été renouvelé vendredi dernier ; à quoi faut-il s’attendre ?

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Conceiçao en a encore pour deux ans à la tête des Lions indomptables

Antonio Conceiçao ne chômera pas en octobre 2021. Le contrat de l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables qui arrivait à expiration le 24 septembre 2021, a été renouvelé quelques jours avant son terme. Le cabinet du ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a servi de cadre à la cérémonie ce 27 août. Afin de permettre au patron de l’encadrement technique des quintuples champions d’Afrique de se concentrer sur les deux matchs qui l’attendent cette semaine : le 3 septembre au stade d’Olembe contre le Malawi et le 6 septembre à Abidjan contre la Côte d’ivoire, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022.

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La nouvelle de la reconduction de ce contrat était un secret de polichinelle depuis quelques jours, puisque des informations ayant fuité faisaient état de l’instruction du président de la République de reconduire le contrat de celui qui, jusqu’ici, n’a perdu qu’un seul match sur dix ; mais qui n’était plus, selon des sources crédibles, sur les tablettes de la Fécafoot. La tutelle a dû solliciter l’arbitrage du Premier footballeur national. Pour ce nouveau bail accordé au locataire du banc de touche de la sélection nationale fanion du Cameroun, et selon les propos de Narcisse Mouelle Kombi, qui co-paraphé côté Cameroun avec le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), il a été prescrit à Toni Conceiçao entre autres la victoire à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 que le Cameroun organise, la qualification pour la Coupe du monde Qatar 2022 et l’amélioration de la qualité du jeu de l’équipe nationale et du classement du Cameroun au classement FIFA.

Les autorités du football camerounais avaient des raisons de renouveler leur confiance au technicien portugais. Le bilan de l’homme n’est pas négatif. Si le successeur de Clarence Seedorf a enregistré en dix matchs cinq nuls, il n’a jusqu’ici perdu qu’une rencontre, et c’était face au Cap vert, un adversaire de seconde zone mais qui sait s’accrocher sur le Cameroun. Et donc quatre victoires. Facile pour Paul Biya de pencher pour le maintien proposé par son ministre.

Bilan positif

Le bilan de Conceiçao

Et l’homme dont les choix tactiques restent tout de même critiqués par des experts, pouvait légitimement exiger le minimum généralement en vigueur dans le milieu de sport. Deux ans. La CAN dans cinq mois est une occasion d’évaluation réelle du technicien qui, tout de même, n’a pas encore affronté de gros calibres du football africain, encore moins mondial, ne pourra pas facilement être démis de ses fonctions en cas de mauvais résultats en CAN. Déjà que, entre temps, il y a les éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022 qu’il va gérer avant même la CAN à domicile. Et la subjectivité qui entoure l’appréciation de la qualité du jeu à lui exigée, est une donnée qui peut être diversement interprétée en cas de litige.

Quoi qu’il en soit, une rupture unilatérale avant le terme du contrat de l’homme, pourrait être davantage préjudiciable pour la partie camerounaise habituée cet exercice, parfois même avec un entraîneur sur une pente positive. Pour le moment, le seul argument qui pourrait militer contre Conceiçao pourra être un échec en campagne éliminatoire du Mondial. Mais rien n’est jamais totalement clair au Cameroun dans ce genre de dossier. Ses prédécesseurs au poste ont fini par se faire payer, en empruntant les couloirs de la justice ou de la FIFA. Même lorsque le Cameroun a convoqué la non atteinte des objectifs assignés au départ. En attendant, Conceiçao peut se bomber le torse pour le bilan qu’il présente au terme du premier contrat.

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