A l’audience de ce 14 octobre 2021 au Tribunal criminel spécial, Louis Max Ayina Ohandja a fait face au représentant du Parquet général. Alors qu’il est accusé de détournement de 534.607.140FCFA au cours de la gestion académique 2008-2010, fonds issus de la coopération, l’ex directeur de l’Institut universitaire de technologie (IUT) estimé qu’il n’avait « pas à requérir le visa du contrôleur financier ou de l’agent comptable » dans la gestion desdits fonds, puisqu’ils « n’étaient pas budgétisés ». De quoi surprendre l’accusation qui lui a demandé s’il y avait une entité dont les fonds pouvaient échapper au contrôle financier et à l’agent comptable. L’ex directeur de l’IUT a fait valoir qu’il est ingénieur du génie civil et non juriste. « Aucune de ces dépenses incriminées n’étaient budgétisée dans le budget de l’université de Douala », a-t-il réaffirmé. L’homme ne parviendra pas à justifier d’avoir soustrait les comptes du visa du contrôleur financier et de l’agent comptable, qui sont les garants de la régularité des comptes. Acculé par l’accusation dans ce contre-interrogatoire, l’homme devenu plus tard secrétaire d’Etat auprès du ministre des Travaux publics en charge des routes, lâchera : « Ayina n’est pas un voleur, il n’a pas soustrait un compte ».
Bekolo Ebe se prépare pour l’échafaud
Lors de la prochaine audience dans cette affaire de détournement de biens publics, ce sera au tour du Pr Bruno Bekolo Ebe, ex recteur de l’université de Douala du temps des faits, de subir le contre-interrogatoire. Il restera l’accusé Mboutou. Tous les trois bénéficient de la présomption d’innocence, tel que le prévoit l’article 8 du Code de procédure pénale. Mais il est eu probable que Bekolo Ebe et ses co-accusés échappent à la condamnation comme dans la première affaire, celle du non reversement de la TVA à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), dans laquelle il a été acquitté. Déjà, Jean-Pierre Pokem, intendant principal des restaurants de l’université de Douala et Akama Ruben Fon, agent comptable à l’époque des faits, non comparants, en fuite, devraient écoper de la peine maximale.
Caro Louise Ndialle, fauchée par un gendarme à 4 ans
Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux présentent des images choquantes. Un crâne déchiqueté, celui de Caro Louise Ndialle. Le cadavre de l’enfant d’environ quatre ans est porté en main par un homme, au milieu d’une foule de personnes manifestant bruyamment dans les rues de Buéa. Une autre vidéo laisse découvrir le lynchage public d’un gendarme dont le corps se trouve dans une rigole. C’est l’auteur du meurtre de la fillette, survenu ce 14 octobre 2021 peu avant 8h, sur la route de Bwittingi, près de la cathédrale de Molyko à Buéa. Les circonstances réelles de l’incident restent sujettes à des polémiques. Les versions se contredisant parfois. Toujours est-il que selon des sources concordantes, l’enfant et sa sœur se trouvaient dans le véhicule conduit par leur mère, qui les accompagnait à l’école. C’est à la suite d’un différent entre la conductrice et leur génitrice que le pandore a ouvert le feu sur le véhicule qui n’a pas obtempéré aux injonctions du gendarme.
Le Mindef reconnaît la réaction disproportionnée du gendarme
Aussitôt, la population a décidé de venger la fillette, en tuant par lapidation le gendarme. Avant de prendre la direction des services du gouverneur pour manifester son courroux. Bernard Okalia Bilai a partagé l’émotion des populations, en condamnant le meurtre de la jeune fille dont les parents ont accordé une oreille attentive aux appels des autorités de reprendre le chemin de l’école. « Les auteurs de l’incident, toutes catégories confondues, vont être sanctionnés, punis conformément à la loi en vigueur dans notre pays », a lancé le gouverneur. Admettant au passage « une réaction inappropriée, inadaptée à la circonstance et manifestement disproportionnée par rapport au comportement irrévérencieux du conducteur« , le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense (Mindef). Qualifiant de « triste, malheureux et choquant » le drame. « L’enquête immédiatement ouverte par les autorités administratives locales et les forces de défense et de sécurité, permettra de préciser les contours et les responsabilités de cet incident doublement mortel », a promis Joseph Béti Assomo, par la voix du colonel Cyrille Atonfack Nguémo, le chef de la cellule de communication de son département ministériel. En attendant, le gouverneur appelle les populations au calme. « Nous rassurons la famille que cela sera puni », a-t-il insisté.
Le meurtrier tué par la population
Cela survient dans un contexte de résurgence des attaques armées dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en proie à une guerre séparatiste depuis novembre 2016.
Le ministre des transports Jean Ernest Ngalle Bibehe veut promouvoir la croissance économique à travers une exploitation optimale du secteur maritime.
Avec approximativement 360 kilomètres de côte maritime, le secteur maritime camerounais regorge d’un immense potentiel encore non exploité. Alors qu’il représente, selon le ministère des Transports, « une importante niche d’emplois et de développement économique ». Mais cette situation ne saurait perdurer davantage. L’exploitation du potentiel de l’économie bleue est au cœur des actions prévues à moyen terme par le gouvernement. Le ministre Jean Ernest Ngalle Bibehe entend ainsi promouvoir la croissance économique, l’inclusion sociale, l’amélioration des moyens de subsistance et la durabilité environnementale des zones aquatiques, marines et côtières.
POLITIQUE NATIONALE DES TRANSPORTS MARITIMES
La mise en œuvre de la vision du ministre des Transports passe par l’élaboration d’une Politique Nationale des Transports Maritimes (Pntm) en cohérence avec les orientations de l’Organisation Maritime Internationale (OMI). Celle-ci devrait contribuer à donner au gouvernement « les outils nécessaires pour devenir un acteur efficace dans le secteur du transport maritime et tirer pleinement profit du potentiel de l’économie bleue », explique un cadre dudit ministère. Concrètement, une Pntm bien structurée et mise en œuvre est appelée à : faciliter l’évaluation de manière systématique et détaillée des besoins en coopération technique du Cameroun dans le secteur maritime : favoriser la durabilité environnementale et économique du secteur maritime national en se servant du document d’orientation de base pour les gouvernements successifs afin de leur permettre de maintenir une vision à long terme pour l’avenir du secteur maritime ; recenser les besoins du Cameroun en matière d’infrastructures, systèmes d’approvisionnement logistique pour la croissance du port. Et aussi, encourager la croissance économique, la création d’emplois et l’accès aux marchés, réduire la pauvreté et renforcer la gouvernance dans les affaires maritimes.
ACTIONS ATTENDUES
Jean Ernest Ngalle Bibehe entend aussi ratifier deux Conventions. La première, c’est celle du Cape. Elle « comprend des exigences internationales obligatoires de stabilité de navigabilité associée, des machines et installations électriques, du matériel de secours, du matériel de communication ainsi que la construction d’un navire de pêche », apprend-on. Cette Convention vise à garantir la sécurité des équipages et des observateurs, et à assurer l’égalité des chances dans le secteur. La deuxième, c’est la Convention du travail maritime de 2006. Objectif : assurer des conditions de vie et de travail décent à tous les marins. Cette Convention « confère aux marins le droit à la liberté d’association, la reconnaissance effective du droit à la convention collective, l’élimination de toute forme de travail obligatoire ou forcé, l’abolition effective du travail des enfants, l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession », renseigne une source au ministère des Transports.
L’autre action envisagée par Jean Ernest Ngalle Bibehe, c’est la mise en service du Centre de Recherche de Sauvetage, dans le but de « garantir la sûreté des eaux camerounaises ».« Cette opération aura pour principaux avantages, la réduction des pertes en vies humaines et dégâts matériels, la création d’un environnement sain pour les industries liées au transport maritime, aérien, au tourisme, à la recherche, etc. », poursuit un cadre du ministère des Transports. Sa hiérarchie entend également créer, un Centre de contrôle et de surveillance dans l’optique d’améliorer la performance du registre d’immatriculation des navires camerounais à travers l’identification de toute escale sanctionnée, conduite par des navires battant pavillon camerounais afin de recenser toute activité suspecte de navires qu’il s’agisse de transferts de navire à navire ou de non-conformité au Système Automatique d’Identification (AIS).
Il est par ailleurs envisagé la création d’un centre d’arbitrage maritime. « A travers ce centre, l’on espère que la mise à disposition d’un mécanisme impartial et efficace de règlement des différends commerciaux transnationaux renforcera la confiance mutuelle entre les investisseurs étrangers, et partant, favorisera les flux de capitaux étrangers au Cameroun », révèle une source qui annonce également la mise à niveau de la législation maritime nationale qui remonte à 1960. Objectif : identifier le conflit entre la législation maritime nationale et d’autres législations nationales, s’assurer que la législation maritime camerounaise est assez dissuasive pour éviter des activités illégales. « La législation et la réglementation maritimes nationales doivent être revues afin de s’assurer qu’elles sont actuelles, adaptées et conformes aux besoins des parties prenantes », expliquet-on au ministère des Transports. C’est donc une véritable transformation du secteur maritime qui est annoncé.
Les mesures de soutien prises par le gouvernement ont eu peu de retombées sur les activités d’après la majorité du patronat camerounais.
Pour la première fois depuis la survenue de la pandémie, l’on note un regain de l’activité économique. Le sondage sur la tendance du chiffre d’affaires est positif au second trimestre de cette année, comparé aux deux premiers trimestres de l’année 2020 d’après les données de la Commission Economie et Développement de l’entreprise du Gicam. Interrogés sur leur chiffre d’affaires, 44% des chefs d’entreprises parlent d’une hausse par rapport au deuxième trimestre 2020, tandis que sur 62% de ceux qui faisaient face à une baisse de leur chiffre d’affaires au premier trimestre 2020, seuls 29,4% y font encore face au second trimestre 2021. Mais, cette évolution a peu à voir avec les mesures de relance prises par le gouvernement. Car, 75% d’entreprises, d’après ce sondage, ne ressentent pas les effets des mesures de relance post covid sur leurs activités. Ces mesures décidées par les autorités, d’après les opérateurs économiques, ont eu une contribution peu importante sur les performances réalisées par leurs entreprises. Ils font le même constat pour le statut spécial de zones économiquement sinistrées conférées à certaines régions ; notamment celles du Nord Ouest et du Sud Ouest.
Au sujet des relations avec les services fiscaux, (impôts et douanes), 80% des chefs d’entreprises pensent qu’elles ne connaissent pas d’amélioration. En effet, seulement 20% disent percevoir une amélioration du fait de la dématérialisation des procédures, pendant que le taux d’imposition et les tracasseries pèsent négativement sur la qualité des interactions. En outre, 66% des patrons continuent de faire face aux difficultés d’accès aux devises. Ils disent en réalité subir les effets de la réglementation de change. Et, malgré que la BEAC ait levé les blocages de transfert pour défaut d’apurement, les entreprises restent selon leurs responsables, sujettes au risque de sanctions pécuniaires.
Globalement, le tableau de bord de l’économie camerounaise au second trimestre de cette année, affiche un résultat positif pour les entreprises qui pour la première fois voient leurs chiffres d’affaires en hausse depuis 2020. Une légère progression qui reste encore loin des résultats réalisés avant la survenue de la pandémie et qui reste menacée , notamment par « une fiscalité oppressante », la flambée des coûts des matières premières et du fret maritime. Le Gicam pense que l’évolution de ces éléments est déterminante pour la tendance des activités au second semestre de cette année. Aussi, le patronat estime, en raison de la perception des mesures de relance post covid, qu’il est important pour le gouvernement, de revoir les mécanismes opérationnels d’accompagnement en vue de la bonne reprise des activités économiques.
Le géant chinois des solutions digitales Huawei, et le ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee) ont l’ambition d’analyser les pistes de solution pour favoriser la digitalisation de l’énergie pour un environnement sans carbone et la possibilité d’avoir une société verte et intelligente. C’est dans ce cadre que les deux partenaires ont organisé un sur les énergies renouvelables il y a quelques jours. Objectif : trouver des alternatives numériques pour une société verte et sans carbone. Invité à prendre la parole à cette occasion, Adolphe Thomas Ndjouke, le Secrétaire général du Minee, a donné une place de choix aux énergies renouvelables pour la marche du Cameroun vers l’émergence « Sans énergie, nous ne pourrons pas atteindre l’émergence en 2035 », a-t-il lancé. Précisant par ailleurs que l’accès des populations à l’électricité est l’un des axes majeurs de la politique du chef de l’Etat. Avant de rappeler les engagements pris par le président de la République du Cameroun au sommet de la Cop 21 à Paris en 2015, qui étaient situés à 25% la contribution des énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2035. Selon le représentant du Minee, « l’atteinte de ces objectifs nécessite activement l’implication des entreprises privées, des bailleurs de fonds et des partenaires au développement ». Le représentant de Gaston Eloundou Essomba a profité de l’occasion pour exprimer les félicitations de son ministre pour les efforts et l’engagement de l’entreprise Huawei dans ce sens.
<b>Production des énergies vertes</b>
Pour M. Gongyuqing, président du Northen african digital power business, « le secteur de l’énergie au Cameroun est principalement dominé par l’hydroélectricité, le gaz naturel et l’énergie brute. Ces deux dernières sources sont des énergies fossiles. Par conséquent, elles contribuent également à la dégradation du climat et donc à la destruction de l’écosystème ». D’où l’importance de la société verte intelligente que propose Huawei. « Il y aurait une restauration du climat, une préservation des ressources naturelles, une baisse des coûts de l’électricité entraînant un développement économique. Il y aurait également réduction des accidents sur les autoroutes, puisqu’il y aurait des capteurs pour détecter le mouvement de chaque voiture sur la route », rassure M. Gongyuqing. Huawei, à travers ce forum, a posé les jalons pour une réflexion plus profonde « Aujourd’hui, en parlant de digitalisation, il ne s’agit pas seulement des télécommunications. On va désormais parler de la digitalisation de l’énergie avec la production des énergies vertes.Huawei, après beaucoup de travail et de recherche, a pensé à mettre sur pied une solution d’énergie numérique qui est essentiellement axée sur l’utilisation des énergies renouvelables, et qui pourrait considérablement diminuer l’émission de gaz carbonique dans l’air et de ce fait, contribuer à l’assainissement de l’environnement pour un monde plus sain et sans carbone », a développé Edmonde Djiokeng TEBOH, la directrice des relations publiques Huawei en zone Cemac.
Huawei accompagne actuellement le gouvernement camerounais dans un projet de construction de 1000 centrales solaires photovoltaïques pour les populations des zones rurales. A ce jour, près de 350 localités sont déjà servies.
Selon l'Ag de 2009, c'est lui le président de fait de la Fécafoot
Le comité exécutif de 2018 est désormais suspendu pour cinq ans, de toute activité liée au football. C’est la principale résolution de l’Assemblée générale de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) tenue ce 12 octobre 2021 par visioconférence. En tout, ce sont 16 personnes qui en sont concernées. Entre autres, Séidou Mbombo Njoya, Alim Konaté, Joshua Osih, Abbo Mohamadou, Gilbert Kadji, Saint Fabien Mvogo, Gilbert Yakam,… En lieu et place, l’Ag de 2009, favorable à l’Association des clubs de football amateur (ACFAC), nomme pour une période de six mois le sénateur Albert Mbida à la tête d’un Comité exécutif provisoire (CEP). Avec comme vice-président Prince Ndoki Mukete, et membres, François Dikoume, Dahirou Djintouing, Pierre Boudjiko Youkeka, Lucien Mettomo et Walters Sah. La même équipe sur laquelle les élus de 2009 avaient déjà jeté leur dévolu après la sentence de janvier 2021, avant d’être désillusionnés par le Tribunal arbitral du sport (TAS), en raison d’une convocation irrégulière des membres de ladite instance tenue en février 2021.
Par ailleurs, l’Ag de 2009 « déclare nuls et de nul effet les résultats des élections organisées au sein des Ligues départementales de la Fécafoot publiés le 27 septembre 2021 ». De même que les effets de l’Ag du 13 juillet 2021, qui a adopté les nouveaux textes fondateurs de la Fécafoot, lesquels ont encadré les élections dans les Ligues départementales. D’autant plus que cette Ag viole les sentences de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) être du TAS.
On sait que la sentence du TAS du 15 janvier 2021 avait annulé l’Assemblée générale ayant adopté les textes qui ont encadré le processus électoral qui a vu l’élection de Séidou Mbombo Njoya. Et même si la FIFA a maintenu l’exécutif déchu en place depuis près d’un an, il reste que pour la transition, la CCA a confirmé l’Ag de 2009 comme celle devant reprendre les affaires en main. Mais contre toute attente, l’exécutif transitoire dirigé par Séidou Mbombo Njoya, a trouvé le moyen de choisir d’autres membres issus des championnats organisés en 2018. Depuis, l’exécutif en place mène une nouvelle bataille contre les clubs amateurs, majoritairement en faveur de l’Ag de 2009.
La nouvelle donne vise à mettre fin aux attaques répétées des séparatistes contre les positions de l’Etat.
La crise anglophone qui secoue le Cameroun depuis 2016 est en train de prendre une nouvelle tournure. Depuis près d’un mois, les attaques séparatistes ont fait au moins 20 morts du côté de l’armée camerounaise. Un bilan lourd, jamais essuyé par l’armée depuis le début de la crise qui secoue les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ce regain de violences est dû en partie par l’appui extérieur dont bénéficient les séparatistes, apprend-on d’un communiqué signé le 22 septembre dernier, par Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense.
Suite à ces assauts qui mettent en mal la sécurité de l’Etat, l’armée camerounaise a annoncé une nouvelle étape dans la guerre qu’elle mène depuis 2016 contre les séparatistes. Même si les autorités camerounaises n’ont pas donné plus de détails sur la nouvelle stratégie qu’elles vont déployer sur le terrain, elles ont toutefois affirmé qu’elle est « imminente et efficace ».« Je ne saurai ici vous donner les détails des réajustements et actions appropriées qui vont être déployés sans délais », a déclaré, Joseph Beti Assomo, lors de sa visite à Bamenda le 22 septembre. Pour réussir cette opération, le Cameroun peut compter sur le Nigeria voisin qui a longtemps servi de base arrière aux séparatistes qui commettent des exactions au Cameroun. Fin août, les autorités des deux pays ont convenu d’intensifier la sécurité le long de leur frontière, cible des attaques séparatistes et des exactions de Boko Haram. Un accord stratégique selon les autorités camerounaises. Stratégique du fait que le Nigeria a non seulement servi de base arrière aux séparatistes, mais aussi de voie d’entrée des armes qu’ils utilisent. L’année dernière, « le conseil de gouvernement d’Ambazonia a conclu un accord avec le peuple autochtone du Biafra (IPOB) »un groupe armée qui commet des exactions du côté du Nigeria. Dans une vidéo publiée le 9 avril dernier sur la page Facebook Ambazonia Defense Forces, Lucas Cho Ayaba, le leader du Conseil de gouvernement d’Ambazonia, l’un des deux principaux groupes séparatistes anglophones, et le célèbre leader biafrais Nnamdi Kanu, annonçaient une alliance « stratégique et militaire ». Les deux leaders séparatistes expliquaient que « les deux groupes travailleront à la sécurisation de leur frontière commune et assureront un échange ouvert d’armes, de renseignements et de personnel ».
Un changement de paradigme de paradigme
Si la crise anglophone avait donné l’impression d’une légère accalmie il y a quelques mois, c’est que les groupes armées étaient en pleine restructuration affirment plusieurs analystes. Avant cette restructuration, les groupes armés prenaient les centres urbains pour cibles, en frappant des écoles et des civils. Mais depuis quelques mois, les miliciens visent prioritairement l’armée, en utilisant des engins explosifs improvisés et des lance-roquettes pour immobiliser des véhicules blindés, et infliger de lourdes pertes aux militaires.
Ces attaques ont amené le ministère de la Défense à reconnaître un « changement de paradigme » né selon lui de cette « jonction avec d’autres entités terroristes opérant hors des frontières » du Cameroun.
Il n’a pas marqué dans cette rencontre. Difficile d’ailleurs de par sa posture défensive décidée par Antonio Conceiçao. Mais durant les 80 minutes qu’il a passées sur le terrain, l’attaquant des Young boys de Bernes a su tenir le poste, au point de demeurer offensif dans l’âme. Avec à la clé deux passes décisives sur les deux derniers buts du Cameroun dans la partie. S’il ne tenait qu’à Moumi Ngamaleu, le score aurait été plus important. La faute à Stéphane Bahoken qui, à la réception d’un caviar servi par le distributeur de passes décisives à la 75ème minute, a manqué d’adresse devant les buts.
Eric-Maxim Choupo : la confiance assurée
C’est lui qui aura cloué le bec aux Mambas
Dans une rencontre que les Lions indomptables ont démarrée un peu à la remorque d’un adversaire plus engagé offensivement, mais peu réaliste, Eric-Maximes Choupo Moting est celui qui a su redonner confiance aux Lions indomptables. C’est l’attaquant du Bayern de Munich qui, à la 29ème minute, signe la première occasion nette de jeu. Prenant à contre-pied le portier des Mambas d’un coup de tête, il ouvre le score. Il fera le doublé à la 51ème minute, sur un autre coup de tête croisé qui a surpris le dernier rempart mozambicain. Il aurait pu faire mieux si la 15ème minute il avait logé le cuir dans cette première action réelle. Pris en sandwich entre deux défenseurs, et en face le gardien adverse, Choupo Moting s’est jeté dans le choc et a tenté un lobe qui a rasé le poteau droit. En quittant ses coéquipiers à la 70ème minute, remplacé par Léa Siliki, l’ancien capitaine des Lions indomptables avait fait le service minimum.
Toko Ekambi : le sort exorcisé
L’homme a enfin chassé ses démons
Il a pu exorciser le sort qui semblait le tenir maladroit chez les Lions indomptables depuis un peu plus de deux ans. Toko Ekambi qui avait inscrit son dernier buts sus les couleurs des Lions indomptables le 16 juin 2019 contre le Mali, a longtemps cherché, avant de trouver le chemin des filets mozambicains sur une tête croisée (63ème min). Après avoir vu son premier coup de tête être repoussé par le portier des Mambas. En quittant ses coéquipiers, le Lyonnais avait ainsi inscrit le 3ème but camerounais, mais se montrait de moins en moins entreprenant.
Devis Epassy : dernier recours éveillé
Epassy a su rester vigilant face aux Mambas
Si les Mambas se montrent plus entreprenants dans les 20 premières minutes, ils sont moins dangereux devant les buts des Lions indomptables. Cependant, les visiteurs ont pu par moments trouver la faille vers les buts camerounais. Surprenant de temps en temps le duo Ngadeu – Moukoudi pour titiller Devis Epassy. L’avant-centre mozambicain aurait réduit le score dès la 50ème minute s’il avait réussi son lobe. Epassy est resté concentré et a capté le cuir levé, alors qu’il était sorti pour anticiper sur la défense dépassée. Mais il ne parviendra pas à enrayer la 3ème occasion réelle d l’adversaire. Tout de même, le sociétaire d’OFI Crète en Grèce marque ses petits points pour convaincre Antonio Conceiçao et Jacques Songo’o, l’entraîneur adjoint en charge des gardiens de buts, qu’en l’absence d’André Onana et Fabrice Ondoa, il peut être le plus rassurant au poste.
Zambo Anguissa : le stabilisateur
La tour de contrôle a assuré
Il peut à juste titre être c o n s i d é r é comme la tour de contrôle des Lions indomptables dans cette rencontre. Lorsque Conceiçao décide de procéder dans un 3-5-2, le milieu de terrain devient l’axe névralgique du jeu. Et Franck Zambo Anguissa a su jouer son rôle de leader de ce milieu, assurant une mission de sentinelle devant la ligne défensive. Ce qui a évité à la défense de trop subir un adversaire qui a voulu surprendre le Cameroun par la vitesse dès l’entame de a partie. A son actif, beaucoup de passes réussies.
Vincent Aboubakar : Service minimum, mais utile
Le capitaine a su garder le moral, malgré quelques échecs
On ne peut pas dire qu’il est passé à côté du sujet ; mais Vincent Aboubakar n’a pas été très présent dans le jeu des Lions indomptables. Son actif, un bon positionnement et quelques passes réussies, mais rien de très spécial dans la victoire du Cameroun. Pris en tenaille par la défense adverse, l’attaquant d’Al Nassr de Riyad n’a pas pu se libérer du diktat de ses vis-àvis. Mais le capitaine a su rester engagé dans la partie, encourageant et accompagnant ses coéquipiers autant que possible.
Antonio Conceicao doit grandement sa victoire à Devys Epassy. Le dernier rampart des Lions indomptables a su porter son titre dans le dernier quart d’heure de jeu. Trois fois en cinq minutes l’homme a été mis à rude épreuve par un adversaire déterminé à rétablir l’équilibre au compteur buts. Et à chaque fois le portier camerounais a été adroit, saisissant le cuir en une seule prise.
La partie avait déjà démarré sur un rythme similaire. Les Mambas essayant de neutraliser les Lions indomptables qu’ils croyaient certainement encore sous le coup de la fatigue du voyage. Eux qui sont arrivés à Tanger aux environs de 3h pour descendre dans l’arène à 14h. Antonio Conceicao a densifié son milieu de terrain pour renforcer la défense où il a fait confiance à Fai Collins sur le côté droit. En lieu et place d’Olivier Mbaizo qu’il avait aligné à l’aller et qui a manqué de percussions. Mais les Mambas se sont encore montrés menaçants.
Il faudra attendre la 68eme minute pour que le Cameroun soit délivré par un coup de tête de Michaël Ngadeu. Le défenseur central concrétise un corner centré par Moumi Ngamaleu.
A la fin, les Lions indomptables ont réussi l’essentiel : continuer à marquer la Côte d’Ivoire à la culotte. Le Cameroun passe à dix points.
Le nouveau liquidateur nommé par la Cobac appelle les épargnants qui n’avaient pas encore déclaré leurs créances , à se rendre à l’agence siège à Douala dans un délai de 60 jours.
Les épargnants de la Compagnie Equatoriale pour l’Epargne et le Crédit d’Investissement (Comeci) peuvent de nouveau avoir espoir d’entrer en possession de leurs avoirs. Les opérations de déclaration des créances qui devaient aboutir à leur paiement reprennent. Ces opérations lancées fin mars 2021 avaient été suspendues un mois plus tard suite au décès de l’ancien liquidateur frappé par le covid 19. Depuis la mort de sieur Towoua, les épargnants sont dans le désespoir face à cette micro finance en faillite depuis 2016. Les opérations seront désormais conduites par Dame Ida Djodju Enchei désignée par la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac). La nouvelle liquidatrice appelle les épargnants qui n’avaient pas encore déclaré leurs créances à le faire dans un délai de 60 jours. Il faudra une fois de plus se rendre à l’immeuble siège au quartier Akwa à Douala munis de « toutes les pièces justificatives » et d’une somme de 3000 Fcfa, frais de récépissé de production de créance. Peut-on lire dans un communiqué publié le 8 octobre dernier.
Plus de 25 milliards FCfa de créances
Le montant des créances de Coméci excède 25.000.000.000Fcfa, nous confiait l’ancien liquidateur dans une interview début avril 2021. Il faisait était de plus de 66.000 créances résultant des différents types de dépôts pour 65.000 créanciers déposants et plus de 300 créanciers non déposants. Bien évidemment, Sieur Towoua indiquait que la micro finance ne dispose pas de cet argent et qu’au même moment où il procédait à l’identification des épargnants, il devrait aussi recouvrer l’argent chez les débiteurs. Des ressources qui permettraient le paiement des créances. Le nouveau liquidateur invite d’ailleurs tous les débiteurs de la Comeci à « se rapprocher de ses services pour s’acquitter volontairement de leurs dettes afin d’éviter le désagrément de recouvrement forcé. »
La chute de Comeci a débuté en 2016 avec une rumeur faisant état des difficultés financières de cet établissement de deuxième catégorie. Des milliers de clients inquiets iront retirer leurs épargnes dans les agences de Douala et de Bafoussam. Certains ne pourront plus être servis car Comeci avait déjà perdu plus de 8,2 milliards de francs. Pour calmer les épargnants, la micro finance annonce plus tard qu’un accord de crédit portant sur un montant de 50 milliards a été signé avec un partenaire suisse et que ces fonds seront hébergés dans deux banques locales. Celles-ci vont démentir cette information. Face à ce discrédit, et aux tensions financières, Coméci essuie un échec. Elle sera mise sous administration provisoire par la Cobac en 2018 qui confie au responsable la mission d’augmenter le capital de l’établissement à 3 milliards de FCFA par phases. Objectif non atteint. En avril 2019, le Tribunal de grande instance du Wouri déclare donc Comeci en cessation de paiement et désigne un liquidateur et un juge-commissaire.