mercredi, avril 1, 2026
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Electricité : L’usine de pied de Lom Pangar injecte 8MW dans le RIE pour réduire le déficit énergétique à Bertoua

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Les populations de la ville de Bertoua, capitale régionale de l’Est, seront très bientôt épargnées par les coupures électriques. C’est toute l’assurance donnée par l’entreprise Electricity Development Corporation (EDC), à la suite de l’injection sur le Réseau interconnecté Est (RIE), des huit premiers mégawatts de l’usine de pied de Lom Pangar, à travers la mise en service de sa première turbine.

Cette quantité d’énergie électrique a en effet été transférée le mardi 23 mai 2023 de ces installations vers le poste de transformation qui alimente la ville de Bertoua, à travers une ligne de 90 kilovolts sur une distance de 105 kilomètres,  sous la supervision du concessionnaire EDC. « J’avais dit que les premiers mégawatts de l’usine de pied de Lom Pangar seraient disponibles en mai. Nous sommes en mai, et nous y sommes. Nous sommes en train de tester tous les paramètres pour s’assurer que tout fonctionne bien. D’ici demain (mercredi 24 mai 2023) au plus tard, les gens de Bertoua vont consommer l’énergie de l’usine de pied de Lom Pangar », s’est gargarisé le directeur général de EDC, Théodore Nsangou, sur le poste national de la Cameroon Radio Television (CRTV).

Cette opération devrait contribuer à réduire le déficit énergétique dans la capitale régionale de l’Est, dont la charge de consommation à son optimum est évaluée à 12MW.

EDC envisage par ailleurs de mettre en service la deuxième turbine de l’usine de pied, d’ici au 15 juin prochain, pour une production supplémentaire de 8MW, ce qui portera à 16MW la capacité d’énergie transférée vers le poste de transformation. « Cette opération permettra d’avoir deux turbines de l’usine de pied, c’est-à-dire un peu plus de 16MW, ce qui couvre largement la charge de l’Est », renchérit Théodore Nsangou.

EDC prévoit de faire fonctionner définitivement les quatre turbines qui composent l’usine de pied d’ici à fin 2023, avec pour objectif d’électrifier en à terme 150 localités dans la région de l’Est.

Orange Cameroun investit près de 900 millions dans le secteur de la santé en 12 ans

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Le centre de santé offert par Orange Cameroun aux victimes de Gouache

C’est depuis plus de 10 ans qu’Orange Cameroun pose des actions sociales pour favoriser l’accès à la santé au plus grand nombre dans le pays. Son engagement repose sur la transformation du domaine de la santé à travers le numérique. La santé mère et enfants, la santé handicap, l’innovation à travers l’introduction du numérique sont cités comme les priorités de sa politique santé.

Pour la santé mère et enfants, ce sont au total 21 maternités des centres de santé et hôpitaux de districts qui ont été renforcées. 16 maternités ont vu leurs plateaux techniques renforcés avec des équipements adéquats ; 02 maternités d’hôpitaux de district ont été entièrement rénovées et 03 maternités en milieu rural ont bénéficié de l’électrification solaire. On note aussi des campagnes de santé réalisées sur la fistule obstétricale qui ont touché 120 femmes. Des kits d’accouchement ont par ailleurs été offerts aux femmes en situation de précarité. Plusieurs hôpitaux à travers le pays ont été entièrement rénovés et/ou équipés par la fondation Orange.

La fondation construit, réhabilite et équipe les hôpitaux même ceux appartenant à l’Etat. Ceux-ci accueillant plus de populations et offrant un accès aux soins à moindre coût. Un accent particulier est mis sur les zones reculées. Ainsi, à date, Orange revendique un chiffre de 08 centres de santé en milieu rural entièrement rénovés et équipés avec des forages pour résoudre le problème de disponibilité d’eau potable. C’est dans cette dynamique que les hôpitaux publics de Buéa et Limbé ont récemment reçu d’importants dons en équipements et matériel médical pour renforcer leur offre de santé dans des domaines sensibles.

Le soutien de la fondation porte aussi sur l’accélération de l’écosystème santé par le numérique. Grâce à l’accompagnement accordé par l’Orange Digital Center aux starts up du domaine de la santé, l’amélioration de la prise en charge médicale est progressivement observée. C’est le cas par exemple de la start up Oui Care, qui permet de sécuriser les antécédents médicaux et de les rendre disponibles 24H/7J, facilitant un meilleur suivi et prise en charge des patients. De même dans le domaine de la santé mère et enfants, grâce aux incubateurs solaires et connectées de la start up AUI techno, le médecin reçoit en temps réel sur son smartphone les paramètres des enfants prématurés sous surveillance médicale. On note aussi près de 180 millions de FCFA investis pour soutenir des personnes vivant avec un handicap.

Les actions de la fondation Orange sont diverses et portent notamment sur la sensibilisation, la formation pour une meilleure prise en charge de ces personnes. Orange Cameroun sensibilise le grand public, forme les parents, les éducateurs et autres acteurs, en les outillant à travers des méthodes appropriées de prises en charge et équipement adéquats. Les parents et le personnel d’encadrement des personnes autistes ont ainsi bénéficié de formations gratuites en ligne offertes sur la plateforme PUFADSA par l’université Clermont Auvergne, de nombreux séminaires de formation sur les méthodes et techniques de prise en charge la plus récente.

A date, Orange Cameroun affirme avoir consacré près de 900 millions de FCFA d’investissement pour accompagner le dispositif de santé au Cameroun.

Crise anglophone : Près de 50 femmes enlevées au Nord-Ouest par des présumés séparatistes

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Les festivités de la fête nationale de l’unité ne se sont pas déroulées sans heurts dans la région du Nord-Ouest. En effet, elles ont été émaillées d’exactions des terroristes sécessionnistes sur les populations dans le village Kedjom Keku (Big Babanki), dans l’arrondissement de Tubah, département de la Mezam. Dans cette localité, près de 50 femmes ont été enlevées par des ravisseurs séparatistes.

Ce rapt est survenu alors qu’elles avaient organisé « une marche pacifique pour protester et mettre un terme aux exactions et activités criminelles des terroristes contre les populations de ce village », renseigne un communiqué du préfet de la Mezam, Simon Emile Mooh.

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D’abord une trentaine d’entre-elles ont été enlevées le 19 mai dernier, puis ce chiffre s’est accru le lendemain, a indiqué le préfet dans une interview mercredi matin sur le poste nationale de la Cameroon Radio Television (CRTV). « Au soir du 19 mai, 10 d’entre-elles ont été blessées, certaines par balle, d’autres par machette. Au soir du 20 mai après le défilé, on nous a fait état de ce que près de 50 femmes ont été prise en captivité ».

Le patron du département dénonce en outre  un « acte attentatoire aux droits humains contre des innocentes populations civiles, qui constitue une violence basée sur le genre ».

Les séparatistes auraient en effet instauré un climat où règne la peur dans la localité, et exige le paiement d’une somme de 500 FCFA aux mineurs ; de 10 000 FCFA aux hommes ; et de 50 à 100 000 FCFA pour quiconque veut organiser un événement dans le village.  

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Les autorités locales ont initié des enquêtes en vue de traquer les auteurs de cet acte odieux afin qu’ils répondent devant les instances juridictionnelles compétentes. Aux dernières nouvelles ces femmes n’avaient pas encore été libérées.

Vincent Aboubakar : « André Onana doit faire profil bas »

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Dur de vivre la Can loin des pelouses

Le portier camerounais André Onana éclabousse la planète football entière par son talent, et s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions le 10 juin prochain avec son club l’Inter de Milan, opposé à Manchester City. Mais le Cameroun ne peut plus profiter des prouesses de l’ex rempart des Lions, exclu de la sélection lors de la Coupe du monde au Qatar pour indiscipline. Ce d’autant plus qu’il a par la suite annoncé sa retraite internationale.

Cinq mois après cet épisode qui continue de défrayer la chronique dans les milieux du football camerounais, le capitaine des Lions, Vincent Aboubakar, a fait une sortie sur la chaine Canal+, dans le cadre du programme « Droits dans les yeux », et s’est exprimé pour la première fois sur cette affaire André Onana.

L’attaquant de Besiktats revient sur les circonstances ayant conduit à l’expulsion de l’ancien joueur de l’Ajax Amsterdam. « On arrive à l’entrainement, on fait la mise en place. Le coach (Rigobert Song) parle, André Onana, il parle. Puis, ils se sont pris la tête, vite fait en pleine séance. Le coach a dit, il faut fermer ta bouche. Tu dois me respecter. On peut dire qu’il n’écoute pas, il ne respecte pas, il y a un manque de respect », révèle-t-il.

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Pour Vincent Aboubakar, son ex-coéquipier en sélection « doit faire profil bas », et revenir sur sa décision, en faisant son mea culpa à l’encadrement technique des Lions. « C’est là qu’il va grandir. Le foot, chaque fois que tu mets une image négative, ils captent ça et ils te balancent ça dans la gueule », poursuit l’ex joueur de Valenciennes, très favorable à un retour du gardien camerounais en sélection, surtout après quelques préalables. « Je ne suis pas contre, le petit doit revenir. Le Cameroun a besoin de lui. C’est un grand gardien ».

L’opinion camerounaise reste très divisée sur le retour en sélection d’André Onana, et une bonne partie estime qu’il mérite d’être rappelé après ce qu’il a démontré avec son club durant son parcours en C1 cette saison. Le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, a d’ailleurs déjà entamé des démarches auprès de l’inter de Milan pour son retour en sélection, contre le gré de la Fédération camerounaise de football.

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Pénétrante Est de Douala: En raison des lenteurs observées, le gouvernement instruit les travaux de nuit pour raccourcir les délais d’exécution

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Les travaux d’aménagement de la phase 2 de la pénétrante Est de la ville de Douala  avancent bon an mal an, selon le constat fait par le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, au cours d’une visite effectuée sur le chantier le mardi 23 mai 2023. Ils sont cependant confrontés à de nombreux défis qui empêchent leur avancement à un rythme appréciable.

« Dans son exécution, le projet est confronté à deux grands défis, l’un technique et l’autre, relatif à l’environnement urbain dans lequel il s’exécute. Pour la première raison, la présence de l’assistance technique Egis, est justifiée par la qualité des sols argileux et la rigueur dans les études du projet, qu’il s’agisse des travaux des couches de chaussée ou des ouvrages et giratoires. À côté de ces défis, la question de la fiscalité reste pendante dans la gestion du projet », explique une note d’information du ministère des Travaux publics.

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La réalisation de ces travaux effectués par l’entreprise canadienne Magil Construction, affichent à date un taux de d’avancement physique estimé à 13,7 %, correspondant à l’aménagement des voies alternatives identifiées (100%) ; aux études et installation de chantier (80%) ; à la construction de 09 dalots (100%) ; aux travaux de terrassement sur les deux voies à construire côté droit de la route existante sens projet (de Douala vers la Dibamba: 100%) et au déplacement des poteaux électriques côté droit de la route existante sens projet (de Douala vers la Dibamba: 100%).  

Il n’en demeure pas moins vrai qu’à l’observation, le chantier accuse un retard dans son exécution. Et pour accélérer son rythme d’avancement, le ministre des Travaux publics a « spécifiquement instruit les travaux de nuit pour compresser les délais », apprend-on du MINTP.

Les travaux de cette phase 2 consistent à aménager principalement un Boulevard urbain de 3 x 2 voies de 3,50m sur un linéaire de 9 km chacune, entre le Carrefour Boko et le pont sur la Dibamba. Le projet comprend en outre plusieurs aménagements dont la construction de quatre giratoires; la construction des ouvrages d’art et d’assainissement dont un échangeur de type passage inférieur à portique ouvert (PIPO) au Carrefour Yassa et un échangeur de type SPDA à l’entrée du stade de Japoma ; l’aménagement des voies alternatives destinées à assurer la desserte des zones urbaines reliées à l’axe principal à aménager ; la construction des équipements urbains et publics ; les travaux de signalisation routière et d’éclairage public ; des aménagements paysagers et l’élaboration et le suivi d’un plan environnemental et social.

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Le projet a entre autres pour objectifs de faciliter l’accès à la ville de Douala ; rendre aisé le déplacement des personnes et des biens et d’améliorer l’accès au stade de Japoma et aux autres infrastructures socio-économiques environnantes.

Le coût prévisionnel des travaux de la phase 2 s’élève à 146 milliards de FCFA. Les délais contractuels sont de 36 mois, et la fin des travaux de chaussée sont envisagées en mars 2024.

Parc national de la Bénoué : La corruption menace les ressources fauniques et foncières

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C’est le résultat d’une récente étude, publiée par l’organisation Forêts et développement rural (Foder).

6,3/10. C’est la note de l’Evaluation de la perception des acteurs sur l’impact et l’intensité (Eipc) de la corruption à l’intérieur et aux abords de la réserve de biosphère de la Bénoué dans la région du Nord Cameroun. C’est le résultat d’une récente étude, publié par l’organisation Forêts et Développement Rural (Foder).

C’est dans le cadre du projet Ecosystème du Nord Cameroun (EcoNorCam), financé par l’Union européenne (UE) et mise en œuvre en partenariat avec l’organisation Wildlife Conservation Society (WCS) et le Centre pour l’environnement et le développement (CED).

Selon ce dernier, les pratiques illégales et non durables telles que le pâturage dans les zones interdites, l’orpaillage clandestin, la pêche et la pratique de l’agriculture dans les zones interdites, le braconnage, l’exploitation illégale des produits forestiers, et autres, y sont favorisées par la corruption.

Justin Kamga, coordonnateur de Foder explique que pour mener à bien leurs activités illicites, 68% des corrupteurs disent donner de l’argent, 21% disent donner plutôt du matériel, et d’autres, 10 % pratiquement, offrent des services. Le responsable indique également la corruption autour du parc aurait brassé un peu plus de 153 000 euros, soit 100 millions de FCFA en 2022.

Selon le Foder, ces actes de corruption autour du parc ont un impact écologique et financier important pour l’État dans la mesure où elle détruit les paysages de la zone et le prive des opportunités de mobilisation des revenus nécessaires au financement des efforts de conservation et de développement de la zone.

L’évaluation de la perception des acteurs sur l’impact et l’intensité de la corruption dans les transactions foncières et sur les ressources naturelles autour du PNB a été réalisée dans le cadre du projet Écosystème du nord Cameroun (EcoNorCam), financé par l’Union européenne (UE) et mise en œuvre en partenariat avec l’organisation Wildlife Conservation Society (WCS) et le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED).

Décentralisation : Le modèle camerounais inspire le Gabon

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Yaoundé, 12 mai. Une délégation gabonaise arrive au Cameroun pour échanger avec les acteurs impliqués dans les questions de décentralisation. Cette mission d’échanges d’expériences est conduite par le ministre gabonais de la Décentralisation, de la Cohésion et du Développement des Territoires, Michel Menga M’Essone. Présents à la séance de travail, le ministre camerounais de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam ainsi que l’ambassadeur du Gabon au Cameroun, Paul Patrick Biffot. « Nous pensons que nous ne profitons pas assez de ce que nous pouvons faire ensemble. C’est dans cet esprit que nous sommes venus au Cameroun pour que nous puissions nous en inspirer, car nous sommes convaincus que la décentralisation est un passage obligé pour le développement de nos pays », explique le ministre gabonais. Et selon le pouvoir de Libreville, la décentralisation se veut « un levier au service du développement des territoires ».

Soulignons que cette visite des officiels gabonais en terre camerounaise fait suite à la participation du ministre gabonais à la 11e édition de la Foire transfrontalière de l’Afrique centrale qui se tient tous les ans à Kye-Ossi. À l’occasion, le ministre gabonais avait loué l’expérience du Fonds d’équipements et d’intervention communale (Feicom), et manifesté sa volonté de nouer un partenariat avec cette structure afin de bénéficier de son expérience avérée et aider les institutions gabonaises à mieux œuvrer pour le développement des territoires. Un accompagnement du Feicom également a été sollicité pour la mise en place du « Fonds de Péréquation des Communes du Gabon ».

Le savoir-faire du Feicom

Occasion par ailleurs pour le Feicom, la banque des communes et bras séculier de l’État pour le développement local, d’asseoir sa notoriété et vendre son expertise d’instrument de développement des territoires. Ceci à travers des exposés présentés pour la circonstance par des experts dans l’optique d’assurer une bonne transmission des connaissances camerounaises en la matière à un pays voisin en quête d’inspiration. Entre autres sujets évoqués : le financement des projets des CTD; la redistribution des impôts et taxes communaux; les mécanismes de mobilisation et de mise à disposition des ressources aux collectivités territoriales décentralisées; l’Ingénierie des projets des collectivités territoriales décentralisées (CTD).

Au final le ministre gabonais, visiblement satisfait, ne manquera pas d’apprécier toute la technicité du Cameroun dans le domaine du développement local. Rappelons que la première étape de la visite de la délégation gabonaise s’est tout d’abord effectuée à Mbalmayo, en présence du maire de cette commune, Dieudonné Zang Mba Obele.

Le projet: « École de mes rêves » du quartier « Mbockulu », conçu grâce à la contribution des élèves de cette école appelés à dessiner l’école de leurs rêves, a été visitée. Et pour rendre la politesse à ces hôtes de marque, le ministre camerounais de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam, a promis qu’une délégation camerounaise pourrait également se rendre en terre gabonaise.

Les suggestions du FMI pour le financement de la SND-30

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Le financement de la Snd30 -qui est la boussole du gouvernement- nécessite 88 000 milliards Fcfa, selon le ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Le Fmi avait été sollicité pour la mobilisation de cette somme, à l’issue de la mission effectuée à Yaoundé du 4 au 17 mai, des suggestions pour un financement de cette stratégie ont été formulées. Selon le Fmi, l’une des solutions pour le Cameroun consiste en l’amélioration de la gestion de ses ressources. Les autorités reconnaissent la nécessité de mobiliser davantage les recettes non pétrolières, de mieux cibler les dépenses prioritaires, et d’améliorer l’efficacité des dépenses, indique le Fmi.

C’est ainsi qu’elles mettent en œuvre des mesures pour mobiliser les recettes intérieures non pétrolières et élargir l’assiette fiscale à la suite de l’étude diagnostique de la politique fiscale. Soulignons au passage qu’au premier trimestre 2023, la Dgi a enregistré des recettes fiscales de l’ordre de 818, 5 milliards de FCFA, soit largement au-dessus de l’objectif de 761,5 milliards de FCFA fixé. En outre, le gouvernement compte sur la mise en œuvre des recommandations du suivi de l’évaluation de la gestion des investissements publics (PIMA) de 2020 et de l’examen en cours des dépenses publiques et de la responsabilité financière (PEFA) contribuera à améliorer l’efficacité des dépenses publiques.

Restructuration de la Sonara

Atteindre les objectifs de la SND30 nécessite également une forte accélération du rythme des réformes pour accompagner une transformation structurelle profonde de l’économie. Cela implique un effort concerté pour améliorer le climat des affaires pour le secteur privé et pour soutenir une croissance inclusive et résiliente.

L’Etat du Cameroun s’illustre dans un renforcement des mesures visant à assainir la gestion des finances publiques, indique le Fmi. Un budget crédible et une exécution disciplinée de celui-ci aideraient à éviter l’accumulation d’obligations intérieures impayées et favoriseraient l’achèvement dans les délais des grands projets d’infrastructure, en particulier dans les secteurs des transports et de l’énergie. Notons également que le Cameroun a mis sur pied des mesures de renforcement de la performance et de la gestion financière des entreprises publiques et du projet de réhabilitation de la SONARA. S’agissant de ce dernier cas, rappelons que le sujet a été à moult reprises mis sur la table des discussions au cours des audiences entre la délégation du Fmi et les autorités camerounaises.

D’une part les dirigeants de la SONARA ont exposé sur le mécanisme de financement de l’activité de la structure en 2022 et les perspectives pour 2023 et 2024 ; l’état des négociations de dettes bancaires et non-bancaires de la structure, la situation des dettes croisées vis-à-vis de l’administration (Direction générale des impôts et Direction générale des douanes) et autres entités publiques à fin décembre 2022 et à fin avril 2023 ; la viabilité financière de la SONARA et les projections à moyen-terme et la mise en œuvre des orientations du gouvernement sur la restructuration de la SONARA.

D’autre part le secteur financier et l’administration fiscale d’un côté et la délégation du Fmi, de l’autre, ont échangé respectivement l’impact de la dette de la SONARA sur le système bancaire et la situation des manques à gagner/trop perçus dus à la SONARA et aux marketeurs. Selon une source proche du dossier, il a été demandé à l’Etat de relancer dans un bref délai un plan de réhabilitation de cette structure publique. Pour mémoire, le 22 avril 2022, un plan de réhabilitation et de reconstruction de la SONARA a été lancé par le comité ministériel mis en place à cet effet. Il est évalué à 250 milliards de FCFA.

Riziculture : La Semry sollicite l’expertise du Sénégal moyennant un accord de 250 millions de FCFA pour booster sa production

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La Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry) explore de nouveaux horizons en vue du développement de ses activités, et n’hésite pas à lorgner vers des partenaires étrangers. Le bras séculier de l’Etat en matière de développement de la filière rizicole nationale vient en effet de signer un accord de partenariat avec la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED), d’une valeur de 250 millions de FCFA, sur une durée de trois ans renouvelables. C’était il y a quelques jours, au cours d’une visite de travail de la Semry en terre sénégalaise, dans le cadre du projet Viva-Logone financé par la Banque mondiale, et qui vise entre autres à mettre en œuvre un plan de transformation de la Semry.

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Cette mission conduite par le Directeur général de la Semry, Fissou Kouma, a consisté en une visite des structures de la SAED, à l’effet d’apprendre de ses expériences dans la mise en œuvre de l’agriculture irriguée sur la rive gauche du fleuve Sénégal, et de pouvoir capitaliser dessus pour la relance de la production rizicole camerounaise, avec une forte implication des producteurs.

Plus concrètement, « avec l’expérience du Sénégal, nous pouvons transformer la Semry telle qu’elle est conçue aujourd’hui, en une entreprise qui accompagne de manière valable les agriculteurs. Et le résultat de l’accompagnement, c’est de booster la production du riz, pour que les Camerounais puissent diminuer les importations. C’est la tâche essentielle confiée à la Semry », a indiqué le directeur général de la Semry.

Pour faire profiter son expérience à la Semry, la SAED va s’appuyer sur le savoir-faire de ses partenaires locaux à l’instar de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), le Centre de Gestion et d’Economie rurale (CGER), Africa Rice Center, et le Centre Interprofessionnel pour la Formation aux métiers de l’agriculture (CIFA).

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Pour sa part, le directeur général de la SAED salue un exemple de coopération sud-sud, en promettant des moyens d’accompagnement de la structure dont il a la charge, pour favoriser l’atteinte des résultats probants dans le cadre de ce partenariat. « Nous allons nous efforcer vers l’impossible, pour que les résultats qui sont attendus, soient au rendez-vous au moment de l’évaluation », a assuré Aboubacry Sow.

En termes d’acquis de cette visite de travail, le projet Viva Logone envisage déjà la mise en place d’un centre d’innovation technologique et surtout d’une direction autonome de maintenance des équipements et des infrastructures, etc.

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Le Made in Cameroun en vitrine dans les supermarchés Carrefour

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La chaîne de supermarchés Carrefour, qui dispose de six boutiques et d’un hypermarché au Cameroun, organise la « quinzaine du made in Cameroun » du 11 au 24 mai 2023, dans l’ensemble de ses centres commerciaux. Il s’agit de 15 jours de promotion des produits locaux, à travers des séances de dégustation, de présentation des produits du terroir, des échanges avec des producteurs, des défilés de mode de stylistes locaux et des animations diverses. A travers cette quinzaine, Carrefour participe à la grande croisade pour la promotion des produits locaux, actuellement en cours au Cameroun avec l’implémentation par le gouvernement de la politique d’import-substitution.

Cette enseigne de grande distribution, qui revendique 20% de références locales sur les étals de son hypermarché PlaYce de Yaoundé, et entre 30 et 35% du chiffre d’affaires réalisé sur les produits locaux, avait déjà été le partenaire de l’association Asenia, en mai 2021, lors du lancement des « week-ends du made in Cameroun » du Douala Grand Mall. La quinzaine du made in Cameroun dans les centres commerciaux Carrefour du pays survient un mois après le lancement par le ministère du Commerce, le 12 avril 2023, d’une plateforme gouvernementale de promotion en ligne des produits locaux. Accessible à l’adresse www.ecommerce-gov.cm, cet outil ambitionne de devenir la vitrine du savoir-faire des producteurs camerounais dans des domaines tels que l’agroalimentaire, l’agriculture, le textile, le cosmétique, l’artisanat, etc.

Notons également la première édition de la foire dénommée The PlaYce Of Made In Cameroon, organisée du 30 mars au 2 avril par le Super marché Carrefour. Une vingtaine de promoteurs avaient pris part à ce rendez-vous, animés par l’idée d’exposer leurs produits. Des produits de diverses filières se donnaient à voir, notamment des cosmétiques, agroalimentaires, le secteur textile et la maroquinerie.

Réticences

Malgré les nombreuses du gouvernement et les particuliers pour soutenir le Made in Cameroon, il faut reconnaître que ce concept se heurte à des contraintes qui freinent sa véritable percée. Les initiatives mises en place sont aussi variées que les secteurs destinés à faire de ce label une réalité. Foires-expositions, ateliers, conférences, sont organisés chaque année, à l’effet d’y mettre un contenu concret. Au-delà de ces initiatives, l’on assiste de plus en plus à l’ouverture des boutiques spécialisées, dans le but de rapprocher davantage les produits des clients qui, progressivement s’intéressent aux articles produits localement.

Sauf que, malgré toutes ces initiatives, le Made In Cameroon peine à s’ancrer dans les habitudes de consommation des Camerounais. Mieux, les produits semblent porter en eux-mêmes, les germes de leur sous-consommation. Manque de financements, faible engouement des grandes surfaces à faire une place aux produits du terroir, non-respect des normes, condition sine qua non pour enraciner la confiance des consommateurs. Le rapport qualité-prix et même le packaging n’attirent pas non plus. Du coup, la promotion du Made In Cameroon avance à pas de tortue.

Pourtant, les pouvoirs publics n’ont de cesse de se triturer les méninges pour permettre au Made In Cameroon d’avoir un succès presque semblable à celui des initiatives jumelles (Made In Germany, Made In South Africa, etc.), afin de doper la consommation locale et partant, accroître les gains tirés de la commercialisation des produits.

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