samedi, juin 6, 2026
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Buéa : Au moins un mort dans une attaque terroriste

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Une trace de l'attaque de Buéa

Au moins un mort, plusieurs blessés et des véhicules calcinés. Tel est le bilan officiel d’une attaque armée dans la ville de Buéa, cette nuit du 29 au 30 janvier 2024. En effet, la ville capitale de la région du Sud-ouest a subi une incursion de quelques hommes armés au plus profond de la nuit. Selon Bernard Okalia Bilaï le gouverner de la région du Littoral, l’incursion n’a duré qu’une dizaine de minutes, le temps de poser l’acte.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, un groupe armé revendique l’attaque en question qu’il justifie par le non-respect par les populations du mot d’ordre de « ville mortes » imposées dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest dans le cadre de la lutte armée lancée dans ces régions de culture anglo-saxonne en cours depuis novembre 2016. « Cette situation arrive alors que nous avons observé avec satisfaction des mois d’accalmie. Cette situation arrive pendant que nous demandons à la population de dénoncer les terroristes », confirme Bernard Okalia Bilaï sur les mêmes antennes. En clair, ce sont des représailles des sécessionnistes contre les populations qui tentent de briser les chaînes de la peur. On apprend ainsi que la journée d’hier a connu une animation des plus ordinaires. Les populations étant sorties vaquer à leurs occupations comme les autres jours de la semaine.

Mais en même temps, les populations ne satisfont pas les attentes des autorités. « C’est toujours étonnant que ces gens sortent et agissent sans qu’il y ait la moindre fuite d’informations. Nous n’avons jamais nié le fait que les terroristes sont encore là. Nous savons qu’ils se cachent au sein des populations », dénonce le patron de la région. « La population est contente de reprendre ses activités. Elle veut jouir de la sécurité et de la paix. Mais nous disons qu’il faut maintenir cette paix et cette sécurité», ajoute Bernard Okalia Bilaï. Mais l’homme assure que « c’est un acte terroriste isolé», pour relativiser l’attaque de cette nuit, et dissiper la peur qui peut se répandre sur la ville et la région.

Gecam : mythe autour de la candidature de Célestin Tawamba

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 A quelques mois de l’élection des premiers dirigeants de la nouvelle centrale patronale du pays, l’ancien président du Gicam est présenté par son pair d’Ecam comme le meilleur choix. Mais va-t-il se lancer ?

 Célestin Tawamba va-t-il être candidat à l’élection des  premiers dirigeants du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) ? Pour certaines personnes, cette question était tranchée. En effet,  l’ancien président du Gicam avait laissé plus d’un, convaincus de son départ  de la tête du patronat, au regard de son discours prononcé lors  de l’Assemblée générale constitutive de cette organisation le 14 décembre dernier.  Il avait  notamment indiqué  qu’il se  limiterait «  à accompagner aux côtés du Président AYANGMA la période de transition qui commence dès demain et se termine le jour de la mise en place du prochain bureau ». Bien plus, que Protais  Ayangma et lui  allaient  « avec responsabilité, détermination et armés de détachement nécessaire, conduire le processus électoral ».

C’est donc un homme distant du directoire de la nouvelle centrale qui était perçu à travers ces propos. D’aucuns ont d’ailleurs commenté  en l’annonçant comme un futur président d’honneur du prochain mouvement patronal, aux côtés de Protais Ayangma.  Cette sortie « en grand » a pris une nouvelle peinture depuis quelques jours avec la tribune de Protais Ayangma qui présente son pair Célestin Tawamba comme le meilleur choix pour conduire le Gecam. L’ancien président d’Ecam  dit s’appuyer sur « son sens élevé du travail en équipe, de même que la minutie qu’il sait mettre dans l’organisation de ce travail », déclare-t-il au sujet de Célestin Tawamba. Ce serait un autre retour en force de ce dernier qui paraissait  détaché de l’ambition de diriger le nouveau mouvement.  «  Les perspectives sont sombres et pourtant, encore et encore, toujours et toujours, il appartiendra aux prochains dirigeants de notre nouveau mouvement de faire taire définitivement  les craintes et peurs… » avait-il laissé entendre lors de la récente AG.

Mais  à lire Protais Ayangma, il faut se préparer à une candidature de  Célestin Tawamba, de par son expérience et ses compétences. « À ce stade, nous devons tout faire pour parachever le travail déjà engagé, en désignant l’homme chargé de conduire les destinées de notre mouvement dans les jours à venir. Nous devons prendre appui sur le meilleur d’entre nous pour achever l’œuvre de refondation du patronat.  C’est la raison pour laquelle je pense que le seul bon choix reste le Président Célestin Tawamba », écrit-il.

 Cette sortie rouvre le débat autour de la personne de  Célestin Tawamba que ses adversaires avaient accusé d’utiliser la fusion création pour se maintenir à la tête du patronat, étant donné que les textes du Gicam ne lui permettaient plus un autre mandant.   A date, nul ne affirmer s’il va se présenter à l’élection pour la présidence du Gecam dont le scrutin est prévu le 9 avril prochain. Mais, cela reste envisageable. Possibles tripatouillages ? Certains analystes se montrent confiants face à la neutralité des membres désignés pour conduire ce processus électoral. D’abord, un consultant indépendant a été commis pour l’élaboration de l’ensemble  des textes statutaires  et organiques de la nouvelle centrale patronale.  Puis,  un comité ad-hoc de surveillance et de recours dirigé par l’ancien  Bâtonnier ETA BESSONG, a été mis sur pied pour organiser les  élections.

Pr. Viviane Ondoua Biwolé, universitaire:« La réduction du train de vie de l’état nécessite une approche équilibrée »

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Qu’entend-on par réduction du train de vie de l’État ?
En une phrase, la réduction du train de vie de l’État renvoie à l’appel à la performance
des services administratifs au sens de la rationalisation et de l’efficience. La rationalisation
renvoie ici à la pertinence et l’opportunité des choix budgétaires. L’efficience quant à elle se réfère à l’économie des ressources considérées comme contraintes. Réduire le train de vie de l’État consiste donc à la recherche d’économies au sein des entités publiques dans le but de redresser les finances publiques. Bien que les poches de dépenses, nécessitant et justifiant les réaménagements varient d’un auteur à un autre, deux préoccupations sont récurrentes : les dépenses liées aux charges salariales, les mesures visant à réduire les dépenses publiques de fonctionnement. Concernant les dépenses liées aux charges salariales : il s’agit de rationaliser les recrutements et améliorer la gestion des compétences pour plus d’efficacité. Cette maitrise des effectifs se plaçant en opposition avec la pléthore des effectifs revient à éviter l’anarchie dans le recrutement des agents publics.

Cette notion revêt tout son intérêt dans les administrations publiques car elle sert à améliorer la qualité du personnel administratif, mieux prévoir le renouvellement du pool de compétences. Néanmoins, une des conditions pour y arriver est la connaissance précise du nombre de fonctionnaires, de leurs qualifications, de leurs répartitions géographiques et de leurs fonctions et grade (Lubanza,2008). Relativement aux mesures visant à diminuer les dépenses publiques et à rationaliser les budgets gouvernementaux, l’objectif est généralement de réduire les coûts associés au fonctionnement de l’appareil d’État, y compris les dépenses liées aux salaires, aux avantages sociaux, aux déplacements, aux véhicules officiels, aux bureaux gouvernementaux, aux services publics, etc. Cette initiative est souvent motivée par la nécessité de réduire le déficit budgétaire, de maîtriser la dette publique ou de répondre aux pressions fiscales. Elle peut également être justifiée par des considérations politiques, comme la volonté de montrer l’exemple en période d’austérité économique. L’exemple le plus douloureux de ces mesures restera sans doute les décisions prises pendant les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS), des années 90 qui se sont surtout attelés à la compression de la dépense gouvernementale via une réduction du train de vie de l’Etat.

Cette réduction du train de vie de l’Etat s’est matérialisée au Cameroun pour par une double réduction des salaires de la fonction publique, premièrement de 30% au mois de janvier 1993, suivie d’une deuxième baisse de 50% environ au cours du mois de novembre de la même année. Le but recherché à travers cette réduction de salaire était la diminution de la masse salariale d’une ampleur équivalente à ce qu’aurait représenté une compression des effectifs de la fonction publique de 40% exigée par les bailleurs de fonds. Mais la persistance du déséquilibre des finances publiques les a finalement conduites à procéder à une compression des effectifs de la fonction publique.

Avec le programme de facilité en cours avec le Fonds Monétaire International depuis
2017, les restrictions envisagées cible la rationalisation des dépenses liées au fonctionnement des comités, commissions et groupes de travail à travers notamment,
leur recensement au sein des administrations publiques et la dissolution de ceux dont l’existence ne se justifie plus. Le poste de dépense des achats de biens et services avait aussi été visé par le réajustement des inscriptions budgétaires. Il devait désormais tenir compte des mesures de rationalisation ci-après : l’application de la nouvelle procédure de traitement des consommations publiques d’eau, l’opérationnalisation de la mercuriale des prix des loyers contractés par l’Etat et ses démembrements, la définition des quotas de consommation de téléphone par administration et par responsable. Pour ce qui est de la maitrise des dépenses liées à l’acquisition des immobilisations corporelles, plus précisément des véhicules, le chef de l’Etat a annoncé qu’une attention particulière devait être accordée à la réduction des crédits destinés à l’acquisition de nouveaux véhicules et la rationalisation de leur affectation. Pour cela, chaque administration devra impérativement présenter aux pré-conférences budgétaires, la situation exhaustive de son parc automobile, en précisant notamment l’année d’acquisition desdits véhicules et le tableau de répartition des automobiles par service et par responsable. En conclusion, après les effets positifs observés après la mise en œuvre des mesures de resserrement du train de
vie de l’Etat, une attention particulière est restée sur des achats de véhicules administratifs, des frais de carburant et des frais de mission des fonctionnaires et autres agents de l’État.

Y a t-il déjà des résultats de cette politique de gestion, prescrite depuis
2017 ?

Si on se réfère à la circulaire de préparation du budget de 2023, on est en droit
d’affirmer que les dispositions de la réduction du train de vie de l’État n’ont pas produit les résultats escomptés. En effet, dans la circulaire le 23 Août 2023, le Président de la République a monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement, où a son paraphage 32, le Président de la république rappelle : « Les efforts de réduction du train de vie de l’Etat devront se poursuivre. A cet effet, des dispositions particulières doivent être prises pour une budgétisation rationnelle de certaines catégories de dépenses». Et pourtant, de manière concrète l’implémentation de cette politique s’est faite avec la création des agents de contrôle de l’action gouvernementale. L’opération Épervier est une vaste opération judiciaire menée dans le cadre de la lutte anti-corruption au Cameroun. Cette opération a été lancée par le gouvernement du Premier ministre Ephraïm Inoni en 2006, sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, La Commission Nationale Anti-Corruption du Cameroun a été créée par décret présidentiel le 11 mars 2006 (CONAC), il est à noter que ces initiatives trouvent leurs sources en 1987 où Monsieur Paul Biya, le président camerounais, après avoir évalué la crise devant le parlement, a dévoilé le 20 juin 1987 un plan de lutte interne. Il s’agit d’une stratégie complétée par des mesures d’austérité visant à servir de levier politique, à promouvoir une bonne gouvernance, et à fonctionner comme un instrument technique pour la gestion économique. Le plan incluait, entre autres mesures, la diminution des dépenses de l’État, la gestion du patrimoine national, les recettes publiques, la production nationale et la réorganisation de l’appareil administratif. En ce qui concerne la réduction des dépenses publiques, il était impératif de prévenir tout excès dans le gaspillage des ressources de
l’État.

De façon rationnelle est-il possible de réduire le train de vie de l’Etat
sans pour autant paralyser les actions régaliennes ?

La question de la réduction du train de vie de l’État tout en maintenant les actions régaliennes est complexe et nécessite une approche équilibrée. Les actions régaliennes
se réfèrent généralement : (1) aux fonctions de souveraineté telles que la sécurité
intérieure, la défense nationale, la justice, la diplomatie, coopération et d’autres
responsabilités fondamentales ; (2) aux dépenses de fonctionnement et aux dépenses d’investissement. Il est possible de rationaliser les dépenses de l’État sans nécessairement paralyser les actions régaliennes, mais cela nécessite une gestion prudente et réfléchie à travers six points de vigilance décrits ci-dessous.
Analyse et priorisation des dépenses :
Une évaluation approfondie des dépenses gouvernementales peut aider à identifier
les domaines où des économies peuvent être réalisées sans compromettre les fonctions
essentielles. Cela implique souvent de distinguer entre les dépenses nécessaires pour assurer les services publics fondamentaux et les dépenses moins critiques. Il faudrait
donc identifier et prioriser les actions régaliennes en tant que secteurs essentiels où les ressources doivent être préservées. Cela peut impliquer une évaluation minutieuse
de chaque programme et de chaque département pour déterminer leur importance
stratégique.
Réduction des coûts administratifs et réforme administrative :
Cibler les coûts administratifs non essentiels, tels que les dépenses de fonctionnement
des bureaux gouvernementaux, les frais de déplacement, les véhicules officiels, les missions inutiles, etc. Une gestion rigoureuse de ces aspects peut générer des économies.
Cela peut inclure aussi la simplification des processus, la réduction des redondances bureaucratiques, et l’adoption de technologies pour optimiser les opérations gouvernementales.
•Réforme de la fonction publique :
Examiner la taille et la structure de la fonction publique pour identifier des possibilités
de réduction des effectifs non essentiels tout en préservant les postes liés aux services
prioritaires.
•Partenariats public-privé :
Explorer des partenariats avec le secteur privé pour certaines fonctions gouvernementales,
ce qui peut permettre de réduire les coûts tout en maintenant la qualité des services.
•Transparence budgétaire :
Accroître la transparence dans la gestion des finances publiques pour garantir que
les ressources sont allouées de manière efficace et responsable. Cela peut contribuer
à maintenir la confiance du public tout en effectuant des réductions budgétaires.
•Gestion Prudente de la Dette :
Si la réduction du train de vie de l’État est associée à la gestion de la dette, il est important
de le faire de manière responsable pour éviter des conséquences négatives à
long terme.
Sources : « Public Sector Management: A
Millennial Insight » par H. K.
Chaturvedi.https://www.researchgate.net
/publication/309380610_PUBLIC_SECTOR_
MANAGEMENT-A_MILLENNIAL_INSIGHT

Entretien routier: le Mintp alloue 14,6 milliards de FCFA pour le réseau communal

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Au cours de la conférence semestrielle, qui s’est tenue à
l’Ecole nationale supérieure des travaux publics de Yaoundé, Emmanuel Nganou Djoumessi, a exhorté ses collaborateurs à implémenter les politiques de suivi d’exécution des chantiers, mis en vigueur par le département dont il a la charge, mais surtout de mettre un accent sur l’entretien des axes routiers. À ce propos, le ministre des Travaux
publics a annoncé qu’une allocation budgétaire déduit du budget d’investissement
de son ministère, prévoit un montant de 14,6 milliards, notamment
pour l’entretien du réseau communal. Dans son discours, il a énoncé une
stratégie lui permettant d’atteindre cet objectif: « 80% du réseau routier est constitué de routes en terre (…) Dans la Note de stratégie d’entretient durable des routes en terre, il est question d’ordonnancer les prestations à réaliser s’agissant d’une route en terre à entretenir ou à réhabilité ». Lors de son allocution, Emmanuel Nganou Djoumessi a déploré le manque de collaboration de certaines Collectivités territoriales décentralisées, qui freine l’ampleur des actions.

Cependant, aucun détail n’a été donné pour ce qui
est de l’amélioration de cette collaboration, et davantage sur l’espoir d’un éventuel succès de cette entreprise. De plus, le ministre des Travaux publics, a posé le problème des allocations budgétaires de son département, qui ne satisfont généralement pas tous les besoins. « Les allocations financières budgétaires du ministère des Travaux publics annuellement sont importantes, mais je dois reconnaitre qu’elles ne couvrent pas
toujours nos besoins qui sont nombreux. Nous avons 121 873 km de routes, il
faut réussir à les garder en bon état mais l’allocation budgétaire couvre 30% de besoins”. Pour pallier cette difficulté, il a prescrit l’optimisation de l’utilisation des ressources disponibles. Rendez-vous a dont été pris au second semestre de l’année pour une autre rencontre au cours de laquelle des bilans d’exécution de projets seront dressés.

Yaoundé: Le gouvernement et ses partenaires ressuscitent le BRT annoncé depuis 2015

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D’ici 2028, la ville de Yaoundé sera dotée d’un système de Bus Rapid Transit (BRT). L’annonce a été faite mercredi 24 janvier 2024, lors du lancement du projet MoVe Yaoundé, une initiative dont le but est de doter la capitale politique d’un système de mobilité performant, efficace, sûr et abordable pour les usagers. Tel que conçu par l’Agence française de développement (AFD) et GIZ, l’agence allemande de coopération, maîtres d’œuvre du projet, le BRT nécessite préalablement à sa mise en service, la construction  d’un corridor long de 22 km reliant le stade Olembé à Ahala ainsi que l’acquisition d’une cinquantaine de bus fonctionnant à l’énergie électrique. Ces derniers vont circuler sans encombrement sur des voies réservées, tout en bénéficiant de la priorité aux carrefours et desservis par des stations bien équipées.

Selon les données du rapport de synthèse du Plan de Mobilité Urbaine Soutenable pour la Communauté Urbaine de Yaoundé (Pmus) publié en 2019, la construction du corridor Olembé-Ahala (Nord-Sud) et l’acquisition du matériel roulant vont coûter 36 milliards de Fcfa, pour un début de travaux en 2026 et une mise en service en 2028. Toutefois, si la configuration initiale du BRT tel qu’envisagée par le Pmus est maintenue, 2 nouveaux corridors (Ouest et Est) vont être construits pour des coûts respectifs de 19,5 milliards de F et 47 milliards de F. Soit un financement global de 102 milliards de F qui sera mobilisé par l’AFD et GIZ, ainsi que plusieurs autres partenaires de la team de l’Union européenne. Ces investissements sont d’une urgence criarde, au regard de la configuration actuelle de la ville de Yaoundé. Selon les experts de l’Union européenne, «la ville continuera de s’étendre pour atteindre un rayon d’environ 11 km en 2025 puis 13 km en 2035 entraînant ainsi une augmentation des coûts de transport pour la population. De plus, on note que la motorisation augmente rapidement avec des projections de +13% en 2023 et + 36% en 2026»

Pour mémoire, c’est en 2015 que le ministère des Finances a annoncé que les villes de Yaoundé et de Douala vont bénéficier d’un système de Bus Rapid Transit. Selon les termes du mémorandum d’entente signé entre l’entreprise brésilienne Marco Polo et le Secrétaire général de la primature pour le compte du Cameroun, il était question de construire deux lignes pilotes. Dans la capitale politique, la ligne pilote devait s’étendre sur un linéaire de 21 km, partant du quartier Olembé jusqu’à Tradex Ahala. Pour ce qui est de Douala, le corridor long de 17 Km, devait partir du Carrefour des Douanes jusqu’au PK 17. Selon les prévisions du gouvernement, les deux lignes devaient entrer en service en 2018. Toutefois, malgré la réalisation des études topographiques et de trafic, ce projet ne s’est jamais concrétisé. Le BRT a été ressuscité  en 2019 par Jean Claude Mbwentchou, alors ministre du développement urbain et de l’Habitat, dans le cadre du programme Mobilise Your city. Une initiative lancée en 2015 lors de la Cop 21 à Paris. Encore une fois, malgré l’élaboration d’un Plan de Mobilité Urbaine Soutenable pour la Communauté Urbaine de Yaoundé, le projet est une nouvelle tombé dans l’oubli.

Compétitivité: Des communes et entreprises forestières sensibilisées sur l’usage du numérique

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Des communes et entreprises forestières détentrices des ventes de coupes ont été sensibilisées sur l’utilisation de la plateforme Open Timber Portal (OTP). L’enjeu de l’atelier tenu à Bertoua-région de l’Est, du 21 au 24 janvier 2024, est d’améliorer la gouvernance forestière, promouvoir la transparence dans le secteur forestier et améliorer la compétitivité du bois local sur le marché international, a-t-on appris.
Selon le Dr Fridolin Choula, chargé d’affaires du cabinet Connect Green Industry Solution Sarl (CGIS), lequel cabinet a été recruté par World Resources Institute, en vue de sensibiliser les communes et les entreprises forestières par rapport à la plateforme OTP, cet atelier se situe dans la continuité de celui tenu le 28 septembre dernier à Soa, banlieue de Yaoundé.
Ses objectifs, poursuit-il, visent à informer les communes et les entreprises sur les opportunités qu’offre l’OTP et former les points focaux des communes et des entreprises forestières à l’actualisation de leurs informations sur l’OTP, d’une part. D’autre, l’atelier permet de consulter les communes et le secteur privé sur le fonctionnement et l’utilisation de l’OTP, avec un intérêt certain sur la liste des documents publiés et la gestion des données des observateurs indépendants fournies par d’autres parties prenantes. Il vise également à analyser la compatibilité de la plateforme avec les systèmes de traçabilité internes mis en place par les entreprises.
Pour Guy Youmbi, chef cellule de la foresterie- commune de Bokito, « cet atelier est une occasion de renforcer nos capacités en ce qui concerne le système Open Timber Portal. Ce dernier nous permet de pouvoir suivre l’actualité sur l’exploitation forestière surtout avec le changement de paradigme qui invite aujourd’hui à passer au système- règlement exploitation zéro déforestation. Par ailleurs, ce genre d’atelier nous permet d’améliorer notre façon de travailler. Entant que point focal OPT dans la commune de Bokito [dans la région du Centre, département du Mbam-et-Inoubou, Ndlr] notre rôle est d’introduire dans la plateforme des données légales de la forêt communale afin de promouvoir la transparence dans la gestion des forêts communales de cette municipalité dans la plateforme ».
Quant au point focal OTP de la commune d’Ambam dans la région du Sud, « la commercialisation du bois nécessite beaucoup de documents. La plateforme facilite circulation desdits documents. Si vous avez plusieurs partenaires, ils peuvent télécharger directement la documentation nécessaire dans la plateforme. Cette dernière augmente également la visibilité de la commune, a indiqué Minko Assoumou.
OTP, apprend-on, permet à tous les acteurs du secteur de travailler sur une base équitable qui est celle de la transparence afin que les retombées des exploitations forestières puissent revenir aux populations locales. En effet, cette plateforme met à la disposition du public des informations auparavant inaccessibles sur les pratiques de gestion forestière sur le terrain et sur le respect des exigences en matière de légalité du bois.
Ce portail, constate-t-on, compile des informations provenant de trois différentes sources à savoir les limites officielles des concessions et la liste des exploitants forestiers enregistrés provenant de l’administration chargée des forêts ; les documents mis en ligne volontairement par les exploitants pour démontrer leur conformité avec les exigences légales et les observations faites par des structures indépendantes dans le domaine des forêts.
En outre, soulignent les promoteurs de ladite plateforme, celle-ci est gratuite. « Les entreprises ont juste besoin de créer un compte et avoir un mot de passe pour la partie qui concerne l’insertion des documents et la consultation est ouverte sans mot de passe ».
L’Open Timber Portal a été conçue par le World Resources Institute en collaboration avec des organismes gouvernementaux, des représentants du secteur privé ainsi que qu’un certain nombre d’organisations locales de la société civile, apprend-on.
Outre, sa mission initiale sus-évoquée, la plateforme fournit également un état de la comptabilité de l’OTP avec les systèmes de traçabilité interne mis en place par les entreprises/communes.
Cet atelier de sensibilisation s’inscrit en droite ligne de l’accord de partenariat volontaire conclu en octobre 2010 entre le Cameroun et l’Union européenne.

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CAN 2023: le Cameroun out

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Quarante ans après le Cameroun n’a pas réédité l’exploit. Sur les mêmes installations du stade Félix Houphouët-Boigny, les adversaires étaient les mêmes, le Cameroun et le Nigéria, mais les acteurs n’étaient plus les mêmes. Roger Milla , Théophile Abega, Mbida Arantes,… n’étaient plus là. Vincent Aboubakar, Fabrice Ondoa, Zambo Anguissa,…par contre étaient les ambassadeurs du Cameroun. Les Lions indomptables se sont éliminer de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) par les Super Eagles, en huitièmes de finale. Deux réalisations de Lookman (35′ et 90′).

Suffisant pour renvoyer le Cameroun à la maison. Durant la partie, Rigobert Song aura assisté en spectateur à la domination de son équipe. Même si le Cameroun a dominé la partie par 56,7% de possession de balle. Il aura donc manqué aux Lions indomptables un peu plus de réalisme dans cette partie. A peine six tirs pour zéro cadré. Pour comprendre que l’attaque camerounaise aura été peu réaliste en plus de cent minutes de jeu.

Osimhen aura été un élément essentiel pour le Nigeria. Le joueur de Naples a su préserver sur la défense camerounaise durant toute la partie. L’homme a su tenir son rôle pendant toute la rencontre, empêchant les défenseurs Camerounais de pousser dans le pressing offensif. De quoi prendre leur revanche sur un Cameroun qui a généralement été plus fort que le voisin nigérian en CAN.

La messe est dite. Le Cameroun qui avait déjà eu de la peine à se qualifier pour le second tour face à une Gambie ambitieuse (3-2), quitte la CAN sans avoir été vu comme un candidat sérieux au titre.

CAN/8ème de finale : chocs en perspective

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La 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) entre ce jour dans le second tour, soit les 8ème de finales. Avec de nombreux duels entre adversaires des plus coriaces, mais aussi des confrontations des plus inattendues. Maliens et Burkinabè ont en commun aujourd’hui d’être dirigés par des régimes militaires. Deux voisins qui se connaissent aussi sur le terrain du football. En cinq confrontations, le Mali a pris le dessus quatre fois, pour un nul. C’est dire si la balance penche pour les Aigles. Mais tout est possible en matière de football.

C’est dans ce même registre que l’on retrouve le match Cameroun-Nigéria, deuxième rencontre de ce jour au stade Alassane Dramane Ouattara d’Abidjan. Après une qualification presqu’inespérée pour le second tour, le Cameroun voudra confirmer son réveil dans ce tournoi. Ce sont des retrouvailles entre deux voisins, adversaires coriaces en matière de football. Si les Super Eagles peuvent se bomber le torse de n’avoir pas souffert à composter leur ticket pour les 8ème de finale, à l’opposé du Cameroun qui a dû se surpasser en mettant à rude épreuve ses fans, il reste que la partie s’annonce engagée. Le Cameroun a toujours été une bête noire pour le Nigéria. Dans l’histoire de leurs confrontations, la victoire a généralement penché pour le Cameroun. Sur ses cinq trophées de CAN, le Cameroun a remporté trois face au Nigéria (1984, 1988 et 2000). De façon générale, en neuf rencontres répertoriées entre les deux pays, les Lions indomptables comptent quatre victoires pour deux nuls. Mais l’histoire n’est pas toujours une ligne droite. En affrontant le Nigéria ce soir, le Cameroun aura retrouvé son meilleur artificier en la personne de Vincent Aboubakar, blessé depuis le début du tournoi. Pendant ce temps, Victor Osimhen, son pendant nigérian, lui, lorgne vers l’infirmerie. En revanche, il y a le jeune Samuel Chukweze qui fait paniquer la plupart des défenses ; même si le Nigeria jusqu’ici ne s’est pas montré véritablement dangereux sur le front de l’attaque. C’est dire si la partie s’annonce particulièrement disputée.

Les Eléphants veulent ressusciter

Morts lundi dernier sur une défaite humiliante (4-0), les Eléphants de Côte d’ivoire ont été ressuscités mercredi par les Lions de l’Atlas. Trois jours durant, le pays organisateur, calculettes en main, a continué à jouer à travers d’autres concurrents. Il aura fallu attendre les derniers matchs de poule pour connaître son sort. Jour après jour, match après match, la Côte d’ivoire voyait ses chances et ses probabilités et conditions s’évaporer, les unes après l’autre. Il aura fallu attendre le dernier coup de sifflet final des matchs de poule, pour en être fixé. Le Maroc a battu la Zambie (1-0) et se classe premier à 7 points ; mais surtout, qualifie la Côte d’ivoire. D’autant plus que la défaite cloue la Zambie sur sa position initiale, la 3ème, avec deux points, alors que le pays organisateur en compte un de plus. Mais Serge Aurier et les siens ne sont pas encore au bout de leurs peines. Ils devront rencontrer le Sénégal, champion en titre, qui a terminé premier du groupe C du Cameroun. Un choc en perspective, qui pourra encore nourrir des passions. Le Sénégal a fait un parcours sans faute jusqu’ici.

Il y aussi le match Maroc-Afrique du sud qui s’annonce intense. Les Lions de l’Atlas sont dans une belle lancée qui les conduits en demi-finale de la dernière Coupe du monde, Qatar 2022. Premier pays africain à atteindre ce stade, le Maroc poursuit sa marche sur le continent et l’a prouvé tant lors des éliminatoires qu’au premier tour. L’Afrique du sud a terminé 2ème du groupe E (4pts) derrière le Mali (5pts). Dans un groupe particulièrement serré qui a vu la Namibie se montrer en concurrent sérieux, au point de se qualifier parmi les meilleurs 3ème. L’Afrique du sud est un adversaire de poids, mais n’a pas toujours été au sommet, en dehors de la CAN 1996, que le pays a organisée et remportée. Très souvent appelés, les Bafana Bafana ne sont pas présents sur la ligne d’arrivée. Peut-être à l’image du Maroc qui n’a soulevé le trophée de CAN qu’une fois (en 1976), mais qui a régulièrement été des grands rendez-vous et a eu des prestations plus convaincantes. En cinq rencontres entre les deux pays, l’Afrique du sud a été plus forte une seule fois.

Egypte et République démocratique du Congo (RDC) sont deux anciens clients de la CAN. Ce sont d’ailleurs les deux records de participations à la CAN, avec respectivement 25 et 24 participations. Les Pharaons trônent sur le toit de l’Afrique avec sept titres (en 25 participations). Ils ont connu leur période de gloire au milieu de la première décennie 2000, en alignant trois titres consécutifs : 2006, 2008 et 2010. Mais depuis, même si l’Egypte dispose d’une des meilleures équipes du continent, elle peine à s’imposer. Mohammed Salah, une des légendes actuelles du football mondial, n’a pas pu imprimer la 8ème étoile de son pays en février 2022 à Yaoundé. Perdant en finale contre le Sénégal. C’est donc une Egypte revancharde qui a atterri en Côte d’ivoire. Pour y parvenir, il faudra d’abord battre la RDC. La tâche semble facile pour ceux qui, dans l’histoire de leurs confrontations, comptent six victoires sur les huit matchs, pour deux nuls. La RDC, elle, peut se targuer d’avoir été parmi les premiers pays africains à jouer la Coupe du monde. Mais les ambitions des enfants du Maréchal Mobutu ont été refroidies par une cuisante défaite (). La plus pire des défaites en phase finale de Coupe du monde. L’ancien Zaïre se bat à rester dans la cour des grands, mais réalise généralement des participations à la Coubertin.

Des Mourabitounes assoiffés de gloire

Dans ces quarts de finale, on retrouvera également des affiches plus ou moins inégales, ou rares au ballon rond. Il y a par exemple Guinée-Guinée équatoriale. Deux pays aux noms presque identiques, qui se sont rarement rencontrés au football. Si la Guinée est présentée par le journaliste Guy Nsigué dans son livre « Les cadors de la CAN», il reste que le pays de Titi Camara qui est un client très régulier de la CAN, n’a jamais soulevé le trophée final. Pas mieux pour son adversaire de demain qui est un jeune loup dans cette cour des grands. Le Nzalang nacional n’est qu’à sa 4ème participation à la fête du football africain. Mais plus que jamais, Emilio Nsué et ses coéquipiers sont de sérieux candidats au trophée final cette fois-ci. La Guinée équatoriale qui avait déjà initié la série noire de l’Algérie depuis la CAN 2021 au Cameroun en battant le champion en titre dès le premier match, et qui n’ont été éliminés qu’en quart de finale comme en 2012, ont continué sur la même lancée au rendez-vous ivoirien. Le même traitement a été infligé à la Côte d’ivoire (4-0). De quoi révolter le peuple ivoirien qui est descendu dans la rue manifester son courroux contre son équipe. Avec des actes de vandalisme et la clé la démission de l’entraîneur national, Jean Louis Gasset. La Guinée équatoriale, bien qu’étant encore un bleu à la CAN, a déjà terminé 4ème (en 2015) et entend faire mieux cette fois-ci.

Dans ce même registre, on retrouve Angola et Namibie. Deux voisins des plus inégaux sur le terrain de football. L’Angola est un habitué des arènes de football, même si son nom n’a jamais figuré parmi les grands noms du ballon rond continental. En face, la Namibie a tutoyé ses adversaires du premier tour au point de forcer une place au second tour, au moment même où un vieux routier comme la Côte d’ivoire multipliait les calculs.

Cap vert-Mauritanie est une confrontation pour le moins rare. Deux voisins qui sont sur une pente ascendante. La Mauritanie a beaucoup investi sur le football jeune au cours de la dernière décennie, et les résultats commencent à se faire ressentir chez les séniors. Les Mourabitounes ont l’une des équipes les plus jeunes du tournoi et ont essayé d’exister dans un groupe D qui comprenait tout de même l’Algérie, championne 2019. Et les Mourabitounes ont pu se tailler une place parmi les meilleurs troisièmes, là où les Fennecs ont terminé derniers du groupe.

Affiches des 8ème de finale
Samedi 27 janvier
Angola-Namibie
Nigéria-Cameroun

Dimanche 28 janvier
Guinée équatoriale-Guinée
Egypte-RDC

Lundi 29 janvier
Cap vert-Mauritanie
Sénégal-Côte d’ivoire

Mardi 30 janvier
Mali-Burkina
Maroc-Afrique du sud

Affaire du drapeau camerounais : l’UPC dénonce une déstabilisation des institutions

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Le parti historique a joint sa voix à celle du peuple camerounais pour dénoncer cet acte de TV5 Monde. Faisant le point du déroulement de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 qui se joue actuellement en Côte d’ivoire, le 23 janvier dernier au cours de l’émission « 64’ LE MONDE EN FRANÇAIS », la chaine de télévision « TV5 Monde » a présenté devant le Cameroun un drapeau bleu-blanc. Une curiosité tant le drapeau du Cameroun n’a jamais porté ces couleurs. Si ces couleurs éloignées du vert-rouge-jaune dont se reconnait le Cameroun, n’ont jamais été utilisées par le pays de Um Nyobè au cours de son histoire, plus grave, le drapeau affiché dans ce tableau fait référence à l’Etat virtuel d’Ambazonie dont se revendiquent les sécessionnistes qui sèment la terreur dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Un incident qui a provoqué l’ire des Camerounais. Sur les réseaux sociaux et sur la place publique, les dénonciations font se multiplient. L’Union des populations du Cameroun (UPC) ne pouvait rester insensible à cette situation : « L’ UPC condamne et dénonce toutes les stratégies visant la déstabilisation du Cameroun et ses Institutions », peut-on lire dans un communiqué signé de Robert Bapooh Lipot, son secrétaire général. Le parti historique a de quoi se révolter, tant cela relève d’un incident diplomatique. Cela survient dans un contexte marqué par la résistance qu’opposent les combattants sécessionnistes aux forces de défense et de sécurité camerounaises, depuis le déclenchement de la folie meurtrière en novembre 2016.

Sur le même sujet: Incident: TV5 remplace le drapeau camerounais

Pour l’Union des populations du Cameroun, il s’agit ni plus ni moins de la promotion de la sécession contre laquelle se bat l’Etat du Cameroun. Et « la promotion des emblèmes non reconnus par la Constitution du Cameroun participe de la légitimation d’une planification de la partition de notre Pays ». Cela est d’autant plus pertinent que les grandes puissances et l’Occident en général disent accompagner le Cameroun dans la guerre contre les séparatistes qui se réclament de l’Ambazonie, mais peu d’entre eux s’engagent véritablement. La preuve, les donneurs d’ordre vaquent librement à leurs occupations dans ces pays. Pour ce qui est de la France, pays qui abrite TV5 Monde, elle essaie de se démarquer dans le lot, et n’admet aucun leader sécessionniste sur son sol. Mais l’incident du 23 janvier commande de rester vigilent. L’ambassadeur du Cameroun en France a dénoncé cet incident, et la chaîne de télévision dirigée par la Camerounaise Denise Epote, a présenté ses excuses, rejetant « l’erreur » sur un stagiaire, mais pour le peuple camerounais, et davantage pour le parti qui a combattu pour l’indépendance du Cameroun, le mal est lourd de sens.

Zonzs industrielles: la Magzi menace d’expulser certaines entreprises

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Cette institution est sur le point de résilier les conventions de bail de certaines industries pour des arriérés locatifs qui affectent sa performance.

 La Mission d’ Aménagement et de Gestion des Zones Industrielles (Magzi) menace d’expulser les entreprises insolvables. Dans un communiqué, son Directeur Général, invite les responsables des entreprises concernées à « prendre toutes les dispositions nécessaires, à l’effet de s’acquitter de l’intégralité de leurs dettes dans le délai convenu, faute de quoi les actions en résiliation de leurs conventions de bail et de recouvrement forcé des sommes dues seront engagées à leur encontre conformément à la loi ». Christol Georges Manon affirme en réalité que les impayés  de ces entreprises  installées dans les zones industrielles dont elle a la charge, causent « un énorme préjudice financier à la Magzi et compromet gravement la réalisation de ses objectifs de performance ».

 Le paiement des redevances locatives  est fixé au 31 janvier 2024 au titre du premier semestre 2024, ainsi que les arriérés précédents. Le manager ne précise pas le montant des impayés. Mais il indique que« bon nombre de ces entreprises accusent plusieurs semestres de non-paiement de leurs redevances locatives ».   Au 30 juin 2023, un examen des états financiers de cette structure effectué à l’occasion de la 9e session de son conseil d’administration, avait déjà mis en évidence l’existence d’un important stock d’arriérés locatifs d’un montant d’un peu plus de 3,2 milliards FCFA.

Cette démarche du DG de la Magzi, est en cohérence avec les recommandations du rapport 2022 de la Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises du secteur public et parapublic. La CTR a prôné l’amélioration des méthodes de recouvrement des recettes auprès des opérateurs installés dans les zones industrielles afin de  renforcer les performances de l’entreprise qui affiche une courbe croissante. Au 31 décembre 2023, les résultats financiers de la Magzi qui dispose actuellement de 11 zones industrielles dans 9 régions réparties sur 1454 ha, affichaient un chiffre d’affaires d’un peu plus de 2,8 milliards FCFA. Soit en hausse +19% grâce à une augmentation de ses recettes non locatives de l’ordre de +70%, pour un bénéfice de 73,7 millions FCFA. L’entreprise présentait ainsi un résultat positif après trois années de contre-performances.  Une évolution également attribuable à l’augmentation de ses capitaux propres de 1 milliard FCFA, passant de 20 milliards FCFA en 2021 à 21 milliards FCFA.

La question de non acquittement des frais locatifs  est une problématique récurrente au sein de la Magzi. En 2018, le  DG avait adressé une mise en demeure aux entreprises installées dans les zones industrielles du pays. Ceci du fait d’une enveloppe globale d’arriérés de loyers estimée à plus de 600 millions de FCFA.

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