samedi, juin 6, 2026
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Cameroun : Les prix des hydrocarbures augmentent de 15%

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Les prix des produits pétroliers sont revus à la hausse depuis ce 2 février 2024. Le prix du litre de super est de 840Fcfa et celui du gasoil de 828Fcfa. Soit une augmentation de l’ordre de 15%. Seuls les prix du pétrole lampant (350F) et du gaz domestique (6500F) restent ceux jusqu’ici pratiqués. C’est le résultat des concertations tenues ce jour entre les ministres en charge des finances, du Commerce et des hydrocarbures et les syndicalistes, au siège de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph).

Selon les premières explications, par ce relèvement de ces prix, il est mis fin aux subventions jusqu’ici pratiquées par le gouvernement et qui étaient toujours mal pris par les bailleurs de fonds, notamment le Fonds monétaire international (FMI). Et des explications données par marie Françoise Ewolo, éditorialiste à la Cameroon radio television (Crtv), « cela règle définitivement la question du manque à gagner et donc écarterait l’éventualité d’une autre hausse des prix des hydrocarbures à l’échéance 2025». De quoi rassurer éventuellement une opinion nationale qui subit l’inflation galopante depuis des années. D’autant plus que l’ardoise de la subvention devenait lourde pour le budget de l’Etat, et les partenaires au développement ne s’accordaient plus avec les gérants des affaires publiques camerounaises. Et Paul Biya avait fini par céder.

C’est donc une mesure qui ne surprend pas d’autant plus que dans son discours de fin d’année 2023, Paul Biya avait déjà allumé les signaux. « Dans le but de maintenir les prix à la pompe à leur niveau actuel,…l’Etat doit, au prix d’importants efforts financiers, fortement subventionner les importations de produits pétroliers», avait prévenu Paul Biya dans son discours à la nation le 31 décembre 2023. Or « le poids de ces subventions pèse lourdement sur notre budget et rétrécit considérablement les ressources dont nous avons le plus grand besoin, pour apporter des réponses aux autres problèmes auxquels nos populations sont confrontées». Indiquant que «la subvention des prix des produits pétroliers se situaient à 1000 milliards de francs CFA en 2022, a été réduite à environ 640 milliards de francs CFA en 2023 ». Une réduction significative, mais qui « continue de peser significativement sur le Trésor public», avait relevé le président de la République. Alors « nous n’aurons d’autre choix que de la réduire de nouveau», avait avisé le président de la République. En promettant de sauvegarder les intérêts des couches vulnérables.

Carrière : Toko Ekambi prend sa retraite international, Eto’o réagit

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Toko Ekambi ne jouera plus pour les Lions

Ça y est ! Toko Ekambi et les Lions indomptables, c’est fini. L’attaquant des Lions indomptables a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale et donc avec la sélection nationale. Agé de 31 ans, Karl Toko Ekambi met ainsi un point final avec le drapeau vert-rouge-jaune, après l’avoir défendu neuf années durant, depuis l’ère Volker Finke. En tout, l’homme aura joué 61 matchs, pour 15 buts. avec à la clé un trophée de champion d’Afrique arraché en 2017.

Ce au lendemain d’une Coupe d’Afrique des nations qui a vu le Cameroun se faire éliminer en 8ème de finale par le Nigéria. Dans une partie largement dominée par les Super Eagles. Le Cameroun qui n’a atteint cette étape que grâce à un coup de génie en dernier match de groupe contre la Gambie (3-2). De quoi se sauver des calculs en vue d’une place de meilleur 3ème. Les deux premiers matchs ayant été mal négociés : un nul (1-1 face à la Guinée) et une défaite (contre le Sénégal). Dans cette CAN, Toko Ekambi n’aura pas été prolifique comme la dernière CAN jouée au Cameroun. L’homme qui avait terminé co-meilleur buteur avec Vincent Aboubakar (huit buts), s’est contenté d’un but contre la Gambie, après avoir souffert à prendre le contrôle du jeu contre la Guinée.

Hommage

L’homme à qui le Cameroun doit sa qualification pour la Coupe du monde 2022, sort presque par la petite porte. L’homme qui crucifia l’Algérie à Blida en inscrivant un but dans les dernières secondes a à peine essayé de réveiller l’attaque des Lions indomptables dans le match épique contre la Gambie en marquant le premier but camerounais, n’a pas pu multiplier les occasions similaires. Dans une sélection du Cameroun cherchant péniblement ses repères d’antan, a préféré céder la place, au moment où le manager sélectionneur parle de rajeunissement de la sélection.

En réaction, Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), a salué la carrière de son poulain : « très cher Karl, tu as décidé de prendre ta retraite internationale à 31 ans après avoir tout donné pour le plus beau pays du monde. Merci de nous avoir permis de rêver ; merci pour ton leadership, merci d’avoir orienté les plus jeunes, merci d’avoir aidé le sélectionneur à construire un groupe au-delà des individualités. Bonne continuation champion », lui a-t-il rendu hommage sur facebook.

Désormais, le numéro 12 des Lions indomptables assistera aux matchs des Lions indomptables en spectateur. L’ancien joueur de l’Olympique lyonnais continuera sa carrière avec Al-Ettifaq FC d’Arabie saoudite. C’est le championnat qui recueille la plupart des anciennes gloires du football.

Eau potable: la vétusté des installations fait perdre 78 milliards à Camwater en 3 ans

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La Cameroon Water Utilities (Camwater) fonctionne au rabais. Présent sur un marché évalué à 164 milliards de F en 2021, où elle est en situation de quasi monopole, cette entité publique chargée de la production et de la vente d’eau potable, n’exploite que 21% du secteur de l’eau potable au Cameroun. Les services qu’elle propose sont d’une inefficience criarde. D’après la Commission technique de réhabilitation des entreprises publiques (Ctr), la Camwater perd pratiquement plus de la moitié de l’eau qu’elle émet dans le réseau de distribution. «Les causes de cette importante déperdition sont les fuites d’eau, la vétusté du réseau de distribution, et les fraudes diverses qui réduisent considérablement les quantités d’eau distribuées», précise la CTR. Les conséquences sont lourdes. Sur les 3 derniers exercices, l’entreprise a perdu 78 milliards de FCFA. Soit 26 milliards chaque année depuis 2019.  A en croire la commission susmentionnée, «Cette situation ne permet pas à l’entreprise de régler ses dettes dont le niveau global a augmenté de 14,60%».

Un problème persistant

La problématique n’est pas nouvelle. Le nouvel exécutif porté par Blaise Moussa nommé en 2022, a, dès les premiers mois de sa gestion, engagé des actions pour résorber la crise financière induite  par les fraudes hydrauliques et la vétusté du réseau. Il a tout d’abord identifié les principaux foyers de fraude que sont Douala et Yaoundé, ainsi que les principaux acteurs qui se livrent à ces activités illégales. Cette enquête a révélé que la grande majorité des fraudeurs se recrutent  au sein de l’entreprise. «Les fraudes massives ont atteint des proportions inquiétantes. Elles sont la conséquence de la complaisance, des défaillances graves et de la complicité du personnel responsable des unités de distribution», détaille Blaise Moussa, directeur général de Camwater dans une note interne publiée en novembre 2022. 

Par la suite, afin de mettre un terme à ce fléau, le dirigeant a formulé quelques recommandations. «J’engage tout le personnel de la Camwater et tout particulièrement ceux commis au développement, à l’exploitation, la surveillance et la sécurité des unités de distribution, à plus de rigueur, d’abnégation et de professionnalisme. (…) de manière générale, chacun des personnels de la camwater doit se sentir obligé de contribuer à la lutte contre la gangrène qu’est la fraude de l’eau potable. En tout état de cause, tous les contrevenants s’exposent à des sanctions disciplinaires et financières sans préjudice de poursuites judiciaires, en cas d’implication établie», a-t-il annoncé.

 Les résultats financiers de l’entreprise pour le compte de l’exercice budgétaire 2022 n’étant pas disponibles, en raison du retard accusé dans l’organisation des organes sociaux, il est difficile de savoir si les mises en garde du directeur général ont eu un impact. Toutefois, en janvier 2023, ce dernier a annoncé que l’entreprise qu’il dirige a réussi à identifier des factures frauduleuses d’un montant de 123  millions de FCFA. «La Direction Générale de la Camwater informe le public que près de 1000 cas de fraudes ont été constatés sur son réseau au cours des mois de Novembre et Décembre 2022. Dans ce cadre, les factures de pénalité appelées factures-fraudes ont été émises à hauteur de 123 033 137 FCFA dont 10 707 047 FCFA ont été recouvrés », indique la Camwater dans un communiqué publié en janvier 2023.

Situation financière

Camwater est une entreprise fortement endettée. A la clôture de l’exercice 2021 son endettement envers les bailleurs de fonds étrangers s’est établi à 289,3 milliards de Fcfa et envers la CAA à 88,3 milliards de Fcfa. Son principal débiteur est l’État dont la facture s’élève à 16,7 milliards en Fcfa. Soit une augmentation de 8,81% par rapport à 2020, ou cette dette  a culminé à 15,4 milliards. A la fin de l’exercice budgétaire 2021, la Camwater comptait 1276 agents pour une masse salariale 15,9 milliards de F. Des charges qui ont absorbé la quasi-totalité de la valeur ajoutée conduisant l’entreprise vers un résultat net déficitaire (- 11,8%).

  Cemac: la BEAC envisage une règlementation adaptée aux fintech

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La banque centrale vient  d’organiser une concertation à Douala avec les acteurs de ce secteur  dont le montant des  transactions en forte croissance ces dernières années,  se situe  à 4700 milliards en 2022.

 La finance   digitale encore appelée fintech est en pleine expansion dans la sous-région ces dernières années.   Selon les données de la Banque des Etats de l’Afrique centrale ( BEAC),  la Cemac comptait  en 2022, 498 prestataires de services de paiement déployant plus de 37 millions de comptes pour 2,4 milliards  transactions d’un montant de  4700 milliards de FCFA. Soit une évolution de plus de 800% en cinq ans. Ces données renseignent également que les virements instantanés de la monnaie électronique ou  mobile money  est le moyen  le plus utilisé.  Ils représentent en effet  plus de 96% des transactions (2,3 milliards d’opérations)  contre 2% des transactions pour le virement bancaire classique et cartes.

Seulement,  «  bien qu évoluant dans un environnement de fourniture de services bancaires  et financiers traditionnellement très réglementé, ces entreprises n’ont pas toujours conscience  de la nécessité d’entretenir des liens avec les régulateurs en charge des différentes composantes de l’écosystème bancaire et financier de la Cemac, sans lesquels le développement de leurs activités sera freiné en l’absence d’un cadre légal et réglementé adapté », souligne Jean-Clary Otoumou, directeur de l’exploitation BEAC. C’est pour écouter les contraintes et les besoins des fintech que la BEAC a organisé du 29 au 31 janvier dernier à Douala, la première édition du CEMAC FINTECH FORUM.   Cette édition  qui avait pour thème central, « accélérer l’inclusion financière dans la sous-région » a permis à ces acteurs de la  billetterie, paiement de factures, paiement des salaires, frais de scolarité, paiement des polices d’assurance etc de s’exprimer ouvertement. Et pour Cesar Zinga promoteur de la fintech Mapossa, au-delà de la réglementation,  il faut des institutions spécifiques à ce secteur d’activité.  « Aujourd’hui le régulateur a institué la Cobac comme gendarme. Je pense que la Cobac est très bien pour les banques mais il faudrait le gendarme des établissements de paiement ». 

La BEAC entend mettre en place un cadre règlementaire adapté à ces fintech, avec pour  entre autres visées, encourager l’inclusion financière dans la sous-région. L’un des enjeux  étant notamment ceux liés à la sécurité.  « Il est majeur à plusieurs titres. D’une part, il faut permettre aux entrepreneurs locaux de saisir cette niche d’opportunités pour développer des entreprises qui seront structurées, pérennes et rentables. D’autre part, il faut garantir la traçabilité, l’usage et la sécurité de l’argent qui passe ainsi par des canaux immatériels. L’utilisateur de ces outils et services doit pleinement en avoir confiance», a indiqué Protais Ayangma, Co-président du Gecam.

Réactions

Jean-Clary Otoumou, directeur de l’exploitation BEAC

 « Notre objectif est que 75% de la population de la cemac ait un compte en 2030 »

« Notre ambition c’est de réguler. On attendra de voir quels sont les objectifs  des fintech. Nos objectifs à long terme, c’est à dire d’ici 2030 ans, c’est que 75% de la population de la cemac puisse avoir un compte bancaire, un compte de paiement et un instrument électronique de paiement. Il y a une stratégie  d’inclusion financière  qui a été adoptée par tous les pays  de la Cemac. On a commencé  à la déployer cette année. Il y a déjà des résultats. Tous les mobiles money de la zone sont interconnectés aujourd’hui.  Donc vous pouvez envoyer de l’argent à votre grand-mère qui est au fin fond du pays. Donc on a interconnecté les infrastructures du Tchad, Cameroun,  Gabon,  Guinée équatoriale  pour les gens qui transportaient leur argent pour se déplacer de la manière la plus simple possible. Il reste une petite brique pour que l’écosystème, l’infrastructure soit complète.  Celle-là c’est le paiement.  On ne sait pas encore faire l’acceptation  avec le mobile money comme on le fait avec les cartes.  »

 Cesar Zinga,  CEO d’une Fintech

 « C’est  l’opérationnalité de la réglementation qui pose problème»

 « Nous particulièrement à Mapossa, nous sommes une fintech qui s occupé du B to C. Ça signifie que nous récupérons les SMS de transactions pour les camerounais notamment les portes monnaie électroniques et sur chaque SMS nous nous permettons de mettre une catégorie de manière conceptuelle. Nous avons eu des difficultés notamment sur la technologie mais heureusement l’intelligence artificielle est arrivée à son apogée. Le premier problème pour la fintech c’est le financement. Nous n’avons pas de venture capital au Cameroun et en Afrique Centrale sur lesquelles on peut lever des fonds. Le deuxième problème c’est la compétence. On n’a pas des personnes qui sont capables de comprendre ce qu’est qu’une activité produit. Le dernier problème qui est très rare et mal compris c’est la culture start-up. C’est une manière de penser, d’agir qui repose fondamentalement sur le savoir être que le professeur Ebenezer Njoh Mouelle nous disait dans son livre de la médiocrité à l’excellence. Je pense que la réglementation actuelle est favorable aux fintech. Par exemple dans l’article 7 de la réglementation sur les établissements de paiement. On dit aux portes monnaies électroniques d’informer instantanément les personnes qui ont fait l’ordre de paiement. Je pense que la réglementation est très bonne mais le problème se situe à un autre niveau. C’est-à-dire l’opérationnalité de cette réglementation.»

MTN et ses partenaires investissent 71 millions pour des pavés écologiques

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L’entreprise a rétrocédé au Minesec, un atelier de transformation des déchets plastiques en pavés écologiques d’une capacité de production de 300 pavés par jour construit au Lycée Polyvalent de Bonaberi.

LeMinistère des Enseignements Secondaires (Minesec) a désormais dans sa carte scolaire, un  nouveau cadre pratique permettant aux élèves d’appliquer leurs compétences théoriques. Un atelier de fabrication des pavés écologiques construit et équipé au Lycée Polyvalent de Bonabéri à Douala par les employés et les partenaires de MTN Cameroon vient en effet d’être rétrocédé au Minesec.

 L’infrastructure a été présentée lors de la cérémonie de rétrocession  tenue le 26 janvier 2024 à Douala.  L’atelier est équipé d’un incubateur composé de cinq machines, notamment un broyeur pour fragmenter les déchets plastiques et un convoyeur à froid pour transporter le mélange de déchets plastiques et sable vers le malaxeur. L’infrastructure va servir à transformer en pavés écologiques, les bouteilles et autres objets en plastique collectés dans la ville de Douala et ses environs. Ceci, pour  une capacité de production de 300 pavés par jour. Ces pavés seront ensuite utilisés pour améliorer le cadre de vie dans des établissements secondaires de la ville, voire, pour l’aménagement ou la réhabilitation de routes secondaires.

 Il s’agit là d’un investissement financier de 71 millions FCFA. Les fonds ont été collectés pendant les 21 Days of Y’ello Care, programme annuel de volontariat et d’engagement social des employés de MTN.  D’importants dons en nature ont également été reçus de différents partenaires de MTN Cameroon dont 1200 tonnes de ciment offertes par DANGOTE, et des matériaux électriques apportés par CHINT. Pour l’utilisation de fonds, environ 48 millions de FCFA ont été investis dans les travaux de construction  et 13 millions de FCFA pour l’achat de matériel.

Cet atelier du Lycée Polyvalent de Bonaberi a été construit et équipé en juin 2023 par les employés et les partenaires de MTN Cameroon dans le cadre des 21 Days of Y’ello Care.  Pour Mitwa Ng’ambi, Directrice Générale de MTN Cameroon, «autant l’initiative participe de notre volonté d’accompagner les politiques gouvernementales pour l’éducation nationale, autant elle s’intègre dans la vision globale du groupe MTN, tant en matière de responsabilité sociale d’entreprise qu’en ce qui concerne l’engagement pour un développement durable ».

En plus du Lycée Polyvalent de Bonabéri à Douala, MTN Cameroon a également réhabilité le Centre Social de Yaoundé 5. L’ouvrage a été rétrocédé au ministère des Affaires Sociales au mois d’octobre dernier.

Réaction

Mitwa Ng’ambi, Directrice Générale de MTN Cameroon

 «  Les élèves pourront devenir des gardiens de l’environnement »

« L’Atelier de production permettra de transformer en pavés écologiques, les bouteilles et autres objets en plastique collectés dans la ville de Douala et ses environs; avec une capacité de production de 300 pavés par jour. Les pavés ainsi produits seront utilisés pour améliorer le cadre de vie dans des établissements secondaires de la ville, voire même, pour l’aménagement ou la réhabilitation de routes secondaires.  MTN Cameroon entend lancer dans les prochains jours, une campagne d’engagement visant à encourager les habitants de la ville de Douala à contribuer à l’initiative en donnant de la valeur et une nouvelle vie à leurs bouteilles et objets en plastique.  L’idée de l’Atelier de production de pavés écologiques que nous ouvrons officiellement ce jour vient du Professeur Pauline Nalova LYONGA. Dans sa vision pour la professionnalisation des enseignements, elle souhaite établir un exemple d’atelier pratique et moderne qui pourrait être dupliqué dans d’autres établissements scolaires à travers le pays et a porté son choix sur MTN Cameroon pour accompagner le Ministère des Enseignements Secondaires dans la réalisation de ce projet. L’atelier de production de pavés écologiques du Lycée Polyvalent de Bonaberi est un catalyseur pour l’éducation, qui donnera aux élèves les moyens de devenir des gardiens de l’environnement, et des champions pour un avenir plus propre et plus durable. Dans ce campus scolaire, ils apprendront désormais la science de la gestion des déchets, l’art du recyclage et le pouvoir de l’action collective. Ils assisteront directement à la métamorphose du plastique, le voyant passer de la pollution au pavé, symbole tangible de leur impact. Ce projet donnera également la possibilité aux associations de personnes vivant avec un handicap de se positionner en tant que collecteurs de déchets plastiques. »

Connectivité: Orange, palme d’or du meilleur débit internet en 2023

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Les abonnés d’Orange Cameroun et MTN Cameroun ont bénéficié des meilleures performances globales de l’Internet mobile au Cameroun en 2023. Cette assertion découle de plusieurs tests de performances réalisés par les équipes de nPerf blog, en mesurant via nPerf Internet Speed Test,une application gratuite permettant d’évaluer la qualité de la connexion Internet, les débits descendants, la latence et les débits montants. On entend par débit descendant, la quantité de données que votre connexion peut recevoir en une seconde. Concrètement, plus la mesure est élevée, meilleur est le débit de la connexion. Sur cet indicateur, les débits d’Orange Cameroun se sont établis à 8.9mb/s et ceux de Mtn Cameroon à 8.85mb/s. Camtel a enregistré le score le plus bas avec un débit de 3,04mb/s.

La latence quant à elle, est  le temps nécessaire à un petit paquet de données pour effectuer un aller-retour entre votre ordinateur et votre serveur de test de débit. «Plus le résultat est faible, plus la connexion est réactive. La latence est mesurée en millisecondes», précise nPerf blog. Sur ce segment, ce sont Camtel et Orange qui remportent la palme d’or avec des scores moyens respectifs de 88,99 millisecondes (ms) et 90,34 millisecondes. MTN occupe la dernière place avec une vitesse de 126,06 millisecondes. Pour établir son classement, nPerf blog a également pris en compte le débit montant qui est la quantité de données que votre connexion peut envoyer en une seconde. A l’instar des débits descendants, plus la mesure est élevée, meilleur est le débit de la connexion. Les données compilées via nPerf  montrent qu’au 31 décembre 2023, c’est Mtn qui a le meilleur débit montant (4,53 mb/s), suivi de Orange (4,05 mb/s) et Camtel (2,17mb/s).

Navigation et streaming

La qualité de streaming a également été passée au scanner en insistant sur les visionnages enregistrés sur Youtube, la plateforme de visionnage de vidéos la plus populaire au monde. «Le test nPerf évalue la qualité de streaming sur YouTube en mesurant trois résolutions différentes : 360p (définition standard), 720p (haute définition) et 1080p (haute définition complète). La note globale est dérivée d’une moyenne de ces trois tests, garantissant une mesure exhaustive des performances de streaming sur différentes qualités de vidéos», peut-on lire dans le rapport. Sur ce segment, ce sont Orange et Mtn qui ont offert la meilleure expérience de streaming vidéo au Cameroun avec des scores respectifs de 67. Bien loin devant Camtel qui arrive en dernière position avec 31,49%. Les derniers tests réalisés par les équipes de nPerf ont permis d’évaluer la qualité de la navigation sur internet. Avec des scores respectifs de 30,98% et 31,65% Orange et Mtn ont bénéficié des meilleures performances de la navigation web, «équivalent à un temps de chargement moyen de page Web de 7 secondes», rappelle nPerf. Camtel referme le classement avec une note de 14,61%. Le classement qui découle de l’analyse de tous les critères sus-évoqués place Orange Cameroun en  tête avec 27 114 points. La filiale locale de l’entreprise française Orange est suivie de Mtn Cameroun qui a eu un score de 26 389 points et de Camtel qui referme le classement avec 8 058 points.

Contraste

Initialement développé par la société américaine Hewlett-Packard, l’application nPerf est une application logicielle qui permet de tester la bande passante réseau entre deux hôtes d’un réseau. Elle fournit un certain nombre de tests prédéfinis, par exemple pour mesurer le transfert de données en masse (unidirectionnel) ou les performances de réponse aux demandes.  Bien que les données obtenues en utilisant nPerf sont régulièrement prises en compte dans les classements des meilleurs fournisseurs d’internet en France et ailleurs, au Cameroun, elles contrastent avec l’insatisfaction des consommateurs qui pestent régulièrement contre la qualité d’internet. En mai 2023, les quatre principaux opérateurs présents sur le marché local de la téléphonie mobile et de la fourniture d’internet ont écopé d’une sanction globale de 6 milliards de Fcfa pour des manquements récurrents dans la fourniture des services d’appels et d’internet.

Sécurité alimentaire : 52 milliards pour l’aménagement de zones agricoles dans l’Adamaoua

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Minepat-Alamine-Ousmane-Mey

Le 30 janvier 2023, le ministre Alamine Ousmane Mey, a signé deux conventions de financement avec la Standard Chartered Bank de Londres. La première, est un crédit-acheteur d’un montant de 50 milliards de FCFA, la deuxième, un crédit commercial de séjour de deux milliards, qui vient compléter le package financier, pour un total de 52 milliards. Cette mobilisation financière, sera allouée au projet de d’aménagement de 15 280 hectares de périmètres hydro agricoles dans l’Adamaoua. En effet, il est question de construire un système d’irrigation d’importantes surfaces cultivables, près de 100 kilomètres de routes, mais également d’unités de production. La réalisation de ce projet implique aussi, la production des intrants nécessaires au développement de l’élevage, l’achat d’équipements agricoles, ainsi que l’élaboration d’une étude financière, à l’effet de garantir l’emploi de jeunes et la commercialisation des produits agropastoraux. Bien que les détails sur les délais, début de réalisation et de livraison n’aient pas été données, le directeur du groupe d’entreprises adjudicataires, Incatema/Incatuk, a rassuré que ses équipes sont déjà à pieds d’œuvre, pour concrétiser cette ambition.

Selon le ministre, la réalisation de ce projet est assez primordiale dans la mesure où, « 11% de la population camerounaise reste confrontée à une insécurité alimentaire aiguë. Ce qui représente près de 3 millions de personnes que l’analyse du Cadre harmonisé de mars 2023, répartit principalement entre l’Extrême Nord le Nord-Ouest et le Sud-Ouest » Pour rappel, cette mobilisation financière servira à réaliser la première partie d’un programme qui va aller jusqu’à 35 000 hectares de terre, qu’il faudra aménager pour développer l’agriculture Les trois départements concernés par cette première phase sont entre autres, la Vina, le Mbéré, le Faro et Deo, dans la région de l’Adamaoua. Par ces conventions de financement, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire rassure que, « Le Cameroun voudrait accélérer la mise en œuvre de sa politique d‘import substitution. Il faut donc produire localement, il faut produire davantage, il faut satisfaire la demande au niveau national, pour réduire les importations au moment ou le Cameroun a des avantages comparatifs immenses dans le domaine agricole». Ces accords de financement ont été signés en présence du Haut commissaire du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord au Cameroun, et de l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Cameroun, du directeur de l’agence du gouvernement britannique des crédits à l’exportation et bien d’autres partenaires

Beac: la succession en eaux troubles

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Selon le statut de la Beac, le gouverneur de la Banque centrale est nommé par la Conférence des chefs d’Etat de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, sur proposition du Comité ministériel de l’Umac, après avis conforme du conseil d’administration, statuant à l’unanimité.
Le gouverneur, dispose le statut sus-évoqué, est choisi en raison de ses compétences dans les domaines économique, juridique, monétaire ou financier, sur la base d’une liste de trois candidats présentés par l’Etat attributaire suivant le principe de rotation par ordre alphabétique des Etats membres.
Sauf que de Casirmir Oyé Mba- premier titulaire au poste de gouverneur de la Beac [avril 1978-juillet 1990] -, à Abbas Mahamat Tolli, en passant par Jean-Felix Mamaleopt, Philibert Andzembe et Lucas Abaga Nchama, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Conséquemment, le principe n’est plus respecté à la lettre, notamment en ce qui concerne la présentation de trois candidats. Les candidatures de l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama et du Tchadien Abbas Mahamat Tolli sont cités comme des exemples de l’entorse à cette loi.
Par ailleurs, ce principe qui s’applique également à la désignation du vice-gouverneur, du secrétaire général et des directeurs généraux, apprend-on, n’a pas été respecté le 17 mars 2022 par la Guinée équatoriale, le Congo et le Cameroun aux postes de secrétaire général, vice-gouverneur et directeur général du Contrôle général, respectivement.


Entorses


Ces entorses ont frappé à l’œil de la France, partenaire des pays membres de l’Union monétaire de l’Afrique centrale. Selon le panafricain Jeune Afrique, le 9 mai, deux des représentants français au conseil d’administration de la banque centrale régionale ont écrit à Jean-Baptiste Ondaye, le ministre congolais de l’Economie et des Finances, président de cet organe, pour lui rappeler la procédure à suivre pour la désignation des dirigeants, selon les textes communautaires en vigueur.
D’après Djimadoum Mandekor, ancien directeur central (2013-2019) au siège de la Beac et, entre autres, auteur de l’essai : « Pour sortir la Beac de sa gouvernance défaillante », les candidatures aux postes de gouverneur et autres membres du gouvernement doivent être ouvertes. C’est le cas, dit-il, à la banque d’Angleterre et à la banque d’Israël, par exemple. En effet, selon cet ancien cadre supérieur à la Banque centrale, tous les candidats ayant le profil requis doivent pouvoir postuler au poste de gouverneur de la Beac. En outre, une enquête de moralité préalable doit être menée sur les candidats aux postes de gouverneur et membres du gouvernement de la Beac. Cela éviterait des scandales au sein de la banque.
S’agissant du profil du gouverneur de la Beac, en fonction sa compétence peut être établie, moyennant l’existence d’un diplôme d’études supérieures dans l’un des domaines économique, financier entre autres et d’une expérience utile d’au moins dix années dans les domaines suscités, dont au moins cinq années dans une fonction à haute responsabilité au sein d’un organe ou d’une institution.
Le candidat au poste de gouverneur de la Banque centrale pourra également justifier de quinze ans d’expérience dans une fonction à responsabilité au sein d’une institution de l’Umac ou l’un de ses Etats-membres actives dans les domaines monétaire, statistique, bancaire ou financier. Selon Djimadoum Mandekor, ce profil doit être respecté à la lettre. Si un pays ne présente pas la compétence requise, comme cela se fait dans les pays anglophones de l’Afrique pour nommer leurs administrateurs au Fmi, l’on passe au pays suivant.

Afrique centrale : quel Centrafricain pour le poste de gouverneur de la Beac?

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Le mandat du Tchadien, Abbas Mahamat Tolli au poste de gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) expire en mi-février prochain. Nommé-sur proposition des autorités tchadiennes- le 17 février 2017, le neveu du défunt président tchadien Idriss Déby Itno et cousin de l’actuel président de transition, Mahamat Idriss Déby, a remplacé Lucas Abaga Nchama-Equato-guinéen.
Conformément aux textes en vigueur en zone Cemac, l’ancien président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale, à qui l’on prête déjà l’ambition de rejoindre la Banque Africaine de Développement (Bad), a passé 7 ans à la tête de la banque centrale de la sous-région Afrique centrale- constituée du Cameroun, du Congo, de la République centrafricaine, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad.
Il revient donc aux chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale de choisir le futur gouverneur de la Beac, parmi les trois candidats que proposera le centrafricain, Faustin Archange Touadera. En effet, en vertu du principe de la rotation des postes à la tête des institutions communautaires, le poste de gouverneur revient à la République centrafricaine.


Successeur potentiel


A Bangui-capitale politique de ce dernier pays-, certains noms circulent. Leurs profils font également d’eux- à tort ou à raison-, et chacun pris individuellement, le successeur potentiel de Abbas Mahamat Tolli.
Mesmin Koulet-Vickot, l’un d’eux est présenté- au regard de son profil comme l’homme de la situation. Depuis le 1er septembre 2020, cet ancien cadre supérieur de la Banque centrale est le représentant du Fonds monétaire international pour le Sénégal et la Bceao. Avant de rejoindre ce poste, il a été entre 2016 et 2020 économiste principal au département de la monnaie et des marchés de capitaux et au département Afrique du Fmi entre 2009 et 2016.
Lors de son passage à la Beac, Mesmin Koulet-Vickot a occupé la position d’Assistant du vice-gouverneur. Il est diplômé en économie internationale au Centre d’Etudes et de Recherche en Développement international de l’Université de Clermont 1- Auvergne en France.
Comme Mesmin Koulet-Vickot, Bienvenu Marius Roosevelt Feïmonazoui connaît également très bien la Banque centrale. Cet informaticien de formation est arrivé à la Beac en 2005 comme ingénieur d’Etudes et Base de données. Le natif de Bangui a fait ses preuves à plusieurs postes de responsabilités dont celui de directeur général du Contrôle général de la Beac.
Ancien président du conseil d’administration de la Beac et ancien président du Comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale, Herve Ndoba s’est particulièrement fait remarquer en 2022 à l’occasion du concours de recrutement des agents d’encadrement supérieurs de la Beac. Cet ancien ministre des Finances et du Budget de son pays, la Rca a, à moult reprises instruit l’annulation de ce concours pour fraude. Herve Ndoba est titulaire d’un master en Ingénierie financière et cumule une vingtaine d’années d’expérience. Yvon Sana Bangui dont le nom a récemment fuité sur les réseaux sociaux comme le nouveau gouverneur de la Beac cumule également une richesse expérience professionnelle dans le secteur. Le cousin du président Touadera bénéficie de l’attention de ce dernier. Est-ce un atout?


Profil


Maurice Christian Ouanzin fait également partie des profils sûrs pour succéder à Abbas Mahamat Tolli. Il a été nommé par le président Paul Biya, d’alors président de la Conférence des chefs d’Etat de la Cemac, secrétaire général de la Commission bancaire de l’Afrique centrale. Il a fait l’essentiel de sa carrière à la Banque centrale D’autres noms sont évoqués tels que Rameaux-Claude Bireau, l’actuel ministre de la Défense ou Félix Moloua, l’actuel Premier ministre. Le premier est douanier de métier et s’est frotté aux dossiers touchant à la banque centrale lorsqu’il était ministre-conseiller chargé des Affaires économiques. Le second est enseignant. Sans avoir le profil de l’emploi au sens strict, leur proximité respective avec le président centrafricain pourrait également faire de l’un comme de l’autre le successeur du Tchadien.

 Gecam: Célestin Tawamba dévoile ses ambitions

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 L’ancien président du Gicam a finalement déclaré son intention de se présenter aux élections à la tête du nouveau groupement patronal.

 Comme pour répondre à l’appel du  peuple lors d’une présidentielle, Célestin Tawamba dit suivre les aspirations des adhérents du  Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). Dans une correspondance adressée  le 29 janvier 2024 à ces derniers, l’ancien président du Gicam affirme avoir souhaité laissé la place à quelqu’un d’autre. Mais, « Je dois à la vérité, confesser qu’il est des requêtes que le devoir impose d’accepter sous peine de trahisons. Vous avez été nombreux, individuellement ou collectivement, à me demander de prendre ma part de responsabilité, en poursuivant au-delà de la simple porte d’entrée, le processus de solidification de cet important édifice que nous avons construit ensemble », écrit-il

Cette sortie arrive après qu’il ait laissé planer le doute sur son éventuelle candidature  pour diriger le nouveau mouvement patronal.  A l’Assemblée Générale constitutive du  Gecam, le 14 décembre dernier, l’homme d’affaires avait précisément fait des déclarations troublantes.  «  Je me limiterais à accompagner aux côtés du Président AYANGMA la période de transition qui commence dès demain et se termine le jour de la mise en place du prochain bureau », avait –il indiqué, laissant plus d’un penser qu’il se retirerait de l’administration. Mais l’homme cachait bien son jeu.

C’est finalement sans surprises. On s’y attendait après l’aboutissement de  la fusion du Gicam et d’Ecam menée de main de maître par Célestin Tawamba qui ne pouvait plus se présenter à la tête du Gicam après deux mandats.  Or, en créant une nouvelle organisation, il est désormais éligible à intégrer son conseil d’administration.

  En attendant les élections prévues le 9 janvier 2024, Célestin Tawamba  affirme qu’il œuvrera pour  « un patronat rénové ».

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