Lundi 8 avril 2024, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale (Minat) a réuni dans ses services, les directeurs généraux de l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (Antic), d’Orange Cameroun, de MTN Cameroun, d’Orange Money et de MTN mobile Money. Le membre du gouvernement voulait leur faire part des évolutions inquiétantes liées au financement des activités illégales via les services de E-money. A en croire le Minat, plus de 300 millions de FCFA ont transité ces 12 derniers mois via les services financiers mobiles Orange Money et Momo de Mtn, grâce notamment à 450 cartes Sim que possèdent des individus non identifiés. Cet argent a principalement servi à payer des rançons aux auteurs de kidnapping et enlèvements dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie à une crise sécuritaire depuis 2016, et dans l’Extrême-Nord, où la secte islamiste Boko Haram maintient sa présence, malgré la résorption de sa capacité de nuisance par l’armée. Dans les deux premières régions, les militants indépendantistes qui y sèment la terreur, ont perçu 320 millions de FCFA via les services financiers mobiles, au titre de paiement de rançons. Dans l’Extrême-Nord et l’Adamaoua, les ravisseurs ont empoché 75 millions de FCFA.
60 jours pour se conformer
C’est au vu de ce qui précède qu’au sortir de la réunion évoquée supra, Paul Atanga Nji a servi une injonction aux responsables des entreprises susmentionnées. «Le Minat a appelé à la vigilance de ces responsables de la téléphonie mobile, et a ordonné l’identification immédiate des cartes SIM dans ces régions dans un délai de 60 jours.», soulignent les services de communication de ce ministère. Depuis 2016, tout usager qui achète une carte Sim doit fournir une carte d’identité valide pour son identification, afin de pouvoir profiter pleinement des services fournis par les différents opérateurs de téléphonie mobile. Cette mesure a été entérinée, en raison de l’utilisation fréquente des téléphones portables comme détonateur lors de différents attentats perpétrés par la secte islamiste Boko Haram dans l’Extrême-Nord. Sa mise en place a également été motivée par l’utilisation récurrente des services de E-Money dans le paiement et l’encaissement des rançons dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. A en croire le gouvernement, la procédure d’identification des puces de téléphones est l’un des moyens permettant de suivre les traces de ces malfaiteurs.
Contexte
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement rappelle à l’ordre MTN et Orange. En 2021, l’Agence de régulation des télécommunications (ART) a indiqué dans une correspondance adressée à MTN et Orange, que les opérations d’identification des abonnés à la téléphonie ne se déroulent pas dans les normes. Le directeur général de cette institution en voulait pour preuve, le fait que «« Il m’a été donné de constater que certains opérateurs n’utilisent pas le numéro unique règlementaire des cartes nationales d’identité (CNI) dans le cadre de la procédure d’identification des abonnés », a-t-il écrit. En raison de ces irrégularités, l’ART a procédé au 1er trimestre 2019, à la suspension 73 000 numéros non identifiés.
Cette nouvelle interpellation intervient dans un contexte où le Cameroun est, depuis juin 2023, l’un des pays inscrit sur la liste grise des pays soumis à une « surveillance renforcée », dressée par Le Groupe d’action financière (Gafi), l’organisation de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette décision a été fortement motivée par les données qui figurent dans le rapport 2021 de la Commission nationale anti-corruption publié en 2022. Dans ce document, qui repend des données de l’Agence nationale d’investigation financière (Anif), on apprend que le préjudice financier causé au Cameroun par la circulation des flux financiers illicites liés au blanchiment d’argent, au financement du terrorisme et aux trafics divers se chiffre à 135 milliards FCFA. Selon le classement effectué par la même institution, les services de Monnaie électronique occupe le 3e rang des principaux vecteurs du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme au Cameroun, derrière les opérateurs de transfert d’argent et les banques.
L’image a parcouru les réseaux sociaux en mi-journée de ce 9 avril 2024. De gigantesques tas de coton fondant sous l’effet des flammes. Des sapeurs-pompiers à l’œuvre, se battent contre le feu. Il est un peu plus de 12h. Il leur faudra des heures pour parvenir à étouffer le brasier. « À notre arrivée, nous avons trouvé des tas de coton en feu. Trois tas sur 10 sont en feu. Un tas fait environ 500 tonnes», évalue le lieutenant-colonel Patrick Djaoyang Djorwé, commandant du 40ème groupement des sapeurs-pompiers basé à l’Extrême-Nord. Ses éléments sont au four et au moulin pour sauver ce qu’il est possible de sauver. «Effectivement, en faisant le tri sur les tas brûlés, on peut récupérer une bonne quantité selon les responsables de la Sodecoton», indique Patrick Djaoyang.
C’est une opération compliquée tant les causes de l’incendie ne sont pas connues, et le climat ne rassure pas : «Nous nous sommes jetés dans la bataille. Nous pourrons mettre fin aux opérations d’extinction aux environs de 18h ou 19h ; parce que la fumée que nous observons signifie qu’il y a du feu quelque part», a indiqué le lieutenant-colonel Patrick Djaoyang. Situant aux environs de 18h ou 19h la fin de l’épreuve. De quoi confirmer la gravité de la situation dont les causes sont encore dissimulées. « Il faut souligner que la température ambiante et la nature du produit sont à prendre en compte. En avril à l’Extrême-Nord, la température est élevée. Aujourd’hui par exemple, la température affiche 45°C à l’ombre. Il y a aussi le vent qui constitue un facteur aggravant, sans oublier que le coton est un produit hautement inflammable», essaie de comprendre Midjiyawa Bakari, le gouverneur de l’Extrême-Nord voit les choses sous cet angle. Une enquête est ouverte auprès de la gendarmerie nationale pour comprendre l’origine de ce décret. En attendant, la Société de développement de coton (Sodecoton) subit le coup de cet incident. Avec certainement des répercussions sur le rendement de cette entreprise.
Remy-Magloire-Dieudonné-Etoua, nouveau recteur de l'université de Yaoundé I
Maurice Aurélien Sosso n’est plus le recteur de l’université de Yaoundé I. L’homme dont le séjour a déjà été prorogé deux fois des suites depuis l’âge de départ à la retraite, quitte finalement sans avoir un autre point de chute, alors que son alter ego Minkoa She de Yaoundé II qui bénéficiait des mêmes avantages, a été récemment nommé au Conseil constitutionnel. Depuis janvier dernier, la seconde prorogation avait expiré et depuis, le président de la République était resté silencieux. L’homme quitte finalement la scène, laissant derrière lui des combats inachevés, contre entre autres le Dr Fridolin Nké, le Pr Damaris Ngweth,…mais aussi le Pr Jean Bayebeck. Il est remplacé par le Pr Remy Magloire Etoua qui a à peine fini de poser ses valises à la jeune université de Bertoua (nommé en juin 2022).
Adolphe Minkoa She, lui, a bénéficié des décès de Bipoun Woum et Joseph Owona, membres du Conseil constitutionnel. A Yaoundé II, le juriste a été remplacé par Richard Laurent Omgba. A Bertoua, le Pr Dieudonné Pegnyemb va poursuivre l’œuvre de mise sur rail engagée par Remy Magloire Etoua.
Un autre décret nomme un nouveau président du Conseil d’administration à l’université de Douala : il s’agit de Guillaume Ekambi.
Awarding of the sports event with a cup for the winner
Les Héros Sportifs les Plus Emblématiques du Cameroun
Roger Milla : Légende du Football
Roger Milla est sans conteste l’une des légendes du football camerounais. Il est célèbre pour ses performances remarquables lors de la Coupe du Monde de la FIFA 1990 en Italie, où il a impressionné le monde entier avec son talent et son style de jeu unique. Milla a contribué de manière significative à faire connaître le football camerounais à l’échelle mondiale et reste une figure emblématique du sport dans son pays.
Samuel Eto’o : L’icône du Football
Samuel Eto’o, célèbre pour ses prouesses sur le terrain de football, a débuté sa carrière en tant que buteur au Real Madrid. Avec près de 5,2 millions d’abonnés sur Instagram, Eto’o reste l’une des personnalités sportives les plus suivies sur les réseaux sociaux. Outre son succès sur le terrain, Eto’o occupe actuellement le poste de président de la Fédération camerounaise de football, consolidant ainsi son influence et son impact dans le monde du football.
Joel Embiid : La Star de la NBA
Joel Embiid, né en 1994, a rapidement fait sensation dans le monde du basketball en rejoignant les Philadelphia 76ers aux États-Unis. Avec 4,3 millions d’abonnés sur Instagram, Embiid est non seulement un sacré meilleur joueur de la saison de basketball, mais aussi une personnalité influente sur les réseaux sociaux. Son titre de champion buteur de la NBA en 2022 et de joueur défensif de l’année Big 12 en 2014 témoigne de son talent exceptionnel et de son impact sur le sport.
Francis Ngannou : La Puissance des Arts Martiaux Mixtes
Francis Ngannou, représentant les arts martiaux mixtes, est né en 1986 et a connu une ascension fulgurante dans le monde de l’UFC. Avec près de 3,9 millions d’abonnés sur Instagram, Ngannou a captivé le public avec sa force brute et son talent incontestable. Son parcours, de membre de l’équipe MMA Factory à son affiliation à l’équipe Xtreme Couture, illustre sa détermination et son dévouement envers son sport.
Françoise Mbango Etone : Reine du Triple Saut
Françoise Mbango Etone est une athlète camerounaise renommée pour sa domination dans l’épreuve du triple saut. Elle a remporté deux médailles d’or olympiques consécutives aux Jeux Olympiques d’Athènes 2004 et de Beijing 2008, devenant ainsi l’une des rares femmes africaines à défendre avec succès leur titre olympique. Mbango Etone a inspiré des générations d’athlètes camerounais et reste une source de fierté nationale.
Sarah Hanffou : Pionnière du Tennis
Sarah Hanffou est une pionnière du tennis camerounais qui a ouvert la voie à de nombreuses jeunes filles aspirantes dans son pays. Elle a représenté le Cameroun dans de nombreuses compétitions internationales et est devenue une ambassadrice du tennis africain. Hanffou est également connue pour son travail philanthropique visant à promouvoir le tennis et le sport en général auprès des jeunes défavorisés au Cameroun.
Parcours professionnels de ces légendes et l’Impact sur les Paris Sportifs
L’immense popularité de sportifs comme Samuel Eto’o, Joel Embiid et Francis Ngannou se traduit également dans le monde des paris sportifs en ligne. Les fans du Cameroun et du monde entier sont souvent attirés par les performances de ces athlètes et cherchent à placer des paris sur leurs matchs et événements sportifs via des bookmakers comme Betwinner.
Il s’agit d’une plateforme idéale qui offre aux parieurs une variété d’options de paris disponibles sur les matchs impliquant ces légendes sportives. Betwinner est l’un des sites de paris sportifs les plus populaires, offre aux fans un CodePromoBetwinner pour profiter de tous les bonus et promotion et des options de paris sur une variété de sports, tels que le football, le basketball et les arts martiaux mixtes et autres. Avec des cotes compétitives et une gamme étendue d’options de paris, Betwinner s’est imposé comme le choix privilégié des amateurs de paris sportifs du monde entier.
Conclusion
Ces grands héros sportifs du Cameroun ont non seulement réalisé des exploits remarquables sur le terrain, ou sur le ring comme Ngannou qui a été jusqu’au 23 janvier 2022, le Champion du monde de la MMA. Ils ont également eu et continu d’avoir un impact durable sur la société camerounaise et africaine dans son ensemble. Leur détermination, leur talent et leur dévouement ont inspiré des millions de personnes et ont contribué à promouvoir le sport comme un outil de développement et d’unité. Leur héritage perdurera pour les générations à venir, faisant d’eux de véritables icônes du sport camerounais.
La nouvelle est tombée sur les réseaux sociaux comme un couperet : « Sylvie Louisette Ngo Yebel, épouse Founga, a été enlevée et sauvagement tuée au quartier Nsam à Yaoundé». L’adverbe ‘’sauvagement’’ utilisée en raison de ce que le corps de la jeune dame a été retrouvée dépecée dans ce quartier du 3ème arrondissement.
Alors que la novelle parcourt les réseaux sociaux, une source indique que Sylvie Ngo Yebel « a été dépecée par son propre fils d’une vingtaine d’années, surement sous l’effet de stupéfiants». Ajoutant que « ce criminel dit qu’il ne s’entendait pas avec sa mère». On apprend que c’est à la police où il séjourne depuis la mi-journée que le fils aurait fait ces déclarations.
Sylvie Ngo Yebel était en service à la cellule de communication de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac).
narcisse-mouelle-kombi-et les nouveaux dirigeants des Lions indomptables
On pourrait dire que le chien aboie, la caravane passe. Narcisse Mouelle Kombi ne s’est pas laissé influencer par la contestation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a procédé à la signature des membres du staff technique et médical de la sélection nationale fanion masculine ce 8 avril 2024 dans son cabinet, et a aussitôt installé la nouvelle équipe. En l’absence de Samuel Eto’o, ni même de représentants de la Fécafoot. Rien n’a filtré des détails de ce contrat, sauf que Marc Brys y est pour « deux ans et demi, renouvelable », a-t-on appris. Et des sources indiquent que l’employeur du technicien envisage de le reconduire « en cas d’atteinte des objectifs». Il est question de »qualifier le Cameroun à la Coupe du monde 2026 et faire une participation honorable à la Coupe d’Afrique des nations 2025« , a prescrit Narcisse Mouelle Kombi. Pour le Minsep, « après quelques faux pas regrettables ces derniers temps, notamment les résultats peu honorables à la toute récente Can Côte d’ivoire, un sursaut est désormais nécessaire ». Ou que « le chef de l’Etat veut et attend le meilleur des Lions indomptables ».
Et de revenir sur le discours du 10 février de Paul Biya à la jeunesse : « Dans son message, le chef de l’Etat a creusé les sillons de l’espérance et ouvert des pistes stimulantes, lumineuses pour une meilleure organisation et de meilleurs résultats au regard des très importants sacrifices financiers consentis par l’Etat en faveur de nos Lions ces dernières années ». Soulignant que, « dans cette optique, il y a au gouvernement en général et au ministre des Sports et de l’éducation physique en particulier, la prescription d’un certain nombre de directives et des instructions de mesures concrètes, notamment et en priorité le renouvellement du staff d’encadrement technique, en raison de la vacance ouverte par le non renouvellement des contrats de l’ancienne équipe d’encadrement que nous saluons et nous voulons remercier pour les services rendus à la nation ».
Marc Brys visite les infrastructures sportives de Yaoundé.
Justifications
Justifiant une nouvelle fois s’il en était encore besoin, de son option de mettre à l’écart la Fécafoot, organe technique, qui a presque eu les mains totalement libres pour conduire les affaires ces deux dernières années. Avec non seulement des résultats insatisfaisants, mais surtout, des polémiques à n’en point finir. En clair, Mouelle Kombi redit agir selon les directives et instructions de Paul Biya lui-même. En tout cas, « les Lions indomptables constituent le patrimoine précieux du peuple camerounais auquel le premier sportif camerounais…a toujours accordé des attentions généreuses, des plus délicates, des plus stimulantes et encourageantes», a-t-il rappelé.
Aussitôt le contrat signé, Marc Brys a décidé de faire le tour du propriétaire. Le nouveau patron de l’encadrement technique des Lions indomptables seniors masculins, a effectué une visite sur les installations des stades omnisports Ahmadou Ahidjo et d’Olembe à Yaoundé. Question de découvrir où il conduira ses effectifs lors des matchs à domicile du Cameroun.
L’homme travaille avec une partie de son staff dans l’incertitude. les administratifs du groupe qui doivent en principe émarger au budget de la Fécafoot, n’ont pas signé de contrats, mais travaillent déjà. Rien n’a été dit à ce sujet. La suite s’annonce peut-être compliquée pour ces derniers. En attendant, la Fécafoot s’était donné 72h pour nommer son staff. Le délai a expiré ce 8 avril.
« Nous enregistrons des départs de plusieurs sociétés [d’exploitation minière] de notre commune, sans réaliser les projets sociaux pourtant volontairement souscrits de commun accord ». Le maire de la commune de Kette dans le département de la Kadey, région de l’Est, Gbanga Emmanuel, n’est pas allé avec le dos de cuillère pour dénoncer l’abandon des projets sociaux par les sociétés qui exploitent les minerais du site minier de Kette à Zopang dans le département de la Kadey- région de l’Est. Selon l’élu local, sur un ensemble de 54 projets sociaux retenus en septembre 2023 au profit des populations riveraines pour un coût total d’un peu plus de 235 millions de FCFA, seulement 8 sont en cours de réalisation à date[ 4 avril ]. A en croire le maire de Kette, aucun projet routier n’a encore jusqu’ici démarré, pourtant se lamente-t-il, le trafic est devenu intense dans la localité, à cause du passage de camions et des porte-chars, contribuant à la dégradation des tronçons de route. En outre, souligne Gbanga Emmanuel, « l’on note de nombreux débordements de limites des autorisations de la part de ces exploitants miniers au grand mépris de la population riveraine, ou encore des cas d’exploitation dans des sites appartenant à d’autres villages et sans cahier de charges ». Projets en cours de réalisation Toutefois précise le maire, certains projets ont démarré. Il s’agit de la construction [inachevée] d’un hangar à la chefferie de Bossia par la société Friend Mining de Nandongkoundo, de même qu’un autre projet similaire non achevé à la chefferie de Gonkora Bienvenue par la société Xin Yuan Mining Sarl de Kana. Selon le maire, la construction d’une case de santé à Béké par la société Peace Mining Betare Sarl est aussi en cours, tout comme la construction de la chefferie de Tissanda. L’équipement en tables bancs des écoles publiques de Tiko de Ouro Idje par Golden Mining et l’école publique de Mborgéné Foncha et la prise en charge partielle de deux maîtres de parents de l’école publique de Béké Route par Golden Mining ont été effectifs, tout de même. Autres dénonciations faites par le maire, est la non réhabilitation des sites après exploitation. En clair, les entreprises abandonnent des trous béants après exploitation, ce qui constitue de véritables dangers pour les éleveurs et agriculteurs.
En visite de travail dans la région de l’Est le 3 avril dernier, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim, Pr Fuh Calistus Gentry, a procédé à l’inauguration du tout premier système de traitement de graviers minéralisés en vase clos au Cameroun. Mis en œuvre par la société Cameroun Xin Wang Mining et son partenaire technique Codias S.A, ce système est expérimenté sur le site minier de la localité de Kette dans le département de la Kadey, région de l’Est, précisément sur le site minier de Zopang. Recommandé par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique au cours de sa visite de travail en décembre 2023, ce nouveau système de traitement, apprend-on, permettra de réduire le gaspillage de la ressource, opérant un changement de la situation précaire qui prévaut dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Concrètement, précise le ministre en charge des Mines, il permettra l’amélioration de manière significative du rendement de la production de plus de 90%, tout en sauvegardant au maximum des intérêts de l’Etat à travers l’augmentation de la collecte de l’impôt synthétique minier libératoire et en remédiant aux manquements inhérents au système déclaratif. Cet impôt doit-on le préciser est en partie reversé aux municipalités pour leur développement. Par ailleurs, cette méthode, apprend-on, limite le déversement accidentel des effluents dans la nature, diminuant ainsi de façon significative l’empreinte environnementale de l’exploitation minière. Au regard de ces avantages, le membre du gouvernement a prescrit un délai de six mois aux exploitants miniers semi-mécanisé pour s’arrimer à ce nouveau système. « Seuls les exploitants s’étant arrimés à ce système vont bénéficier de la délivrance des permis d’exploitation minière semi-mécanisée ». Dans le même sens, le Minmidt s’est fixé pour objectif d’inaugurer au moins dix installations de systèmes de traitement en vase clos avant la fin de l’année 2024.
Le Directeur Général (ai) de l'Agence de Promotion des Investissements
Vous venez de présenter un rapport sur le bilan des incitations accordées aux entreprises en vue de leur installation au Cameroun. Quelles en sont les principales tendances?
Les principales tendances à retenir de la dernière Edition du Rapport sur le Développement des Entreprises Agréées (RADEA 2023) s’articulent autour des problématiques economiques des entreprises. Aussi comme avantages les efforts consentis par l’État, sur l’ensemble de notre période d’étude, l’Etat a accordé un montant cumulé de 241 milliards de FCFA aux entreprises composant notre échantillon, soit 49,6 milliards de FCFA facilités fiscales et 191,4 milliards de FCFA de facilités douanières. En contrepartie les réalisations des entreprises enquêtées se situent à 1764,8 milliards d’investissement sur 2856,5 prévus, et 14 354 emplois créés sur 42 697 prévus. Au niveau macroéconomique, la loi a permis d’injecter 43252,6 milliards d’investissements dans l’économie. Ces investissements ont contribué à la création au niveau national, d’une richesse évaluée à 25 milliards de F CFA. Ces investissements ont contribué à la mise en place de nouvelles industries, à l’amélioration du tissu industriel à l’appropriation de nouvelles technologies.
En termes d’emplois créés, quelles sont les retombées concrètes et dans quels secteurs ?
Comme je l’ai précisé précédemment, et de manière spécifique sur la situation des emplois, 14 354 emplois ont effectivement été créés sur 42 697 prévus cela correspond à un taux de réalisation effectif de 30% qui s’explique par le fait que certaines entreprises agréées au régime des entreprises nouvelles se situent encore à la phase d’installation. Les réalisations d’emplois demeurent donc insuffisantes en générale dans la période et l’échantillon considérés. Une analyse approfondie de ces chiffres permet de constater que les secteurs les plus prolifiques en termes de création directe d’emplois sont principalement ceux de l’industrie agro-alimentaire, l’industrie chimique et l’industrie métallurgique qui concentrent près de 80% des emplois créés. Le potentiel d’embauche qui s’y dégage, dénote qui ces trois secteurs confirment la priorisation qui leur a été dévolu dans le PDI, document de stratégie de développement industrielle.
«…L’Etat a accordé un montant cumulé de 241 milliards de F CFA aux entreprises composant notre échantillon, soit 49,6 milliards de F CFA facilités fiscales et 191,4 milliards de F CFA de facilités douanières. En contrepartie les réalisations des entreprises enquêtées se situent à 1764,8 milliards d’investissement sur 2856,5 prévus, et 14 354 emplois créés sur 42 697 prévus …»
Quel est l’apport de l’API aujourd’hui dans l’élan global de promotion de l’Import Substitution dans le cadre de la SND30 ?
L’API a élaboré une stratégie qui s’inscrit dans le sillage de l’import substitution. Cette stratégie est garnie en activités qui permettent de mobiliser et sensibiliser ou interpeller sur les réelles problématiques de l’import substitution au Cameroun comme le Cameroun Investment Forum (CIF). L’édition de cette année porte sur l’attrait des investissements productifs dans les chaines de valeur agricoles et halieutiques et pastorales en vue d’intensifier la dynamique d’import-substitution au Cameroun, avec un focus sur les filières « riz, maïs, poisson lait et huile de palme.» Le CIF s’inscrit dans l’élan global de promotion de cette politique.
Plus concrètement dans son portefeuille des entreprises agréées, l’API recense une centaine d’entreprises ayant bénéficiées de l’accompagnement de L’Etat en vue d’encourager la production dans les secteurs et les spéculations productives devant faire l’objet de substitution ou tout simplement qui permettent la valorisation du made in Cameroun et substituent les importations dans les projets économiques.
Quelle est la vocation du Cameroon Investment Forum ?
Le Cameroon Investment Forum (CIF) est un événement biennal à caractère économique auquel participent des hauts commis de l’Etat, des partenaires au développement, des opérateurs économiques, de financiers, d’académiciens et de divers acteurs du monde des affaires venant d’Afrique et d’ailleurs.
Il s’agit d’une conception de l’API qui depuis 2015, se présente comme un outil d’identification des opportunités d’affaires, de renforcement de l’attractivité du Cameroun en tant que destination d’affaires, et d’attrait des investissements productifs dans le pays. Il est aussi une plateforme en Afrique centrale qui permet aux acteurs des investissements ayant un intérêt au Cameroun de promouvoir leurs activités, d’échanger sur les enjeux, atouts et opportunités d’affaires, mais surtout de conclure des partenariats multiformes.
Qu’est-ce qui motive le thème de cette année sur les investissements dans l’agriculture et l’halieutique ? Qu’attendez-vous de cette édition ?
En 2019, les importations alimentaires du Cameroun ont représenté près de 20% des importations totales du pays, soit plus de 807 milliards de francs CFA. Ces importations étaient principalement constituées de riz, de poisson, de blé, de maïs et de lait en poudre et ont connu une augmentation de 14,9% par rapport à 2018.
Depuis 2017, l’API a joué un rôle important dans le débat public entourant la mise en œuvre par le gouvernement camerounais d’une politique de substitution des importations. Cette politique a servi de thème central au CIF 2019 qui portait sur « l’industrialisation à travers l’import-substitution», qui visait à mobiliser et à orienter les investissements vers des projets de développement dans des créneaux critiques des chaînes de valeur du riz, du maïs, du poisson, du lait et de l’huile de palme, afin de contribuer à réduire le déficit commercial du Cameroun. Le CIF 2023 est un prolongement des travaux de son édition précédente en introduisant deux nouveaux produits, le lait et l’huile de palme.
À la fin du Forum, nous espérons que les participants auront une compréhension générale et pertinente de l’environnement d’investissement du pays, des filières ciblés et des niches d’investissement présentées par des segments critiques de leurs chaînes de valeur. En outre, nous espérons mettre en place des partenariats multiformes entre les acteurs de l’investissement au Cameroun afin de contribuer à l’amélioration de notre environnement d’investissement.
Quels bilan et leçon peut-on tirer des précédentes éditions dans la mise en exergue du Made in Cameroon ?
Les précédentes éditions du Cameroun Investment Forum y compris celle en cours sont focalisées sur le made in Cameroun à travers non seulement les thématiques débattues mais également les résultats engrangés notamment : Un recueil ou catalogue de propositions contribuant à améliorer les méthodes de travail subséquemment renforcer ses capacités de déploiement en vue de l’attractivité accrue des investissements privés productifs, notamment les IDE, dans l’optique du financement du déve loppement des chaînes de valeur stratégiques des filières prioritaires et principalement celles à fort impact de réduction de déséquilibre de la balance commerciale et/ou de la balance de paiement (riziculture, aquaculture et maïsiculture).
Plus globalement quel est l’apport de l’API dans la mise en œuvre du Plan Directeur d’industrialisation ?
Dans le cadre de son développement à long terme, le Cameroun s’est doté d’une vision qui doit le conduire à l’Emergence à l’horizon 2035, en accédant au statut de Nouveau Pays Industrialisé (NPI). Il s’agit d’opérer d’un changement radical du mode opératoire dans le Champ de la Reconstruction Industrielle Nationale. L’apport de l’API dans la mise en oeuvre du PDI s’inscrit dans les secteurs d’activités que voudrait promouvoir cette boussole de politique economique.
A ce titre, l’API participe à asseoir la logique d’intervention réorganisée dans le PDI en contribuant à l’établissement des sanctuaires de l’agroalimentaire (29 % d’entreprises) et de l’énergie (une dizaine d’entreprises) dans l’économie d’une part, et d’autre part, à l’implantation du pilier foret bois (14 entreprises).
Au nombre des atouts économiques du Cameroun, quels sont ceux que vous vantez le plus dans votre mission de promotion de l’investissement ?
L’émergence du Cameroun repose sur la diversité linguistique, culturelle et economique qui est considérée plus que jamais comme un atout et fonde notre enthousiasme sur l’attractivité de notre pays. Aussi notre promotion des investissements relevant et analysant les forces et les faiblesses de notre pays, ainsi que les opportunités qui s’offrent à lui et les menaces auxquelles il fait face.se concentre pour l’instant à présenter comment utiliser et valoriser nos forces pour tirer partie des opportunités d’une part d’autres part utiliser nos forces pour réduire la probabilité et les effets des menaces.
En clair, la promotion des investissements met en exergue les forces diverses du Cameroun et notre capacité de résilience face aux menaces toutes aussi diverses dans les secteurs economiques dit prioritaires du PDI tout en travaillant sur les orientations édictées par la SND30 pour surmonter nos faiblesses les plus pertinentes. Les potentialités sectorielles et les mesures d’amélioration du climat des investissements en termes d’accompagnement, sont donc au coeur de notre stratégie de marketing économique du Cameroun.
Une de vos missions consiste à mettre en place une banque de données de projets à l’intention des investisseurs. Où en est ce programme ?
L’intérêt d’une base de données est de mettre des informations utiles à la disposition d’utilisateurs pour une consultation, une saisie ou bien une mise à jour, tout en s’assurant des droits accordés à ces derniers. Pour rappel, l’API, dans une de ses missions régaliennes, a pour objectif de faciliter la diffusion des données des projets et de les mettre à la disposition des investisseurs au niveau national et international. La base de données actuelle disponible existe depuis 2018 à l’API et regroupe un ensemble d’informations organisées et accessibles, qui peuvent être modifiées et mises à jour des données sur les projets gouvernementaux et privés au Cameroun, l’Agence de Promotion des Investissements sollicite généralement une expertise pour l’actualisation des données contenues dans cette banque de projets. Sur un total de 275 projets, les projets struc turants s’articulent principalement autour des domaines suivants : infrastructures (53), énergie et hydraulique (52) mines et industries (18), santé (22), tourisme (17), habitat (18), pme/pmi (18), ressources humaines (2), projets jeunesse (6), télécommunication (11), sport (1), agriculture (18), autres projets (39).
Quelles sont les principales facilités offertes aux investisseurs par la loi de 2013 sur les incitations ?
La loi n°2013 propose des incitations ou facilités communes et spécifiques aux investisseurs qui sont de natures: administrative, financière, fiscale et douanière.
Les incitations fiscales et douanières sont accordées à l’investisseur pendant les phases d’installation et la phase d’exploitation constituent notamment des exonérations diverses, la déduction intégrale des frais d’assistance technique étrangère, et un enlèvement direct des équipements et matériels , selon le cas, des exemptions ou des réductions au paiement des taxes, impôts, droits et autres charges comme le minimum de perception, l’impôt sur les sociétés l’impôt sur les bénéfices, l’exonération de TVA ; l’exonération de la taxe foncière sur les immeubles bâtis ou non, l’admission temporaire spéciale des équipements et matériels industriels susceptibles de réexportation, l’exonération du droit de sortie sur les produits manufacturés localement et du régime de perfectionnement actif prévu par le Code des douanes.
Les incitations ou facilités financières dont bénéficient les investisseurs concernent, entre autres, le droit d’ouvrir en République du Cameroun et à l’étranger des comptes en monnaie locale et en devises et d’y effectuer des opérations ; le droit d’encaisser et de conserver librement à l’étranger les fonds acquis ou empruntés à l’étranger, et d’en disposer librement ; le libre transfert des dividendes et du produit de la cession d’action en cas de désinvestissement, de la libre conversion et du libre transfert dans son pays d’origine, de tout ou partie des sommes qui lui sont dues, sous réserve de l’acquittement préalable des impôts et cotisations divers auxquels il est assujetti, conformément à la réglementation en vigueur, Les incitations ou facilités administratives dont bénéficient les investisseurs concernent entre autres la mise en place d’un visa spécifique et d’un guichet d’accueil dans tous les aéroports du territoire national pour les investisseurs, sous réserve pour ces derniers de produire une invitation formelle l’API; la délivrance du visa spécifique ci-dessus dans toutes les représentations diplomatiques ou consulaires du Cameroun ;la délivrance des titres de séjour et permis de travail au personnel expatrié impliqué dans tout projet d’investissement et bénéficiant de contrats de travail d’une durée supérieure à deux ans, d’un système simplifié pour les autorisations administratives liées aux services du Guichet Unique auprès de L’API, notamment pour: les autorisations à l’exercice de ses activités faccès aux documents administratifs en matière d’importation et d’utilisation des entrepôts privés; les visas nécessaires à l’exécution des programmes d’investissement, y compris la liste des équipements et des matières premières à importer ou à acheter localement; l’obtention des visas pour son personnel national et étranger (visa d’entrée ou de sortie, permis de séjour, visa de travail); l’obtention des dérogations prévues par les lois et règlements en vigueur; l’accès au bénéfice des installations et services publics nécessaires au bon déroulement de l’exécution du programme d’investissement retenu dans l’acte d’agrément.
Quelles sont les garanties présentes dans le Code des Investissements pour les opérateurs étrangers ?
Cette loi qui fait office de code des investissements privés indiquent les engagements de l’état vis-à-vis de l’investisseur prive au Cameroun assimilables aux garanties notamment: La possibilité de recours en cas de refus de l’agrément ou de non-respect des dispositions de la loi; la garantie du contrôle des investissements par la mise sur pied du Comité de Contrôle créé par décret du président de la République, procède de concert avec les services des ministères respectivement en charge des finances; un règlement à l’amiable en cas de différends par saisine préalablement le Comité de Contrôle; la possibilité de porter les différends devant une instance d’arbitrage reconnue par l’Etat du Cameroun; la garantie de la stabilité des incitations octroyées aux investisseurs, pour toute la durée prévue de l’acte d’attribution ou de la convention octroyant lesdites incitations; l’égalité de traitement en situation de concurrence avec un ou plusieurs autres investisseurs bénéficiant des incitations prévues parla présente loi, dès lors que cet investisseur remplit les conditions requises; la liberté de procéder à une opération portant location, gérance, fusion ou cession, apport partiel d’actifs préalablement et/ou consécutivement à sa restructuration financière et technique; la possibilité de changer l’objet de ses activités ou le lieu de son implantation après avoir obtenu une autorisation préalable de l’administration chargée de l’investissement privé.
Propos recueillis par François BAMBOU, Défis Actuels N° 858
Dans la nuit de mercredi à Jeudi (du 3 au 4 avril 2024), il est tombé des trombes d’eau sur la ville de Yaoundé. Comme à l’accoutumée, pendant ces moments de fortes averses, le fleuve Mfoundi, qui, d’après un article publié en 2022 par la Banque africaine de développement (BAD), charrie environ 80% des eaux de surface de la ville, est sorti de son lit, inondant les terres environnantes. Au niveau de la voirie municipale, en plein cœur de la capitale, les eaux de pluie ont formé une sorte de lac provisoire, infranchissable pour les nombreuses voitures qui doivent obligatoirement passer par ce tronçon pour rejoindre Ngoa-Ekelle, quartier latin de la ville. Les automobilistes et même les piétons ont été contraints d’effectuer un important détour. Ce qui a occasionné des embouteillages monstres qui ont paralysé la ville pendant une grande partie de la journée. Cette situation qui remet au goût du jour le sempiternel problème des inondations se répète incessamment depuis de nombreuses années. Pour y remédier le gouvernement a contracté un prêt de 23,6 milliards de FCFA auprès de la BAD pour mettre en œuvre Le Projet complémentaire d’assainissement pluvial durable de la ville de Yaoundé (Pcady). Ce dernier succède au Projet d’assainissement durable de la même métropole qui a permis, lors de sa première et sa deuxième phase, la construction de 17 kilomètres de canaux qui n’ont pourtant pas permis de résorber les inondations.
Démarrage compliqué
Concrètement, le Pcady devait débuter en 2023 selon les prévisions de Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain.«Nous sommes sur un projet Pcady qui est un projet complémentaire du Projet d’assainissement de Yaoundé (Pady) qui est en cours de signature. Il va démarrer en 2023, pour curer ces drains sous la poste centrale», a-t-elle déclaré en 2022. Un discours qu’elle a réitéré en juillet 2023, alors que sur le terrain, le chantier n’avait pas encore débuté. «Le Projet complémentaire d’assainissement pluvial durable de la ville de Yaoundé va permettre de construire un dalot de 4 m en face de la voirie municipale. Ce projet va également nous permettre de curer les ouvrages et collecteurs principaux enterrés de l’Avenue Kennedy et du Boulevard du 20 Mai, pour les débarrasser de nombreux déchets accumulés sur ces drains-là. Les accords de financement entre le Cameroun à travers le Minepat ont été signés et les travaux vont démarrer cette année (2023, Ndlr). Donc, d’ici quelques mois, quelques années, les questions d’inondations dans la ville de Yaoundé seront totalement gérées», a-t-elle déclaré.
Des affirmations balayées d’un revers de la main par Gérard Essi Ntoumba, le Coordonnateur de l’unité opérationnelle du Pcady, qui parle plutôt de 2024, en raison de l’apparente lourdeur observée dans le processus de recrutement des différents prestataires. «A ce moment, les dossiers d’appel d’offres sont en examen entre la Mairie de la Ville, le ministère des Marchés publics et la BAD. Après approbation par ces commissions d’examen, les avis d’appel d’offres seront publiés. En d’autres termes, ce n’est qu’après le dépôt de leurs offres, que nous saurons qui a soumissionné. Les travaux démarreront en 2024 après avoir signé ces contrats.Il y a un ensemble d’étapes dans la maturation du projet qui doivent être respectées, qu’on arrive à avoir des éléments d’entrée en vigueur. Donc, c’est une partie institutionnelle qui doit pouvoir se mettre en œuvre, à travers la signature d’un certain nombre de documents pour que la partie gouvernementale arrive à rentrer dans le respect de ses engagements », a-t-il confié à nos confrères d’EcoMatin.
Presque 1 an plus tard, il semblerait que l’on soit resté au même point. Le premier avis d’appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement de l’expert environnementaliste de la cellule d’exécution du Pcady lancé le 20 janvier 2023 n’a toujours pas connu de résultats probants. Tout comme l’appel d’offres international ouvert lancé le 28 décembre 2023 pour le recrutement d’un prestataire devant réaliser les «travaux d’élargissement et de renforcement des voies sur berge le long des canaux Abiergue et Mfoundi amont et de construction de l’ouvrage hydraulique en face de la voirie municipale». Toute chose qui laisse peut-être croire que le Pcady pourrait débuter en 2024. Toutefois, le démarrage du chantier devrait intervenir tard dans l’année. Pendant ce temps, les pluies de mars et d’avril et peut-être même celles de juillet, août et septembre, vont continuer leur œuvre de destruction. Pour mémoire, si l’on s’en tient aux informations qui figurent dans l’avis général de passation des marchés du 07 juin 2022, le Pcady a pour ambition de renforcer la prévention des inondations dans la Ville de Yaoundé, à travers le curage des ouvrages de drainage dans le centre-ville, la construction d’infrastructures de drainage sur les rivières Djoungolo à l’Avenue Kennedy et Mingoa, longeant la voirie municipale etc. Annoncé en 2022, le projet devait en principe s’achever en 2025