vendredi, juin 5, 2026
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Manipulation : Vers une Upécisation voilée du SDF ?

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S’achemine-ton vers une « upécisation » du Social democratic front (SDF) ? Tout porte à le croire. En effet, un courrier du ministre de l’Administration territoriale daté du 15 avril 2024 et adressé à David Shewa via le gouverneur de la région du Nord-Ouest, fait état de la réception du dossier du parti politique Social democratic face front, en vue de sa légalisation. Le parti devrait donc en principe avoir pour siège social une ville du Nord-Ouest.

Si rien n’indique que cette actualité est liée au SDF, il y a des similitudes qui peuvent prêter à équivoque. En effet, outre le fait que le siège devrait certainement être basé dans la région du Nord-Ouest, il y a cette ressemblance presque empreinte de confusion, entre le parti en cours de création, et le SDF. David Shewa en est un « transfuge ».

A lire aussi: SDF: au moins trois candidatures à la succession de Fru Ndi

L’homme est un des deux candidats malheureux de la dernière convention élective du SDF. L’homme qui avait dénoncé des  »fraudes » avant de fondre dans la nature après le Congrès, ressort du bois avec un projet d’un nouveau partir, proche de son ancienne maison.

Affaire de matchs truqués : La contre-attaque de Samuel Eto’o

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Samuel Eto’o Fils ne s’est pas présenté le 17 avril dernier au Caire, à l’audience concernant la plainte contre sa personne pour  »abus d’autorité et trucage de matchs » présumés. Selon des sources concordantes, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a préféré faire parvenir son mémoire de défense à la commission disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) via son conseil. Rien ne filtre du contenu de ce mémoire. Toujours est-il que l’avocat choisi par Samuel Eto’o dans le cadre de cette affaire, Me Antoine Vey, a déclaré dans les colonnes de The Guardian, un journal britannique, que « M. Eto’o ne reconnaît pas avoir participé à une conversation dans laquelle il parle évidemment de corruption. Si vous écoutez l’audio, il essaie de rassurer le président d’un club sur certains problèmes qu’il rencontre ; il dit que le problème sera réglé, mais il ne dit pas que c’était par des moyens illégaux ou quoi que ce soit du genre ». En clair, et comme l’avait déjà attesté Samuel Eto’o dans le journal suisse Le Matin, Antoine Vey confirme que l’audio est authentique, mais réfute l’aveu de son implication dans la corruption au profit de Victoria united alias Opopo.

Mais entre-temps, le Comité exécutif de la CAF s’est réuni à Rabat en fin de semaine dernière. Les adversaires de Samuel Eto’o y ont fondé beaucoup d’espoir. S’attendant à une décision de l’instance dirigeante du football africain, contre celui qui est arrivé en sauveur et conciliateur de la famille du football camerounais, mais qui s’est mis à dos une bonne frange des acteurs, en commençant par son comité exécutif. Il n’en a rien été. Au moment où certains ventilaient déjà une « radiation » de l’ancienne gloire du football camerounais de quatre ans, la CAF a indiqué n’avoir aucune information à donner sur cette affaire jusqu’à son dénouement.

Sur le même sujet : Affaire de matchs truqués: Samuel Eto’o convoqué à la CAF

En août 2023, la CAF avait annoncé avoir ouvert une enquête sur l’implication de Samuel Eto’o dans des matchs truqués dans le cadre des championnats professionnels de football au Cameroun au cours de la saison 2023. Sur la base de sa saisine par des acteurs du football camerounais frustrés par la gestion notamment de l’Elite two. Un audio d’une communication téléphonique entre deux interlocuteurs présentés comme Samuel Eto’o et Valentine Nkwain, président de Victoria united de Limbé, faisant état d’un complot en vue de favoriser Opopo dont le président est un proche ami du président de la Fécafoot, avait fuité sur les réseaux sociaux. Et sur le terrain du championnat, le sulfureux promoteur de football s’était illustré par des actes répréhensibles tels la confiscation du ballon pendant le jeu, l’arrêt des matchs, lorsqu’il n’est pas d’accord avec les décisions de l’arbitre,… A la fin du championnat Opopo avait été sacré champion. Et une fois en Elite one, l’homme dont le club était classé 5ème de sa poule, avait récupéré des points pour se qualifier aux play-offs, et même pendant ces play-off, pour finalement terminer champion de la saison 2024. Au détriment d’autres clubs dont les recours n’ont pas toujours eu des verdicts satisfaisants, malgré les actes dénoncés et les preuves fournies. La décision de la CAF est attendue incessamment.

En attendant, l’on a appris que le patron du football camerounais a cru devoir jouer sur un tout autre terrain. Par le truchement de son conseil, Samuel Eto’o a saisi la Fédération internationale de football association (Fifa), pour dénoncer Véron Mosengo-Omba, le secrétaire général de la CAF, qu’il accuse de jouer « un rôle déterminant dans le lancement d’une campagne médiatique contre Eto’o», selon des informations du Guardian.

Dénouement: Les otages de Première Urgence Internationale libérés

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Les trois humanitaires de Première Urgence Internationale (PUI) kidnappés en janvier dernier à Waza sont désormais libres. L’information est du tri-hebdomadaire L’œil du Sahel de ce 22 avril 2024. Le journal de Guibaï Gatama renseigne que Djenabou Gambo, monitrice multisectorielle, Cabrel Tedonfoue, chef d’équipe en nutrition, et le chauffeur de location Ahmat Ali, ont recouvré leur liberté au nord du Nigeria, au petit matin du 20 avril.

Les circonstances de leur libération ne sont pas encore connues mais libre, mais généralement, à défaut d’une intervention militaire ou d’une escapade des otages, des transactions financières sont le mode opératoire.  »Certaines informations font état de ce que l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO) a joué un rôle de médiation entre l’organisation internationale et les ravisseurs », lit-on dans l’article de L’œil du Sahel.

Enlevés le 10 janvier 2024 à Yemé dans l’arrondissement de Mora, par des individus armés assimilés à des éléments de Boko haram, Djenabou Gambo, Cabrel Tedonfoue, chef et Ahmat Ali, tous en service au bureau de PUI basé à Maroua, et de nationalité camerounaise, n’avaient plus donné de nouvelles depuis leur kidnapping. En revanche rien n’indiquait qu’ils sont décédés. Du coup, l’espoir de leur liberation demeurait. Jusqu’à l’annonce ce 22 avril de leur libération. L’œil du Sahel annoncé que  »la chef de mission devrait quitter le Nigeria avec ses collaborateurs le 21 avril 2024 pour regagner Yaoundé ».

Mora : le sous-préfet retrouvé mort

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Le défunt sous-préfet

Fernand Arnaud Eloundou Amougou n’est plus. Le sous-préfet de l’arrondissement de Mora est mort. Le corps du patron de l’administration du territoire dans cet arrondissement de la région de l’Extrême-Nord a été retrouvé inerte dans le salon de sa résidence. Selon les premières informations font état de ce qu’« il se plaignait du mal de ventre». On apprend que l’homme vivait encore seul car « son épouse médecin, serait en service à Yaoundé».

Nommé le 18 janvier 2024, l’administrateur civil qui était alors premier adjoint préfectoral de Nanga-Eboko, a pris fonction à son premier poste de sous-préfet le 2 février dernier. L’homme n’aura rendu service aux populations de Mora que deux mois. Le corps a été déposé à la morgue de l’hôpital de district Mora pour des besoins d’autopsie.

MTN elite one : Comment Victoria est devenu champion du Cameroun

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Ça y est ! Victoria united est champion du Cameroun 2024. Comme « prévu ! » En tout cas, Valentin Nkwain son président, l’avait prédit : « Victoria united sera champion cette saison», avait-il prophétisé en début de saison. En enregistrant un nul (2-2) contre Stade Renard, le club du Sud-Ouest assurait le minimum nécessaire pour être sacré champion, puisque trois points le séparait de Coton sport, son poursuivant immédiat qui avait 1à points et était condamné à gagner en souhaitant une défaite à Victoria. Coton sport n’a pas fait mieux qu’un autre nul (vierge).

C’est un titre quelque peu facilité qu’Opopo (One people, one power) a obtenu. Le champion 2023 de MTN elite two déjà empêtré dans des accusations de matchs truqués avec la complicité de l’exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), s’était déjà qualifié pour les play-off up, grâce à un gain de trois points retirés à Yong sport academy (Yosa). Ce pour le compte de sa victoire sur Opopo lors de la 17ème journée de la première phase du championnat. Après avoir échoué à la Commission d’homologation et de discipline de la Fécafoot, Valentin Nkwain le président de Victoria united avait saisi la Chambre de recours qui lui avait donné raison. Opopo passait de la 5ème à la 3ème place au classement. C’était un premier coup de pouce aux play-off.

Les déboires de Yosa

Yosa régressait en 4ème position, mais demeurait qualifié aux play-off. Mais le calvaire de Yosa n’était qu’au début. A 24h de la 7me et dernière journée des play-off up, la Commission d’homologation et de discipline sévira plus lourdement, en vidant tous les contentieux enregistrés lors des six premières journées des play-off. Pour les incidents violents survenus lors du match Yosa-Canon, la Commission a eu la main lourde contre le club du Nord-Ouest. Après avoir retiré trois points au classement général à Yosa, ladite commission a infligé quatre matchs de suspension avec interdiction d’accès au stade à des joueurs et encadreurs de Yosa : Cherie Nelson Nji, Thomas Kome, Magellan Su, Blaise Tengoh et Hamza Hamidou. En plus d’une amende d’un million de franc au club du Nord-Ouest. Yosa dégringolait alors de la 2ème place avec 10 points à la 6ème place avec 7 points. Du coup, Yosa n’était plus en course pour le titre. Et en sortant des vestiaires, les joueurs de Yosa ont bandé d’une étoffe noire leurs bouches. Leurs supporters ont affiché des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des messages aussi parlants que « No god father in football, but in the field », « Fecafoot : no to black marketing », « Fecafoot : no to corruption »,… Dénonçant ainsi le « parrainage » de Victoria united par l’exécutif de la Fécafoot.

Coton sport frustré

De son côté, Coton sport n’a rien eu à se mettre sous la dent, avec ses deux recours, contre Gazelle FA pour avoir aligné le joueur Moussa Aoudou, ayant pourtant cumulé trois cartons jaunes ; et Stade Renard dont l’entraîneur David Pagou, lui aussi sous le coup d’une suspension (en dernière journée de la première phase du championnat), a pourtant officié sur le banc de touche de son équipe lors du match contre Coton sport. La Commission d’homologation et de discipline a jugé « non fondée la dénonciation de Coton sport de Garoua lors du match l’ayant opposé à Gazelle football academy le 05 avril 2024 au stade Mbappe Leppe de Douala ». Et pour le second recours, la Commission rejette la responsabilité de la « fraude » sur la Fécafoot, et n’accorde aucun point au club du président Fernand Sadou.

Sur le terrain, Coton sport de Garoua et Stade Renard étaient donc les seuls potentiels adversaires d’Opopo pour le titre. Avec en prime le duel entre Victoria et Stade Renard. Coton sport, lui, affrontait Dynamo de Douala. Le nul ayant sanctionné le match Stade Renard-Victoria united était suffisant pour que Victoria concrétise la prophétie de son président.

Victoria united empoche la prime de 50 millions de francs prévue pour le champion. Quant aux autres, ils devront attendre une résolution ultérieure du Comité exécutif de la Fécafoot pour savoir ce qu’ils auront comme récompenses. En attendant, Opopo se prépare pour la Ligue des champions. Coton sport, champion sortant, n’a plus que la Coupe du Cameroun pour sauver sa saison.

Litige: Camwater se bat pour annuler sa condamnation par la cour d’appel de Paris

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Depuis 4 ans, la Cameroon Water Utilities (Camwater) livre une bataille judiciaire contre l’entreprise allemande Ludwig Pfeiffer Hoch Und Tiefbau GmbH& Co Kg. Concrètement il s’agit d’un arbitrage sollicité en 2020 auprès de la Cour internationale d’Arbitrage de la Chambre de commerce internationale (Icc) par cette société germanique, après qu’elle a, d’après la Camwater, résilié avant terme un contrat signé avec l’Etat du Cameroun pour les travaux d’alimentation en eau potable de 18 centres secondaires à travers le pays, prétextant des difficultés de paiement. Pour le moment, le procès semble tourner en faveur de l’entreprise allemande. En effet, la sentence arbitrale prononcée le 15 février 2023 par la juridiction susmentionnée dans le cadre de cette affaire lui a été favorable. Entretemps, Camwater qui a fait appel de cette décision, va de nouveau faire face à la justice française.

Une affaire apte à être jugée

En effet, le 04 avril 2024,  la Cour d’appel de Paris a rendu une ordonnance statuant sur le recours introduit par cette entité publique camerounaise chargée de la production et de la vente de l’eau potable au Cameroun. Les conclusions qui figurent dans ce document réfutent les arguments de la Camwater dont les conseils ont brandi ce qu’ils considèrent comme des irrégularités, afin d’obtenir l’annulation pure et simple de la  décision de justice évoquée supra, dans le cadre d’une audience de mise en état.  Malheureusement le juge de la mise en état les a balayés d’un revers de la main, considérant par la même occasion que cette affaire remplissait toutes les conditions requises pour être rejugée. «le 04 avril 2024, le juge de la mise en état a donc rendu une ordonnance sur l’incident introduit par la société Camwater et a déclaré recevables les conclusions de la société Ludwig Pfeiffer Hoch Und Tiefbau GmbH & Co Kg qu’elle considère comme une société de droit allemand ainsi que la constitution de son avocat par le liquidateur de ladite société et a joint le surplus de l’incident au fond de la procédure d’annulation», peut-on lire dans ce manifeste. Cette décision est accompagnée de sanctions pécuniaires dont le montant cumulé s’élève à plus d’un milliard de FCFA, à verser à l’entreprise allemande et à ICC, au titre des frais liés à la procédure d’arbitrage

Les arguments de Camwater

Toutefois, dans une mise au point publiée lundi 15 avril 2024, Camwater maintient que la sentence arbitrale évoquée supra est contraire à l’ordre public international. Le jugement de cette affaire qui est toujours pendante  devant la cour d’appel de Paris s’étend pour le moment jusqu’en septembre 2024.En attendant l’ouverture de ce procès en appel,  l’entité publique reste également fidèle à son réquisitoire qui se fonde sur  les dispositions de l’article 1520 du code de procédure civile français. Se référant à ce texte de loi, Camwater estime que le tribunal arbitral s’est déclaré à tort compétent et qu’il a été irrégulièrement constitué. En outre, les conseils de Camwater sont convaincus que la reconnaissance ou l’exécution de la sentence arbitrale du 15 février 2023 est contraire à l’ordre public international. Pour l’illustrer, ils convoquent le fait que  la sentence du 15 février a été rendue à l’égard du ministre délégué à la présidence de la République chargé des Marchés publics qui n’a pas de personnalité juridique propre. Ils s’appuient également sur l’absence de toute référence aux informations relatives  à l’existence juridique de l’entité Ludwig Pfeiffer Hoch Und Tiefbau GmbH & Co Kg et à l’identité complète du représentant légal de l’entité demanderesse à l’arbitrage.

 Le recours en annulation introduit par la Camwater est également soutenu des investigations menées par cette entreprise. A en croire cette dernière, celles-ci lui ont permis de découvrir que Ludwig Pfeiffer Hoch Und Tiefbau a été radiée le 07 juin 2022 du registre du commerce du Tribunal de commerce de Créteil en France, avec effet au 31 décembre 2021, soit avant que la sentence arbitrale ne soit rendue. Pendant ce temps, la même société  immatriculée au registre de commerce du Tribunal de Kassel en Allemagne était en liquidation judiciaire. La même société et notamment celle qui a contracté avec l’Etat du Cameroun, se présentait comme une Sarl immatriculée au registre de commerce du Tribunal de Première instance de Yaoundé centre administratif, sous le numéro RC/YAO/2015/3/688 du 30 mars 2015. Pourtant, indiquent les avocats de la Cameroon Water Utilities, ce numéro appartenait à une société dénommée  Global Social Human Ressources Improvement Sarl. Pour finir,  Camwater indique que la société Ludwig Pfeiffer Hoch Und Tiefbau GmbH & Co Kg a abandonné  les chantiers  sur tous les sites qui lui avaient été confiés, «de sorte que la reprise des travaux est impossible dans l’environnement conflictuel crée par la résiliation unilatérale du contrat et l’engagement de la procédure arbitrale par ce prestataire de services».

Pour mémoire,  c’est au début des années 2010, plus précisément en 2012 que la Camwater alors dirigée par Basile Atangana Kouna, a obtenu un prêt de 22 milliards de FCFA auprès de la Banque africaine de développement pour la réhabilitation des infrastructures d’eau potable dans 18 centres secondaires à savoir: les localités d’Ebolowa, Akono, Bafang, Banka, Bana, Loum, Foumban, Kousseri, Bafia, Kumba, Manfé, Manjo, Mbanga…

Financement extérieur: Le gouvernement alerte sur les risques du marché international des crédits carbone

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La définition unanimement acceptée présente les crédits carbone comme des certificats attribués pour chaque tonne de gaz à effet de serre compensée par un projet durable.  Adopté il y a une trentaine d’années dans le cadre du protocole de Kyoto, ils permettent aux entreprises de compenser leurs émissions excessives. A titre d’exemple, un Etat comme celui du Cameroun, ou encore une entreprise privée camerounaise, peut ériger sur le territoire des infrastructures qui séquestrent les gaz à effet de serre. Les émissions ainsi captées sont revendues aux gros pollueurs (souvent de grosses multinationales étrangères) à des prix qui sont décidés sur un marché international, baptisé marché du carbone. en 2022, Louis Paul Motaze, le ministre Finances, a annoncé que le Cameroun se prépare à aller à l’assaut de ces financements extérieurs, afin d’en faire une source de financements plus importante du budget de l’État, dès l’année 2023. «Il s’agit de faire l’état des lieux, d’interroger la situation à date et de proposer des palliatifs ou des thérapies, pour endiguer les carences et autres manquements constatés dans le processus d’adhésion de notre pays au marché du carbone», a-t-il expliqué lors d’un atelier de sensibilisation.

Depuis lors, cette initiative n’a pas connu de véritable évolution, restant au stade de la simple volonté politique. Contrairement à des pays comme la Cote d’Ivoire ou le Gabon qui ont mis sur pied une stratégie d’investissement public matérialisée par la construction d’infrastructures qui intègre des mécanismes de financement de projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, l’Etat du Cameroun hésite  encore à investir ce nouveau marché ou les pays africains pourraient mobiliser 6 milliards de FCFA chaque année. Il hésite même à soutenir ou à subventionner les entreprises privées qui s’y lancent, en leur conseillant la prudence.

Evoluer avec prudence

Pour le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, les fluctuations généralement baissières des prix pratiqués sur le marché international du carbone, impactent négativement l’attractivité dudit marché. Surtout que pour y vendre les émissions séquestrées, il faut au préalable les capter. Ce qui n’est possible qu’en construisant des infrastructures adaptées, qui nécessitent des investissements colossaux. A titre d’illustration, un haut responsable de ce ministère qui s’est confié à nos confrères de Cameroon Business Today, prend l’exemple de l’entreprise Hysacam qui a contracté un prêt de 2 milliards de FCFA auprès d’une banque française pour la construction d’une centrale de captage d’une capacité de 250 tonnes par jour à Yaoundé avec un prix garanti de 12 euros (environ 7800 FCFA) la tonne sur le marché du carbone. La même entreprise a contracté un autre prêt de 3,5 milliards de Fcfa  auprès d’Ecobank pour un projet de même envergure à Douala. Sauf qu’au moment de vendre, les acheteurs n’ont pas respecté  le prix unitaire de 12 euros sus-évoqué proposant plutôt un prix dérisoire qui oscillait autour de 1 euro (600 FCFA) la tonne. «Insuffisant pour couvrir ne serait-ce que les charges d’investissement. Passer de 200 à 1 dollar…. Vous imaginez les pertes. Nous ne voulons donc pas appeler à se lancer sans calculs et abandonner le domaine le plus important. (…) Notre pays absorbe déjà les émissions d’autres pays à travers ses forêts, sans que cela soit compensé en attendant de pouvoir transférer notre contribution», a confié à Cameroon Business Today, Timothée Kagonbe, sous-directeur du monitoring écologique et du suivi du climat au ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable.

La touche de la Bdeac

Néanmoins, la Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) reste convaincue de l’opportunité unique que représentent les crédits carbone pour les pays du bassin du Congo. D’ailleurs,  du 23 au 25 janvier 2024, elle a organisé à Yaoundé,  des assises francophones sur les marchés du carbone, en partenariat avec l’Institut de la francophonie pour le développement durable (Ifdd) et la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc). L’objectif qui sous-tendait cette réunion était de renforcer l’action climatique et de développer une alliance « centre-africaine » pour les marchés du carbone et la finance climat en Afrique centrale, dans le but ultime de permettre particulièrement aux pays du bassin du Congo d’accéder à ces financements.

Mbouda : 600 élèves sans abris

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Les élèves de l'Ecole publique de Bamessingué-Toumaka abandonnés à eux-mêmes

Les images parlent suffisamment. Des bâtiments sans toitures. Des charpentes détruites par endroits, des restes de feuilles de tôles perchées sur des cimes d’arbres. Les murs en briques de terre sont entièrement exposés aux intempéries, pour ceux qui ont pu résister. C’est ce qu’il reste de l’école publique de Bamessingué-Toumaka, dans l’arrondissement de Mbouda, département des Bamboutos, région de l’Ouest. C’est la conséquence d’une pluie qui s’est abattue sur cette contrée cette nuit : « Une pluie s’est déclenchée aux environs de 4h30, accompagnée d’une violente tornade. Elle était si violente qu’il était difficile de sortir de la maison», renseigne un riverain. « Ce sont pratiquement toutes les salles de classe qui sont dépourvues de toitures. C’est vrai que quelques trois salles n’ont pas perdu toutes leurs toitures. En partie, des tôles sont restées», renseigne Angèle Dzoffou, la directrice du groupe 2. Indiquant que « le vent a emporté les tôles parfois sur de longues distances et même sur des arbres». Exposant la vie des 600 élèves des deux groupes de cette école.

Ci-dessus, des images du désastre

Les élèves ont pourtant tenu le rendez-vous quotidien ce matin ; pour découvrir ce qu’il reste de leurs écoles. Et les deux dirigeantes du complexe scolaire n’entendent pas priver les élèves de ce dont ils ont droit pour leur avenir. « On a regroupé dans les parties où la toiture est détruite à moitié, pour poursuivre l’œuvre éducative, malheureusement ils sont exposés au soleil », se désole la directrice du groupe 1. Il est envisagé des réunions de crise pour trouver en urgence des solutions à ce problème pressant. « On va convoquer une réunion de crise aujourd’hui, pour siéger vendredi matin, avec l’ensemble de la communauté éducative», annonce-t-elle. Déjà, « on est en train d’envisager comment réfectionner rapidement aux moins trois salles de classe pour pouvoir continuer l’action éducative», précise sa collègue du groupe 1.

50 ans, sans appui

Ce sont des mesures provisoires pour parer au plus pressé. A un mois et demi de la fin de l’année scolaire. L’occasion est peut-être trouvée, dans le malheur, pour réfectionner cette école construite en 1961 et qui a formé une partie de l’élite des deux villages frères : Babadjou et Bamessingué, à quelques kilomètres de la frontière entre les régions de l’Ouest et celle du Nord-Ouest. « Cette école n’a jamais rien reçu comme projet d’investissement de l’administration depuis qu’elle existe il y a plus de 50 ans, en dehors des formalités requises pour son fonctionnement», souligne un riverain.

Crise : Au Cameroun, 2,3 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire

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L'insécurité alimentaire persiste au Cameroun. Ph ReliefWeb

Le gouvernement et le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l’Organisation des Nations unies, ont lancé ce 16 avril 2024 le Plan de réponse humanitaire (PRH) 2024. Ce document de 130 pages présente les priorités stratégiques et le suivi de la réponse à apporter aux personnes en situation de besoin humanitaire. On apprend que pour le compte de l’année 2024, le Cameroun aura besoin de 371,4 millions de dollars pour fournir une assistance vitale et des services de protection à 2,3 millions de personnes.
Selon le plan Keren Perrin, cheffe du bureau Ocha, le Cameroun compte plus d’un million de déplacées internes et plus d’un demi-million de réfugiés et demandeurs d’asile. En tout, ça fait près de 2,5 millions de personnes qui seront confrontées à l’insécurité alimentaire aiguë en 2024. Et malgré son hospitalité, le Cameroun ne dispose pas d’assez de moyens pour assurer des conditions de vie meilleures pour tout ce beau monde.

Le plan présenté par Ocha et le gouvernement camerounais fait l’état des besoins les plus urgents liés à l’impact du conflit dans le bassin du Lac Tchad, et fait un focus sur les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest en proie à la crise séparatiste, ainsi que les régions de l’Est, du Nord et de l’Adamaoua, du fait de l’afflux des réfugiés centrafricains, et prévoit éventuellement des chocs climatiques. Autant de situations qui impactent la vie quotidienne des populations de ces régions. Ainsi, le plan envisage des interventions, avec des abris et articles ménagers essentiels, du nécessaire pour l’éducation, la nutrition, la protection, la santé, l’eau, l’hygiène et l’assainissement.

Pour Coulibaly Siaka, coordonnateur humanitaire pour le Cameroun, « l’engagement renouvelé de l’ensemble de la communauté humanitaire et des bailleurs de fonds est urgent pour répondre aux besoins humanitaires vitaux ». Aussi, « nous devons également contribuer à promouvoir, explorer et mettre en œuvre des solutions innovantes et durables, afin de faire face aux effets complexes et prolongés des déplacements, en coopération avec les autorités nationales, les acteurs du développement et les institutions financières internationales », a-t-il ajouté. En somme, «en 2024, des millions de vies dépendent de notre solidarité continue envers ceux qui en ont le plus besoin », a-t-il lancé. Invitant les partenaires et donateurs « à considérer comment nous pourrions davantage alléger les souffrances des populations affectées par les crises au Cameroun». Un engagement salué par Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale qui a renouvelé son plaidoyer auprès des institutions onusiennes et des bailleurs de fonds, pour les besoins de la cause. Indiquant justement que l’aide humanitaire au Cameroun ne cesse de diminuer ces dernières années.

Affaire Martinez Zogo : Il n’y aura pas retransmission en live du procès

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Martinez ZOGO

Le juge a été clair ce 15 avril 2024 : il n’y aura pas retransmission en live du procès de l’assassinat de Martinez Zogo à la télévision comme le souhaitaient et l’ont demandé les conseils de Jean Pierre Amougou Bélinga. Un premier échec pour celui qui est présenté comme le principal accusé dans cette affaire. Tranchant ainsi sur la base des réquisitions du Ministère public sur les demandes formulées par les partis des conseils : la diffusion télévisée des débats judiciaires ou l’enregistrement et la communication du dossier, des pièces du dossier. Le commissaire du gouvernement a convoqué la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte civil relatif aux droits civils et politiques, ainsi que le Code de procédure pénal du Cameroun (Article 306) pour rejeter la demande au sujet de la diffusion en direct du procès.

D’autant plus que l’homme d’affaires poursuivi pour « Complicité de torture» et ses conseils, espèrent donner l’occasion aux journalistes et à l’opinion de se faire une idée claire de ce qu’il s’est passé dans le film de l’arrestation de l’animateur radio afin de laver l’image de celui qui, de sources concordantes, a reconnu avoir ordonné la torture de Martinez Zogo. En revanche, « des vidéos comme preuves » pourront être diffusées.

Au sujet de la communication du dossier, des pièces du dossier et consultation du dossier par les partis des conseils, le Ministère public s’est d’abord attelé à définir ces termes, avant de rejeter également la demande des parties, en se basant sur l’Article 413 du Code de procédure pénale. Ainsi, seul le président du Tribunal est autorisé à consulter le dossier.

Pour le reste, le tribunal a reçu la liste des témoins de Maxime Eko Eko. Sauf que les avocats de toutes les parties n’ont pas reçu cette liste de témoins. L’affaire a été renvoyée au 6 mai 2024 pour régler ce point, mais surtout celui sur la responsabilité civile de l’Etat du Cameroun dont les services ont été utilisés dans ce crime. Mais avant, le 29 avril prochain, tous les conseils des partis vont se réunir pour consulter le dossier, sous l’œil de du Tribunal militaire.

Après près d’une année d’enquêtes préliminaires, les membres du groupe poursuivi dans l’affaire de l’enlèvement et de l’assassinat du chef de chaîne d’Amplitude FM ont assisté à la première audience de l’affaire le 26 mars dernier, pour les formalités d’usage. La collégialité est constituée du Colonel Jacques Missé Djoné comme président, et comme Membres Gabriel Fenchou Tabopda et dame Ngouongué. Le Ministère public est représenté par le lieutenant-colonel Cerlin Belinga, Claudine Gwang et Tchatieu Kameni, assistés du capitaine Fredy Zé Ekotto. Du côté des greffiers audienciers, on retrouve le capitaine Ondoua Onana et l’adjudant-chef Valdère Nkotto.

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