mercredi, juin 3, 2026
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Ngozi Okonjo-Iweala (DG OMC) : “Le Commerce Mondial est un catalyseur pour l’inclusion économique”

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Ngozi Okonjo-Iweala www.newsducamer.com
Ngozi Okonjo-Iweala www.newsducamer.com

Le commerce international s’est avéré être un puissant moteur d’inclusivité, comme le révèle le Rapport 2024 sur le Commerce Mondial publié par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En examinant les tendances des trois dernières décennies, ce rapport met en lumière l’impact profond du commerce sur la réduction des disparités de revenus et la lutte contre la pauvreté dans les économies à faible et moyen revenu.

Selon Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice générale de l’OMC, ce rapport réaffirme le rôle essentiel du commerce dans la réduction des inégalités mondiales. « Le principal message à retenir du rapport est peut-être qu’il réaffirme le rôle transformateur du commerce dans la réduction de la pauvreté et la création d’une prospérité partagée », déclare-t-elle. Ce constat va à l’encontre de l’idée répandue selon laquelle la mondialisation aurait exacerbé les inégalités.

Le rapport souligne que, depuis la création de l’OMC il y a 30 ans, les économies à faible revenu ont vu leurs revenus par habitant tripler en moyenne, avec un taux de croissance significatif par rapport aux économies à revenu élevé. Ce phénomène de convergence économique est en grande partie dû à la réduction des coûts commerciaux, facilitée par les accords internationaux et les réformes institutionnelles menées sous l’égide de l’OMC. Les échanges entre les membres de l’organisation ont ainsi augmenté de 140 % en moyenne, avec un effet bénéfique sur la réduction de la pauvreté.

Cependant, le rapport n’occulte pas les défis restants. Si de nombreuses économies ont profité de cette dynamique commerciale, certaines régions, notamment en Afrique, en Amérique latine et au Moyen-Orient, continuent d’être distancées. La faible participation au commerce, la dépendance excessive aux exportations de matières premières, et des infrastructures commerciales inadaptées sont identifiées comme les principaux obstacles à une croissance inclusive dans ces zones.

L’économiste en chef de l’OMC, Ralph Ossa, souligne à cet égard que « moins d’échanges ne favorisera pas l’inclusion, et le commerce ne pourra pas non plus promouvoir l’inclusion à lui seul. Une véritable inclusion nécessite une stratégie globale — c’est-à-dire intégrant l’ouverture commerciale et des politiques nationales de soutien ainsi qu’une coopération internationale forte. »

Le rapport appelle donc à une stratégie globale pour maximiser les bénéfices du commerce international. Cette stratégie passe par des politiques nationales de soutien, telles que la formation professionnelle, l’éducation, ainsi que des réformes pour rendre le marché du travail plus flexible et inclusif. De plus, il met en avant l’importance d’adapter les règles commerciales aux nouveaux défis posés par la transformation numérique et l’économie verte, deux secteurs où le commerce mondial connaît une expansion rapide.

Le commerce numérique en particulier est vu comme une opportunité clé pour les économies les moins intégrées, ainsi que pour les petites et moyennes entreprises et les femmes. L’adoption de politiques favorisant une meilleure connectivité numérique et des infrastructures adaptées permettra d’accroître l’inclusivité dans le commerce mondial, selon le rapport.

Banque Atlantique Cameroun : Éric Valery Zoa reconduit à la Direction Générale pour trois ans

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L’information est tombée ce lundi 9 septembre à travers une annonce légale publiée dans Cameroun Tribune : Éric Valery Zoa, actuel directeur général de la Banque Atlantique Cameroun, a été reconduit pour un nouveau mandat de trois ans. À 53 ans, il continuera de diriger cette institution bancaire, quatre ans après avoir pris la tête de l’établissement en 2020.

Nommé à la direction générale de la Banque Atlantique Cameroun le 31 mars 2020, Éric Valery Zoa est un fin connaisseur de l’établissement. Il y a intégré ses rangs en 2001, après avoir obtenu une Maîtrise en Sciences de Technique de Gestion, option Finance, en 1996. Fort de 23 ans d’expérience au sein de la banque, il a gravi les échelons progressivement jusqu’à atteindre la fonction de directeur général adjoint en avril 2014. Il occupait ce poste jusqu’à sa promotion à la direction générale, où il succède à l’Ivoirien Olivier William Bene Sammarie.

Durant son mandat, Éric Valery Zoa a piloté plusieurs projets visant à consolider la place de la Banque Atlantique Cameroun sur le marché bancaire camerounais, renforçant sa compétitivité et son rôle dans le développement économique du pays. Sa reconduction pour trois ans témoigne de la confiance que lui accorde le Conseil d’administration pour poursuivre les réformes et initiatives stratégiques entamées sous sa direction.

En mai 2024, la filiale du groupe Atlantic Financial Group (AFG) a annoncé l’augmentation de son capital de 23,98 milliards à 28,8 milliards de FCFA, soit une hausse de 5 milliards de FCFA. Très active sur le marché des dépôts, elle a enregistré un encours de 723,6 milliards de FCFA au 31 décembre 2023. L’encours de crédits a également connu une forte progression, passant de 322 milliards en 2022 à 433 milliards en 2023.

Valorisation énergétique des déchets : China Tianying veut implanter une usine au Cameroun

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Lors du quatrième jour du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), le président camerounais Paul Biya, a rencontré Xu Chengzhi, vice-président de China Tianying Inc. (CNTY), une société chinoise spécialisée dans la gestion des déchets et les énergies renouvelables. CNTY a exprimé son ambition de construire la première usine de valorisation énergétique des déchets en Afrique, précisément au Cameroun.

Selon les informations disponibles, le projet de CNTY viserait à apporter une réponse à un besoin urgent de modernisation de la gestion des déchets au Cameroun, un pays où la croissance urbaine rapide entraîne une pression accrue sur les infrastructures de gestion des ordures. En transformant les déchets en énergie, l’entreprise propose une solution durable qui pourrait non seulement réduire l’empreinte écologique du pays, mais aussi produire de l’électricité pour répondre à la demande croissante.

Ce partenariat en gestation avec une entreprise dotée d’une solide expérience en gestion écologique offre des perspectives de développement à long terme. Les retombées pour le Cameroun seraient multiples : création d’emplois, réduction de la pollution, production d’énergie propre, et amélioration de la gestion des déchets. En Afrique, un tel projet pourrait faire du Cameroun un modèle en matière de gestion des déchets et d’énergie renouvelable.

China Tianying Inc. est un acteur clé dans le secteur des énergies renouvelables et de la gestion des déchets. Présente dans plusieurs pays à travers le monde, la société mène des projets allant de la gestion intelligente des services environnementaux urbains à la production d’énergie propre via la valorisation des déchets. L’entreprise s’est également imposée comme un partenaire fiable dans le domaine des technologies vertes, grâce à des innovations majeures dans le traitement des déchets solides et la production d’énergie renouvelable.

Lions indomptables : Vincent Aboubakar en passa d’écrire l’histoire

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Vincent Aboubakar court vers les cimes

En s’envolant pour la Zambie où les Lions indomptables affrontent le Zimbabwé pour le compte de la 2ème journée des Eliminatoires de la CAN 2025, Vincent Aboubakar est un capitaine revigoré. L’attaquant des Lions indomptables a inscrit l’unique but du match Cameroun-Namibie. Jouant sur sa terre natale, le natif de Garoua a eu de la peine à s’exprimer. Tenu en tenaille par une défense des Brave warriors particulièrement solide et regroupée, l’attaquant de pointe des Lions indomptables aura rongé sa frustration jusqu’à le 65ème minute de jeu. Reprenant un tir de Bryan Mbeumo bloqué par le portier namibien, le renard des surfaces trouvera enfin le chemin des filets. Délivrant un peuple qui aura pris d’assaut les gradins du stade Roumde Adjia de Garoua, en apprenant que le match initialement programmé à Japoma, a été reprogrammé à Garoua. Les gradins du stade Roumde Adjia ont bougé, les rues de Garoua envahis, la ville toute entière en émoi. « L’enfant du village » comme on l’appelle ici, a donné raison à ceux qui misaient sur lui pour faire la différence en faveur du Cameroun.

Mais au-delà de l’intérêt commun du peuple camerounais, Vincent Aboubakar améliore son compteur buts chez les Lions indomptables. Le serial scorer dont la carrière en club connaît quelques toussotements, sait renaître de ses centres. Alors qu’il est en panne de confiance auprès de son employeur, sait doper son mental pour avancer, même lorsque tout semble se bloquer. Par ce but contre la Namibie, Vincent Aboubakar marque un pas de plus vers la cime. L’homme est désormais le 2ème meilleur buteur des Lions indomptables avec 44 réalisations, derrière Samuel Eto’o Fils qui en est à 56. La légende Roger Milla étant désormais relégué au 3ème rang.

L’homme de 32 ans n’a plus la force physique nécessaire pour être le plus attendu des Lions indomptables ; mais sait mettre à profit le temps qui lui est consacré, pour donner raison aux différents entraîneurs des Lions indomptables depuis bientôt quatre ans. Le capitaine a même parfois perdu sa place de titulaire, mais à chaque entrée, il sait faire ce qui est attendu de lui : marquer. On se souvient encore du match de la 3ème place de la CAN 2021. A domicile, le Cameroun était en passe de perdre la partie face au Burkina Faso (0-3), à vingt minutes de la fin de la partie. Mais le joker que Rigobert Song a jeté à l’eau en cette fin de partie, a remonté la pente en douze minutes, marquant deux des trois buts du Cameroun. Aux tirs aux buts, le pays organisateur sera le plus fort.

Pour la rentrée des Lions indomptables après la foireuse Coupe du monde 2022, l’homme avait déjà marqué un des trois buts de son pays à Garoua. C’est dire que tout est possible. Vincent Aboubakar peut toujours battre le record de Samuel Eto’o comme meilleur buteur des Lions indomptables. Les éliminatoires de la CAN 2025 et de la Coupe du monde 2026 ne sont qu’à leur début.

Année 2024-2025 : C’est jour de rentrée des classes

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Quartier Mvog Ebanda dit Eleveur ce 9 septembre 2024. Il est 7h15. Un père et ses trois enfants se dirigent vers l’école de ses enfants. L’aîné va vite : « Attends ton goûter ; c’est le premier jour, on ne va pas te fouetter», essaie de lui expliquer son père qui veut s’approvisionner dans une boutique du coin. Celui-ci ne l’entend pas de cette oreille : «On est déjà en retard. On va me punir ; ce sont seulement les maternelles qu’on ne punit pas », reprend l’enfant qui tout de même s’arrête à la boutique et passe aussitôt sa commande. A peine servi, le jeune garçon qui va au cours moyen première année, se précipite dehors et court. « Il n’a pas oublié les habitudes de l’année dernière », apprécie un parent de cette école.

C’est une école très prisée du coin : le groupe scolaire privé bilingue Mewoulou. En ce premier jour de classe, le portail n’est pas fermé à 7h30. Le gardien qui fait office de portier en journée, est en poste, mais aide à accueillir les élèves et les parents. Dans la cour, les enseignantes sont vêtues de ténues uniformes, se distinguant dans une masse de personnes qui occupent la cour de l’école. Les enseignants accueillent les élèves à l’entrée, les orientent vers leurs classes. Beaucoup de parents attendent dans la cour et dans le couloir qui mène au bureau du directeur. Un homme a fini d’inscrire sa fille en maternelle, et veut la ramener : « comme on vient de l’inscrire, je peux la ramener et elle revient demain, n’est-ce pas ?», demande-t-il. «Elle rentre encore pourquoi ? Elle est déjà notre enfant », répond le fondateur qui se saisit de la main de l’enfant. Cette dernière résiste et s’accroche à la main de son géniteur. Sur ce, le responsable de l’école abandonne, mais a déjà permis que l’élève aille en classe. Au papa de se battre pour convaincre sa fillette de rester en classe.

Sur toute l’étendue du territoire, c’est une ambiance similaire qui. Des millions d’élèves du primaire et du secondaire ont repris le chemin des classes ce 9 septembre 2024. Quelques semaines après leurs enseignants et le personnel administratif. En effet, le ministre de l’Education de base Laurent Serge Etoundi Ngoa a tenu une réunion de ses services centraux et extérieurs le 6 août dernier à Yaoundé. Le Minedub a salué « la nette progression du taux de réussite aux examens certificatifs de la session 2024 ; ce, grâce aux efforts conjugués des uns et des autres ». Et a exhorté ses collaborateurs à travailler à « capitaliser les acquis de l’année scolaire écoulée; mais surtout de relever les nombreux défis qui existent encore ». Pour sa part, la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, a présidé la rentrée pédagogique le 21 août dernier à Yaoundé. L’année est placée sous le thème « L’impact des nouveaux outils didactiques sur le processus de digitalisation aux enseignements secondaires ».

Le premier trimestre ira jusqu’au 20 décembre 2024, puis les élèves iront en congés de Noël pour deux semaines, pour reprendre le 6 janvier 2025. L’année se bouclera le 31 juillet 202.

Frais d’APEE : l’épineuse question qui divise parents et autorités

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Adamou est boucher au marché de Nvog-Betsi, un quartier populaire de Yaoundé situé dans le 6ᵉ arrondissement de la capitale politique. Vendredi dernier, ce quadragénaire a patienté longuement au Lycée bilingue d’application de Yaoundé pour finaliser l’inscription de ses trois enfants. Il s’agissait concrètement du paiement des frais imposés par les associations des parents d’élèves et enseignants (APEE) et des frais d’inscription. « Je viens de dépenser 105 000 FCFA rien que pour l’inscription de mes enfants, dont 75 000 FCFA pour les frais d’APEE. Je trouve ça très lourd, surtout avec la situation économique actuelle », s’exclame ce commerçant. Il poursuit : « Vraiment, que le gouvernement revoie sa position en tenant compte du pouvoir d’achat actuel. » Ce type de revendication est devenu monnaie courante à l’échelle nationale. On observe un stress intense chez les parents.

Les frais d’APEE sont au cœur d’une polémique qui ne cesse de faire jaser. Les montants élevés et la gestion opaque de ces frais poussent de nombreux parents à les considérer comme une escroquerie. Pourtant, les représentants des associations de parents d’élèves affirment que ces frais servent à rémunérer les enseignants vacataires, à acheter du matériel informatique, à financer la construction de salles de classe et à acquérir des tables-bancs. « Certains établissements manquent de professeurs, et il faut que les parents contribuent pour engager des vacataires et acheter du matériel didactique. Ce n’est pas que nous le faisons de notre propre volonté ou qu’il y a des bénéfices à en tirer, mais c’est surtout pour accompagner le système éducatif », justifie Boniface Bayola, secrétaire d’État auprès du ministre des Enseignements secondaires, chargé de l’enseignement normal, lors d’un entretien à la CRTV, le média de l’Etat.

Les parents d’élèves camerounais ont été pris de court à l’approche de la rentrée scolaire par une rumeur faisant état de la suppression des frais d’APEE. Ces frais, pourtant présentés comme volontaires par la loi, sont souvent perçus comme obligatoires en raison de certaines directives ministérielles. Le ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, a rapidement mis fin à ces spéculations, rappelant l’importance des APEE dans le financement de l’éducation publique.

Nouveautés de la rentrée

Cette année scolaire apporte une grande nouveauté : l’introduction d’un matricule national unique pour chaque élève. Les numéros sont générés à partir de la plateforme mise en place par le ministère et attribués aux élèves. L’enfant peut lui-même obtenir ce numéro en se connectant sur la plateforme cartescolaire.cm. Des mesures ont été prises pour faciliter la tâche des parents : les fiches comportant les noms et les numéros d’identification uniques sont téléchargeables, et chaque numéro est inscrit sur le reçu de paiement des frais d’APEE afin de finaliser le règlement de la pension.

Réactions

BONIFACE BAYOLA, secrétaire d’État auprès du ministère des Enseignements secondaires, chargé de l’enseignement normal

« Les APEE viennent pallier les insuffisances du système éducatif »

Le problème des frais d’APEE réside dans le fait que les parents se retrouvent à combler les lacunes du système éducatif public. En effet, ces contributions servent souvent à financer des besoins essentiels comme les surveillants, l’entretien des locaux ou le matériel pédagogique, qui devraient normalement être assurés par l’État. La multiplication des établissements scolaires ces dernières années a mis à rude épreuve les ressources publiques. Avec un nombre d’enseignants limité et des infrastructures souvent dégradées, il est difficile d’offrir une éducation de qualité à tous. Dans ce contexte, les APEE apparaissent comme une solution de facilité pour pallier les insuffisances du système. Cependant, il est important de souligner que ces contributions ne sont pas une fin en soi. L’objectif à long terme doit être de renforcer le système éducatif public afin de réduire la dépendance aux APEE et d’assurer une égalité d’accès à l’éducation pour tous les élèves. En collaboration avec les autorités administratives, nous avons mis en place des dispositifs pour faciliter l’accès à l’école des enfants vivant dans les zones reculées. Des mesures ont été prises pour organiser leur transport vers les établissements scolaires ou pour assurer leur ramassage à la sortie des classes. Je suis heureux de vous annoncer qu’un projet d’autonomisation des femmes va bénéficier à 30 000 jeunes filles dans les trois régions du Nord pour cette rentrée scolaire. Ce projet comprend la distribution de kits scolaires comprenant notamment des lampes solaires et du matériel didactique. Par ailleurs, 3 000 filles vivant dans des zones très éloignées recevront des vélos. Cette initiative, menée en partenariat avec le ministère de l’Économie, vise à encourager la scolarisation des filles. Les bénéficiaires ont été identifiées l’année dernière et les premières distributions de kits sont prévues d’ici le 10 septembre ».

MBARBE KOMBELE ERIC, parent d’élèves

« Que l’utilisation de ces fonds se fasse dans la transparence »

« En ces temps où l’atmosphère économique n’est pas du tout favorable pour le plein épanouissement des citoyens, surtout des parents que nous sommes, je prends avec double analyse les réformes au Ministère des Enseignements secondaires. D’abord, le matricule unique : pour moi, je crois que c’est une très bonne chose de savoir qu’on tend déjà vers un fichier unique de tous les élèves du secondaire sur le territoire national. Cela permettra à coup sûr de réduire considérablement les fraudes sur les parcours des élèves en rassurant, par exemple, un responsable de lycée ou collège sur la provenance de l’élève qu’il veut recruter. Si cela est bien orchestré, même les transferts se feront simplement sur une plateforme. C’est une innovation à louer. D’un autre côté, le paiement exclusif par agence monétaire des frais exigibles et autres permettra aussi d’avoir un guichet unique de recouvrement et de sécuriser les recettes engrangées par les établissements. L’utilisation de ces fonds doit se faire dans la transparence qui nous évitera les détournements dont faisaient l’objet certains bureaux d’APEE en connivence avec certains chefs d’établissements et consorts. Les vacations seront prises en charge de manière efficiente et les rémunérations de ceux qui exercent ce métier seront améliorées. À mon avis, si ces réformes sont bien mises en place, le système éducatif se verra davantage transformé en un cadre agréable d’épanouissement pour nos jeunes enfants. Il reste maintenant à espérer que la mayonnaise prenne rapidement et que les lignes bougent. »

Réorganisation: Barry Callebaut lance une vaste opération de licenciements qui devrait épargner Sic cacaos

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Le plan « BC Next Level » représente une étape majeure dans la stratégie de Barry Callebaut pour moderniser ses opérations, optimiser ses coûts et s’adapter à un marché en mutation. L’objectif est d’accélérer la transformation numérique et de renforcer l’efficience de l’entreprise. Dans ce contexte, 2500 postes à travers le monde seront supprimés, principalement en Europe. En Belgique, l’un des centres névralgiques de la production du groupe, environ 500 emplois devraient être supprimés, principalement dans les sites de Wieze, Lokeren et Hal.

Bien que les négociations sociales soient en cours entre la direction et les syndicats, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités du plan social. Malgré cette dynamique internationale de restructuration, Sic Cacaos, la filiale camerounaise de Barry Callebaut, ne devrait pas être directement impactée par ces suppressions d’emplois.

 Joint par courriel, le service de communication de Barry Callebaut a promis de nous apporter des réponses détaillées dans quelques jours. Toutefois, il a laissé entendre que pour le moment, son extension locale est à l’abri des licenciements. En attendant d’éventuels changements, la branche camerounaise reste solidement implantée au Cameroun, où elle occupe une position de leader dans la transformation du cacao.

 Au cours de la campagne 2022- 2023, Sic Cacaos a broyé 51 358 tonnes de fèves camerounaises, un chiffre qui confirme son rôle central dans l’économie cacaoyère du pays. Cependant, la santé financière de l’entreprise demeure un sujet de préoccupation. En novembre 2022, une annonce légale révélait que les capitaux propres de Sic Cacaos étaient devenus inférieurs à la moitié de son capital social, fixé à 6,885 milliards de FCFA.

Conformément à l’Acte uniforme Ohada relatif aux sociétés commerciales, cette situation met l’entreprise en situation de faillite technique. Cela a conduit à la nomination de Mamadou Ly, titulaire d’un Master en Business Administration et Management de l’Université de Poitiers, à la tête de Sic Cacaos en fin d’année 2023. Sa mission principale consiste à redresser la filiale et à lui permettre de retrouver un équilibre financier.

Des Défis Concurrentiels Accrus

 Malgré ses difficultés financières, Sic Cacaos reste le leader de la transformation du cacao au Cameroun, mais elle doit désormais composer avec la montée en puissance de nouveaux acteurs. Parmi eux, Neo Industry, avec une capacité de transformation de 32 000 tonnes, et Atlantic Cocoa, qui dispose de 48 000 tonnes, extensibles à 68 000 tonnes.

 Ces concurrents viennent bousculer la position dominante de Sic Cacaos, obligeant la filiale de Barry Callebaut à se réinventer pour maintenir son leadership. Sous la direction de Mamadou Ly, la filiale camerounaise devra relever des défis de taille, mais ses atouts – notamment sa position de leader dans la transformation du cacao – pourraient lui permettre de surmonter cette période difficile

Nouveaux financements de Canal+ Cameroun: opportunité ou menace pour l’identité culturelle ?

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«Nous souhaitons investir davantage dans la production de contenus camerounais. C’est une orientation que le groupe a prise il y a quelques années», a déclaré Jacques Du Puy après sa rencontre avec le chef du gouvernement. Il a exprimé le désir de voir Canal+ intensifier ses investissements dans ce domaine, soulignant que le groupe produit, soutient, et finance déjà des contenus locaux, mais qu’il reste encore beaucoup à faire. La démarche de Canal+ s’inscrit dans une stratégie visant à enrichir l’offre de contenus destinés aux téléspectateurs camerounais, tout en dynamisant l’industrie locale du divertissement. En outre, le groupe envisage des investissements dans des secteurs adjacents à la télévision, ce qui pourrait renforcer encore davantage sa présence au Cameroun.

Une opportunité ou une menace Pour la culture Camerounaise ?

Malgré ces ambitions louables, Canal+ doit également faire face à des défis importants, notamment en ce qui concerne la conformité de ses programmes avec les normes et valeurs locales. En septembre 2023, le Conseil national de la communication (CNC) avait suspendu la diffusion de la chaîne Canal+ Elles, accusée de promouvoir l’homosexualité, une décision qui avait soulevé de vifs débats. Bien que cette suspension ait été levée en octobre 2023, Canal+ a dû prendre des engagements fermes pour éviter de telles situations à l’avenir.

Jacques Du Puy a précisé que Canal+ a renforcé ses efforts pour garantir que ses contenus respectent les valeurs locales, en mettant notamment l’accent sur le contrôle parental et une sélection rigoureuse des chaînes diffusées. Toutefois, il a également rappelé que de nombreux contenus diffusés par Canal+ ne sont pas produits par le groupe, mais proviennent de diverses sources internationales. L’investissement accru de Canal+ dans la production locale suscite des réactions contrastées. Pour certains observateurs, ces investissements représentent une opportunité unique pour le cinéma camerounais, offrant des ressources financières et un savoir-faire indispensables pour propulser l’industrie à un niveau supérieur.

Cependant, d’autres craignent que cette influence ne soit le vecteur d’une « colonisation culturelle », où les contenus proposés par Canal+ pourraient entrer en conflit avec les valeurs traditionnelles camerounaises, notamment en ce qui concerne des sujets sensibles comme la promotion de l’homosexualité. Cette problématique est d’ailleurs abordée par l’universitaire camerounais Michel Njankou dans une production scientifique publiée en 2018. Intitulée «Homosexualité et séries télévisées au Cameroun : Étude de cas du paradoxe des chaînes télévisées au Cameroun», cette analyse a été publiée alors qu’il était membre de la Faculté des sciences, économiques, sociales politiques et de communication de l’Université catholique de Louvain, en Belgique.

En s’appuyant sur des études de cas spécifiques de séries populaires, Michel montre comment ces programmes peuvent à la fois renforcer et contester les normes culturelles en place. Il souligne également les tensions entre le contenu local et international, illustrant comment les influences extérieures peuvent entrer en conflit avec les valeurs traditionnelles. «Face à ces défis, la nécessité pour le gouvernement camerounais de maintenir une vigilance accrue sur la qualité des contenus diffusés par Canal+ se fait plus pressante. Si l’engagement de Canal+ à soutenir la production locale est à saluer, il est impératif que ces contenus reflètent fidèlement les valeurs et les réalités du pays», suggère un expert contacté par News du Camer.

Cemac : pourquoi les banques sont de plus en plus attirées par les offres de liquidité de la BEAC

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Dès le 11 juin 2024, la BEAC a injecté 120 milliards de FCFA dans le circuit bancaire, une somme significative mais encore insuffisante face à des demandes qui se sont élevées à 292 milliards de FCFA en seulement une semaine. Cette tendance s’est confirmée tout au long des semaines suivantes : à chaque opération d’injection, les besoins exprimés par les banques ont largement excédé les montants proposés par la banque centrale. Par exemple, lors de l’opération du 2 juillet 2024, la BEAC a offert 165 milliards de FCFA, mais les banques en ont sollicité 385 milliards, soit un taux de souscription de 233,33%.

Cette forte demande traduit une dépendance croissante des banques aux liquidités fournies par la banque centrale. La suspension des injections de février 2023 à juin 2024 a laissé de nombreuses banques dans une situation délicate, où l’accès à des financements est devenu rare. La hausse des taux directeurs, couplée à une politique de reprise de liquidités, a considérablement limité les ressources disponibles pour les banques. Celles-ci ont donc accueilli avec soulagement la reprise des injections de liquidités. La preuve, après l’opération du 11 juin, la BEAC en a effectué 12 autres d’un montant cumulé de plus de 2 100 milliards de FCFA, dont les offres ont toutes obtenu un taux de souscription loin au-dessus des 100%. La dernière en date, une offre de 250 milliards de FCFA le 3 septembre qui a obtenu un taux de souscription de 169,20%, les besoins exprimés par les banques ayant atteint 423 milliards de FCFA.

L’effet du durcissement de la politique monétaire 

D’après des analyses d’experts en finance, l’une des raisons pour lesquelles les banques sont devenues si dépendantes des liquidités de la BEAC réside dans le contexte monétaire de la région. Depuis fin 2021, la banque centrale a durci sa politique monétaire pour combattre une inflation galopante. Cette politique a entraîné une hausse des taux directeurs, limitant l’accès aux crédits pour les banques. En parallèle, la Beac a intensifié ses opérations de reprise de liquidités, drainant des fonds des coffres des banques à travers l’émission de bons BEAC. Le coût du crédit est devenu prohibitif, tant pour les Etats que pour les opérateurs économiques et les ménages. Face à cette situation, les banques ont dû compter sur les rares opportunités d’injection de liquidités pour maintenir leurs opérations et répondre à la demande croissante de crédit dans la région.

Une autre explication à cette dépendance croissante est liée à l’augmentation des besoins de refinancement. Selon la BEAC, l’augmentation des demandes des établissements de crédit au compartiment des interventions de la Banque centrale résulte de plusieurs facteurs, dont la nécessité de refinancer des actifs devenus plus coûteux dans le contexte d’un durcissement monétaire. Les banques de la région ont également dû faire face à une hausse des créances douteuses, conséquence d’une économie fragilisée par la pandémie de Covid-19 et les conflits régionaux.

Cette situation rend les banques plus vulnérables, les obligeant à rechercher activement des sources de liquidités pour maintenir leur solvabilité. Les injections de la BEAC, bien que limitées, représentent une bouffée d’air frais pour les établissements de crédit, leur permettant de refinancer leurs opérations à des conditions relativement avantageuses comparées à celles du marché.

L’inflation résiste aux mesures de la BEAC

Cependant, malgré ces injections de liquidités, la situation économique de la zone Cemac reste préoccupante, en particulier en ce qui concerne l’inflation. Par exemple, au Cameroun, l’inflation a atteint 6,3% entre avril 2023 et avril 2024, bien au-delà de la limite de 3% exigée en zone Cemac. Ce taux d’inflation persistant remet en question l’efficacité des mesures de resserrement monétaire prises par la banque centrale, tout en illustrant la difficulté à équilibrer les besoins de financement des banques avec les objectifs de stabilité macroéconomique.

Lions indomptables : André Onana en protecteur des jeunes Lions

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André Onana veut protéger les jeunes

C’est un « pacte » qu’André Onana a souhaité entre la presse et les Lions indomptables. « C’est vrai que nous sommes en train de traverser des moments difficiles, mais j’aimerais que nous soyons ensemble dans les bons et les mauvais moments. Quand il faudra critiquer ce qui n’est pas bien, j’aimerais qu’on protège les plus jeunes, et qu’on tire sur les plus grands dont je fais partie», a lancé le portier principal des Lions indomptables. L’homme qui commence par souligner que « nous traversons des moments difficiles», a compris qu’il faut faire fi de la politique et se dire les vérités, pour mieux construire. Ainsi, au sortir d’une nouvelle bataille entre le ministère des Sports et de l’éducation physique, et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), André Onana sait que la sélection est attendue à l’œuvre. Et en cas de mauvaise prestation, la critique sera fertile.

L’homme qui a glissé auparavant qu’« on se connait », sait que le Camerounais ne pardonne pas beaucoup, notamment en contexte de guéguerre avec dans positions très rangées. Les plus jeunes n’étant pas très aguerris à pareille situation. « Protégeons nos petits frères parce qu’on aura besoin d’eux pour assurer la continuité», a-t-il justifié sa sortie. Et le joueur qui accompagnait l’entraîneur à la conférence de presse d’avant-match, a attendu la fin de la l’exercice pour lancer son appel en direction d’une presse qui ressemble à divers points à son peuple : très exigeante.

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