mercredi, juin 3, 2026
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Douala : un centre d’innovation technologique et industrielle ouvre ses portes

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L’œuvre de l’homme d’affaires Alphonse Nafack accueillera des entreprises de haute technologie et des activités de recherche-développement ainsi que de fourniture de services tels que l’incubation, l’accélération et l’accès à des ressources de prototypage.

Douala Tech Park  est le nom donné à cette structure qui a été inaugurée le 31 octobre dernier à Douala.   Elle est présentée comme un centre d’innovation à la fois industriel et pédagogique. Car, en plus  des formations, Douala Tech Park à travers des partenariats avec des leaders technologiques, compte contribuer à l’industrialisation et la croissance économique du Cameroun.  Le centre est situé à Bonamoussadi, dans le 5e arrondissement de la ville, dans l’enceinte du campus de JFN Institute appartenant à l’homme d’affaires camerounais Alphonse Nafack par ailleurs ancien DG d’Afriland First Bank et initiateur de ce projet.  

 La vision  de son promoteur est de faire de Douala un centre régional incontournable de la transformation numérique et industrielle. Ceci passe par des partenariats stratégiques solides avec des géants mondiaux de la tech à l’instar de AWS, Microsoft Azure, et Dassault Systèmes. Ce qui permettra à ses impétrants de bénéficier d’une expertise de pointe et de garantir des certifications reconnues à l’international.

 Grâce au partenariat avec Dassault Systèmes par exemple, le Douala Tech Park offrira des formations spécialisées dans les domaines  tels que la création 3D, le maquettage numérique en 3D, l’édition de solutions de gestion du cycle de vie des produits.  La cible est constituée des entreprises de haute technologie mais aussi à tout acteur qui mène des activités de recherche-développement ainsi que de fourniture de services spécifiques comme l’incubation, l’accélération et l’accès à des ressources de prototypage orientées vers les industries d’avenir.

 Au-delà du numérique, le centre souhaite soutenir le transfert de technologies émergentes, le développement de compétences métiers et la création de solutions innovantes au service de l’industrialisation au Cameroun.   « Le Douala Tech Park se veut être un environnement idéal pour l’implantation d’activités liées à des services innovants et pour des unités de production de pointe. Il symbolise la volonté du pays de se distinguer non seulement par sa croissance, mais aussi par ses avancées technologiques, s’inscrivant ainsi dans la vision d’émergence à l’horizon 2035 » indiquent les dirigeants du centre.

 A travers l’inauguration de ce centre,  le Groupe JFN entend contribuer à la transformation durable et inclusive du pays en permettant aux jeunes talents, aux entreprises et aux industriels d’évoluer dans un écosystème technologique de pointe. Il vise aussi à accompagner le Cameroun à devenir un acteur clé dans le domaine de l’innovation et de l’industrie en Afrique.

Affaires  foncières : les parlementaires aux côtés des opérateurs économiques

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Le Réseau Parlementaire des Assurances, Banques et Monnaie a effectué une consultation au siège du Gecam à Douala à l’effet de recenser les préoccupations des chefs d’entreprises et de mieux soutenir la réforme foncière en cours.

 Au Cameroun, plus de 80%des affaires traitées devant les tribunaux portent sur le foncier. Ce chiffre de la société civile est assez interpellateur sur le mal.  En effet,   la loi régissant le foncier dans le pays date de plus de 40ans et est jugée inadaptée.  Ce qui  crée divers problèmes, notamment l’accès à un titre foncier qui est  qualifié d’inéquitable. Or,  il s’agit d’une pièce maîtresse pour l’obtention d’un crédit bancaire par exemple.

Actuellement, une réforme est en cours pour établir un équilibre.  Pour mieux comprendre les difficultés et défendre cette  nouvelle loi  attendue au parlement, le Réseau Parlementaire des Assurances, Banques et Monnaie,  s’est rendu à Douala fin octobre dernier. Une consultation a ainsi eu lieu au siège du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam). La délégation des députés conduite par Bénilde Djeumeni président de ce réseau s’est entretenu avec les opérateurs économiques, abordant diverses questions autour de la réglementation actuelle qui date de 1974.  La rencontre a réuni différentes catégories d’acteurs. Les représentants des administrations publiques, de la justice,  mais aussi des organisations de la société civile. Les discussions ont tourné autour du thème de la problématique foncière cadastrale et domaniale au Cameroun.

Au terme de longs échanges, le réseau des parlementaires s’est engagé à  prendre en compte les propositions formulées au moment de l’élaboration de la loi au parlement. Le code foncier en gestation va selon le président barreau, renforcer le cadre juridique dans un contexte où on assiste  par exemple à de nombreux cas d’expropriation.  «  La base de notre pays repose sur des constructions fortes et l’implication des différents acteurs que nous avons ici donne l’espoir qu’en plénière, nous aurons un code unifié et que l’on ne soit pas à chercher à gauche le code cadastral, à droite le décret sur tout ce qui concerne les domaines afin que les citoyens soient sécurisés. Ce qui renforce la sécurité juridique et judiciaire dans un État », a déclaré Mbah Eric Mbah

Plus d’une centaine d’organisations de la société civile ont par le passé émis des propositions pour l’élaboration du code foncier.  Dans leur vision, ces ONG recommandent la reconnaissance des droits fonciers des femmes dans le cadre d’un régime coutumier collectif encadré localement.  La nouvelle réforme foncière devra aussi faciliter et protéger les investissements agricoles et industriels au Cameroun.

Réaction

Benilde Djeumeni, pdt du réseau parlementaire assurances, banque

 «  On aura une plénière spéciale sur la problématique foncière en novembre »

« L’assemblée nationale a entendu les cris des populations. Celles qui ont été déguerpies, leurs titres fonciers retirés ou encore l’occupation anarchique et illégale des terrains. Et donc, le très honorable Cavaye Yeguie Djibril a instruit l’ensemble des parlementaires et particulièrement le réseau des assurances, banque et monnaie dont je préside, à l’effet de mener une consultation c’est à dire d’écouter toutes les parties prenantes pour que dès la session de novembre, nous ayons une plénière spéciale sur la problématique foncière et également que nous puissions avoir toutes les armes pour débattre sur le code foncier qui est déjà en gestation et qui sera déposé sur la table des parlementaires très bientôt.  Cette réforme est une opportunité de prévenir les conflits fonciers et de renforcer la cohésion nationale, dans un contexte où la gestion des terres est devenue un facteur d’instabilité sociale. »

Tristesse: Le Rdpc ignore les morts de Dschang

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Ce 6 novembre 2024 marque le 42ème anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président Paul Biya. Un anniversaire que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ne manque pas de célébrer avec faste tous les ans, sur l’ensemble du territoire national. Et cette année, le parti au pouvoir n’y a pas dérogé. Le parti de Paul Biya s’est déployé sur l’ensemble du territoire national, avec des défilés et autres manifestations festives.

Et pourtant cette célébration coïncidait cette année avec un évènement particulièrement triste. En effet, la veille, la falaise de Dschang a encore fait des morts. Un double éboulement de terrain a fait au moins quatre morts. Le communiqué du gouverneur de la région de l’Ouest fait état de trois engins lourds des travaux publics, trois bus coaster, cinq motos et des piétons, engloutis par le second éboulement.

Depuis hier, les secours s’activent à retrouver les personnes ensevelis, avec désormais une faible probabilité de retrouver des survivants. Le ministre des Travaux publics, le gouverneur de l’Ouest et le ministre de l’Administration territoriale ont multiplié des communiqués, renseignant l’opinion publique sur la situation sur le terrain, ainsi que les mesures prises pour les secours et les voies de contournement. Et pendant que les familles pleurent leurs morts et disparus, les pontes du régime s’en donnent à cœur joie. Y compris Jean Nkuete le secrétaire général du Comité central du Rdpc, natif du département de la Menoua qui est ainsi sinistré, tout comme le voisin Nganou Djoumessi le ministre des Travaux publics, originaire des Bamboutos, particulièrement interpellé. Sans qu’une journée de deuil national ne soit décrétée pour les morts enregistrés. Les autorités revenues le lendemain des festivités de l’an 42 du Renouveau, le deuil reprendra.

Prêts non remboursés: Les banques réclament cinq milliards de FCFA à la diaspora

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image générée par l'Intelligence artificielle

Le départ massif de nombreux Camerounais à l’étranger n’a plus uniquement des répercussions sociales. Il entraîne aussi un manque à gagner considérable pour les institutions bancaires du pays. En cause, des crédits contractés avant le départ, qui ne sont jamais remboursés, laissant les banques face à un trou financier inquiétant.

Philip Ngole Ngwesse, Haut-commissaire du Cameroun au Canada, dit avoir pris connaissance de ce phénomène quand il était encore au Cameroun. En effet, juste après «sa nomination par le président de la République. De nombreux responsables bancaires l’ont sollicité pour qu’il les aide à recouvrer des créances non remboursées par des Camerounais partis au Canada.», a-t-il confié à nos confrères de Cameroon Tribune.

 DES CRÉDITS DÉTOURNÉS POUR FINANCER L’EXIL

Pour beaucoup de candidats à l’immigration, les crédits contractés auprès des banques camerounaises devaient servir à des investissements locaux, mais ces fonds ont souvent été redirigés vers les frais de voyage et d’installation à l’étranger. C’est du moins ce qu’affirme Rodrigue Soffo, responsable du cabinet RS Intelligence & Lobbying, qui collabore étroitement avec les banques camerounaises sur ces dossiers. Pour lui, «l’un des premiers problèmes, c’est que les emprunteurs ont détourné l’usage de leur crédit, destiné à l’équipement ou à la construction d’immeubles, pour financer leur projet d’immigration».

L’essentiel de ces personnes a contracté des crédits d’équipement, qui étaient garantis par leurs revenus salariaux. Cependant «Ces dernières ont arrêté de travailler quelques mois après avoir pris des crédits et sont parties sans que leur employeur ou la banque n’aient eu les moyens en amont d’obtenir le remboursement du crédit», a-t-il affirmé.

Ce phénomène, en croissance depuis plusieurs années, a des conséquences importantes sur les bilans des banques camerounaises. «Nous n’avons pas de statistiques exhaustives, mais les créances non recouvrées liées à cette émigration représentent aujourd’hui 40 % du total des créances en souffrance », souligne Soffo. « En valeur absolue, cela équivaut à environ 5 milliards de FCFA. », a-t-il ajouté

DES MESURES DE RECOUVREMENT AUX FRONTIÈRES INTERNATIONALES

Pour faire face à cette problématique, le cabinet RS Intelligence et Lobbying qui, dans son éventail de services propose le Compagnonnage juridique et financier (contrats, réclamations etc.) dit avoir été contacté par des banques opérant sur le marché local, affectées par le phénomène susmentionné et qui tentent de récupérer les sommes dues par certains camerounais de la diaspora. De cette collaboration sont nées plusieurs stratégies de recouvrement à l’international, notamment celles s’appuyant sur des démarches diplomatiques.

 «La particularité des immigrants aujourd’hui, c’est qu’ils ne sont plus résidents sur le territoire camerounais, d’ailleurs pour l’essentiel ils ne sont même plus traçables, d’où l’intervention de notre cabinet pour d’abord les identifier. Nous avons fait un gros travail diplomatique avec les pays d’immigration qui ont perçu le risque, comprenant que ce phénomène pourrait entacher leur réputation», indique Rodrigue Soffo, qui précise par ailleurs que ces pays d’accueil sont aujourd’hui favorables à deux sortes de mécanismes.

«À la différence du Cameroun, pour vivre en Amérique du Nord spécifiquement, on a besoin d’une carte de crédit pour vivre de manière optimale. Il y a donc un travail qui va être fait par ces pays, de manière à ce que les notes de crédit de toutes ces personnes soient directement affectées par la situation financière qu’elles ont laissée au Cameroun», révèle-t-il.

En outre, RS Intelligence et Lobbying, aidé par les autorités camerounaises que ce cabinet indique avoir saisi, songe également à mettre en place un cadre de collaboration avec Interpol, qui devrait permettre de poursuivre ces débiteurs en dehors des frontières nationales. Ce mécanisme est motivé par le fait que certains emprunteurs dûment identifiés, à qui on a proposé un remboursement sur la base d’un moratoire, ont refusé de coopérer. «Notre première approche a été de proposer des échéanciers de remboursement aux personnes concernées, avec des comptes bancaires ouverts aux États-Unis et au Canada pour faciliter les paiements. Cependant, certains refusent de coopérer, espérant échapper au système bancaire camerounais », déplore Soffo.

Cependant, tous ne font pas preuve de mauvaise foi. Certains débiteurs, notamment ceux de la banque leader au Cameroun (Afriland First Bank, ndlr) semblent plus enclins au remboursement, révèle Rodrigue Soffo. «Il y en a avec qui nous discutons actuellement et qui manifestent l’envie de rembourser, il y en a qui proposent des hypothèques sur des biens qui leur appartenaient afin de rembourser le crédit. Il y en a aussi pour qui certains membres de la famille ont pris le relais, et ont décidé de rembourser. Il y en a également qui se croient cachés, mais que nous avons réussi à retrouver. Nous avons leurs adresses, nous connaissons leur lieu de travail, pour ceux qui travaillent. Mais on continue à espérer que d’ici la fin du mois (Octobre 2024) ils vont volontairement rejoindre le processus pour que ça se termine sans obligation de reconduite vers la frontière».

De surcroît, dans un contexte où l’accès au crédit est essentiel pour les nouveaux arrivants, l’historique bancaire des émigrants pourrait désormais influencer leur intégration dans leur pays d’accueil. « Les associations de crédit du Cameroun collaborent avec celles des pays de destination pour que les candidats à l’immigration arrivent avec un « credit record » documentant leur historique bancaire. Si ce bilan est négatif, il pourrait être plus difficile d’obtenir des crédits sur place », précise Soffo.

QUID DE L’ASSURANCE-CRÉDIT

Dans ce cadre, elle a une couverture limitée, assure Rodrigue Soffo. En effet, tente-t-il d’expliquer, les polices d’assurance-crédit qui devaient permettre aux banques d’être indemnisées en cas de pertes financières définitives subies suite à l’insolvabilité déclarée ou présumée des clients, couvraient des risques connus.

Toutefois, l’immigration volontaire et planifiée des débiteurs n’en faisait pas partie jusqu’à récemment, révèle-t-il. « Lorsque des cadres ou employés bien établis empruntent de manière régulière, personne n’imagine qu’ils pourraient décider de tout abandonner pour immigrer », précise Soffo. «L’assurance ne couvrait pas un tel risque», rappelle-t-il.

Pour finir, le départ de nombreux salariés qualifiés vers l’étranger laisse également des entreprises camerounaises fragilisées. Célestin Tawamba, président du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam), alerte sur les répercussions économiques de ce phénomène «Certaines entreprises se retrouvent à supporter les dettes internes laissées par ces travailleurs démissionnaires, ce qui impacte l’accès au crédit pour les employés restants. La récurrence de ces départs massifs creuse un vide au sein des entreprises et aggrave la fuite des compétences, notamment pour des postes hautement spécialisés. »

Environnement fiscal: Contrôle, digitalisation, augmentation des recettes, le credo de la DGI en 2025

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Immeuble DGI à Yaoundé

Pour 2025, la Direction Générale des Impôts (DGI) du Cameroun met les bouchées doubles. Dans une note de service datée du 31 octobre 2024, l’institution a détaillé les orientations qui guideront ses actions au cours de l’année à venir. Au cœur de cette stratégie, l’optimisation des recettes fiscales non pétrolières s’impose comme un impératif, en ligne avec les objectifs du Ministère des Finances (MINFI).

UNE STRATÉGIE À PLUSIEURS VOLETS

La DGI entend mettre en œuvre un plan d’action reposant sur quatre axes principaux pour maximiser le potentiel fiscal du pays. Ce plan vise d’abord à intensifier les efforts de mobilisation des recettes à travers une approche plus systématique des contrôles fiscaux. La Direction prévoit notamment une programmation annuelle des contrôles, rendue possible grâce à une analyse rigoureuse des risques. Pour ce faire, la DGI s’appuie sur l’application CERBERE, un outil digital conçu pour suivre l’évolution des dossiers de manière optimale.

L’expertise externe sera également sollicitée pour renforcer l’efficacité des contrôles et apporter un regard neuf sur certaines pratiques. La lutte contre la fraude et l’évasion fiscales occupe aussi une place centrale dans la feuille de route de 2025. Face à un phénomène qui menace l’équilibre budgétaire, la DGI prévoit un renforcement des mesures contre les pratiques de sousfacturation et de transfert de bénéfices. Des protocoles de vérification des prix de transfert et de contrôle des régimes fiscaux dérogatoires seront systématisés pour éviter les abus.

Par ailleurs, les conventions fiscales internationales feront l’objet d’un contrôle accru, assurant ainsi leur utilisation conforme aux engagements pris par le Cameroun. Sur le plan de la relation avec les contribuables, la DGI envisage des actions pour favoriser un climat de confiance et améliorer le civisme fiscal. Consciente que le respect des droits des contribuables est une condition sine qua non d’un système fiscal apaisé, l’administration s’engage à simplifier les procédures et à renforcer la communication. Ces mesures visent à encourager la transparence, tout en promouvant un comportement fiscal responsable.

DIGITALISATION ET MODERNISATION

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, la DGI compte s’appuyer sur une digitalisation accrue de ses services. L’application CERBERE, déjà en usage, sera au cœur des opérations de suivi et d’exécution des contrôles. Grâce à cet outil, les dossiers fiscaux peuvent être centralisés, facilitant ainsi la coopération entre les services et une gestion plus efficace des informations. La DGI s’assurera aussi d’une meilleure coordination avec le MINFI, notamment par l’utilisation de la plateforme FDX, qui optimise les échanges de données fiscales.

Plusieurs autres outils numériques et plateformes de communication viendront compléter cette approche technologique. Avec Fusion, la DGI ambitionne de renforcer l’exploitation systématique des données collectées pour mieux cibler les enquêtes et les contrôles. Par ailleurs, une unité spécialisée au sein de la DGI, l’Unité d’Échange International de Renseignements Fiscaux (UEIR), facilitera l’échange d’informations avec d’autres administrations fiscales internationales, renforçant ainsi la lutte contre la fraude à l’échelle mondiale.

VERS UN CONTRÔLE FISCAL RIGOUREUX ET TRANSPARENT

La DGI accorde une importance particulière à la transparence et à l’équité dans les processus de redressement fiscal. Les contribuables bénéficieront de garanties renforcées en matière de recours, avec la possibilité de saisir directement le Directeur Général en cas de litige. Ce dispositif vise à instaurer un contrôle de qualité des redressements pour éviter toute forme d’arbitraire.

Un suivi rigoureux des interventions fiscales sera également mis en place. Chaque opération de contrôle fera l’objet d’évaluations régulières, dont les résultats seront présentés lors de réunions mensuelles de suivi. Cette pratique vise à garantir une gestion plus dynamique des contrôles fiscaux et à maintenir une cohérence dans les approches utilisées par les différents services de la DGI

Secteur financier : Vers la création imminente d’une société de gestion des fonds de garantie aux PME ?

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Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
Louis Paul Motaze Homme de année 2024 du Guardian Post Achievement Award

A la fin du mois de mai, Lorsque Louis Paul Motaze, le ministre des Finances dévoilait la Stratégie nationale de développement du secteur financier (SNDSF), élaboré par le Comité national économique et financier du Cameroun (Cnef) qu’il préside, il soulignait avec prudence qu’il s’agit de propositions que seul le président de la République, Paul Biya, peut traduire en actions concrètes. Cette précaution a fini par convaincre l’assistance venue s’enquérir de ce plan, qu’il s’agit là, une fois de plus, d’un projet qui ne se concrétisera jamais.

Cependant, moins de deux mois plus tard, plus précisément le 10 juillet 2024, le Chef de l’Etat a donné vie à l’une des propositions phares contenues dans la SNDSF. Il s’agit notamment de la réforme de la Société nationale d’Investissement (SNI), qui a hérité des actifs et des missions de la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic, du Bureau de mise à niveau des entreprises et de la Commission technique de privatisation et de liquidation des entreprises du secteur public et parapublic.

Cette réforme marquante est venue confirmer l’importance que la plus haute autorité du pays accorde à ce document élaboré par le Cnef. Sa matérialisation pourrait se poursuivre d’ici la fin de cette année et plus probablement l’année prochaine. Dans un entretien récent avec Défis Actuels Magazine, le ministre des Finances a détaillé de manière sibylline ce qui pourrait constituer la poursuite de la mise en œuvre de cette stratégie. Il a notamment évoqué sans le confirmer, les prochaines réformes prioritaires qui pourraient faire l’objet d’une implémentation urgente.

 En effet, en dressant le portrait du système financier camerounais miné selon lui, par une faible inclusion financière, un accès limité au financement pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), et un manque de profondeur du marché financier, le membre du gouvernement a également érigé en solutions, la création d’une société de gestion des fonds de garantie aux PME et la restructuration du Crédit foncier du Cameroun. A en croire ce dernier, ces réformes, sont destinées à renforcer l’accès au financement pour les entreprises camerounaises

PRIORITÉ AUX PME, MOTEUR DE L’ÉCONOMIE

Bien qu’encore dans le pipe, la mise en œuvre des reformes susmentionnées, notamment celle relative à la création d’une société de gestion des fonds de garantie aux PME, revêt une importance capitale, au regard du constat dressé par Louis Paul Motaze, lors du même entretien. «Les PME occupent une place centrale dans la stratégie de développement. Représentant 98 % du tissu économique camerounais, elles jouent un rôle majeur dans la création de richesse et d’emplois», détaille le ministre des Finances.

Cependant, malgré cette importance, «leur accès au financement reste limité. Aujourd’hui, moins de 20 % des prêts bancaires sont accordés à ces entreprises, un chiffre insuffisant pour soutenir leur croissance», reconnaît-il par la suite. La SNDSF propose donc des mesures concrètes pour pallier cette faiblesse, dont la mise en place «de la Société de gestion des fonds de garantie pour les PME. En plus de rassurer les institutions financières, ce fonds de garantie facilitera l’obtention de crédits, indispensable au développement de ces entreprises», se convainc le membre du gouvernement.

DES INITIATIVES EN ATTENDANT LA SOCIÉTÉ DE GESTION

En attendant l’opérationalisation de cette société, le gouvernement a déjà instauré des mesures pour améliorer l’accès des PME au crédit. Notamment, un mécanisme de garantie souveraine de 200 milliards FCFA qui a été mis en place l’année dernière, couvrant des prêts en faveur des entreprises des secteurs public et privé. En août 2023, une convention entre l’État, 15 banques et 37 établissements de microfinance a été signée pour concrétiser ce soutien.

VERS UN ACCÈS FACILITÉ AUX CRÉDITS IMMOBILIERS

 Dans l’entretien accordé à Défis Actuels magazine, Louis Paul Motaze, le ministre des Finances évoque également la réforme du Crédit foncier du Cameroun qui d’après lui, est destinée à stimuler le marché immobilier et libérer des fonds pour le secteur de la construction. Cette mesure «devrait non seulement contribuer au développement des PME mais aussi dynamiser le secteur immobilier, créant un cercle vertueux de financement dans plusieurs chaînes de valeur», penset-il.

Pour mémoire, d’après Louis Paul Motaze, «La SNDSF vise à renforcer la performance du secteur financier pour accélérer la croissance économique et, par conséquent, améliorer le bien-être des populations. En effet, le diagnostic du système financier camerounais a révélé plusieurs faiblesses: une faible inclusion financière, un accès limité au financement pour les MPME, et un manque de profondeur du marché financier»

Dschang : Au moins 4 morts à la falaise

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Selon des sources officielles, le bilan du double éboulement de terrain à la Falaise de Dschang, est de 4 morts et de nombreux blessés, qui sont sous soins à l’hôpital de district de Dschang où ils ont été convoyés. C’est un bilan provisoire tant les recherches se poursuivent sur le site. « Il pourra nécessiter au moins trois jours pour évacuer complètement la terre et libérer la route», estime un témoin de la situation.

Aux premières heures du 5 novembre, l’on a appris la nouvelle d’un éboulement de terrain sur la Nationale N°3 qui relie Douala et Bafoussam. Alors que les secours venus de la ville de Dschang s’affairaient à nettoyer les tonnes de boue qui ont envahi la chaussée, un second éboulement de terrain a surpris les secours et les spectateurs, engloutissant les engins lourds. Au passage, on parle de trois bus coasters qui ont été ensevelis ainsi que de petites autres voitures et des motos : « Dieu est grand ; j’aurais pu y être ou dans les environs si j’avais voyagé », confie Paul, résident de Douala, qui rend grâce à Dieu pour lui avoir permis de « déprogrammer » son voyage pour la ville de Mbouda.

La route passant par Bafang étant en mauvais état, les automobilistes reliant la région de l’Ouest à la ville de Douala se sont pour la plupart rabattus sur cette route, en passant par la ville de Dschang. La nature les a surpris, trahissant les services de l’Etat qui semblent avoir quelque peu ignoré la dangerosité de cette falaise qui ne cesse d’avaler les usagers de cette route. Il va falloir se rabattre sur la mauvaise route de Bafang ; le temps de libérer la chaussée à la Falaise de Dschang, et certainement assurer la sécurité dans cette zone à relief accidentogène.

L’API a facilité l’investissement de plus de 6 960 milliards de FCFA

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Surnommée « le bras commercial du Cameroun », l’Agence de Promotion des Investissements (API) incarne aujourd’hui l’ambition du pays de s’ouvrir davantage aux investisseurs, en valorisant ses multiples atouts et en accompagnant la croissance de secteurs clés. Fondée pour stimuler l’économie nationale, l’API se donne pour mission de transformer l’image du Cameroun en terre d’opportunités, où les investissements se traduisent en développement local, emplois et infrastructures.

 Le bilan de l’API en quelques années témoigne de l’impact de ses efforts de promotion avec « un portefeuille de 396 investissements au Cameroun avec des investissements projetés de plus de 6 960 milliards de francs CFA et plus de 159 000 emplois à créer », a révélé le directeur de la Promotion des investissements, Emmanuel Ako Tamumgang lors de la 3e édition du Salon des Acteurs Économiques et du Développement Local (Saedel), qui s’est déroulé du 21 au 26 octobre 2024 à Kribi, une ville balnéaire de la région du Sud. Un montant qui reflète l’intérêt croissant des investisseurs pour le pays. Ces projets selon le directeur de la promotion des investissements, représentent également une source précieuse d’emplois pour les camerounais, avec « 159 000 postes potentiels à la clé », estime-t-il.

Pour renforcer sa proximité avec les investisseurs et les communautés, l’API continue d’étendre son réseau de représentation sur le territoire national. Déjà bien implantée à Douala, la capitale économique, elle prévoit d’ouvrir de nouvelles antennes à Limbe, Garoua et Bafoussam. Cette présence renforcée permettrait de répondre de façon plus réactive aux demandes locales et de soutenir directement les projets de développement au niveau régional, sous réserve des ressources disponibles.

Ressources naturelles : L’opérationnalisation de la Banque africaine de l’énergie annoncée en 2025

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Les ministres des 18 pays membres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) se sont réunis à Yaoundé pour la 46e session de leur Conseil. Cet événement, marqué par la présence de hauts représentants comme le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute et le ministre congolais des Hydrocarbures Bruno Jean-Richard Itoua, a permis aux membres de réitérer leur soutien à la Banque africaine de l’énergie (AEB) et d’avancer un message fort pour l’indépendance énergétique de l’Afrique. « Avec la signature et la ratification de l’accord d’établissement et la charte de la Banque par deux pays, à savoir la République du Ghana et la République fédérale du Nigeria, le traité portant création de la Banque est effectivement entré en vigueur », a indiqué le communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres de l’APPO.

 Ce projet phare de l’organisation incarne l’espoir d’une souveraineté énergétique du continent africain. Lancée officiellement en partenariat avec l’Afreximbank, la Banque africaine de l’énergie, dont l’initiative remonte à 2020, devrait débuter ses opérations au premier trimestre de 2025, apprend-on. « La Banque, il faut d’abord le rappeler, va beaucoup s’occuper des questions de pétrole et de gaz, notamment. En matière de pétrole et de gaz, c’est trop de demandes d’exportations. Et il s’agit maintenant pour les pays africains de disposer d’un capital et de savoir-faire afin justement de diminuer leurs prix », a indiqué Pr Pierre Roland Atangana, expert en question énergétique.

Pour son opérationnalisation, l’AEB devrait disposer d’un capital initial de 5 milliards de dollars issu des contributions des pays membres de l’APPO. « Nous avions besoin de 5 milliards de dollars pour démarrer. Mais nous avons décidé qu’il nous fallait 500 millions pour démarrer. Et nous avons obtenu 50 % de cette somme avant même d’avoir officiellement lancé la banque. Nous sommes donc convaincus que d’ici la fin du premier trimestre de l’année prochaine, la banque devrait être opérationnelle », a indiqué Omar Farouk Ibrahim, Secrétaire général de l’APPO. La souscription est fixée à 83,33 millions de dollars par pays. Actuellement, 99,953 millions de dollars ont déjà été mobilisés grâce à l’engagement financier de trois pays pionniers : l’Angola, le Ghana, et le Nigeria, ayant respectivement contribué 10, 20,83 et 69,12 millions de dollars. Le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, a insisté sur l’importance d’une mobilisation collective pour concrétiser ce projet et encourage l’ensemble des membres de l’APPO à accélérer leurs versements pour renforcer la banque et soutenir son rôle central dans le financement des projets énergétiques africains. « Nous avons fixé un budget de démarrage qui permettra à la Banque, dès le début, de disposer de ressources pour lancer ses opérations assez rapidement. Nous avons déjà mobilisé 40% de ce budget de démarrage mais nous sommes confiants dans le fait que les différents pays membres pourront remplir rapidement leurs obligations. C’est notre décision commune. Ce sont les 18 qui ont décidé, ça n’aurait pas de sens que nous ayons décidé cela et que nous n’ayons pas des actes subséquents. Tous les pays sont mobilisés », dit-il. L’AEB dont le siège sera basé au Nigeria, née de la volonté commune de promouvoir l’autonomie énergétique, prévoit de financer divers projets et initiatives énergétiques à travers le continent africain.

Sa création découle d’un processus commencé en 2020 et rendu effectif en juin 2024 avec la signature de l’accord de création de la banque par le Ghana et le Nigeria, permettant ainsi au traité de création de prendre effet. En plus du financement propre de l’APPO et de l’Afreximbank, l’AEB bénéficie de soutiens financiers stratégiques, visant à en faire un levier pour le développement énergétique et économique. Sur le continent, près d’un milliard de personnes vivent sans accès à une énergie fiable, le défi est immense. Les pays membres de l’APPO, se sont ainsi engagés à exploiter, produire et raffiner leurs propres hydrocarbures pour réduire cette pauvreté énergétique qui entrave le développement économique.

La Banque africaine de l’énergie jouera un rôle crucial en soutenant non seulement l’industrie pétrolière et gazière, mais aussi d’autres sources d’énergie, y compris les renouvelables, dans le but de sortir l’Afrique de la crise énergétique. Les statistiques disponibles révèlent l’ampleur des ressources naturelles du continent : plus de 125 milliards de barils de pétrole brut et plus de 600 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel. Malgré ce potentiel, la dépendance vis-à-vis des financements étrangers a longtemps freiné les ambitions africaines. En finançant les projets énergétiques directement à partir de ressources africaines, la Banque africaine de l’énergie pourrait changer la donne.

JOSEPH DION NGUTE, Premier ministre

« La Banque africaine de l’énergie pourrait servir de modèle dans d’autres domaines »

Le Cameroun, comme l’a souligné son représentant lors des assises, accueille pour la quatrième fois la session ministérielle de l’APPO depuis la création de cette instance de coordination. Il est pertinent de revenir sur les évolutions significatives que nous avons enregistrées depuis les dernières rencontres de Yaoundé, en mars 2008, qui témoignent de l’excellente coopération africaine dans le secteur des hydrocarbures. Cette dynamique pourrait servir de modèle dans d’autres domaines de développement sur le continent. Il faut d’abord souligner l’augmentation du nombre de pays membres, passé de 14 en 2008 à 18 aujourd’hui. Cela montre l’intérêt supranational qui anime cette organisation et qui a même poussé le Venezuela, pays d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, à rejoindre notre organisation en tant que membre observateur. Cela confirme le caractère stratégique et privilégié de notre coopération interétatique. Ensuite, je souhaite rappeler les réformes internes majeures ayant transformé l’APPO, qui est passée d’une association à une organisation, affirmant ainsi plus clairement ses ambitions en tant que cartel pétrolier et gazier africain. Enfin, je me réjouis des actions menées par la présidence camerounaise du Conseil des ministres, qui ont contribué à renforcer la bonne gouvernance au sein de notre organisation. Cette 46ème session du Conseil des ministres de l’APPO se déroule dans un contexte particulier, marqué d’une part par les exigences environnementales en faveur du développement d’énergies alternatives, et d’autre part par la volonté de nos États de trouver des solutions endogènes pour lutter contre la pauvreté et améliorer le bien-être de nos populations. Il est évident que l’une des solutions réside dans la gestion efficace de nos ressources naturelles pour faire face à la pauvreté énergétique qui touche encore notre continent.

Le fonds Norvégien manifeste son intérêt à investir au Cameroun

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 L’Agrobusiness et les énergies renouvelables sont entre autres secteurs que souhaite financer cette institution dont l’objectif est de créer des emplois en soutenant les entreprises qui luttent contre les changements climatiques.

Norfund, le fonds norvégien annonce ses intentions pour le financement de l’économie verte au Cameroun. L’institution déjà présente dans 30 pays, dont 16 sur le continent, souhaite en effet intégrer la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Car,  elle mène déjà actuellement des opérations en Afrique de l’Ouest avec un siège à Accra au Ghana. L’institution s’est au fil du temps étendue pour inclure le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Sénégal dans son réseau.  A travers le Cameroun, c’est la sous-région qui sera à terme pénétrée. « Le Cameroun est la porte d’entrée des autres pays de la Cemac. Dans ce pays vous avez un environnement des affaires propice, de nombreuses entreprises   sont établies ici. Il y a des jeunes qui ont  beaucoup d’énergie, de très bonnes compétences, la conséquence du très bon système éducatif, ce qui est un facteur clé », a déclaré Ellen Cathrine Rasmussen, vice-présidente exécutive chez Norfund lors d’une rencontre  à Douala.

Les secteurs d’activités visés sont divers. Entre autres, l’agro-industrie, les énergies renouvelables, les infrastructures etc. Seulement, tous les projets en quête de financement devront être portés sur des problématiques de lutte contre le changement climatique. Le fonds est particulièrement intéressé par l’économie verte et entend soutenir les entreprises dans leur développement et ainsi favoriser la création d’ emplois durables. Le volume du financement à mobiliser n’est cependant pas indiqué. « On a n’a pas spécifié le montant, ce qu’on cherche, ce sont de bons projets dans les énergies renouvelables, des institutions financières, le secteur agrobusiness, le secteur de l’industrie, les infrastructures rares comme le traitement des déchets. Au sujet de la création des emplois, nous n’avons pas encore un cap spécifique, mais notre but principal est vraiment de créer des emplois durables. Nous avons de bonnes ambitions. Nous pensons que si on veut avoir une entreprise durable, il faut qu’elle soit forte dans les finances.»,  a précisé Ellen Cathrine Rasmussen.

Le fonds norvégien procède de plusieurs manières pour financer des activités.  Les  fonds sont parfois mobilisés sous forme de fonds de capital-investissement et de capital-risque. Norfund investit  surtout auprès des banques pour qu’elles prêtent aux PME. Ceci à travers l’actionnariat dans certaines banques mais aussi des prêts accordés à d’autres pour un accès facile aux financements pour les entreprises. Le fonds pose cependant certaines exigences.  Notamment pour les PME, qu’elles disposent d’une gestion financière saine et transparente. « Nous voulons des entreprises d’une certaine taille, notre ticket minimum c’est 5 millions de dollars (plus de 3 milliards de FCFA ndlr), mais on fait aussi des coûts moindres, parce que nous voulons aider les entreprises qui sont ici à se développer », indique la dirigeante du fonds.

 Réaction

 NA ANNA WINFUL, directrice régionale Afrique de l’Ouest Norfund

 « Nous sommes impatients de soutenir les entreprises »

«  Nous voyons le Cameroun comme une porte d’entrée vers l’Afrique centrale. Ce qui est spécifique au Cameroun, c’est qu’il est encouragé par l’esprit d’entreprise des Camerounais. Il y a tellement d’entreprises que les gens créent, petites, moyennes et grandes, et nous sommes impatients de soutenir cela. Le Cameroun est certifié bilingue et c’est important pour nous. Nous sommes particulièrement motivés par la jeunesse camerounaise. Nous investissons aujourd’hui dans les énergies renouvelables, les institutions financières, l’agro-industrie, la fabrication et les infrastructures vertes qui, pour nous, concernent la gestion des déchets et de l’eau.  Notre plus grand indicateur de développement est la création d’emplois, en regardant les secteurs choisis comme l’agroalimentaire. L’agro-industrie est l’un des plus grands employeurs, donc en investissant dans ce domaine, nous pensons que nous pouvons avoir un avantage concurrentiel dans la transformation des aliments ainsi que dans la fabrication. »

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