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Aquaculture: Okwelians mobilise 20 millions de FCFA pour soutenir une PME

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 Cette ressource va permettre à la jeune entreprise de multiplier par 5 ses capacités de production, passant de 2 à 10 tonnes par mois.

Soprodibis, une entreprise de la filière piscicole, obtient un investissement de 20 millions de FCFA du think do tank Okwelians.  A travers Okwelians Venture Fund (OVF),  ces ressources seront mobilisées au profit de la PME, annonce un communiqué de l’investisseur. Les fonds sont destinés à  aider  la jeune entreprise à renforcer ses infrastructures et sa capacité de production. Soprodibis, spécialisée dans la production et la commercialisation de poissons silures, d’alevins et d’aliments pour poissons, compte passer d’un seul bâtiment à deux. Le premier bâtiment sera destiné à la production d’alevins et le second  pour le grossissement des poissons. La rénovation des infrastructures existantes  est aussi prévue.

A terme, la capacité de production sera multipliée par 5 selon le directeur général de Soprodibis.  « Ce financement nous permettra de multiplier par 5 nos capacités de production, passant de 02 à 10 tonnes désormais par mois. Nous prévoyons aussi de recruter du personnel et d’améliorer nos processus afin d’accroître durablement notre productivité », souligne Hans Mahop.

Sur le choix de cette entreprise qui existe seulement depuis 2021, soit moins de 5 ans, Larissa HAGBE, Investment Coordinator de Okwelians Venture Fund se montre rassurante.  « Le profil de Soprodibis présente une entreprise aux perspectives d’évolution positives confrontée à une demande que son infrastructure actuelle peine à satisfaire. Grâce à cet investissement, nous voulons renforcer son appareil de production tout en lui apportant un accompagnement stratégique pour accroître sa compétitivité » a-t-elle déclaré.

Okwelians Venture Fund par cet engagement entend contribuer à la souveraineté alimentaire du Cameroun. Il est question de soutenir les efforts du gouvernement pour réaliser le Plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique (PIISAH) 2024-2026,  qui ambitionne de porter la production nationale de poissons à 450 530 tonnes d’ici 2030.

Électricité : L’Etat estime à 120 milliards de FCFA sa dette due à Eneo

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Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Énergie, a révélé les derniers chiffres relatifs à la dette croisée entre l’État et Eneo, le distributeur exclusif d’électricité au Cameroun. Selon lui, la dette d’Eneo s’élève à date à 489 milliards de FCFA, tandis que les créances de l’entreprise sur l’État sont estimées à 120 milliards de FCFA. Ces montants sont issus d’évaluations en cours au ministère des Finances. Le ministre a également précisé que ces chiffres sont encore en phase de validation, sur la base de justificatifs probants tels que les procès-verbaux et les décisions du régulateur, l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel).

DES ÉCARTS NOTABLES DANS LES DÉCOMPTES RÉCENTS

 Les données sur la dette croisée présentées par Gaston Eloundou Essomba à la chambre basse du parlement sont en nette évolution par rapport à celles dévoilées par la Commission technique de réhabilitation (CTR) en avril dernier. En se basant sur des chiffres non encore validés par l’Arsel, la CTR avait estimé que les entités publiques devaient 66,7 milliards de FCFA à Eneo au 31 décembre 2023, alors qu’Eneo était débiteur de 328,5 milliards de FCFA envers les entreprises locales du secteur électrique, dont 223,5 milliards de FCFA étaient dus à des entités publiques.

En outre, d’après la même structure, le ministère des Finances a effectué des paiements directs de 8 milliards de FCFA à Eneo au 11 avril 2024, au titre des consommations des administrations publiques, et accéléré le rythme des paiements hebdomadaires, passant de 1 milliard à 2 milliards de FCFA. « Cette dynamique a été renforcée par un engagement de 25 milliards de FCFA comme avance sur la compensation tarifaire prévue pour 2024, estimée à 44,4 milliards de FCFA », peut-on lire dans le document susmentionné. Par ailleurs, sur la période allant de janvier 2021 à décembre 2023, l’État a « effectué des paiements en cash à Eneo totalisant 300 milliards de FCFA, hors compensations fiscales ou autres mécanismes indirects », souligne le ministère des Finances.

LES REVENDICATIONS D’ENEO, UNE AUTRE RÉALITÉ

 Un véritable Ping-pong. C’est certainement la description qui sied le mieux aux incessantes péripéties qui ponctuent la situation de la dette entre l’Etat du Cameroun et Eneo. En effet, bien que les estimations relatives à la créance d’Eneo à l’égard de l’Etat du Cameroun, dévoilées par le ministère de l’Eau et de l’Energie ont connu une évolution certaine, cette dernière ne sera certainement pas assez suffisante pour contenter le concessionnaire de la production, de la vente et de la distribution de l’énergie électrique au Cameroun.

En effet depuis le début d’année Homman Amine Ludiye, directeur général d’Eneo n’a de cesse de répéter qu’il subsiste depuis au moins 2022, des arriérés d’un montant de 266 milliards de FCFA que le gouvernement n’a toujours pas validé. «La situation s’est empirée. La dette des entités publiques envers Eneo a presque doublé, passant de 167 milliards au 31 décembre 2022 à 266 milliards de FCFA au 31 décembre 2023» En février 2024, le directeur général d’Eneo a révélé que les discussions achoppaient sur la compensation tarifaire.

«Nous nous fournissons les informations et les justificatifs nécessaires. Ensuite, la validation se fait notamment au niveau du régulateur. D’ailleurs, sur ce sujet, nous avons lu des choses ici et là (Eneo est souvent accusée de maquiller ses comptes pour spolier l’État, NDLR). Ce que nous souhaitons souligner, c’est notre engagement envers une gestion orthodoxe. Eneo est une entreprise régulée, dotée d’une gouvernance solide, et dont les comptes sont audités par deux commissaires aux comptes : l’un désigné par Actis, l’autre par l’État. Et les comptes de l’année 2022 ont été certifiés sans la moindre observation. Il est également important de noter que même les montants validés ne sont pas nécessairement versés immédiatement. Pour l’année 2024, dans le cadre de la compensation tarifaire, le régulateur a approuvé un paiement de 44 milliards de FCFA à Eneo. Nous sommes déjà en avril, et nous n’avons encore reçu aucun paiement», a-t-il confié à nos confrères d’Investir au Cameroun.

ECLAIRAGE PUBLIC

En ce qui concerne l’éclairage public, dont la facture impayée s’élève à près de 60 milliards de Fcfa, selon des chiffres dévoilés par Eneo, Amine Homman Ludiye révélait en février dernier que le point de discorde réside sur les moyens de comptage servant à mesurer l’électricité qui a servi à alimenter les points lumineux qui éclairent les voiries.

«Le problème qu’on a aujourd’hui c’est que cette consommation est estimée. Puisqu’on pas des points de comptage, puisqu’on n’est pas sur un réseau d’éclairage public orthodoxe. Évidemment quand on fait des estimations, ça donne lieu à des discussions. Est-ce que les caractéristiques et les paramètres qui ont été retenus pour faire ces estimations sont partagés par tout le monde? Le régulateur a considéré que les hypothèses qui ont été retenues par Eneo, n’étaient pas en accord avec les paramètres que lui il prenait en considération. Ce qu’il a fait, c’est qu’il a dit que tant que pas d’accord, on ne vous paie pas».

Afin de rendre ses prétentions un peu plus crédibles, Eneo a engagé un consultant qui a réalisé un inventaire. Ce dernier a, selon l’entreprise, sillonné les rues de Douala et de Yaoundé, répertoriant les lampes allumées toute la nuit, leurs caractéristiques en fonction desquelles il a évalué leur niveau de consommation. Ledit inventaire qui a été signé par les super maires de ces deux villes est en attente de validation par l’Arsel. Toutefois, d’après le document de la CTR, Eneo évaluait cette dette à 19 milliards de FCFA pour l’exercice 2023, dont 8,3 milliards de FCFA ont déjà été réglés.

Toutefois, dans son rapport d’activités pour l’année 2023, Eneo annonce avoir enregistré un encaissement global de 427 milliards de FCFA à fin décembre, atteignant ainsi 100 % de l’objectif fixé. Une performance notable que l’entreprise attribue en grande partie à la récupération d’impayés accumulés les années précédentes, compensant le déficit des encaissements de l’année 2023, qui, eux, n’ont atteint que 87 % des montants facturés. Une répartition des recettes diversifiée

Détaillant la provenance des fonds, Eneo précise avoir collecté 256 milliards de FCFA auprès des particuliers en région, plus de 71 milliards de FCFA auprès des grands comptes privés et 57 milliards de FCFA auprès des administrations publiques. À ces montants s’ajoutent des recettes issues des travaux remboursables, qui ont rapporté 5 milliards de FCFA, ainsi que la régularisation d’un reliquat de 14 milliards de FCFA datant de 2022. Par ailleurs, la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) a contribué à hauteur de 9 milliards de FCFA. Pour expliquer ces performances, l’entreprise met en avant plusieurs leviers stratégiques. Les opérations de recouvrements forcés, par exemple, ont permis de mobiliser 31 milliards de FCFA, un montant cependant inférieur à l’objectif initial de 44 milliards.

La camerounaise BFC SA décroche un marché de 5 milliards pour moderniser les routes gabonaises

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Le groupe camerounais Business Facilities Corporation SA (BFC SA), apporte son expertise au Gabon pour un projet routier d’envergure. En effet, le 11 décembre dernier, Carole Mbessa Elongo, PDG du Groupe, et le Général de Division Flavien Nzengui Nzoundou, ministre des Travaux Publics du Gabon, ont signé un accord de partenariat public-privé (PPP), marquant le début de la mise en œuvre des stations de pesage et de péage routiers dans la province du Woleu-Ntem. Ce partenariat, d’une valeur de 5 milliards de FCFA, vise à établir des stations de pesage et de péage dans les localités de Lalara, Medoumane, Mitzic et Biyi. « Notre entreprise apportera désormais son expertise à l’État du Gabon pour sécuriser les infrastructures routières », a affirmé Carole Mbessa. Cette collaboration marque une nouvelle ère pour les infrastructures routières gabonaises, offrant des solutions éprouvées par BFC au Cameroun, notamment au Port de Douala-Bonabéri. Il s’agit d’un contrat, d’une durée de 25 ans,

Objectifs et Enjeux du Projet

Le projet s’aligne dit-on sur les priorités du Plan national de développement en cours, qui met l’accent sur des initiatives à fort impact socio-économique. Dans un élan d’amélioration de la qualité de vie des populations locales tout en soutenant la croissance économique, le projet vise non seulement à moderniser les infrastructures existantes, mais aussi à créer des emplois – 200 directs et 250 indirects dès le lancement des travaux prévu pour janvier 2025.  Outre l’amélioration de la sécurité routière, le projet promet des retombées économiques significatives. La création d’emplois locaux et le transfert de compétences sont au cœur de cette initiative. « Nous allons contextualiser nos solutions pour qu’elles soient en phase avec les écosystèmes locaux », a ajouté Mme Mbessa Elongo. Cet effort contribuera à capter des recettes supplémentaires pour l’État et à renforcer l’économie locale.

Carole Mbessa a souligné l’importance de ce projet pour le développement durable et inclusif : « Nous sommes fiers de contribuer à ce projet structurant, qui aura des impacts positifs sur les infrastructures et les communautés locales. » Cette initiative illustre l’engagement du Groupe BFC à transformer les potentiels locaux en résultats tangibles, tout en intégrant les besoins spécifiques des populations locales.

La signature de ce partenariat a été largement couverte par les médias, illustrant l’importance de ce projet pour la région. Le Gabon, en partenariat avec BFC, montre la voie à suivre pour d’autres initiatives similaires. Ce projet n’est pas seulement un investissement dans les infrastructures, mais aussi dans l’avenir du pays, posant les jalons d’une coopération renforcée entre les secteurs public et privé. Ce partenariat entre le Groupe BFC et l’État gabonais représente une avancée majeure pour le développement des infrastructures routières au Gabon. Grâce à des investissements stratégiques et à une vision claire, ce projet a le potentiel de transformer les infrastructures en moteurs de croissance durable. Les travaux débuteront en janvier 2025, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de modernisation et de développement pour la province du Woleu-Ntem et au-delà.

Fondé en juin 2015, le Groupe Business Facilities corporation (BFC SA) a pour ambition de fournir aux acteurs du développement un partenaire performant pour relever tous les défis stratégiques auxquels ils peuvent être confrontés. Son objectif principal est de proposer des solutions qui accompagnent et soutiennent ces acteurs dans leur quête de croissance. Grâce à l’expertise d’une équipe pluridisciplinaire, il conçoit et met en œuvre des solutions et technologies parfaitement adaptées aux besoins spécifiques. L’organisation opérationnelle de BFC SA repose sur un réseau de filiales, chacune jouant un rôle crucial dans sa stratégie globale de création de valeur. Depuis plusieurs années, il se distingue en tant qu’opérateur exclusif du pesage au Port de Douala-Bonabéri, via notre filiale Douala Port Weighing Services (DPWS). BFC SA s’engage également dans des projets à fort impact et à haute valeur ajoutée dans le secteur minier, notamment dans la région du Centre Cameroun et dans les bassins miniers du Congo, en collaboration avec le Groupe Sapro Mayoko.

Carole MBESSA ELONGO, CEO du Groupe BFC

“BFC Group a pour leitmotiv la transformation totale de tout potentiel porteur”

Cette convention représente un bel exemple de la coopération dans notre région, dont l’appel à la dynamisation des interactions est régulièrement sollicité par les acteurs du développement dans notre sous-région CEMAC. Nous renouvelons notre engagement à accompagner le Gabon, à atteindre ses objectifs en termes de développement et de sécurisation des infrastructures routières.

Notre entreprise apportera désormais son expertise à l’Etat du Gabon, dans son objectif manifeste de préserver durablement les acquis du développement, à travers ici la sécurisation des infrastructures routières, avec l’implémentation du pesage et du péage dans les zones mentionnées de Lalara, Medoumane, Mitzic et Biyi précisément.  L’expertise qui viendra en appui dès ce jour, s’exprime déjà avec des résultats probants au Cameroun, comme ont pu s’en rendre compte vos collaborateurs lors de la mission effectuée par eux, afin de venir évaluer nos installations et les technologies déployées au Port de Douala-Bonabéri.

BFC Group a pour leitmotiv et en a d’ailleurs fait son mantra, la transformation totale de tout potentiel porteur. Il s’agit concrètement pour nous, et ici en l’occurrence, de contextualiser nos solutions dans le but de les mettre en phase avec les écosystèmes dans lesquels nous nous déployons, afin d’obtenir des résultats à fort impact pour toutes les parties prenantes. 

Dans les zones particulières mises à notre disposition au travers de cette convention, il sera donc prioritaire d’apporter un impact considérable pour les populations environnantes, notamment la création de multiples emplois ; ici 200 emplois directs et 250 indirects, le transfert et le renforcement de compétences liées aux métiers, ainsi que le développement palpable des localités. Tout cela bien entendu, en contribuant à travers les multiples investissements réalisés dans ces zones, à capter des niches de recettes supplémentaires pour l’Etat. 

 Tradex : Emmanuel Patrick Mvondo titularisé au poste de DG

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Nommé directeur général par intérim le 10 octobre dernier, il a été confirmé à la tête de l’entreprise à l’issue du conseil d’administration le 12 décembre 2024.

Directeur général adjoint de Tradex depuis le 25 juillet 2024, puis DG par intérim en octobre, Emmanuel Patrick Mvondo est désormais l’homme qui dirige Tradex. Il a été désigné lors de la 74ème session ordinaire du conseil d’administration de l’entreprise tenue le 12 décembre dernier.

 Emmanuel Patrick Mvondo  est un juriste de haut vol  formé à l’université de Ngaoundéré où il a obtenu une Licence en droit en 2000 puis  une maîtrise en droit des affaires en 2001.  Il a également un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) option juriste conseil d’entreprise de l’Université à Douala, avant de quitter le pays. Il obtient ainsi une certification sur la médiation Ohada, à l’Université Mc Gill au Canada,  et une autre en finance et management stratégique d’entreprise de HEC Paris.

 Il fait son entrée à  Tradex en 2008  après avoir quitté AES Sonel. Ce, après avoir fait ses débuts dans plusieurs cabinets juridiques notamment   le cabinet Penka Michel & Partners Law Firm.   Au sein de Tradex, Emmanuel Patrick Mvondo  a progressivement gravi les échelons année après année. Il commence comme  chef de cellule juridique, puis  Chef de la division juridique, et chef du département juridique. Il est ensuite devenu le  tout premier directeur des affaires juridiques et conformité de Tradex.

Trésorier général de l’Association camerounaise des juristes d’entreprise depuis 2017,  le nouveau DG est par ailleurs président du Comité d’arbitrage et de recours à la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp).

 Le chiffre d’affaires de Tradex a en effet augmenté de 96 milliards de FCFA en 4 ans. Il est passé de 291,3 milliards de FCFA en 2019, à 387,3 milliards de FCFA en 2023, soit une croissance de 32%.  Ce qui a d’ailleurs permis le renouvellement de son agrément D1 par la commission nationale des produits pétroliers,  le 26 septembre 2024. « L’obtention de l’agrément D1 est un préalable à l’exercice de l’activité d’exploitation d’un réseau de station-service et de distribution des produits pétroliers auprès d’une clientèle entreprise, à travers l’implantation et l’approvisionnement d’installations consommateurs », a récemment expliqué l’entreprise.

Cameroun: le parlement adopte le projet de loi pour une pêche durable 

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 Le texte régissant la pêche et l’aquaculture au Cameroun qui pourrait remplacer la loi de 1994  consacre plus de protection à la pêche artisanale et renforce le dispositif de surveillance et de sanctions de la pêche illicite.

 Le Cameroun est en voie  de disposer d’une nouvelle loi sur  la pêche. Le projet de loi en la matière déposé au parlement par l’exécutif lors de la dernière session parlementaire a été adopté par les élus.

 Le nouveau projet de loi vise à corriger les insuffisances de la loi de 1994 actuellement en vigueur. Cette loi vieille de 30 ans était également consacrée aux forêts et à la faune et comportait peu d’articles sur la pêche. La nouvelle loi en cours vient donc spécifiquement adresser les questions liées à la pêche. Elle aborde aussi l’aquaculture absente dans l’actuelle loi.

 Le texte apporte diverses innovations. Il consacre par exemple une protection plus étendue de la pêche artisanale en élargissant  la zone de pêche destinée à ne pas être violée par les industriels. «Il y a également des dispositions d’élargissement de la pêche artisanale. Cette zone sera étendue au-delà des 3 milles.  Donc cette loi porte de 3 miles (environ 5,8 Km) à 5 miles marins (près de 9Km) la zone consacrée entièrement à la pêche artisanale », explique le ministre de l’Elevage,  des Pêches  et des Industries Animales (Minepia).

Le projet de loi sur la pêche et l’aquaculture renforce  également les dispositions relatives à la répression des infractions en matière de pêche et d’aquaculture, revoyant notamment à la hausse les montants des pénalités. « Elles sont plus coercitives pour décourager, parce que la loi de 94 avait des pénalités qui ne permettaient pas de rendre dissuasives les fautes qui étaient commises. La présente loi densifie donc cette mesure. Il y a des pénalités qui vont jusqu’à 1 milliard de FCFA », ajoute Dr Taiga.

En  plus des dispositions pour développer la pêche hauturière, le texte innove par des mesures de suivi et de contrôle des activités de pêche. Notamment le contrôle de la pêche industrielle, avec les observateurs embarqués dans un nouveau dispositif de suivi  qui sera mis en place. Cet aspect de surveillance  est crucial. Car, le Cameroun a écopé d’un carton rouge de l’Union Européenne du fait des faiblesses liées au dispositif de contrôle de ses eaux. Le pays était considéré comme un refuge pour des navires menant des activités de pêche illicite.  Le nouveau texte prévoit à cet effet que « l’affrètement des navires étrangers exploitant les ressources halieutiques dans les eaux sous juridiction camerounaise doit être conforme aux dispositions du Code de la marine marchande de la Cemac ».

 Cette nouvelle règlementation est plus qu’une simple réforme. Elle intervient par ailleurs dans un contexte mondial où  les exigences de protection du droit d’usage des populations riveraines, de gestion durable, responsable et participative des écosystèmes sont encouragées.

Infrastructures routières : La BAD injecte 216 milliards FCFA pour la réhabilitation de la route Ngaoundéré-Garoua

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Le 13 décembre 2024, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 216 milliards FCFA  pour financer la quatrième phase du Programme d’appui au secteur des transports (PAST 4) au Cameroun. À cet appui s’ajoute un prêt supplémentaire de  huit milliards de FCFA du Fonds africain de développement, un guichet à taux concessionnel de la BAD. Ce financement vise la reconstruction du corridor économique Douala-N’Djamena, et plus précisément la réhabilitation de la section Ngaoundéré-Garoua.

Un corridor stratégique pour l’économie régionale

S’étendant sur 2 100 km, le corridor Douala-N’Djamena joue un rôle vital dans l’économie du Cameroun, représentant près de 35 % de son PIB. Il relie également des populations significatives : 35 % des Camerounais et 20 % des Tchadiens. Serge N’Guessan, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, souligne l’importance de cette infrastructure : « La réhabilitation de cette section permettra non seulement d’améliorer le réseau routier, mais aussi de stimuler les investissements privés dans les secteurs clés comme l’agro-industrie, le transport et la logistique. Elle facilitera également le commerce transfrontalier et renforcera l’intégration régionale. »

Une approche inclusive et résiliente

Le PAST 4 s’appuie sur les leçons des phases précédentes et adopte une vision intégrée. Outre l’amélioration des infrastructures, le programme vise à réduire les inégalités hommes-femmes, promouvoir l’emploi des jeunes et renforcer la résilience face au changement climatique. Il s’agit également de poser les bases nécessaires au développement de l’agro-industrie dans le nord du Cameroun, une région au potentiel économique sous-exploité. La zone d’influence directe comprend les régions de l’Adamaoua et du Nord, couvrant cinq communes avec une population totale de 5,68 millions d’habitants. Les femmes représentent 51 % de cette population, tandis que les jeunes de moins de 20 ans constituent la majorité.

Au-delà des infrastructures routières, le PAST 4 ambitionne d’atténuer les fragilités structurelles dans ces régions en favorisant des filières agro-industrielles porteuses. Cette initiative est un pas concret vers une économie plus inclusive et durable, où les secteurs privé et public collaborent pour maximiser l’impact des investissements. La réhabilitation du corridor Douala-N’Djamena n’est pas seulement un projet d’infrastructure ; c’est un moteur de transformation socio-économique pour le Cameroun et la sous-région. Grâce au soutien de la BAD, le pays est mieux préparé à relever les défis de demain tout en renforçant son rôle de pivot stratégique en Afrique centrale.

Cette approbation de la Banque africaine de développement (BAD) fait suite au deuxième Forum des transports, qui s’est tenu à Abidjan du 18 au 20 septembre 2024. Lors de cet événement, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a appelé à une augmentation des investissements de la BAD pour le développement des infrastructures routières au Cameroun. Actuellement, la BAD est le principal partenaire technique du Cameroun dans ce secteur, avec un volume financier de 824,8 milliards FCFA, représentant 54 % du financement total des projets routiers, selon les services du ministère des Travaux publics.

Le portefeuille du ministère des Travaux publics comprend neuf projets actifs soutenus par la BAD, dont le Programme de facilitation des transports sur le corridor Bamenda-Mamfe et le Projet d’aménagement de la route Ketta-Djoum et de facilitation du transport sur le corridor Yaoundé-Brazzaville. D’autres initiatives incluent la réhabilitation de la route Yaoundé-Bafoussam, ainsi que la construction de la route nationale n°11 (Ring Road). Il convient de noter que la réhabilitation de la section Ngaoundéré-Garoua s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui au secteur des transports, initié en 2014. Ce programme a déjà permis l’aménagement de la route Batchenga-Tibati, en passant par Ntui, Yoko et Lena. Ce projet de bitumage de 412 km a mobilisé plus de 359 milliards FCFA, dont 101 milliards FCFA de la BAD et 9 milliards FCFA du Fonds africain de développement.

Globalement  en 2023, l’institution a consacré 2,49 milliards de dollars à des projets de transport à travers le continent, soit une hausse de 36 % par rapport à l’année précédente. « Avec une population africaine qui devrait atteindre 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050 et une production économique qui devrait tripler d’ici 2040, la nécessité d’étendre et de moderniser les infrastructures de transport du continent est plus urgente que jamais. La demande de transport devrait également être multipliée par huit d’ici 2040. Le forum vise à s’attaquer de front à ces défis, en favorisant le dialogue entre les gouvernements, les experts, les donateurs et le secteur privé », précise la BAD dans un communiqué. Le Cameroun espère ainsi bénéficier de ces investissements pour densifier son réseau routier.

Douala : Alice Nkom et le préfet entre décrispation et relance guerrière

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« Chers enfants, chers amis, en particulier ceux qui s’étaient organisés pour se déplacer le lundi 16 décembre : je viens de recevoir un appel des services concernés m’informant que la convocation a été reportée au jeudi 19 décembre. Ils prévoient de m’envoyer une confirmation écrite demain matin ». Le message est de Me Alice Nkom sur ses plateformes numériques ce dimanche 15 décembre 2024. En clair, l’avocate ne se rendra pas au cabinet du préfet du Wouri ce matin. La présidente du conseil d’administration du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) laisse croire que la convocation à elle adressée par le préfet du Wouri a été reportée par voie de téléphone au 19 décembre prochain.

De ce fait, Me Alice Nkom annulait également la marche programmée contre la persécution des défenseurs des droits de l’homme par le ministre de l’Administration territoriale (Minat). Paul Atanga Nji ayant suspendu cinq ONG et associations dont le Redhac, au motif de financements illicites et de blanchiment d’argent. Si les autres victimes des arrêtés du Minat sont restées aphones, le Rhedac ne s’est pas comporté en victime résignée. Après avoir brisé les scellés apposés par le sous-préfet de Douala 1er sur le siège du Rhedac, Me Alice Nkom a été convoquée par le préfet du Wouri pour le 9 décembre dernier. La défenseure des droits de l’homme a répondu par une lettre ouverte dans laquelle elle s’en est prise au Minat, avant de refuser de déférer à la convocation de Sylyac Marie Mvogo, contestant la voie empruntée par la convocation pour lui parvenir et le délai court à elle concédé.

Lundi noir

De nouveaux scellés plus renforcés ont été apposés et l’avocate a une nouvelle fois été convoquée pour ce jour. Entre temps, des leaders d’opinion, des politiques et des associations de défense des droits de l’homme se sont engagés à accompagner Alice Nkom à sa rencontre avec le préfet. Un sit-in sur l’esplanade de la préfecture du Wouri a été programmé à cette occasion. En réaction, le préfet a signé un arrêté dans la journée du samedi 14 décembre, pour interdire la manifestation dite « lundi noir », pour « velléités manifestes et évidentes de troubles à l’ordre public». Menaçant de représailles toute tentative d’attroupement ou de regroupement, tout mouvement d’humeur ou toute autre manifestation publique non déclarée. Puis dans un communiqué, Sylyac Marie Mvogo appelle l’opinion à ne pas suivre les appels à manifestation du Rhedac, présentant ladite manifestation comme celle des homosexuels, adeptes d’une pratique réprimée par le Code pénal camerounais.

Cemac : Un sommet extraordinaire pour sauver l’économie

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Huit ans après un sommet sur la situation économico-financière de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) les chefs d’Etat se retrouvent à nouveau à Yaoundé. Alors que le taux de croissance est positif, la zone Cemac traverse une situation délétère sur le plan macro-économique. C’est que la zone Cemac amorce « petit à petit une inclination, au déclin en raison du niveau d’inflation au-dessus du seuil de convergence, un risque de surendettement, sans exclure une tendance baissière des réserves extérieures, malgré les cours favorables du pétrole», décrit-on à la communication de la Cemac. « Par ailleurs, des experts ont constaté une amplification des déséquilibres budgétaires dans certains pays. À court terme, cette situation critique compromet le décaissement des appuis budgétaires du FMI au profit du Cameroun, le Congo et la RCA », ajoute-t-on. Certains pays de la sous-région ne sont plus loin de la récession.

Face à cette situation critique, les chefs d’Etat ont cru devoir se réunir en urgence avant le démarrage de la nouvelle année budgétaire qui s’annonce dans deux semaines. A l’invitation de Paul Biya, président du Cameroun et doyen des dirigeants de la Cemac, et Faustin Archange Touadera, président en exercice de la Cemac, les chefs d’Etat vont réfléchir ensemble sur les voies et solutions à adopter pour se sauver de cette crise. « Seul un engagement régional des plus hautes autorités de la Cemac pourrait débloquer la situation», croit-on au sein de la Cemac. Il est question de « prendre l’exacte mesure des défis à relever et d ‘arrêter, de manière concertée, les solutions de nature à franchir ce cap périlleux », comme le soulignait déjà en 2026 Paul Biya, dans une circonstance similaire.

Franc CFA

En effet, le 23 décembre 2016, les chefs d’Etat de la Cemac s’étaient encore réunis en session extraordinaire pour les mêmes raisons économiques. Dans un contexte marqué par la chute du cours du pétrole, et la montée en puissance de l’insécurité dans le Golfe de Guinée, le franc CFA, monnaie commune de la sous-région, était menacée de dévaluation. Et les travaux de Yaoundé avaient vu les présences de Michel Sapin et Christine Lagarde, respectivement ministre de l’Economie et des finances de la France, et directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI). Les participants au sommet avaient réussi à éviter la dévaluation du franc CFA, et s’étaient engagés à améliorer la gestion de leurs finances et leurs politiques économico-financières. Huit ans après, les chefs d’Etat se retrouvent encore dans l’urgence. Mais les organisateurs rejettent l’idée d’une dévaluation du franc CFA. Le sujet n’est déjà pas inscrit à l’ordre du jour des travaux. Même tout est possible. Il faudra attendre le communiqué final des travaux qui se tiennent au palais présidentiel camerounais.

Le Port Autonome de Douala adopte un budget de près de 130 milliards de FCFA pour 2025

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Cyrus-NGOO Shey Jones Yembe -Conseil-dadministration-du-PAD www.newsducamer.com
Cyrus-NGOO Shey Jones Yembe -Conseil-dadministration-du-PAD www.newsducamer.com

Les 122e et 123e sessions du Conseil d’administration du Port autonome de Douala (PAD) se sont tenues les 12 et 13 décembre 2024 sous la présidence de Shey Jones Yembe. À cette occasion, un budget ambitieux de 129,975 milliards de FCFA en recettes a été adopté pour l’exercice 2025 (128,9 milliards de FCFA en dépenses). Ce budget excédentaire traduit la volonté de maintenir et de renforcer le rôle stratégique du PAD dans le commerce maritime de la sous-région.

Bilan positif pour 2024

Le Conseil a approuvé les performances réalisées au cours des neuf premiers mois de 2024. Parmi les avancées, on note une meilleure gestion des régies, notamment celle des terminaux à conteneurs, qui a traité 350 000 conteneurs équivalents 20 pieds sur l’année. Des efforts ont également été déployés pour réduire les temps d’attente des navires de quatre à deux jours. Ces améliorations témoignent de l’engagement du PAD à moderniser ses opérations pour accroître sa compétitivité.

Vision 2025-2027 et projets structurants

Le cadre de performance triennal 2025-2027 s’inscrit dans une dynamique de réformes continues. Parmi les initiatives majeures, l’extension du port vers Missolè I prévoit un développement de 500 hectares pour créer un hub logistique multimodal connecté au réseau ferroviaire national et fluvial. Ce projet devrait générer près de 15 000 emplois directs et indirects, consolidant ainsi l’impact économique du PAD.

Le port s’appuie également sur une flotte modernisée, avec des équipements tels que des dragues sophistiquées pour le maintien du chenal et des infrastructures portuaires sécurisées grâce à une meilleure maîtrise des accès.

Malgré une baisse d’environ 8 % par rapport à l’année précédente, ce budget 2025 reflète une gestion cohérente des ressources et une stratégie d’investissement adaptée aux priorités du port.

Une diminution maîtrisée des ressources externes

Cette réduction budgétaire s’explique principalement par la baisse des ressources externes, notamment les financements bancaires dédiés aux projets d’investissement structurants. En 2024, le PAD avait mobilisé 34 milliards de FCFA auprès d’un pool bancaire dans le cadre d’une convention de crédit de 100 milliards de FCFA, dont 55 milliards étaient destinés à ces projets. Pour 2025, ce montant passe à 18 milliards, correspondant au solde de cette convention de crédit. Selon la Direction générale, cette baisse est cohérente avec le planning d’exécution des projets et devrait encore se réduire en 2026, marquant ainsi l’achèvement progressif des initiatives en cours.

Parmi les projets d’investissement, l’acquisition de deux remorqueurs constitue une priorité. Ces équipements, essentiels pour garantir l’efficacité des opérations portuaires, approchent de leur phase finale. En 2024, 6 milliards de FCFA avaient été alloués à leur acquisition, tandis que le budget 2025 prévoit 3,4 milliards pour les travaux restants. Ces investissements s’ajoutent à ceux déjà réalisés pour moderniser les infrastructures portuaires, notamment l’entretien du chenal grâce à des dragues de pointe et la sécurisation des accès.

Une vision stratégique pour l’avenir

Malgré ses performances, le PAD doit relever le défi de l’augmentation du trafic maritime et de la nécessité d’infrastructures adaptées. Les efforts pour maintenir la sincérité budgétaire et optimiser la qualité des dépenses sont encouragés par le Conseil d’Administration, qui reste confiant dans la capacité de la Direction générale à atteindre ses objectifs. Ce budget et ces projets structurants confirment le rôle central du Port autonome de Douala en tant que pilier économique du Cameroun et de la sous-région.

En dépit de la baisse des ressources externes, le PAD maintient ses ambitions pour le développement du port. Le cadre de performance triennal 2025-2027 inclut des projets majeurs tels que l’extension vers Missolè I, un site de 500 hectares destiné à accueillir un hub logistique multimodal. Ces initiatives visent à anticiper la saturation des capacités actuelles, qui traitent 11,8 millions de tonnes par an, en préparation des 24 millions prévues à l’horizon 2035.

Personnel medico-sanitaire : Les cursus academiques du BTS, HND et DSEP de retour en 2025

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Les membres de l'Anipes réunis au Palais des congrès de Yaoundé le 12 decembre 2024, lors de leur assemblée générale extraordinaire

Suspendues à l’issue d’une réunion de concertation entre les ministres de l’Enseignement Supérieur (Minesup) et de la Santé Publique (Minsante) tenue le 16 aout 2024, les formations courtes offertes dans les Instituts privés d’enseignement supérieur (IPES) et sanctionnées par les diplômes de BTS, HND et Dsep, feront leur retour lors de la prochaine rentrée académique prévue le 15 janvier 2025.

C’est la principale annonce faite lors de l’assemblée générale extraordinaire de l’Association nationale des instituts privés d’enseignement supérieur (Anipes) organisée le 12 aout 2024 au palais des congrès de Yaoundé. « Les IPES sont autorisés à recruter cette année. C’est la raison pour laquelle, nous avons pris des mesures pour assurer aux parents et aux étudiants que la rentrée académique 2024-2025 se fera dans les Ipes autorisés à donner la formation médicale au niveau I, à partir du 15 janvier 2025 », a déclaré Djankou Gabriel, secrétaire exécutif nationale de l’Anipes.

L’avis favorable du Premier ministre

Ce retour en grâce porte la signature du Premier ministre, Joseph Dion Ngute qui a donné suite au plaidoyer des Ipes qui réclamaient instamment le report, voire, l’annulation de la réforme gouvernementale mettant un terme aux formation sus-évoquées. Une disposition qui, d’après les deux membres du gouvernement, avait pour but d’harmoniser et d’arrimer le cycle de formation du personnel medico-sanitaire dans les IPES au cursus contrôlé par l’Etat, sanctionné par un diplôme portant l’estampille du ministère de la Santé Publique.

« Il vous souvient que le 23 septembre 2024, nous nous sommes retrouvés dans cet endroit, pour attirer l’attention du gouvernement sur les conséquences dommageables qu’une application immédiate de la réforme relative à la formation du personnel medico-sanitaire au Cameroun entrainait sur les Ipes. Précisément sur le plan juridique, économique et humain. Nous sommes heureux d’avoir eu une réponse favorable du Premier ministre, qui nous a reçu le 28 novembre dernier et a pris cette haute directive. Nous en sommes heureux », a souligné Djankou Gabriel.

Pour renforcer la crédibilité et peut-être même l’attraction des formations qu’ils proposent dans le domaine de la santé, les IPES ont défini et adopté une charte sur la qualité, l’éthique et la déontologie. « Elle va obliger nos membres à respecter de manière interne, avec un contrôle interne que nous allons réaliser, sur la qualité de nos offres de formation, de nos laboratoires et de nos plateaux techniques De telle sorte que nous soyons à jour avec les standards internationaux », a révélé le secrétaire exécutif nationale de l’Anipes.

Toutefois, si le ministère de la Santé Publique assure désormais la tutelle technique des Ipes dans le cadre des formations qu’ils offrent, Djankou Gabriel a laissé entendre que « les étudiants en deuxième ou 3e année, qui étaient autorisés à se former avec le programme du Minsante, vont revenir à la case départ pour se former avec celui du Minesup »

Genèse

Rappelons que c’est au terme d’une réunion de concertation tenue le 16 août dernier entre les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé publique, qu’il a été décidé que les détenteurs de diplômes de formations courtes, tels que le BTS, le HND et le DSEP, devront désormais passer un examen national d’aptitude à la profession médico-sanitaire pour intégrer l’Ordre des professionnels médico-sanitaires (Opms).

La première session de cet examen de certification etait prévue pour le mois octobre dernier, et concernait aussi bien les nouveaux diplômés que ceux déjà en exercice. Par ailleurs, à partir de la rentrée 2024-2025, il était prévu que le concours d’entrée dans les écoles de formation, publiques et privées, deviendra national.

Cette réforme répondait à une demande pressante de l’Opms, qui avait récemment tiré la sonnette d’alarme sur les insuffisances des formations courtes. Dans une déclaration datée du 7 août 2024, l’instance appelait à « l’arrêt immédiat et sans délai de la formation des BTS/HND/DSEP/HPD en santé au Cameroun », dénonçant des programmes jugés inadaptés aux normes professionnelles. Selon l’Opms, ces diplômes ne garantissent pas la compétence nécessaire pour assurer la sécurité des patients. L’organisation appelait également à un « dialogue constructif et inclusif » pour trouver des solutions durables à ces carences.

Face à cette requête, les instituts privés d’enseignement supérieur (IPES) ont demandé un délai d’adaptation. Dans un communiqué, ils ont mis en avant l’impact soudain de cette réforme sur les étudiants déjà inscrits et le personnel enseignant. Ils ont également plaidé pour une mise en œuvre progressive des mesures, en proposant notamment l’élaboration de programmes harmonisés et des dispositifs pédagogiques adaptés aux étudiants en cours de formation.

Sur le plan économique, les promoteurs d’écoles privées ont souligné l’importance d’un délai supplémentaire, surtout pour ceux ayant contracté des prêts bancaires pour développer leurs infrastructures. Malgré leurs inquiétudes, les IPES se sont dits favorables aux réformes et ont appelé à une concertation pour garantir une transition réussie.

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