mercredi, mai 20, 2026
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Un programme pour professionnaliser les braiseuses de poissons

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 L’initiative du cabinet Sphinge qui a organisé la quatrième édition de la fête du poisson à Douala, vise à  reconnaître et renforcer le talent de ces dames qui valorisent au quotidien le « poisson 237 ».

 Faire d’une femme braiseuse de poisson du Cameroun une potentielle chef de cuisine. C’est un challenge que souhaite relever  le cabinet Sphinge de Loveline  Menchum. La structure vient d’organiser du 1er au 6 avril dernier à Douala, la quatrième édition de la fête du poisson ou Ndema la sue.  Cette année, l’accent était mis sur  la « valorisation du Poisson 237: la place des femmes dans la démarche qualité ».

 Les femmes intervenant dans la chaîne de valeurs de cette filière étaient donc à l’honneur.  Les commerçantes (mareyeuses), transformatrices, mais surtout, celles qui offrent tous les soirs le plat populaire de « poisson braisé ». Communément appelées braiseuses, le talent de ces femmes sur les papilles gustatives est prouvé, mais pas assez reconnu pour leur permettre de progresser professionnellement.  A travers le programme les reines de la braise, Sphinge offre des formations à ces braiseuses de poissons et entend les accompagner dans un enjeu de sécurisation et de labellisation du « poisson braisé ». Elles sont aussi valorisées dans le cadre d’un concours culinaire.  « La récompense de la reine de la braise permet de donner une grande considération à ces femmes. Les braiseuses de poissons sont des dames pour lesquelles on n’a pas forcément structuré une filière métier, pourtant elles sont un vrai relai de distribution de poissons », regrette Loveline  Menchum. 

Ce programme qui a déjà obtenu l’adhésion de certaines institutions à l’instar de la Caisse de Développement de la Pêche Maritime, permettra de renforcer les capacités et les compétences des braiseuses ainsi que leur visibilité. Le but de la fête du poisson est de promouvoir la consommation des ressources halieutiques de table du Cameroun, en mettant en avant les produits et savoir-faire locaux liés à la pêche et à l’aquaculture.  Les visiteurs ont eu l’occasion de déguster par exemple la carpe de Bamendjin, l’Ila de Tibati, le kanga d’Akonolinga, le maban de Kribi, le tilapia de Moungo Fish ou la carpe de Aquarin, les grenouilles Goliath de Manengolè, les poissons d’eau douce etc.

Au cours de cette dernière édition de la fête du poisson, un accent particulier était mis sur les savoir-faire métiers. Le public a pu assister à la présentation des produits issus de la pêche de capture et des initiatives féminines, des produits annexes de la chaîne de valeurs (épices, huiles, tubercules…).  Avec 4 millions d’hectares de plans d’eau et 400 km de côtes maritimes, le Cameroun dispose d’atouts naturels pour construire une économie maritime durable, autour de la chaîne de valeurs des ressources halieutiques de table.  Avec un déficit de production de plus de 100 000 tonnes de poisson par an, le secteur est par ailleurs une source de création de richesses, d’emplois pour les jeunes et d’autonomisation des femmes.

 NdemaLaSue  est placé sous le parrainage du MINEPIA, de la Caisse de Développement de la Pêche Maritime (CDPM), en partenariat avec la Mairie de Douala, la Chambre d’agriculture, et sous l’encadrement technique de l’Institut des Sciences halieutiques (ISH) de Yabassi.

RéactionLoveline Menchum, promotrice de l’évènement « Nous voulons valoriser les savoir-faire locaux »«C’est un festival qui célèbre les richesses maritimes et halieutiques du pays. C’est un événement qui permet, depuis 2022, l’expression de tous les acteurs de cette chaîne de valeurs, du filet à l’assiette. Donc tous ceux qui interviennent depuis la pêche ou l’élevage, la pisciculture, jusqu’à ceux qui le dégustent sont concernés par Ndema la sue.  Cette valorisation se fait à travers deux segments de la profession. Les professionnels de la restauration de la rue, à savoir les braiseuses de poissons et les professionnels de l’hôtellerie et restauration. Pour matérialiser cela, nous avons développé avec les chefs de cuisine un concept de buffet à thème qui valorise chacune des aires agro écologiques du pays.  Le but est de promouvoir la consommation des ressources halieutiques de table du Cameroun, en mettant en avant les produits et savoir-faire locaux liés à la pêche et à l’aquaculture. Il s’agit donc de dynamiser les interactions au sein de l’écosystème national du poisson, pour qu’il libère son potentiel économique, social et culturel»

Réaction

Loveline Menchum, promotrice de l’évènement

 « Nous voulons valoriser les savoir-faire locaux »

«C’est un festival qui célèbre les richesses maritimes et halieutiques du pays. C’est un événement qui permet, depuis 2022, l’expression de tous les acteurs de cette chaîne de valeurs, du filet à l’assiette. Donc tous ceux qui interviennent depuis la pêche ou l’élevage, la pisciculture, jusqu’à ceux qui le dégustent sont concernés par Ndema la sue.  Cette valorisation se fait à travers deux segments de la profession. Les professionnels de la restauration de la rue, à savoir les braiseuses de poissons et les professionnels de l’hôtellerie et restauration. Pour matérialiser cela, nous avons développé avec les chefs de cuisine un concept de buffet à thème qui valorise chacune des aires agro écologiques du pays.  Le but est de promouvoir la consommation des ressources halieutiques de table du Cameroun, en mettant en avant les produits et savoir-faire locaux liés à la pêche et à l’aquaculture. Il s’agit donc de dynamiser les interactions au sein de l’écosystème national du poisson, pour qu’il libère son potentiel économique, social et culturel»

PD-CVA : 680 km de pistes rurales réhabilités sur les 1 089 km prévus

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Autrefois négligées, les pistes rurales retrouvent leur vitalité grâce au Programme de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles (PD-CVA). Ce programme a permis la réhabilitation de 680 kilomètres de chemins, essentiels pour connecter les producteurs aux marchés et dynamiser l’économie agricole, sur un total de 859,14 kilomètres prévus sous contrat. Ces routes, désormais modernisées, ouvrent un accès nouveau aux régions reculées, attirant un nombre croissant d’agriculteurs en quête d’opportunités.

Ce projet, qui affiche à la date du 31 décembre 2024, un taux de réalisation de 68 %, témoigne d’un engagement constant malgré les obstacles, notamment des retards liés à d’anciennes suspensions. A huit mois de la clôture du projet, la Banque africaine de développement (BAD) note des retards significatifs dans l’exécution des travaux par les entreprises suivantes : EBM (40 km), Pro Inter (66 km), Wally (40 km) et Badiason (49,50 km). Par ailleurs, 242,38 km de pistes dans la région du Centre sont encore en phase de contractualisation. L’objectif final est fixé à 1 089 km à terme par la BAD.

Parallèlement, le PD-CVA s’inscrit dans une démarche audacieuse de création d’emplois pour la jeunesse. Plus de 1 770 jeunes agripreneurs ont ainsi été accueillis dans le cadre du programme, témoignant d’une volonté forte de transmettre les outils de la réussite. Parmi eux, 914 ont déjà bénéficié de kits d’installation, d’une valeur d’un million chacun, permettant à ces jeunes talents de surmonter les barrières habituelles d’accès au financement. L’objectif est de créer 6 000 emplois avant décembre 2025.

Bien que seuls 322 emplois aient été générés jusqu’à présent, chaque avancée est un pas de plus vers un avenir durable et prometteur pour le secteur agro-business. « Des jeunes produisent et conditionnent du jus d’ananas de manière artisanale. Nous allons mettre en place des unités beaucoup plus modernes qui respectent les normes internationales et qui permettront de réduire les coûts », avait rapporté Gabriel Mbaïrobé, Minader alors qu’il présidait la huitième session du comité de pilotage de ce projet de développement des Chaînes de Valeur agricoles.

Football: Le capitaine Feutcheu démissionne

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Dans une déclaration rendue publique ce 7 avril 2025, le capitaine Joseph Feutcheu annonce son retrait des activités liées au football au Cameroun. « Avec l’arrivée de Samuel Eto’o à la tête de la Fédération camerounaise de football, j’ai été déçu du fond de moi-même car rien n’évolue pour le bien-être du football », se justifie-t-il dans sa lettre de démission. Le président de Djiko FC de Bandjoun dénonce le non-reversement aux clubs de la subvention de l’Etat depuis trois ans, le non-reversement de l’argent de sponsoring de MTN, la suspension de plusieurs acteurs du football ne partageant pas les points de vue du président de la Fécafoot de cinq et dix ans, l’exclusion de Bamboutos FC de la Coupe de la Confédération,… A propos de la gestion financière, Joseph Feutcheu fait partie d’un groupe d’acteurs du football camerounais qui ont saisi le Tribunal criminel spécial (TCS) pour dénoncer des détournements de fonds publics par le président de la Fécafoot.

C’est presqu’un tsunami dans le monde du football au Cameroun, au regard de la stature du personnage. Ancien pilote de l’armée de l’air, le capitaine Feutcheu a pendant longtemps été fan de football. Comme promoteur, l’homme a été président de la Panthère sportive du Ndé, de Panthère security de Garoua, et de Djiko FC de Bandjoun, qu’il a créé après avoir été évincé de la tête de la Panthère du Ndé. Au-delà d’être un promoteur du football, Joseph Feutcheu est un mécène, un chrétien qui a cru pouvoir changer les choses en convoquant Dieu. Candidat à l’élection à la présidence de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) en 2013, le chrétien avait distribué des bibles aux journalistes de sports, convaincu que de par le rôle et leur mission sociale, les journalistes étaient des acteurs de premier plan de la crise qui secoue le football camerounais. Et donc de ce fait, ces acteurs devraient se convertir pour ceux qui ne l’étaient pas, et s’armer de foi pour aider au changement.

Interminables démissions

L’action n’a visiblement pas porté de fruits. En tout cas, Joseph Feutcheu n’a pas pu accéder à la tête de la Lfpc, et les mêmes acteurs qu’il combattait, sont restés aux affaires. A l’annonce de Samuel Eto’o, Joseph Feutcheu fut parmi les premiers acteurs à rejoindre le navire de la révolution. Et le tombeur de Séidou Mbombo Njoya a admis son allié au sein du Comité exécutif. Sauf que le changement auquel l’homme a cru n’est pas arrivé. Du coup, le militaire à la retraite a tôt jeté l’éponge en démissionnant, deux ans après. Pour se concentrer sur son club. Le bateau Fécafoot a continué à prendre de l’eau, pendant que le capitaine fonce droit sans écouter les sirènes de mise en gare, et les dégâts dont la détérioration des relations entre le sommet du football national et les acteurs, la détérioration des relations avec la tutelle,… Aujourd’hui, le capitaine Joseph Feutcheu démissionne finalement du football camerounais. Ce après un incident lors d’un match du championnat Elite two : le président de Djiko FC a demandé à ses joueurs de quitter le terrain, suite à un penalty accordé à FAP, l’adversaire.

Joseph Feutcheu vient allonger la liste des accompagnateurs de Samuel Eto’o qui se sont brouillés avec l’homme fort de Tsinga, avant même le terme de son premier mandat : Benjamin Banlock (secrétaire général), Parfait Siki (secrétaire général), henry Njalla Quan (membre comité exécutif), Benjamin Pondi (directeur marketing), Ernest Obama (directeur de la communication, puis porte-parole du président). Et des sources annoncent Benoît Angbwa (secrétaire général adjoint) dans le même couloir. A ceux-là s’ajoutent d’autres alliés de la première heure qui ont jeté le navire comme Justin Tagouh de Bamboutos FC de Mbouda.

Les Chaînes de valeur agricoles : Cinq millions de plants pour relancer la filière huile de palme

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Grâce au Programme de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles (PD-CVA), 167 coopératives sont établies, dont 29 sont sous la direction de femmes, incarnant l’autonomisation féminine et renouvelant l’énergie du secteur. Au cœur de ces initiatives, les coopératives jouent un rôle important en encadrant les producteurs et en veillant à ce que 8 694 hectares de terres soient plantés avec un matériel végétal de qualité. Ce déploiement se traduit non seulement par une amélioration significative des rendements, mais également par la multiplication des opportunités économiques.

La filière palmier à huile au Cameroun a doublé sa capacité de production de graines pré-germées, atteignant 5 millions de plants par an, renforçant ainsi la filière et répondant aux défis du marché et de l’environnement. « Pour ce qui concerne l’encadrement des acteurs, 8 694.5 ha soit 69,55% ont été plantés avec du matériel végétal de qualité. S’agissant de la convention avec l’IRAD, la capacité de production des graines pré-germées de palmier à huile est passée de 2 000 000 à 5 000 000. Chaque année, des graines pré-germées sont mises à la disposition des pépiniéristes et producteurs pour la création ou le renouvellement des exploitations de palmiers à huile », souligne le rapport de la BAD rendu public en décembre 2024. « La production actuelle d’huile de palme est artisanale avec des rendements de 13%. Nous allons également mettre en place des unités de transformation qui permettront d’avoir des rendements allant jusqu’à 24%. Tout cela va occuper les jeunes et mettre sur le marché camerounais des produits compétitifs », avait expliqué Gabriel Mbaïrobé, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), par ailleurs président du comité de pilotage dudit projet en février 2024.

Mais l’impact du programme ne s’arrête pas aux cultures. Le PDCVA soutient activement l’entrepreneuriat local en équipant 914 jeunes agripreneurs de kits d’installation pour démarrer leurs propres entreprises. Ces jeunes, porteurs d’un espoir renouvelé, incarnent la relève et apportent une vision moderne à l’agriculture camerounaise. Ces avancées visent à répondre au déficit persistant dans la filière. En effet, entre 2017 et 2023, 409 000 tonnes d’huile de palme ont été importées pour une valeur de 280,4 milliards de FCFA, selon l’Institut national de la statistique (INS). Ces importations, principalement du Gabon et de la Côte d’Ivoire, ont été multipliées par 10, passant de 12 600 tonnes en 2017 à 122 500 tonnes en 2023.

Conseil International du cacao : Les revenus des cacaoculteurs mondiaux en débat à Yaoundé

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«Cette session de l’ICCO au Cameroun restera gravée dans les annales comme un moment charnier pour la filière cacaoyère mondiale. Elle permettra non seulement de mettre en lumière les défis auxquels fait face cette industrie stratégique, mais aussi de mobiliser les acteurs autour d’une vision commune pour l’avenir », a déclaré l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO). En effet, Yaoundé sera la capitale mondiale du Cacao du 7 au 10 avril prochain avec cette 111ème session du Conseil International du Cacao et des organes subsidiaires qu’elle accueille.

Pendant quatre jours, les participants vont tabler sur les défis mondiaux qui planent sur la filière cacao et élaborer le plan stratégique 2025-2029 de cette organisation intergouvernementale composée de 51 pays. « Le Cameroun entend, en tant que pays hôte, placer les assises de Yaoundé, avec l’assentiment du Secrétariat de l’Organisation et des pays membres, sous le signe de la poursuite du chantier sur la transparence du marché et la répartition équitable de la valeur, synonyme d’une rémunération en amélioration constante des revenus des producteurs et de leurs conditions de vie. Nous ne sommes pas encore arrivés au bout, pensons-nous. Avec pour objectif d’assurer une croissance équilibrée de l’offre et de la demande et de maintenir, a minima, les prix actuels, sinon de les améliorer, autant que cela sera possible », a rassuré Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce, par ailleurs président de cette session. Et de poursuivre : « Il sera aussi question d’interroger la fiabilité des modèles économétriques développés par l’Organisation pour déterminer les prévisions du marché, étant rappelé que lesdites prévisions influencent la fixation du prix à la Bourse ».

 L’agenda prévoit, pour cette session, plusieurs rencontres de haut niveau. Il s’agit notamment de la réunion de la Commission consultative sur l’économie cacaoyère le lundi 7 avril 2025 ; celle du Comité économique le mardi 8 avril ; la réunion du Conseil international du cacao, les mardi 8 et jeudi 10 avril ; ainsi que celle du Comité administratif et financier, programmée pour le mercredi 9 avril. Pendant la 111ᵉ session du Conseil international du cacao, plusieurs enjeux majeurs liés à la filière seront au centre des échanges. Les participants s’intéresseront notamment aux opportunités de stimulation de la demande mondiale, avec un accent particulier sur l’augmentation de la consommation dans les pays asiatiques, en particulier l’Inde. La transparence du marché sera également au cœur des discussions. Les experts examineront les mécanismes de fiabilisation de l’information sur les stocks de cacao existants et la demande de broyage dans les pays consommateurs.

 Par ailleurs, les parties prenantes feront le point sur l’état d’avancement du projet de création d’une Bourse africaine du cacao. Cette initiative vise à permettre aux pays producteurs de reprendre la main sur le processus de fixation des prix, actuellement dominé par les Bourses de Londres et de New York. Le Cameroun a été retenu pour accueillir le projet pilote de cette future Bourse, qui ambitionne de rééquilibrer les rapports de force au sein de la chaîne de valeur. Les enjeux environnementaux et sociaux ne seront pas en reste. Les discussions porteront sur le projet de rémunération des services environnementaux rendus par les producteurs, ainsi que sur les meilleures pratiques d’inclusion des femmes, des jeunes et des communautés marginalisées dans l’économie cacaoyère.

6 avril 1984 : Ces centaines de familles qui vivent dans le désespoir depuis 41 ans

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CONDAMNÉS À MORT ET EXÉCUTÉS

N° NOMS ET PRÈNOMS Date et lieu d’exécution

1 ISSA ADOUM (Dg Fonader) 1er mai 1984, Mbalmayo

2 SALE IBRAHIM (Colonel)

3 ABALI IBRAHIM (Capitaine)

4 ABALELE ABAYA (Capitaine)

5 BOUBA OUMAROU (Capitaine)

6 YAYA MAZOU (Capitaine)

7 NDJIDDA DJIBRIL (Capitaine)

8 AWAL ABASSI (Capitaine)

9 AMADOU SADOU (Commissaire principal)

10 NGOMNA HAMAGABDO (Lieutenant)

11 OUMAROU YORONGUÉ (Lieutenant)

12 HAMZA Paul (Lieutenant)

13 SOULEY GOURNOI (Lieutenant)

14 DAMA WASSOU (Lieutenant)

15 MALIKI (Lieutenant)

16 HAROUNA (Lieutenant)

17 DOURANDI Mathieu (Lieutenant)

18 ZEBOBE Elie (Lieutenant)

19 AMINOU AMADOU (Lieutenant)

20 NGOMNA Jean (Lieutenant)

21 YAYA ADOUM (Sous-Lieutenant)

22 ALIOUM HAMAN (Adjudant-Chef)

23 SEHOU TOURÉ (Adjudant)

24 SALI OUMAROU (Adjudant)

25 ILOU OUSMAN (Adjudant)

26 ABAKOURA LIMANGANA (Maréchal des logis chef)

27 AMADOU ALADJI DJATAO (Maréchal des logis chef)

28 MEIKLANDI MEY (Maréchal des logis chef)

29 KOMANDA Réné (Maréchal des logis chef)

30 DONGUE Etienne (Maréchal des logis chef)

31 AHMADOU HAMADJOULDÉ (Maréchal des logis chef)

32 NLOHOU ADAMOU (Maréchal des logis chef)

33 SAMBOE Etienne (Maréchal des logis)

34 OUSMANOU NGAINIM (Maréchal des logis)

35 AMADOU AMINOU (Marechal des logis)

36 MARKISSAM SAIDOU (Sergent)

37 ABOU KATIL (Suicidé)

38 DALIL MOUYAL (Adjudant-Chef) 15 mai 1984, Mfou

39 DANGMO Blaise (Maréchal des logis chef)

40 TRAPTOUANG Philippe (Maréchal des logis chef)

41 DJIBRILLA BOUBA ADJI (Gendarme major)

42 KISKA ALAGAO (Gendarme major)

43 BAGANAMA (Gendarme)

44 DANLADI MAÏTOURARE (Maréchal des logis chef) 16 mai 1984, Mfou

45 OUSMANOU SALBÉ (Maréchal des logis chef)

46 SOUWE Thomas (Caporal-chef) 1er juillet 1984, Yaoundé

47 YAYA OUMAROU (Contrôleur de tour à Asecna) 09 août 1984, Yaoundé

48 AFTADI ISAAC (Maréchal des logis chef)

49 INOUA MOHAMADOU (Inspecteur de police)

50 GARGA OUDANKOUA (Maréchal des logis chef)

*Lieutenant Garba, condamné à mort lors des procès du 27 au 30 avril 1984 à Mfou, en fuite, a été repris par la Sécurité militaire en 1985 et immédiatement exécuté.

MORTS EN DÉTENTION

N° NOMS ET PRENOMS DATE DE DÉCÈS

1 WAROU Pierre (Gendarme) 03/10/1984

2 GOLDON Jean (Gendarme) 12/10/1984

3 ADAMA AHI (Gendarme) 12/10/1984

4 YODELEGON Mathieu (Maréchal des logis chef) 14/10/1984

5 WALLA Dieudonné (Maréchal des logis chef) 27/10/1984

6 DJELANI GONI (Gendarme) 27/10/1984

7 BATCHANE Daniel (Gendarme) 25/01/1985

8 MOGAPSCY Mathieu (Gendarme) 08/04/1985

9 ADAMA WAPOUO (Gendarme) 15/04/1985

10 HINBARA Marcel (Gendarme) 19/12/1985

11 DAOUDOU Dieudonné (Gendarme) 03/12/1987

12 HAMALAMOU (Gendarme) 02/02/1987

13 DJAKAYA Albert (Gendarme) 13/08/1987

14 MOUSSA DJIBÉ (Gendarme) 15/08/1987

15 AMADOU SADOU (Gendarme) 05/09/1987

16 MADI Pascal (Gendarme) 25/09/1987

17 BOUBA GONI (Sergent-Chef) 03/02/1988

18 DJIBERSOU TCHASSOU (Sergent-Chef) 03/03/1988

19 GAMBAI Joseph (Gendarme Major) 03/07/1988

20 HAMAN Jean (Gendarme Major) 27/07/1988

21 WANMENE Victor (Gendarme Major) 17/08/1988

22 TOUMBA Paul (Gendarme) 21/08/1988

23 NAGASSOU Pascal (Gendarme Major) 11/10/1988

24 MOUDIO HILDINA (Administrateur Civil) 11/04/1989

25 MADAM DOGO ABAKAR (Capitaine) 03/12/1989

26 PAGORE JONAS (Sergent-chef)

27 HAMAWA KIDJIMAWA (gendarme-major)

Transformation Rurale : Les Chaînes de valeur agricoles freinées par les défis logistiques

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Le Programme de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles (PD-CVA) charrie espoir et renouveau pour des milliers agriculteurs au Cameroun. Soutenue par la Banque africaine de développement (BAD) et bénéficiant d’un financement de plus de 58,5 milliards de FCFA, soit 9,291 millions d’euros, l’initiative, lancée officiellement en 2017 par le gouvernement camerounais sous la houlette de BAD, vise à renforcer la sécurité alimentaire tout en rendant les filières agricoles plus compétitives. Le projet se concentre sur trois filières végétales stratégiques à savoir le plantain, l’ananas et le palmier à huile. Ces filières ont été choisies selon l’institution financière en raison de leur niveau élevé d’intégration et de maturité, de leurs débouchés commerciaux et des opportunités qu’elles offrent en matière de transformation. La Banque estime que leur importance économique, tant en termes de génération de revenus que de création d’emplois, ainsi que leur impact sur la sécurité alimentaire, en font des axes prioritaires du développement agricole.

DES USINES ENCOURS D’INSTALLATION

Dans la filière de l’ananas, les retombées de ce projet, mis en œuvre depuis 2017, se concrétisent déjà sur le terrain. Si en 2023, le Cameroun recule d’une place et se classe au 37ᵉ rang des exportateurs mondiaux d’ananas frais, derrière des concurrents africains comme la Côte d’Ivoire, qui occupe la 19ᵉ position avec 0,4 % de parts de marché, grâce au PD-CVA, la production locale d’ananas connaît un regain d’activité depuis 2024. Les produits sont aujourd’hui commercialisés en grande quantité. Selon les données de cette institution financière multinationale de développement, 3 000 tonnes d’ananas ont récemment trouvé leur chemin vers les marchés de l’Union européenne, tandis que 5 000 tonnes ont été destinées aux pays de la zone de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cemac). Ce total de 8 000 tonnes témoigne de l’effort concerté pour relancer la filière locale et repart à la conquête du marché mondial.

Le PD-CVA ne s’arrête pas là. Pour la Banque africaine de développement, « le projet contribuera effectivement à l’atteinte de l’objectif de développement à terme. Le projet reste pertinent sur les plans du renforcement de la sécurité alimentaire et de l’amélioration de la compétitivité des filières cibles. La dimension liée au développement des chaînes de valeur permet d’accroître l’implication des producteurs ainsi que des acteurs du secteur privé dans les activités de transformation. Actuellement, trois usines d’extraction d’huile de palme sont en cours d’installation, accompagnées de cinq unités de transformation de bananes plantains et de deux unités de production de jus d’ananas », lit-on dans le rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats du PD-CVA.

Cependant, malgré ces avancées significatives, certains défis subsistent. La distribution annuelle d’environ 5 000 000 de graines prégermées pour le palmier à huile, par exemple, reste un chantier en retard selon la Banque africaine de développement. Ce retard témoigne des défis logistiques et techniques auxquels le programme doit encore faire face pour atteindre pleinement ses ambitions. Sur le terrain, les initiatives individuelles se multiplient. Le dynamisme commercial se traduit par la multiplication des liens entre pépiniéristes et agriculteurs.

Ainsi, on compte à la date du 31 décembre 2024, une cohorte de 20 pépiniéristes spécialisés dans l’ananas, 30 pour le palmier à huile, et 64 pour la banane plantain. Ces partenariats stratégiques renforcent non seulement la chaîne de valeur, mais aussi la confiance entre les acteurs du secteur, essentiels à la réussite du programme. Dans le cadre du projet, et afin de renforcer les compétences des acteurs ruraux, l’institution financière rapporte la mise en place des actions de 13 sessions de formation pour la banane plantain, 3 pour le palmier à huile et 4 pour l’ananas. De plus, 8 sessions spécifiques destinées aux femmes ont été organisées, portant sur l’élaboration de business plans et l’alphabétisation bancaire. Enfin, des modules sur la gestion des coopératives, le leadership et l’élaboration d’un guide simplifié pour intégrer la dimension genre dans les coopératives au Cameroun ont également été développés.

LE RETARD DANS L’EXÉCUTION DES ACTIVITÉS

À l’origine, le projet prévoyait la construction d’infrastructures communautaires essentielles, notamment 30 magasins et entrepôts, 15 marchés, 30 petits systèmes d’adduction d’eau potable (AEP), ainsi que 30 km d’extension de réseau électrique triphasé. Il incluait également la construction et l’équipement d’un laboratoire dédié au contrôle de qualité. À la date du 31 décembre 2024, soit un an avant l’échéance prévue du projet PD-CVA, qui arrive à son terme, la BAD observe que « les travaux avancent pour 37 systèmes d’adduction d’eau potable (AEP) dans les localités ciblées au sein des bassins de production. Concernant les magasins, l’analyse des offres des soumissionnaires a été réalisée et le dossier transmis à la Banque africaine de développement (BAD).

 Pour l’extension du réseau électrique, la convention négociée avec ENEO a été soumise à la Banque pour l’approbation (ANO). En ce qui concerne la construction du laboratoire, un contrat avec un bureau d’études techniques (BET) pour les études architecturales et techniques a été signé », précise l’institution africaine tout en soulignant les retards accumulés dans l’exécution du projet. En effet, la Banque africaine de développement explique dans son rapport que le projet connaît un retard dans l’exécution des activités, en raison de la suspension survenue entre le 12 juin 2020 et avril 2022. Cela a entraîné une seconde prolongation des délais d’exécution, désormais fixés au 31 décembre 2025.

André Siaka : « Le partenariat Etat-Secteur privé revitalise l’attractivité d’une économie »

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André Siaka, homme d’affaires, 20 mars 2025

Je voudrais remercier Me Jonathan Nyemb et son équipe pour m’avoir associé à l’organisation de cette importante manifestation qui vise à faire éclore des idées voire des solutions pour l’émergence économique du Cameroun. Le thème que je vais aborder : « Dialogue public – privé : vers un renouveau du partenariat État – Secteur privé » s’inscrit en droite ligne dans cette démarche. Mais peut-on l’aborder sérieusement sans avoir fait l’état des lieux du partenariat ? Le partenariat, selon Wikipédia, se définit comme une association active de différents intervenants qui, tout en maintenant leur autonomie, acceptent de fédérer leurs efforts en vue de réaliser un objectif commun. Dans le cas qui nous concerne, les intervenants sont l’Etat du Cameroun et le Secteur privé. Mais au fond, ce partenariat a-t-il jamais vraiment existé ? Certes il y a eu des mécanismes de Dialogue entre les deux entités. Au fil du temps, ces mécanismes ont pris des formes diverses avec en toile de fond, il faut le reconnaître, une volonté plus ou moins partagée de trouver des compromis sur des questions spécifiques sans que pour autant ces mécanismes revêtissent toutes les caractéristiques d’un partenariat.

 Les premières démarches structurées qui ont prévalu jusqu’au début des années 2000 portaient l’estampille du Comité Interministériel Elargi au Secteur Privé. Cet événement annuel confinait à une forme de Conseil des ministres auquel le Secteur privé était convié. L’agenda, les participants, les dates et lieu étaient décidés par le gouvernement sans aucune concertation. Pour certains, convier le Secteur privé à une telle grand-messe était un privilège qui lui était concédé. La synergie de pensée et d’action qui aurait pu servir de trame de dialogue entre les deux entités n’existait pas.

Cependant, sur un plan strictement sectoriel et par la volonté et le leadership du Ministre de l’Economie et des Finances d’alors, de 1997 à 2001, le Patronat a été fortement impliqué dans les négociations et la mise en œuvre des programmes conclus avec le FMI et la Banque mondiale. De fait, le secteur privé était partie prenante dans la mise en œuvre des réformes qui ont entre autres abouti à l’atteinte du Point de Décision de l’Initiative PPTE en octobre 2000.

 Dans la même veine le Patronat a été pleinement impliqué dans la réforme fiscale qui a abouti à la suppression de la Taxe sur le Chiffre d’Affaires (TCA) et l’introduction de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) en 1998, dopant de manière significative la mobilisation des ressources intérieures de l’Etat. Ces initiatives isolées ne fondent pas pour autant un partenariat structuré et agissant entre l’Etat et le secteur privé.

Au Comité Interministériel Élargi au Secteur Privé a succédé à partir de 2009 le Cameroon Business Forum (CBF) sous l’impulsion d’un acteur extérieur en l’occurrence la Société Financière Internationale (IFC). L’intention louable de IFC était de dupliquer au Cameroun le modèle vietnamien réussi de dialogue public-privé. Sauf que la greffe n’a pas pris, et ce pour des raisons diverses notamment celle d’un déficit de confiance entre les deux parties et la mise en avant d’une visée essentiellement transactionnelle et comptable, le secteur privé étant perçu par certains acteurs publics sous le seul prisme de pourvoyeur de ressources pour l’Etat à travers la fiscalité.

15 ans après sa première édition qui s’est tenue en février 2010, il est difficile de faire une évaluation de l’atteinte des objectifs du CBF tant les indicateurs des dits objectifs n’ont pas été clairement définis en dehors du classement du rapport Doing Business dans lequel le Cameroun a été 167ème sur 181 en 2009 et encore 167ème sur 190 en 2020 !!!!! C’est dire que le CBF, malgré l’accompagnement technique de IFC est loin, très loin d’avoir atteint son objectif majeur. C’est dans ce contexte que le Patronat claque la porte du CBF en 2021 et depuis lors, le dialogue entre l’Etat et le secteur privé est dans l’impasse. Comme par simple coïncidence, le Cameroon Business Forum s’arrête en même temps que la Banque mondiale met un terme à la publication du rapport Doing Business. La proposition faite à l’époque par le Patronat, à savoir la création du Cameroon Business Council (CBC) n’a pas fait sourciller le Gouvernement qui y a réservé une fin de nonrecevoir.

Depuis lors les concertations entre l’Etat et le Secteur privé sont devenues velléitaires : en effet, le 29 juillet 2021, le Cameroun s’est engagé dans un programme avec le FMI, programme soutenu par deux accords triennaux au titre de la Facilité Elargie de Crédit et du Mécanisme Elargi de Crédit. Ces accords sont sous-tendus par des conditionnalités. De par l’une de ces conditionnalités imposées par le FMI, le gouvernement s’est engagé à « renforcer le format de concertation entre les secteurs public et privé en intégrant des groupes thématiques avec des réunions au moins tous les six mois pour suivre la mise en œuvre des recommandations du Cameroon Business Forum ». Cette immixtion du FMI qui aurait permis de réamorcer la pompe du dialogue entre les secteurs public et privé n’a pas non plus produit les résultats escomptés.

Il est donc loisible de constater que malgré des interventions extérieures notamment celles de IFC et du FMI, le dialogue, encore moins le partenariat, entre l’Etat et le Secteur privé est resté velléitaire. Et pourtant les enjeux sont de taille et les sorts des deux entités État et Secteur privé sont liés : il devient impérieux, si le Cameroun veut réaliser son plein potentiel, qu’un véritable partenariat soit noué entre l’Etat et le secteur privé, un partenariat allant au-delà du simple dialogue et des rencontres épisodiques dont on ne retient que la photo de famille et le gala de clôture. Par ailleurs, au-delà de la part prépondérante du secteur privé dans le volume des investissements en capital, les enjeux sont encore plus importants au regard des objectifs et de la mise en œuvre de la SND30 qui est la boussole économique du Cameroun. Le partenariat que j’appelle de tous mes vœux est un impératif absolu sans lequel les principaux piliers de la SND30 notamment, la transformation structurelle de l’économie, la promotion de l’emploi et de l’insertion économique, ou encore l’orientation stratégique relative à la politique d’import-substitution, ne seraient que des incantations. Faut-il le rappeler, la transformation structurelle de l’économie qui est le pilier central de la SND30 réfère explicitement à « une démarche et des actions qui seraient implémentées pour parvenir à un accroissement substantiel de la part du secteur secondaire (industrie) et la diversification de l’économie ». Il est évident de constater que pratiquement tous les objectifs de la SND30 relèvent de la responsabilité et des actions du Secteur privé qui en toute logique devrait être consulté à défaut d’être associé à la détermination des prérequis à l’atteinte des dits objectifs. Dès lors, il est indéniable que le partenariat entre l’Etat et le Secteur privé est un gage de renforcement de la confiance, d’amélioration du climat des affaires, de revitalisation de l’attractivité et la compétitivité d’une économie.

 Ce partenariat doit être un mécanisme institutionnel de collaboration structuré visant à produire des résultats. Pour qu’il soit fécond, le partenariat requiert la solidité et la fiabilité des superstructures institutionnelles des secteurs public et privé et de leur capacité à définir de manière concertée leurs objectifs communs, les responsabilités de chacune des parties et les mécanismes de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre des engagements des partenaires.

Au-delà des rencontres périodiques qui sont certes importantes mais ne constituent pas une fin en soi, les superstructures institutionnelles de l’Etat et du secteur privé doivent être imbriquées pour devenir un système. Et pour que ce système fonctionne harmonieusement, le partenariat doit avoir pour socle la confiance et la reconnaissance de la légitimité des partenaires. Par ailleurs, pour que ce partenariat revitalisé fonctionne de manière optimale, il doit reposer sur un postulat : L’acceptation du fait que les acteurs des secteurs public et privé ont l’impérieux devoir de travailler ensemble pour développer une économie prospère. En conclusion, comme nous l’avons montré à plusieurs reprises plus haut, la réalisation du dessein économique du Cameroun passe entre autres par l’amélioration du climat des affaires dont le préalable est le renouveau du partenariat entre l’Etat et le Secteur privé. Ce renouveau passe par des changements systémiques notamment en ce qui concerne d’une part la considération que l’Etat accorde au secteur privé et d’autre part, la représentativité du secteur privé plombée par un déficit d’inclusivité. Ne dit-on pas qu’il faut être deux pour danser le Tango ! Sans se marcher sur les pieds. Je vous remercie pour votre attention.

Par André Siaka, homme d’affaires, 20 mars 2025

Conventions fiscales: Le Cameroun veut abolir la double imposition avec la Chine et la République Tchèque

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Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, était le 1er avril 2025 devant les députés de l’Assemblée nationale pour défendre le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention fiscale entre le Cameroun et la Chine. Cette convention, signée le 17 octobre 2023 à Beijing, vise l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et la prévention de l’évasion et de la fraude fiscale.

« Ces deux projets de loi pratiquement de même nature, nous avons signé deux conventions pour éviter ce qu’on appelle la double imposition entre le Cameroun et la Chine. La République Tchèque d’autre part. Et ces conventions doivent donc passer par le Parlement pour être ratifiées par la suite. C’est l’objet de notre présence aujourd’hui devant la Commission des Affaires étrangères », explique le ministre des Finances. Après sa présentation devant la Commission en charge des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le ministre a mis en avant les avantages économiques et fiscaux de cette ratification. Selon l’exposé des motifs, la convention permettra de supprimer les charges fiscales excessives qui pèsent sur les personnes physiques et morales exerçant des activités dans les deux pays. « Il s’agit simplement de comprendre que le monde est désormais ouvert, tout comme l’économie. Les entreprises peuvent opérer librement d’un pays à un autre. Cependant, le risque réside dans le fait qu’une entreprise soit imposée dans son pays d’origine tout en devant payer un impôt identique dans le pays où elle s’implante », a précisé Louis Paul Motaze.

 La mesure s’applique à plusieurs catégories d’impôts, notamment l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu des personnes physiques, ainsi que certaines contributions comme celles destinées au Crédit Foncier et au Fonds National de l’Emploi. « Cette convention nous offre l’opportunité de renforcer notre attractivité fiscale en facilitant les échanges économiques et en encourageant les investissements directs étrangers », a souligné le ministre devant un hémicycle.

UN LEVIER POUR L’INVESTISSEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT

Le ministre a également insisté sur les avantages qu’apportera cette convention en matière d’amélioration du climat des affaires. Grâce à des taux d’imposition préférentiels et au principe de non-discrimination, elle vise à créer un cadre fiscal plus stable et prévisible pour les investisseurs chinois au Cameroun et vice-versa. Par ailleurs, la coopération fiscale entre les administrations des deux pays sera renforcée, permettant une meilleure lutte contre l’évasion fiscale et les pratiques d’optimisation abusive. Cette disposition s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation du système fiscal camerounais et de sa conformité aux standards internationaux. « C’est le type de convention qui favorise une expansion dans le domaine des relations, notamment économiques, en permettant d’attirer les investissements directs étrangers. Elle encourage l’installation d’entreprises au Cameroun en leur offrant l’assurance que, si elles ont déjà payé un impôt dans leur pays d’origine, elles ne seront pas soumises une seconde fois au même impôt ».

Au-delà des aspects purement fiscaux, la ratification de cette convention représente une avancée stratégique dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement (SND) 2020-2030. Il s’agit notamment les opportunités qu’elle ouvre en matière de transfert de technologies chinoises vers le Cameroun, un facteur clé pour le développement industriel du pays et son objectif d’émergence à l’horizon 2035.

BLONDEAU TALATALA : « La BDEAC va injecter plus de 99 milliards de FCFA sur 4 ans dans le Padi-Dja »

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BLONDEAU TALATALA, coordonnateur du Programme d’aménagement et de développement intégré́ de la boucle minière du Dja et de la zone frontalière adjacente (Padi-Dja)

Le plan de travail adopté met l’accent sur la finalisation des activités qui n’ont pas pu être achevées en 2024 et dont nous souhaitons absolument préserver les acquis. Il est impératif de les mener à terme en 2025. Toutefois, un élément encourageant est l’arrivée de deux bailleurs de fonds. Le comité a pris la décision d’exclure du budget actuel les activités qui seront financées par ces partenaires dès janvier 2025 et jusqu’en 2026. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le budget a été réduit. Il convient de préciser que la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) s’engage à financer le projet à hauteur de 99 milliards de FCFA sur quatre ans.

 De son côté, la Banque Islamique de Développement apporte un financement de 30 milliards de francs CFA. En résumé, cette baisse du budget 2025 s’explique par notre forte attente que ces deux bailleurs de fonds prennent le relais d’ici la fin de l’année. Le projet de bitumage de la route AbongMbang – Lomié – Ekong – Bengbis a bien progressé et se trouve désormais dans sa phase finale. Le dossier est actuellement sur la table du chef de l’État. Nous avons récemment obtenu l’avis favorable du Comité National de la Dette Publique pour ces deux projets.

Il ne reste plus que l’étape du décret d’habilitation du chef de l’État, qui autorisera le ministre de l’Économie à signer les accords de prêt avec la Banque Islamique de Développement et la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale. Ce décret pourrait être signé par le président de la République dans les toutes prochaines semaines, mais nous ne connaissons pas encore son agenda à ce sujet.

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