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Lutte contre la fraude : plus de 3,2 milliards FCFA d’amendes douanières encaissés en juin 2025

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Des résultats en nette progression ont marqué les travaux de la 205e session, au grand satisfecit des commissaires. En moins d’un mois, pas moins de 800 dossiers contentieux ont été traités, soit 177 de plus que lors de la session précédente. Les indicateurs financiers confirment cette dynamique. Les droits compromis ou éludés atteignent 2,14 milliards FCFA, contre 906 millions FCFA auparavant, soit une hausse de 62,6 %. Quant aux amendes douanières, elles bondissent à 3,22 milliards FCFA, contre 1,22 milliard FCFA, enregistrant ainsi une progression spectaculaire de 139,5 %. À elles seules, les structures centrales de la Direction Générale des Douanes ont généré 1,64 milliard FCFA de droits compromis et 2,73 milliards FCFA d’amendes.

Elles représentent près de 78 % des droits et près de 85 % des amendes, avec seulement un quart des dossiers traités. Une performance qui souligne leur rôle clé dans le dispositif national de lutte contre la fraude. Comparée à la cinquième session de 2024, la progression des indicateurs contentieux est tout simplement spectaculaire. Les droits compromis ont enregistré une hausse de 241 %, tandis que les amendes ont connu une explosion de 355 %. Le nombre de dossiers traités s’est également accru de 34,7 %, traduisant à la fois un renforcement des contrôles douaniers et une intensification des actions répressives sur le terrain.

Neuf secteurs douaniers ont contribué à cette performance, avec une domination nette des secteurs Littoral 1 et Sud 2. Ces derniers cumulent respectivement 249 millions FCFA et 111 millions FCFA de droits compromis. Ils occupent aussi la tête du classement en matière d’amendes, avec des montants de 248 millions FCFA pour Littoral 1 et 130 millions FCFA pour Sud 2. Parmi les faits notables, la Brigade commerciale des Douanes de Touboro, dans la région du Nord, s’est distinguée en mobilisant près de 28 millions FCFA d’amendes.

Côté volume, Littoral 1 se classe en première position avec 176 dossiers contentieux, suivi par le Nord avec 97 dossiers. Le fichier de la fraude confirme la persistance des pratiques illicites aux frontières. L’importation en contrebande reste l’infraction la plus courante, avec 159 cas, suivie de près par les fausses déclarations de valeur (157 cas) et les importations sans déclaration (101 cas). Ces chiffres traduisent la persistance de zones de vulnérabilité dans les dispositifs de contrôle. Les infractions les plus coûteuses en termes de droits compromis sont liées à l’inexécution des engagements souscrits, à la fausse déclaration d’espèce et au détournement de destination privilégiée, avec un préjudice estimé à 384 millions FCFA. Ces mêmes manquements figurent également parmi les plus lourdement sanctionnés, avec des amendes atteignant jusqu’à 633 millions FCFA.

 À l’issue des travaux, le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a salué les performances remarquables des services douaniers, en appelant ses collaborateurs à « redoubler d’efforts pour renforcer la lutte contre la fraude, protéger l’économie nationale et mobiliser davantage de recettes contentieuses. » Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la 206e session de la Commission, dans un climat de mobilisation accrue face aux défis du commerce illicite.

À Yaoundé, les étudiants mettent leur génie au service de l’agriculture, la santé et l’économie locale

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Sous la chaleur de midi, à l’esplanade du Musée national de Yaoundé, le secteur agro-pastoral et halieutique du Salon du Génie et Talent de l’Étudiant Camerounais (Getec) attire l’attention des visiteurs. Ce 17 juin 2025, assise à l’ombre d’un stand, derrière sa table aux côtés de ses camarades, Ngo Libong Sipora Glwadys, étudiante à l’université de Yaoundé I, parle avec passion du dispositif de fabrication de biofertilisant à base de larves de mouche soldat noir. C’est le deuxième jour de la 7ème édition du Getec, sur le thème : « l’université entrepreneuriale, levier de la stratégie d’émergence du Cameroun à travers la politique d’import-substitution ». Avec un calme assuré, Sipora Glwadys déroule devant les visiteurs les secrets de l’entomoculture, cette méthode qui consiste à élever des insectes pour transformer les déchets organiques.

« Le projet que nous présentons aujourd’hui repose sur une approche écologique. Il permet à la fois de traiter les déchets et de produire un biofertilisant ainsi qu’un aliment riche en protéines pour la volaille et les poissons, à partir des mouches », explique-t-elle. Devant elle, une volière pédagogique capte l’attention : des mouches adultes vrombissent, des œufs fraîchement pondus s’accrochent aux parois, et des larves grouillantes s’activent dans un bac. Le cycle de vie complet de la mouche soldat noire y est reconstitué, à la fois fascinant et instructif. Ces larves, surnommées les « forasses de la matière organique », sont de véritables dévoreuses de déchets. En quelques heures, elles réduisent des kilos de matières en compost fertile, dans un ballet biologique aussi spectaculaire qu’efficace.

Pour Sipora, cette démonstration va bien au-delà de la science : elle incarne une réponse concrète aux défis de la gestion urbaine. Une ambition partagée par les États généraux sur la gestion des déchets, tenus les 6 et 7 mai 2025 à Yaoundé, et organisés par le gouvernement autour de la vision de faire des déchets une ressource et un levier de développement économique. « Cette perspective nouvelle permettra à notre pays, et à nos villes en particulier, de tirer parti des opportunités offertes par l’économie circulaire en matière de création d’emplois et de croissance », déclarait à l’ouverture des travaux Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain.

UN CORDON OMBILICAL NUMÉRIQUE

A quelques mètres de Glawdys, Tabe Stéphane Boris, jeune bio-ingénieur camerounais en mécatronique et spécialiste de mécanique quantique quaternionique, attire l’attention avec un projet aussi ambitieux que vital, le « Mouboua Quantum », une couveuse interactive, pontique et hybride. Destinée aux nouveau-nés prématurés ou à faible poids, cette machine, apprend-on, assure la régulation thermique lorsque le cerveau du nourrisson n’est pas encore capable de produire ou d’évacuer la chaleur. Plus qu’un simple appareil, la couveuse « Made In Cameroon » se présente comme un cordon ombilical numérique entre l’enfant et sa mère.

Sa particularité ? Une intelligence artificielle intégrée qui détecte automatiquement les reflux ou vomissements pouvant obstruer les voies respiratoires, l’une des causes fréquentes de mort subite du nourrisson. « Nous évitons ainsi les morts subites du nourrisson, encore trop fréquentes dans nos hôpitaux », explique Stéphane Boris étudiant à l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé. En cas de danger, une alerte est instantanément envoyée aux médecins et aux parents. Connectée à une application mobile, la couveuse permet de surveiller en temps réel les paramètres vitaux tels que la température, l’humidité, la masse, et la fréquence cardiaque… Elle autorise aussi les parents à interagir avec leur bébé à distance : écoute, berceuse, visuel. A l’esplanade du Musée national, plusieurs étudiants, entrepreneurs en herbe, enseignants, bailleurs de fonds, ONG, collectivités locales et entreprises, publiques comme privées sont tous là pour valoriser l’innovation étudiante et promouvoir le « Made in Cameroon ».

Ce, jusqu’au 21 juin à Yaoundé. À chaque stand, des visages jeunes, des projets concrets et un discours confiant. Car pour ces jeunes, il ne s’agit pas seulement d’exposer. Il s’agit de convaincre, démontrer que l’université camerounaise peut être un moteur économique, un vivier d’entreprises innovantes et créatrices d’emplois. Les jeunes exposants ont présenté des projets concrets et diversifiés dans des secteurs tels que l’agroalimentaire, l’élevage, la communication, le BTP ou encore l’agriculture, certains étant opérationnels depuis plus de deux ans et employant déjà entre 5 et 10 personnes. C’est en effet, vingt-six PME, issues de l’incubateur d’entreprises qui ont été sélectionnées pour représenter l’innovation étudiante lors du Getec 2025 dans la capitale politique du Cameroun.

 300 MILLIONS DE FCFA POUR LES JEUNES CRÉATEURS D’ENTREPRISES

A l’ouverture du Getec, le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo qui présidait l’événement affirme que « l’université se positionne comme un des acteurs de premier plan en matière de création, croissance et développement des entreprises innovantes créatrices d’emplois décents dans le secteur formel. » Et d’ajouter, dans un appel à la transformation du modèle éducatif : « Les étudiants doivent être formés non seulement à chercher un emploi, mais à en créer. À devenir des catalyseurs d’innovation, des bâtisseurs d’entreprises, des porteurs de solutions. » Mais l’enthousiasme ne suffit pas.

 Dans la foulée de la cérémonie, le Pr. Marcel Fouda Ndjolo, inspecteur général au ministère de l’Enseignement supérieur, n’a pas mâché ses mots : « L’engouement entrepreneurial des étudiants risque de s’essouffler si rien n’est fait pour lever les barrières financières. » Un message que le gouvernement a visiblement entendu. Le ministre des PME, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, a annoncé une enveloppe de 300 millions de FCFA pour soutenir ces jeunes créateurs d’entreprises. Un fonds initialement destiné au Programme d’innovation et de soutien à l’artisanat (PISA), mais désormais réorienté vers les projets étudiants. « Il s’agit de créer un dispositif concret d’accompagnement, capable de transformer l’idée en produit, le rêve en emploi », a conclu Achille Bassilekin III.

Le Cameroun va recourir à un emprunt extérieur inédit de 330 milliards FCFA en 2025

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Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
ministre-des-finances-motaze-veut voir clair dans la gestion des fonds Covid

Le Cameroun s’apprête à intensifier son recours à l’endettement extérieur pour couvrir ses besoins croissants de financement public. D’après le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (2026-2028), annexé au débat d’orientation budgétaire de juillet 2025, le pays envisage de mobiliser un nouvel emprunt extérieur de 330 milliards de FCFA au titre de l’année en cours. Cette opération, absente de la loi de finances initiale 2025, figure désormais dans la loi de finances rectificative que le gouvernement prévoit de soumettre au Parlement.

Cette initiative vise à combler une partie des 2 326,5 milliards de FCFA de besoins de financement identifiés pour l’année 2025, contre 1 795 milliards dans la loi de finances initiale, soit une augmentation de 531,5 milliards. Ce recours accru à l’endettement extérieur s’inscrit dans un contexte de pressions accrues sur la trésorerie de l’État, notamment liées à la hausse imprévue de certaines dépenses courantes, comme l’a révélé Samuel Tela, directeur de la Trésorerie au ministère des Finances.

En parallèle, une opération distincte d’emprunt à court terme de 100 milliards FCFA est en cours de montage avec l’appui de la Banque mondiale, à travers son agence de garantie MIGA, et la banque française Natixis. Cette ligne de crédit s’inscrit dans une enveloppe globale de 200 milliards FCFA, autorisée par le président de la République depuis le 19 mai 2025. Elle vise à pallier des tensions de liquidité attendues entre mai et août, période traditionnellement marquée par un pic de décaissements publics et un creux de recettes fiscales.

Selon Samuel Tela, ce financement aura une durée maximale d’un an renouvelable deux fois et sera exclusivement dédié à des paiements de fournisseurs dans des secteurs jugés prioritaires, tels que l’agriculture, les infrastructures de transport ou encore l’approvisionnement en eau potable. La garantie apportée par la MIGA permet de sécuriser l’opération tout en préservant le profil de soutenabilité de la dette, les remboursements étant exigés avant le 31 décembre 2025.

Cette évolution marque un virage assumé vers le marché international, dans un contexte de saturation du marché domestique. En effet, le volume projeté d’émissions de titres publics en 2025 a été révisé à la baisse à 350 milliards, contre 380 milliards dans la loi de finances initiale, en raison de conditions de financement jugées défavorables. Le gouvernement s’appuie désormais sur une palette élargie d’instruments pour diversifier ses sources de financement.

Outre les emprunts extérieurs, les prévisions actualisées intègrent notamment 440,1 milliards FCFA de financements bancaires domestiques, en forte hausse (+219,5 milliards) par rapport aux prévisions initiales. Une part importante de ce montant correspond à un prêt direct de 250 milliards FCFA, garanti par Afreximbank.

Les appuis budgétaires dans le cadre du Programme économique et financier (PEF) FMI-Banque mondiale sont également réévalués à la hausse à 214 milliards, intégrant un glissement de 45 milliards des décaissements du FMI et une rallonge de 4 milliards de la Banque mondiale. S’ajoutent enfin 217,4 milliards de financements dits « exceptionnels », comprenant notamment le report partiel du déclassement du FMI au titre de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD).

Bauxite de Minim Martap : Canyon Resources veut 40% de Camrail pour un accès privilégié au rail

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Le groupe australien Canyon Resources, contrôlé par le magnat indien Gagan Gupta, mène de discrètes tractations afin d’accroître sa participation au capital de Cameroon Railways (Camrail). Il bute cependant depuis deux mois sur la réticence des actionnaires historiques », ont rapporté nos confrères d’Africa Intelligence. Ces informations ont été confirmées le 30 juin 2025 par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, à l’ouverture du Salon de l’action gouvernementale (SAGO) à Yaoundé. « (…) Il est important de rappeler que la société camalco porteuse du projet dispose de quatre milliards cinq cent mille francs FCFA pour ces travaux et compte intégrer le capital de Camrail à hauteur de 40% », a déclaré le membre du gouvernement, sans donner de détails précis sur cette opération.

Cette prise de participation accrue dans l’opérateur ferroviaire national s’inscrit dans la stratégie logistique globale de Canyon Resources. Le groupe australien souhaite sécuriser l’évacuation, dès 2026, de la bauxite extraite du gisement de Minim Martap, dans la région de l’Adamaoua. L’entreprise a en effet opté pour le transport ferroviaire comme principal moyen d’acheminement du minerai vers le port autonome de Douala. En mars 2025, Canyon a franchi une première étape en annonçant l’acquisition de 9,1 % des parts de Camrail via sa filiale Camalco.

 Cette opération a été réalisée en deux temps. Premièrement, 3,8 % des parts de Camrail ont été rachetés à la Société d’Exploitation des Bois du Cameroun (SEBC) pour 575,7 millions de FCFA. Ensuite, la compagnie minière a conclu un accord pour le rachat de 5,3 % des parts auprès de Total Cameroun, pour 812,8 millions de FCFA. « Nous nous félicitons de l’approbation par le conseil d’administration de Camrail de la vente à Camalco de la participation de 9,1 % précédemment détenue par Total Energies et SEBC. Cette acquisition est une étape importante dans l’accès à l’infrastructure ferroviaire et dans la réalisation de nos objectifs logistiques au cours du premier semestre 2025 », a indiqué Jean-Sébastien Boutet, directeur général de Canyon, dans un communiqué.

La montée à 40 % au capital de Camrail permettrait donc à Camalco d’accompagner plus directement la réhabilitation de la voie ferrée entre l’Adamaoua et le littoral, maillon logistique essentiel pour transporter les 6,4 millions de tonnes de bauxite attendues chaque année selon les projections de production.

NIVEAU DE MISE EN OEUVRE

À ce jour, selon Fuh Calistus Gentry, le projet d’exploitation de la bauxite de Minim Martap est exécuté à 24 % et dispose de toutes les autorisations nécessaires pour le lancement effectif des activités. La phase de construction des infrastructures minières et ferroviaires s’intensifie. « La réhabilitation des infrastructures ferroviaires débutera le 15 juillet 2025, en collaboration avec Camrail,», a précisé le ministre. Par ailleurs, les travaux de construction de la mine, du centre de stockage et de la gare minière de Makor sont attendus à partir de mi-juillet, suivis par l’aménagement de la route minière reliant le site à la ligne ferroviaire nationale.

 Le groupe a également reçu les autorisations pour importer locomotives et wagons. Un contrat a été signé avec le constructeur chinois CRRC Ziyang Co. Ltd pour la livraison de 22 locomotives. L’opération est financée dans le cadre d’un crédit syndiqué de 140 millions de dollars US (82 milliards de FCFA), obtenu auprès de la banque AFG Bank, complété par un prêt de 15,8 millions de dollars australiens d’Eagle Eye Asset Holdings, principal actionnaire de Canyon Resources.

Côté logistique portuaire, plus de 6 hectares ont déjà été mis à disposition de Camalco dans l’enceinte du port de Douala, en attendant de nouvelles surfaces. Deux bases-vie seront construites à Makor à partir de septembre 2025. Les travaux de la base du site minier débuteront, quant à eux, en novembre. Le gouvernement assure suivre l’évolution du projet de près. Des études de faisabilité sont en cours pour envisager, à moyen terme, la transformation de la bauxite en alumine localement. Des projets sociaux doivent également accompagner le développement minier, conformément à la réglementation.

Présidentielle 2025 : L’UMS de Pierre Kwemo n’a pas investi Maurice Kamto

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Les militants de l'UMS préfèrent leur leader à Kamto

Maurice Kamto ne sera finalement pas le candidat de l’Union des mouvements socialistes (UMS) comme l’ont annoncé des informations ayant pour source le lanceur d’alertes Boris Bertolt. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) se trouvait d’ailleurs à mille lieux de Yaoundé où se tenait le meeting de l’UMS. Maurice Kamto entretenait la diaspora camerounaise réunie à Paris, place de la République, sur les enjeux de la future élection présidentielle au Cameroun, prévue en octobre prochain.

Au Palais des Congrès de Yaoundé, les militants de l’UMS ont jeté leur dévolu sur leur président Pierre Kwémo. Le maire de Bafang sera donc le candidat de l’UMS pour la prochaine élection présidentielle au Cameroun. Et dans la foulée de son investiture, Pierre Kwémo a indiqué qu’il ne ferra de coalition qu’avec les candidats retenus par le Conseil constitutionnel. Coupant l’herbe sous les pieds de ceux qui, malgré l’absence de Maurice Kamto à ce congrès, croyaient aux informations de Boris Bertolt, réputé proche du leader du MRC. C’est que ce congrès intervient dans un contexte marqué par le sempiternel débat sur la nécessité d’une candidat unique de l’opposition, mais aussi et surtout, la personne de Maurice Kamto dont la candidature fait débat, en raison de ce que son parti, le MRC, n’est pas allé aux législatives et municipales de 2020. Sauf qu’entre temps, des élus d’autres partis, notamment ceux du Social democratic front (SDF), ont démissionné de leur parti pour rejoindre le MRC. Amplifiant le débat sur la nullité du mandat impératif.

Alors que ce débat fait rage sur l’espace public, et que le gouvernement avec au premier rang Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat), a déjà indiqué clairement que Maurice Kamto s’est disqualifié lui-même de la prochaine présidentielle, la possibilité pour Maurice Kamto de se faire investir par un autre parti, fait son chemin. Ce ne sera pas l’UMS. Pour le moment. Pierre Kwémo, lui, s’aligne derrière la foultitude de candidats qui se sont déjà déclarés en course pour Etoudi.

Sidi Ould Tah prend les rênes de la BAD dans un contexte de turbulences financières

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Sidi Ould Tah www.newsducamer.com
Sidi Ould Tah www.newsducamer.com

(Defis Actuels) – La Banque africaine de développement (BAD) a un nouveau président. Sidi Ould Tah, ancien ministre mauritanien de l’Économie, a été élu ce jeudi 29 mai à la tête de la prestigieuse institution, à l’issue de trois tours de scrutin organisés à Abidjan, siège de la banque. Avec 76,18 % des voix, il a nettement devancé ses concurrents, notamment le Zambien Samuel Munzele Maimbo (20,26 %) et le Sénégalais Amadou Hott (3,55 %).

L’élection, qui exigeait une double majorité – celle des pays membres et celle des pays africains –, a clairement tourné à l’avantage de M. Tah, qui a recueilli plus de 72 % des suffrages africains. Ce large soutien traduit un consensus autour de sa candidature et de son parcours à la tête de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), qu’il a dirigée pendant une décennie.

Un mandat placé sous haute pression

La prise de fonction de M. Tah intervient à un moment critique pour la BAD. L’institution, fondée en 1964 et comptant aujourd’hui 81 membres (dont 54 africains), doit composer avec un environnement international incertain. L’annonce récente du retrait des États-Unis de leur contribution au Fonds africain de développement – estimée à 500 millions de dollars – met sous tension sa capacité d’intervention, notamment dans les pays à faible revenu.

Le nouveau président devra ainsi rapidement rassurer les partenaires techniques et financiers tout en préservant la dynamique impulsée par son prédécesseur, le Nigérian Akinwumi Adesina. Sous ce dernier, la BAD s’est imposée comme un acteur financier global, doublant ses ambitions et triplant son capital souscrit, passé de 93 à 318 milliards de dollars en dix ans.

La continuité dans le changement

Sidi Ould Tah hérite également d’un agenda stratégique structuré autour des « High 5 », les cinq priorités définies par M. Adesina : éclairer l’Afrique, la nourrir, l’industrialiser, l’intégrer et améliorer la qualité de vie des populations. Ces axes ont permis de toucher 565 millions d’Africains à travers des projets d’envergure, tels que la plus grande station d’épuration d’Afrique à Gabal el Asfar (Égypte), le pont Sénégambien, l’extension du port de Lomé (Togo) ou encore des initiatives d’électrification au Kenya.

Le nouveau président pourra s’appuyer sur cette assise pour tracer sa propre voie, en veillant à renforcer l’impact de la banque face aux défis du financement du développement durable et de la résilience des économies africaines.

Une élection stratégique, des équilibres diplomatiques

Le scrutin de jeudi à Abidjan a révélé l’importance des équilibres diplomatiques et du poids des contributions au capital. Les voix des grands actionnaires africains (Nigeria, Égypte, Algérie, Afrique du Sud, Maroc) ainsi que celles des partenaires non-régionaux comme les États-Unis et le Japon ont été décisives dans le basculement des alliances en faveur de M. Tah.

À travers cette élection, la BAD confirme sa vocation d’institution continentale au service de la transformation économique de l’Afrique, mais aussi sa capacité à peser dans les rapports de force internationaux. Reste désormais à son nouveau dirigeant de faire valoir cette influence dans un contexte géopolitique marqué par le repli de certains bailleurs et la montée des besoins de financement structurels sur le continent.

Fécafoot : le chien aboie, Samuel Eto’o passe

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« Je ne cède pas au chantage». En ces termes clairs prononcés dans son discours d’ouverture à l’assemblée générale extraordinaire de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) le 24 mai dernier, Samuel Eto’o le président de l’instance faîtière du football camerounais, a opposé une fin de non-recevoir aux présidents de clubs qui réclament le paiement des subventions dues aux clubs professionnels, ainsi que les contestations concernant l’arbitrage des matchs des championnats d’élite.

Samuel Eto’o en a un autre regard: « Malgré un contexte peu favorable marqué par des attaques de toutes parts, nous avons réussi le pari de l’organisation d’un championnat attractif et compétitif», contrarie-t-il ses pourfendeurs.  » Malheureusement certains acteurs nostalgiques d’une époque où de petits arrangements au détriment de l’intérêt commun ont voulu saborder nos efforts. Certains ont voulu boycotter notre championnat« , regrette-t-il. « Vous pouvez vous rendre compte : notre championnat se joue normalement. Je peux vous rassurer que nous irons jusqu’au bout selon les règles fixées« , défie-t-il les partisans du boycott. Mieux  »en dépit des obstacles, nous enregistrons des succès Ils n’ont pas réussi« , assure-t-il.

Parlant des cas Djiko FC de Bandjoun et Bamboutos FC de Mbouda qui ont décidé de se retirer du championnat Élite one. Bamboutos FC a finalement repris après deux matchs manqués, grâce aux négociations d’élites de l’Ouest. Pour Samuel Eto’o, il s’agit d’agitations d’acteurs qui refusent de s’arrimer aux exigences du football professionnel.

2,8 milliards CFA pour le fonctionnement du cabinet d’Eto’o

Et du coup, le patron du football camerounais n’envisage pas (encore) à verser aux clubs des championnats professionnels la subvention qu’ils réclament, malgré que l’Etat ait déjà débloqué sa quote-part dans cette rubrique, soit la somme de 560 millions Fcfa. Rien à dire au sujet des primes de sponsoring. D’ailleurs, si le budget de la Fécafoot a finalement été adopté en plein milieu d’exercice, des pans entiers de ce budget restent secrets. Comme cette rubrique du financement des championnats professionnels. On se contentera de savoir que dans un budget de 7,9 milliards Fcfa, le cabinet du président de la Fécafoot ponctionnera 2,8 milliards Fcfa.

Un salon pour orienter les flux financiers de la diaspora camerounaise

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La troisième édition de Mboa Paris prévue du 28 au 31 mai 2025 sera  l’occasion de débattre des mécanismes concrets pour canaliser les fonds des entrepreneurs de la diaspora vers des projets à fort impact au Cameroun.

En  2022,  les transferts de fonds des Camerounais de l’étranger ont connu une augmentation  selon les données du ministère des Finances.  Le montant est en effet passé de 373 milliards de FCFA en 2021 à 650 milliards de FCFA en 2022.  Mboa Paris, un salon business entend réunit la diaspora camerounaise d’Europe à paris à l’effet de réfléchir à comment capitaliser ces flux financiers et mieux les orienter.  La troisième édition de ce salon prévue du 28 au 31 mai 2025 va servir de cadre aux réflexions sur les mécanismes les plus efficaces pour canaliser les ressources financières et intellectuelles de la diaspora afin de les orienter vers des initiatives à fort impact  au Cameroun.

« La diaspora camerounaise constitue une force vive indispensable au rayonnement de notre nation sur la scène internationale. Elle représente un vivier exceptionnel de talents et de réussites inspirantes. Notre mission est de catalyser cette énergie, de transformer notre diversité en un puissant levier d’unité et de progrès pour le Cameroun », souligne Fatimatou Ousmanou, présidente de l’association Mboa Paris.     

L’évènement sera meublé de B2B, conférences, gala, brunch et animations culturelles. Plus de 2500 participants ayant une expérience mêlant affaires, culture et engagement en faveur de la transformation durable du Cameroun sont attendus.

Organisée par l’Association Mboa Paris, en partenariat avec Sembe Agency, l’édition 2025 entend renforcer le positionnement de la diaspora comme moteur du développement économique et social du Cameroun. « Le programme de cette année a été spécialement conçu pour accélérer la mise en réseau et la création d’opportunités. Les participants pourront bénéficier de rencontres B2B ciblées pouvant déboucher sur des partenariats concrets entre membres de la diaspora, décideurs publics et privés, porteurs de projets et entrepreneurs culturels ou sportifs. Parallèlement à ces rencontres professionnelles, cette édition propose un éventail de conférences, ateliers et plénières, sur des thématiques en lien avec le développement du pays », indiquent les organisateurs.

 L’initiative promeut l’entrepreneuriat local. Entre 2023 et 2025, ce salon, en partenariat avec JFN Center, a  par exemple favorisé la formation d’une trentaine de jeunes Camerounais dans les domaines de l’entrepreneuriat, de l’innovation appliquée et de la transformation numérique.  C’est ce qu’ont révélé les organisateurs de l’évènement au cours de la conférence de presse le 26 avril dernier à Douala.  Les 30 jeunes ont été formés dans le cloud au JFN Centrer de Douala, appartenant au banquier camerounais Alphonse Nanfack.

 Réaction

Fatimatou Ousmanou, présidente de l’association Mboa Paris

« La diaspora  doit contribuer à la transformation du Cameroun »

« La diaspora camerounaise constitue une force vive, nécessaire au rayonnement du Cameroun sur la scène internationale. Elle est le creuset d’un foisonnement de talents et d’exemples de réussite, dans des domaines aussi variés que l’entrepreneuriat, l’innovation, les arts, la recherche, le sport ou encore la culture. Si le Cameroun bénéficie d’un regard admiratif au-delà de ses frontières, c’est en grande partie grâce à cette diaspora dynamique, profondément enracinée dans une identité riche, faite de diversité culturelle, de résilience historique, de créativité endogène et d’un sens aigu de l’initiative. Elle incarne avec fierté les valeurs du MBOA et témoigne, partout où elle se trouve, de l’audace et de la rage de vaincre qui caractérise le peuple camerounais. En tant que filles et fils de ce pays, nous avons la responsabilité collective de préserver cette identité plurielle, mais également de lui donner un nouvel élan. Il nous appartient d’amplifier la visibilité des réussites issues de notre communauté, de porter haut les couleurs du Cameroun et de contribuer activement à sa transformation. C’est cette conviction qui nous anime et justifie la création de Mboa Paris, un salon pensé comme un espace de convergence, de célébration et de projection. Un rendez-vous annuel au cœur de l’Europe, destiné à fédérer les forces vives de la diaspora camerounaise autour de leurs initiatives qui renforcent l’attractivité du label Cameroun. Au-delà de l’exposition de cette excellence camerounaise, Mboa Paris vise à renforcer les liens entre les membres de la diaspora et à positionner cette dernière comme un acteur stratégique au service du développement économique et social du Cameroun. »

Affaire Mathis : L’assassin présumé à Kondengui

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Le présumé assassin de Mathis en détention provisoire

Dagobert Nwafo séjourne depuis cet après-midi du 27 mai 2025 à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui. L’assassin présumé du petit Mathis fait l’objet d’un mandat de détention provisoire signé du juge d’instruction du Tribunal de Grande instance du Mfoundi. L’homme de 46 ans est inculpé pour « assassinat ». Faits réprimés par les articles 74 et 276 du Code pénal camerounais. Le père de l’artiste Lydol séjournera dans cette maison d’arrêt jusqu’au 27 novembre 2025, dans le cadre du présent mandat. Entre temps, l’information judiciaire ouverte contre lui devrait évoluer dans le cadre d’un procès.

Un pas est ainsi fait dans cette affaire qui soulage en partie la communauté nationale qui réclamait justice pour le petit Mathis arraché à la vie selon des sources concordantes, par ce voisin de sa famille au quartier Ngoa-Ekelle, le 10 mai dernier, à l’aide d’un poignard.

L’homme a fait plusieurs va-et-vient entre le commissariat du 5ème arrondissement et le parquet. Le procureur exigeant un complément d’enquête. Le rapport d’autopsie versé au dossier l’a complété, et la messe a été dite à ce niveau de procédure.

L’Afrique centrale devra recruter 4,1 millions d’enseignants d’ici 2030

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Les gouvernements ont mené des réflexions à douala pour faire face à la pénurie d’enseignants qualifiés au primaire et au secondaire, avec pour conséquence la faible performance des systèmes éducatifs où on recense moins de 50% d’enfants possédant des compétences minimales en lecture.

La pénurie d’enseignants qualifiés demeure importante en Afrique Centrale et chronique dans les zones rurales.  Selon l’Unesco, même si la majorité des enseignants de l’enseignement primaire dans la sous-région reçoivent une formation initiale, au secondaire seulement près d’un enseignant sur deux a eu une formation initiale adéquate. La même source évoque une corrélation entre la pénurie à la fois quantitative et qualitative du personnel enseignant et la faible performance des systèmes éducatifs.

Sur la qualité des apprentissages de base, en Afrique centrale seuls 44% et 75% d’enfants respectivement possèdent les compétences minimales en lecture et en mathématiques.  L’Unesco souligne également que seuls 6 enfants sur 10 qui entrent au primaire atteignent et achèvent la dernière année. Bien plus, seulement 7 enfants sur 10 qui achèvent l’enseignement primaire s’inscrivent au premier cycle de l’enseignement secondaire, et seulement 4 élèves sur 10 d’entre eux terminent ce niveau avec succès.

A cinq ans de l’échéance del’ODD4 qui garantit l’accès à l’éducation équitable à tous, l’institution onusienne déplore des niveaux élevés de redoublement et d’abandon des classes avec un total de près de 14 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes en âge d’être scolarisés à l’enseignement primaire qui ne le sont toujours pas.  Soit 7% des enfants de l’âge de l’enseignement primaire, 27%des adolescents de l’âge du premier cycle du secondaire et 44% de jeunes de l’âge du second cycle du secondaire.

 La ville de Douala a ainsi accueilli du 21 au 24 mai dernier, un forum régional sur la transformation de l’éducation en Afrique centrale, organisé par le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, en collaboration avec le gouvernement du Cameroun.  Le thème principal était « Promouvoir la transformation de l’éducation en Afrique centrale : renforcer le rôle central et catalytique des enseignants et des éducateurs ». Il était question d’évaluer la mise en œuvre pour chacun des pays, des résolutions du Sommet de New York, visant à transformer l’éducation, avec des systèmes éducatifs qui doivent se réinventer pour s’adapter aux besoins et défis émergents. L’un des leviers porte en effet sur les enseignants dont le personnel fait face à des défis majeurs tels que la pénurie d’enseignants qualifiés, la précarité du statut et des conditions de travail.  Or, les besoins en Afrique centrale pour atteindre   les objectifs de développement durable à l’horizon 2030 sont de 4,1 millions d’enseignants supplémentaires pour le primaire et le secondaire. Ce qui représente 25% des besoins en enseignants pour la même échéance sur toute l’Afrique subsaharienne. Un appel aux Etats à davantage financer la formation et les recrutements d’enseignants pour des systèmes éducatifs plus performants.

 Réactions

Hilaire Mputu, Représentant et Directeur du Bureau régional de l’UNESC0 pour l’Afrique centrale au Cameroun

 « On ne peut pas diminuer les dépenses par rapport aux enseignants »

 « Le monde évolue avec de nouveaux défis et les systèmes éducatifs doivent s’adapter pour ne pas être dépassés et pour fournir, pour dispenser des enseignements qui soient pertinents par rapport aux besoins et aux défis du moment. Les pays ont pris des engagements il y a trois ans pour assurer l’adaptation pour la transformation de leurs systèmes éducatifs.  Il était temps que nous nous retrouvions pour faire le point de ces engagements, de faire le suivi pour l’adaptation aux défis et aux besoins émergents. Et parmi ces défis, il y a la digitalisation. Comme vous le savez, aujourd’hui nous sommes dans un monde digitalisé. Quelqu’un qui ne s’adapte pas à l’évolution numérique, à l’évolution digitale, même avec un niveau d’enseignement supérieur, peut se retrouver dans certains cas comme analphabète, comme un illettré. Et donc nous avons mis les enseignants au centre de la transformation parce que nous pensons que ça doit partir des enseignants. Et les enseignants sont au centre, pas seulement pour la numérisation, ils sont des catalyseurs pour faciliter l’adaptation des systèmes éducatifs par rapport à tous les défis du moment. Nous avons parlé du défi de l’inclusion, nous avons parlé du défi de la qualité des apprentissages et des compétences, nous avons parlé du défi notamment du financement. Et nous avons mis l’accent sur une bonne formation, une bonne utilisation, un bon traitement des enseignants parce qu’on nous dit souvent que les enseignants coûtent cher. C’est bien qu’ils coûtent cher, mais ce qui est vrai c’est qu’on ne peut pas diminuer les dépenses par rapport à la paye des enseignants. Mais ce qu’on peut faire, c’est une meilleure utilisation des enseignants pour qu’ils puissent améliorer la qualité des enseignements. Parce que c’est mieux qu’avec ces niveaux de dépense que la qualité des enseignements soit améliorée au lieu de dépenser plus avec la qualité des enseignants et d’enseignements que nous avons maintenant.»

Laurent Serge ETOUNDI NGOA, ministre de l’éducation de base

 « L’éducation doit répondre aux défis de l’heure »

 « Nous avons pris des engagements au Sommet sur la transformation de l’éducation en 2022 à New York.  C’est des engagements écrits par nos chefs d’État et signés par leurs soins pour que l’éducation actuelle, surtout après la COVID-19, puisse répondre aux défis de l’heure, aux défis du 21e siècle. Beaucoup de points ont été mis à l’ordre du jour pour que chaque pays essaie de s’en référer et d’agir comme tel. Je pense que trois ans plus tard, il est normal pour notre sous-région d’avoir bénéficié de l’apport de l’UNESCO pour convier ce forum d’évaluation et nous pensons que chaque pays exposera ce qui a été fait de manière positive par rapport non seulement aux objectifs que le forum s’est donné, mais également à notre agenda, qui est l’agenda 2030 de notre continent.  Ce forum est très important pour l’éducation en tout, car c’est un forum d’évaluation, d’objectifs, que nous devons atteindre au cours des trois prochaines années. Ensuite, nous avons des programmes à suivre, avec des spécificités pour chaque pays. Nous sommes venus à Douala pour essayer de voir ce qui a été fait depuis si longtemps et ce que nous devons réajuster pour être sûr qu’en 2030, nous atteignons les objectifs qui nous restent. »

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