Esclavage des joueurs : La Fifa s’en mêle

Après l’interpellation de la Fifpro, l’instance faitière du football mondial somme la Fécafoot de faire payer les arriérés des joueurs au plus tard le 4 mars.

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La Fédération internationale de football association (Fifa) n’a pas attendu longtemps pour réagir à la saisine par la Fédération internationale des footballeurs professionnels (Fifpro). « Nous vous demandons par la présente de bien vouloir prendre de manière urgente les mesures nécessaires pour faire en sorte que les salaires et primes dus aux joueurs des 24 clubs conformément aux obligations contractuelles pertinentes soient payés à brève échéance ». La sommation est datée du 18 février 2019. Adressée à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). La Fifa a ainsi pris très au sérieux la situation constatée par le Syndicat national des footballeurs du Cameroun, qu’elle a transmise à la Fifpro, l’instance supérieure mondiale de défense des droits des footballeurs il y a quelques semaines. Non sans signaler qu’il avait déjà saisi la Fécafoot pour dénoncer cet état des lieux. Jusqu’ici, Séidou Mbombo Njoya n’avait pas encore réagi.

« Nous sommes conscients du fait qu’en tant que président de la Fédération camerounaise de football récemment élu, cette affaire précède votre mandat », admet la secrétaire générale de la Fifa. Pour autant, aucune excuse n’est envisagée du côté de Zurich. D’autant plus qu’« en tant qu’instance faitière du football camerounais, la Fécafoot a la responsabilité de veiller des droits de ses joueurs professionnels», rappelle la Fifa. Déplorant le fait que certains de ces cas de non paiement des obligations financières contractées librement « datent de la saison 2017-2018 ». Faisant remarquer que les lettres du secrétaire général de la Fifpro en date du 5 février dernier, et celle de Gérémi Njitap plus ancienne, sont restées lettres mortes. Ce qui, souligne Fatma Samoura, « ne peut rester sans suite rapide ».

Séidou répercute la pression sur Semengue

A la nouvelle Fifa que prône Gianni Infantino, on veut assumer ses responsabilités et défendre les licenciés du football association. « L’accord du 6 novembre 2017 passé entre la Fifa et la Fifpro nous engage à collaborer étroitement sur les objectifs de valeur mutuelle, dont l’amélioration des conditions d’emploi pour tous les joueurs de football professionnel à l’échelle globale », indique-t-on. Du coup, Zurich se sent obligé de répercuter ladite responsabilité sur son membre. La Fifa a donné à la Fécafoot jusqu’au 04 mars prochain pour dresser « un rapport résumant les mesures que la Fécafoot a prises dans cette affaire ».

Le président de la Fécafoot, a répercuté la pression sur le président de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFpc). Dans une correspondance datée du 20 février, Séidou Mbombo Njoya donne au général Pierre Semengue jusqu’à ce 25 février pour mettre à la disposition de la Fécafoot l’état des lieux réel dans les 24 clubs, ainsi que « les mesures que vous suggérées de prendre à votre niveau pour le règlement à brève échéance de ces arriérés de salaires et primes ». Attendant ledit document ce même jour au cours d’une réunion à laquelle prendront part toutes les parties prenantes. Notamment la Fécafoot, le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), le Synafoc, la Lfpc et les clubs concernés. Les cinq parties devront « analyser les mesures suggérées » par chacune. A la fin, « des décisions relatives au règlement de cette affaire seront prises séance tenante ». Le temps compte. A défaut de s’acquitter, la Fécafoot pourrait subir de lourdes conséquences. En l’occurrence les clubs qui risquent des rétrogradations. La Caf ayant été saisie à l’effet éventuellement d’activer sa commission de Licences de Clubs.

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