samedi, juin 13, 2026
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Opération Epervier : Mebe Ngo’o dort au cachot cette nuit

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Paul Biya a finalement lâché Mebe Ngo'o

Des sources ont rivalisé d’adresse en se contredisant sur sa destination ce soir. Entre la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, la prison principale de Kondengui, le Secrétariat d’Etat à la défense (Gendarmerie nationale), et le Tribunal criminel spécial. Finalement, une source proche de la famille signale que Edgard Alain Mebe Ngo’o passera sa nuit dans une cellule du Tcs. Et pourtant, il se dit qu’au sortir de l’audition de ce jour, l’ancien ministre délégué en charge de la Défense (Mindef) a été placé en détention provisoire. Il lui est reproché pour l’instant de présumés détournements de deniers publics. Dans le cadre des affaires passées avec la société MagForce. En compagnie de plusieurs de ses anciens collaborateurs dans cet avant-dernier ministère qu’il a occupé au sein du gouvernement.
Et pourtant, l’homme que plusieurs témoins ont cru voir prendre position dans une des voitures de la police, en compagnie notamment de son ex secrétaire particulier le colonel Ghislain Mboutou, Victor Menye ancien Directeur des affaires générales du Mindef, l’inspecteur du trésor Maxime Victor Mbangue,… en direction de Kondengui, n’aurait finalement pas été convoyé dans ce pénitencier.

Si cela est avéré, c’est que le juge a estimé que le principal accusé dans les nombreuses affaires qui lui valent ces ennuis judiciaires, pourrait encore être utile dans les auditions qui se poursuivront demain. Avec en face plusieurs autres proches qui auraient joué des rôles moins directs dans les affaires querellées. L’interdiction de sortie du territoire signée le 31 janvier dernier par le Parquet général près le Tcs y ayant inclus entre autres, Bernadette Mebe Ngo’o (épouse de l’ex Mindef), des enfants et proches amis et de la famille comme Jean Mebe Ngo’o, Elise Adjoa Empom, Gaston Nkoulou, Eba Jacqueline, Philomène Mengue Mboutou,…

D’après des sources dignes de foi, ce sont les transactions avec Magforce qui ont emporté Edgard Alain Mebe Ngo’o. Et bien d’autres dossiers. Et l’homme qui a qiuitté le gouvernement le 2 mars 2017, vivait avec la hantise d’être happé par les serres de l’Epervier. Lui dont les rapports s’étaient détériorés avec le contre-amiral Jean Baptiste Nsola, aboutissant à des fuites qui ne pouvaient laisser indifférent le sommet de l’Etat. S’il avait pu résister après les arrestations de Marafa Hamidou Yaya et Yves Michel Fotso, Mebe Ngo’o ne pouvait visiblement bénéficier de la « protection » du palais d’Etoudi dont il est proche. Quoi qu’il en soit, Paul Biya qui sait agir lentement, n’avait pas encore décidé d’en finir. Et dès le 31 janvier dernier, une interdiction de sortir du territoire national donna le signal du début de la fin. Puis quelques semaines après, l’homme ne put se déplacer dans son village Nkolfong. Les services de sécurité veillant désormais à ce qu’il soit sur place à Yaoundé. Du coup, les auditions se sont multipliées. Jusqu’à ce jour fatal.

Affaire Maurice Kamto : La mise en garde de l’Union européenne

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Federica Mogherini: Yaoundé doit arrêter

« L’arrestation et la détention prolongée de plusieurs dirigeants d’un parti de l’opposition, dont son leader Maurice Kamto, et d’un nombre important de manifestants et de sympathisants, ainsi que l’ouverture de procédures disproportionnées à leur encontre devant la justice militaire, accroît le malaise politique au Cameroun », écrit Federica Mogherini, la haute représentante de l’Ue, dans une déclaration faite ce 5 mars 2019 sur la détérioration de la situation politique et sécuritaire au Cameroun. Pour la responsable de Bruxelles, « L’état de droit demande une justice équitable et la libération des détenus à l’encontre desquels des preuves probantes ne peuvent être présentées ». Une prise de position claire sur une affaire pour laquelle le régime de Paul Biya croit détenir des criminels hors pair. De par les conditions d’arrestation, de détention et le choix du tribunal devant connaître de l’affaire. Dans le cadre des « marches blanches » initiées par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), des manifestations de dénonciation du hold-up électoral organisées le 26 janvier dernier avaient été étouffées sur le territoire national pendant qu’à Paris et Berlin, les ambassades du Cameroun avaient été saccagées par des manifestants déchaînés. Après avoir interpellé quelques marcheurs, les forces de défense et de sécurité avaient par la suite interpellé deux jours plus tard Maurice Kamto, le président du Mrc et certains de ses proches à Douala au domicile d’Albert Dzongang. Toutes ces personnes arrêtées dans plusieurs villes du territoire avaient été conduites nuitamment à Yaoundé, pour être détenues pendant plus de deux semaines, avant d’être présentées au commissaire du gouvernement du tribunal militaire de Yaoundé qui les a placés à la prison de Kondengui. Lequel poursuit les auditions de Maurice Kamto, pendant qu’une partie de ses militants et sympathisants suivent désormais une procédure au Tribunal de Grande instance du Mfoundi. Les hauts cadres du parti d’opposition risquent la peine de mort ou la peine capitale puisqu’ils sont inculpés pour terrorisme entre autres.

Jean de Dieu Momo à l’index

Alors que ces procédures semblent s’enliser avec des avocats récusant la compétence du tribunal militaire, le débat sur la place public s’envenime entre partisans et adversaires du Mrc. Avec des relents de tribalisme poussés. A la déception de plusieurs défenseurs des droits de l’homme. Et dans sa sortie, l’Ue ne loupe pas Jean de Dieu Momo qui a cru devoir jouer sa partition contre « sa tribu ». Le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, garde des sceaux (Minjustice) qui, le 3 février dernier, avait au cours de l’émission Actualité Hebdo sur les antennes de la télévision nationale, mis en garde les Bamiléké dont est originaire Maurice Kamto et lui-même, sur l’intérêt qu’ils portent sur le fauteuil suprême de l’Etat. « L’émergence de discours de haine basés sur l’appartenance ethnique, tenus par certains médias et acteurs politiques, dont récemment un membre du gouvernement, est un facteur additionnel d’inquiétude », souligne Federica Mogherini.

Crise dans le Nord-Ouest et dialogue

Pour Bruxelles, la priorité du Cameroun est ailleurs. Du moins dans un contexte d’apaisement. « La réponse aux défis importants auxquels le pays est confronté ne pourra que passer par un dialogue politique inclusif et dans un contexte de respect des libertés fondamentales et l’Etat de droit », rappelle le partenaire de Yaoundé. « Ceci constitue également le socle pour le partenariat entre le Cameroun et l’UE, au bénéfice de tous les Camerounais », pousse-t-il un peu plus loin le bouchon. Une menace en douce, à ce qu’il semble. D’autant plus que dans des relations qu’elle entretient avec le Cameroun, l’Ue accorde une importance capitale aux questions de développement et de droits de l’homme. Et même si les questions politiques n’y occupent pas une place de choix, il reste que l’Ue a toujours apporté son soutien au Cameroun dans sa construction démocratique.

Pour autant, le partenaire a manqué parmi les observateurs de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Sans se prononcer. Une grande première depuis plusieurs décennies. Mais dans le cadre de la crise post-électorale, Bruxelles a retrouvé sa place au-devant de la scène. Toujours est-il que « l’Ue soutiendra toute initiative dans [le] sens du dialogue politique inclusif et dans un contexte de respect des libertés fondamentales et l’Etat de droit », garde-t-elle la porte entrouverte. Un œil resté ouvert sur la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. « La persistance de la violence et des violations des droits de l’homme dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun a causé un nombre inacceptable de victimes et un impact lourd en termes humanitaire et économique », mentionne-t-elle.

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Ministère de la Défense : Paul Biya redistribue les cartes

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Ministère de la Défense : Paul Biya redistribue les cartes

La première leçon de la flopée de textes signés ce soir par Paul Biya est la « sanction » infligée contre les attachés militaires des pays où la fameuse Brigade anti-sardinard (Bas) a sévi en saccageant les ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin. Ainsi, le chef suprême des Armées a « rappelé définitivement » au Cameroun les attachés militaires d’Allemagne (capitaine Sawalda André) et de France (Fondjo Ide). Dans le mouvement, le vent a balayé au Brésil (Nguéna Sa’a Martin Richard), en Egypte (sous-lieutenant Noubi Fotso Christian), en Chine (capitaine Essim Saïdou), en Grande Bretagne (Sous lieutenant Kenfack Suzanne Aimée), en Russie (chef de bataillon Mvondo Emane Alain Michel et du lieutenant Jean Mboudou Atangana), aux Etats-Unis (capitaine Essiene Odile et du lieutenant Sylvain Désiré Atangana).

A leurs postes, Paul Biya a nommé de nouvelles personnes. Notamment le colonel Bidoung Noé en France, le capitaine Essiane Samuel en Grande bretagne, le colonel Onana Mfegue André, le colonel Fonko Venant Michel au Nigeria, et le lieutenant-colonel Mahamat Ahemat en Turquie.

Cela rime ainsi à une réponse claire du chef de l’Etat aux actes posés dans divers pays étrangers, notamment d’Europe et d’Amériques par la diaspora camerounaise le 26 janvier dernier, à l’occasion des marches blanches du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), et relayées brutalement par la diaspora. Mais plus longtemps avant. Lors du déclenchement de la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, les émissaires de Paul Biya avaient été vomis dans divers pays, et même subi des attaques physiques.

Il est fort probable, selon une source proche des services de défense et de sécurité, que les ex attachés militaires et autres responsables auprès des représentations diplomatiques victimes des casses écopent d’autres sanctions.

Municipales et législatives : L’opposition dans l’incertitude

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L'opposition camerounaise est-elle clouée au sol au propre comme au figuré?

Les élections municipales et législatives se tiendront cette année, c’est ce dont on est sûr, mais quand ? A une date que nul ne peut encore deviner. C’est en octobre 2018, que le mandat des maires et des députés devait prendre fin. Celui des députés a été prorogé de 12 mois et s’étend jusqu’au 29 octobre prochain. Celui des conseillers municipaux court encore jusqu’au 15 octobre 2019. Dans son article 148 alinéa 3, le code électoral prévoit que l’élection des députés a lieu au plus tard 40 jours avant l’expiration de leur mandat. Le même code indique, dans son article 169, alinéa 3, que l’élection des conseillers municipaux se tient au plus tard 20 jours avant l’expiration du mandat. Sur la base de ces dispositions légales, l’on peut estimer que les deux scrutins pourront se tenir un peu avant la fin du mois de septembre.

Sur le terrain, tous les partis sont déjà à pied d’oeuvre pour mobiliser les militants. Le Rdpc au pouvoir continue de jouir de sa solide assise politique sur le plan national. Les partis de l’opposition quant à eux tentent de multiplier les stratégies pour recruter le plus de militants possible. Mais les 2 principaux, malgré leur détermination à battre le parti au pouvoir, connaissent des crises qui risquent de les fragiliser à l’approche de ces élections. Le parti Univers de Prospère Nkou Mvondo, qui a soutenu la candidature de Cabral Libii à la récente présidentielle n’est plus en odeur de sainteté avec son partenaire, le mouvement 11 millions de citoyens.

Nkou Mvondo – Cabral : la déchirure?

Les deux formations qui ont pourtant signé un contrat de deux ans, ne semblent plus s’accorder. Prospère Nkou Mvondo et Cabral Libii ont affirmé en fin de semaine dernière qu’il n’existe aucun sujet de discorde entre les deux associations, mais le doute persiste sur les visages de leurs militants. Depuis le 2 janvier, Cabral Libii a relancé sa campagne d’inscription sur les listes électorales, pour éviter, comme à la présidentielle d’avoir des militants qui ne peuvent pas voter faute de carte d’électeur. Sur sa page officielle, il appelé ses camarades à descendre sur le terrain, à s’inscrire massivement et « à aller à la conquête des sièges parlementaires». Il a aussi encouragé ses partisans à constituer des listes consensuelles avec les autres partis de l’opposition.

Le Mrc dans le doute

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun de Maurice Kamto( MRC), a lui aussi lancé un vaste mouvement de recrutement des nouveaux militants. Mais le parti de Maurice Kamto qui n’a pas encore digéré sa défaite de la dernière présidentielle, était encore plus tourné aux revendications post-électorales. A la suite des marches pacifiques organisées le 26 janvier dernier, la plupart de ses leaders, dont lui-même, ont été arrêtés, et se retrouvent derrière les barreaux. Le premier vice-président du MRC Mamadou Mota a multiplié des actions ces dernières semaines pour tenter de remobiliser ses partisans, mais le parti est plus que jamais fragilisé, car il ne jouit pas d’une forte légitimité. Le MRC qui avait pourtant réuni près de 15% des suffrages lors de la dernière présidentielle, était pourtant bien parti pour rafler plusieurs sièges au parlement et aux municipalités. Ce parti a besoin que ses caciques soient libérés avant l’élection, si non , il risque d’essuyer une nouvelle défaite. Parmi ceux qui ont été arrêtés, plusieurs voulaient briguer des mandats aux municipales et législatives.

Les deux partis leaders de l’opposition sont aussi fragilisés par les guerres qui opposent les militants des deux camps et qui profitent au parti au pouvoir. Le Social Democratic Front qui totalise 18 députés, a lui amorcé une descente aux enfers, depuis la crise anglophone et qui semble irréversible. Le parti historique de l’opposition camerounaise manque d’un véritable leader capable de redynamiser les troupes. Ces derniers mois, le parti de Ni John Fru Ndi a enregistré plusieurs défections dont 2 maires. L’opposition ira à cette élection et en sortira certainement vaincu. Pour l’heure, aucun signal crédible ne permet penser que celle-ci peut faire un contrepoids face au Rdpc.
par Joseph Essama

Yaoundé : Des militantes du Mrc interpellées

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Punis pour avoir nettoyé sans autorisation

Il est reproché à ces dames d’avoir nettoyé le marché Mokolo « sans autorisation ».
La vingtaine de femmes du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a à peine fait une cinquantaine de mètres de balayage, qu’une équipe de policiers est intervenue pour les interrompre. Et pas que. Les « volontaires » du parti de Maurice Kamto, ont alors été embarquées, direction le commissariat de sécurité publique du 2ème arrondissement, sis en plein cœur du marché Mokolo. « Elles disposaient de pelles, râteaux, balais, brouettes, sacs à poubelles et on les a ramassées avec ce matériel », commente un témoin. Le commerçant qui « n’y trouve rien de mauvais, puisqu’elles font un travail qui n’a rien à voir avec les manifestations de contestation ».

Rien n’y fait. Selon Arnaud Manga Kede, secrétaire de la fédération départementale départementale de Yaoundé IV du Mrc, « il leur est reproché de n’avoir pas eu l’autorisation d’effectuer cette activité, c’est-à-dire d’effectuer l’investissement humain en plein marché car pour les autorités de police, il leur fallait une autorisation, soit de la communauté urbaine, soit de la Sous-préfecture ». Indiquant que cet investissement humain fait partie de « l’opération je montre de quoi je suis capable ; je sais ce que je vaux », lancé par le parti d’opposition, dans le cadre de la célébration de la semaine internationale de la femme. Sous la coordination de Tiriane Noah, sa vice-présidente. Avec au menu, pour ce qui est de Yaoundé, outre ce nettoyage, un séminaire de formation aux petits métiers, tels que la fabrication de savon en liquide, de l’eau de javel, la teinture de tissus, ainsi que des tables-rondes, etc. des activités auxquelles le Mrc a convié des femmes au-delà de sa formation politique.

L’autorité s’y est interposée, au prétexte que le Mrc n’a pas obtenu l’autorisation de manifestation. Le parti n’entend pas baisser les bras. « Nous comptons poursuivre nos activités car il s’agit simplement de célébrer la femme à la manière du Mrc », assure Arnaud Manga Kede. Entre temps, les militantes et sympathisantes du Mrc ont été libérées, sans que la menace de leur arrestation ne soit dissipée. Le parti ne compte pas les laisser repartir au commissariat sans leurs avocats.

Can 2021/Infrastructures : plus de 425 milliards investis

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Stade Paul Biya d'Olembe en novembre 2018. (photo journalducameroun)

Pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, le Cameroun devait lancer la construction et la rénovation de ses infrastructures sportives. Ces investissements ont un coût : environ 430 milliards de francs CFA. L’enveloppe peut sembler énorme au regard du contexte économique actuel. Mais malgré les difficultés, le gouvernement a consenti à aller jusqu’au bout, pour respecter le cahier de charges de la Confédération Africaine de Football (CAF). Parfois en recourant à des emprunts bancaires.

140 Milliards pour Japoma

Parmi les infrastructures qui coûtent le plus, figure en tête, le Complexe multisports de Japoma, située dans la banlieue de Douala. Lancée en juin 2016, la construction de cet édifice qui comprend un stade de compétition couvert d’une capacité de 50 000 places assises, une pelouse en gazon naturel, deux terrains d’entrainement de 2 000 places chacun, une piste d’athlétisme, des parkings, une piscine olympique avec 8 couloirs a été confiée au groupe turc Yenigûn Construction Industry. D’un coût global de 140 milliards, il est financé à hauteur de 116 milliards de francs CFA par un accord signé avec Eximbank-Turk, et 24 milliards par un prêt à la banque gabonaise BGFI.

60 milliards pour des stades à Douala et à l’Ouest

Dans la ville de Douala, l’ensemble des stades à construire ou à rénover notamment celui de la Réunification et ceux de Mbappé Leppé, l’Annexe du gymnase multisports et celui de Bonamoussadi constituent avec les stades de Bandjoun et de Mbouda dans la région de l’Ouest, un seul et même marché, fruit de la coopération entre le gouvernement Canadien et Camerounais. Montant du projet : 60 milliards de francs CFA, financés par le Canada.

Olembe : un complexe sportif à 163 milliards

Pour la construction du Complexe sportif d’Olembe, c’est en août 2016 que le gouvernement camerounais a signé avec la banque italienne, Intesa Sanpaolo, deux accords de crédit de 138 milliards F CFA, pour le financement du projet qui va abriter en son sein, le stade qui portera le nom du chef de l’Etat Paul Biya. L’apport de l’institution bancaire italienne qui représente 85% du coût global du projet (163 milliards de francs CFA), se décline en deux crédits : un crédit acheteur d’un montant de 111,52 milliards de francs CFA garanti par la SACE (Agence du gouvernement italien de garantie à l’export) ; et un crédit commercial lié, d’un montant de 20,027 milliards de francs CFA. Il s’agit d’un financement consistant, appelé à être complété par une contrepartie camerounaise de 24,45 milliards de francs Cfa représentant les 15% restant du coût global du projet.

Garoua : 2 marchés à 66 milliards

A Garoua le marché des infrastructures (de la CAN) a été partagé en deux lots. Le premier, confié à l’entreprise Prime Potomac d’une valeur de 26 milliards concerne la construction de quatre terrains d’entrainement dont ceux du complexe sportif de Coton Sport, de Poumpouré, de Raeré et du Cenajes ; la réhabilitation de l’hôtel Benoué ; et la construction d’un hôtel 4 étoiles qui comptera à terme, 103 chambres dont 70 chambres single, 17 chambres doubles, 08 chambres pour personnes handicapées et 08 suites. Le second lot quant à lui la réhabilitation du stade Roumde-Adjia (30 000 places), la construction de son stade annexe, ainsi qu’un hôtel quatre étoiles pour un montant de 40 milliards de francs CFA financés par un crédit contracté auprès Banque marocaine du commerce extérieur (Bmce Bank). A Garoua, il était aussi prévu, l’aménagement et la réhabilitation de 19 km de route dans l’optique de garantir une fluidité du trafic sur les axes de desserte des principaux sites. Toutes ces infrastructures doivent (en principe) être livrées le 31 mars prochain, délai de rigueur.

Par ARthur Wandji

Chantiers de la CAN : les décomptes ont été payés

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Réformes fiscales : Motaze valide 74 propositions du Gicam.

A moins de quatre semaines du délai de livraison des infrastructures de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football 2021 au Cameroun, des sources gouvernementales sont catégoriques : les décomptes ont totalement été payés aux entreprises chargées de la rénovation ou de la construction desdites infrastructures. « Le gouvernement a respecté ses engagements dans les délais et si retard il y aurait dans la conduite des chantiers, le blocage ne relèverait pas du ministère des Finances », confie à Défis Actuels, l’un des acteurs stratégiques de la chaîne de paiement desdits décomptes (les sommes à débiter sur le montant total d’un marché, Ndlr.). Pour lui, « le ministère des Finances n’intervient davantage que pour le paiement par le guichet du Trésor des dépenses liées au Compte spécial de la CAN ». En d’autres termes ? « Le ministère des Finances n’a pas accès aux fonds destinés aux prestataires », dit-il. De quoi mettre fin aux incompréhensions nées ces dernières semaines, autour du rôle du ministère des Finances (Minfi), dans le processus de paiement des décomptes aux entreprises adjudicataires des chantiers de la CAN camerounaise.

Traçabilité

Selon les experts, la procédure de paiement des décomptes implique plusieurs maillons. Ainsi, apprend-on, l’ordonnateur du Compte CAN logé à la Banque centrale (Beac), autorise le Minfi à payer un prestataire. Les équipes techniques du ministère des Finances s’assurent de la conformité des documents et opèrent ensuite un certain nombre de vérifications notamment celles liées aux pièces fournies par le prestataire et transfèrent le dossier pour paiement, au Trésor où, l’agent comptable saisit la Beac afin que celle-ci débite ledit Compte CAN du montant demandé et le vire enfin dans le compte du prestataire en question. L’on apprendra encore, à cet effet, que l’effort consenti par les pouvoirs publics notamment le ministère des Finances est bien au-delà des prévisions faites dans le cadre des Lois de finances adoptées pour les exercices 2017 et 2018.

Plus de 170 milliards de francs payés

Au cours de ces périodes indiquent plusieurs sources concordantes, des crédits de 40 et 110 milliards de francs CFA respectivement ont été ouverts au Chapitre 94 du budget desdits exercices, pour supporter les dépenses de la CAN. A date révèle une voix autorisée, « les paiements effectifs sont évalués à plus de 170 milliards de francs CFA, soit en dépassement de 20 milliards de francs CFA ». Toutefois, explique une source avisée, les dépenses de la CAN appellent de la compétence de plusieurs guichets de financement, ceux-ci pouvant être liés à l’Etat, la coopération ou à d’autres organismes publics, soit environ neuf sources de financement dont la régie spéciale Coupe d’Afrique des Nations, le Budget d’Investissement Public (BIP) en cours, les Fonds d’Investissement Extérieur (Finex) spécial CAN, les Finex ordinaires, le Planut (le Plan d’Urgence Triennal pour l’Accélération de la Croissance Economique), le C2D-Capitales régionales, le Fond Routier, les Aéroports Du Cameroun (ADC) et l’Autorité Civile Aéronautique (CCAA). Il faut mentionner cependant que poursuit un cadre du Minfi, « dans un souci de célérité, de rationalité et de garantie d’un achèvement diligent des travaux de construction ou de rénovation des infrastructures, le ministre des Finances a récemment décidé de la mise en place d’une stratégie d’accompagnement financier des chantiers de la CAN ».

Notons qu’initialement prévue en juin 2019, la CAN camerounaise a été reportée à l’édition 2021. La CAF ayant procédé à un glissement de dates suite au retard observé dans les chantiers et à l’insécurité qui prévaut dans certaines parties du pays.

Par Arthur Wandji

Insolvabilité des clubs : L’équipe Domkeu joue sur le temps

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Faustin_Domkeu et ses pairs contournent le problème

La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ne tiendra pas le rendez-vous du 4 mars 2019 avec la Fifa. A deux jours de l’échéance, l’instance faîtière du football camerounais a prorogé le temps de travail de quinze jours. Précisant qu’elle répond à une demande du comité ad hoc, parce que « n’ayant pas réuni toutes les informations nécessaires à l’examen de la question ». On apprend du communiqué signé de Séidou Mbombo Njoya, que le comité présidé par Faustin Domkeu et qui s’était déjà réuni trois fois, soit le 26, 28 février et 1er mars, a élaboré une méthodologie basée sur deux axes de travail : d’une part, « déterminer le cadre juridique et/ou administratif nécessaire à l’analyse de la problématique posée, avec pour but d’apprécier les bases juridiques de la dette, faire une pré-évaluation et envisager les solutions… » et d’autre part « faire ne évaluation préliminaire contradictoire de la dette telle que déterminée par le Synafoc d’une part et les clubs incriminés d’autre part». Jugeant le travail « complexe ». Le comité estime que « l’analyse et l’orientation qui découleront du travail de détermination de la dette devront faire appel entre les parties soit à une logique transactionnelle, soit à une logique du respect des engagements pris et encadrés par les textes ». Ainsi, le chemin qui mène à la solution semble être encore long. Le contradictoire signifiant que les différentes parties, et donc les joueurs des 24 clubs, devront se prêter au jeu contre leurs présidents.

Mais au-delà du communiqué de la Fécafoot, des sources internes au comité ad hoc à l’effet de poursuivre la réflexion engagée 25 février n’a pas véritablement travaillé. « La commission s’est réuni, mais ses travaux ne sont pas allés au bout car certains de ses membres dont le président, avaient d’autres préoccupations pour le compte du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel », apprend-on. Du coup, « on n’a pas réellement avancé », confirme une source au sein du Comité ad hoc. Il s’avère selon des sources concordantes, que les mis en cause que sont les présidents de clubs professionnels, se font prier pour fournir la documentation nécessaire. « Il est question que les présidents de clubs apportent les éléments qui justifient le paiement des salaires des joueurs, s’ils les ont payés. Puisque certains contestent la fiabilité des chiffres fournis par l’enquête du Synafoc. Mais jusqu’ici, personne n’a rien fourni », souffle une autre source interne. Et pourtant, on apprend que certains dirigeants de clubs dénoncent le non-respect des contrats par certains joueurs déserteurs.

La Fifa avait donné jusqu’au 4 mars pour lui faire le rapport de la quête d’une solution. Avec pour objectif de faire payer aux joueurs leurs dus. Le chemin semble encore long. Le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) qui a ouvert cette boite de pandore, tient à ce que les joueurs soient payés.

Lfpc : Les clubs approuvent la gestion de Semengue

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La montagne aura finalement accouché d’une souris. Après plus de deux heures de travail sous fond d’échauffourées et meublées de joutes verbales, quitus a été donné à Pierre Semengue et au commissaire aux comptes pour les rapports présentés par chacun, de la gestion de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) au courant de la saison dernière. A l’unanimité. En même temps que l’AG accepte de nommer le cabinet Nguimbouss comme commissaire aux comptes pour un mandat de trois ans renouvelable. Alors que le patron de l’instance qui gère le football professionnel a subi les foudre de ses collègues du Conseil d’administration , et de l’Assemblée générale qui exigeaient la tenue de cette assise avant le démarrage de la saison. En coulisse, d’aucuns soupçonnaient le Général Semengue de méthodes peu orthodoxes dans la gestion des affaires et même des fonds de la Lfpc. Et il se murmurait que quitus ne lui serait pas donné. Dans la foulée de la guerre des tranchés que se livraient les belligérants, le démarrage de la saison a avorté le 26 janvier 2019. L’homme dont la décision unilatérale de mettre à la retraite la secrétaire générale Pauline Manguele, a accentué la grogne de plusieurs présidents de clubs, s’en est même sorti avec un salaire révisé à la hausse. Soit désormais un gain de deux millions le mois. Pour autant, il semble exhaler de cette « régularisation » des émoluments du président une odeur de deal. D’autant plus que, même si tout est adopté à l’unanimité, il reste que dans l’un et l’autre camp, on a fait des concessions. Ainsi, quatre des 12 résolutions prises, penchent du côté des extrémistes opposés à Pierre Semengue. Il en est de « la création d’un Comité de visa budgétaire chargé de viser et d’autoriser les dépenses avant l’établissement des chèques, pour les montants supérieures à 500 000F ». Aussi, « en compensation de la dotation des équipements Garman, la Ligue accorde un appui financier à hauteur de trois millions par club », ont-ils décidé. Deux fléchissements du général qui jusqu’ici résistait sur ce point. Par ailleurs, le général a été obligé de se séparer de ses consultants, en même temps que le processus de recrutement du nouveau personnel est gelé. Ces nouvelles recrues se voient accorder trois mois d’essai supplémentaires au terme desquels ils seront évalués. Pour le reste, les règlements des compétitions ont été adoptés, ainsi que le budget équilibré en ressources à 2 milliards 318 millions 250 mille FCfa ; et en charges à 2 milliards 18 millions 250 mille FCfa.

Deux Tkc présents, la Fécafoot arrondit les angles

Pour autant, il aura fallu plus de la moitié du temps à gérer les préalables : l’adoption de l’ordre du jour, et la gestion du cas Tonnerre Kalara Club. Pour le premier cas, les participants ne s’accordaient pas sur les priorités. En ce qui concerne le TKC, la présence des deux factions du club de Mvog Ada a été mal perçue par l’Assemblée générale dont une bonne majorité reprochait au général Semengue d’avoir convié le directeur général aux travaux où ne sont concernés que les présidents de clubs. Finalement, les deux représentants du Tkc seront mis à la porte pour laisser avancer les travaux. Le tout sous le regard d’Aboubakar Alim Konaté, le premier vice-président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). « Dans un débat ouvert et sans complaisance, les acteurs de la Ligue se sont dits les choses qu’il fallait et un large consensus s’est dégagé sur les résolutions prises ; ce qui permettra un bon fonctionnement de la Ligue », assure-t-il. « Nous sommes en train de rebâtir notre football et le football professionnel y est un point important. Le fait que la sérénité soit revenue au terme de ces travaux est un gage de réussite pour le futur », se satisfait celui qui est président du comité ad hoc qui réfléchit sur l’avenir de cette institution. Mais des pans importants résistent, notamment la gestion des arbitres qui divise la Fécafoot et la Ligue : « Ce débat est réglé par les statuts de la Fifa, de la Caf et de l’association », esquive Alim Konaté. Le match a ainsi connu certes des tacles, mais beaucoup plus de passes.

Cabral Libii Li Ngué : « Je ne suis pas le président de l’Omp »

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Cabral Libii, en pleine zone de turbulence.

Quels sont pour vous les faits qui ont attisé les désaccords entre vous et le parti Univers ?

J’apprends par les réseaux sociaux et les médias, qu’il y a des désaccords entre 11 millions de citoyens et le parti Univers. Moi qui suis l’un des signataires de la convention qui lie 11 millions de citoyens et le parti Univers depuis le 11 décembre 2017, je dois vous avouer que je continue de chercher le désaccord qui alimente les débats et fait les unes des journaux. Maintenant, il y a un certain nombre de faits qui alimentent les questionnements. Et je crois que c’est de ce côté-là qu’il faut aller. Je vais vous raconter une petite anecdote : il y a deux semaines, étant sur le terrain, je m’étais arrêté à Bot-Makak pour rendre une visite de courtoisie au sous-préfet. C’était un dimanche. Il y a eu une émission qui passait dans une télévision de la place. Il y a eu dans cette émission mon porte-parole à l’élection présidentielle qui est monsieur Emile Bindzi. Je me suis rappelé qu’une de mes assistantes m’avait appelé trois jours avant, me disant que le présentateur de cette émission l’avait contactée pour qu’elle y participe ; mais qu’elle n’y pouvait pas, pour quelques raisons. Donc je n’étais pas étonné de le voir. Sauf que dès qu’il a pris la parole, il a dit qu’il parlait au nom de l’Univers et qu’il était désormais le porte-parole du parti Univers. Il tournait en dérision un communiqué que j’avais signé relativement à l’actualité liée à tout ce qui arrive au Mrc. On en était tous surpris. Le sous-préfet très embarrassé, a simplement baissé le volume. Par la suite, nous avons continué sur le terrain, et il m’a été rapporté qu’il avait eu la même attitude sur un autre plateau de télévision. Par la suite, il y a d’autres personnes qui l’ont rejoint. Tout ce que ça m’a inspiré comme réflexion c’est que 11 millions de citoyens n’est pas un parti politique. Et la mission qui est la nôtre c’est d’intéresser les compatriotes à la politique, et notamment les jeunes. Donc lorsqu’ils migrent vers un parti politique, pour nous c’est plutôt une satisfaction. La petite gêne que j’avais eue sur ce cas bien précis, c’est que lorsque le partenaire recrute un membre de 11 millions de citoyens, de surcroit mon porte-parole, par courtoisie, il peut m’en informer. Il n’en est même pas obligé. J’ai pris acte de ce que monsieur Emile Bindzi était devenu le porte-parole de l’Univers ; et donc par ricochet Nkou Mvondo. Et qu’ils avaient une ligne qui leur était propre, différente de la nôtre. Il se permettait de nous critiquer ce que nous faisons.

M. Bindzi a déclaré que le parti avait décidé d’opter pour le silence à propos de la situation du Mrc, et que votre sortie sur ce sujet était faite en votre nom propre et celui de 11 millions de citoyens.

Il me semble qu’il s’agit là de lapalissade. Ça me confirme que ce qui existe, à savoir la convention, concerne la possibilité d’investiture par ce parti, des membres de 11 millions de citoyens ; ce fut déjà le cas lors de la présidentielle. Mais ces deux organisations mènent leurs activités. si vous suivez vos activités, vous verrez que depuis le 2 janvier, 11 millions de citoyens est sur le terrain. Mais vous avez aussi certainement dû constater que de temps en temps dans l’une de nos activités, apparaît le président, le capitaine exécutif du parti Univers que nous avons souvent invité et qui est souvent venu lorsque sa disponibilité le lui permettait. Il s’agit là donc d’une collaboration, d’un partenariat. Et que jusqu’ici, nous nous sommes bien gardés, par courtoisie et partenariat d’aller contre ce que Univers faisait ou disait. Vous comprenez pourquoi dans le mouvement 11 millions de citoyens, on pouvait être gêné ou étonné que le porte-parole d’un partenaire puisse subitement tourner en dérision, voire même ridiculiser la position de 11 millions de citoyens. Qu’ils aient leur ligne et qu’ils le disent, cela n’étonne personne ; mais c’est s’attaquer à notre ligne qui peut poser problème. Vous voyez que pour moi ce n’est qu’une gêne. Vous savez, le Cameroun est comme ça, le champ politique aussi. Les gens changent du jour au lendemain, et on en prend acte. Mais on continue d’être concentrés sur ce qu’on fait.

Il y a un parti dont le dossier vient d’être introduit au Minat, l’Organisation du mouvement patriotique, un nouveau parti est proche de 11 millions de citoyens ; quel a été votre apport dans sa création ?

Tout ce qui se dit autour de l’Omp m’étonne également. Et cela participe encore une fois de plus de la désinformation. Parfois il m’arrive de me réveiller et de me demander qu’est-ce que j’ai fait aux gens. L’Omp dont on parle circule dans les réseaux sociaux depuis exactement trois jours. Les faits que je viens de vous relater datent de plusieurs semaines. Les attaques du porte-parole du parti Univers ont commencé il y a plus de deux semaines. M. Emile Bindzi nous attaqué sur Canal 2, sur Vision 4, a créé une plateforme internet, a recruté d’autres camarades de 11 millions de citoyens qui nous attaquent violemment, nous traitent de tous les noms, ont même coalisé avec ceux qui ont l’habitude de nous attaquer et qui sont dans d’autres partis politiques bien connus. Ça n’a fait la une d’aucun journal, aucun média ne l’a relevé, ni vous d’ailleurs. Ça ne vous a pas gêné visiblement. Et nous sommes restés tranquilles, on a continué à travailler sur le terrain. Dès que Omp a commencé à circuler, ça devient que Cabral Libii a créé un parti politique, il est un traître, il est ceci et cela. Cabral Libii et 11 millions de citoyens travaillent là-bas à Douala avec l’Udc, notamment Sam Mbaka, il n’y a pas que Cabral Libbi a créé un parti. Onze millions de citoyens travaille là-bas avec l’Upc, le Sdf à Douala 5ème et à Douala 3ème dans le cadre d’un partenariat, dans le cadre d’une mutualisation, comme j’ai l’habitude de le dire. En ce moment-là il n’y a pas de traître. Un parti politique apparaît dans les réseaux sociaux, dont j’ignore la date de création, la date de naissance ; mais le parti est promu par des personnes qui sont membres de 11 millions de citoyens, on dit donc que Cabral Libii a créé un parti politique et qu’il est traître. Je me pose encore la question : qu’est-ce que j’ai vraiment fait aux gens ? Vous voyez un parti dans les réseaux sociaux, vous dites bien qu’il est légal au Minat, ça veut dire que vous y étiez. Vous-y a-t-on dit que Cabral Libii en est le président ou créateur ? Dites-moi quel est le lien entre ce parti et moi.

Nous y avons appris que Bertrand Onana en est le président ; il est le trésorier de 11 millions de citoyens et son secrétaire général Christian Ndjock. Cabral Libii peut-il être complètement étranger à cela ?

Alors apprenez, monsieur le journaliste, que notre coordonnateur à l’Extrême nord, M. Barthélémy Banda est président d’un parti politique. Je vais vous apprendre également que le coordonnateur départemental dans le Logone et Chari, M. Adji, est président d’un parti politique. Je vais vous apprendre que le secrétaire général dans le Mayo Kani est membre du Sdf. Je vais vous dire que le vice-coordonnateur dans l’Océan, est un vieux président de parti politique. Je vais vous apprendre que le coordonnateur à Esse, est un vieux président de parti politique qui, pendant l’élection présidentielle, dirigeait une coalition de partis politiques. Ça n’intéresse personne. 11 millions de citoyens a toujours eu dans ses rangs des gens qui appartiennent à des formations politiques. Je vais également vous rappeler que l’ex président de l’Upc dans le Nyong et Kelle a sa carte de 11 millions de citoyens depuis l’année passée. Cela n’étonnait personne. Onze millions a toujours eu dans ses rangs des gens qui appartiennent à plusieurs partis politiques. Si vous me dites aujourd’hui, et je l’ai appris dans les réseaux sociaux, que M. Bertrand Onana est président d’un parti politique, qu’est-ce qui pour moi est spécial à cela ? Suis-je donc derrière tous les autres partis politiques dont les présidents sont membres de Onze millions de citoyens ? Non évidemment. Monsieur, le jour où je crée un parti politique, vous en serez informés. Soyez-en sûrs. Je ne suis pas un bandit. Je ne sais même pas pourquoi je devrais me cacher pour créer un parti politique. C’est une loi de la république. La procédure est connue. Maintenant, si dans ce pays, on m’interdit de créer un parti politique, j’irais vers un autre parti politique. Et je n’ai de cesse de remercier le parti Univers e crée un parti politique, et que la raison pour laquelle j’étais parti à l’élection avec le parti Univers est que ce serait inutile pour moi de créer un parti politique, puisque ce parti ne m’aurait pas permis d’aller à l’élection présidentielle. D’autant plus qu’il fallait avoir des élus au préalable.

Le parti Univers que nous avons contacté affirme qu’il n’a pas encore été informé de la création de l’Omp ; qu’est-ce qui peut expliquer cela ?

Vraiment ! Je ne sais pas si vous êtes sérieux lorsque vous me posez cette question. Je viens de vous dire que je ne suis pas le président de l’Omp. Peut-être que vous n’avez pas à lire la convention qui nous lie au parti Univers. C’est une seule phrase. C’est que « les membres de Onze millions de citoyens qui sont candidats à une élection, sont investis par le parti Univers« . Ça veut dire que Onze millions de citoyens qui n’est pas un parti politique et qui a en son sein des membres qui à un moment souhaitent passer en politique, et veulent être investis, le sont par le parti Univers. Mais ce n’est même pas une convention d’exclusivité. En même temps, les citoyens sont libres de se faire investir par d’autres partis. Je répète, peut-être que vous ne le savez pas, qu’il y a des membres de Onze millions de citoyens qui entre temps ont pris des cartes d’autres partis politiques, notamment le Mrc. ça n’a pas fait les unes de journaux. Emile Bindzi, lui décide de devenir porte-parole de Univers, pourquoi nous, on devrait fouiller dans les vies des membres, et notifier Univers de ce que un membre… D’ailleurs est-ce que j’ai notifié Univers de ce que Bindzi est devenu leur porte-parole ? Posez leur la question de savoir si par courtoisie, est-ce qu’ils ont eu la courtoisie de m’informer, que Bindzi n’était plus mon porte-parole, mais qu’il l’avait employé ? Je dis employé, parce qu’il n’est pas seulement militant, mais porte-parole. Il se permettait de me vilipender ! J’ai été notifié de cela en direct.

Source: Radio Equinoxe/le 28 février. Entretien interrompu brusquement pour des raisons techniques.

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