lundi, juin 1, 2026
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Droits de l’homme : huit Ong accusent le Cameroun

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Les États membres du Conseil de sécurité des Nations Unies devraient porter une attention particulière à la détérioration de la situation humanitaire et des droits humains au Cameroun, lors la séance d’information que tiendront des représentants du Bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale » peut-on lire dans une lettre ouverte signée conjointement par huit organisations de défense des droits humains et adressée le 03 juin dernier aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Les organisations signataires ont exhorté le Conseil à inscrire cette question dans son ordre du jour officiel. « Le Conseil de sécurité de l’ONU a en grande partie gardé le silence sur la crise », ont-elles soulevé « Sans action rapide, la situation risque d’empirer. » Le conflit dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest est marqué par une série de violence, « en particulier les abus commis par les forces de sécurité de l’État » note-t- elles, tout cela, dans « une atmosphère d’impunité quasi totale. La réunion d’information qui aura lieu cette semaine au Conseil devrait être une opportunité pour demander aux autorités camerounaises d’enquêter et de poursuivre en justice les membres des forces de sécurité qui se seraient rendus coupables de violations des droits humains. Elle devrait également l’occasion de dire publiquement aux groupes séparatistes armés que leurs dirigeants seront tenus pour responsables des crimes graves commis par leurs combattants, ont déclaré les organisations signataires. »

Les ONG plaignantes exigent aussi que le gouvernement camerounais devrait permettre l’accès sans entrave aux organisations internationales et nationales de défense des droits de l’homme, car affirme-telles, les organisations internationales des droits humains et humanitaires ont un accès très limité aux zones de conflit, elles devraient pourtant y être « pour dénoncer les violations et fournir une assistance vitale à ceux qui en ont besoin ». Devant le Conseil de sécurité des Nations Unis, les organisations de défense des droits humains portent cette accusation grave : Au départ du conflit « des avocats, des étudiants et des enseignants anglophones ont commencé à protester contre ce qu’ils considéraient comme leur représentation insuffisante et leur marginalisation culturelle par le gouvernement central. En réponse, les forces de sécurité gouvernementales ont tué des civils, incendié des villages et recouru à la torture et la détention secrète, tandis que des séparatistes armés ont également tué, torturé et enlevé des dizaines de personnes. », chargent-elles. Parmi les signataires de la lettre, on note : Amnesty International, Human Rights Watch, Centre mondial pour la responsabilité de protéger, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Nouveaux Droits de l’Homme Cameroun (NDH – Cameroon), l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Presbyterian Church (USA), et le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale.

Par Joseph Essama

Can 2019 : Les 23 Lions Indomptables

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Gardiens
André Onana
Fabrice Ondoa
Carlos Kameni

Défenseurs
Fai Collins
Michael Ngadeu
Yaya Banana
Jean-Armel Kana Biyik
Gaëtan Bong
Ambroise Oyongo
Joskym Dawa

Milieux
Zambo Anguissa
Pierre Kunde
Georges Mandjeck
Arnaud Djoum
Wilfrid Kaptoum

Attaquants
Stéphane Bahoken
Jacques Zoua
Clinton Njie
Christian Bassogog
Eric-Maxim Choupo Moting
Joël Tagueu
Karl Toko Ekambi
Olivier Boumal

 

France 2019: Les Lionnes tombent devant le Canada

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Aboudi aura couru pour rien

Pour sa première sortie en Coupe du monde féminine, le Cameroun a été battue par le Canada.  La plus petite marque qui sanctionne cette rencontre peut être à l’image d’un match qui a vu une légère domination canadienne. Les Lionnes Indomptables on subi sur une grande partie de la rencontre. Même s’il a fallu attendre la fin de la première partie pour que le Canada trouve enfin le chemin des buts, sur une erreur défensive. Annette Ngo Ndom qui a hésité dans sa sortie.

Malgré les efforts d’une Aboudi, et la bonne volonté de Nchout Ajara, le Cameroun n’a pas pu remonter la pente. Dans l’ensemble, la défense assez bien joué mais le succès a manque a la ligne d’attaque qui n’a pas toujours été assez réaliste sur deux ou trois occasions obtenues. L’entrée et de Gaëlle Enganamouit qui pour la première fois effectuait son entrée sur une aire de jeux depuis pratiquement le mois de février n’a pas apporté grand-chose.

Déjà le dispositif tactique adopté par le coach Djeumfa trahit l’état d’esprit d’un entraîneur qui ne voulait pas prendre trop de risques: un 5-4-1 qui ne pouvait pas permettre une bonne percussion offensive, alors l’équipe ne pouvait que se contenter de défendre et ne pouvait que craquer face à la pression canadienne.

Alain Djeumfa lui-même l’a dit, l’équipe était encore en train d’apprendre. elle a certainement tire des leçons de ce premier échec et devra davantage préparer la seconde rencontre en travaillant le mental et la concentration pendant le jeu.  Le prochain du Cameroun est la Nouvelle-Zélande samedi prochain.

Les statistiques de la rencontre

Ici, Alain Djeumfa tire les leçons de l’échec


 

Le Coq chantera-t-il dans la tanière des Lions ?

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Les Lionnes indomptables engagent la Coupe du monde France 2019 ce lundi contre le Canada. La sélection nationale du Cameroun arborera une tunique au logo de Le Coq sportif. Des échantillons des produits de l’équipementier français ont été présentés ces derniers jours. Rompant avec le doute qui planait sur la disponibilité des maillots du successeur de Puma. Et pourtant, à ce jour, aucun accord n’a encore été signé entre la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et Le Coq sportif. L’événement est sans cesse reporté sine die. La dernière date était celle du 7 juin. Rien n’a eu lieu.

A la Fécafoot, on y croit. « La signature aura lieu probablement le 19 juin à Yaoundé », suppute un haut cadre de l’instance faîtière du football camerounais. Une date qui avait déjà été avancée par Tsinga, avant de changer. Les Lions indomptables seront alors de passage au pays, en route pour la CAN. Il était initialement prévu que la signature du contrat ait lieu au Cameroun. Les quintuples champions d’Afrique présenteraient leur nouveau maillot lors d’un match de gala, avant de s’envoler pour le pays des Pharaons. Le « contrat » est donc entré en application avant même sa signature. De retour de sa mission en France, Séidou Mbombo Njoya, le président de la Fécafoot, avait laissé croire qu’«il y a eu un accord de principe » entre les deux parties en négociation. D’où l’exploitation de la marque a priori. Certains pourfendeurs du régime de Tsinga sont convaincus que « la Fécafoot a acheté des maillots estampillés sur le marché ». Ce que dément la Fécafoot. On en saura un peu plus dans les prochains jours.

Coupe du monde féminine : Le Cameroun entre en compétition en toussotant

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ça commence par le doute. (c) photo Fécafoot

Après l’Afrique du Sud et le Nigeria humiliée par la Norvège qui ont trébuché à leurs premières sorties, respectivement face à l’Espagne (3-1) et la Norvège (3-0), le Cameroun reste le seul espoir de l’Afrique pour faire un résultat positif d’entrée. Mais Les Lionnes indomptables qui descendent dans l’arène de la Mosson de Montpellier, sont peut-être mentalement fortes, mais certains éléments peuvent subir le coup de la disparition de Ghislaine Bébom, une ancienne internationale qui était très proche de certaines joueuses cadres. Celle qui était un soutien inconditionnelle de la sélection nationale a quitté la scène dimanche, des suites de maladie.

A cela, il faut ajouter le poids de l’âge qui peut affaiblir l’argument de l’expérience dont se prévaut Alain Djeumfa, le sélectionneur national. La moyenne d’âge de la sélection se situe autour de 28 ans, étant l’une des plus élevées. Et pourtant, les avis des experts avant le début du tournoi, sur la vivacité et la grande vitesse de jeu de ce Mondial, sont en train d’être confirmées. Or les éléments les plus jeunes et les plus vifs du Cameroun ne sont pas toujours les cadres incontournables. En dehors d’Aboudi Onguene, Nchout Ajara et Raïssa Feudjio.

Et comment gérer le forfait de Michaëla Abam, qui souffre de douleurs aux adducteurs ? L’attaquante de Paris Fc ne sera pas de la partie ce soir. Celle qui a inscrit quatre buts en deux matchs amicaux (un contre Levante et un triplé face au club de Murcie), avait pourtant bien entamé le stage en Espagne avec le groupe ; et s’est même entraîné hier dimanche. Après avoir assisté impuissante à la défaite du Cameroun en finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2018, la joueuse jadis américaine sur le plan sportif, a réussi à se bousculer la hiérarchie pour se positionner comme la meilleure solution à la pointe de l’attaque des Lionnes indomptables. Au moment où Ngono Mani entame sa sortie de la tanière. En son temps, Joseph Ndoko, l’ancien entraîneur de la sélection, voyait déjà en Abam une joueuse de confiance. Une fois sa situation administrative réglée, l’attaquante de Paris Fc a conquis les cœurs et s’apprêtait à offrir aux fans des Lionnes indomptables le meilleur d’elle. Elle pourra être sur pied lors de la seconde rencontre du Cameroun face à la Nouvelle Zélande vendredi prochain.

Né en 1997 à Houston aux Etats-Unis d’Amérique, Michaëla Abam a trouvé son salut dans le club de l’Université de Virginie occidentale entre 2014 et 2017. En ces trois saisons, l’attaquante a signé 42 buts et 19 passes décisives en 95 matchs. Suffisant pour que la jeune fille aspire aux championnats professionnels. Et ce sont les Sky blues qui l’accueillent. Mais elle y fera long feu : à peine quatre matchs. Michaëla s’envole pour la France en 2018, où elle rejoint Paris Fc. Elle semble plutôt s’y sentir à l’aise.

En l’absence de Michaëla Abam, Alain Djeumfa devrait logiquement faire confiance à Michèle Ngono Mani dont la (ir)régularité lors des derniers stages à Yaoundé ne garantit pas un rendement de qualité. Mais l’avant-centre titulaire de ces dernières années voudra quitter la sélection par la grande porte; et pourra se transcender pour faire mieux qu’à Canada 2015. Eventuellement, Alexandra Takounda qui a forcé son entrée chez les A, est une possibilité de remplacement.

Lions indomptables : Clarence Seedorf élimine le trop-plein

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Qui sont les prochaines victimes?

Alors que s’approche la date de démarrage de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football Egypte 2019, Clarence Seedorf vient de se séparer de six joueurs. Il s’agit de Petrus Boumal Paul Georges Ntep Edgar Salli Jérôme Onguene Jean-Pierre Nsame Fabrice Olinga. A ces deux s’ajoutent Tristan Dingome Jean-Charles Casteleto avaient déjà quitté la tanière pour blessure.

L’entraîneur sélectionneur dont la pré-liste avait été abondamment critiqué du fait de la convocation de joueurs aux statistiques vierges ou presque. Quelques jours plus tard, le sélectionneur avait corrigé la première liste. Jean Charles Castelletto, Tristan Dingome et Steve Regis Mvoue avaient été ajoutés aux 34 premiers appelés. Mais en commençant le stage, l’homme avait indiqué qu’il allait épurer le groupe progressivement. Et la plupart des premiers éjectés font partie de ceux que d’aucuns avaient considérés comme des éléments de trop. Même si Castelleto était attendu pour beaucoup d’observateurs, dans cette liste dès le départ. A ce stade, six joueurs devraient encore quitter la tanière, avant le début de la compétition.

 

Pour mieux comprendre sujet:

Can 2019: Que valent les présélectionnés de Seedorf?

Seedorf corrige sa propre copie

 

Religions au Cameroun : le très dangereux désordre généralisé !

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En finir au plus tôt avec la cacophonie !

La scène a choqué plus d’un. Des jeunes adolescents, candidats à l’examen du Bepc, éplorés et inconsolables devant leurs centres d’examen car n’ayant pas pris part à certaines épreuves écrites, scellant ainsi leur échec après une année d’âpres efforts. La faute aux communiqués et contre-communiqués des imams sur la date de la fête de la fin du ramadan, devant être jour férié.

Ce très malheureux évènement qui a laissé voir tout le narcissisme et l’égoïsme des ministres de culte musulmans, n’est que l’une des nombreuses illustrations du désordre généralisé qui prévaut aujourd’hui dans le domaine religieux au Cameroun, sous l’œil « bienveillant » des autorités publiques. Avec des conséquences inestimables dans l’espace public.

Egoïsme, narcissisme, matérialisme : les lots quotidiens des ministres de culte !

« Vanité des vanités, tout est vanité ! », aiment souvent à la dire et à le répéter les ministres de cultes, toutes obédiences confondus. Mais force est de constater que ces leaders religieux, censés être portés sur les choses spirituelles de l’au-delà, sont plus que le commun des mortels, attachés aux affaires temporelles d’ici-bas.

Pire que les brebis égarées qu’ils doivent ramenez à la maison du Seigneur, les ministres de culte au Cameroun, toutes religions confondues, sont obnubilés par les titres, les biens et le lucre. Ce qui engendre diverses tensions au sein des congrégations.

C’est ainsi que l’année dernière, les fidèles musulmans, venus effectuer la prière hebdomadaire du vendredi, ont assisté médusés à une bagarre entre les camps de deux imams à la mosquée centrale de Tsinga, pour cause de partage des donc turcs ; le tout en plein mois saint du ramadan. L’on se rappelle également des interminables procès à l’Eglise presbytérienne orthodoxe, avec à la clé des temples scellés (Epco) suites aux rixes entre fidèles et pasteurs. Depuis près de deux ans, l’Eglise Evangélique du Cameroun (Eec) vit un quasi-schisme, avec des scènes incroyables de messes dirigées avec deux pasteurs à cause de la contestation de l’élection de l’actuel président. Les fidèles étant souvent tout près d’en venir aux mains comme cela a été le cas dans certains lieux de culte de l’Eglise presbytérienne du Cameroun (Epc), il y a quelques années. Que dire alors de ces scènes de populations, barrant la route au cortège du feu André Wouking lors de son arrivée pour sa prise de fonction comme archevêque métropolitain de Yaoundé, sous la houlette de certains membres du clergé catholique contestant la nomination par le Saint-Siège d’un Bamiléké à cette haute responsabilité.

Nouveaux mouvements religieux, refuges des déclassés sociaux !

Les dérives observées dans les mouvements religieux dits « classiques » sont davantage aggravées dans les nouveaux mouvements religieux évangéliques et islamiques.

Tout  a commencé dans les années 1990, où à la faveur de la libération sociale et de la démocratisation politique, l’on a observé une déferlante de ces mouvements. Depuis lors, l’on assiste à une multiplication exponentielle de ceux-ci, de telle sorte que chaque jour une église, une mosquée, un temple nait dans un quartier au Cameroun.

Cependant, de nombreuses études portant sur les trajectoires personnelles des responsables de ces tendances religieuses démontrent qu’ils sont la plupart du temps des anciens adolescents en échecs scolaires, ce qui ne les empêche pas de revendiquer à hue et à dia les titres de « Docteur » et « Professeur ».

D’autre part, ceux-ci, même lorsqu’ils ont eu à faire de bonnes et longues études sont souvent en proie au chômage ou tout au moins en situation de précarité. La fonction de ministre de culte est alors utilisée comme moyen d’insertion professionnelle et d’ascension sociale.

Et pour atteindre ces objectifs, bienvenue les manipulations et autres extorsions des biens. Les choses étant facilitées par les difficultés multiformes que rencontrent les populations qui les amènent à penser les solutions uniquement en termes de « miracles ».

Les conséquences sont alors inestimables. Des familles sont brisées du fait de « sorcellerie » inventée de toutes pièces par les pasteurs. Des personnes obligées d’abandonnées leurs domiciles à cause des nuisances sonores lors des interminables nuits et jours de prières. Des jeunes sont enrôlés dans des mouvements terroristes par des Imams. C’est l’ensemble de l’espace public camerounais qui est ainsi dangereusement affecté.

La complicité active et passive des autorités

Face à cet état déplorable des choses, les autorités administratives restent le plus souvent passives. C’est ainsi que l’un des imams de la ville de Douala confiait en 2015 qu’au début de l’incursion de Boko Haram au Cameroun à travers les prédications radicales dans les mosquées des grandes villes du Cameroun, il avait attitrer l’attention des autorités, mais avait fait face à un mur déconcertant d’indifférence. On lui avait alors dit : « tant qu’ils ne dérangent pas, laissez les faire ! ». La suite est connue de tous.

Et même lorsque le dérangement est clairement établi comme dans le cas des nuisances sonores et autres escroqueries des pasteurs, les autorités administratives et judiciaires se montrent très souvent d’une grande passivité. Au grand dam des victimes.

La justification se trouve dans un premier temps dans la corruption ambiante. Ces leaders religieux étant souvent nantis, grâce aux dons des fidèles et de leurs partenaires étrangers, ils sont d’une « prodigalité » sans bornes envers ces autorités.

Cette situation s’explique également par l’adhésion de certains très hauts responsables à ces religions. Tout comme on a vu les abus sexuels au sein de l’église catholique romaine être couverts par des hauts responsables, souvent d’anciens séminaristes, protégeant leurs prêtres ; l’on se souvient également cette note urgente de la présidence de la république en 2017, intimant au gouverneur du Centre d’alors d’arrêter immédiatement son action de fermeture de certaines églises réveillées illégales de sa région de compétence. Les citoyens sauront plus tard, que cette directive avait été influencée par le fait que certains hauts responsables de la présidence de la république et leurs proches, sont des pasteurs des églises de réveil.

La troisième raison est que ces mouvements religieux sert de soutient idéologique au régime de Yaoundé. Face à son incapacité à adresser de manière satisfaisante les différentes attentes des populations qui croupissent majoritairement dans la misère profonde, les gouvernants camerounais jouent à fond la carte de « l’opium du peuple » par un laisser-aller généralisé dans le domaine religieux. Ministre de culte est ainsi devenu un sauf-conduit pour la petite et la grande criminalité.

Enfin, le désordre qui prévaut au sein des religions au Cameroun est aussi le fait des élites qui dans leur volonté de captation de tous les lieux de pouvoirs, jouent souvent un rôle trouble en leur sein, en vue de mieux se positionner sur l’échiquier politique. La religion servant de plaque d’émergence.

Une rénovation de la législation s’impose !

Comme début de solution, pour la préservation de l’ordre public, une modification de la loi 90/053 du 19 décembre 1990 qui régit les associations religieuse s’impose.

En effet, en disposant 24 que « L’autorisation d’une association religieuse ou d’un établissement congréganiste est prononcée par décret du président de la République, après avis motivé du ministre chargé de l’administration territoriale. », cette loi pose un double problème : celui de sa rigidité et de sa flexibilité.

Rigidité car du fait du parallélisme des formes qui veut qu’un acte ne soit modifié ou annulé que par un autre équivalent ou supérieur, l’usage du décret présidentiel est un outil de régulation très fort dans un domaine où la souplesse s’impose au quotidien.

Souplesse, car en traitant les religions comme des associations, bien que soumises à l’autorisation, l’on favorise la multiplicité des organisations religieuses au sein des même confessions, et souvent des mêmes obédiences. C’est ainsi que l’on a à ce jour environ 47 associations religieuses autorisées au Cameroun depuis 1952, la première étant la Société Missionnaire Baptiste Européenne dont le siège se trouve à Zurich.

Afin de concilier les nécessités de liberté en matière de religion, et de préservation de l’ordre public, l’Etat du Cameroun peut opter pour l’instauration des « conseils supérieurs » des grandes obédiences religieuses, afin d’harmoniser les grandes orientations, de procéder à l’identification des acteurs majeurs, et de superviser la formation des ministres de culte dans ces différentes religions.

Aussi, pourrait-on avoir : le conseil supérieur du culte catholique réunissant toutes les églises catholiques du Cameroun telles que l’église catholique romaine, l’église catholique orthodoxe ou encore l’église catholique brésilienne ; le conseil supérieur du culte chrétien protestant ayant en son sein toutes les églises se revendiquant de la reforme Luthérienne ; le conseil supérieur des églises pentecôtistes et apostoliques pour les églises dites de réveil ; et le conseil supérieur du culte musulman qui réunira les différences tendances de ceux qui ont le Coran et les cinq piliers de l’islam en partage.

Nécrologie : Ghislaine Bebom dribble le monde du football

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Fin de parcours sur terre

Ghismaine Bébom n’est plus. L’ancienne internationale camerounaise est décédée dans un hôpital de Yaoundé ce dimanche 9 juin 2019, des suites de maladie. Selon des sources proches de la famille, Ghislaine Bébom est décédée à la suite d’une opération chirurgicale. La nouvelle a surpris plus d’un journaliste dont la défunte était très proche. D’autant plus que, même si la dame à la langue critique, était quelque peu en retrait de la scène, elle était restée en contact avec les milieux de journalistes. « Et dire que nous avons longuement discuté au téléphone il y a encore deux jours! Rien, mais alors rien ne laissait présager un dimanche aussi funeste comme celui-ci, tant ta bonhomie irradiait ce qui est devenue aujourd’hui notre ultime conversation sur terre!», s’exclame Thierry Ndoh, journaliste de sport à Sky 1 radio, une station privée de Yaoundé. Et de rendre hommage à celle qui lui était assez proche. « Ma pouliche, au-delà des grosses larmes qui inondent mon corps et mon esprit depuis ce matin, j’ose espérer qu’il ne s’agit que d’un au-revoir, et que nous nous retrouverons là-bas: pour poursuivre nos discussions et intensifier une complicité qui avait déjà largement dépassé le cadre professionnel. Généreuse aurait dû être ton premier prénom et joviale le second. Puisque le Seigneur t’a rappelée auprès de lui en ce jour de la Pentecôte, puisse-t-il te réserver une place de choix parmi ses convives! Vas en paix mon amie, la vie c’est devant, et surtout gardes une bonne place à ton manager!», salue-t-il sur son mur facebook.

Cette nouvelle arrive au moment où le Cameroun s’apprête à rentrer en scène à la Coupe du monde féminine qui s’est ouverte vendredi dernier en France. Celle qui officiait comme consultante pour plusieurs chaînes de radio et télévision camerounaise était attendue sur plusieurs plateaux pour analyser le jeu à cette Coupe du monde. Les auditeurs et téléspectateurs du monde entier seront définitivement privés de cette voix féminine qui s’était imposée dans un milieu resté quelque peu misogyne.

A moment où Ghislaine Bébom quitte la terre des hommes, elle était la cheville ouvrière des jeux de la Fédération nationale des sports scolaires (Fénassco) A, version réservée aux élèves de l’enseignement secondaire. Après sa carrière internationale, la footballeuse s’était reconvertie à l’entraînement et s’était révélée au monde en entraînant la sélection nationale de Guinée équatoriale. Avant de retourner dans son pays. Elle décède sans avoir vécu cette seconde coupe du monde à laquelle prend part les Lionnes indomptables qui lui étaient très chères.

Coupe du monde féminine 2019 : L’opération « Gardez la coupe à la maison » lancée en France

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Les Tricolores poussées par leur public

« Gardez la coupe à la maison ». Le slogan est presque devenu un hymne en France ces derniers jours. Et les réseaux sociaux servent de relais à cette « campagne » d’accompagnement des Bleues qui ont ouvert ce 7 juin 2019 la Coupe du monde féminine (France 4-0 Corée du Sud). A domicile, les Français caressent le vœu de voir les Bleues soulever le trophée final. Un premier sacre mondial que les fans du football français voient tout près du but. Du moins, par télépathie, mieux par contagion. L’équipe nationale française, version masculine, ayant réussi l’exploit à domicile il y a un an seulement. La Coupe se jouant à domicile, le rêve hante le Parc des Princes, le Parc OL, le Havre, la Bretagne, les Pyrénées, et tout le territoire hexagonal, de voir la vague Bleue envahir tout l’Hexagone, comme ce fut le cas en juillet dernier.

Et les supporters de la sélection nationale française de football féminin y sont engagés depuis plusieurs mois. Mais l’ère de « Ramenez la coupe à la maison » est désormais révolue. A cet effet, le public français ne s’est pas fait prier pour jouer sa partition de 12ème joueur. Et on l’a vu ce soir, avec un public qui a répondu présent au rendez-vous du Parc des Princes, chantant des chansons à la gloire des protégées de Corinne Diacre. Et les informations des services spécialisés de la Fifa indiquent que chaque rencontre de l’Equipe de France (Edf) affiche d’ores-et-déjà complet. Au-delà du football en général dont les échos du chant du Coq de juillet en terre russe résonne encore à travers le territoire, il y a certainement la curiosité et l’attrait d’un ballon rond féminin qui monte en puissance. Ces dernières années, les Tricolores ont souvent réussit des exploits, sans véritablement laisser de traces indélébiles. Il faut désormais remplir l’armoire à trophée. Et cela a plus de goût à domicile. A domicile, dans les stades combles et surchauffés, qui garantissent une ambiance qui promet d’être bonne enfant, les Bleues devront gérer la pression et les attentes des supporters.

Il y a des atouts indéniables pour le challenge, notamment les présences de nombreuses Lyonnaises, sacrées championnes de France et d’Europe cette année. Au-delà des joueuses qui n’ont rien à envier aux autres grandes puissances du football mondial telles que la Chine et les Etats-Unis, le banc de touche donne des assurances pour la réalisation des ambitions du peuple français. Noel Le Graët, le président de la Fédération française de football (Fff), a su faire confiance à une Corine Diacre. L’entraîneur principal de l’Edf est l’une des rares dames à s’être frottées au monde masculin, sur le banc de touche. Diacre a déjà un petit parcours bien rempli, avec notamment une pige signée dans la section masculine de Clermont. La technicienne juge son groupe capable du défi : « Heureusement même que je le pense vu que je suis l’une des principales actrices de ce groupe. En tout cas, je vais tout mettre en œuvre pour atteindre cet objectif même si je sais qu’on est capables de faire mieux encore. On a beaucoup évolué, progressé. Mais j’ai pas mal de joueuses qui ne sont pas encore à leur apogée en termes de performances individuelles», peut-elle se targuer.

Les bookmakers y croient aussi. Selon Bwin, qui suit les tendances des autres sites de paris sportifs, la France et les Etats-Unis sont les deux premières nations favorites du tournoi. Avec une cote de 4,10, suivies par l’Allemagne (4,75) et l’Angleterre (7,00). Les Usa, nation la plus titrée, se classent naturellement un cran au-dessus des Tricolores, mais la France pourrait bénéficier de l’avantage du domicile. Quoi qu’il en soit, le Mondial de football féminin s’annonce ouvert. Tout est possible. Même le rêve tricolore.

Affaire Ahmad Ahmad : Infantino joue à Ponce-pilate

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Cette ambiance, c'était avant

Dans un communiqué de presse rendu public ce même jour, la Fédération internationale de football association (Fifa) « a pris note des faits allégués concernant M. Ahmad Ahmad, qui est interrogé par les autorités françaises au sujet d’allégations relatives à son mandat alors qu’il était président de la Caf ». Dans cette première phrase de sa réaction, la Fifa semble commencer à tourner la page d’Ahmad Ahmad en tant que président de la Caf. D’autant que le temps utilisé est l’imparfait. Comme si la déchéance du successeur d’Ahmad Ahmad était déjà actée rappelle le principe du droit à la présomption d’innocence dont devrait bénéficier tout individu visé par une accusation, jusque ce que sa culpabilité soit établie.
Cependant, « comme l’a répété le président de la Fifa hier, la Fifa est fermement résolue à éliminer toutes les formes de fautes à tous les niveaux du football ». Alors « quiconque est reconnu coupables d’actes illicites ou illégaux n’a pas sa place dans le football », martèle la Fifa. Évoquant sans le citer, le Fifagate, cette opération lancée par les Etats-Unis en 2015, et qui a abouti à l’interpellation de plusieurs dirigeants du football mondial, du fait d’actes de corruption que la justice américaine a révélés. Le communiqué de la Fifa souligne alors que « la Fifa est à l’abri des scandales qui ont terni sa réputation et cette même détermination devrait prévaloir dans les instances dirigeantes telles que les confédérations ».

Dans cette perspective, « la Fifa demande aux autorités françaises toute information pouvant être pertinente pour les enquêtes au sein de sa commission d’éthique ». En clair, le gendarme des mœurs à la Fifa prendra le relai de la police française. La Fifa dit être à l’avant-garde pour veiller à ce que la détermination impulsée depuis le sommet de l’instance, « soit appliquée par toutes les personnes impliquées dans le football ». Comme Ponce-pilate, Gianni Infantino joue les neutres et laisse son ancien allié dans ses déboires. Il va être difficile pour Ahmad de s’en sortir. Déjà, la collégialité que l’homme clame tout le temps face aux décisions que la Caf prend et qui sont très souvent contestées ou contestables, ne pourra plus tenir longtemps. Le camp qui l’a placé aux affaires n’est plus soudé. Après Musa Bility du Liberia, Amaju Pinnick du Nigeria vient d’abandonner les troupes en terre française, après la décision de rejouer la finale retour de la Champion’s league.

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Ahmad Ahmad interpellé à Paris

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