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Affaire Ahmad Ahmad : Infantino joue à Ponce-pilate

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Cette ambiance, c'était avant

Dans un communiqué de presse rendu public ce même jour, la Fédération internationale de football association (Fifa) « a pris note des faits allégués concernant M. Ahmad Ahmad, qui est interrogé par les autorités françaises au sujet d’allégations relatives à son mandat alors qu’il était président de la Caf ». Dans cette première phrase de sa réaction, la Fifa semble commencer à tourner la page d’Ahmad Ahmad en tant que président de la Caf. D’autant que le temps utilisé est l’imparfait. Comme si la déchéance du successeur d’Ahmad Ahmad était déjà actée rappelle le principe du droit à la présomption d’innocence dont devrait bénéficier tout individu visé par une accusation, jusque ce que sa culpabilité soit établie.
Cependant, « comme l’a répété le président de la Fifa hier, la Fifa est fermement résolue à éliminer toutes les formes de fautes à tous les niveaux du football ». Alors « quiconque est reconnu coupables d’actes illicites ou illégaux n’a pas sa place dans le football », martèle la Fifa. Évoquant sans le citer, le Fifagate, cette opération lancée par les Etats-Unis en 2015, et qui a abouti à l’interpellation de plusieurs dirigeants du football mondial, du fait d’actes de corruption que la justice américaine a révélés. Le communiqué de la Fifa souligne alors que « la Fifa est à l’abri des scandales qui ont terni sa réputation et cette même détermination devrait prévaloir dans les instances dirigeantes telles que les confédérations ».

Dans cette perspective, « la Fifa demande aux autorités françaises toute information pouvant être pertinente pour les enquêtes au sein de sa commission d’éthique ». En clair, le gendarme des mœurs à la Fifa prendra le relai de la police française. La Fifa dit être à l’avant-garde pour veiller à ce que la détermination impulsée depuis le sommet de l’instance, « soit appliquée par toutes les personnes impliquées dans le football ». Comme Ponce-pilate, Gianni Infantino joue les neutres et laisse son ancien allié dans ses déboires. Il va être difficile pour Ahmad de s’en sortir. Déjà, la collégialité que l’homme clame tout le temps face aux décisions que la Caf prend et qui sont très souvent contestées ou contestables, ne pourra plus tenir longtemps. Le camp qui l’a placé aux affaires n’est plus soudé. Après Musa Bility du Liberia, Amaju Pinnick du Nigeria vient d’abandonner les troupes en terre française, après la décision de rejouer la finale retour de la Champion’s league.

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Corruption : Ahmad Ahmad interpellé à Paris

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AHmada passe de sales moments en France

Ahmad Ahmad passe de mauvais moments en France présentement. Le président de la Confédération africaine de football (Caf) a été interpellé ce matin dans un hôtel parisien, pour des affaires de corruption. Le patron du football africain s’était rendu en France pour prendre part au Congrès électif de la Fédération internationale de football association (Fifa). Lequel a vu Gianni Infantino rempiler pour quatre nouvelles années. Et pendant que l’homme dont la légitimité vient d’être renouvelée engagera e nouveau bail, il risquerait de ne pas compter sur celui qu’il avait aidé à renverser Issa Hayatou.

Le Malgache a été cueilli à l’hôtel par des hommes de l’Office central pour la lutte contre les infractions fiscales et financières (Oclif). Au sujet du contrat qui lie la Caf à l’équipementier français Technical steel. En se liant à ce nouvel équipementier, la Caf, sous l’égide de son président, avait résilié celui qui liait l’instance de gestion du football africain avec l’équipementier allemand Puma. La police française soupçonne des pots de vins passés pour enduire la main qui signe. Mais Ahmad Ahmad s’était déjà défendu sur ce sujet en déclarant que « toutes les décisions ont été prises de manière collégiale ». Comme il se justifie à chaque sujet sensible. Mais de plus en plus, ça se fissure dans le cercle des proches et soutiens de l’homme. L’homme voudrait-il se couvrir ou exposer tous ceux qui se seraient léché les doigts, pour ne pas mourir seul ? Difficile de le savoir.

Toujours est-il que l’homme n’est pas à ses premiers ennuis. Le président de la Caf s’était déjà vu refuser le visa d’entrée aux Etats-Unis lors du précédent congrès de la Fifa qui devait se tenir en Californie. Avant que le pays de l’Oncle Sam adoucisse ses positions pour laisser l’homme séjourner sur le sol états-unien. Cette fois-ci, la machine judiciaire semble s’être ébranlée contre le successeur d’Issa Hayatou. Au moment où le prédécesseur est accueilli avec les honneurs dus à son rang de doyen au sein de la Fifa.

Sodecoton réalise un chiffre d’affaires de 140 milliards en 2018

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La stratégie du gouvernement pour redresser la filière coton

L’année 2018 a été une période de bon cru pour la Société de Développement du Coton (Sodecoton). L’entreprise agroindustrielle a réalisé un chiffre d’affaires record de 140 milliards de francs CFA au cours de la campagne 2018-2019. Il s’agit de sa meilleure performance enregistrée depuis 2004. D’après les informations collectées, au terme du Conseil d’administration du mastodonte tenu le 31 mai dernier, ce résultat est consécutif à la hausse de la production de coton de 60 000 tonnes au cours de la période sous revue. En effet, la production cotonnière a atteint 316 000 tonnes au cours de la compagne 2018/2019 contre 254 000 tonnes à la campagne précédente. Il s’agit également d’un record jamais réalisée depuis 15 ans. De sources crédibles, cet exploit de la Sodecoton est marqué par un bénéfice de 5,1 milliards de francs CFA loin des 1,2 milliard réalisé un an plutôt.

Reformes Satisfaisantes

Ces performances records de la Sodecoton s’expliquent également par les reformes engagées au sein de la société parapublique, après des pertes cumulées de plus de 35 milliards au cours des campagnes 2013/2014, 2014/2015 et 2015/2016. En réalité, le plan de relance de la Sodecoton implémenté depuis 2016 qui consistait à rénover le matériel roulant et réhabiliter les équipements de production a permis au fleuron de industrie du Septentrion d’améliorer ses résultats. L’entreprise a non seulement limiter ses pertes liées à la mouille des graines de coton mais aussi de fait tourner ses usines à 90 % contre de 51 % en 2016 et améliorer les conditions de travail de ses employés. Par ailleurs l’assainissement du circuit de commercialisation des huiles et autres tourteaux produits par l’entreprise que dirige Mohamadou Bayero Bounou, la facilitation de la délivrance des agréments et l’encouragement des meilleurs vendeurs ont aussi permis d’écouler les stocks des invendus d’huile Diamaor à la mi-2016, soit 149 000 cartons et 4 millions de litres d’huile non conditionnée. Selon des indiscrétions, ces stratégies ont augmenté les ventes de la marque d’huile végétale Diamaor de 64 %. Ce qui a favorisé la hausse du chiffre d’affaires de l’entreprise de 7 milliards de francs CFA sur le segment d’huile végétale à fin 2018. Notons que, dans le cadre du redressement de ce mastodonte, l’Etat, actionnaire majoritaire, a débloqué 15 milliards de francs sur 30 milliards attendus.

Le gouvernement avait également obtenu de la Banque Islamique de Développement (BID) une augmentation de son financement traditionnel de 13 milliards à 65,5 milliards de francs CFA. Et pour son projet de modernisation, de diversification et d’intensification de l’agriculture en zone cotonnière du pays, la Sodecoton visait une production de 260 000 tonnes au cours de cette campagne cotonnière et un chiffre d’affaires à près de 140 milliards de francs CFA. L’entreprise envisage par ailleurs d’investir dans la filière de la noix de cajou et le coton transgénique, accompagner la culture du coton. Au-delà de la production, le gouvernement ambitionne de développer le segment de la transformation de façon à se positionner la Sodecoton parmi les références en la matière en Afrique.

Défis Actuels

OTA: « on enregistre un taux de souscription de 120,78 % »

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« On enregistre un taux de souscription de 120,78 % »

Quels sont les éléments qui justifient le choix de l’émission des obligations du trésor ? L’orientation de l’Etat vers les Obligations du Trésor Assimilables (OTA) se justifie par une volonté pour celui-ci de diversifier ses instruments de financement. En effet, l’Etat a souvent fait recours à l’émission des Bons de Trésor Assimilables (BTA), à l’appel public à l’épargne à travers l’emprunt obligataire, et a opté pour une extension de son champ d’action aux émissions des OTA. Il participe d’ailleurs ainsi à la redynamisation du marché monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) dont l’essor serait bénéfique à l’ensemble des pays de la sous-région. En fait, il est important de faire une distinction entre le marché monétaire qui est le marché traditionnel des trésors publics et des banques, sur lequel se font les émissions d’OTA, et le marché financier qui est prioritairement celui des entreprises et des autres agents économiques et pour lequel une intervention de l’Etat limite d’office celle de ses principaux « ayants droits ».

Pour une première expérience, n’était-ce pas assez osé ? Quelles sont les difficultés que le ministère des Finances a dû braver ?

Pour une première expérience, non. En fait l’Etat avait déjà eu, par le passé, à émettre des OTA pour un peu moins de 50 milliards de francs CFA. L’innovation réside ainsi peut-être au niveau du montant à mobiliser qui est plus important. En termes de difficultés, nous pouvons noter principalement la tentative qui fort heureusement a abouti, d’obtenir une pondération nulle pour les titres publics émis. Au rang des difficultés, nous pouvons également relever la limitation de l’Etat dans ses actions lorsqu’il émet des OTA. En effet, la règlementation du marché monétaire est assez stricte, et ne permet par exemple pas à l’émetteur de s’adresser (communiquer) directement aux autres investisseurs institutionnels (autres que les SVT) qui pourraient dans ce cas émettre des ordres de souscription par le biais des SVT avant les dates d’adjudication indiquées.

Lors de la cérémonie de lancement de cette opération le 13 mai dernier, le ministre des Finances a indiqué que les oTa présentaient des avantages pour le Cameroun. Quels sont ces avantages, comparé aux emprunts obligataires ?

En comparaison avec les emprunts obligataires, les OTA présentent plusieurs avantages pour le Cameroun. D’abord, en s’orientant vers le marché monétaire, l’Etat laisse une plus grande marge aux autres agents économiques pour se financer sur le marché qui leur est dédié, en l’occurrence le marché financier, ce qui participe du développement de l’économie du pays. Ensuite nous pouvons évoquer le coût financier des OTA qui est considérablement moins important que celui des emprunts obligataires. En effet, non seulement les dépenses liées à l’organisation de l’emprunt obligataire (campagne média et hors média, commissions à verser à l’arrangeur,…) sont considérablement plus importantes que celles qui rentrent en jeu pour l’émission des OTA (qui nécessite simplement une communication restreinte qui a pour cible principale les investisseurs potentiels, et pour cœur de cible une liste exhaustive de 17 SVT -Spécialistes en Valeurs du Trésor- agréés au Cameroun), mais aussi et surtout, la somme des annuités est considérablement moins importante dans le cadre du remboursement des OTA. Enfin, l’OTA offre à l’Etat un délai de grâce plus long, étant donné que le remboursement du principal ne se fait qu’au terme de la maturité du titre, ce qui lui permet de se préparer aisément à faire face aux différentes échéances de remboursement.

Le ministre des Finances a également avancé l’argument de la crédibilité de la signature du Cameroun. Quels sont les arguments qui fondent cette crédibilité ?

Plusieurs arguments fondent la crédibilité de la signature de l’Etat du Cameroun : les titres émis par le Trésor Public bénéficient de la garantie souveraine de l’Etat du Cameroun et sont pour cela insusceptibles de connaître un défaut de remboursement. D’ailleurs, l’Etat du Cameroun a toujours honoré à ses engagements. A date, les emprunts obligataires Ecmr 2010-2015 et Ecmr 2013-2018 ont été remboursés en totalité et les échéances de remboursements survenues ont été respectées. Plus encore, un compte séquestre, domicilié à la Beac et régulièrement approvisionné par débits d’office du Compte Unique du Trésor assure la sauvegarde des fonds nécessaires au remboursement à l’échéance des titres émis.

Quelles assurances avez-vous données aux différents acteurs quant à la capacité de l’Etat à rembourser dans les délais ?

La réponse à cette question se trouve dans l’argumentaire de la précédente. Notamment l’existence d’un compte séquestre domicilié à la Beac et qui est régulièrement approvisionné par débits d’office du Compte Unique du Trésor.

Quelle a été la réaction des banques depuis le lancement de cette opération ?

Les banques, et plus précisément les SVT, ont relativement bien réagi à cette importante opération de levée de fonds. En effet, pour le compte des deux émissions déjà réalisées, sur les 100 milliards de FCFA sollicités, on enregistre un taux de souscription de 120,78 %, ce qui témoigne de la réceptivité des investisseurs à cette opération.

Qu’en est-il des établissements de microfinances qui ne disposent pas généralement de la trésorerie nécessaire pour financer les opérations dont la maturité s’étale sur cinq ans ?

Les Etablissements de micro finance (EMF) ont un rôle important à jouer dans le processus mis en place pour l’obtention de ces ressources. En effet, les Etablissements de micro finance disposant d’une bonne surface financière peuvent aisément souscrire aux titres émis par le biais des SVT pour les maturités indiquées, et en cas de besoin de trésorerie, les échanger sur le marché secondaire. Relevons par ailleurs que les émissions dont il est ici question proposent des maturités différentes dont celles qui sont inférieures à 5 ans, et les EMF peuvent ainsi opter pour la maturité qui leur convient le mieux.

Quelles sont les perspectives de développement du marché secondaire ?

Dans le cadre du développement du marché secondaire, obligation est faite aux banques d’afficher les cours des titres à échanger sur celui-ci. Le Trésor suit de près la mise en œuvre de cette activité, afin d’en assurer l’exécution. Il est par ailleurs à noter que les titres émis, à l’exemple des Obligations du Trésor Assimilables, sont admis au refinancement de la Beac. Il y a plus, en perspective, la fusion des places boursières de Libreville (Bvmac) et de Douala (DSX), ce qui permettrait d’y échanger un certain nombre de titres et de donner une forte impulsion au marché monétaire.

Interview réalisée par Junior Matock (Défis Actuels)

Bourse de Douala/Bvmac : bientôt la fusion des actifs

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La mise en place du marché financier unique de la zone de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) prend progressivement forme. C’est que la fusion de la société Douala Stock Exchange (DSX) et la Bourse des Valeur Mobilières de l’Afrique Centrale (Bvmac) est enfin en cours de concrétisation. Les deux institutions boursières ont, aux, termes d’un acte sous seing privé du 29 mai 2019 établi le projet de leur fusion par voie d’absorption. Mais il s’agit pour le moment d’une fusion des actifs des deux bourses. Et selon les termes du projet, qui seront soumis à l’approbation des assemblées générales extraordinaires des actionnaires des deux entités, la Douala Stock Exchange fera un apport net de 4,178 milliards de francs CFA, soit la totalité de son actif, évaluée à 6,269 milliards de francs CFA à charge de la totalité de son passif, estimée à 2,090 milliards de francs CFA.

Ainsi, la Bvmac procédera à une augmentation de son capital de 3,542 milliards de francs CFA par émission de 35 429 nouvelles actions de 100 000 francs CFA nominal chacune, afin de rémunérer son apport à la nouvelle entité financière. Le tout assortit d’une prime de fusion, une espèce de ticket d’entrée de 633,88 millions. « Il est prévu que ces 35 429 actions nouvelles soient attribuées aux actionnaires de la DSX, à raison de deux actions Bvmac pour une action DSX. Toutes les opérations actives et passives, effectués par la société DSX depuis le 31 décembre 2018 jusqu’au jour de la réalisation définitive de la fusion seront prises en charge par la société Bvmac », précise un communiqué portant sur l’avis de projet de fusion par voie d’absorption.

Cependant, la Bvmac invite les créanciers des sociétés fusionnantes, dont la créance est antérieure à l’avis venant d’être publié, à former opposition à cette fusion dans un délai d’un mois à compter du 31 mai. Et ce dans les conditions prévues par l’Acte uniforme Ohada relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique. D’après le calendrier officiel, au 30 juin prochain, l’on devrait ainsi aboutir à une nouvelle configuration du marché financier d’Afrique centrale. Lequel marché sera désormais composé d’un régulateur unique basé à Libreville au Gabon, la Commission de Surveillance des Marchés Financiers d’Afrique Centrale (Cosumaf); d’une bourse unique, la Bvmac, avec pour siège Douala au Cameroun et d’un dépositaire central unique du marché financier.

Défis Actuels

Emission des obligations du trésor : une dizaine de projets ciblés

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Emission des obligations du trésor : une dizaine de projets ciblés

Rien n’a été improvisé dans l’opération d’émission des Obligations du Trésor Assimilables (OTA). Pas même l’objectif pour lequel il a été initié, encore moins le choix des projets que ces ressources sont censés financer. En effet, selon un cadre en service au ministère des Finances (Minfi), ces projets concernent divers secteurs essentiels, notamment l’eau et l’énergie, les travaux publics, le développement urbain, les infrastructures sportives, entre autres.

Eau et énergie

Les ressources issues des émissions des OTA, vont permettre d’injecter 14,7 milliards de francs CFA dans le secteur de l’eau et de l’énergie. Les projets concernés sont notamment l’électrification de 184 localités par système photovoltaïque, l’Alimentation en Eau Potable (AEP) de la ville de Yaoundé à partir de la Sanaga. En effet, l’on se souvient que pour le premier projet, le ministère de l’Eau et de l’Energie avait lancé en septembre 2017 un appel à manifestation d’intérêt pour la sélection de cabinets d’études en « vue de la maîtrise d’œuvre dudit projet ». Il s’agit, informe-t-on du côté du Minée, « de la phase II du projet d’électrification de 350 localités par système photovoltaïque, fruit de la coopération avec la République populaire de Chine ». Il convient d’ailleurs de souligner que pour ce projet, le Cameroun a signé avec Bank of China, en 2017, un accord de prêt d’un montant de 123,3 millions de dollars, soit environ 71 milliards de francs CFA. En ce qui concerne le deuxième projet, en fin septembre 2018, le Minée, Gaston Eloundou Essomba faisait savoir qu’il connait un taux d’avancement de 30 %. Des données qui doivent avoir évolué depuis lors, selon des cadres de ce département ministériel. Ce projet est aussi financé par Eximbank China, à hauteur de 399 milliards de francs CFA et exécuté par l’entreprise chinoise Sinomach. Il a pour objectif de « mettre un terme au déficit en eau potable de la ville de Yaoundé, en apportant dans sa phase initiale un complément de 300 000 m3 /j, puis 400 000 m3 /j dans la phase d’extension ». Ce projet permettra de couvrir les villes et localités riveraines, telles que : Batchenga, Obala, Nkometou, Soa et Ntui.

Travaux publics

Dans le domaine des Travaux Publics, plusieurs projets majeurs sont visés. La poursuite du désenclavement du bassin agricole de l’Ouest, le bitumage des routes Mengong-Sangmelima, Ekondo TitiKumba, Manki-Pont de la Mape et la construction du pont sur la Mape. C’est au total 54,8 milliards qui seront mis à la disposition de ces projets. Toutefois, dans le détail, les travaux de construction de la route Ekondo Titi-Kumba dans la région du SudOuest ont été attribués à l’entreprise Soroubat. D’une longueur de 60 kilomètres, ce projet s’inscrit dans le cadre du volet routier du Plan d’Urgence, section de la route nationale N°16 dans la région du Sud-ouest. La facture de ce chantier s’élève à plus de 38 milliards de francs CFA. Développement urbain

Le secteur du développement n’a pas été négligé par le gouvernement. Il compte y investir 43,5 milliards de francs CFA. Dans l’optique de la poursuite des travaux de construction de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, la réhabilitation de la voie Bokova Park-Baptist Church-Malingo Street, la réhabilitation des voies Buea Council-Mount Mary Hospital.

Infrastructures sportives

Dans ce registre, il est question de mettre un accent particulier sur l’achèvement des projets relatifs à la construction des stades et voies d’accès. Le tout pour un montant de 20 milliards de francs CFA. D’ailleurs, des experts affirment que compte tenu de l’urgence qui s’impose, notamment à travers l’organisation du Championnat d’Afrique des Nations (Chan202 0), il était plus urgent d’accélérer les travaux sus-évoqués. A ces projets il faut greffer les 8 milliards destinés aux Fonds routier, les projets du Plan d’Urgence Triennal (Planut) relevant du guichet trésor qui nécessitent 10 milliards de francs CFA, etc… En outre, il convient de souligner que ces projets obéissent « aux dispositions de la loi N°2018/022 du 11 décembre 2018, portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2019. Il est prévu des émissions de titres publics pour un montant maximal de 260 milliards de francs CFA ». C’est dans ce sillage, explique la même source, « que le président de la République, Paul Biya, a par décret N° 2019/149 du 22 mars 2019, habilité le Minfi à recourir à l’émission des OTA pour le financement des projets de développement inscrits dans ladite loi ». La poursuite et l’achèvement de ces projets vont concourir, déclarait le Minfi le 13 mai dernier à Yaoundé, « non seulement à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, mais également contribuer à soutenir la croissance économique de notre pays ».

Junior Matock (Défis Actuels)

Stratégie: comment l’Etat a ficelé l’émission des OTA

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Comment l’Etat a ficelé l’émission des OTA.

Pour mener à bien l’émission de ces Obligations du Trésor, le responsable du ministère des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze a prescrit à ses collaborateurs d’entreprendre plusieurs rencontres avec les Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), sur la faisabilité et surtout les conditions de succès de cette opération. Au terme de ces consultations, il est ressorti que « le marché est liquide et est favorable pour une émission des OTA ; le Cameroun peut émettre des titres jusqu’à 150 milliards, tout en respectant le plafond fixé par la loi des finances et au regard des autres titres émis dont les échéances vont au-delà du 31 décembre 2019 ; le taux pour une maturité de 5 ans pourrait osciller entre 5,4 % et 5,9 % », précise un expert du département ministériel que gère Louis Paul Motaze. Il a aussi été révélé que « pour la mobilisation d’un montant global des OTA supérieur à 100 milliards de francs CFA », les experts ont recommandé de « procéder à plusieurs émissions de maturité différentes. Ainsi pour les 150 milliards de francs CFA à émettre, il fallait effectuer trois émissions de 50 milliards chacune pour les maturités de 5 ans, 4 ans et 3 ans ». En effet, précisent d’autres sources contactées à cet effet, « contrairement aux emprunts obligataires qui se remboursent progressivement, le remboursement des OTA se fait en une seule fois à l’échéance. Ainsi la différenciation des maturités permettra d’étaler le remboursement sur trois années avec une période de grâce de 3 ans ». Cependant, avant d’entamer ces échanges, certains préalables devaient être assurés. Il s’agit du « décret d’habilitation du président de la République, signé le 22 mars 2019 ; l’accord de principe de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac) pour l’annulation conditionnelle de la pondération », souligne Hermand P, cadre à la Direction de la Trésorerie. Sur cet aspect, a-t-il conclu, « un projet de convention de création et de fonctionnement d’un compte séquestre a été transmis à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). De même, une note d’analyse de la soutenabilité du Compte Unique du Trésor a été élaborée, afin de rassurer la Cobac sur la capacité dudit compte à supporter des débits d’office complémentaires ».

Junior Matock ( Défis Actuels) 

Obligations du trésor : déjà 100 milliards mobilisés

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Obligations du trésor : déjà 100 milliards mobilisés

Les deux premières émissions des Obligations du Trésor Assimilables (OTA) entamée depuis le 22 mai dernier à Yaoundé, se déroulent sans anicroche. « Pour le compte des deux émissions déjà réalisées, sur les 100 milliards de francs CFA sollicités, on enregistre un taux de souscription de 120,78 %, ce qui témoigne de la réceptivité des investisseurs à cette opération », affirme d’un air serein, le directeur de la trésorerie au ministère des Finances (Minfi), Samuel Tela. « Il ne fait point de doute que nous réussirons à mobiliser les 50 autres milliards dont l’émission est prévue pour le 11 septembre prochain, voire plus », martèle un autre cadre du Minfi. En effet, c’est le 13 mai dernier que le Minfi a rassemblé les Spécialistes en Valeurs du Trésor, à l’effet de les informer de l’intention du gouvernement à lancer une série de trois émissions des OTA, d’une enveloppe globale de 150 milliards de francs CFA. Ainsi, interpellé par la presse sur les raisons qui sous-tendent le choix porté sur les OTA, Louis Paul Motaze a expliqué qu’elles reposent sur : « la diversification des instruments de financement du budget de l’Etat ; le recentrage sur le marché monétaire qui est le marché traditionnel des banques et des trésors publics, contrairement au marché financier qui est prioritairement celui des entreprises et des autres agents économiques ». Ainsi, avait-il poursuivi, « cette orientation vers le marché monétaire, laisse une plus grande marge aux autres agents économiques pour mieux se financer ».

Remboursement au terme de l’opération

L’émission des OTA comporte également de nombreux avantages, selon les spécialistes des marchés financiers. Notamment le délai de grâce pour les remboursements plus longs est un taux de rémunération bas. L’autre explication avancée au Minfi au sujet du recours aux OTA, tient au fait que cet instrument offre « un délai de grâce plus long à l’Etat dans la mesure où le principal n’est remboursé qu’au terme de sa maturité, contrairement aux emprunts obligataires dont le remboursement intervient généralement par quart à partir de la deuxième année ». Bien plus, précise Bertrand B, cadre au Minfi, « l’OTA assure à l’agent économique une meilleure rentabilité car il perçoit les intérêts sur toute la durée de vie du titre ». A titre d’illustration, « pour un placement de 10 millions de francs CFA sur 5 ans au taux d’intérêt de 5,6 %, les intérêts générés dans le cadre des OTA sont de 2.8 millions de francs CFA, soit 560 000 francs CFA par an pendant 5 ans. Tandis que pour l’emprunt obligataire, les intérêts produits sont de 1.9 millions de francs CFA dans la mesure où un quart du principal est remboursé chaque année, à partir de la deuxième année en même temps que les intérêts échus », explique un autre responsable de la Direction Générale du Trésor.

Taux d’intérêt attractif

En outre, l’autre avantage et pas le moindre, c’est le taux de rémunération. « Pour les maturités de 3 ans, 4 ans et 5 ans, les taux sont respectivement de 4 %, 4,75 % et 5,6 % net d’impôt, donc largement supérieurs au taux directeur de la banque centrale qui est de 3,5 % », explique un banquier.

Une opération aguicheuse pour les investisseurs

Selon des sources proches du dossier, l’avantage que présente les OTA pour les investisseurs réside sur le fait que, « contrairement aux emprunts obligataires, les remboursements se font à échéances ». Ce qui est davantage rassurant c’est que, « toutes ces émissions bénéficient de la garantie souveraine de l’Etat et d’une pondération nulle dans le bilan des banques. De même, un compte séquestre ouvert à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) et approvisionné par un prélèvement automatique à partir du compte unique du Trésor garantit aux investisseurs, le remboursement à l’échéance des intérêts et du principal », explique-t-on au Minfi.

Junior Matock (Defis Actuels)

Incendie à la Sonara : l’Etat rejette la piste criminelle

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Dans la nuit du vendredi 31 mai dernier, un incendie a ravagé une partie des infrastructures de la Société nationale de raffinerie (Sonara), basée dans la ville de Limbe, région du Sud-Ouest. Il est en effet 22 heures passées de quelques minutes lorsque des déflagrations de fortes amplitudes secouent la ville, rapportent nos confrères de Camer.be. Quelques temps après, des flammes géantes sont aperçues près des installations de l’entreprise qui raffine le pétrole brut camerounais. « C’est la panique totale dans les ménages de la cité balnéaire. Sachant la région en proie à des velléités sécessionnistes de certains groupes d’individus, toutes les théories sont des lors évoquées », poursuit le récit. Tout de suite, et alors que les sapeurs pompiers sont encore à l’œuvre pour éteindre les flammes, l’un des leaders séparatistes, Mark Bareta à travers son compte Facebook lâche revendique déjà ce qu’il considère comme une attaque de ces groupes armés dont il fait partie des cerveaux. « Pour construire, il faut détruire, pour aller au paradis, il faut mourir, pour construire l’Ambazonie [cet Etat utopique que les séparatiste veulent rendre indépendant à travers la sécession des deux régions anglophones du pays, Ndlr.] il faut chasser le Cameroun. Merci aux victorieux soldats du silence les Blacks cats », écrit-il. Or selon les pouvoirs publics, il ne s’agit que d’une tentative maladroite de récupération d’un incident malheureux.

Dans un communiqué rendu public lendemain en effet, le ministre camerounais de la Communication a rejeté la piste criminelle. D’après René Emmanuel Sadi, l’incendie qui a embrasé une partie de la Sonara n’a nullement été causé par des présumés sécessionnistes, tel que ces derniers le prétendent. Selon le ministre, tout est parti d’une « explosion dans la zone de fractionnement des essences » et « il s’en est suivi un incendie dont les langues de feu ont atteint quelques équipements des unités de distillation atmosphérique ». René Emmanuel Sadi est catégorique : « de l’évaluation globale sur le terrain, les premiers éléments d’information dont dispose le gouvernement suggèrent une cause accidentelle », dit-il. Après avoir rassuré qu’en « en dépit de quelques dégâts matériels sur les outils de production, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer ».

Suspension des opérations de raffinage

De son côté, le top management de l’entreprise a déclaré une suspension de ses opérations de raffinage. Dans une déclaration adressée aux partenaires de la société qu’il dirige, Jean-Paul Simo Njonou informe que l’incident survenu le 31 mai dernier a entrainé « des dégâts et un arrêt de production de toutes nos unités pour une période à déterminer ». Par conséquent poursuit le directeur général, « nous déclarons un cas de force majeure et la suspension provisoire de nos engagements contractuels, en attendant l’évaluation définitive des dégâts ». Le gouvernement pour sa part tient à rassurer les populations que des dispositions sont prises pour l’approvisionnement continu de l’ensemble du territoire e produits pétroliers, et la remise en état des unités de production de la Sonara dans les plus brefs délais. En attendant que l’enquête ouverte par les services de sécurité puisse permettre de déterminer les circonstances et les causes exactes de cet incident.

Arthur Wandji

Finances publiques : Le budget 2019 passe de 4850 à 5212 milliards

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Le collectif budgétaire signé le 29 mai dernier par le président de la République, Paul Biya, apporte plusieurs modifications dans la loi de finances exécutée depuis le début de l’exercice budgétaire en cours. Ainsi, le budget 2019 qui avait été arrêtée à 4 850,5 milliards de francs CFA, connait une hausse de 361,5 milliards de francs CFA pour se situer désormais à 5212 milliards de francs CFA. Bien plus, pour assurer l’équilibre de ce nouveau budget, notamment en termes de recettes et de dépenses, de nouvelles poches de recettes ont été définies. Soit 121,5 milliards de francs CFA de recettes propres, dont 56 milliards de recettes pétrolières et 24, 5 milliards de recettes fiscales et 240 milliards de francs CFA d’emprunts. Dans ce dernier registre, l’Etat a fixé le montant de ses emprunts extérieurs à 188 milliards de francs CFA. En matière de dépenses, on note globalement que les projections de dépenses courantes baissent de 14,5 milliards de francs CFA. Tout comme l’on observe certaines réallocations qui ont été effectuées concernant certains postes de dépenses. Le tout dicté par l’objectif de « maintenir le déficit du solde budgétaire à 2 % du Produit Intérieur Brut ». Mais comment est-on arrivé à ces modifications ?

Pour Edmond T, économiste, « Cette situation trouve son explication sur les évolutions récentes enregistrées sur certains données telles que les ressources pétrolières et fiscales », lesquelles reflètent, a-t-il insisté, « l’ensemble des mesures de discipline budgétaire et d’optimisation des recouvrements fiscaux imposées par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze ». Notamment la circulaire instruisant la rigueur dans les dépenses publiques, traduit entre autres par l’Opération de Comptage Physique, l’appel lancé à l’endroit régies financières, pour plus d’efforts dans la mobilisation des ressources internes, etc.

La circulaire du 11 mars 2019 : stop aux dépenses improductives

Tenir compte de la morosité du contexte économique, marquée entre autres par la baisse drastique des ressources pétrolières, éviter le gaspillage des ressources publiques en ne dépensant qu’à concurrence ce dont on dispose. Tel est résumé le contenu de la circulaire signée le 11 mars dernier par le Minfi, Louis Paul Motaze. Dans cette note adressée aux ordonnateurs du budget, maîtres d’ouvrages et autres contrôleurs financiers, le Minfi sonnait la fin des dépenses improductives, en expliquant par ailleurs que cette mesure pouvait permettre à l’Etat d’économiser des ressources pour des causes bien plus utiles. Il rappelait justement  que « le Cameroun est frappé de plein fouet par la crise économique préoccupante liée à la baisse des prix des matières premières , ce qui induit une baisse des recettes de l’Etat, tandis qu’au plan interne les défis à relever sont nombreux et exigent d’importantes ressources financières ». Parmi ces défis, il énumérait : « la perspective d’importantes échéances électorales, le renforcement de la décentralisation, la finalisation des projets d’infrastructures, et la lutte contre l’insécurité », se souvient Bertrand P, spécialiste des politiques publiques.

Résultats : baisse de 50 milliards sur les dépenses de biens et services

L’Opération de Comptage Physique du Personnel de l’Etat (Coppe) 2018 a permis de réaliser des économies budgétaires. En effet, les retombées de cette opération font ressortir « des économies de 3 milliards de francs CFA par mois », souligne-t-on au Minfi. Bien plus, en répercutant ces ressources sur la projection de la masse salariale 2019, les dépenses de personnels subissent « une diminution de 26 milliards de francs CFA », martèle-t-on du côté de ce même département ministériel. Par ailleurs, on enregistre désormais une baisse de 50 milliards de francs CFA sur les enveloppes des dépenses de biens et services des administrations, ce qui correspond, « à tous les blocages de précaution opérés dans les chapitres budgétaires en début d’exercice 2019 »,indiquent des sources proches du dossier au Minfi. Ces mêmes sources expliquent que l’on a pu en outre, effectuer « une réduction de 17,6 milliards de francs CFA des dépenses d’investissement sur ressources propres, compte tenu du fait que les dépenses d’investissement sur ressources extérieures ont connu une hausse importante ». Il était donc question d’éviter l’érosion du solde primaire, en maintenant le niveau du déficit à 2 % du Produit Intérieur Brut (PIB).

Augmentation des recettes fiscales 

« Même si l’on note des améliorations au niveau de la mobilisation des ressources internes, notamment les recettes fiscales et douanières, je me dois de rappeler à ces différents responsables l’obligation de faire mieux. Parce que le contexte économique qui est le nôtre ne nous en donne pas le choix ». Ce message du Minfi repris à plusieurs occasions, sonne tel un refrain dans l’esprit des responsables des administrations d’assiette et des douanes. Ceux-ci ont pris à bras le corps cette instruction, avec à la clé, des résultats qui ne sont pas faits attendre. En effet, selon des données officielles récentes, les réalisations de recettes fiscales à la fin 2018 ont été plus importantes que celles estimées lors de la préparation du budget et utilisées comme base de projection des recettes fiscales de 2019, explique-t-on du côté du Minfi. Concrètement, on note « une augmentation des recettes fiscales de 24,5 milliards de francs CFA ». De manière distincte, les recettes de l’administration fiscale connaissent une hausse de 16 milliards de francs CFA, tandis que l’administration douanière affiche 8,5 milliards de francs CFA. Tout ceci a donné lieu à une révision à la hausse de l’objectif projeté en 2019. Ainsi, l’objectif attendu au titre des recettes non fiscales passe de 180 milliards de francs CFA à 200 milliards, ce qui traduit une variation de 20 milliards de francs CFA.

Par ailleurs, au niveau des recettes pétrolières, des sources au Minfi soutiennent que « malgré la quasi stabilité observé par rapport à l’évolution des cours mondiaux de pétrole, les recettes pétrolières connaissent une augmentation de l’ordre de 56 milliards de francs du principalement à un accroissement de la production ».

Les priorités

Selon des sources au Minfi, le collectif budgétaire qui vient d’être signée, prend en charge « les nombreuses contraintes supplémentaires qui pèsent sur l’exécution du budget 2019 », notamment, précisent ces sources, « la réduction du stock d’arriérés intérieurs, le relèvement des dépenses d’investissements sur financement extérieurs, l’organisation des élections régionales et la mise en place des régions, le soutien du prix des carburants à la pompe, la sécurité et le relèvement de l’allocation dédiée  à la prise en charge des pensions ». Concrètement, il s’agit, expliquent ces sources, d’orienter ces ressources additionnels vers : « la provision à hauteur de 20,3 milliards des dépenses liées au soutien du prix du carburant à la pompe ; le renforcement de la provision de sécurité par un accroissement de 20 milliards, la recapitalisation de la Banque des Petites et Moyennes Entreprises à hauteur de 10 milliards, la prise en charge des dépenses liées à l’organisation des prochaines échéances électorales à hauteur de 30 milliards, etc  ».   

Junior Matock

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