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Can 2019 : Pourquoi le TAS valide le ticket du Cameroun

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Fin de suspens ! Le Cameroun peut enfin respirer. Le pays tenant du titre de champion d’Afrique ira bel et bien défendre son trophée en Egypte, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football qui débute le 21 juin prochain. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a en effet tranché en faveur des Camerounais. Saisie par la Fédération de football des Comores (FFC) qui espérait disputer la CAN à la place de la nation vert-rouge-jaune, la plus haute instance juridictionnelle des sports a jugé « irrecevables » ses deux appels.

Battus à Yaoundé (3-0) lors de la dernière journée des éliminatoires de cette CAN égyptienne, la première de l’histoire à 24 nations, les Comores avaient en effet saisi le TAS afin d’être réintégrés dans la compétition. Les Comoriens estimaient que la Confédération Africaine de Football (CAF) n’avait pas appliqué son règlement en ne sanctionnant pas le Cameroun, organisateur initial de cette CAN 2019. Sauf que, selon l’instance faîtière du football africain, il ne s’agissait pas d’un retrait de l’organisation de la CAN au Cameroun, mais plutôt d’un report.

Fin du rêve pour les Comores

Le TAS a en effet déclaré les appels des Comores irrecevables sur la forme. Sans aller au fond. Car, étant donné que la CAF n’a jamais notifié le Cameroun d’un retrait de l’organisation de la CAN. Conséquence, il est impossible d’appliquer l’article 92.3 du règlement de la compétition qui prévoit qu’en cas de désistement ou de retrait de l’organisation de la CAN moins d’un an avant, le pays concerné est astreint à une amende de 500 000 dollars US (plus de 290 millions de francs CFA) et une suspension pour la prochaine édition. Autrement dit, en admettant que le Cameroun pouvait être suspendu, il ne peut l’être pour l’édition concernée, à savoir 2019.

Pour statuer sur les deux appels de la Fédération de football des Comores, le TAS a constitué un collège de trois arbitres. La Formation arbitrale du TAS a conclu à l’irrecevabilité des appels après s’être référée à la jurisprudence constante du TAS selon laquelle toute demande en justice doit être basée sur un intérêt digne de protection. Or les juges arbitraux estiment en effet que « même en cas de disqualification de l’équipe nationale du Cameroun, une telle disqualification n’aurait aucune incidence sur le classement de l’équipe des Comores dans son groupe de qualification pour la CAN 2019 » et « il lui est ainsi mathématiquement impossible de se qualifier pour cette compétition ». D’autre part, la formation arbitrale conclut également que la Fédération football des Comores ne dispose d’aucun intérêt légal suffisant à demander que la Fédération camerounaise de football soit suspendue par la CAF.

Chan 2020 : La Direction du tournoi confiée à un judoka

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David N’Hanack Tonye est le directeur du tournoi du Championnat d’Afrique des nations (Chan) de football 2020. Ainsi en a décidé Narcisse Mouelle Kombi. Le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a jeté son dévolu sur cet ancien haut commis de l’Etat. Surprenant le monde du football qui rêvait de voir (enfin) un ancien Lion indomptable ou un ancien dirigeant de football être porté à la tête de l’organisation de ce tournoi qui vient consoler le Cameroun après le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019. Ce sera plutôt un judoka.

Mais au-delà de son appartenance plutôt à la famille des arts martiaux, David N’Hanack Tonye ne tombe pas comme un cheveu dans la soupe. L’homme est un ancien secrétaire général du ministère de la Jeunesse et sports. L’homme qui est aujourd’hui à la retraite a par ailleurs été en service au secrétariat général de la Présidence de la République avant de rejoindre le département des sports en 2008, pour une pige de deux ans. Sa retraite sera mise entre parenthèses, lorsqu’il est sollicité par la Fédération internationale de football association (Fifa), comme membre du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), présidé par le Pr Joseph Owona, de juillet 2013 à septembre 2015.

Né le 17 janvier 1957 à Eséka, David N’Hanack Tonye est à la base professeur certifié d’éducation physique et sportive. Mais très vite, l’homme a emprunté les couloirs administratifs, d’abord en soutenant une maîtrise en médecine du sport, puis deux doctorats : l’un en sciences du sport et en Techniques des activités physiques et sportives à l’université de Beijing en Chine. Ce que l’on sait de ce sportif, est la rigueur dont ses différents collaborateurs dans les services où il s’est illustré, ont souvent parlé.

Drame : Un mort suite à un éboulement de terrain

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L’histoire d’Eric Tsogo s’écrira désormais au passé. Le jeune instituteur en cours d’intégration a été englouti ce 13 juin 2019 dans un éboulement de terrain à Ekounou, lieu-dit Garage Deux chevaux, dans le 4ème arrondissement de la ville de Yaoundé. Il est le seul des trois travailleurs d’un chantier d’habitation, à n’avoir pas échappé à l’éboulement de la terre. Selon un récit de Jean Charles Biyo’o Ela, journaliste à la Radio Tiéméni Siantou, une chaîne privée de Yaoundé, « ils ont été embauchés pour creuser les fouilles d’un mur de soutènement, question de maintenir un terrain accidenté. À près plus de deux mètres de profondeur, la partie haute de la terre au-dessus de leur tête va s’affaisser, engloutissant les trois manœuvres».

On append du reporter que les secours engagés par les populations se sont avéré vains. « Alertées, les populations vont arriver en masse pour essayer de retirer la victime qui visiblement était encore en vie pendant les 10 minutes qui ont suivi le drame. Mais au fur et à mesure que les secouristes débarrassent la terre de la victime, l’éboulement augmente. Finalement, une masse de terre va une fois de plus s’affaisser sur le jeune enseignant ».

Avalant définitivement les espoirs de survie de celui qui vient de libérer ses élèves. Les efforts des sapeurs-pompiers ne parviendront qu’à sortir des décombres le corps inerte d’Eric Tsogo. Le corps a été déposé à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé.

Jean-Marie Biada* : « Camair-Co doit diversifier ses sources de revenus »

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Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle de Camair-co ?

Camair-co est un très grand malade. C’est une entreprise qui a démarré alors qu’elle ne devait pas. Le chef de l’Etat a signé le 11 septembre 2006, le décret portant création de Camair-Co et le vol inaugural n’a eu lieu que le 28 mars 2011, presque cinq ans plus tard avec tout au plus trois avions dont un en propriété et deux autres en location. Mais Camair-Co aurait pu attendre d’avoir au moins six avions qui lui aurait permis d’avoir le seuil de rentabilité, c’est-à-dire que l’exploitation de ces six avions devait lui permettre de dégager un chiffre d’affaires satisfaisant et lui éviter d’enregistrer des pertes. C’est lorsque vous avez ce seuil de rentabilité que vous envisagez de réaliser des bénéfices sur le chiffre d’affaires supplémentaire que vous aurez fait. Malheureusement, cela n’a pas été le cas pour Camair-Co qui a commencé avec une formule unique en son genre. Une entreprise commerciale est créée pour gagner de l’argent. Mais le Cameroun a créé une entreprise commerciale qui lui faisait perdre de l’argent. La compagnie nationale fonctionnait sur les subventions d’équilibre soit 1,5 milliards de francs CFA par mois. Au bout d’un an, vous êtes à plus de 15 milliards de dépenser. Résultat des courses, Camair-co a été lancée alors que tout n’avait pas été réuni. La compagnie ne rapporte pas de l’argent, elle vit sur ce qu’on appelle subvention d’équilibre et en l’espace cinq ans, elle s’est retrouvée lourdement endettée. La base n’était pas bonne et c’est pour cette raison qu’en huit ans, nous avons eu six directeurs généraux. Nous nous sommes même retrouvés avec deux directeurs généraux en une année. Qu’est ce qui fait réellement problème ? C’est le business model. Il y a une cause qu’on ne considère pas toujours, nous appelons cela en système d’informations la loi faible du grand nombre. Ce qui veut dire qu’à mesure que vous associez du nombre dans le processus de prise de décisions, cela retarde le temps de la prise de décisions. Camair- Co se trouve avec une kyrielle d’instances de prise de décisions. Vous avez la Direction générale, le Conseil d’administration, l’Assemblée générale, la tutelle financière qui est le ministère des Finances, la tutelle technique qui est le ministère des Transports, la Primature, le Secrétariat général de la présidence de la République et le président de la République. Vous convenez avec moi que dans ce cadre, il est difficile de prendre des décisions spontanées. Mais c’est quoi une décision spontanée ? Vous savez que dans le domaine du transport aérien, vous devez être membre d’une sorte de chambre de compensation. Il faut donc payer des contributions. Par exemple, vous devez transporter les pèlerins pour le hadj dans une semaine et vous n’avez toujours pas payés vos cotisations. Au lieu de le faire rapidement, vous perdez le temps à passer de ministère en ministère jusqu’à la Primature et le délai de départ à la Mecque passe. Mais sachez qu’on ne peut pas repousser le délai parce que vous n’arrivez pas à payer vos cotisations à la chambre de compensation. Résultat, les fidèles vont aller chez le concurrent. Cela dégrade votre image de marque et vous n’êtes plus la compagnie qu’on peut référencer ou recommander. Pourquoi l’Etat ne s’attèle-il pas à réserver un marché captif à Camair- Co ? Le hadj est déjà à 2,7 millions par personne, l’Etat a subventionné à hauteur d’un milliard, ce qui ramenait les frais à 2,3 millions. Mais si je ne prends que le montant de 2 millions par personne. S’il y a 1000 personnes qui se rendent à la Mecque, cela fait 2 milliards de francs et 3000 personnes cela fait six milliards. Pourquoi ne pas réserver un marché comme celui là à Camair-co ? Vous convenez avec moi que dans ce centre de prise de décisions actuelle, vous pouvez faire venir le directeur général de British Airways cela ne va pas marcher.

Quel crédit accordez-vous au plan de relance de Camair-co ?

Ce plan de relance a été fait sur la base qu’il faut acquérir neuf avions. Vous savez le malheur qui vient de s’abattre sur le Cameroun. La Sonara a brulé et il faut des milliards pour restructurer cette entreprise. Il faut bien trouver cet argent pour que les populations de l’arrière pays qui n’ont pas d’électricité ne soient pas privées de pétrole. Voilà la priorité actuelle de l’Etat, au lieu d’acheter neuf avions pour venir transporter les officiels et les fonctionnaires qui occupent les premières classes sans rien reverser à la compagnie. Cela fait trois ou cinq ans qu’on parle de faux contrats à CamairCo et vous trouvez ça normal ? Ce qui voudrait dire que même le milliard que le ministre des Finances vient de débloquer pour la compagnie ne va servir à rien si on ne change pas de comportement. Même si on apporte le meilleur plan possible et qu’on continue de prendre des libertés sur la gestion des ressources publiques, on ne sortira pas de l’auberge. Le plan de relance oui, mais je n’y crois pas trop parce qu’actuellement l’Etat ne peut pas avoir les moyens de s’offrir neuf avions.

Que proposez-vous pour le relèvement de Camair-Co ?

Pour que la compagnie puisse se relever j’ai trois propositions à faire. Premièrement, augmenter ses parts, l’Etat ne fait pas la promotion de ses produits phares. Deuxièmement, le seul centre de profit ou de ressources de la Camair-Co c’est la vente des billets. Mais avant que Camair-Co ne vienne, la Camair avait déjà réussi l’exploit de mettre sur pied à côté du port de Douala, un centre technique où on dépannait les avions. Ils appellent ça «check C». Il démontait tout, le train d’atterrissage, le fuselage, les réacteurs…il le faisait déjà. Camair-Co pourrait reprendre ces activités d’entretien de ses avions et des avions des autres compagnies. Le ministre des Transports qui va à l’étranger dans une autre compagnie ne convainc pas les autres de prendre la destination Camair-Co. Mais s’il arrive qu’il descende à Roissy Charles de Gaulle à bord de Camair-Co, les autres concluront que, quoiqu’on en dise, Camair-Co n’est pas si mauvaise. Ce qui lui ferait un second centre profit. Camair a fait faillite et a disparu, mais Camair-Co n’a hérité ni de l’actif, ni du passif de la Camair. Troisièmement, une réforme institutionnelle. Que le gouvernement appuie rapidement la liquidation de la Camair au point que tous les articles résiduels utilisables soient affectés à la Camair-Co, c’est-à-dire que le siège de Bonanjo revienne à Camair-Co, tout comme le siège de Yaoundé, de Garoua, de Kinshasa, de Paris, etc. Ça va régler les charges parce que Camair-Co loue aux Aéroports du Cameroun (ADC). Au lieu d’aller mettre 54 millions francs CFA chaque mois à l’aéroport pour être en difficulté, Camair-Co économisera cet argent parce qu’elle aura déjà installée dans ses locaux à Bonanjo. Autre centre de revenu, l’immeuble de près de dix niveaux qui est en face des services du gouverneur à Douala. Il appartenait à Air-Afrique. Et comme le Cameroun est sorti pour créer la Camair, le Cameroun a racheté l’immeuble qui a été reversé dans le patrimoine de la Camair. La Camair-Co peut reprendre cet immeuble et le transformer en hôtel. C’est vrai que ça ne fait pas partir de son objet social, mais il vaut mieux avoir des sources de revenus supplémentaires. Pour développer Camair-Co, il faudrait d’abord un maximum de patriotisme partagé entre les dirigeants et les clients. Les fonctionnaires doivent faire montre de patriotisme. C’est-à-dire s’abstenir de détourner de l’argent et ne faire que des recrutements indispensables. Quand nous voulons aller en mission à Paris, nous mobilisons à l’avance les ressources nécessaires et nous allons payer les frais à Air France, pour être en Première Classe. Mais quand nous venons à Camair-Co, nous nous prenons une réquisition. Or, nos prix à Camair-Co sont souvent le tiers de ce que nous payons à Air France.

Réalisée par Ghislaine Ngancha
*Expert en mise à niveau des entreprises

CAN 2019 : Que retenir des matchs amicaux du Cameroun ?

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Les matchs amicaux des Lions présagent-ils de lendemains radieux?

L’Égypte accueillera à partir du 21 juin la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Pour une meilleure préparation à cette complétion, le Cameroun qui est l’un des favoris a tenu à organiser des matchs amicaux comme les autres nations africaines. Des matchs amicaux qui ont suscité autant d’attentions que betFIRST Casino. Que faut-il retenir de ces matchs amicaux du Cameroun ?

Le programme des stages et des matchs amicaux du Cameroun

Le sélectionneur Clarence Seedorf avait communiqué depuis la liste des joueurs indomptables présélectionnés pour la CAN 2019 en mai dernier lors d’une conférence de presse. AU cours de cette même conférence, le sélectionneur a annoncé que les lions indomptables du Cameroun disputeront deux matchs amicaux avant le début de la compétition. Ainsi comme annoncés après les 6 jours de stages en Espagne, les lions ont effectivement affronté les Chipolopolo de la Zambie le 9 juin passé ainsi que la modeste équipe de deuxième division espagnole d’Alcorcon un jour plus tard.

Par ailleurs, il est également prévu un stage du 11 au 16 juin à Doha au Qatar avec un match amical contre les aigles du Mali le 14 juin. Après ce match, les lions mettront le cap sur l’Égypte pour démarrer la compétions dans le groupe F où ils affronteront respectivement le Sily national de la Guinée, la black star du Ghana et les écureuils du Bénin. Mais avant leur départ, ils partageront un dernier moment avec leur public du 18 au 20 juin dans leurs pays au Cameroun.

Que retenir du match amical Cameroun — Zambie ?

Pour leur premier match de préparation à la CAN 2019, les lions indomptables se sont imposés face aux Chipolopolos de la Zambie sur le score de 2-1 à Madrid. Pour ce match, le sélectionneur Clarence Seedorf a aligné une équipe remaniée sans les titulaires habituels. Le 11 de départ camerounais était le suivant : Kameni-Tchakonte-Banana-Onguene — Collins Kunde — P. Boumal-Ngamaleu — Olinga — Ntep — Nsamé.

Dès l’entame de jeu, l’ancien international français Georges-Paul Ntep s’illustre à la 2e en inscrivant le premier but de la partie sur un service de la tête de Joyskim Dawa Tchakonte. C’était le premier but en sélection nationale du joueur. Les Chipolopolos poussaient pour revenir à la marque, mais les Camerounais solides en défense résistaient à leur assaut. La bande à Clarence Seedorf enfonçait le clou du retour des vestiaires à la 71e grâce à un but de Joël Taugeu sur une passe décisive d’Oyongo Bitolo. Les Zambiens blessés dans leur amour-propre, redoublaient d’ardeur et d’efforts pour réduit la marque. Ils seront récompensés à la 77e par l’intermédiaire de Mwape Musonda entré en jeu à quelque minute plutôt. Ils poussaient pour égaliser, mais sans succès. Les lions indomptables sortent ainsi victorieux de leur premier match de préparation à la CAN 2019 face aux Chipolopolos de la Zambie. De quoi galvaniser la troupe pour les prochaines échéances.
Que retenir du match amical Cameroun—Alcorcon ?

C’est avec une équipe remaniée que les lions indomptables ont affronté la modeste équipe de D2 espagnoles d’Alcorcon le 10 juin. Ce deuxième match amical a été très prolifique en buts avec à l’arrivée une large victoire des lions. L’équipe d’Alcorcon a encaissé 11 buts sans marquer le moindre but.

C’est le joueur de l’Olympique de Marseille (OM) Clinton Njie qui a démarré les festivités en ouvrant le score à la 2e minute de jeu. 14 minutes plus tard, c’est l’Angevin Stéphane Bahoken qui marque le deuxième but. À la 19 minutes de jeu, Karl Toko Ekambi aggrave le score avant que le joueur parisien Choupo Moting n’aille de son petit but à la 34e. Avant la pause, Karl Toko Ekambi et Stéphane Bahoken signaient leur doublé à la 37e et 42e. Au retour des vestiaires, le jeune de 17 ans Steve Mvoue inscrira son but à la 50e. Ensuite s’en suivra le feuilleton Jacques Zoua, en espace de 10 minutes, il inscrira un doublé (57e, 68e) avant de tripler à la 89e. Joël Tagueu a également participé à la fête avec son un but à la 73e. Il faut noter que Clinton Njie a délivré deux passes décisives à Toko Ekambi lors du match.

La liste des 23 lions indomptables pour la CAN 2019 est attendue avant le départ pour le second stage à Doha au Qatar où ils disputeront le dernier match amical face aux aigles maliens le 14 juin.

PSG : Quel mercato pour Choupo-Moting ?

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L'aventure était ambiguë à Paris

Les prestations du camerounais dans le club parisien n’a pas forcément fait plaisir à ceux qui ont eu à faire des paris sportif en ligne sur l’équipe du Parc des Princes. En tout cas, tous les signes annoncent qu’on ne verra plus le lion camerounais, au sein de l’écurie parisienne. Le joueur qui avait surpris le monde du football en signant la saison passée au PSG, serait déjà sur le départ.

Qui est Choupo-Moting ?

Éric-Maxim Choupo-Moting est un footballeur camerounais qui a vu le jour à Hambourg, le 23 mars 1989. C’est dans son pays d’adoption, l’Allemagne qu’il a été formé, plus précisément dans le club d’Hambourg. De ce fait, il dispose également de la nationalité allemande, mais il joue en sélection pour les Lions Indomptables du Cameroun. C’est un joueur qui s’est fait connaître aux yeux du grand public entre 2011 et 2014, alors qu’il évoluait sous les couleurs de Mayence.

Après cette bonne période, il rejoint Schake 04 où il confirme ses performances. Puis il s’engage pour une expérience hors de l’Allemagne en Premier League. En effet, il signe un bail avec le club anglais de Stoke City. Cependant dès la première saison, le club est contraint de descendre en deuxième division. Le lion camerounais quitte donc Stoke City comme un joueur libre.

Pourquoi le PSG a recruté Choupo-Motting ?

Il y a plusieurs raisons qui pourraient expliquer ce choix. Tout d’abord, le fait que le club parisien a toujours recherché une doublure pour son attaquant vedette Edinson Cavani. En effet, le profil voulu était un joueur assez bon, mais qui ne bouderait pas le ban.
D’un autre côté, le PSG avait réalisé une très bonne opération financière. Effectivement, le joueur camerounais était libre de tout engagement. Donc le club de la capitale française a pu le recruter pour 0 €. Pour finir, le nouvel entraineur du PSG Thomas Tuchel et Éric Choupo-Moting ont des atomes crochus. Il faut dire que c’est l’entraîneur allemand qui l’a fait venir à Mayence en 2011. Le technicien allemand comptait donc sur un joueur dont il connait les qualités.

Une irrégularité notoire !

Dès le début de la nouvelle saison, le joueur camerounais, n’a pas eu beaucoup de temps pour s’exprimer. Il faut dire que la pointe de l’attaque parisienne était bien blindée avec la MCN (Mbappe, Cavani et Neymar). Alors, l’ex joueur de Stoke City n’aura que des bouts de matchs. Cependant, durant toute cette période, il reste très professionnel sur et en dehors du terrain. Continuant à se donner à fond lors des entraînements.

Un peu plus tard, la « chance » va tourner pour Choupo-Motting qui va bénéficier de quelques évènements malheureux. Ainsi, les blessures de Neymar et Cavani lui laisse le champ libre pour enchainer des matchs. Malheureusement, le joueur n’en profite pas. Puisqu’il manque terriblement de continuité. En effet, il peut faire dans la même semaine, un grand match le mercredi où il met un doublé. Et le dimanche, il est totalement inexistant dans une rencontre. En termes de statistiques, il a marqué seulement 3 buts et délivrés deux passes décisives en 30 matchs.
En fin de saison, il est même devenu célèbre pour ses loupés incroyables face aux buts. Déchainant un tolé sur Internet, il a toujours eu le soutien de son coach et de ses coéquipiers. De plus, il a été toujours travailleur et respectueux à l’endroit du club et des supporters.

Alors pourquoi le PSG veut-il le vendre ?

Le club espère engranger des nouvelles ressources en vendant certains joueurs. Il faut dire que le PSG est dans le collimateur de l’UEFA pour le fairplay financier. De même, il a une volonté d’offrir du temps de jeu à certaines pépites formées au club.
Pour finir, le joueur camerounais est tout simplement en dessous du niveau nécessaire pour évoluer dans un club comme le PSG.

Dans quels clubs pourraient atterrir Éric Choupo-Moting ?

Le joueur camerounais n’a pas pu confirmer au PSG. Cependant sa valeur est quand même évaluée entre 4 et 7 millions selon l’Observatoire du football. Ainsi, les dirigeants du club espèrent en tirer au moins 5 millions d’euros. De ce fait, les pistes les plus sérieuses envoient l’attaquant camerounais en MLS ou en Chine. Il faut dire qu’au vu des performances du joueur et du prix avancé, ce sont quasiment les deux points de chute les plus évidents pour ce dernier.

CAN 2019 : Quels sont les adversaires probables du Cameroun en 1/8?

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La poule du quintuple champion d’Afrique n’est pas des plus faciles. De plus, les poules avoisinantes sont remplies de sérieux prétendants au titre. Et le fait de parier en ligne sur cette compétition, est devenu une habitude pour les amateurs du football africain. Il convient donc que l’équipe camerounaise se prépare en conséquence si elle veut dépasser l’étape des huitièmes de finale.

Une CAN un peu spéciale

L’édition de la CAN qui va se dérouler au pays des Pharaons est une nouveauté. En fait, la grande compétition africaine, depuis des années accueillait 16 équipes pour la phase finale.
En revanche, depuis l’élection du nouveau président Ahmad Ahmad, ce dernier a décidé d’apporter des modifications à l’agence faitière du football africain. De tous les changements initiés par le nouvel homme fort du foot africain, c’est l’augmentation du nombre d’équipes à la CAN qui retient l’attention.

Ainsi l’édition qui débutera le 21 juin 2019, va voir s’affronter 24 équipes. Cette augmentation de 8 équipes supplémentaires a donné un peu plus de chance à certains pays. Ainsi, certaines nations ont profité de çà pour participer à leur première phase finale de CAN.

Toutefois, il convient de dire que ce changement aura un impact sur le déroulement habituel de la compétition. En effet, lors de la CAN après la phase de poules, on passait directement aux quarts de finale. Ceci se comprend aisément, car il y avait 16 équipes.
Dorénavant avec les 24 équipes en jeu, on assistera à des huitièmes de finale. C’est donc un tour supplémentaire qui va prolonger la compétition. De même, cette nouvelle manière va changer la procédure utilisée pour déterminer les équipes qui s’affronteront en 1/8 de finale.

Dans quelle poule se retrouve le Cameroun pour cette édition de la CAN ?

Le tirage au sort de la CAN 2019 a placé le tenant du titre dans une poule F assez ambiguë. En effet, on y retrouve le Ghana, une nation qui a ses habitudes dans le dernier carré. De plus, depuis près de deux décennies, le pays d’Abedi Pélé n’a plus soulevé le sacre continental. C’est donc des black stars affamés qui attendront les camerounais.
Ensuite, il y a les écureuils du Bénin qui retrouvent la CAN pour une nouvelle fois depuis 9 années de disette. C’est donc une équipe qui aura à cœur de sortir de cette poule pour combler tout un pays qui les soutient.

La dernière équipe de la poule du Cameroun est la Guinée-Bissau. Même si c’est le nom le moins connu, cette équipe jouera sûrement les troubles fêtes dans une poule où on les donne déjà dernier.

Quel sort sera réservé au Cameroun s’il arrive à sortir de sa poule ?

Il y a deux possibilités pour que le Cameroun comme toute nation se retrouve en huitièmes de finale. La première c’est de finir à l’une des deux premières places du groupe. Il y a également une place qualificative pour les meilleurs troisièmes. Donc le Cameroun peut se retrouver au tour suivant si elle finit troisième.

Dans le cas où le Cameroun fini premier de sa poule F, il rencontrera en huitième le deuxième du groupe E. Cette poule est composée de la Tunisie, l’Angola, le Mali et la Mauritanie. Donc le Cameroun pourrait jouer vraisemblablement les tunisiens ou les Maliens.

Ensuite, supposons que le tenant du titre finisse deuxième de sa poule. Pour le prochain tour, elle affrontera le deuxième du groupe B. Dans ce groupe on retrouve les supers eagles du Nigeria, les Hirondelles du Burundi, les zébus Malgaches et le Syli National.
Il faut donc se dire que les deux adversaires probables du Cameroun sont le Nigeria ou la Guinée. Cependant, les malgaches au vu de leur campagne de qualification ont une carte à jouer.

La dernière possibilité est de voir le Cameroun terminer meilleur troisième de la poule F. Dans ce cas de figure, le quintuple champion d’Afrique croiserait les crampons avec le vainqueur de la poule D.

Cette poule est assez compacte avec la présence du Maroc, de la Namibie, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud. Logiquement le Cameroun devrait affronter les Marocains ou les éléphants de Côte d’Ivoire.

Bon à savoir : Camair-Co en dix dates

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11 septembre 2006: Le chef de l’Etat Paul Biya signe un décret fixant la création de la nouvelle compagnie aérienne du Cameroun Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) dont les missions principales sont à l’époque : l’organisation et l’exploitation des transports aériens réguliers, supplémentaires ou spéciaux, de passagers, de marchandises ou de poste.

4 février 2010: Le chef de l’Etat nomme Alex Van Elk au poste de directeur général de l’entreprise. Crédité d’une solide expertise notamment dans le domaine de l’implantation d’une compagnie aérienne, le Néerlandais avait été choisi parmi 200 candidats, dont douze Camerounais.

28 mars 2011: Spécialisée dans le transport aérien de marchandises et de passagers, la compagnie aérienne nationale effectue son vol inaugural le 28 mars 2011 avec une liaison Douala-Yaoundé-Douala et un vol long courrier, le même jour, Douala-Yaoundé-Paris.

13 septembre 2013: Le tout premier camerounais est nommé à la direction générale de Camair-Co. Frédéric Mbotto Edimo ne va malheureusement pas passer un an à la tête de l’entreprise ; puisqu’il est débarqué le 20 juin 2014 pour cause de nombreuses dissensions avec le président du Conseil d’administration de l’époque, Edouard Akame Mfoumou.
16 juin 2015: Le gouvernement camerounais et les directeurs généraux d’Ecobank, Afriland First Bank, United Bank of Africa et Commercial Bank of Cameroon vont signer un accord de prêt d’un montant de 25 milliards de francs CFA, en vue du financement du plan de relance de la compagnie aérienne.

25 juillet 2016: Le chef de l’Etat Paul Biya valide le plan de restructuration de Camair-Co confié en 2015 à Boeing Consulting. La firme américaine avait demandé au gouvernement camerounais d’injecter la somme de 60 milliards de francs CFA pour redresser la compagnie aérienne nationale.

23 août 2016: Après ce qui semble être le sabotage, dans la nuit du 12 au 13 août 2016, du cockpit du Boeing 767-300 baptisé « le Dja » sur le tarmac de l’aéroport international de Douala, Jean Paul Nana Sandjo est, alors que depuis un an, l’entreprise traverse une période très agitée avec notamment l’affaire du Boing 737 bloqué à Paris pour factures impayées.

Fin 2017: Prise au piège dans une interminable zone de turbulence, l’entreprise va voir ses fonds propres baisser de manière drastique après trois exercices budgétaires calamiteux. En effet, entre 2015, 2016 et 2017, Camair-Co va aligner des pertes sèches cumulées de plus de 34 milliards de francs CFA.

22 mai 2019: Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze autorise le déblocage de la somme de 1,5 milliard de francs CFA, en faveur de Camair-Co. Cette somme qui a été virée en trois tranches à l’entreprise, représente le financement des besoins les plus pressants de cette compagnie, en vue de permettre la poursuite de son exploitation.

27 mai 2019: Une session du Conseil d’administration tenue le 27 mai 2019 débouche sur le limogeage d’Ernest Dikoum de son poste de directeur général de l’entreprise, pour cause de désaccords profonds avec sa hiérarchie. Il est remplacé par Louis Georges Njipendji, l’ex-président du Conseil d’administration devenu le sixième directeur général de la compagnie en huit ans de service.

Transport aérien : Comment Camair-Co vivait sous perfusion du Minfi

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Eviter le « crash » à tout prix ! Depuis plusieurs années, le gouvernement camerounais à travers le ministère des Finances, ne compte plus les milliards qu’il doit dépenser pour sortir la compagnie nationale de transport aérien, de la zone de turbulence. Comme ce 22 mai 2019, lorsque Louis Paul Motaze a autorisé le déblocage de 1,5 milliard de francs CFA, en faveur de la Cameroon Airlines Corporation (CamairCo). Selon des sources au ministère des Finances, la mise à disposition effective de cette somme s’est faite selon des modalités très précises : un premier virement le 22 mai par la Paierie Générale du Trésor, d’un montant de 500 millions de francs CFA pour permettre à la compagnie aérienne d’effectuer en faveur d’Ethiopian Airlines le paiement de la première tranche de 225 789 884 francs CFA. Puis, il y a ce deuxième virement de 500 millions de francs CFA qui doit avoir été effectué le 28 mai ; et enfin un dernier virement de 500 371 134 francs CFA le 31 mai. Concrètement, ce milliard et demi est ainsi réparti : 530 millions de francs CFA pour la location d’un Boeing 737-500, représentant un mois de déposit et un mois de loyer ; 193 581 250 francs CFA, représentant les frais de location d’un avion de marque Embraer ; 40 millions de francs CFA, représentant les frais de formation de deux équipages sur module Q400 ; 200 millions de francs CFA, représentant la dette due à la société Tradex pour livraison de carburant ; 311 millions de francs CFA, représentant le loyer de la location du mois de mars 2019 dû à la compagnie aérienne Walya ; 677 369 652 francs CFA, représentant la dette due à Ethiopian Airlines.

Ce n’est pourtant pas la première fois que l’Etat procède à ce type d’opération pour permettre à la compagnie nationale aérienne de maintenir son équilibre dans les airs. Le 16 juin 2015 par exemple, l’ancien ministre des Finances de l’époque, Alamine Ousmane Mey, signait une convention de prêts de 25 milliards de Francs CFA avec un pool de banques notamment Ecobank Cameroon, Afriland Firts Bank, Union Bank Cameroon et Commercial Bank of Cameroon, au titre de prêteurs. Un an plus tard, le 25 juillet 2016, le chef de l’Etat Paul Biya validait le plan de restructuration de la compagnie, confié en 2015 à Boeing Consulting. La firme américaine avait demandé à l’Etat camerounais d’injecter 60 milliards de francs CFA pour son redressement. Ce plan proposé par le constructeur américain prévoyait notamment la desserte de 27 destinations nationales, régionales et intercontinentales, l’acquisition de 9 nouveaux aéronefs d’ici 2020 pour renforcer la flotte, l’apurement par l’Etat de la lourde dette de 35 milliards de francs CFA de la compagnie. Rebelote ! « L’étoile du Cameroun » ne brillera toujours pas.

Quand L’Etat paie les salaires à Camair-co

Des milliards, encore des milliards, mais toujours pas de solution définitive pour la compagnie nationale de transport aérien qui survit grâce à l’aide financière de l’Etat, qui a dû baisser le niveau de subvention accordée à l’entreprise en la faisant passer de 22,450 milliards en 2016 à 4,801 milliards en 2018. Si cette dernière année a été jugée « satisfaisante » après avoir aligné des pertes sèches cumulées de plus de 34 milliards de francs CFA entre 2015 et 2017, la CamairCo est de nouveau entrée dans une zone de turbulences dès janvier 2019. Les experts de l’aéronautique expliquent que l’entreprise doit cela à « une instabilité sur le plan organisationnel mais aussi à de nombreuses charges moins compressibles et parfois non maîtrisées par le top management ». Tenez, la flotte est entièrement clouée au sol (cinq aéronefs sur six) pour diverses pannes, non sans oublier la fermeture des destinations africaines. Le chiffre d’affaires de la compagnie a baissé au point où, le ministre des Finances a dû intervenir cette année en payant les arriérés des salaires [de février et mars 2019, Ndlr] au personnel de l’entreprise qui annonçait un mouvement d’humeur en guise de revendications. Mais à Camair-Co, il y a comme un nouveau souffle depuis les changements opérés à la tête de l’entreprise le 27 mai dernier. Une nouvelle équipe dirigeante a été nommée à l’issue du Conseil d’administration tenu ce jour-là. Et quatre jours plus tard (le 1er juin, Ndlr.), l’entreprise a annoncé l’entrée en service d’un nouvel aéronef du type « Embraer ERJ-145LR de 50 places » au sein de sa flotte.

Par Arthur Wandji

Droits de l’homme : huit Ong accusent le Cameroun

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Les États membres du Conseil de sécurité des Nations Unies devraient porter une attention particulière à la détérioration de la situation humanitaire et des droits humains au Cameroun, lors la séance d’information que tiendront des représentants du Bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale » peut-on lire dans une lettre ouverte signée conjointement par huit organisations de défense des droits humains et adressée le 03 juin dernier aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Les organisations signataires ont exhorté le Conseil à inscrire cette question dans son ordre du jour officiel. « Le Conseil de sécurité de l’ONU a en grande partie gardé le silence sur la crise », ont-elles soulevé « Sans action rapide, la situation risque d’empirer. » Le conflit dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest est marqué par une série de violence, « en particulier les abus commis par les forces de sécurité de l’État » note-t- elles, tout cela, dans « une atmosphère d’impunité quasi totale. La réunion d’information qui aura lieu cette semaine au Conseil devrait être une opportunité pour demander aux autorités camerounaises d’enquêter et de poursuivre en justice les membres des forces de sécurité qui se seraient rendus coupables de violations des droits humains. Elle devrait également l’occasion de dire publiquement aux groupes séparatistes armés que leurs dirigeants seront tenus pour responsables des crimes graves commis par leurs combattants, ont déclaré les organisations signataires. »

Les ONG plaignantes exigent aussi que le gouvernement camerounais devrait permettre l’accès sans entrave aux organisations internationales et nationales de défense des droits de l’homme, car affirme-telles, les organisations internationales des droits humains et humanitaires ont un accès très limité aux zones de conflit, elles devraient pourtant y être « pour dénoncer les violations et fournir une assistance vitale à ceux qui en ont besoin ». Devant le Conseil de sécurité des Nations Unis, les organisations de défense des droits humains portent cette accusation grave : Au départ du conflit « des avocats, des étudiants et des enseignants anglophones ont commencé à protester contre ce qu’ils considéraient comme leur représentation insuffisante et leur marginalisation culturelle par le gouvernement central. En réponse, les forces de sécurité gouvernementales ont tué des civils, incendié des villages et recouru à la torture et la détention secrète, tandis que des séparatistes armés ont également tué, torturé et enlevé des dizaines de personnes. », chargent-elles. Parmi les signataires de la lettre, on note : Amnesty International, Human Rights Watch, Centre mondial pour la responsabilité de protéger, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Nouveaux Droits de l’Homme Cameroun (NDH – Cameroon), l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Presbyterian Church (USA), et le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale.

Par Joseph Essama

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