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Can 2019 : Les Lions à la conquête d’un sixième sacre

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En route pour un 6ème titre continental

Eric-Maxim Choupo-Moting et ses coéquipiers connaissent bien leur mission. En route pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui débute ce vendredi au Caire en Egypte, les Lions Indomptables s’en vont chercher une sixième étoile. Et ça commence par un premier tour qui s’annonce plus ou moins abordable. Logée dans le groupe F de la compétition, l’équipe nationale du Cameroun sera opposée à la Guinée Bissau, au Ghana et au Bénin, trois équipes « prenables ». Objectif avoué : terminer premier du groupe, avant un huitième de finale qui pourrait lui, s’avérer plus compliqué.

Des retrouvailles électriques

Le destin est parfois têtu. Et encore plus quand il s’agit des « Rois de la forêt ». Dans leur phase de groupes, les Lions Indomptables vont fêter des retrouvailles électriques avec deux nations qu’ils connaissent bien. D’abord le 25 juin, lors de leur première sortie dans le tournoi à Ismaïlia. Les coéquipiers de Vincent Aboubakar, forfait pour cause de blessure, seront face à la Guinée Bissau. Une équipe que les Camerounais ont battue (2-1) lors de la deuxième journée du premier tour de la précédente CAN, au Gabon. Le jour-là, les hommes qu’entrainait Hugo Broos n’ont pas eu la tâche facile. Surpris dès le quart d’heure de jeu sur un rush incroyable de Piqueti qui, après une récupération dans son camp et un sombrero sur Faï Collins envoyait Fabrice Ondoa cueillir des fleurs (0-1). Secoués plusieurs fois, les Camerounais se sont remis dans leur match et ont haussé leur niveau de jeu. La récompense est intervenue peu de temps après d’abord par Siani qui reprenait un bon centre de Benjamin Moukandjo (60e), puis par Michaël Ngadeu qui transformait un beau service de Christian Bassogog (79e). En Egypte, les Bissau-guinéens voudront absolument prendre leur revanche. Eux qui n’ont jamais battu les Lions, lors des trois confrontations qui les ont opposés [le Cameroun a en effet dompte la Guinée Bissau sur le même score (1-0) en matchs aller et retour des éliminatoires de la CAN 2013, Ndlr.].

Le Ghana, adversaire N°1

Les Camerounais sont donc avertis. La victoire est impérative pour les hommes de Clarence Seedorf. D’autant plus qu’à leur seconde sortie, ils affronteront un plus gros morceau, le Ghana, le 29 juin. Les Black Stars ont une revanche à prendre. Lors des demi-finales de la CAN gabonaise il y a deux ans, André Ayew et ses coéquipiers ont été défaits (2-0) grâce notamment à des buts de Ngadeu et Bassogog. Les Ghanéens ne voudront pas laisser leur chance de prouver à l’Afrique qu’ils ont bien changé. Plusieurs fois finaliste de la CAN, le Ghana qui attend depuis désormais trente-sept ans que son équipe remonte sur le toit du continent, après son dernier sacre obtenu en Libye en 1982, ira en Egypte avec l’ambition de briser la malédiction. Même si elle n’est plus aussi flamboyante, le Cameroun doit absolument se méfier de cette génération de joueurs qui n’ont encore rien gagné. Méfiance aussi lors de la dernière journée le 2 juillet contre le Bénin, le petit poucet du groupe F qui ne voudra pas se laisser faire. Comme la sélection de Madagascar qui a faussé les pronostics en obtenant sa première qualification à une CAN, Stéphane Sessegnon et ses partenaires y croient également. Autant dire qu’il serait bon que les Camerounais abordent chaque match comme s’il s’agissait d’une finale.

Des huitièmes plus compliqués

Sans s’enflammer – étant donné que rien n’est encore fait pour l’instant – l’équipe nationale du Cameroun peut raisonnablement se projeter vers les huitièmes de finale, où elle croisera le fer avec de bien meilleures équipes. Il existe en effet trois cas de figure. Le premier : si le Cameroun termine premier du groupe F, il affrontera en huitièmes de finale le deuxième du groupe E (Angola, Mali, Mauritanie, Tunisie) le 8 juillet. Le deuxième : si le Cameroun finit deuxième de son groupe, alors il fera face au second du groupe B (Burundi, Guinée, Madagascar, Nigeria) le 6 juillet. Troisième possibilité : si le Cameroun termine plutôt parmi les meilleurs troisièmes, il croisera le premier du groupe C (Algérie, Kenya, Sénégal, Tanzanie) le 6 juillet. Reste maintenant à savoir jusqu’où Clarence Seedorf et ses joueurs sont prêts à aller.

Par Arthur Wandji

Cameroun-Guinée bisau : Le match de la confiance pour les Lions indomptables

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Choupo-Moting et ses camarades devant leurs responsabilités

Le groupe F entre en compétition avec un duel à distance entre le Cameroun et le Ghana, favoris du groupe. Le premier rencontre la Guinée-Bisau et le second aura en face le Bénin. Si la partie semble facile pour chacun de des favoris, le ballon reste rond et tout est possible. Mais les regards seront davantage focalisés sur le Cameroun. Champions en titres Les Lions indomptables doivent prouver au monde que la surprise de Gabon 2017 peut être une erreur d’appréciation des experts qui n’avaient pas misé sur une sélection arrivée en terre gabonaise avec une tanière minée par des défections massives. Aussi, les joueurs de Clarence Seedorf ont nourri la chronique sportive par une affaire de primes non négociées, qui a abouti à abouti à une grève ayant vu le Cameroun débarquer en Égypte le jour du démarrage et à pratiquement au moment du à coup d’envoi. Mais les scènes de cette nature sont légion dans la tanière des Lions indomptables. Donc rien de nouveau sous le ciel camerounais, encore moins celui égyptien.

Et le morceau que veulent croquer Les Lions indomptables n’est pas des plus durs. Au menu, du Djurtus de Guinée Bisau. En trois confrontations entre les deux adversaires, le Cameroun a été invincible. Deux fois sur le score d’un but à zéro en éliminatoires de la Can 2013, et une fois lors de la dernière édition de la Can (2-1). Et même en termes de palmarès, le pays de Samuel Eto’o part avec les faveurs des pronostics. Au regard de ses cinq titres continentaux et ses sept participations en Coupe du monde. Face à un adversaire qui en est à sa deuxième participation en Can. Le terrain de la Coupe du monde étant encore inexploré.

Après la grève de Yaoundé, les Lions indomptables ont saisi le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) par courrier pour fermer la page des faits divers, non sans signifier leur insatisfaction. En revanche, Choupo-Moting et ses camarades ont écrit au peuple camerounais pour l’assurer de leur engagement sans faille dans la compétition. Et pour Hervé Tsitsol, adjoint au coordonnateur des équipes nationales de football du Cameroun « sur le plan psychologique et mental, ils sont suffisamment armés pour non seulement gérer la pression inhérente à ce type d’événement, mais aussi et surtout se mettre au-dessus de tout ce qui pourrait s’apparenter comme contours et dossiers annexes au cadre sportif». Et même le forfait de Joël Tagueu n’affecte pas le moral des troupes, assure-t-il. Mais c’est davantage sur le plan physique que les poulains de Clarence Seedorf s’exprimeront : « Je pense que le casting des joueurs a été réussi par le sélectionneur, de même que le staff s’est vu renforcé par un ensemble d’expertises nécessaires aux exigences et aux standards du football de haut niveau », fait observer cet éducateur sportif. Mieux, « la préparation s’est déroulée dans d’excellentes conditions d’abords en Espagne où les joueurs ont eu le privilège de s’entraîner sur les installations du Réal Madrid, puis au Qatar où ils ont pu s’acclimater dans des conditions idoines pour viser l’excellence ». Alors, « tout ce cocktail m’emmène à penser que les conditions me semblent réunies pour s’attendre à un objectif assez élevé dans cette compétition», conclut Hervé Tsitsol.

Urgent : Joël Tagueu forfait pour la Can 2019

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Joël Tagueu déçu, ne jouera pas de Can dans sa vie (?)

Joël Tagueu ne jouera pas la Coup d’Afrique des nations (Can) 2019. La nouvelle vient d’être annoncée par la Team press officer de l’équipe nationale senior de football masculin du Cameroun. « Le médecin de l’équipe, le Pr. William Ngatchou, vient de lui détecter une anomalie d’implantation d’une artère coronaire, suspectée au Qatar et confirmée en Égypte», écrit Lucrèce Medou Djemba. D’après la patronne de la communication des Lions indomptables, l’équipe médicale des champions d’Afrique relève chez l’attaquant « un risque non nul de mort subite sur le terrain ». Du coup, on apprend qu’«un recours a été introduit à la Caf pour son éventuel remplacement ».

Une information qui arrive à quelques heures du premier match du Cameroun dans cette 32ème édition de la Can. Alors que la liste des 23 joueurs retenus par Clarence Seedorf était déjà sujet à polémiques. La presse lui reprochant quelques sélections « fantaisistes » dès le départ, citant entre autres les cas Jacques Zoua peu réaliste et Idris Karlos Kameni qui sort d’une saison vierge. Et pour ne rien arranger, des cas de blessures détectés tardivement comme celui de Vincent Aboubakar et Jean Pierre Nsame qui avaient pris part aux stages jusqu’à la dernière minute ; ou même Tristan Dingome et Jean-Charles Casteleto, deux ajouts dans sa pré-liste, qui ont aussi vite quitté la tanière pour « blessures ».

La Confédération africaine de football (Caf) va-t-elle accorder cette faveur aux champions d’Afrique ? Difficile de le savoir. L’article 72.2 du Règlement de la Can dit qu’« un joueur de la liste définitive ne pourra être remplacé que s’il a été gravement blessé au plus tard vingt-quatre (24) heures avant le début du premier match de son équipe. Son remplacement doit être approuvé par écrit par la commission médicale de la CAF, après réception et acceptation d’un certificat médical détaillé. La commission médicale de la CAF rédigera un certificat attestant que la blessure est suffisamment grave pour empêcher le joueur de participer à la Coupe d’Afrique des Nations et remettra ce certificat à la commission d’organisation pour approbation ». Le cas du joueur du Cs Maritimo au Portugal semble ne pas répondre clairement au respect de cette disposition.

Retrouvez ici les explication du médecin des Lions indomptables

Ici, l’interview de Joël Tagueu à propos

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Seedorf réduit le trop-plein, en se séparant des blessés

Norbert Belinga, chef secteur Douane Sud II: « nous allons continuer à relever le niveau de recettes budgétaires »

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« Nous allons continuer à relever le niveau de recettes budgétaires »

 

Le secteur des douanes du sud II, a mobilisé plus de deux milliards de francs CFA au cours du mois de mai dernier. Quelle est la réaction du responsable des Douanes que vous êtes suite à une telle performance ?

La mobilisation de plus de deux milliards recettes douanières au mois de mai 2019 a permis au secteur des douanes du Sud II de franchir pour la première fois un cap symbolique par rapport à des prévisions de 1 milliard 800 millions. Ma réaction à la suite de cette performance est d’abord que j’éprouve un sentiment de satisfaction devant des résultats qui soulignent la pertinence et la justesse des options mises en œuvre pour parvenir à ce résultat. L’autre sentiment qui m’anime est porté vers l’engagement à maintenir les efforts en vue de conforter et de consolider ces résultats. Il convient de rappeler à cet égard que l’année budgétaire se situe à mi-parcours. Cela souligne la nécessité de maintenir la plus grande vigilance et la plus grande attention. Notre engagement est de continuer à relever le niveau de mobilisation des recettes budgétaires en droite ligne des objectifs assignés à la Direction Générale des Douanes (DGD).

Quelles sont les mesures qui ont été mises sur pied pour obtenir ce résultat ?

Ce résultat est l’aboutissement à mon sens d’une combinaison d’actions qui s’inscrivent dans un contexte de collaboration fructueuse entre l’administration des douanes et les partenaires majeurs de la place portuaire de Kribi. Ainsi, depuis la mise en exploitation du port de Kribi le 02 mars 2018, plusieurs actions de promotion de cette infrastructure majeure ont été organisées en partenariat avec le Port Autonome de Kribi. Des séminaires de vulgarisation et d’information organisées à l’attention des opérateurs ont permis à ceux-ci de disposer de la meilleure information concernant les atouts et les règles de procédures du Port de Kribi. En complément à ces initiatives, des actions d’accompagnement des filières de croissance telles que le bois, la cacao, et le café ont favorisé l’implication des acteurs de ces secteurs dans les activités d’importation et d’exportation du Port de Kribi. Enfin, toujours dans ce registre, des actions de promotion du Port de Kribi sont aussi développées au plan international pour faire connaître les avantages comparatifs de cette nouvelle ligne maritime. Il y a lieu à cet égard d’indiquer que la communauté portuaire de Kribi vient de prendre part à la foire internationale Breakbulk Europe 2019 qui vient de se tenir à Brême en Allemagne du 21 au 23 mai 2019. Ces actions de promotion s’appuient sur les efforts développés en interne par l’administration des douanes pour accompagner les opérateurs économiques en termes de dispositifs d’écoute et de mesures de facilitation notamment.

Ce résultat arrive au moment où le ministre des Finances invite sans cesse ses collaborateurs à plus de vigueur dans la mobilisation des ressources internes, au vue des défis économiques auxquels le pays doit faire face. Ces multiples interpellations ont-elles contribué à booster vos performances ? Si oui de quelle manière ?

Bien entendu, les interpellations du chef de département des Finances font l’objet d’une application rigoureuse au niveau du secteur des douanes du Sud II. Dans cette optique, et sous l’impulsion du directeur général des Douanes, nous nous employons sur le terrain à traduire au concret les orientations fixées par le ministre des Finances (Minfi). A titre d’illustration, les options du ministre en matière de dématérialisation des procédures trouvent un large écho auprès de nos personnels. La migration du système d’information de la douane vers la nouvelle application Camcis (Cameroon Customs Information System) augure de perspectives prometteuses dans la capacité de l’administration des douanes à offrir des modalités déclaratives toujours plus performantes adossées aux solutions numériques. Ce système d’information ultramoderne, qui remplace l’actuel système Sydonia, a pour objectif de renforcer la modernisation des douanes camerounaises par l’accroissement considérable de la dématérialisation des procédures.

Après ce résultat record, quels sont les leviers sur lesquels vous comptez vous appuyer pour augmenter le niveau de ces recettes dans les mois à venir ?

 En liaison avec les autres partenaires, notre objectif est de continuer à travailler au développement de l’attractivité du port de Kribi. Cette attractivité est essentielle pour garantir des objectifs de mobilisation de recettes conformes à nos ambitions. Compte tenu de ses nombreux atouts, au rang desquelles ses conditions nautiques et de navigabilité, son tirant d’eau de 16 mètres qui permet d’accueillir des navires de grandes envergures, et ses instruments de navigation de dernière génération, le port de Kribi offre des avantages comparatifs qui permettent d’assurer la rentabilité des opérations logistiques des opérateurs économiques. En renforçant notre organisation interne, nous comptons nous appuyer sur ces atouts pour parfaire nos services afin d’augmenter le niveau de recettes. Soulignons par ailleurs que la vocation du port de Kribi est d’évoluer vers un district industriel. Autrement dit, le port de Kribi est appelé à se transformer d’avantage en espace d’articulation d’activités logistiques, d’échanges et de production. Il est logique de considérer que ce développement se traduira par une augmentation des ressources budgétaires de l’Etat.

Le directeur général du Port Autonome de Kribi a récemment signé un communiqué informant l’opinion de la concession du terminal polyvalent à une entreprise philipienne. En quoi estce que l’exploitation de ce terminal peut-elle contribuer à augmenter les recettes douanières dans le secteur Sud II que vous dirigez ?

Les ports sont les vecteurs des ambitions maritimes d’un pays. Dans ce sens, le port de Kribi traduit la volonté de l’Etat d’engager notre économie dans une nouvelle dynamique. De ce point de vue, le terminal polyvalent participe de cette volonté de densifier et de diversifier les modalités de cette insertion dans les courants d’échanges mondiaux. Cette option sert à la fois les exigences de compétitivité de l’économie nationale et les objectifs de mobilisation de recettes. En particulier, la mise en fonctionnement du terminal polyvalent permet au port de Kribi d’exporter et d’importer certaines catégories de marchandises telles que les bois, les farines, et surtout les voitures. Ces produits étant identifiés comme des sources de recettes budgétaires, le secteur des douanes du Sud II peut envisager une amélioration de ses objectifs de mobilisation budgétaire.

Interview réalisée par Junior Matock ( Défis Actuels)

Coupe du monde 2019 : L’arbitre aide Les Lionnes indomptables à rentrer précocement

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Quarante-neuvième minute de jeu. Sur un mauvais dégagement de la gardienne anglaise, Awona intercepte le ballon et sert Aboudi Onguene restée à la lisière de la ligne défensive anglaise, se débarrasse d’une défenseure et place un centre pour Nchout Njoya Ajara qui, du plat du pied, trompe le dernier rempart anglais. Le but ne sera pas validé. L’arbitre signale un hors-jeu d’Aboudi. La Video assistance referee (Var) le dit. Mais c’est dans les oreillettes que la Chinoise Qin Liang s’entretient, sans aller vérifier elle-même la vidéo. Le réalisateur du match non plus, n’insiste sur les différents plans de vue. La buteuse camerounaise fond en larmes. Les joueuses camerounaises protestent une seconde fois ; après l’avoir fait sur le deuxième but anglais dans lequel la Var démontre qu’Ellen White n’était pas hors-jeu (45’+4). Mais cette fois-ci, la maîtresse du jeu a tranché, malgré les protestations.

Alors que le Cameroun accuse deux buts de retard, le chemin retour au pays se rapproche. Sur une faute technique d’Annette Ngo Ndom qui a pris de la main une passe d’Edjangue. Malgré 11 joueuses sur la ligne, Steph Houghton trouve le chemin des filets camerounais (14’). Cynthia Nzetia, la commentatrice de fifa.com indiquait déjà à l’ouverture du score que « ce but n’est pas une bonne nouvelle pour les Camerounaises, car l’histoire montre que lorsqu’elles prennent un but en première période, elles perdent le match». La suite lui donnera raison. Le Cameroun se battra, mais l’Angleterre se montrera plus réaliste. Au-delà de la polémique sur l’arbitrage. Les statistiques font état de 63% de possession de balle contre 37% pour le Cameroun, sur l’ensemble du match.

Qin Liang refuse d’aller consulter la Vidéo

Malgré plusieurs incursions dans le camp adverse, les Lionnes indomptables peinent à cadrer, quand elles parviennent à placer un tir. A l’entame de la seconde période, Enganamouit, transparente, cédera la place à Takounda (53’), pour une attaque plus dynamique. Avec Aboudi et Abam. Elle le sera davantage avec les entrées d’Abena et Akaba. Mais le moral semble affaibli. Mais c’est encore l’Angleterre qui alourdit le score à la 58ème minute sur un corner centré à ras de terre par Toni Duggan au point de penalty pour Alex Greenwood qui trouve le petit filet. La messe est dite.

Le Cameroun n’ira pas plus loin qu’en 2015 à la Coupe du monde féminine. Son parcours s’arrête en 8èmes de finale. La bataille des Lionnes a été remportée par les Lionesses. Les Lionnes indomptables retourneront à la maison pour continuer l’apprentissage. Avec l’espoir d’être de la partie dans quatre ans. Avec l’élimination du Cameroun, c’est l’Afrique qui quitte définitivement la compétition car la veille, le Nigeria avait déjà été éliminé par la l’Allemagne, sur le même score.

Libertés publiques: Journalisme,  profession en danger !

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En finir au plus tôt avec la cacophonie !

La semaine dernière s’est achevée sur une note particulière dans la médiasphère camerounaise avec la convocation et la quasi mise en accusation devant le conseil national de la communication de Haman Mana, directeur de la publication du quotidien Le jour.

Son « crime », la grande une de l’édition de son journal parue le 13 juin 2019 et intitulée, « Mrc : la traque au faciès ». Au-delà du tollé général et des volées de bois vert, cet autre épisode dans la communication sociale au Cameroun rend compte du malaise de plus en plus grandissant dans le journalisme, et qui en fait une profession en danger.

Raidissement du gouvernement

« Vous donnez la parole à ceux qui veulent diviser la nation, Eh bien ma foi demain vous (Canal 2) ne serez plus là (…) Je vais vous dire ce que vous devez faire, ce n’est pas une menace, vous devez comprendre que, à donner la parole aux sécessionnistes, je fermerai votre télévision ». Déclarait le 30 septembre 2017, ni plus ni moins, Issa Tchiroma Bakary sur les antennes de Canal 2 international, lors d’une tournée. L’alors ministre de la communication avait-il alors oublié que la fermeture d’une chaine audiovisuelle ou d’une rédaction de presse écrite obéit à une procédure administrative et surtout judiciaire très bien encadrée, et fait suite à des manquements très grave, parmi lesquels ne figure nullement le fait de donner la parole à un groupuscule, fut-il criminel ?

Mais à y voir de près la déclaration d’Issa Tchiroma devant une Carole Yemelong médusée traduit et trahit la mentalité qui est désormais celle de la majorité des décideurs et responsables camerounais, pour qui la presse doit être à leur service, auquel cas, elle doit être réduite purement et simplement au silence.

Ainsi, depuis quelques temps au Cameroun l’on observe comme une tentation de remise en question des acquis des années 1990 dans le domaine de la communication sociale. Des journalistes sont impunément menacés de mort dans le cabinet du ministre de la communication. D’aucuns sont lynchés, enfermés dans des cages aux chiens ou molestés tels des bandits de grands chemins. Tandis que la mise au chômage de certains est demandée à leurs employeurs, les agressions et menaces anonymes ou provenant de personnes bien connues sont devenues le lot quotidien.

Jamais, depuis le début des années 1990, la liberté d’expression n’a été autant bridée, et ses porte-étendards, les journalistes, autant brimés.

Invasion de la profession

Mais si l’on peut le relever pour le déplorer un certain raidissement du gouvernement vis-à-vis de la presse, il convient de dire que celui-ci est loin de constituer la plus grande menace à la profession de journalisme au Cameroun. Celle-ci est davantage mise en péril par tous les charlots-malins et autres charlatans qui ont envahi la profession.

Cette invasion est facilitée par trois choses. Tout d’abord la définition du journaliste au Cameroun, entendue comme «  toute personne qui sur la base qui de ses facultés intellectuelles, de sa formation et de ses talents, est reconnue apte à la recherche et au traitement de l’information destinée à la communi­cation sociale. » au sens de l’article 46 de la loi no 90-52 du 19 décembre 1990 relative à la liberté de communication sociale. Cette définition vague, permissive et embrasse-tout permet l’intrusion dans cette noble profession au tout-venant. Bienvenu dans le journalisme à tous les déclassés sociaux. Et au revoir la déontologie et l’éthique.

La deuxième raison tient à l’incapacité de la régulation des pratiques de la profession, que ce soit par les journalistes eux-mêmes, ou par le gouvernement. Le conseil national de la communication, malgré la reforme de ses textes et un certain activisme de ses responsables, semble de moins en moins écouté et pris au sérieux. La faute à la nappe d’impunité qui couvre certains hommes de médias qui passent outre et ridiculisent ses décisions. Allant jusqu’à faire faire condamner en justice le président de cette institution, Peter Essoka. De l’avis de tous, une démission du concerné aurait fait le plus grand bien à la profession.

L’imposture dans le journalisme a connu une explosion exponentielle ces dernières années à la faveur de la vulgarisation des réseaux sociaux. Désormais, un smart-phone, une connexion internet de 100 francs, et vous voilà le « pape de l’info ». Les « cyberjournalistes », « cyberactivistes », « influenceurs web », etc. font la pluie et le beau temps. Et vive les lynchages et les chantages de tout ordre sous forme de « Fake news ».

Les populations ayant une addiction compulsive et maladive pour le voyeurisme et les « scandales » s’abreuvent désormais prioritairement à ces « sources ». Tandis que le statut de journaliste perd complétement de sa substance, au point où les puristes préfèrent se réfugier dans les cellules de communication des organismes publics et privés.

 

Une qualité qui laisse à désirer

 

Cette désertion des plus capés de la profession du fait de l’invasion des imposteurs déteint largement sur la qualité des articles et publications. L’exactitude des faits n’est plus de mise et la profondeur des analyses est rarement au rendez-vous. Le lecteur peinant à trouver une plus-value par rapport à tout ce qu’il lit dans les réseaux sociaux –certains « journalistes » poussant le crime jusqu’à copier intégralement les publications dans les réseaux sociaux- trouve de moins en moins de l’intérêt à débourser de l’argent pour accéder aux informations dans les médias classiques.

Précarité économique

Ceci contribue largement à la précarité qui existe actuellement dans le milieu de la presse au Cameroun. Il faut dire que si la crise des médias classiques est universelle, la situation qui prévaut au pays de Paul Biya est des plus préoccupantes.

A la chute des ventes, il faut ajouter le rétrécissement du marché de la publicité, au point où les insertions publicitaires et autres annonces dans les médias apparaissent de plus en plus comme des faveurs, conditionnées par la connivence des directeurs de publications avec les annonceurs. Et même lorsque vous avez des insertions, se faire payer est un véritable parcours du combattant au cours duquel vous devez montrer patte blanche à toutes les étapes.

La situation matérielle du journaliste est des plus pitoyables. Les mois d’arriérés même dans les médias jugés sérieux s’accumulent. Pour joindre les deux bouts, les séminaires s’avèrent salutaires et le fameux « gombo » -nom consacré de la corruption dans la profession- « glisse » plus que jamais de mains en mains. Transformant le journaliste en garçon de course du patron, porte-flingue des hommes de pouvoir et homme à tout faire des nantis.

Déficit de solidarité et de confraternité

Si le journalisme est plus que jamais en danger, c’est bien parce que toutes ces menaces ont trouvé un terreau bien fertilisé par la quasi-absence de confraternité et de solidarité, et ce en dépit des actions louables du syndicat national des journalistes dirigé par Denis Nkwebo.

Évoluant en clans au service de diverses factions, les journalistes se tirent dessus réciproquement, et très souvent le bourreau du journaliste est le journaliste. Dans ce contexte, pas surprenant que les premiers à s’en être pris à Haman Mana soient ses confrères journalistes.

Obligation du trésor : plus de 175 milliards mobilisés

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Obligation du trésor : plus de 175 milliards mobilisés.

L’opération relevait d’une gageure. Parce que l’Etat n’avait jamais sollicité plus de 50 milliards de francs CFA à travers l’émission des Obligations du Trésor Assimilables    (OTA), sur le marché monétaire. Mais le pari lancé le 23 mai 2019 pour la mobilisation de 150    milliards de francs CFA a plutôt connu une fin heureuse, le 12 juin dernier. Selon Sylvester Moh Tangongho, le directeur général du Trésor (DGT), de la Coopération Financière et Monétaire, au ministère des Finances (Minfi), « le gouvernement a mobilisé plus de 175 milliards de francs CFA. Loin  au-dessus du montant fixé dès le départ. Ce qui traduit un taux de couverture de 120,78 % ». Dans le détail, le DGT explique que seuls 174,6 milliards de    francs CFA ont été retenus pour    permettre à l’Etat de faire face aux contraintes qui étaient les siennes au moment des émissions de ces OTA. Il s’agit notamment du financement d’une dizaine de    projets concernant les secteurs tels que l’eau et l’énergie, les travaux publics, le développement urbain, les infrastructures    sportives, etc. En ce qui concerne la gestion des ressources    supplémentaires, Sylvestre Moh    Tangongho indique « qu’elles vont servir au financement d’autres    projets ». D’ailleurs, a-t-il insisté, « les structures compétentes se    réuniront sous peu pour identifier    les projets vers lesquels seront orientés ces financements ».    Pour les spécialistes du marché    monétaire, l’option portée par le ministre des Finances, Louis Paul    Motaze, sur les OTA, démontre à suffisance la volonté de l’Etat de    diversifier ses outils de financement, afin d’accroître ses capacités à poursuivre ses projets    d’investissement. D’ailleurs, soutiennent ces experts, la réussite des précédentes sorties    effectuées par le gouvernement sur le marché monétaire y a beaucoup contribué. Le directeur    de la Trésorerie au Minfi, Samuel Tela, expliquait récemment dans    une interview accordée à Défis Actuels que : « les emprunts obligataires 2010-2015 et 2013- 2018, ont été remboursées en totalité et les échéances de remboursements survenues ont été respectées ».

Par Junior Matock ( Défis Actuels) 

Augustin Wambo Yamdjeu (Auda-Nepad) : « la zone de libre-échange va augmenter de 10 % le commerce agricole »

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« La zone de libre-échange va augmenter de 10 % le commerce agricole »

Quels étaient les objectifs de cette 15ieme session de la plateforme de partenariat du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (Pddaa).

Comme vous le savez déjà, cette rencontre est un évènement annuel dont le but principal est de servir de plateforme agricole continentale pour le dialogue politique, le partage des leçons et de reddition des comptes entre les parties prenantes du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (Pddaa) afin de faire avancer l’agenda du Pddaa. En cette année 2019, la 15ème réunion de la PP du Pddaa avait trois objectifs spécifiques. Il s’agissait d’évaluer l’état d’avancement de la mise en oeuvre des engagements pris à Malabo de tripler le commerce intra-africain sur la base des conclusions du rapport d’examen biennal et de diverses analyses fondées sur des données factuelles, et consolider les mesures politiques prises pour accélérer la mise en oeuvre de ces engagements. Le second objectif était d’exploiter les liens entre le commerce agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que les mécanismes visant à améliorer la sécurité alimentaire. Enfin, ces travaux devaient permettre aux parties prenantes de catalyser les efforts autour des organisations multipartites et des investissements du secteur privé à travers des chaînes de valeur prioritaires pour augmenter les revenus des petits exploitants, les emplois pour les hommes et les femmes.

Quelle appréciation faites-vous de la mise en oeuvre des objectifs de Malabo par les différents Etats qui s’étaient engagés?

La Déclaration de Malabo (Juin 2014) est un grand virage pour le continent africain. De mémoire d’expert des questions de développement sur le continent, jamais en Afrique, avonsnous été témoins, par le passé d’engagements aussi ambitieux que ceux contenus dans la décision des Chefs d’Etats et de gouvernement pour agir aussi bien collectivement qu’individuellement pour transformer l’agriculture africaine. Le rapport inaugural de la revue biennale de 2018 indique que les États de l’Union Africaine ne sont pas en voie d’atteindre les objectifs du Pddaa d’ici 2025, car le continent présente une moyenne générale de performance de 3.6/10, en décrochage par rapport au benchmark de 3.94/10 qu’il faut avoir pour être considéré comme étant sur la bonne voie. En effet, parmi les 47 pays ayant pris part à l’exercice d’évaluation, 20 sont classés comme en bonne voie, tandis que les 27 autres affichent des performances pas des plus rassurantes. Pour la première fois, les dirigeants africains et les principales parties prenantes de l’agriculture travaillant à la transformation du secteur avaient sous la main des résultats clés pour évaluer leurs progrès dans la réalisation des objectifs du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (Pddaa) et des objectifs fixés dans la Déclaration de Malabo. Bien que la publication en janvier 2018 de ce rapport fondamental puisse être considérée comme une étape importante en presque deux décennies de mise en oeuvre du Pddaa, d’une part, et d’autre part, qu’elle ait donné une nouvelle impulsion au processus grâce à des examens par les pairs, elle a également mis en évidence les problèmes et les défis qui freinent le secteur dans son ensemble. Dans l’ensemble, les pays africains ont enregistré une performance supérieure à la moyenne (63 %) en matière de réengagement dans le processus du Pddaa, comme en témoigne le nombre important de personnes impliquées dans l’appropriation du Pddaa dans leurs opérations nationales, alors que la plupart sont à la traîne dans des domaines de performance tels que le commerce et l’investissement du secteur privé. Sur les 29 États membres qui ont communiqué des informations sur la question du commerce, seuls 3 pays ont atteint l’augmentation minimale du taux de croissance de 20 %, ce qui constitue un jalon important pour le cinquième engagement visant à stimuler le commerce intra régional de produits et services agricoles en Afrique. Cette contre-performance en matière d’échanges entre les pays africains et leurs homologues du continent est alarmante et mérite d’être examinée davantage, en particulier dans le contexte de l’Accord de libre-échange continental pour l’Afrique (Azleca) adopté à Kigali en mars 2018 par l’Assemblée de l’Union Africaine.

En quoi l’entrée en vigueur de la zone de libre échange est-elle une opportunité pour l’agriculture africaine ?   

La signature de l’Accord de libre-échange continental africain (Azleca) par 49 pays africains a été saluée par la communauté du développement car il s’agit d’un pas de géant vers la stimulation du commerce intra-africain, de l’emploi et de la croissance économique. Théoriquement, l’Azleca devrait éliminer progressivement les barrières tarifaires et non tarifaires, améliorer la facilitation des procédures douanières et commerciales, développer les chaînes de valeur régionales et continentales et encourager l’investissement et l’industrialisation en Afrique. Ces efforts renforceront le commerce intraafricain qui reste faible par rapport à d’autres régions du monde. L’Azleca offre ainsi à l’Afrique, l’occasion de diversifier sa base d’exportation de produits extractifs vers d’autres produits manufacturés et agricoles et de réduire ainsi la vulnérabilité économique du continent, tout en créant des emplois pour une population jeune et dynamique, notamment dans le secteur agricole. De plus, l’accord de l’Azleca complétera les efforts visant à tripler le commerce intra-africain des produits et services agricoles dans le cadre du programme de transformation agricole de la Déclaration de Malabo. Rappelons qu’au niveau continental, l’Azleca, entré en vigueur le 30 mai 2019, a inauguré la plus grande zone de libre-échange au monde depuis la création de l’Organisation Mondiale du Commerce, avec environ 1,2 milliard de personnes et un Produit Intérieur Brut (PIB) combiné de 2,5 milliards de dollars américains. C’est une occasion unique pour l’Afrique de davantage promouvoir les échanges commerciaux avec elle-même. L’UA est actuellement en train de se doter d’une stratégie sur les produits de base, qui une fois finalisée, couvrira les secteurs clés de l’agriculture, de l’énergie et des mines, et fournira également une impulsion stratégique supplémentaire pour stimuler le commerce intra et extraafricain des produits de base.

Au regard de ce qui est dit plus haut, il  va de soi que le secteur agricole peut  et doit s’organiser pour tirer pleinement  parti de l’Accord de Libre-Echange  Continental Africain (Azleca) afin  d’accélérer la mise en oeuvre des  engagements d’une portée  transformationnelle de la déclaration de  Malabo. L’Azleca porte en elle-même,  ne serait-ce qu’un point de vue  principiel, tous les attributs nécessaires  pour jouer un rôle de catalyseur pour  accélérer la marche vers la  concrétisation des buts et objectifs de  Malabo.  Afin de permettre à l’Azleca de jouer  pleinement ce rôle d’entrainement de la  transformation durable de l’agriculture  africaine, il est urgent d’identifier les  actions politiques clés, ainsi qu’une  matrice de déterminants dont la mise  en dynamique permettra à l’agriculture  africaine de jouer pleinement son  potentiel de création de valeur ajoutée  et de richesse.  Des travaux de modélisation de la  Commission économique pour l’Afrique  prévoient que le commerce intraafricain  de produits et services agricoles  augmentera de 20 % à 30 % en 2040  avec la mise en place de l’Azleca, qui  générerait alors des revenus publics,  augmenterait les revenus des  agriculteurs et étendrait capacité des  agriculteurs et des pays à investir dans  la modernisation du secteur par le biais  de la transformation et de la  mécanisation.

Certains pays semblent traîner  le pas. Comment l’expliquer?  N’est-ce pas un frein à la  dynamique globale? Que peuton  faire pour les inciter à  adopter un meilleur rythme ?

Au niveau des Communautés  Economiques Régionales (CER), la  Zone de Libre-Echange Tripartite  (Zlet), qui sert d’arrangement  interrégional de coopération et  d’intégration entre les 26 pays du  Comesa, de la Communauté d’Afrique  de l’Est (CAE) et de la Sadc, crée un  marché unique pour les trois sousrégions  afin de promouvoir le  développement économique et social  de la région et renforcer les processus  régionaux et continentaux. Les CER  individuelles ont également un certain  nombre d’initiatives politiques et de  mécanismes institutionnels qui  promeuvent le commerce (agricole).  Parmi les exemples de ces mesures  figurent l’harmonisation des politiques  et des réglementations (par exemple,  la politique industrielle et le protocole  de la Sadc sur le commerce, la  politique de développement agroindustriel  de la CAE, le tarif extérieur  commun de la Cedeao); le  renforcement du rôle du secteur privé  organisé dans la formulation des  politiques commerciales (par exemple,  la création du Conseil commercial du  Comesa); la promotion de la libre  circulation des marchandises et des  personnes (la libre circulation des  produits agricoles et des animaux dans  le cadre de la libéralisation  commerciale) et la facilitation de  systèmes de paiement transfrontaliers  (par exemple, le Système régional des  règlements et paiements du Comesa).  Pendant et après le sommet de mars  2018 de Kigali, 52 pays sur 55 avaient  officiellement signé le texte consolidé  de l’accord sur la mise en place de la  Zleca. Le Benin, l’Erythrée et le Nigeria  sont les seuls à ne pas avoir fait le pas,  pour diverses raisons. Rendu au 30  mai 2019, date d’entrée en vigueur de  la Zleca, seuls 24 pays sur 55 avaient  officiellement ratifié le Traité de la  Zleca et déposé auprès de la  Commission de l’Union Africaine les  instruments juridiques nationaux y  afférents. Seuls le Tchad, la  République Démocratique du Congo  (RDC) et dans une certaine mesure le  Rwanda représentent l’Afrique  Centrale dans le cercle (encore fermé  ?) des bons élèves de l’intégration par  le commerce du continent. Un tel  tableau suggère que certains pays ou  encore entités régionales, prennent  davantage la mesure des enjeux de la  Zleca que d’autres. Au rythme auquel  arrivent les ratifications, l’Afrique  Centrale court une fois de plus le  risque d’apparaitre comme le ventre  mou de l’intégration régionale en  Afrique. Ceci ne serait pas la première  fois. Mais serait-ce la fois de trop ?  Très certainement oui.  Au niveau continental, le plaidoyer de  haut niveau continue afin qu’un  nombre encore plus grands de pays se  soignent les rangs. Le Président Paul  Kagame du Rwanda en est le  champion désigné par l’instance  panafricaine. Sans relâche, il travaille  à encourager les sceptiques ou tout  simplement les retardataires à rallier  le train qui, espérons-le, ne marquera  plus d’arrêt.

L’Afrique est un grand  importateur de denrées  alimentaires alors qu’elle a tout  pour être un des plus grands  producteurs du monde. Quelle  est l’ampleur du phénomène et  quels sont les blocages au  décollage de l’agriculture sur le  continent ? 

Il est ici question de dénoncer pour  s’en offusquer, la dépendance odieuse  du continent africain aux des  importations de denrées alimentaires  pour nourrir ses nombreuses  populations. Les chiffres officiels sont à  donner le tournis. Dans la réalité,  hélas, ces derniers seraient beaucoup  plus importants et leur capture  partielle étant principalement due à  l’entrée en contrebande de plusieurs  produits alimentaires qui échappent  aux douanes nationales dont les  frontières sont poreuses.  Or, il est établi que, en plus de stimuler  la croissance et le développement de  l’industrialisation tirée par l’agriculture,  une chaîne de valeur compétitive  devrait accroître le potentiel commercial  et les recettes grâce à l’intégration des  chaînes de valeur mondiales, réduire la  facture des importations alimentaires  et augmenter les revenus des acteurs  de la chaîne.  Pour illustrer l’ampleur du drame,  rappelons qu’en 2015, les pays  africains ont dépensé environ 63  milliards USD en importations de  produits alimentaires, en grande partie  de l’extérieur du continent. Selon les  sources, l’ardoise des importations des  produits alimentaires de l’extérieur vers  l’Afrique oscille entre 35 et 40 milliards  de dollars annuellement.

Comment appréciez-vous le  déroulement des travaux et  quelles leçons tirer de ces trois  jours de réflexion ? Êtes-vous  satisfaits ? 

Cette 15ème réunion du Pddaa PP est  en réalité la 5ème que j’organise en  qualité de Chef du Pddaa. Sur un plan  personnel, j’ai le profond sentiment  d’avoir réalisé quelque chose de pas  négligeable. Tenez, environ cinq cent  (500) personnes ont participé sur un  total de sept cent trente (730)  participants officiellement accrédités,  parmi lesquels des représentants du  Parlement panafricain et des  organisations parlementaires  régionales, d’organisations  internationales (CUA, Auda-Nepad,  agences des Nations Unies, autres  organisations multilatérales et  bilatérales), des CER, Gouvernements,  organisations paysannes panafricaines,  organisations de la société civile,  organisations de femmes et de jeunes,  institutions financières, organisations  de recherche agricole et techniques,  secteur privé, institutions de médias et  partenaires de développement.  L’objectif global assigné à la rencontre  était d’offrir aux participants la  possibilité de réfléchir ensemble, de  partager les meilleures pratiques et  d’identifier les stratégies et autres  politiques susceptibles de favoriser  l’intégration, améliorer l’accès aux  marchés et le commerce intra régional  de produits de base et de services  agricoles dans la recherche de  résultats économiques et de sécurité  alimentaire.  Au regard de la qualité relevée des  panelistes et des participants dans  leur totalité, la profondeur des  analyse et surtout la diversité des  exemples mobilisés pour illustrer et  étayer les propos des uns et des  autres, je suis heureux de noter que  Nairobi vient de placer la barre très  haut.

Quels sont les prochains défis  du Nepad dans le secteur  agricole ?

 Nous allons faire plusieurs choses.  Par exemple, nous continuerons à  travailler avec les pays pour les  accompagner dans la structuration  du dialogue et l’engagement du  secteur privé dans l’agriculture  comme le principal pilote de la  transformation. Nous nous attèlerons  à mobiliser des partenariats  susceptibles d’accroitre efficacement  la productivité et la compétitivité des  petits agriculteurs Nous comptons  également déployer une vaste  initiative de promotion des agroindustries  pour accélérer la  concrétisation de la petite  industrialisation manufacturière aussi  bien dans les zones rurales que dans  les milieux péri-urbain dans un  contexte qui appelle à une plus  grande territorialisation plus  volontariste et innovant de nos  actions de développement. Enfin,  nous comptons continuer à travailler  à la facilitation de l’accès aux  services divers pour les petits  agriculteurs et les entreprises  rurales.

Interview réalisée par François Bambou, envoyé spécial à Nairobi

Affaire de primes : La leçon de professionnalisme des Lions indomptables

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Les participants à la réunion de crise

Après une nuit blanche ponctuée de négociations avec les responsables de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et du ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), Les Lions indomptables qui ont vu un bonus de 5 millions de francs à chacun d’entre eux, ont craché sur le geste qu’ils ont pourtant obtenu de hautes luttes. Et l’ont fait savoir à travers une lettre servie au Minsep. « Nous avons décidé d’arrêter toute négociation se rapportant à nos primes », écrivent-ils à Narcisse Mouelle Kombi. Si les joueurs trouvent déplacé le sens donné à l’acte du ministre, en l’occurrence le maintien de la prime de participation à 20 millions chacun et, et le bonus comme prime supplémentaire à la prime du premier match (en cas de victoire), ils vont plus loin.

Dans une autre lettre adressée cette fois-ci au peuple camerounais. « Nous avons pris des décisions qui ont peut-être suscité des doutes quant à notre engagement envers la patrie », commencent-ils leur lettre. Rappelant le geste fait par les pouvoirs publics, « l’ensemble des joueurs a préféré décliner l’offre parce qu’elle ne correspond pas à l’esprit des problèmes que nous avons posés », écrivent les joueurs. Alors, à l’intention du gouvernement, « nous irons représenter la nation camerounaise et nous allons donner le meilleur de nous-mêmes, pour défendre le titre avec dignité et fierté », assure-t-ils. Cependant, « nous souhaitons pour le futur, plus de professionnalisme, plus de communication dans l’organisation du football au Cameroun», et « plus de respect » à l’endroit des acteurs du mouvement sportif, concluent-ils. Non sans avoir rappelé au peuple camerounais que « de génération en génération, nous faisons l’objet des mêmes problèmes (Sic)». En insistant sur le fait que « beaucoup de choses doivent changer, et c’est la raison pour laquelle nous avons pris une position forte ces derniers jours ». Une lettre signée de tous les joueurs.

Ci-dessous, les deux lettres

Equipements sportifs : Le Coq chantera-t-il dans la tanière des Lions ?

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Les Lionnes indomptables ont engagé la Coupe du monde France 2019 lundi dernier contre le Canada. La sélection nationale du Cameroun a arboré une tunique au logo de Le Coq sportif. Des échantillons des produits de l’équipementier français ont été présentés ces derniers jours. Rompant avec le doute qui planait sur la disponibilité des maillots du successeur de Puma. Et pourtant, à ce jour, aucun accord n’a encore été signé entre la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et Le Coq sportif. L’événement est sans cesse reporté sine die. La dernière date était celle du 7 juin. Rien n’a eu lieu. Lors de la cérémonie de présentation de la tunique des Lions indomptables le 19 juin dernier, l’on a parlé de fin juillet. Soit après les deux compétitions phares du football camerounais. Et le contrat n’a pas toujours été signé, malgré la présence de deux responsables de Le Coq sportif au Cameroun pour cette cérémonie de présentation du nouveau maillot des Lions indomptables.

A la Fécafoot, on y croit. « La signature aura lieu probablement le 19 juin à Yaoundé », supputait un haut cadre de l’instance faîtière du football camerounais. Une date qui avait déjà été avancée par Tsinga, avant de changer. Les Lions indomptables, de passage au pays, en route pour la CAN, ont découvert leurs nouveaux équipementiers. Et il était initialement prévu que la signature du contrat ait lieu au Cameroun à cette occasion, mais… Les quintuples champions d’Afrique ont simplement présenté leur nouveau maillot lors d’une séance d’entraînement à Yaoundé, avant de s’envoler pour le pays des Pharaons. Le « contrat » est donc entré en application avant même sa signature.

De retour de sa mission en France, Séidou Mbombo Njoya, le président de la Fécafoot, avait laissé croire qu’«il y a eu un accord de principe » entre les deux parties en négociation. Et le 19 juin, le patron de la Fécafoot l’a réitéré: « il y a eu un mémorandul d’entente entre Le Coq sportif et la Fécafoot; mais la signature du contrat aura lieu en marge d’une session du Comité exécutif de la Fécafoot qui aura lieu n juillet ». D’où l’exploitation de la marque a priori. Certains pourfendeurs du régime de Tsinga sont convaincus que « la Fécafoot a acheté des maillots estampillés sur le marché ». Ce que dément la Fécafoot. Des sources disent d’ailleurs avoir découvert que les maillots étaient floqués « à Tsinga ». On en saura un peu plus dans les prochains jours ou semaines.

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