lundi, juin 1, 2026
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Can 2019 : Les Lions cloués au sol pour cause de primes « impayées »

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Les participants à la réunion de crise

A quelques heures du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019, Les Lions indomptables sont encore à Yaoundé. L’équipe nationale n’a pas pris le vol hier comme initialement prévu, pour rejoindre son camp à Ismailia en Egypte. Pour cause, des incompréhensions sur les primes qu’attendaient les joueurs. Les ambassadeurs du Cameroun pour Egypte 2019 exigeaient 40 millions de primes de participation chacun. L’Etat du Cameroun a coupé la poire en deux. Et les autorités du football se sont précipitées pour effectuer les virements dans les comptes bancaires des joueurs. Et dans un communiqué, Gabriel Nloga, le chef de la cellule de communication du ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), a indiqué que « les Lions indomptables ont reçu chacun 20 millions de prime de participation pour la Can 2019 en Égypte, contre 15 millions en 2017 au Gabon« . Expliquant que « la prime de participation qu’on appelle également prime de présence, à été intégralement versée dans les comptes des intéressés ». Développant sur les différentes primes prévues. L’homme en est sorti par un appel à la prise de conscience des joueurs: « Peut on négliger un tel effort dans un environnement qui est le nôtre ?« , a-t-il interrogé.

Pas de quoi infléchir la position des mécontents. Lesquels ont opposé une fin de non-recevoir à cette enveloppe qu’ils jugent dérisoires. Toute la soirée d’hier et la nuit, des représentants des joueurs et les autorités du Minsep et de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) se sont attelés à résorber la crise.

Cinq ans après une telle situation honteuse, le Cameroun n’a pas su anticiper. Le départ de la délégation pour la Coupe du monde 2014 avait été reporté, en raison d’une grève des joueurs qui, non seulement avaient refusé de prendre le drapeau que leur remettait le Premier ministre au stade Ahmadou Ahidjo, mais sont restés dans leur hôtel le lendemain matin, alors que les autres membres de la délégation les attendaient à l’aéroport.
Puis la Coupe du monde fut une catastrophe. Le pays est revenu du Brésil avec une besace vide : trois défaites en trois sorties, ponctuées de maladies, de polémiques et de frustrations.

Coupe du monde féminine : Nchout Ajarra Njoya sauve le Cameroun

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Grâce à Ajara Njoya, le Cameroun peut encore aller plus loin. Photo Fifa.com

« Lorsque je prends le ballon hors de la surface, je me dis que ce sera la dernière occasion du match et que si je la perds, c’est fini. J’ai pris mon temps, je me suis concentrée, j’ai feinté la défenseuse et j’ai placé sur le côté ». Ainsi, Nchout Ajarra Njoya parle de son état d’esprit et décrit le but salvateur qu’elle a inscrit dans les vingt dernières secondes du match Cameroun-Nouvelle Zélande (2-0), comptant pour le dernier match du groupe E de la Coupe du monde France 2019. Alors que l’arbitre s’apprêtait à siffler la fin de la rencontre, le destin du match vient de changer. Le nul d’un but partout qui crucifiait le Cameroun relève désormais du passé.

La Nouvelle Zélande désillusionnée. Photo Fifa.com

« On savait que le peuple camerounais nous attendait. En 2015 nous sommes sortis en 8ème de finale ; il n’était pas question qu’on sorte de la compétition au premier tour ». Alors Nchout Ajara Njoya peut se féliciter d’avoir permis aux Camerounais de ne pas rentrer au premier tour. Elle qui avait déjà ouvert la marque à la 57ème minute. Mais le Cameroun cessera de rêver lorsqu’Awona marque dans les buts camerounais sur un tir raté et dévié dans la lucarne de Ngo Ndom.

Avec ce score, le Cameroun qui occupait le dernier rang du groupe, passe devant le Nigeria qui s’est relancé hier après le nul de 3-3 entre l’Ecosse et l’Argentine. Le Cameroun se relance dans le tournoi, en même temps que les trois autres meilleures troisièmes du premier tour. Alain Djeumfa peut trouver un petit temps de répit. Le sélectionneur national qui était déjà voué aux gémonies, pour sa sélection critiquée tant pour le nombre de blessées retenues que pour ses choix parfois jugés peu osés.

Le Cameroun a atteint le niveau de 2015. La balle est dans le camp des joueuses et du staff pour tenter de faire mieux qu’à Canada 2015.

René Emmanuel Sadi : « Certains médias nationaux se sont constitués en une véritable presse militante »

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René Sadi, le ministre de la Communication

Mesdames et Messieurs les Responsables des Entreprises de Presse ;
Mesdames et Messieurs les Directeurs de Publication ;
Mesdames et Messieurs les Promoteurs des Chaînes de Radiodiffusion ;
Mesdames et Messieurs les Promoteurs des Médias Cybernétiques ;
Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;
Je vous remercie d’avoir répondu, si nombreux, à l’invitation que je vous ai adressée, pour prendre part à cette rencontre, la première du genre que j’ai vivement souhaitée depuis ma nomination à la tête du Ministère de la Communication, avec les protagonistes majeurs de la scène médiatique, celles et ceux qui donnent sens et vie à l’espace et à la mouvance démocratiques. Aussi m’est-il agréable de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue dans cette salle auditorium du Ministère de la Communication.

Mesdames, Messieurs ;
Depuis plusieurs décennies, le président de la République, Son Excellence Paul Biya, s’emploie, avec le peuple camerounais, à construire méthodiquement, inlassablement et irréversiblement, les meilleures rampes d’accès au plein épanouissement de la liberté d’expression et de la liberté de la presse au Cameroun qui sont les socles essentiels d’une véritable société démocratique.

Notre pays s’est ainsi résolument engagé dans un processus de démocratisation et de promotion des libertés fondamentales, plus particulièrement, la liberté de la presse, clairement marquée par le pluralisme médiatique, avec une grande liberté de ton. S’agissant précisément du pluralisme médiatique, force est de relever, pour s’en féliciter, la multitude des supports multimédias qui animent l’espace médiatique national, à savoir :

– 30 chaînes de télévision ;
– Plus de 200 chaînes de radiodiffusion commerciales et communautaires ;
– Plus de 600 organes de presse écrite.

A cela s’ajoute un nombre tout aussi considérable d’opérateurs de télédistribution et de médias en ligne qui alimentent aujourd’hui un secteur cybernétique, et donc une toile Internet, des plus effervescentes en Afrique.

Le Mincom et son staff, dictant la conduite gouvernementale

Le reflet et le large écho de cette forte tonalité médiatique, transparaissent au quotidien, d’un champ audiovisuel et cybernétique camerounais qui foisonne d’émissions de débats contradictoires, traitant de tous les sujets touchant à la vie nationale et internationale, et portant sur des problématiques aussi multiples que variées.

Une scène médiatique qui dispose également d’une presse écrite tout aussi riche et dont on peut apprécier au fil des ans, à la fois la qualité et la quantité.

Le Gouvernement de la République, par ma voix, exprime sa satisfaction face à ce foisonnement de la presse nationale, et particulièrement, à l’adresse de ceux des Promoteurs et des professionnels des médias qui ont à cœur de préserver et de conforter ces acquis, et qui s’emploient à mettre un point d’honneur au respect des 5 fondamentaux de cette noble profession qu’est le journalisme.

Ce constat établi, constat plutôt satisfaisant, il convient à présent qu’ensemble, nous procédions sans complaisance, à un diagnostic global du paysage médiatique national. En effet, la presse camerounaise, nonobstant sa pluralité de tons, sa grande diversité et son abondance éditoriale, semble malheureusement s’écarter, par endroits et à certains moments, de sa mission essentielle, qui se résume à ce triptyque : l’information des populations, l’éducation et le divertissement des masses.

Dans le même ordre d’idées, face aux multiples enjeux sécuritaires et socio-politiques auxquels le Cameroun est confronté à l’heure actuelle, et devant la récurrence des dérives médiatiques observées çà et là, en violation flagrante, non seulement, de l’éthique et de la déontologie journalistiques, mais aussi, du principe professionnel qui sacralise les faits, un autre constat s’impose à la communauté nationale toute entière, selon lequel, la presse camerounaise, jour après jour, tend à s’enliser dans les déviances des appels à la haine de l’autre, de l’apologie de l’irrédentisme et des replis identitaires qui sont autant de dangereux catalyseurs du tribalisme.

A cette allure, si l’on n’y prend garde, notre presse pourrait à terme, faillir à l’important rôle qui est le sien, de relais et de promoteur de nos idéaux de paix, d’unité et d’intégration nationales.

Les axes du discours médiatique au Cameroun, lorsqu’ils sont teintés de manipulation et de désinformation, d’allégations non fondées, voire d’atteintes systématiques aux valeurs de la Nation et de la Mère Patrie, contribuent incontestablement à la désorientation de l’opinion publique nationale.

Or, la presse camerounaise doit continuer d’inspirer confiance. Il s’agit là d’un impératif irréductible auquel il n’est guère possible de satisfaire si les professionnels eux-mêmes n’ont cure de leur crédibilité, de leur respectabilité et partant de leur responsabilité.
Il faut le dire, le Cameroun a besoin d’une presse crédible et responsable, qui sache prendre en compte et faire siennes, les exigences, les enjeux et les valeurs fondamentales de la Nation, pour la préservation de notre équilibre global. A cet égard, il y a lieu de rappeler à tous les professionnels des médias exerçant le métier de journaliste sur le territoire national, que s’il ne saurait y avoir de démocratie sans liberté de la presse, il ne peut non plus y avoir de liberté de la presse sans responsabilité du journaliste.

Par ailleurs, il faut le dire aussi : le journaliste est avant tout un citoyen. Comme tel, il doit se sentir interpellé par les grands enjeux de la Nation, et, en l’occurrence, par l’aspiration profonde des Camerounaises et des Camerounais à vivre en paix, à vivre en harmonie, en bonne intelligence les uns et les autres, en faisant de la diversité qui caractérise notre pays, le vrai socle de son unité et de sa richesse.

C’est donc le lieu de dénoncer voire de stigmatiser l’attitude complètement irresponsable et inadmissible des opérateurs de certains organes de presse écrite, audiovisuelle et cybernétique, qui ont choisi 8 délibérément et de façon continue, de pratiquer le métier de journaliste en marge des canons de la profession et des valeurs de la République. L’incompréhension et l’indignation de nos compatriotes sont par exemple, toujours aussi grandes, chaque fois qu’une télévision, une radio, un journal de presse écrite ou cybernétique, commet des déclarations ou des écrits ostensiblement dirigés contre les Forces Nationales de Défense et de Sécurité, alors même qu’exposés chaque jour, jusqu’au sacrifice de leurs vies, nos braves et héroïques militaires, gendarmes et policiers méritent de la part de la Nation, soutien, gratitude et reconnaissance.

Par ailleurs, l’opinion publique nationale a bien noté que depuis de longs mois, certains médias nationaux se sont constitués en une véritable presse militante, au service de courants anti-républicains, multipliant de ce fait des contre – vérités, ainsi que des dérapages malencontreux, le tout, à travers une violence verbale inadmissible, ou, des écrits incendiaires, prônant à la fois la haine tribale, les troubles à l’ordre public, voire l’insurrection sociale. D’aucuns se posent alors de plus en plus la question de savoir si c’est cela qu’il faut attendre d’une presse responsable dans un Etat démocratique ?
La réponse est non !

Le professionnel des médias se doit d’avoir en esprit que la délicatesse de sa mission de relais sociétal, lui impose de toujours veiller à être au-dessus de la mêlée, en toute neutralité et en toute impartialité, à l’effet de parvenir à apporter aux populations des informations d’une absolue véracité.

Dans l’optique de mieux accomplir son devoir d’information, de sensibilisation, de formation et de divertissement des masses, dans un environnement national qui en a plus que jamais besoin, le journaliste doit éviter de « faire de la politique sous les oripeaux du journalisme !» Au regard de ces tendances qui dénaturent cette noble profession, je me permets d’exhorter tous les acteurs médiatiques à un sursaut professionnel, moral et citoyen !

J’en appelle vivement au sens de responsabilité, au respect rigoureux des prolégomènes du métier de journaliste, des valeurs de paix, de cohésion sociale et du vivre-ensemble, dans le travail de diffusion ou de publication des informations.

Qu’on se comprenne cependant : je stigmatise les dérives, j’interpelle votre conscience et votre responsabilité collectives, mais, je ne vous lapide pas, loin s’en faut, car j’ai aussi conscience de vos desiderata.

Le Gouvernement, a pris la pleine mesure des difficultés auxquelles la presse camerounaise fait face, particulièrement, les problèmes liés à la précarité économique des médias et à la pénibilité des conditions de travail des journalistes.
Pour ma part, je puis vous assurer que les différents écueils dûment identifiés, ceux relatifs notamment à l’inaccessibilité de vos organes de presse aux sources d’information gouvernementale, sont en train d’être levés.

« j’exhorte solennellement toute la presse nationale à envisager, autant que possible, l’organisation de la profession de journaliste au Cameroun »

En effet, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, vient de marquer son accord pour la mise en place d’une plateforme rénovée de la Communication Gouvernementale, destinée à assurer, outre une meilleure coordination des mécanismes de collecte et de centralisation des informations d’origine institutionnelle, une mise à disposition plus fluide et davantage proactive desdites informations.

Par ailleurs, j’exhorte solennellement toute la presse nationale à envisager, autant que possible, l’organisation de la profession de journaliste au Cameroun. Car, de tous les corps socio-professionnels à l’échelle du pays, cette profession est l’une des rares à présenter un tel déficit d’organisation interne.

S’agissant des questions liées à la régulation des activités de la presse au Cameroun, j’émets ici, une fois de plus, le vœu qu’à côté de la régulation qu’assure le Conseil National de la Communication, les professionnels des médias puissent se pencher résolument sur l’idée de la mise en place d’un système d’autorégulation professionnelle.
C’est par cette voie, j’en suis convaincu, que nous parviendrons à atteindre un seuil de responsabilité optimal, qui contribuera sans aucun doute, à limiter les recours aux procès et aux poursuites contre les journalistes devant les instances judiciaires.

« La tolérance administrative, facilité initialement accordée par le Gouvernement à tous les médias audiovisuels à capitaux privés,… ne sera plus de mise »

Pour sa part, le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour œuvrer dans le sens de la promotion d’un paysage médiatique national, à la hauteur des attentes des citoyens, et bien évidemment dans le respect des principes majeurs qui régissent ce secteur dont l’importance n’est plus à souligner. De même, toutes les entreprises de presse et autres unités médiatiques, se doivent elles-mêmes de respecter le cadre normatif inhérent à l’exercice de leurs activités.

Je dois rappeler, à toutes fins utiles, qu’à la date d’aujourd’hui, aucune entreprise de presse audiovisuelle, aussi bien en télévision qu’en radio, n’est en règle, s’agissant notamment des conditions d’accès à l’exercice de leurs catégories de métiers. La tolérance administrative, facilité initialement accordée par le Gouvernement à tous les médias audiovisuels à capitaux privés, dans un souci de flexibilité et d’accompagnement progressif vers la performance, mais curieusement indexée et décriée par certains comme étant, au contraire, une épée de Damoclès suspendue sur la presse audiovisuelle nationale, ne sera plus de mise, dès lors que le socle règlementaire découlant de la loi N° 2015/007 du 20 avril 2015 régissant l’activité audiovisuelle au Cameroun sera complété par des textes d’application.

J’engage donc d’ores et déjà tous les promoteurs des médias audiovisuels à prendre les dispositions nécessaires à leur mise en conformité avec la réglementation en vigueur.
Mesdames, Messieurs les Responsables des Entreprises de Presse ;
Mesdames, Messieurs les Directeurs de Publication ;
Mesdames, Messieurs les Promoteurs des Chaînes de Radiodiffusion ;
Mesdames, Messieurs les Promoteurs des Médias Cybernétiques ;

Distingués Invités ;
Mesdames, Messieurs ;
Avant de clore cette communication de circonstance, je tiens à assurer les promoteurs et professionnels des médias nationaux de la disponibilité du Gouvernement à continuer de leur apporter tout l’accompagnement qu’ils sont en droit d’attendre, pour un exercice optimal de leur métier.

Ce dont il s’agit, à tout prendre, c’est d’inscrire les relations entre le Gouvernement de la République et les acteurs des médias dans une optique de partenariat, où chaque partie prenante doit jouer sa partition, pour que triomphent les idéaux de liberté et de démocratie, mais ceci, avec une exigence constructive de responsabilité et de citoyenneté.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Caf : Une « normalisation » met Ahmad Ahmad hors-jeu

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Par ici la direction de la Caf

« La Caf et la Fifa ont décidé de nommer, d’un commun accord, la Secrétaire Générale de la Fifa, Fatma Samoura, en tant que « Déléguée-Générale de la Fifa pour l’Afrique ». L’information est contenue dans un communiqué de presse conjointement signé par la Confédération africaine de football (Caf) et la Fédération internationale de football association (Fifa) ce 19 juin 2019. Selon le communiqué, cette décision survient après la sollicitation par Ahmad Ahmad, le président de la Caf, envers la Fifa, de se pencher sur le cas Caf. « Le président de la Caf a proposé au Comité Exécutif de l’institution, de solliciter l’expertise de la Fifa afin d’évaluer la situation actuelle au sein de la confédération et de contribuer à l’accélération du processus de mise en œuvre des réformes en cours ». Parlant de la crise que traverse l’instance faîtière du football africain, depuis l’avènement du Malgache Ahmad Ahmad à la tête de l’instance.

Après s’être vu refuser le visa d’entrée aux Etats-Unis l’année dernière lors d’une assemblée générale de la Fifa, Ahmad Ahmad avait pu fouler le sol américain après des négociations au sommet. Et lors d’une assise similaire en France en marge du démarrage de la Coupe du monde féminine, le patron de la Caf a été interpellé par la police française pour des soupçons de corruption. Quelques temps après une réunion du Comité exécutif de la Caf qui a vu la décision de reprendre la finale retour de la Champion’s league africaine, sur contestation du Wyda de Casablanca. L’homme a certes pu être libéré sans charges, mais l’image de la Caf est de plus en plus écornée, et ça bouillonne à l’intérieur depuis que l’ancien secrétaire général de l’instance a été démis de ses fonctions. Amr Fahmy, en a alors ouvert une boîte de pandore en dénonçant les travers de son ancien patron. Depuis, Ahmad Ahmad dont les décisions et actes sont de plus en plus sujet à polémiques, ne connaît plus la paix.

C’est pour essayer de sauver une maison en crise que la Fifa se montre préoccupée par la situation. Fatma Samoura, la secrétaire générale de la Fifa avait déjà indiqué qu’elle ne tolérerait aucun manquement à l’éthique, venant de qui que ce soit, lorsqu’Ahmad a été interpellé à Paris. Aujourd’hui, la Sénégalaise qui gère l’administration du football mondial prendra le gouvernail de la Caf, en tant que « Déléguée-générale de la Fifa pour l’Afrique », pour une période de six mois, du 1er août 2019 au 31 janvier 2020, « renouvelable avec l’accord préalable des deux organisations », précise le communiqué. Une sorte de comité de normalisation. A cet effet, « Mme Samoura sera assistée dans l’exercice de ses fonctions, d’un groupe d’experts qui travaillera en étroite collaboration avec le Président Ahmad et son équipe sur un certain nombre de thèmes », mentionne le communiqué. « Dans le cadre de ce processus, il est prévu qu’un audit général de la Caf soit mené dans les plus brefs délais par la Fifa et la Caf », indique le communiqué. Il s’agira entre autres de la supervision de la gestion opérationnelle de la Caf, y compris les procédures administratives et de gouvernance ; l’organisation efficace et professionnelle de toutes les compétitions de la Caf, la croissance et le développement du football dans tous les pays et régions de la Caf.

Sylvester Moh Tangongho: « les émissions des OTA ont été très satisfaisantes »

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« Les résultats ont été très satisfaisants »

Monsieur le directeur général du Trésor, l’Etat vient de boucler des émissions des Obligations du Trésor Assimilables sur le marché monétaire. Comment appréciez-vous le résultat obtenu ?

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme des émissions des titres publics pour le compte du 2e trimestre 2019, il était prévu outre l’émission des Bons du Trésor pour 20 milliards, les Obligations du Trésor Assimilables (OTA) pour 150 milliards. En ce qui concerne les OTA, le montant total à lever était structuré en trois émissions successives de 50 milliards chacune pour des maturités de 3 ans, 4 ans et 5 ans. Conformément au calendrier des adjudications organisées par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) à savoir tous les mercredis, les trois émissions des OTA ont été organisées respectivement, les 22 et 29 mai pour les deux premières et le 12 juin pour la dernière émission.

Les résultats obtenus au terme de ces émissions ont été très satisfaisants : d’abord par le taux de couverture de près de 120 %. Pour 150 milliards sollicités, les Spécialistes en Valeurs du Trésor ont souscrit pour plus de 175 milliards. Ce qui traduit la bonne qualité de la signature de l’Etat. Ensuite, par rapport aux taux d’intérêts de sortie obtenus pour chacune des émissions soit respectivement 4 % ; 4,85 % et 5,9 % pour les obligations de 3 ans, 4 ans et 5 ans. Ces taux sont inférieurs à la moyenne sur le marché et meilleurs que ceux obtenus sur les emprunts obligataires. Le dernier motif de satisfaction et non le moindre est que ce coup d’essai a été un véritable coup de maître, car c’est la toute première fois qu’un tel volume de ressource est mobilisé sur le marché monétaire.

Pourquoi avez-vous retenu plus que le montant sollicité ?

Pour l’ensemble de ces émissions, nous avons finalement retenu 174 milliards. Nous avons retenu ce montant parce que nous disposons encore d’importantes marges par rapport au plafond de 260 milliards fixé par la loi de finances initiale. Bien plus, l’ordonnance du 29 mai 2019 a relevé ce plafond à 350 milliards. En ce qui concerne le rythme d’endettement, il est conforme à la stratégie nationale d’endettement. C’est le lieu ici de rappeler que le taux d’endettement du Cameroun est inférieur à 35 % de son Produit Intérieur Brut (PIB) tandis que la norme communautaire en la matière est de 70 %. Donc l’Etat dispose encore des grandes marges d’endettement pour financer son développement et améliorer les conditions de vie des citoyens.

Quelle garantie a-t-on que l’argent mobilisé sera réellement affecté aux

projets identifiés ?

En ce qui concerne l’affectation des ressources aux projets identifiés, cela ne fait l’objet d’aucun doute. Il faut d’abord préciser que lesdits projets sont régulièrement inscrits dans la loi de finances. A date de nombreux- décomptes relatifs à ces projets sont attente de paiement au Trésor. C’est le cas de certains projets du Planut, de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et même du Fonds Routier. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue le contrôle du Parlement sur l’exécution du budget.

Comment l’Eta s’est-il assuré que les capitaux mobilisés ne proviennent

pas de la corruption ou du blanchiment ?

Les Obligations du Trésor sont souscrites par les Spécialistes en Valeurs du Trésor dont les banques. Elles sont assujetties à l’obligation de déclaration à l’Agence Nationale d’Investigation Financière (Anif) pour les mouvements de capitaux douteux. En effet, elles doivent céder une part des titres souscrits aux autres agents économiques dont vous et moi, pour alimenter le marché secondaire. Ces opérations sont suivies à travers des comptes titres ouverts spécialement pour garantir la traçabilité des transactions.

L’ordonnance du chef de l’Etat a augmenté le plafond des émissions des titres publics, peut-on s’attendre à d’autres opérations ?

Effectivement, l’ordonnance du président de la République du 29 mai a relevé le plafond des émissions des titres publics de 260 à 350 milliards pour l’année 2019. Le ministre des Finances a déjà saisi les services du Premier ministre pour solliciter une nouvelle habilitation du président de la République à l’effet de procéder à des nouvelles émissions. Nous – travaillons en ce moment sur le programme des émissions des titres publics pour le 3e trimestre. Ledit programme sera examiné lors de la prochaine réunion du cadre de concertation entre le ministère des Finances et les SVT. Après validation, il sera rendu public. Je puis déjà vous dire que le Trésor devra émettre au moins 100 milliards de nouvelles obligations au cours dudit trimestre. Nous allons convenir du calendrier avec les SVT. Nous devrons également travailler ensemble pour animer le marché secondaire, c’est-à-dire développer les transactions des titres entre les SVT et les autres agents économiques. Normalement, un agent économique rationnel ne devrait pas avoir une épargne oisive. Il est préférable de constituer son épargne plutôt en titres publics car le taux d’intérêt est plus intéressant que le taux d’épargne. Bien plus, les titres sont sécurisés et convenables en liquidité en temps réel.

Propos recueillis par Junior Matock (Défis Actuels)

Les Lions indomptables: Le Coq Sportif confirmé sans contrat

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La page Puma est définitivement tournée au Cameroun. La cérémonie de présentation des nouveaux équipements de Lions indomptables a eu lieu ce 19 juin 2019 a Yaounde. La cérémonie etait presidee par Seidou Mbombo Njoya, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Selon le patron de se la Fecafoot, le deal entre les deux parties aura une durée de 4 ans. Quatre années au cours desquelles Le Coq Sportif devra fournir des équipements pour l’ensemble des sélections nationales. Le Coq Sportif devra fournir des équipements pour l’ensemble des sélections nationales masculines et féminines de football du Cameroun. Rien n’est indiqué sur le montant global des opérations, de même que sur les avantages dont devrait profiter le Cameroun en dehors de la prise en compte de l’ensemble des sélections nationales dans la relation.

C’est que, jusqu’à présent aucun contrat n’a encore été signé entre les deux parties, à en croire le président de la Fecafoot. Même si l’on parle d’un pré-contrat obtenu avril dernier entre Le Coq Sportif et la Fecafoot, il y a encore quelques réglages à faire mais les deux parties sont d’accord sur le fait que les deux parties sont d’accord sur le fait que Le Coq Sportif et Seïdou Mbombo Njoya félicite son partenaire pour la diligence avec laquelle l’équipementier a pu fournir du matériel pour les deux équipes nationales A de football, respectivement pour la Coupe du monde de football feminine et la Coupe d’Afrique des nations masculine.

Comme lors de sa première sortie médiatique en avril dernier le président de la Fecafoot renvoie la primeur de l’information à son comité exécutif et la nouvelle date annoncée est juillet 2019. Toujours est-il que Seïdou Mbombo Njoya assure avoir le soutien du comité d’urgence pour signer le pré-contrat.

 

Boko Haram, la guerre oubliée !

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Anglophone Crisis: Suggestions on engaging in Inclusive Dialogue

Les scènes macabres des soldats et civils sauvagement abattus lors de l’attaque dans la nuit du 9 au 10 juin 2019 de Darak, un village du pourtour du Lac Tchad, vraisemblablement par des terroristes islamistes, sont venues rappeler au Camerounais, ainsi qu’à l’opinion internationale, que la guerre contre Boko haram était loin d’être terminée, et que, loin d’être réglée, elle était juste oubliée.

Crise anglophone et détournement de l’attention populaire

La montée en puissance de la crise anglophone, qui est partie de simples revendications corporatistes à une véritable crise insurrectionnelle avec à la clé son lot quotidien d’horreur, a eu pour principale conséquence le détournement de l’attention des populations de la situation sécuritaire qui prévaut dans le septentrion en général, et la région de l’Extrême-nord en particulier.

Ceci s’expliquant dans une large mesure par le phénomène de la nouveauté et la nature de cette nouvelle guerre qui touche davantage les Camerounais, tant en ce qui concerne les enjeux majeurs, notamment l’intégrité et l’unité nationales, que ses effets sur les plans humanitaires, culturels et politiques. Les populations, surtout celles du grand sud du Cameroun, vivent davantage dans leur chair la guerre qui prévaut actuellement dans la zone anglophone, contrairement au conflit Boko Haram  qu’elles vivaient un peu au loin.

Déficit de médiatisation et démobilisation sociale

En plus de la proximité et de la gravité de la crise anglophone, c’est surtout son actualité qui a fait oublier la guerre contre Boko haram. Il est connu de tous que les médias, tout comme l’opinion publique, sont en quête permanente de nouveautés.

Et le moins que l’on puisse dire est que l’instauration de la société de l’information, renforcée par la mondialisation, a installé un consumérisme compulsif chez les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, au point de faire très souvent de ces derniers des charognards, et des journalistes des croque-morts.

La recherche permanente du sensationnel devenue la sacro-sainte règle dans le domaine de la communication en général n’arrangeant assurément pas les choses, il s’ensuit que la « banalisation » des attaques de Boko Haram a largement contribué à éclipser ce conflit de la scène médiatique. A ce jour, seuls de très rares journaux, comme L’œil du sahel ou dans une certaine mesure Le Jour, dont les directeurs de publication sont du septentrion, font encore un effort de couverture régulière des exactions de la secte Boko haram. Celles-ci faisant désormais l’objet de brèves dans les médias à capitaux publics.

La principale conséquence étant, entre autres, la démobilisation sociale. Qu’il est bien révolu, le temps des grandes marches sur l’ensemble du territoire national contre Boko haram. Tout comme de grandes contributions à « l’effort de guerre » et de soutien aux soldats engagés au front, ainsi qu’aux victimes de guerre et leurs familles. Il faut dire que dans ce qui apparaissait comme un vaste élan de compassion, il y avait beaucoup de valorisation personnelle. La sous-médiatisation entrainant l’extinction des projecteurs, la très grande majorité de « bienfaiteurs » s’en est allé.

Déficit de coopération et amoindrissement de la solidarité internationale

Parmi ces donateurs qui se sont éclipsés en grand nombre, il y a les organismes d’assistance internationale. Il convient de mentionner que les Organisations non gouvernementales et autres agences gouvernementales et intergouvernementales vivent littéralement de l’indignation collective. Par conséquent, l’effritement de celle-ci entraine une réduction drastique des financements et des postes.

Pendant les trois premières années de la crise Boko haram, entre 2014 et 2017, du fait de la nouveauté de cette menace et surtout de l’effroi qu’engendrait ses actions, l’Extrême-nord du Cameroun a connu une déferlante des organisations humanitaires. Au grand plaisir des agents et autres « fonctionnaires » de la solidarité internationale. Pas un jour ne passait sans que le quotidien public, Cameroon Tribune, et les sites spécialisés ne publient des annoncent de recrutements de personnels ou de prestataires dans divers projets dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la protection des réfugiés.

A la faveur de la « banalisation » de cette crise et de la relative accalmie observées sur le front, la plupart des programmes ont été clôturés ou sont en voie de l’être, au profit de nouvelles crises, telle que celle qui prévaut dans le nord-ouest et le sud-ouest.

Sur le plan militaire, l’on observe également la même dynamique. C’est ce qui explique dans une large mesure le départ des 300 soldats américains, ainsi que de bon nombre de coopérants russes. De même, les efforts des pays concernés ainsi que ceux de leurs partenaires, pour la mise sur pied et le fonctionnement des initiatives sécuritaires communes telle que la force multinationale mixte, sont pratiquement à l’arrêt, la majorité des promesses n’ayant pas été tenues.

Diminution des troupes et abandon des comités de vigilance

Sur le plan interne également, la sollicitation des forces de défense et de sécurité sur d’autres théâtres des opérations, telles que la zone anglophone ou encore les régions de l’Adamaoua et de l’Est, a entrainé une diminution drastique des troupes ainsi que du matériel engagés dans la lutte contre Boko haram.

Pire encore, les comités de vigilance qui ont été d’un appui fondamental et très déterminant dans la lutte contre les mouvements terroristes djihadistes dans la région sont désormais à l’abandon, pratiquement livrés à eux-mêmes. Conséquence, les villages et les villes de l’Extrême-nord sont plus que jamais à la merci de ces groupes.

Crise post-électorale et gros scandales gouvernementaux

Depuis octobre 2018, le Cameroun est engagé dans une crise post-électorale dont les développements quotidiens, notamment les arrestations des militants et responsables du mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ainsi que de leurs alliés, cristallisent l’attention de l’opinion publique nationale et internationale.

Celle-ci est tout aussi captivée par les gros scandales de la république à l’instar du retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) que le Cameroun devait en principe abriter en 2019, avec de forts relents de détournements massifs des deniers publics. L’humiliation de la nation camerounaise toute entière en plus.

L’autre fait de diversion de l’opinion publique est la relance de l’opération épervier, marquée par les arrestations d’anciens pontes du régime, désormais tombés en disgrâce, notamment Basile Atangana Kouna, ancien ministre de l’eau et de l’énergie, et surtout l’ancien ministre délégué à la présidence de la république chargé de la défense, Edgard Alain Abraham Mebe Ng’oo et son épouse.

Le drame n’a jamais cessé !

Tout ceci contribue à faire oublier le drame de Boko haram qui n’a jamais pour autant cessé. En effet, contrairement à ce que les citoyens ordinaires et les observateurs de la vie politique camerounaise peuvent penser, la guerre contre Boko haram n’a jamais cessé.

Pas un seul jour ne se passe sans que l’on ne fasse part d’une attaque d’une localité de la région de l’Extrême-nord par les Boko haram. Les scènes des villages du Mayo-Sava et surtout du Mayo-Tsanaga se vidant à l’approche de la soirée pour que les habitants se réfugient dans les montagnes, par crainte des attaques nocturnes des terroristes, sont devenues banales. Dans cette dynamique de déplacements des populations, le flot des réfugiés, loin de s’estomper ou de diminuer, tend à même à s’accélérer ces derniers mois.

Des villages entiers, à l’instar de Zelete dans le Mayo-Tsanaga en janvier 2019, sont incendiés. Les enlèvements se portent plus que bien, tandis que le harcèlement des forces de défense et de sécurité par les djihadistes est permanent. Le tout souvent dans l’indifférence générale.

 

Assemblée nationale: Cavaye Djibril suspend le secrétaire général

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Désiré Godefroy Mbock n’est plus le secrétaire général de l’Assemblée nationale du Cameroun. Du moins provisoirement. Le patron de l’administration de la Chambre basse du Parlement camerounais vient d’être suspendu de ses fonctions par le président de l’Auguste chambre. Dans un arrêté signé ce 19 juin, Cavaye Yeguie Djibril met ainsi à l’écart le secrétaire général de l’Assemblée nationale (An). Sans dévoiler le motif de cette mise à l’écart, ni la période de suspension. Cette décision survient après une réunion du bureau de l’An.

Toujours est-il que depuis quelques temps, le climat n’était plus serein entre les deux hommes. Au sujet notamment de nominations à l’Assemblée nationale. Les deux hommes s’étaient brouillés sur des nominations au sein de l’An. Cavaye a fini par trancher, en faisant valoir son pouvoir de patron. Pendant la période de suspension du patron de l’administration de l’An, Abdoulaye Daouda assurera l’intérim. Le temps surtout de gérer la fin de la session parlementaire du mois de juin qui est en cours.

Cela survient à peine un an après la nomination de l’ancien secrétaire permanent du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac) à ce poste. L’homme avait été propulsé à ce poste le 18 juin 2018. En remplacement de Victor Yene Ossomba décédé le 13 décembre 2017. Mais à peine un an après son arrivée, désiré Godefroy Mbock passe à la trappe. Cavaye Djibril, président de l’Assemblée nationale depuis 1992, a très souvent entretenu des rapports conflictuels avec les secrétaires généraux de la Chambre basse du Parlement. Désiré G. Mbock n’y a pas échappé.

Législatives et municipales : Il n’y aura pas d’élections en 2019

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Les mandats des députés et des conseillers municipaux seront prorogés dans les prochains jours. Le président de la République vient d’en décider ainsi. Paul Biya vient de saisir le Parlement dans deux lettres préparant cette prorogation. Ecrivant au président de l’Assemblée nationale ce 17 juin 2019, avec pour objet « consultation », Paul Biya lui demande de réunir le bureau de l’Assemblée nationale, « afin de le consulter sur la prorogation du mandat des députés, pour une nouvelle période de deux mois, à compte du 29 octobre 2019 ». Une prérogative que lui donne l’article 15, al.4 de la Constitution. Paul Biya indique qu’à l’issue de cette consultation, il fera parvenir à l’Assemblée nationale le projet de loi y relatif. Lequel sera adopté au cours de la session en cours. Le patron de l’exécutif dit vouloir « harmoniser les délais nécessaires à la tenue d’un double scrutin législatif et municipal ».
Et justement, dans un autre courrier, le président de la République informe le président de l’Assemblée nationale de ce qu’il a saisi le président du Sénat et le Premier ministre, « afin de les consulter sur la prorogation du mandat des conseillers municipaux jusqu’au 29 février 2020 ». Et ce « en vue d’harmoniser les délais nécessaires à la tenue d’un double scrutin législatif et municipal ». Une prérogative que lui accorde l’article 170 de la loi N°2012/01 du 19 avril, modifiée et complétée par la Loi N°2012/017 du 21 décembre 2012 portant Code électoral.

Les signaux annonçaient déjà cet acte du patron de l’exécutif. La sécurité sur le territoire ne garantissant pas toujours le bon déroulement des élections. Entre temps, le chef de l’Etat s’est plus que jamais dit engagé dans la recherche de la pacification du territoire, avec au passage de premiers combattants « déposant les armes ». Puis le front ouvert par Boko Haram s’est réveillé. Les combattants du Nord-ouest et du Sud-ouest restés braqués sur l’option militaire, n’ont pas encore officiellement accepté la main tendue du Chef des Armées. Mais en décidant de proroger le mandat des députés, Paul Biya n’a plus évoquée la raison sécuritaire. En revanche, le souci du patron du gouvernail Cameroun réside en le couplage des deux élections déjà prorogées une première fois, de six mois.

Chan 2020 : Qui sont les patrons de l’organisation technique ?

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Les hommes clés du Comité d’organisation du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) sont connus. Après le décret présidentiel qui nommait à la présidence du Comité d’organisation du Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2020 et de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2021, le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep), en sa qualité de président du comité local d’organisation, a nommé à la Direction du tournoi, David Tonye N’Hanack qui sera secondé de Chantal Manda, et de David Ojong. Le premier, 52 ans sonnés, est un judoka qui a flirté avec la présidence de la République où il a officié comme cadre au secrétariat général, mais qui est davantage connu comme ancien secrétaire général du ministère en charge des sports. Chantal Manda, est la seule rescapée de l’ancienne équipe du Cocan. Elle garde le même poste de directrice adjointe du tournoi qu’elle occupait déjà depuis 2016, pour le compte des Coupes d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2016 et masculine 2019. Née en 1960, Chantal Manda est professeur des lycées d’enseignement général, diplômée de l’Université de Yaoundé, de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé et de l’University college de Cardiff en Angleterre.

Né en 1970, David Ojong, l’autre adjoint au directeur du tournoi, est titulaire d’une licence en droit, d’un master of arts in translation et d’un Executive master in sport organization management. C’est un ancien cadre de la présidence de la République et du ministère en charge des sports.

Loin des pelouses de foot, près du sport

Autant dire qu’à la suite du président de la République qui a dribblé les footballeurs, Narcisse Mouelle Kombi, le Minsep, les a feintés à son tour sur leur propre pelouse. « Les nominations relèvent du pouvoir discrétionnaire » de qui de droit, dit-on souvent. Dans les couloirs du Minsep, on avance l’argument de sportifs aguerris et qui ont déjà fait leurs preuves dans des couloirs parallèles au football. Professeur certifié d’éducation physique et sportive, David Tonye N’Hanack qui est doublement docteur, en sciences du sport et en Techniques des activités physiques et sportives, est un pratiquant de judo et de nanbudo, mais n’est pas un néophyte sur le terrain du football. Même si l’homme n’a jusqu’ici connu le ballon rond que sur les papiers.

 

David N’Hanack Tonye a été membre du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et sur le plan des organisations événementielles, il a déjà été au front lors de compétitions organisées par la Fédération camerounaise de judo, notamment le Tournoi international de la ville de Yaoundé.

En ce qui concerne Chantal Manda, cette dame est une ancienne sportive qui a choisi la craie plutôt que de continuer à exhiber ses muscles. En matière d’organisation d’évènements sportifs, celle-ci a profité de son premier strapontin en 2016, pour aller apprendre à l’Euro 2016 de Football et à la Can Gabon 2017. Quant à David Ojong, le traducteur interprète est plus connu sur l’espace public comme cadre au Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Le secrétaire général de cette institution, a rempli des missions pour le compte des Jeux africains, du Commonwealth, de la Francophonie, des Jeux olympiques,… Lui qui est le responsable technique opérationnel des Dixiades, les Jeux nationaux qu’organise annuellement le Cnosc depuis 2008.

C’est dire si en dribblant les footballeurs, Paul Biya et Narcisse Mouelle Kombi ne se sont pas éloignés des arènes sportives. Les maçons seront jugés au pied du mur.

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