lundi, juin 1, 2026
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André Onana : l’indispensable gardien de la tanière des Lions

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Il y a certes son cousin Fabrice Ondoa qui a dompté les meilleurs attaquants du continent lors de l’édition de 2017 au Gabon, et le très expérimenté Idriss Carlos Kameni, médaillé d’or aux Jeux Olympiques des Sidney 2000. Mais le numéro un ce sera lui. A 22 ans, André Onana aura la lourde responsabilité de garder les buts de la sélection nationale de football du Cameroun, à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui débute le 21 juin en Egypte. Après deux longues années d’attente, le rêve est enfin permis pour celui qui figure parmi les têtes d’affiche ce tournoi. En prélude à la CAN gabonaise de 2017 en effet, le jeune portier formé à la Fondation Samuel Eto’o à Douala, la capitale économique du Cameroun avait été contraint par les dirigeants de l’Ajax, de faire le choix : rejoindre la sélection de son pays et devenir un éternel remplaçant en club ou décliné la convocation en équipe nationale et saisir sa chance dans la cage du club champion des Pays-Bas. Onana a privilégié sa carrière professionnelle en choisissant son club. Tout de suite, il est passé de la réserve à l’équipe première. Et à peine a-t-il été titularisé pour la première fois en championnat qu’il a séduit. C’était le 20 août 2016, lors de la réception de Willem II. Malgré la défaite (1-2), le gardien camerounais (20 ans à l’époque) a fait un match exceptionnel. Depuis, son entraîneur a fait de lui le gardien N°1 des Ajacides. Et pendant que ses compatriotes domptaient l’Afrique à Libreville et Franceville, lui, domptait le monde du football européen.

Un des espoirs les plus prometteurs

En à peine deux ans, le produit de la Masia, le centre de formation du Fc Barcelone est devenu l’un des espoirs africains les plus prometteurs. Grâce à ses superbes performances en championnat, mais aussi en Ligue des champions. Cette saison, il a tenu tête au Real Madrid de Modric et à la Juventus de Cristiano Ronaldo avant de céder en demi-finale de la C1 devant Tottenham. Au Cameroun, nombre de commentateurs sportifs sont unanimes : Onana est le meilleur gardien africain du moment et sera l’un des atouts les plus précieux des Lions Indomptables à la CAN. C’est que, le Cameroun n’a jamais vraiment eu des difficultés à trouver une perle pour garder ses buts. Il y a eu Thomas Nkono, Jacques Songo’o, Joseph Antoine Bell, Alioum Boukar, Fabrice Ondoa et aujourd’hui, c’est à son tour de briller. Tous les regards seront tournés vers le joueur qui a dû mener plusieurs combats pour en arriver là. S’il lui a fallu du temps pour vaincre les réticences de son père, guère emballé à l’idée de voir son fils devenir footballeur, le natif de Nkol Ngok (région du Centre) aura en Egypte, une nouvelle occasion de rendre fiers sa famille et son pays.

Par Arthur Wandji, envoyé spécial au Caire

Oyongo Bitolo : « Nous devons à tout prix prendre les 3 points »

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Comment vous sentez-vous à 24 heures du premier match de la sélection nationale du Cameroun à la CAN, ici en Egypte ?

Personnellement, je vais très bien. Après la préparation que nous avons eue à Madrid en Espagne et à Doha au Qatar, franchement, on se sent prêt à aller défier nos adversaires. Il y a du bon rythme et cette cohésion qui s’est améliorée. Je crois que sommes prêts à défendre notre titre.

Pour cette première sortie le Cameroun affronte la guinée, une équipe que vous avez déjà battue lors de la CAN 2017. Comment comptez-vous aborder ce match ?

Je pense que ce sera un match très difficile, mais nous ne pensons pas à la revanche qui devrait animer nos adversaires. Ils ont certainement à cœur de nous faire payer pour les avoir éliminés en phase de poules de la dernière CAN, mais pour nous, il est question de rester concentrés jusqu’au bout. Nous devons à tout prix prendre ces premiers 3 points pour bien entamer la compétition.

En 2017 personne n’a parié sur le Cameroun, mais cette année, tout le monde vous attend au tournent. Est-ce que ça ne vous met pas une pression particulière ?

Quand on joue pour le Cameroun, on a toujours une grosse pression ; parce qu’on sait que tout notre peuple compte sur nous. Il ne faut pas décevoir nos frères. Nous avons intégré cette philosophie et nous savons que nous devons nous battre jusqu’à la dernière énergie pour faire plaisir à notre peuple. Parlant des années maintenant, je pense qu’il n’y a pas trop de différence entre 2017 et 2019. Chaque fois qu’on va en compétition, on sait qu’on y va pour défendre les couleurs de notre pays. Il y a certes une pression, mais elle est positive, elle nous permet simplement de nous dire que nous devons nous surpasser sur le terrain et de rester concentrés ; parce qu’il n’y a rien de plus grand que de jouer pour sa patrie.

Avez-vous le sentiment d’avoir convaincu les entraineurs, au point de prétendre à une place au sein du onze entrant du Cameroun ?

Dans le football, il faut faire ses preuves chaque jour. Tous les jours, il faut prouver. Chaque jour il faut gagner la confiance de l’entraîneur. C’est ça ma philosophie. Et je ne le fais pas seulement pour gagner la confiance de l’entraineur, mais aussi pour progresser.

L’entraineur adjoint, Alain Boumsong dit que l’objectif c’est d’atteindre les demi-finales, mais entre vous les joueurs, est-ce que vous pensez que c’est vraiment possible au regard des équipes qui participent à ce tournoi cette année ?

Pour nous les joueurs, notre objectif c’est d’abord de faire une bonne compétition. Or faire une bonne compétition signifie gagner nos matchs. Et si nous gagnons nos matchs, alors nous pourrons aller très loin et même conserver notre titre de champion. Vous savez, nous avons un assez bon groupe avec des entraineurs qui sont vraiment proches de chacun de nous. Aujourd’hui dans le staff technique, il y a plein d’anciens footballeurs de renom parmi lesquels un attaquant, des milieux, des défenseurs et un gardien de but. Pour nous c’est un avantage parce que les avoir nous permet d’améliorer notre jeu. Boumsong nous aide beaucoup, nous les défenseurs.

Réalisée par Arthur Wandji, au Caire

Cameroun : Vincent aboubakar, une absence remarquée

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Dur de vivre la Can loin des pelouses

S’il y a un joueur qui va manquer aux Lions Indomptables durant cette Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroule en Egypte, c’est bien lui, Vincent Aboubakar. Auteur du but qui a permis à la sélection nationale de football fanion du Cameroun de remporter son cinquième titre continental le 5 février 2017 à Libreville (Gabon), l’attaquant du Fc Porto a été déclaré forfait. La faute à une (vilaine) blessure qu’il a contractée à l’entrainement avec son club, peu avant son départ pour le stage avec les Lions Indomptables. Joueur talentueux considéré comme l’un des meilleurs atouts offensifs du Cameroun depuis le retrait de Samuel Eto’o fin 2014, l’absence de Vincent Aboubakar fait un peu paniquer au sein de la tanière.

Les joueurs et le staff technique l’avouent : son impact, ses dribbles parfois osés, sa détermination sur le terrain et son sens du but vont manquer. Sans lui, les matchs de la sélection nationale seront différents. « Je pense que tout le monde sait que quand Vincent Aboubakar est à 100 %, il est prêt à mouiller le maillot, et on sait ce qu’il peut apporter. Malheureusement, il n’était pas prêt pour figurer dans la liste des 23. Nous sommes très déçus par cette nouvelle », regrette Patrick Kluivert, entraîneur adjoint des Lions Indomptables. Pour l’ex attaquant vedette des Pays-Bas, l’absence de Vincent Aboubakar pourrait tout aussi bien avoir un impact sur le rendement de la sélection nationale que sur la vie au sein du groupe. « Vincent [Aboubakar, Ndlr.] est un joueur fantastique, il a des qualités énormes. C’est vraiment un plus quand il est sur le terrain, mais c’est aussi un maillon important pour la vie du groupe Il est très utile dans et en dehors du groupe. Nous sommes déçus qu’il ne soit pas avec nous », poursuit l’ex-buteur du Fc Barcelone.

L’absence de Vincent Aboubakar est encore plus mal vécue par ses coéquipiers. Notamment pour Ambroise Oyongo Bitolo. « Personnellement, ça m’a fait mal de savoir que Vincent Aboubakar ne pouvait pas venir avec nous à la CAN, parce qu’il est blessé. Quand on regarde la manière avec laquelle il travaillait dur pour revenir, on sentait qu’il avait vraiment envie de jouer cette compétition », confie le joueur de Montpellier en Ligue 1 française. Pour lui, les Lions Indomptables seraient différents si Aboubakar était avec eux à Ismaïlia où vont se disputer tous les matchs du groupe F. « Si on l’avait dans le groupe, dit-il, je pense qu’on aurait eu un grand plus. Du coup, son absence est un peu difficile à digérer mais nous devons accepter le coup. Aujourd’hui, nous avons des attaquants qui peuvent valablement représenter le drapeau national ». Blessé en septembre 2018, Vincent Aboubakar a en effet passé une grande partie de la saison à l’infirmerie. De retour dans les stades au début du mois de mai, le joueur du FC Porto s’est de nouveau blessé à l’entrainement avec son club, peu avant son départ pour le stage en sélection nationale le 4 juin à Madrid (Espagne).

Par Arthur Wandji, envoyé spécial

Focus : Le rendez-vous des stars du foot africain

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Les absents ont toujours tort. Pas le temps de s’apitoyer donc sur le sort de Pierre-Emerick Aubameyang et Emmanuel Adebayor dont les sélections (Gabon, Togo) n’ont pu se qualifier, ou encore Gervinho qui n’a pas été retenu avec la Côte d’Ivoire. Pour eux, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) égyptienne, c’est devant l’écran qu’ils vont la vivre. L’Afrique n’a pas à se plaindre. Une pléthore de stars de football continental sera au rendez-vous égyptien. D’abord, il y a le duo fatal de Liverpool avec l’Egyptien Mohamed Salah et le Sénégalais Sadio Mané qui, depuis deux ans, font partie du gratin mondial et peuvent porter leurs nations respectives à la victoire. Les Marocains s’appuieront sur la paire venue de l’Ajax Amsterdam, Noussair Mazraoui et, surtout, Hakim Ziyech, l’un des plus cinglants dynamiteurs de défense du moment. Peut-être se confronteront-ils au Camerounais André Onana, leur partenaire de club et meilleur gardien de but africain…

Les habitués de la Ligue 1 auront un œil sur le Lillois Nicolas Pépé que les Ivoiriens rêvent en nouveau leader d’une formation en reconstruction. Riyad Mahrez, tout récent double champion d’Angleterre avec Manchester City, est attendu comme le fer de lance de l’Algérie. Enfin, il faudra suivre les biens connus André Ayew (Ghana), Moussa Marega (Mali), Kalidou Koulibaly (Sénégal) et Wahbi Khazri (Tunisie). En revanche, l’Ivoirien Gervinho, titré en 2015, n’a pas été retenu.

La chance des Bizuths

Bien entendu, le titre de champion d’Afrique devrait se disputer entre l’Egypte, le favori logique (7 CAN), le Cameroun, tenant du titre coaché par Clarence Seedorf (5 CAN), le Sénégal de Sadio Mané, remarqué à la Coupe du monde, le Maroc d’Hervé Renard, sans oublier le solide Nigeria. Cette édition est aussi l’occasion pour trois pays, chacun à un bout du continent, de participer à leur première Coupe d’Afrique. Il s’agit de la Mauritanie coachée par Corentin Martins, du Burundi, et de Madagascar, qui accueille le Lyonnais Jérémy Morel, de père malgache, international depuis sept mois. D’habitude, ces sélections servent de faire-valoir dans les éliminatoires. Cette fois, elles ont la possibilité de titiller les meilleures. D’autres nations dites mineures, telles l’Ouganda, la Guinée-Bissau, la Tanzanie, la Namibie et le Zimbabwe, sont aussi au rendez-vous. A se demander comment le Burkina Faso, finaliste en 2013 et troisième en 2017, et le Togo de Claude Le Roy ont fait pour ne pas se qualifier.

Par Arthur Wandji
Source : France football

Sortie de crise : Comprendre la facilitation de la Suisse

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Dans un communiqué rendu public ce 27 juin 2019, le gouvernement suisse annonçant sa participation dans les négociations de paix concernant la crise dans les régions camerounaises du Nord-ouest et du Sud-ouest. « À la demande des parties, la Suisse joue un rôle de facilitateur dans la crise au nord-ouest et au sud-ouest du Cameroun », est-il précisé dans le texte. « La facilitation est un instrument des bons offices traditionnels de la Suisse », peut même se targuer la Confédération suisse. « Dans ce rôle, la Suisse peut établir des contacts et fournir des canaux de communication », explique-t-on. Et d’indiquer que « les bons offices de la Suisse sont ouverts à toutes les parties concernées qui souhaitent participer aux processus de facilitation ».

Un rôle que la Suisse a même déjà commencé à jouer, notamment à travers la réunion qui s’est achevée hier (elle s’est ouverte le 25 juin) à Genève, sous les auspices du Centre humanitaire pour le dialogue (Hd), le médiateur choisi par le régime de Yaoundé. A propos, « l’objectif de la réunion était de préparer les futures négociations de paix entre le gouvernement camerounais et l’opposition politique », renseigne le gouvernement helvétique. Contrairement à nos informations d’hier, il n s’agissait pas des premières assises du genre. Le communiqué de la Suisse parle de la 2ème réunion, pendant qu’une source séparatiste annonce « au moins la 2ème ».

Le pays au statut neutre se dit préoccupé par la situation que traverse le Cameroun. « Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), en étroite collaboration avec le Centre pour le dialogue humanitaire, est déterminé à trouver une solution négociée pacifique et durable à la crise dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun», assure-t-on dans le communiqué. La Confédération helvétique l’a déjà montré à travers une aide humanitaire aux réfugiés et victimes de la crise. Mais aussi, à travers la mise à disposition de son expertise dans le cadre de la gestion du « multilinguisme ». A cet effet, outre les audiences accordées par Paul Biya à l’ambassadeur de Suisse au Cameroun, il y a eu la visite en juin 2018 de Nicoletta Mariolini, déléguée fédérale au plurilinguisme de la confédération suisse au Cameroun, pour des échanges avec l’exécutif et le Parlement camerounais, ainsi qu’avec la Commission du bilinguisme et du multiculturalisme.

Un an après, et sous la pression internationale, Yaoundé a annoncé un dialogue et consenti à ouvrir des négociations. En jetant son dévolu sur la Suisse. « La Suisse adhère aux principes de stricte neutralité et de discrétion », rappelle le facilitateur. « Afin de ne pas compromettre le processus, le DFAE ne commente pas le contenu des efforts de médiation en cours », souligne le communiqué de l’Etat suisse.

Sangmelima : Louis Paul Motaze appelle à la paix

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« le Chef de l'etat a privilégié la transparence et le réalisme économique »

A travers un communiqué, Louis Paul Motaze (chef de la délégation départementale du RDPC) se désolidarise des incidents de sangmelima. Absent du pays depuis une vingtaine de jours (mission en Chine) il avait instruit à ses collaborateurs de conduire une tournée de mobilisation des militants à travers les 8 sections du département du Dja et Lobo. Cette tournée effectuée avec succès en son absence dans les sept premières sections, n’a pas pu se ternir à Sangmelima suite au boycott de la section locale qui a travers une radio basée dans la ville a entrepris d’insulter plusieurs élites de la délégation permanente départementale du RDPC. N’en pouvant plus d’être traité de tous les noms d’oiseaux et calomnié à longueur de journée une de ces personnalités à cru bon de saccager ladite radio dans la nuit du lundi 24 juin 2019, aux environs de 23 heures, « endommageant au passage le matériel de la radio appartenant au maire de la ville André Noel Essianne, non sans bastonner le vigile et caillasser des véhicules », informe une source ayant suivi de près cette affaire. Une escalade de trop que Louis Paul Motaze en homme de paix a tenu à condamner. D’où ce communiqué de la délégation permanente départementale qui condamne ces excès en invite l’ensemble militants à la concorde.

« Louis Paul Motaze, chef de la délégation départementale du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) se désolidarise des incidents de Sangmelima, qu’il condamne fermement», fait savoir un responsable de la délégation permanente départementale, qui ajoute que  « le chef de la délégation, Louis Paul Motaze appelle tous les militants et les citoyens du Dja et Lobo à l’apaisement, au respect des lois et règlements de la République et à l’observance des principes du vivre-ensemble ». Avant cet appel au calme, les partisans de la loi du talion « œil pour œil, dent pour dent », se seraient attendus à une réaction vigoureuse du chef de la délégation départementale du Rdpc dans le Dja-et-Lobo, après le flot d’injures et de calomnies dont il a été couvert ces dernier jours par la dite radio controlée par le maire de Sangmelima qui nourrit décidément une haine inexplicable contre son « frère » Motaze. Certains -qui le connaissent bien mal- ont même répandu la rumeur selon laquelle il s’apprêtait à en découdre avec sa « rébellion interne » du Dja et Lobo. Mais au regards des enjeux électoraux à venir et de la forte mobilisation des sept autres sections derrière le ministre Motaze a pris le contre pied des radicaux, préférant prêcher la paix et l’apaisement.

Louis Paul Motaze, absent du pays depuis une vingtaine de jours pour une mission professionnelle à l’étranger, informe-t-on, a plutôt invité les uns et les autres à fumer le calumet de la paix. Bien que certains militants continuent d’arguer que ce ne serait qu’une bonne chose. Motif pris de ce que le maire n’est pas « à son premier acte de défiance vis-à-vis de la hiérarchie du parti ». Pour eux, le boycott de la tournée qui s’était pourtant bien déroulée dans les 7 premières sections du département du Dja-et-Lobo, n’est que l’acte de trop posé par André Noel Essiane . Tout compte fait, de sources locales, le rassemblement de Sangmélima a bel et bien eu lieu, en dépit de cet incident. Et malgré tout, le chef de la délégation, Louis Paul Motaze, invite tous les militants à transcender cette situation et à « rester mobiliser pour les échéances électorales à venir », peut-on apprendre d’une autre source locale.

Jean Luc Fassi

La Suisse en médiateur dans la crise anglophone

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Un attitude l'audience accordée par Paul Biya à l'ambassadeur Suisse le 4 avril dernier pour amorcer la médiation dans la crise anglophone.

Processus de facilitation suisse au Cameroun

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s’emploie à trouver une solution pacifique et durable à la crise dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun, en collaboration avec le «Centre pour le dialogue humanitaire » (HD Centre). La Suisse a été mandatée par une majorité des parties pour faciliter un processus de négociation inclusif. À cette fin, une deuxième rencontre avec divers groupes d’opposition camerounais a eu lieu en Suisse du 25 au 27 juin 2019. L’objectif de cette rencontre était de préparer les futures négociations de paix entre le gouvernement camerounais et l’opposition politique.

Le DFAE suit avec préoccupation les violences persistantes dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun, qui touchent particulièrement la population civile. Il œuvre depuis longtemps en faveur d’une résolution pacifique de la crise et du respect des droits de l’homme au Cameroun. La Suisse s’investit également en faveur de l’aide humanitaire aux populations locales touchées et elle a soutenu le Cameroun dans le domaine du plurilinguisme.

La facilitation est un instrument des bons offices traditionnels de la Suisse. Lorsqu’elle assume ce rôle, la Suisse peut établir des contacts et fournir des canaux de communication. Les bons offices de la Suisse sont ouverts à toutes les parties concernées qui souhaitent participer à des processus de facilitation. La Suisse adhère aux principes de stricte neutralité et de discrétion. Afin de ne pas compromettre le processus, le DFAE ne se prononce pas sur le contenu des efforts de facilitation en cours.


Contact

Information DFAE
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Editeur:

Département fédéral des affaires étrangères

Les Lions indomptables: La Caf refuse d’accorder le remplacement de Joël Tagueu

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L'éjection anticipée de Tagueu a avorté

Joël Tagueu ne quittera pas la tanière des Lions indomptables pendant la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019. La Confédération africaine de football (Caf) a opposé une fin de non-recevoir à la requête du Cameroun en vue de procéder au remplacement de l’attaquant du Cs Maritimo (Portugal). Sans motiver sa décision. La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) s’était appuyée sur le Règlement de la Can pour solliciter ce remplacement. «Un joueur de la liste définitive ne pourra être remplacé que s’il a été gravement blessé au plus tard vingt-quatre (24) heures avant le début du premier match de son équipe. Son remplacement doit être approuvé par écrit par la commission médicale de la CAF, après réception et acceptation d’un certificat médical détaillé. La commission médicale de la CAF rédigera un certificat attestant que la blessure est suffisamment grave pour empêcher le joueur de participer à la Coupe d’Afrique des Nations et remettra ce certificat à la commission d’organisation pour approbation», dispose l’article 72.2 du Règlement.

Moumi Ngamaleu, le remplaçant spectateur

Toujours est-il que dans ce cas, la Caf s’en tient à sa commission médicale qui réalise la contre-expertise du cas en question. A propos, le service de communication de la Fécafoot indique que « l’anomalie de Joël Tagueu était déjà soupçonnée lors du stage à Doha. Après des examens faits par la Caf. Mais l’équipe médicale des Lions indomptables a voulu faire d’autres examens plus poussés pour confirmer ». Ce qui serait donc arrivé lundi. A 24h de l’entrée en compétition du Cameroun. Trop tard pour la Caf. Laquelle institution ne comprendrait peut-être pas que son diagnostic eût été rejeté au départ, pour être confirmé sur le tard.

Joël Tagueu que les autorités camerounaises avaient déjà précipitamment prié de libérer la place dans le groupe, sans même attendre la décision de la Caf, sera donc de la partie. Comme spectateur. Parce que faisant partie de la délégation officielle du Cameroun. Alors que le joueur lui-même relativisait le cas, en se fiant à l’expertise médicale. L’homme continuera de traîner cette « anomalie d’implantation d’une artère coronaire » qu’a détectée le Dr Ngatchou.

Et pourtant, la Fécafoot avait déjà servi une convocation expresse à Moumi Ngamaleu qui séjournait au Cameroun. Le joueur a donc pris un vol dare-dare pour rejoindre Ismaïlia. A peine le joueur des Young boys de Suisse est arrivé en terre égyptienne, que la Caf brise son rêve de participer à cette Can qui lui avait déjà filé entre les doigts. Lui qui faisait partie des 34 premiers joueurs convoqués par Clarence Seedorf, et qui fait partie de la dernière vague des recalés.

 

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Joël Tagueu victime d’une anomalie

L’Expresso : A la découverte des Lions Indomptables

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Qualifications

Le suspense est resté entier pour la sélection nationale du Cameroun. Après un nul face au Malawi (0-0) et une défaite contre le Maroc (2-0), les Lions Indomptables ont dû attendre la dernière et ultime journée des éliminatoires pour obtenir leur ticket. Dans un stade Omnisports de Yaoundé où ils n’ont pas perdu depuis 3 décennies, les hommes de Seedorf ont écrasé les Comores (3-0). Un succès qui leur permet de terminer à la deuxième place du groupe B de ces éliminatoires, à hauteur du Maroc avec 11 points.

Nombre de participations à la Can : 19
Palmarès : 5 fois vainqueur (1984, 1988, 2000, 2002, 2017)
Classement Fifa : 51e mondial, 7e africain
Les stars à suivre : André Onana (Ajax Amsterdam), Michaël Ngadeu (Slavia de Prague), Christian Bassogog (Henan Jianye), Maxim Choupo-Moting (Paris Saint-Germain)

Ambitions
Champion d’Afrique en titre, le Cameroun va en Egypte avec l’ambition de conserver le trophée. Les Lions sont conscients que rien ne sera facile dans cette CAN où la rivalité s’annonce très élevée avec notamment le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le pays organisateur, mais le rêve est permis.

Les joueurs sélectionnés :
Gardiens : Andre Onana (Ajax), Fabrice
Ondoa (Ostende), Carlos Kameni
(Fenerbahçe)
Défenseurs : Fai Collins (Standard de
Liège), Michael Ngadeu (Slavia Prague),
Banana Yaya (Panionios), Jean-Armel
Kana-Biyik (Kayserispor), Gaëtan Bong
(Brighton), Ambroise Oyongo
(Montpellier), Joyskim Dawa (Mariupol)
Milieux : Andre-Frank Zambo Anguissa
(Fulham), Pierre Kunde Malong
(Mayence), Georges Mandjeck (Maccabi
Haïfa), Gilles Djoum (Hearts), Wilfrid
Kaptoum (Betis Séville)
Attaquants : Stéphane Bahoken
(Angers), Jacques Zoua (Astra Giurgiu),
Clinton Njie (Marseille), Christian
Bassogog (Henan Jianye), Eric-Maxim
Choupo-Moting (PSG), Joël Tagueu
(Funchal), Karl Toko Ekambi (Villarreal),
Olivier Boumal (Panionios).
Entraineur : Clarence Seedorf

Can 2019 : Les Lions domptent les Chiens sauvages d’entrée

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Belle entame de compétition

Les statistiques n’ont pas trompé. 60% contre 40% en faveur du Cameroun. Le score est donc pour le moins logique. Le Cameroun entre dans la cour de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 par une victoire sur la Guinée-Bissau. Mais il aura fallu attendre la 66ème minute pour que les Lions indomptables trouvent le chemin des buts adverses. Sur un centre de Karl Toko, Yaya Banana pique un coup de tête qui trompe le défenseur bissau-guinéen qui gardait le poteau gauche adverse. C’est une délivrance après plusieurs occasions manquées signées entre autres de Zambo Anguissa, Bassogog et Choupo-Moting. Alors que la Guinée Bissau tente de remonter la pente, Bahoken qui vient d’entrer, sale l’addition (67’) sur sa première touche de balle. Un centre d’Oyongo dégagé de la tête par un défenseur, mais le cuir bute sur une cuisse guinéenne et l’attaquant camerounais en embuscade devant le gardien, propulse la balle dans les filets.

La messe est dite pour les Djurtus. Même si la sortie de Djoum libère quelque peu le milieu de terrain des Lions pour l’adversaire qui essaie quelques percées, mais trouve régulièrement un mur défe,nsif. Et André Onana assure le rinçage lorsque la défense a failli. Dépassé, Piqueti le capitaine des Djurtus abandonne les troupes sur le terrain et assiste en spectateur à la déchéance de son équipe. Le capitaine Bissao-guinéenne ne rééditera pas l’exploit de 2017. L’homme avait surpris le Cameroun sur une action individuelle engagée depuis le milieu de terrain, jusqu’à l’ouverture du score, après s’être débarrassé de Michaël Ngadeu en dernier défenseur. Cette fois-ci les Djurtus (chiens sauvages), n’ont pas pu surprendre le portier camerounais.

Le Cameroun entre par une victoire comme en 2017. Contre le même adversaire. La suite sera-t-elle comme la dernière fois ? Rien n’est moins sûr. La sélection conduite par Clarence Seedorf compte jouer la finale. Après avoir mené une grève, les Lions ont tourné la page sans avoir trouvé un terrain d’entente avec les autorités du football camerounais. Et selon les reporters de Canal+, les joueurs ont refusé de recevoir le ministre des Sports quelques heures avant le match.

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