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Législatives et municipales 2020 : Cabral Libii menace de suivre Maurice Kamto

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L'étudiant sur les pas du professeur

«Quelle élection crédible et transparente peut-on attendre avec une élimination programmée de l’opposition? », s’est demandé Cabral Libii ce jour face à la presse. Pour le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), « c’est une crise pré-électorale qui s’annonce et je ne saurais garantir la patience de mes militants face à autant d’injustices ». Une menace à peine voilée adressée au régime de Yaoundé qu’il accuse d’avoir verrouillé les conditions de constitution des dossiers de candidatures. « Après la convocation du corps électoral, des maires majoritairement élus du RDPC, des sous-préfets, des chefs de centre des impôts, des responsables du trésor, tous signataires des pièces des dossiers des candidats, ont mis en marche ce qui pourrait à juste titre être qualifié de processus de fraude pré-électorale, visant tout simplement à faire éliminer des candidats de l’opposition», rapporte-t-il. Avant de relever les deux principales de fraude enregistrées par les siens sur le terrain : « Le refus de signer les pièces du dossier de candidatures par les élus municipaux (Extraits de naissance, certificat de domicile, cautions), et l’absence prolongée des maires pour cause d’investiture au sein du RDPC pendant toute une semaine».

Pour le premier type, Cabral Libii cite notamment le sous-préfet de Yaoundé 4, les sous-préfets, responsables du trésor et maires des régions du Centre, du Sud et du Septentrion. En ce qui concerne le second type de fraude, l’absence prolongée des autorités « a réduit de 4 jours le délai de 15 Jours prévu pour la préparation et le dépôt des dossiers des candidats aux élections. Non seulement ils ont pour la plus part refusé de signer les pièces des dossiers,mais en plus, ils ont consacré une semaine aux activités de leurs partis notamment les investitures auxquelles les sous-préfets assistaient», dénonce-t-il. Pendant le même temps, « les militants du RDPC allait signer les pièces de leurs dossiers dans les domiciles des sous-préfets et des maires tandis que les candidats de l’opposition n’étaient pas servis ». Précisant que « le même scénario était observé dans certains parquets pour les pièces délivrées par la justice».

Sur les pas de Kamto

Alors, « j’ai invité le conseil électoral à prendre des mesures urgentes. Je lui ai notamment demandé de convoquer une session d’urgence afin de rouvrir les dépôts des pièces des dossiers pour traiter cette injustice », annonce-t-il. Il semble que l’organe en charge des élections s’est montré sourd à cette doléance, depuis la clôture des dépôts de dossiers. « Je réitère au conseil électoral d’accorder un délai supplémentaire de 15 jours aux candidats pour compléter leurs dossiers, et de veiller personnellement à un meilleur déroulé », insiste l’homme arrivé 3ème à la dernière élection présidentielle. « En l’absence d’une telle mesure visant à rééquilibrer le jeu politique, le Parti camerounais pour la réconciliation pourrait se résoudre à ne plus participer aux élections du 09 Février 2020», menace-t-il.

Rejoignant ainsi Maurice Kamto dans la dénonciation des crocs-en-jambe organisés par les agents de l’Etat pour empêcher l’opposition de pouvoir constituer des dossiers dans toutes les circonscriptions. Ce qui a amené le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) à désengager son parti de la course pour les législatives et municipales du 9 février prochain, en s’appuyant également sur la persistance de la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. De quoi susciter un débat qui n’en finit pas de ravir la vedette à tous les autres sujets d’actualité nationale. Mais surtout, persécutés tant par le régime en place que par certains opposants qui voyaient en de Maurice Kamto un nain politique. Trois jours après, le patron du Mrc est en passe d’être vu comme le plus clairvoyant des opposants. Le Sdf s’annonçant sur la même voie, selon des sources crédibles.

Crise dite anglophone : Croisade internationale à Yaoundé

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La patronne de la Francophonie serait l'initiatrice de la rencontre de Yaoundé

Moussa Faki Mahamma, Patricia Scotland et Louise Mushikiwabo, respectivement président de la Commission de l’Union africaine, secrétaires générales du Commonwealth et de la Francophonie, sont à Yaoundé depuis cette matinée. Officiellement, les trois hauts dirigeants de ces trois grandes institutions internationales viennent dans le cadre de la recherche d’une solution à la crise séparatiste qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Au menu, une audience avec le président Paul Biya au Palais de l’Unité. Rien de plus précis. Toujours est-il que la visite s’arrêtera à la capitale, loin du théâtre des opérations. Du coup, il ne s’agira que de parlote. Les trois institutionnelles n’ont d’ailleurs jamais cessé de se montrer concernées par cette crise qui paralyse la vie publique au Cameroun depuis trois ans que les revendications socioprofessionnelles des avocats et des enseignants du sous-système anglophone, ont dégénéré en une crise politique, muée désormais en revendications sécessionnistes.

Le communiqué conjoint des trois institutions

D’autant plus que rien ne présageait cette croisade en terre camerounaise. Et Yaoundé n’a pas eu le temps d’organisation le folklore qui entoure souvent de pareilles visites sur le sol camerounais. Quoi qu’il en soit, la visite a donc toute l’air d’une improvisation, pourrait revêtir le caractère urgent, quelques jours après le sommet de Paris sur la paix, au cours duquel le numéro un camerounais est revenu sur la crise séparatistes dans l’ancien Cameroun occidental. Confirmant le projet de doter les deux régions d’un statut spécial, tel que prévu par une résolution du Grand dialogue national. Lequel a été critiqué dans la forme de son organisation, mais qui s’est avéré être un motif d’espoir d’un retour de la paix. Mais près de deux mois après, Paul Biya ne se presse pas encore d’implémenter ces résolutions.

Cela survient en plein processus électoral pour le double scrutin législatif et municipal prévu pour le 9 février prochain. Un processus qui s’annonce incertain, tant la décision surprise de Maurice Kamto de désengager son parti de la course pour le renouvellement des députés et conseillers municipaux, vient de semer le trouble dans les esprits. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) ayant soutenu sa décision par la non révision du Code électoral, et surtout la crise qui continue de paralyse les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Une décision qui continue d’agiter l’espace public depuis deux jours. D’aucuns redoutant un croc-en-jambe que le candidat malheureux de la dernière présidentielle pourrait préparer contre le pouvoir. Lui qui s’était autoproclamé vainqueur de cette élection, pour se retrouver derrière les barreaux pendant neuf mois, suite à des marches de protestations contre la victoire proclamée de Paul Biya par le Conseil constitutionnel.

Selon nos confrères de lebledparle, la visite des trois personnalités est une initiative de la patronne de la Francophonie, qui avait déjà été du même panel que Paul Biya lors du sommet de Paris sur la paix. La Rwandaise répondrait-elle à l’appel de Paul Biya? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il que dans le cadre de la crise séparatiste, Yaoundé n’accorde pas toujours ses violons avec les Etats-Unis et l’Union européenne.

Rétropédalage : La Fifa et la CaF regrettent issa Hayatou (?)

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issa était moins mauvais. Ph Afropeople magazine

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021 se jouera en janvier-février. Comme l’a toujours programmée la Confédération Africaine de Football (CAF), jusqu’à l’arrivée d’Ahmad Ahmad. Au cours de la dernière session de son comité exécutif tenue le 21 novembre 2019, l’instance faîtière du football africain a cru devoir revenir à la formule défendue des années durant par Issa Hayatou, contre l’Uefa, et dans une certaine mesure la Fifa. «En raison des conditions météorologiques, les dates de la CAN 2021 seront décidées conjointement par la CAF et le pays hôte », s’est justifié le Comité exécutif dans une de ses résolutions. Se réappropriant un argument jadis défendu par le prédécesseur d’Ahmad Ahmad.

Face aux pressions de la Fédération Internationale de Football Association (Fifa) et de la CAF, soutenus par de joueurs vedettes africains tels Patrick Mboma, Issa Hayatou avait expliqué qu’en ramenant la CAN à cette période, la CAF tenait compte du climat qui semble être plus vivable sur l’ensemble du continent. « Nous voulons créer un environnement où les Africains ne doivent pas voyager à l’étranger pour réaliser leurs rêves», a ajouté celui qui a donné à l’Afrique du football une place respectable. Ahmad et ses alliés avaient vendu le vent dans un contexte de campagne électorale. Issa Hayatou est tombé en mars 2017. La CAF a engagé des réformes quatre mois après, pour tourner la page des 29 ans de pouvoir du Camerounais. Avec notamment la révision du calendrier des compétitions.

Le réformateur renvoyé à l’école

Mais à peine une édition de CAN jouée, et les réformateurs ont engagé la voie retour. Les dirigeants de la CAF découvrent un climat trop rude en Egypte (et au Maghreb) et aperçoivent déjà des précipitations à l’excès au Cameroun dans deux ans à la même période. Sur un tout autre plan, la Fifa vient de programmer la Coupe du monde des clubs à la même période. Un embouteillage qui déteint sur le marché de la CAN, en imposant les diffuseurs à opérer des choix, mais aussi, embarrasser les clubs qui pourraient être tentés de préférer la compétition de la Fifa. Laquelle Fifa serait plus encline à protéger sa compétition qu’à défendre la cause d’une confédération devenue concurrente. Pis, la CAF est désormais sous-tutelle de la Fifa qui y a délégué sa secrétaire générale pour assurer une sorte de « normalisation », le temps d’initier de nouvelles réformes. Là où Ahmad en a fait et vanté il y a à peine deux ans. Avant d’entamer sa descente aux enfers, avec au passage la démission de son ancien secrétaire général, sous fond de dénonciations des pratiques managériales peu professionnelles et des questions de mœurs sur des employées de la CAF. Une finale de Champion’s league achevée en queue de poisson en raison d’une panne de la VAR, et qui s’est poursuivie devant des tribunaux, sans issue claire. Au passage, l’unité du clan d’hier a volé en éclats et Amajou Pinik et Moussa Bility du Nigeria et du Libéria ont quitté le navire. A peine à la mi-mandat.

Déchéance : Pourquoi Tonye N’Hanack est hors-jeu avant le jeu

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Dans une décision rendue publique au cours du journal parlé du 17h-18h du poste national de la Cameroon radio television (Crtv) du 22 novembre dernier, le Pr Narcisse Mouelle Kombi a nommé Michel Dissake au poste de Directeur du tournoi du Championnat d’Afrique des nations (Chan) et de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021. Mettant par le fait même fin aux fonctions de David Tonye N’Hanack qui occupait le même poste depuis quelques mois. Sa faute, « le non-respect de la charte éthique et déontologique édictée pour les membres des organes du Cocan 20-21 ». L’ancien secrétaire général du ministère de la jeunesse et des sports, est ainsi abattu en plein vol. Alors même que le patron du volet technique des deux compétitions de football d’envergure continentale que le Cameroun organise, est encore en route pour Yaoundé, revenant du Caire où se tenait une réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Réunion au cours de laquelle l’organisation des deux compétitions a été évoquée, avec notamment le retour de la CAN à janvier-février, comme jadis programmé avant l’ère Ahmad.

Et c’est justement ce qui se cacherait derrière le motif qui évince l’ancien patron technique du Comité d’organisation du Chan et de la CAN. Selon une source digne de foi, David Tonye N’Hanack a, dans une liberté de parole risquée, « annoncé le retour du Chan à janvier-février, alors qu’il s’agit de la CAN. Ce qui a semé le trouble dans les esprits ». On apprend que durant la nuit de jeudi à vendredi, les milieux du football camerounais ont été secoués par cette nouvelle qui contrariait le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et non moins président du Comité local d’organisation de ces compétitions. Narcisse Mouelle Kombi qui, lors de l’installation des derniers membres du Comité d’organisation il y a quelques semaines, annonçait en grande pompe la période de tenue du Chan, soit du 4 au 25 avril 2020. « Les recommandations sur la localisation des sites d’entraînement et d’hébergement des équipes pour le Chan Cameroun 2020 ont été approuvées » ; et « les dates de la phase finale du Chan Cameroun 2020 ont été approuvées (04 au 25 avril 2020) », a pourtant entériné le Comité exécutif de la CAF lors des travaux du Caire.

Climat délétère

Au Cocan 20-21, on considère qu’il s’agit de la goutte d’eau de trop. « A peine quelques semaines de collaboration, et le climat de travail était délétère», apprend-on. « M. N’Hanack se considérait comme le patron de tout le monde, et essayait d’imposer son rythme et sa vision à tout le monde», souffle-t-on.

Nommé le 17 juin 2019, ce pratiquant d’arts martiaux n’aura pas eu l’opportunité de faire mieux que recevoir une seule mission de la CAF. Avant d’être renvoyé à sa retraite de fonctionnaire. Agé de 62 ans, David Tonye N’Hanack est un professeur certifié d’éducation physique et sportive que les couloirs administratifs ont happé très tôt. Titulaire de deux doctorats en sciences du sport et en techniques des activités physiques et sportives à l’université de Beijing en Chine, l’homme servira au ministère en charge des sports quelques années, avant d’être appelé au secrétariat général de la présidence de la République. Au retour dans son département ministériel, le féru de judo et de nanbudo sera promu secrétaire général entre 2008 et 2010. Avant d’être rattrapé par la retraite qu’il interrompra entre 2013 et 2015 pour servir la Fédération internationale de football association (Fifa) comme membre du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Le chemin était rouvert pour servir le sport. Mais l’homme à la forte personnalité n’ira pas au bout de ce nouveau devoir. La faute à une parole glissée.

Volte-face : Le Mrc n’ira plus aux élections locales

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Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) n’ira plus aux élections législative et municipale du 9 février prochain. Ainsi en a décidé le parti. Le Pr Maurice Kamto, président national du parti arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle, en a fait l’annonce ce matin à Yaoundé. Au cours d’une conférence de presse. Une décision qui surprend d’autant plus que le parti dont la participation à la dernière présidentielle continue de secouer la toile et l’espace public. Maurice Kamto ayant proclamé sa victoire dès le lendemain de l’élection. Au cours d’une sortie médiatique suivie de contestations publiques sous le concept de « marches blanches » qui l’enverra en prison pour huit mois. Bagne que l’homme partagera avec plusieurs centaines de ses militants et sympathisants et alliés. Avant d’être libérés début septembre dernier à l’improviste. Et depuis leur libération, l’espace politique a retrouvé l’agitation de la fin d’année 2018. Et l’annonce de la participation du Mrc aux prochaines élections locales était perçue par certains critiques comme un changement de cap, mieux, une faiblesse de la part du parti qui s’est mué en leader de l’opposition depuis la présidentielle du 7 octobre 2018.

Beaucoup reprochant au parti de s’engager dans un processus électoral dans les mêmes conditions que celles qu’il a dénoncées avant de s’engager à l’élection présidentielle, notamment avec le même Code électoral contesté par la plupart des partis de l’opposition, et les difficultés pour les opposants à constituer leurs dossiers, en raison de « manœuvres » des sous-préfets et des maires Rdpc (parti au pouvoir) qui parfois rechignent à signer les pièces requises aux opposants.

Mais surtout, certains voyaient d’un mauvais œil l’engagement du Mrc dans une élection sans garantie que la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest permettra aux concitoyens de ces deux régions de remplir leur devoir civique et politique. La crise n’ayant pas connu un réel début de résolution depuis la tenue du Grand dialogue national qui était l’occasion de trouver des solutions viables pour mettre un terme à cette guerre qui paralyse la vie dans les deux régions traditionnellement anglo-saxonnes. Du coup, les élections à venir risquent de sceller la sécession du pays, d’autant plus que cette guerre qui est l’un des motifs de contestations du Mrc et de ses alliés, qui dénoncent le peu d’engagement que Maurice Kamto et ses alliés et militants reprochent à Paul Biya dans la recherche de la paix. Entre temps, le Social democratic front (Sdf), qui en pâtit, puisque c’est son fiel qui est ainsi invivable, n’est pas sûr de prendre part aux élections. Si Awudu Mbaya est le seul candidat investi du parti de Ni John Fru à avoir officiellement jeté l’éponge, il reste que les autres élus réengagés par le chairman, en contrariant le National executive comittee (Nec) de son parti, ne devraient pas conquérir les suffrages des électeurs, dans un contexte de « guerre ». Celui qui a fait du retour de la paix en zone « anglophone » son combat principal politique, vient ainsi de créer une situation qui risquera d’avoir des conséquences au-delà de son parti. Lui qui a toujours promis à ses partisans de ne « jamais les trahir« , a certainement suivi les critiques.

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Affaire Amadou Vamoulke: le Procureur rejette la demande de mise en liberté provisoire

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Amadou Vamoulke va encore attendre en prison jusqu’au 28 novembre prochain. C’est ce jour que le tribunal va se prononcer sur la demande de mise en liberté. Au cours d’un procès éclair qui s’est tenu dans la salle d’audience du TCS jeudi dernier, le procureur de cette juridiction a plaidé contre la demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de l’ancien directeur général de la CRTV. Le procureur s’est, selon son plaidoyer, appuyé sur les dispositions du code de procédure pénal qui stipule que la demande de mise en liberté ne concerne pas les justiciables accusés de crime ou de détournement de plus de 500 mil franc CFA. Les avocats d’Amadou Vamoulke continuent de dénoncer un acharnement contre leur client. Selon l’un de ses avocats, « le plaidoyer du procureur n’a rien à voir avec la requête qui a été soumise au tribunal. Il s’agit d’un cas de santé humaine et non d’un problème de droit, comme tente de le faire croire le procureur. Le droit à la vie est supérieur à tous les droits. La demande de mise en liberté d’Amadou Vamoulke a été introduite sur la base des rapports médicaux des experts qui estiment qu’il doit être évacué parce que le plateau technique des hôpitaux du Cameroun ne permet pas qu’on suive son cas » a-t-il expliqué visiblement courroucé. Un argumentaire reprit par Arnaud Froger, directeur Afrique de Reporters Sans Frontières qui pense « l’accusation n’a pas pris en compte la gravité de la situation. Amadou Vamoulke souffre d’une pathologie sévère. Cela a été confirmé par l’expertise des médecins. A aucun moment le procureur n’a évoqué l’absence de soins à laquelle est soumise Amadou Vamoulke. » Pour le représentant Afrique de l’ONG de défense des droits des journalistes, Amadou Vamoulké « est privé de soins depuis plus de deux mois et ne suit aucun protocole médical adapté ». Arnaud Froger a en plus de cela, dénoncé une application des décisions à géométrie valable. « L’une des coaccusées de Amadou Vamoulke comparait libre, pourquoi ? Monsieur Amadou qui est en plus malade continue de croupir en prison pendant plus de 3 ans. Pourquoi l’empêcher de comparaitre libre, pourquoi l’empêcher de se soigner ? Il ‘y a là une forme d’acharnement très claire et il faut y mettre fin avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il conclut.
Il faut noter que c’est la 24e fois consécutive que l’affaire Amadou Vamoulke a été renvoyée. Le 12 novembre dernier, RSF a saisi en procédure d’urgence le rapporteur spécial des Nations-Unis sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le Groupe de travail sur les détentions arbitraires de l’Onu. Détenu depuis plus de 3 ans, Amadou Vamoulke est accusé d’avoir détourné près de 4 milliards de franc CFA, des accusations qui selon Reporters Sans Frontières, n’ont jamais été prouvées après plus de 3 ans d’instruction.
Joseph Essama

Chan 2020/Can 2021 : David N’Hanack Tonye abattu en plein vol

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La nouvelle est tombée comme un couperet. David Tonye N’hanack n’est plus le directeur du tournoi du Chan 2020 et de la Can 2021. L’ancien secrétaire général de ce département ministériel a été remplacé par Michel Dissake, inspecteur général au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep cours du journal parlé de 17-18h du post national de la Cameroon radio television (Crtv) de ce 22 novembre 2019, le Minsep, et non moins président du Comité d’organisation du Championnat d’Afrique des nations (Chan 2020) et de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2021, a livré cette information. Sans détails sur ce qui a pu motivé cette décision, à peine un mois après avoir installé le comité d’organisation de ces deux compétitions qu’abrite le Cameroun.

David Tonye N’Hanack est limogé alors qu’il prenait part hier aux travaux de la Confédération africaine de football (Caf) au Caire. Travaux au cours desquels la question de l’organisation de ces deux compétitions par le Cameroun a été évoquée. Narcisse Mouelle Kombi n’a pas attendu le retour du patron technique de l’organisation du Chan 2020 et de la Can 2021, pour sévir. Les jours à venir devraient lever un pan de voile sur ce dossier.

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Cemac : Sommet extraordinaire des chefs d’Etats à Yaoundé

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Ce sera donc vendredi 22 novembre 2019. Par un communiqué de presse signé du directeur du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun, Paul Biya convoque ses pairs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) pour un sommet extraordinaire. Rien n’est clairement dit sur l’objet de cette rencontre. Mais il est constant qu’un sommet de chefs d’Etat était attendu depuis quelques mois. Et des sources proches de la Cemac tablaient sur ce mois de novembre. Paul Biya vient de mettre un terme aux supputations.

Cela arrive au moment où se tient la réunion du Conseil de ministres à Yaoundé. Les ministres en charges de l’économie, des finances et de l’intégration de la sous-région, tablent sur le projet de budget de la Communauté, ainsi que huit autres points dont l’intégration sous-régionale, les questions douanières et des questions d’organisation administrative.

Législative 2019 : Awudu Mbaya non partant

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L’honorable Cyprian Awudu Mbaya ne sera pas en lice pour un 5ème mandat dans le Donga Mantung. Le député sortant du Social democratic front (Sdf) a fait une déclaration ce jour à Yaoundé, dans laquelle il en fait l’annonce. Sur la base d’un certain nombre de facteurs et considérations liés à la situation sociopolitique de la circonscription électorale qui l’a jusqu’ici élu depuis 23 ans : « Considérant la guerre civile en cours et qui a entrainé des tueries, des enlèvements contre rançon, et le taux élevé d’insécurité dans la région du Nord-ouest, couplés aux conditions inhumaines dans lesquelles des milliers de personnes ont été soumises, et qui a occasionné des déplacements de populations vers le Nigeria voisin et des réfugiés internes et les ; ayant conscience des risques que prendraient des personnes de ma circonscription lors de la campagne électorale en l’absence d’un cessez-le-feu qui serait le début de la fin de la guerre ; fier de mon record de longévité comme député du Donga-Mantung, avec le distingué statut de ‘’champion du développement du peuple Wimbum’’, en étroite ligne avec foi en l’idéal politique du Sdf t son slogan ‘’power to the people’’, ainsi que l’a toujours brandi le Sdf au début de chaque processus électoral par des élections primaires, ce qui n’est plus possible aujourd’hui ; étant donné que plusieurs dirigeants locaux du Sdf ont soit perdu leurs vies, soit été arrêtés, soit perdu des membres de leurs familles, perdu leurs propriétés ou même été déplacés pour des raisons de survie », a-t-il énuméré. Pour justifier son choix.

Non à John Fru Ndi

Quelques jours après la décision de Ni John Fru Ndi d’engager tous les députés et conseillers municipaux sortant pour les législatives et municipales du 9 février 2020. Ramant déjà à contre-courant du National executive comittee (Nec) qui avait deux jours auparavant annoncé que le parti ne prendra pas part au prochain double scrutin. Le questeur à l’Assemblée nationale refuse de se muer en rebelle, ni contre l’Etat qu’il a jusqu’ici servi comme député, ni contre l’autorité de son parti. « Je suis désolé de décevoir mon président national, Son Excellence Ni John Fru Ndi qui m’a encore renouvelé sa confiance en m’investissant comme candidat à la prochaine élection législative, mes camarades au niveau national et local, avec lesquels j’ai lutté pour un changement démocratique au Cameroun depuis 1990, mes collègues députés de toutes les chapelles politiques, collaborateurs administratifs et le staff de l’Assemblée nationale ; et les chers électeurs de ma circonscription, de toutes obédiences politiques, religieuses que j’ai servis avec diligence et impartialité les 23 dernières années», regrette-t-il. D’ailleurs, « j’aurais pu m’adresser à vous depuis la place des fête de Nkambe comme je l’ai toujours fait, malheureusement, la guerre civile actuelle dans la région ne me permet pas d’y être physiquement. C’est la raison pour laquelle je vous parle à travers les médias », s’excuse-t-il.

C’est une situation qui pourrait entraîner beaucoup d’autres car en dehors du Nord-ouest et du Sud-ouest, ses fiefs traditionnels, le Sdf n’a de députés que dans le Littoral. Une région raflée par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) à la dernière élection présidentielle. Et à l’observation, la bataille du Littoral sera âpre lors du double scrutin du 9 février prochain, enttre le Rdpc, parti au pouvoir, le Sdf et le Mrc. Sans oublier le Parti pour la reconciliation nationale du Cameroun (Prnc) de Cabral Libii. Du coup, le Sdf est plus que jamais étouffé, son fief étant englué dans une guerre qui ne pourra pas faciliter les opérations électorales. Ses députés étant enjoints depuis longtemps par les sécessionnistes, de démissionner de l’Assemblée nationale. Après avoir ouvertement admis qu’il partageait le combat des « Ambazoniens », Joseph Wirba, député du Bui, avait subi des représailles, avant de fondre dans la nature depuis deux ans. Joseph Mbah Ndam a été séquestré à Batibo, son fief électoral, par des combattants qui ont obtenu sa « démission » de l’Assemblée contre sa liberté, avant de se rebiffer une fois de retour à Yaoundé. Dans ces conditions, le parti de Ni John Fru Ndi est entre le marteau et l’enclume.

Elections : les candidats du MRC doivent encore convaincre

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Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC) n’a pas encore dévoilé officiellement la liste de ses candidats aux prochaines élections municipales et législatives. Mais au sein de cette formation politique, l’on commence déjà à voir un peu plus clair sur les potentielles candidatures. Si on sait que Maurice Kamto ne sera pas candidats, parce qu’ayant été candidat à la présidentielle et continuant à revendiquer « sa victoire à cette élection », on sait davantage que tous les membres de son directoire seront candidats. Les uns pour les municipales, les autres pour les députations. La deuxième vice-présidente Tiriane Noah sera candidate pour le compte des législatives, mais celle qui a assuré l’intérim à la tête du MRC pendant que Maurice Kamto était en prison n’a pas encore décidé du lieu où elle va déposer sa candidature. Ses proches annoncent qu’elle pourra candidater dans le Mfoundi ou la Mefou et Akono. L’avocate Michelle Ndocki est partie pour être candidate aux élections législatives dans le Wouri. Alain Fogue, le secrétaire général et trésorier de cette formation politique est annoncé pour discuter l’un des 7 sièges que compte le Mfoundi à l’Assemblée Nationale. L’homme d’affaires Emmanuel Ateba a confirmé sa candidature à la mairie de Yaoundé 3e. Le juriste Désiré Noah annonce qu’il sera candidat pour les municipales à Bikok dans la Mefou et Akono. Le secrétaire général adjoint du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, Roger Justin Noah va candidater pour le compte des municipales à Sa’a. Si les potentiels candidats rencontrés sont certains de leur candidature, Thierry Okala Ebode, le trésorier adjoint de cette formation politique, reste prudent. Il entend se porter candidat dans une des circonscriptions de Yaoundé, mais attend que sa candidature soit d’abord validée. « On ne peut pas encore dire qui est candidat, qui ne sera pas, tant que les candidatures n’ont pas encore été validée à l’interne par le parti et par Elecam », explique-t-il. Dans un communiqué signé le 25 octobre dernier, le MRC avait annoncé l’ouverture des listes au sein de son parti en vue des élections municipales et législatives. « Dans le cadre de la préparation des prochaines législatives et municipales, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) annonce aux camerounais que ses listes sont ouvertes dans toutes les circonscriptions et dans toutes les régions du pays à la société civile, à la diaspora, aux jeunes, aux femmes, aux personnes vivant avec un handicap, aux hommes et femmes d’affaires, de culture, enseignants, étudiants, taximen, benskineurs, agriculteurs, personnels de maison, bref aux Camerounaises et au Camerounais qui, sans être ses militants, partagent ses idéaux et sont convaincus qu’un autre Cameroun est possible », indiquait la sortie de Maurice Kamto. Tous les potentiels candidats ont jusqu’à dimanche prochain pour déposer leur candidature auprès des instances dirigeantes du MRC. Le parti de Maurice Kamto envisage de présenter les candidats dans toutes les élections et dans l’ensemble du territoire national, sauf dans les régions en crise. Mais le principal problème auquel seront confrontés les alliés de Maurice Kamto est celui de convaincre l’électorat au niveau local. Plusieurs d’entre eux n’ont pas encore participé à une élection et sont peu connus par les populations
Joseph Essama

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