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Nécrologie : Simon Achidi Achu n’est plus

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achidi-achu au soir de sa vie

Simon Achidi Achu est mort. La nouvelle est tombée comme une surprise, tant l’ancien Premier ministre n’était pas annoncé particulièrement dans un état inquiétant. Et pourtant, le sénateur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) est passé de vie à trépas aux Etats-Unis, au domicile de l’un des enfants, a-t-on appris. Des suites de maladie. Le baron du RDpc dans la Mezam a finalement perdu le combat pour la survie.

Simon Achidi Achi a été Premier ministre du Cameroun du 9 avril 1992 au 19 septembre 1996. Lorsqu’il quitte le gouvernement, l’homme disparait dans la discrétion qui le caractérise. Pour ne réapparaître au-devant de la scène que lors des élections sénatoriales de 2013. Entre temps, il poursuit son long bail comme Président du Conseil d’administration de la Société nationale d’investissement (Sni), jusqu’au 17 novembre 2020. Battant un record de 32 ans à ce poste.

Né le 5 novembre 1934 à Bamenda, Simon Achidi Achu était originaire de Santa, département de la Mezam, région du Nord-ouest. Après ses études à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) engagera sa carrière professionnelle comme comptable à a mairie de Widikum dans son Nord-ouest natal. Pour poursuivre à la Cameroon development corporation (CDC). Avant de rejoindre la présidence de la République comme traducteur interprète. Il poursuivra comme Inspecteur d’Etat en 1968, puis secrétaire général du ministère de la Fonction publique. Entre 1972 et 1975, Achidi Achidi est ministre de la Justice.

L’homme sera propulsé à la tête du gouvernement au lendemain de la Tripartite de 1992. Premier anglophone à ce poste, l’homme qui avait lancé la célèbre maxime « Politic na njangui », à savoir que « la politique c’est la tontine», ne parviendra jamais à battre son rival politique d’antan, Ni John Fru Ndi, originaire comme lui de Santa. Le promoteur de la Rock farm, un ranch, est resté fidèle au parti des Flammes malgré les menaces des sécessionnistes qui ont d’ailleurs incendié son domicile de Santa en 2019, pour protester contre son soutien à un régime de Yaoundé à leurs yeux, sourd aux revendications des « Anglophones » qu’ils disent porter. Mais le leader du parti au pouvoir a tenu bon

Le Minepat va débloquer 16 milliards pour la compétitivité des PME

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Mis à disposition par la banque Européenne d’investissement, le financement sera octroyé aux jeunes entreprises les plus impactées par les effets de la Covid-19.

L a Banque Européenne d’Investissement met à disposition de l’économie camerounaise 25 millions d’euro, soit 16, 39 milliards de francs CFA. Mais pour l’obtenir, le gouvernement devra présenter une contrepartie de 2, 49 milliards de francs CFA. C’est le contenu de l’annonce faite le 16 avril dernier par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. Dans le communiqué, le membre du gouvernement révèle que le financement, une fois obtenu, sera destinés aux Petites et Moyennes Entreprises camerounaises des secteurs fortement touchés par la Covid-19. Cela se fera sous forme de prêt concessionnel, par le biais de banques partenaires. Ce sera le début du volet accompagnement financier du Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun. Programme du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire depuis 2020, financé par l’Union Européenne à hauteur de 6,5 milliards de francs CFA, son objectif se résumait en l’amélioration de la compétitivité des entreprises camerounaises à travers l’organisation des séances de renforcement des capacités, de ses opérateurs économique et la promotion d’un environnement institutionnel plus propice aux affaires, dans le cadre de l’entrée en vigueur des Accords de Partenariats Economiques avec l’Union Européenne. Pour cela, le « dispositif s’attelait uniquement à proposer des solutions non financières sur les enjeux de d’amélioration du financement, les capacités techniques et humaines des entreprises, la définition des normes camerounaises et le renforcement de l’efficacité énergétique des moyennes, petites et très petites entreprises », renseigne le communiqué.

Cependant, une fois les 16, 39 milliards de francs CFA obtenus de la Banque Européenne d’Investissement, le volet accompagnement financier du Dispositiuf d’Appui à la Compétitivité du Cameroun sera entamé, et fournira des facilités d’accès au Crédit.

Par ailleurs, révèle le ministre Alamine Ousmane Mey, le Programme Intégré de Valorisation et de Transformation des Produits Agricoles (Tranfagri), placé sous la tutelle technique du ministère en charge de l’économie, a récemment bénéficié de 500 000 euros soit 327 millions de francs CFA pour le soutien aux micro-projets portés par les jeunes et les femmes. A propos, indique Alamine Ousmane Mey, « La mise en place de ce financement est en cours. Des modalités pratiques d’accès à ces facilités feront l’objet d’une large diffusion auprès du public » .

Perspectives : Faire passer le volume de trafic à 21 millions de tonnes en 2030

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C’est l’un des objectifs visés par le vaste chantier de rénovation et de modernisation des infrastructures entrepris par le Port autonome de Douala.

Le Port Autonome de Douala prévoit d’augmenter de plus de 20 % le trafic des marchandises au port de Douala Bonabéri. Les volumes du trafic passeront de 12 millions de tonnes actuels à environ 21 millions de tonnes en 2030. Selon le Directeur Général du PAD, ce résultat sera principalement engendré par l’extension du Port vers un nouveau site portuaire en eau profonde localisé à l’île de Manoka dans l’arrondissement de Douala 6ème. « Cette extension sera indispensable pour le traitement du trafic futur du port de Douala dont les prévisions sont évaluées à environ 45 millions de tonnes à l’horizon 2050 , bien loin des 12 millions de tonnes actuels associées à une forte dynamique de croissance de la taille des navires exigeant des profondeurs plus importantes au plan d’eau. », indique Cyrus Ngo’o dans le dernier numéro du magazine « le Quai ».

Ce projet d’extension est contenu dans le schéma directeur de développement 2020-2050 de la place portuaire visant à répondre aux défis à long terme du commerce maritime. Le plan de modernisation des infrastructures du PAD engagé depuis 2015 a déjà coûté environ 25 milliards de FCFA. Par ces différents chantiers, le PAD entend conserver son statut de port majeur de la côte ouest africaine. Dans cette dynamique, de nombreuses réformes structurelles sont également en cours d’implémentation. Elles sont constituées d’un ensemble de mesures qui visent à éliminer les obstacles et de l’attractivité et de la compétitivité. Parmi ces réformes, il y a la simplification de la nomenclature tarifaire, la création de la facturation par grands comptes qui favorise non seulement l’optimisation de la facturation, l’augmentation significative des recettes et du chiffre d’affaires. On note également la normalisation et la réglementation des activités des auxiliaires des professions portuaires (acconage, consignation).

Port de douala : la transformation se poursuit

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Le programme de rénovation et de modernisation de la plateforme portuaire de Douala-bonabéri a connu un nouvel élan grâce à la mise en service le 28 avril dernier, d’un quai pétrolier.


La modernisation en marche. Le Port Autonome de Douala (PAD) est engagé depuis quatre années, dans un vaste processus de normalisation de toutes ses activités. Processus qui comporte un vaste programme de rénovation, de modernisation et de développement des infrastructures et des superstructures du combinat portuaire de Douala-Bonabéri. Dans ce chantier dont le but principal vise à arrimer la plateforme portuaire aux standards internationaux du secteur et d’en faire un véritable catalyseur de croissance de l’économie nationale, le PAD a franchi un nouveau cap le 28 avril dernier. A travers la mise en service d’un quai pétrolier d’une valeur de 10,151 milliards de francs CFA. Un projet qui s’imposait en urgence, compte tenu des menaces d’incendie qui pesaient sur les installations provisoires de chargement et de déchargement des produits pétroliers au sein du Port.

CYRUS NGO’O à bon port

Depuis l’année 2001 en effet, le Port Autonome de Douala n’avait plus un ouvrage de chargement et de déchargement des produits pétroliers. Deux accidents successifs de navires avaient détruit complètement les ducs-d’Albe d’accostage, des corps morts d’amarrage et la plateforme de déchargement tanker. Les décombres et les épaves de cette installation névralgique pour la chaîne de distribution des produits pétroliers au Cameroun et les pays de l’hinterland (Tchad, RCA) gisaient au fond du lit du fleuve Wouri, et constituaient des entraves à la navigation dans la zone concernée. Pour la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers du triangle national, le quai n°1 du port conventionnel avait été aménagé en urgence, pour l’accueil provisoire des navires pétroliers. Il y a été construit, une nappe de tuyauteries provisoire. Mais, cette installation palliative n’était pas sans risques. Le port était exposé à un accident d’incendie voire d’explosion liée à la nature même des opérations de déchargement des tankers. Face à cette situation, il était devenu très urgent de reconstruire un nouveau poste pétrolier, afin de préserver les installations du quai n°1 en particulier et de tout le port conventionnel en général, des menaces d’incendie et d’explosion. C’est alors qu’à partir de l’année 2017, le directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o a placé la reconstruction de cet ouvrage névralgique parmi les priorités dans la stratégie de rénovation, de modernisation et de développement de la plateforme portuaire.

En réalité, il ne s’agit que d’un pas de plus vers la transformation structurelle du Port. L’ambitieux programme de rénovation et de modernisation du PAD ayant porté sur plusieurs autres chantiers comme la création de régies déléguées ou par la nationalisation des services portuaires jadis privatisés. La mise en service le 2 janvier 2020 de la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) du PAD illustre le processus d’autonomisation amorcé le 06 décembre 2019. Il y a aussi la Régie Déléguée de Dragage (RDD), dont les activités ont démarré le 27 août 2020. Tout comme la Régie Déléguée de Remorquage (RDR), créée le 22 décembre 2020, pour se détacher du français Boluda. Pour ce qui est du lamanage portuaire, c’est l’opérateur national Fako Shipping and Transport Company qui s’en charge officiellement depuis la date du 30 décembre 2020 à travers l’entreprise Douala Mooring Company S.A.

Toujours au titre des actions à mener dans le cadre de la rénovation et la modernisation du PAD, la direction générale conjugue ses efforts dans l’acquisition de matériels modernes de remorquage des navires, la progression dans l’installation d’un système de gestion automatique et moderne du fret portuaire, l’achat de nouveaux patrouilleurs rapides, des radars, des caméras de surveillance pour la sécurité des navires. L’on peut désormais déjà compter sur l’opérationnalité d’un système d’information portuaire, sur l’existence et le recours à un nouveau logiciel de facturation à la RTC etc.

Port de Douala : le quai pétrolier entre en service

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Baptisé quai 61, l’ouvrage qui a coûté 10,151 milliards de francs Cfa a été officiellement réceptionné le 28 avril dernier par trois membres du gouvernement.


Après trois années de travaux, l’appontement pétrolier sur Duc d’Albe du Port de Douala Bonabéri peut enfin fonctionner. Sa mise en service a eu lieu le 28 avril dernier au cours d’une cérémonie officielle à laquelle ont pris part trois membres du gouvernement. Le ministre des Transports, celui de l’Eau et de l’Energie et le ministre délégué à la présidence chargé des Marchés Publics. La nouvelle infrastructure opérationnelle depuis le 11 avril dernier a déjà accueilli 7 navires. Elle a été dimensionnée pour accueillir des navires de l’acabit du Tanker M/T CAPE LIMBOH avec des tirants d’eau de l’ordre de 8,5mètres. Il peut donc recevoir des bateaux de 20 mille tonnes métriques au lieu des 14 mille du quai provisoire. A 80m du terre-plein, cette plate-forme est dotée des bras de déchargement modernes de dernière génération ; d’une nappe de cinq tuyauteries de 8 à 10 pouces de diamètre, partant de la plateforme pétrolière à la chambre à vannes de la SCDP. Avec ce dispositif, le débit de pompage est évalué autour de 600 m3/h soit une réduction du temps d’environ 30% ce qui va diminuer le délai de séjour des navires à quai.

Sécurité

Il faut dire que ce quai réservé uniquement aux opérations de déchargements des produits pétroliers était attendu depuis plus de 20 ans. Après des accidents sur le précédent ouvrage de déchargement du Port en 2001, l’approvisionnement en produits pétroliers du territoire national et des pays voisins était dès lors assurée via le quai conventionnel n°1 aménagé comme solution palliative, avec des risques d’explosion ou d’incendie. Le nouvel appontement est donc non seulement moderne mais répond également aux normes environnementales et sécuritaires. Il a été à ce titre élaboré un plan d’urgence maritime pour la gestion de l’ensemble des scénarios d’accidents en pollution ou en incendie. Ce qui comprend la mise en place des kits de matériels anti pollution pour lutter contre une éventuelle pollution ainsi que des moyens de défense contre incendie pour le circonscrire dans un éventuel sinistre. En termes de prévention, des équipements de protection individuelle et collective sont prévus. Et pendant que des opérations s’effectuent, des mesures d’explosivité sont prises en continue sur le site pour éviter de réunir des conditions de survenue d’un incendie.

Les travaux de cet ouvrage ont été réalisés par EJN NEGRI société française spécialisée dans les travaux maritimes et fluviaux, avec pour maître d’œuvre le grand port maritime de Rouen. Le Pad s’est chargé de la reconstruction et la SCDP de l’installation des équipements de pompage des produits pétroliers.

Par Tatiana Meliedje

Plus de 11 100 Camerounais déjà vaccinés

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Révélation faite par le ministre de la santé publique au sortir du Conseil de cabinet tenu le 29 avril dernier dans les services du Premier ministre.


Elle a commencé dans la lenteur et les polémiques, le 12 avril 2021, avant de connaître une accélération. La campagne de vaccination contre le Covid-19 vient de connaître ce un nouveau temps fort au Cameroun. Au 29 avril, soit deux semaines et demi après le début de ladite campagne, plus de 11.100 Camerounais ont reçu une injection. C’est ce qu’a révélé le ministre de la Santé publique à Cameroon Tribune, au sortir du Conseil de cabinet présidé jeudi dernier, par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. «Nous avons vacciné à ce jour, 11.100 personnes. Cette semaine, nous étions encore en train de mettre en place notre dispositif en termes de formation et de déploiement sur l’ensemble de nos districts de santé. Nous allons bientôt atteindre la vitesse de croisière», a déclaré Dr. Manaouda Malachie.

Objectifs : 5 millions de vaccinés

Selon le ministre de la Santé publique, la situation épidémiologique est stable depuis bientôt trois semaines. «Pour le moment, le taux de positivité a baissé, dit-il. Les décès aussi ont reculé. Nous notons, sur l’ensemble du territoire, une sorte de stabilisation de la situation. Nous redescendons un peu de cette deuxième vague». Mais malgré la légère embellie, le membre du gouvernement invite à demeurer vigilants «pour que nos équipes continuent de renforcer la surveillance épidémiologique, ainsi que la formation pour une prise en charge optimale des cas sévères et critiques». Manadoua Malachie rassure : les équipes sanitaires vont bientôt atteindre la vitesse de croisière dans le cadre de la riposte contre l’épidémie. Le gouvernement ambitionne de vacciner au moins 5 millions de Camerounais d’ici à la fin de l’année.

Un savon à base du « Ndolè »

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Le célèbre légume de la cuisine camerounaise dévoile ses vertus dans l’univers de la cosmétique.


Jusqu’ici, l’on connaissait uniquement les saveurs culinaires des feuilles de Vernonia (nom scientifique) ou Ndolè en langue locale. Mais une jeune entrepreneure camerounaise nous fait re découvrir les vertus de ce légume, cette fois pour l’entretien de la peau. « Petite, ma grande-mère à chaque fois que nous avions des problèmes cutanés mes frères et moi, notamment la bourbouille ou encore la dartre, nous lavait avec de l’eau du Ndolè ». Voila d’où est parti le projet de Teferet Tchoffa. Des années après sa tendre enfance, elle observe une monotonie dans les rayons cosmétiques, et décide ainsi de faire des recherches afin de savoir si les options de sa grand-mère avaient des fondements scientifiques. Résultat, la plante est pleine de vertus. Depuis quelques mois seulement, elle a donc mis sur le marché ce savon au Ndolè qui porte son prénom et auquel elle attribue des propriétés antiseptiques : « Il palie les problèmes de dermatoses (dartres, bourbouille, gales, teigne) et toutes les autres infections de la peau à titre curatif et préventif », nous dit elle.

Pour la fabrication, la jeune dame se ravitaille principalement dans les marchés et chez quelques agriculteurs, en attendant d’avoir sa propre plantation. Pour la composition, « soude+eau+huile et à cela j’ajoute le Ndolè que j’enrichis avec de la glycérine végétale », explique Teferet. Avec sa petite unité, elle produit en moyenne mille savons par mois. L’unité est vendue à 1000FCFA pour ce qui est du 150g et à 1500F le 200g.

Pour le moment, il est présent dans quelques magasins de la ville de Douala et le prochain marché à conquérir c’est celui de Yaoundé avant d’autres villes du pays. Seulement, comme toutes les petites entreprises, celle de Teferet fait face au problème de financement. Elle dit d’ailleurs ne pas être en mesure actuellement de satisfaire la demande de la ville de Douala. « La production est encore artisanale et nous avons réellement besoin d’une unité de production automatisée pour avoir de grosses quantités. L’appel au financement me semble être mon meilleur recours et j’ai la ferme intention de cogner à toutes les portes qu’elles soient étatiques ou non, crownfounding y compris », déclare t- elle déterminée.

Par Tatiana Meliedje

Pierre Numkam alerte sur la faillite de certaines banques

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L’auditeur bancaire demande la mise en place urgente du « cadre amiable » institué depuis 31 ans par le chef de l’etat .


« Notre système bancaire est au bord de l’effondrement », déclare Pierre Numkam ce 27 avril 2021 face à la presse à Douala. Cette date marque en réalité le 31 eme anniversaire de l’ordonnance du 27 avril 1990 du Président de la République fixant les conditions de liquidation des banques au Cameroun. Le PCA de la Mutuelle Inter Africaine des Consommateurs des Biens et Services (Miacbis) saisit l’occasion pour dresser la situation des banques et micro finances au Cameroun. Pierre Numkam fait un triste constat. Les créances en souffrance des banques camerounaises sont de l’ordre de 618 milliards de francs CFA. Bien plus, 5 banques présentent des fonds propres négatifs. La faillite est là, d’après cet auditeur bancaire. La solution pour lui n’est pas de les fermer, plutôt recouvrer ces créances en souffrance. « Il faut redresser ces banques et cela implique de retrouver chaque débiteur qui ne parvient pas à rembourser son crédit. Selon les prescriptions du cadre amiable du président Biya, ces débiteurs devront expliquer à la banque et à l’épargnant que nous représentons pourquoi il ne parviennent pas rembourser les crédits qu’ils ont eu des crédits ».

Le PCA de la Miacbis rappelle de nouveau son combat pour la mise en place effective du cadre amiable pour redresser ces banques et micro finances en faillite. Ce cadre étant un espace tripartite réunissant l’épargnant, la banque et l’entreprise. L’article 2 du texte instituant ce cadre dispose notamment que les épargnants doivent obtenir restitution de l’intégralité de leurs épargnes avec leurs intérêts même en cas de liquidation de la banque. Or ce n’est pas ce qui est fait jusqu’ici. Pierre Numkam demande donc premièrement que ce texte du Président de la République soit appliqué, deuxièmement que les magistrats soient formés à l’audit bancaire pour une bonne application. Puis en troisième lieu, que les victimes du système financier se mobilisent pour défendre leurs droits.

Après avoir saisi plusieurs membres du gouvernement, notamment le garde des sceaux, le ministre des Finances et le Premier ministre, sa mutuelle projette d’aller vers le président de la République afin que l’ordonnance du 27 avril 1990 fixant les conditions de liquidation des banques au Cameroun soit appliquée. Ceci dans l’optique de prévenir les créanciers des banques qui battent de l’aile .

Par Tatiana Meliedje

Le retour triomphal de francis Ngannou au Cameroun

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Le champion du monde des poids lourds de l’ufc est arrivé lundi dernier dans son pays natal. objectif : célébrer sa ceinture dorée avec ses compatriotes et ses fans.


Un mois après l’exploit, la célébration à la maison, avec les siens. Francis Ngannou est arrivé au Cameroun ce lundi 26 avril 2021 dans l’après-midi. Le champion du monde des poids lourds de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), une organisation américaine d’Arts Martiaux Mixtes (MMA), est venu présenter sa ceinture de vainqueur à ses fans et compatriotes. Et c’est par la ville de Douala, que le natif de Batié (région de l’Ouest) a commencé son exhibition. Le lauréat a d’abord été reçu en audience par le gouverneur de la région du Littoral. A Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, Francis Ngannou a présenté sa nouvelle ceinture mondiale. Le numéro un mondial de l’UFC a ensuite entrepris un tour de ville dans une ambiance de carnaval, ainsi qu’a relaté un reportage diffusé au journal de 17 heures du Poste National de la Crtv : «L’ambiance est très chaude, l’électricité est dans l’air, tout le monde se demande ce qui nous arrive. Brusquement les populations de Douala ont découvert Ngannou sur ce pick-up qui est parti des Services du gouverneur pour le cœur de la ville à Akwa. Il montre sa ceinture à cette heure où tout le monde sort du travail. Les rues sont bondées, les motos ne le lâchent pas».

C’est un accueil triomphal qui a été réservé à Francis Ngannou dans la capitale économique du pays. La foule qui a suivi son véhicule dans les rues de la ville, où il a paradé pendant plusieurs heures ne l’a pas quitté un seul instant. Dans la soirée, c’est un gala, organisé par une grande entreprise de télécommunication, qui a été organisé en son honneur. Durant l’événement, Francis Ngannou n’a pas manqué de remercier chaleureusement tous ses supporters sous un tonnerre d’applaudissements. «Ça fait un mois que j’attends impatiemment ce jour et finalement il est là. Cela me fait chaud au cœur de voir la population, tout le monde qui s’est mobilisé pour me souhaiter la bienvenue à la maison», a-t-il déclaré devant les invités. «Je voudrais vous remercier du fond du cœur pour le soutien que vous m’apportez, car c’est ce soutien-là qui m’a permis de tenir le coup jusqu’ici. Il y a trois ans, j’ai échoué dans ma mission, mais je vous avais promis que je ramènerai la ceinture à la maison et ce sont vos encouragements quotidiens que je reçois qui sont ma motivation. Après ce bain de foule à Douala, Francis Ngannou était attendu ce mercredi à Yaoundé, pour une audience avec le ministre des Sports et de l’Education physique Narcisse Mouelle Kombi. Ce déplacement à la capitale sera une occasion supplémentaire pour le combattant d’aller à la rencontre de ses admirateurs.

Par Jean Luc Fassi

390 000 tonnes métriques de produits pétroliers à importer

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Pour le compte du troisième trimestre 2021, le ministre de l’eau et de l’energie a émis un avis de consultation internationale pour fournir le cameroun en gasoil, gazoline et fuel.


Le Cameroun veut importer 390 000 tonnes métriques de produits pétroliers au 3e trimestre 2021. Le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, a émis le 26 avril dernier, un avis de consultation internationale, afin de procéder à la sélection des traders qui devront fournir le pays en produits pétroliers. La demande ainsi formulée par le ministre servira à approvisionner le marché camerounais au cours des mois de juillet, août et septembre 2021. Le communiqué de Gaston Eloundou Essomba précise qu’il s’agit de fournir 150 000 tonnes métriques de gasoline, 210 000 tonnes métriques de gasoil et 30 000 tonnes métriques de fuel oil 3500. Chacune des commandes constituant un lot, le membre du gouvernement précise que la soumission peut se faire sur un lot ou plusieurs. L’approvisionnement quant à elle se fera « ship to ship », autrement dit, de bâteau à bâteau.

« Le prix final de l’offre sera la moyenne des cotations moyennes publiées par Platt’s European Marketscan sous la rublique cargo / FOB MED (Italy) pour le super et le gasoil et CIF CWE pour le Jet et le fuel, augmenté de la prime. », relève-t-il également. Les traders désireuses de soumissionner à l’avis de consultation internationale peuvent le faire jusqu’au 7 mai prochain, date limite de dépôt des dossiers de soumission.

Par cette nouvelle demande d’importation, le ministère de l’Eau et de l’Energie prépare l’approvisionnement du marché local pour le compte du troisième trimestre 2021. C’est le nouveau mécanisme d’approvisionnement du marché camerounais en produits pétroliers pour lequel a opté le gouvernement depuis l’incendie qui a décimé une partie des installations de la Société Nationale de Raffinage (Sonara), unique raffinerie du pays, le 31 mai 2019. Il vise à assurer la disponibilité de ces produits à des coûts compétitifs afin de réduire les volumes des subventions des prix à la pompe. Ledit mécanisme consiste à sélectionner par voie d’appel d’offres, des traders qui sur une période donnée, devront mobiliser leurs produits dans les eaux camerounaises avec un niveau de prime plus compétitif comme critère de sélection, et les vendre aux principaux importateurs dont la Sonara. Depuis l’opérationnalisation de ce nouveau mécanisme, un volume de 916 000 m3 tous produits confondus a été livré au Cameroun. Il a permis à l’Etat de réaliser des économies budgétaires évaluées à environ 10 milliards de francs CFA par mois au titre de la subvention des prix à la pompe et environ 150 milliards de francs par an.

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