Un savon à base du « Ndolè »

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Le célèbre légume de la cuisine camerounaise dévoile ses vertus dans l’univers de la cosmétique.


Jusqu’ici, l’on connaissait uniquement les saveurs culinaires des feuilles de Vernonia (nom scientifique) ou Ndolè en langue locale. Mais une jeune entrepreneure camerounaise nous fait re découvrir les vertus de ce légume, cette fois pour l’entretien de la peau. « Petite, ma grande-mère à chaque fois que nous avions des problèmes cutanés mes frères et moi, notamment la bourbouille ou encore la dartre, nous lavait avec de l’eau du Ndolè ». Voila d’où est parti le projet de Teferet Tchoffa. Des années après sa tendre enfance, elle observe une monotonie dans les rayons cosmétiques, et décide ainsi de faire des recherches afin de savoir si les options de sa grand-mère avaient des fondements scientifiques. Résultat, la plante est pleine de vertus. Depuis quelques mois seulement, elle a donc mis sur le marché ce savon au Ndolè qui porte son prénom et auquel elle attribue des propriétés antiseptiques : « Il palie les problèmes de dermatoses (dartres, bourbouille, gales, teigne) et toutes les autres infections de la peau à titre curatif et préventif », nous dit elle.

Pour la fabrication, la jeune dame se ravitaille principalement dans les marchés et chez quelques agriculteurs, en attendant d’avoir sa propre plantation. Pour la composition, « soude+eau+huile et à cela j’ajoute le Ndolè que j’enrichis avec de la glycérine végétale », explique Teferet. Avec sa petite unité, elle produit en moyenne mille savons par mois. L’unité est vendue à 1000FCFA pour ce qui est du 150g et à 1500F le 200g.

Pour le moment, il est présent dans quelques magasins de la ville de Douala et le prochain marché à conquérir c’est celui de Yaoundé avant d’autres villes du pays. Seulement, comme toutes les petites entreprises, celle de Teferet fait face au problème de financement. Elle dit d’ailleurs ne pas être en mesure actuellement de satisfaire la demande de la ville de Douala. « La production est encore artisanale et nous avons réellement besoin d’une unité de production automatisée pour avoir de grosses quantités. L’appel au financement me semble être mon meilleur recours et j’ai la ferme intention de cogner à toutes les portes qu’elles soient étatiques ou non, crownfounding y compris », déclare t- elle déterminée.

Par Tatiana Meliedje

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