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Seidou Mbombo Njoya : « Il y a une procédure disciplinaire en cours »

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Seidou-Mbombo-Njoya clarifie la situation du secrétaire général

Que peut-on retenir au terme de l’Assemblée générale extraordinaire tenue ce samedi 7 août 2021 ?

Les travaux se sont déroulés dans une ambiance studieuse et conviviale, mais sans complaisance. Nous avons enregistré les dividendes de l’habitude prise de mettre les textes à la disposition des délégués longtemps à l’avance. Leurs propositions si riches et leurs observations si pertinentes sont des contributions allant toutes dans le sens de l’amélioration de nos textes et du fonctionnement de notre Fédération. Nous avons ainsi approuvé : le procès-verbal de la précédente session de l’Assemblée générale ; les comptes annuels de la Fécafoot ; les statuts-types des Ligues décentralisées et spécialisées. Nous avons également élu les membres de la Commission électorale et des organes juridictionnels. Au terme de nos travaux, j’ai, avec mes pairs, le sentiment du devoir accompli. Une page, de plus a été écrite ; une nouvelle s’ouvre demain : celle des opérations électorales proprement dites.

Une session de l’Assemblée générale tenue en l’absence du secrétaire général de la Fécafoot.

Qu’est-ce qui explique cela ? Nous sommes des hommes et nous incarnons une institution. Quand vous dites que le secrétaire général était absent, ce n’est pas totalement correct : les travaux se sont déroulés en présence d’un secrétaire général, en la personne de monsieur Siki Parfait. Je comprends que vous voulez parler d’un individu en particulier. Mais qu’à cela ne tienne, il existe un problème au sein de l’administration. C’est un problème de procédure administrative qui est en cours et sur lequel je ne pourrais pas m’étendre. L’administration ne s’arrête pas pour autant, elle fonctionne. Elle est incarnée aujourd’hui par monsieur Siki qui assure le poste de secrétaire général par intérim. Les hommes passent, les institutions restent.

L’on a appris que le secrétaire général Benjamin Didier Banlock a été mis à l’écart des activités officielles de la Fécafoot, parce qu’il a ouvertement affiché son soutien envers un candidat autre que vous, à la présidence de la Fécafoot…

Je vous ai dit une chose : il y a une procédure administrative qui est en cours. Vous m’excuserez, mais je ne peux vraiment pas vous en dire plus pour le moment. C’est une procédure certes disciplinaire, mais administrative. Je n’ai pas besoin d’entrer dans les détails. C’est une affaire purement administrative, c’est quelque chose qui peut arriver. C’est une situation qui va passer.

Avez-vous le sentiment que la fin de la crise est possible ?

Il faut qu’on joue au football. Il faut qu’on donne la priorité à ceux qui s’investissent dans le football. Il faut que les choses changent. On me demande souvent : comment vous faites pour organiser autant de compétitions ? Et moi je réponds : parce que nous mettons tout l’argent à la disposition du football. Les vrais bénéficiaires, ce sont les acteurs du football. Le footballeur a besoin d’être remis au centre des débats. Le football doit se jouer dans les stades. J’espère que nous tirons enfin vers la fin de la crise. Nous prônons le rassemblement de tous les acteurs ; une transition générationnelle.

Fécafoot : Le torchon brûle entre le président et le SG

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Didier Banlock et Sidou Mbombo Njoya ne jouent plus dans le même camp

La tension monte entre Seidou Mbombo Njoya et Didier Banlock. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et le secrétaire général de l’instance ne s’adressent plus la parole. Les rapports entre les deux hommes se sont crispés ces derniers jours. «La crise est réelle et dans les jours qui viennent, nous ne pourrons plus la cacher», avoue une source au secrétariat de la Fécafoot. D’après notre interlocuteur, le limogeage du secrétaire général n’est plus qu’une question de jours, voire d’heures. Le sujet aurait été évoqué lors d’une réunion du Comité exécutif tenue ce vendredi 6 août au siège de l’instance à Yaoundé, apprend-on. Mais la décision ne pouvait être entérinée pour une question de vice de forme. « Compte tenu du fait que ladite réunion n’a pas été convoquée par le SG comme cela aurait dû être le cas. Du coup, la réunion a perdu son caractère officiel », explique une source proche du patron du football camerounais.

Samuel Eto’o, élection…

Des visions idéologiques antinomiques semblent être au cœur du « divorce » annoncé entre Seidou Mbombo Njoya et Didier Banlock. Le président de la Fécafoot lorgne un autre mandat (le précédent a été annulé à mi-parcours, Ndlr.). Mais il n’a plus le soutien de son secrétaire général dans ce projet. Alors que des langues murmurent que la véritable raison de cette crise serait liée au fait que le SG aurait ouvertement affiché son soutien à Samuel Eto’o, que certains médias présentent comme un futur candidat à la présidence de la Fécafoot. Une version que rejette un proche de l’entourage de l’ancien joueur.

« La crise n’a rien à voir avec Samuel Eto’o, dit-il. Les trois hommes se connaissent parfaitement, même si M. Banlock semble plus proche de Samuel que de son président à la Fécafoot. On a appris que celui-ci aurait décidé de tout faire pour que son patron ne soit pas réélu. C’est cela, le vrai problème. Le président a simplement compris qu’il ne peut plus se fier à son collaborateur le plus précieux. Or il ne peut pas s’en débarrasser sans subir des représailles. D’où la crise actuelle ».

Le secrétaire général à l’étroit

Le président de la Fécafoot aurait donc décidé de mettre son secrétaire général à l’étroit. Didier Banlock n’est plus associé aux sorties officielles de Seidou Mbombo Njoya. Le patron de l’administration de la Fécafoot était absent lors de la réunion du Comité exécutif de ce vendredi. Idem lors de la visite du Centre Technique en chantier, qui a suivi les assises. Ce dernier était également barré de la liste des personnalités présentes à l’Assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue samedi 7 août 2021 à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé. « Il va être progressivement mis à l’étroit jusqu’à ce qu’il décide de s’en aller, à défaut d’être limoger par une décision de l’Assemblée générale », apprend-on. La suite du feuilleton promet d’être intéressante.

Le choix difficile de l’après baccalauréat

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Les résultats de l’examen publiés, plusieurs bacheliers peinent à choisir entre cursus académique et formation professionnelle.


Agnès Pierrette Ngono coule des larmes de joie ce 29 juillet 2021. Elle s’est rendue au babillard du lycée de Ngoa- Ekellé à Yaoundé, et a vu son nom figurer sur la liste des admis au baccalauréat A4 Allemand. La jeune fille court de gauche à droite, pousse des cris, et saute au cou de ses camarades. « Je suis très fière de ma réussite et je remercie mes parents pour leur soutien », se réjouit la bachelière. Lorsque nous lui posons la question sur la suite de ses études, Ngono se refroidit. « Je compte m’inscrire en communication à l’Institut Supérieur de traduction, d’Interprétation et de communication (Istic). Mes parents ne se sont pas encore prononcés à ce propos. Pour le moment, je ne sais vraiment pas ce que je vais faire », ajoute-t-elle. Tout près, une future étudiante qui a requis l’anonymat, tâtonne encore sur le choix de son futur métier. « Je doute encore entre m’inscrire en droit public ou faire le concours de la douane. Je vais encore réfléchir», fait savoir la demoiselle. Plus loin dans l’arrondissement de Penka-Michel dans la région de l’Ouest, plusieurs bacheliers peinent à se décider. Tene Yannick a réussi au baccalauréat A4 Espagnol et depuis la publication, sa réussite s’est transformée en source d’angoisse. « J’aimerais faire une formation en soins vétérinaires. Des aînés me proposent de faire des études en journalisme. Pour le moment je n’ai aucune idée, et cela me tracasse, ce d’autant plus que les deux formations demandent des préparations complètement différentes », s’inquiète-il. Comme lui, Chulong Jodelle hésite entre faire une formation en maintenance informatique ou production végétale. « J’aimerais faire dans la maintenance informatique et pour cela, il va falloir que je quitte la ville. Le problème c’est que mes parents n’ont pas assez d’argent. Pour le moment, je ne sais pas encore», confie Jodelle. A contrario, certains ont toujours eu un rêve, dont l’obtention du baccalauréat leur donne l’opportunité de le réaliser. Pour eux, le choix était déjà fait depuis des mois voire des années. C’est le cas de Wilfried Tamo, titulaire d’un baccalauréat D. « J’ai toujours rêvé de construire des maisons. J’ai à présent l’occasion de réaliser ce souhait. Je vais m’inscrire en génie civile dans un institut. Je ne sais encore lequel, mais je vais régler cette question d’ici peu avec mes parents, pour qu’on choisisse en fonction de leur bourse», fait comprendre le jeune garçon. Comme lui, Sylvie Kengne est admise au baccalauréat C. Son plus grand désir est de soigner l’humanité souffrante. « J’aime bien m’occuper de la santé de mes proches. Je vais m’inscrire en science biomédicale pour en devenir une professionnelle », affirme Sylvie. L’esprit des nouveaux bacheliers est envahi par le doute or, l’heure n’est plus à la réflexion, mais à la préparation des concours et dossiers d’admission dans les universités et autres école de formation.
Par Isnelle Feuku (stagiaire)

JO 2020/Cameroun : La rançon de l’impréparation

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Les athlètes camerounais sont restés spectateurs devant les podiums

Au moment où les rideaux se refermaient sur les Jeux olympiques (Jo) Tokyo 2020 ce 8 août 2021, le Cameroun a respecté la maxime du baron Pierre de Coubertin, en se contentant de participer. Douze athlètes représentant sept disciplines : athlétisme (Emmanuel Eseme/200m hommes), boxe (Wilfrried Seyi/-75kg, Albert Mengue/-69kg, Maxime Yegnon/+91kg), haltérophilie (Jeanne Gaëlle Eyenga/76kg, Clémentine Meukeugni Noumbissi/87kg), lutte (Emilienne Essombe Tiako/53kg), judo (Arrey Sophina/-70kg, Vanessa Mballa/+78kg), natation (Charly Ndjoume/50m nage libre hommes, Elisabeth Norah Milanesi/50m nage libre dames) et le tennis de table (Sarah Nana Hanffou).

L’un après l’autre, discipline après l’autre, les 12 ambassadeurs du Vert-rouge-jaune se sont fait éliminer. généralement sans véritable adversité. en dehors de trois victoires dont une en boxe avec Albert Mengue Ayissi et les deux victoires dans leurs séries des deux nageurs alignés au 50m nage libre, le Cameroun est passé à côté du sujet. Aucune médaille ramenée. et si la fugue n’a pas fait partie des faits divers de la Cameroon olympic team, des voix se sont fait entendre entre Vanessa Mballa et la fédération. Finalement, l’athlète qui s’est entraînée en marge du programme de l’entraîneur national, a compéti sans l’assistance de cette dernière, Donna Ngo Batang, qui a découvert à la dernière minute que l’athlète qui a souhaité en vain de faire accréditer son entraîneur personnel, a préféré compétir avec le kimono de l’organisation, écartant de fait l’entraîneur. Du coup, la meilleure chance de médaille camerounaise que tous les observateurs voyaient, a été laminée d’entrée de jeu. Comme les autres.

Et du côté tant des athlètes que des fédérations, on accuse l’impréparation et le diktat du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) qui n’a pas suivi les programmes de travail élaborés par les techniciens des fédérations. Les athlètes n’ont eu droit qu’à une semaine de stage au pays et deux semaines d’acclimatation au Japon.

Emmanuel Eseme : Affaibli par le stress

Il lui fallait terminer sa série parmi les trois premiers, afin de pouvoir se qualifier pour les demi-finales. Mais le seul sprinteur camerounais des JO 2020 a échoué au 4ème rang avec un chrono de 20’’65. A cinq tierces du Hollandais Taymir Burnet. Le coureur des 200m qui n’avait pas eu le bonheur de courir auprès des meilleurs du monde qui auraient pu l’aider à s’améliorer est ainsi rentré au pays après une seule course. D’aucuns le trouvaient méconnaissable. « C’est vrai que 20’’65, ce n’est pas mon ‘’personnal best’’. J’ai déjà eu à faire mieux que ça », confirme-t-il. C’est que « initialement quand je suis dans la course, je ne sais pas : j’ai paniqué ou bien c’est la fatigue ; je ne sais vraiment pas », confie-t-il. La faute à une préparation au rabais. « La préparation n’était pas la meilleure qui soit. Chez nous on se bat avec les moyens que nous avons. Nous ne sommes pas vraiment préparés comme d’autres pays», dénonce l’athlète. « Si la préparation à ces jeux était beaucoup plus encadrée, je pense que j’aurais pu faire mieux», est-il convaincu. « Nous travaillons pour pouvoir avoir des sponsors pour mieux s’entraîner et préparer de telles compétitions», planifie-t-il. Il devra attendre trois ans, pour espérer se rattraper. Si la forme physique reste fidèle à ses os vieux de 27 ans.

Wilfried Seyi Ntsengue : Moins bon qu’à Rio

« La forme s’entretient. Il me semble qu’elle est scientifique, alors si maintenant on joue les sorciers je suis désolé. Parce qu’on a décrié cette préparation… La fédération avait élaboré un programme de préparation qui devrait partir de Kazakhstan pour la Russie avant d’arriver à Tokyo. Cela a été balayé d’un revers de la main, je ne sais pas sous quel prétexte ». Basile Kalong, le secrétaire général de la Fédération camerounaise de boxe, a dénoncé l’impréparation des athlètes camerounais, et notamment des boxeurs. Cette situation peut justifier l’élimination précoce de Wilfried Seyi. Le boxeur des -75kg avait essayé en vain de résister au Congolais David Ntsama qui l’a battu par décision de trois juges contre deux en 32ème de finale. Le porte-étendard du Cameroun à Rio 2016 semblait être une valeur sûre de la team Cameroun. Lui qui, à 18 ans, pour sa première participation aux JO il y a quatre ans, avait réussi une qualification au second tour, avant d’être éliminé. Et de retour au pays, le porte-étendard du Cameroun avait garanti que « nous allons continuer à travailler pour faire mieux la prochaine fois ». Pire que l’élimination en 8ème de finale de Rio, l’homme a perdu le premier combat même, signe d’une élimination en 1/16 de finale.

Albert Mengue Ayissi : Tout avait bien commencé

C’est avec lui que le Cameroun a souri pour la première fois. Le boxeur des -69kg a battu d’entrée l’Eswatinien (Swaziland) Dlamini Thabiso par K.O au 3ème round. Une victoire qui a rassuré le pugiliste qui avait dû crier sa misère sur la place publique, pour être soutenu financièrement par le magnat de la presse Jean Pierre Amougou Bélinga. A un mois du kick off des jeux. De quoi remonter la pente et retrouver le moral de l’athlète. Mais le déficit avait déjà été trop grand pour être comblé en si peu de temps. Et en 8ème de finale, l’Irlandais Walsh Idan l’a dévoilé. L’adversaire du Camerounais l’aura malmené durant les trois reprises, au terme desquelles il a remporté par 30-25. Ayissi ayant perdu deux points suite à des avertissements. L’aventure s’arrêtait ainsi en 8ème de finale pour celui qui avait permis de rêver en boxe.

Maxime Yegnon : Retour précipité du mécanicien

Le Russe Ivan Veriasov n’a pas donné l’occasion à Maxime Yegnon de faire deux combats. Le super lourd camerounais (+91kg) a terminé les trois rounds, mais a perdu aux points, au décompte des cinq juges dont trois ont penché pour son adversaire.
Une déception pour ce mécanicien arrivé en boxe par souci de protéger sa famille et assurer sa sécurité dans les rues de Yaoundé, avant d’y trouver une autre école de la vie, et désormais engagé à se faire un nom, et éventuellement des moyens d’améliorer ses conditions de vie à travers des combats de boxe.

Clémentine Mekuegni Noumbissi : des leçons apprises

Le temps n’est pas aux pleurs pour Clémentine Meukeugni Noumbissi. La championne du Cameroun d’haltérophilie des 87kg a terminé 3ème de sa série avec une charge totale de 224kg, soit 1kg de moins que l’Espagnole Lidia Valentin. Et au classement général, la Camerounaise occupe le 11ème rang. « Je suis fière d’avoir atteint ce niveau. C’était une très bonne expérience d’avoir été sur le même plateau avec des championnes du monde et vice-championne olympique. J’ai vu la manière dont elles se concentraient sur leurs passages, des techniques pour améliorer la mienne », admet avoir appris l’haltérophile des 87kg. Mieux, « j’ai vu la manière dont elles se concentrent, leurs passages, leurs techniques, permettront d’améliorer la mienne». Se félicitant que ses adversaires aient eu « juste quelques kilogrammes de plus ». Promettant « de travailler un peu plus pour pouvoir faire de mon mieux la prochaine fois».

Yves Charly Ndjoume : Une première place dans l’eau

Cameroon’s Charly Ndjoume reacts after winning a heat for the men’s 50m freestyle swimming event during the Tokyo 2020 Olympic Games at the Tokyo Aquatics Centre in Tokyo on July 30, 2021. (Photo by Jonathan NACKSTRAND / AFP) (Photo by JONATHAN NACKSTRAND/AFP via Getty Images)

En 27’’22, Charly Ndjoume a terminé en première position sa série des 50m nage libre messieurs. Une consécration pour l’ambassadeur masculin du Cameroun dans cette discipline. Au moment où les autres athlètes avaient jusqu’ici échoué à l’entame, en dehors d’Albert Mengue Ayissi. Mais passée l’euphorie, l’homme de 34 ans n’a pour autant pas pu se qualifier pour la finale. Son temps étant demeuré trop faible face aux concurrents des autres séries. Charly Ndjoume se console également avec un record personnel amélioré. Avant Tokyo, le nageur camerounais avait une performance de 27’’78.

Elisabeth Norah Milanesi : record personnel amélioré

C’est auréolé de son titre de championne d’Afrique qu’Elisabeth Norah a atterri à Tokyo. Gonflée à bloc, la nageuse camerounaise alignée dans la 5ème série de sa discipline, a avalé les 50m d’eau en 26’’41. Certes loin du record olympique qui est de 24’’05, et surtout du record mondial (23’’67) ; mais tout de même la nageuse de 18 ans améliore son record personnel qui est de 27’’13. Une avancée qui augure des lendemains meilleurs pour celle qui a devancé la Sainte Lucienne Charlemagne Mikaili, sa poursuivante immédiate dans la série, de quelques tierces seulement (26’’99).

Arrey Sophina Ayuk : Dur apprentissage

« Je me suis donnée à fond, mais la Coréenne était plus technique et plus rapide que moi ». Arrey Sophina est honnête en ce qu’elle n’était pas à la hauteur de son adversaire, la Coréenne Kim Seongyeong. Même si la judokate des -70kg est ainsi éliminée dès son premier combat, par ippon, c’est-àdire par KO, elle se dit « fière d’avoir participé à mes premiers jeux ». Estimant avoir gagné en termes d’expérience et «espère qu’aux prochains jeux je serai plus performante ». A condition « de nous mettre dans des conditions favorables dans le cadre de la préparation de compétitions comme celle-ci. Qu’on nous fasse faire des stages de haut niveau dans les différents pôles, dans la zone européenne, dans la zone asiatique», conditionne-t-elle. Sera-t-elle entendue ? On attend de voir. Toujours est-il que les éditions se suivent et se ressemblent pour les athlètes camerounais souvent tiraillés entre leurs fédérations et le Comité national olympique et sportif qui rechigne toujours à prendre en compte les programmes de préparation élaborés par les techniciens des différentes fédérations.

Emilienne Essombe Tiako : Si près d’une médaille

Joseph Emilienne Essombe Tiako a terminé la compétition dans les 53kg dames en 5ème position. Les médailles de lutte étant réservées aux quatre premiers de chaque catégorie. La dernière ambassadrice du Cameroun aux JO 2020 est ainsi passée à côté d’une médaille de bronze qui aurait pu sauver l’honneur d’un pays qui était représenté par 12 athlètes engagés dans sept disciplines. Et qui se faisaient éliminer l’un après l’autre, pour clôturer avec celle qui était porte-étendard du pays. Pourtant les règles en lutte avaient redonné une chance supplémentaire au Cameroun. Battue dès son premier combat par la Japonaise Mukaidi Mayu, la lutteuse camerounaise gardait une chance de rebondir en cas de qualification en finale de son bourreau. Ce qui est arrivé. Et les victimes de celle qui a terminé championne olympique à 24 ans, se sont affrontées, pour une place en bronze. Essombe Tiako a d’abord battu la Polonaise Marta Zasina Roksana (3-1), avant de tomber en finale de bronze face à la Mongolienne Bat Ochir Bolortuya (4-14) qui empoche ainsi la seconde médaille de bronze en jeu. Pour ce qui semble être sa dernière participation aux JO pour celle qui est âgée de 33 ans.

Vanessa Mballa Atangana : le prix de la guerre des égos

Avant les JO, l’actualité de Vanessa Mballa était ponctuée de tiraillements avec la Fédération camerounaise de judo. Au sujet de son entraîneur personnel que l’athlète tenait à faire accréditer au sein de la délégation camerounaise. Rodrigue Chenet que la judokate a rencontré en 2011, à la faveur de la bourse olympique qui l’a conduite en France. Ce n’était qu’une nouvelle bataille dans la guerre entre la judokate et sa fédération. Et la crise s’est poursuivie au Japon où l’athlète a préféré rejoindre son entraîneur personnel en France, pendant que le reste de l’équipe camerounaise suivait le stage d’acclimatation à Hita. Et même à son retour. « Je me suis entraînée toute seule. Arrivée au village j’avais une sœur, une amie gabonaise avec qui j’ai continué la préparation. Depuis que je suis arrivée, c’est froid», se plaint l’athlète. Faux, « lorsque l’athlète arrive à Hita une semaine après le reste de la délégation (…) elle ne m’a jamais communiqué son programme. Je le découvrais comme tout le monde. Je programme dans le bus. Je programme le judo, elle va en athlétisme, je programme un circuit, elle va en musculation… », réagit Donna Ngo Batang, l’entraîneuse nationale de judo. Suivra l’épisode des équipements. « Les pouvoirs publics ont mis à sa disposition 4 ténues qu’elle a estimées qu’ils étaient petits, après avoir mis des dossards dessus. Le président du Comité national olympique a instruit qu’on lui achète un kimono sur place. Elle a communiqué la taille qu’il fallait, le judogi muzino taille 3.5. Nous sommes allés acheter cette ténue, l’athlète l’a essayé et l’a validé », rapporte l’entraîneuse. Et pourtant «nous avons été surpris au niveau du contrôle des ténues, qu’elle prenne le kimono de l’organisation. Ce qui exclut d’office le coach et vous donne un dossard blanc », regrette la technicienne. « Je n’ai jamais refusé le kimono du Cameroun ; j’ai changé de catégorie, et le kimono qu’on m’a apporté était tout petit. Je ne pouvais pas prendre un kimono qui ne me suffit pas, pour faire plaisir aux gens, et pourtant je suis venu combattre », reprend celle qui clame qu’«il faut qu’on respecte les athlètes ». Et sur le ring, la meilleure chance de médaille du Cameroun, engagée dans les +78kg, a été foudroyée par la Turque Sayit Kayra.

Sarah Hanffou : Une sortie vers l’avenir du ping-pong

Elle n’a pas eu le bonheur d’ouvrir la page du Cameroun à ces jeux. Premier athlète à rentrer en compétition, Sarah Nana Hanffou est tombée sur un adversaire coriace. La différence était nette : plus jeune (29 ans), la Bulgare Trifonova engageait la partie en confiance. Avec à son actif 7 victoires contre 3 défaites en 2021, pour une 407ème place au classement mondial ITTF Femmes. La meilleure camerounaise du tennis de table des dix dernières années, semblait désormais plus engagée dans son activité d’avocate et l’essor de Ping sans frontières (PSF), son association, que le sport. Agée de 34 ans, la doyenne affichait plutôt des statistiques de 2019, soit deux victoires pour trois défaites. Dans le duel, la Bulgare a laminé la Camerounaise 4-1. La Lionne indomptable du tennis de table sortait ainsi de ses 2èmes jeux olympiques après un seul match. Elle qui avait mieux résisté à Rio il y a quatre ans. Mais pour celle qui se préoccupe beaucoup du développement de la discipline de son cœur et les œuvres caritatives, le plus important est à venir. Peut-être pas avec elle-même, mais des pongistes plus jeunes qu’elle promeut dans 15 pays d’Afrique déjà. A travers PSF, Sarah Hanffou a intégré cette année l’incubateur de l’Agence française du développement et de Paris 2024 pour donner vie à son nouveau projet de développement du tennis de table. Ses pupilles pourraient mieux lui succéder à Paris en 2024.

Jeanne Gaëlle Eyenga Mboossi : Un héritage lourd à porter

TOKYO, JAPAN – AUGUST 01: Jeanne Gaelle Eyenga Mboosi of Team Cameroon competes during the Weightlifting – Women’s 76kg Group B on day nine of the Tokyo 2020 Olympic Games at Tokyo International Forum on August 01, 2021 in Tokyo, Japan. (Photo by Chris Graythen/Getty Images)

Elle ne porte pas le patronyme Matam, mais n’en demeure pas moins un membre de cette famille qui a inscrit son nom en lettres d’or dans la fondation de l’haltérophilie camerounaise. Jeanne Gaëlle Eyenga ne se vante pas seulement de sentir du sang des Matam dans ses veines. L’athlète travaille aussi à mieux représenter le Cameroun sur la scène internationale dans cette discipline. Et en arrivant à Tokyo, la fille de 22 ans, concourant chez les 76kg, croyait pouvoir faire au moins autant que Madias Nzesso : une médaille de bronze. Médaille obtenue sept ans après les JO 2012 qui l’ont vu terminer 6ème dans les 75kg, mais à qui le Comité international olympique a réattribué la médaille de bronze, après des disqualifications des concurrentes par la Commission disciplinaire de l’instance, des trois athlètes qui occupaient les 3 premières places dans ce classement (Svetlana Podobedova du Kazakhstan, Natalya Zabolotnaya de Russie et Iryna Kulesha de la Biélorussie. Mais Jeanne Eyenga est revenue bredouille au Cameroun, se classant 5ème de sa catégorie, après avoir soulevé en arraché et en épaulé-jeté 202kg (à peine 1kg de moins que la 4ème). « Les conditions sont très très difficiles au Cameroun, surtout dans notre sport. On n’a ni matériel approprié, ni salle appropriée », essaie de justifier Constantin Enama, l’entraîneur national de la discipline, chez Rfi. « Mais ça va, on se bat. Si on a pu se qualifier pour les Jeux olympiques, c’est qu’on peut aller loin », espère-t-il.

Rdpc : la vieille garde ne lâche pas prise

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Plusieurs caciques du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais sont encore appelés à coordonner les opérations électorales au sein du parti à partir du 7 août prochain.


Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais donne l’impression d’être un club de vétérans. A 77 ans, Jean Nkuete doit encore chapeauter la commission centrale de supervision des opérations de renouvellement des bureaux des organes de base du Rdpc. Le secrétaire général sera assisté dans cette tâche par 11 camarades aux profils assez typiques. Grégoire Owona 71 ans est le secrétaire général adjoint du parti ; Yaou Aissatou, présidente du Bureau national de l’Ofrdpc 69 ans; Balungeli Confiance Ebune 68 ans. Ibrahim Talba Malla, ou encore Paul Célestin Ndembiyembe 69 ans. Jean-Fabien Monkam Nitcheu, rapporteur auprès de cette équipe a 77ans. Au niveau du secrétariat technique, c’est encore une équipe de vétéran qui sera à la manœuvre. A la sous-commission intendance, Gilbert Tsimi Evouna 77ans ; Jean Bernard Ndongo Essomba, député du Rdpc depuis 1992 ; Baba Ahmadou Danpullo 69 ans, ont été désignés membres du secrétariat technique dans la circulaire du secrétaire général Jean Kuete. Au sein des commissions régionales de coordination et des commissions départementales de contrôle, ce n’est peut-être pas la très vielle garde du Rdpc qui est chargée de coordonner les élections sur le terrain, mais les mandataires du Rdpc semblent être les mêmes depuis plus de 10 ans. Dans la Mefou et Afamba par exemple, les noms de Sylvestre Naah Ondoa et de Melingui Roger reviennent depuis plusieurs années ; dans le Grand-Nord, certains noms sont récurrents : Zacharie Perevet, Dr Taiga ou encore Abba Sadou ; Dans la région de l’Est, l’on a toujours vu les noms de Badel Ndanga Ndinda ; Benjamin Amama etc. Un constat qui amène certains observateurs à penser que les caciques du parti de Paul Biya ne veulent pas passer le témoin à la jeune génération. Surtout que la plupart des partis rivaux, sont essentiellement coordonnés par une élite jeune. Ce qui expliquerait d’ailleurs le désaccord entre communicationnel entre le Rdpc et certains partis de l’opposition.

La diaspora affute ses armes

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Les militants du Rdpc vivant à l’étranger se mobilisent depuis la publication de la circulaire du président national le 8 juillet 2021.


C’est une grande effervescence au sein des sections, soussections et cellules du Rdpc installés hors du territoire national. Malgré le contexte marqué à la fois par la résurgence du Covid-19, les vacances annuelles à travers le monde, et la campagne de dénigrement orchestrée contre le parti au pouvoir et son président, les bureaux des organes de base du Rdpc à l’étranger s’affairent pour sensibiliser les compatriotes et militants du Rdpc de leur zone de compétence respective. Il est question, comme l’a instruit Paul Biya, de désigner à la tête desdits organes, des responsables qui, « (…) pleinement conscients des engagements présents du Rdpc et de ses projections dans le futur, sauront lui imprimer l’élan qualitatif nécessaire à son fonctionnement optimal et à l’atteinte de ses objectifs dans les prochaines années ». Dans les pays occidentaux, notamment la France, l’Allemagne, la Belgique, Canada etc il est question de mobiliser autant que faire se peut les militants du Rdpc pour non seulement élire les responsables des organes de base, mais aussi de démontrer que ce parti a regorge des milliers de militants.

En France, en même temps que certaines ambitions semblent s’afficher pour le contrôle des sections France Nord et France Sud, les sous-sections restent au contact des militants pour que ceux-ci s’impliquent lorsque viendra le moment de choisir leurs représentants dans les différents bureaux des organes issus de la récente actualisation du sommier politique .

En Allemagne, en Suisse, en Grande Bretagne, au Canada et aux États-Unis d’Amérique pour ne citer que ces pays, des dispositions préparatoires sont également en train d’être prises, pour que le travail des commissions soit facilité le moment venu.

En Italie, l’heure est également à la sensibilisation des masses : l’on explique la lettre et l’esprit de la circulaire présidentielle du 22 juillet 2021, en même temps que des initiatives sont en cours pour la constitution des bureaux consensuels. Des dispositions pratiques sont déjà en train d’être prises pour les opérations de vote : les autorisations administratives, le choix des bureaux de vote, les modalités de déplacement des militants, etc, lit-on sur le site du Comité central du Rdpc.

Carnet rose : Penda Ekoka n’est plus

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Penda Ekoka perd le combat pour sa survie

Après une rumeur qui l’a tué en fin de semaine dernière, Christian Penda Ekoka est mort cette nuit du 9 août 2021. Selon un communiqué attribué à la famille de l’économiste, l’ancien conseiller économique de Paul Biya est mort dans un hôpital de Toronto au canada, des suites d’un cancer du pancréas. Nouvelle confirmée par la suite par le Mouvement Agir-Act fondé par l’homme qui a emprunté les chemins de la politique ces dernières années. Avec comme fait majeur un ralliement à la candidature de Maurice Kamto lors de la dernière élection présidentielle, celle de 2018.

Mais le coéquipier de Maurice Kamto s’est éloigné du candidat arrivé 2ème à cette élection. Les deux hommes qui ont séjourné huit mois à la prison de Kondengui, dans le cadre des Marches blanches en protestation du résultat de l’élection, se sont brouillés sur la gestion du projet Survie Cameroun, destiné à organiser une solidarité nationale dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. L’homme à qui Maurice Kamto avait confié la gestion de ce projet, n’a jamais dressé le bilan de l’opération, mais ne s’accorde pas avec son ancien allié sur les chiffres présentés.

Tokyo 2020 : Essombe Tiako n’a pas pu sauver l’honneur du Cameroun

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Essombe Tiako déçue

Le Cameroun a failli sourire enfin. Après avoir été repêchée, Joseph Emilienne Essombe Tiako a battu la Polonaise Marta Zasina Roksana (3-1). Dans une partie équilibrée. Les deux lutteuses qui se battaient pour sauver leur honneur bafouée par la Japonaise Mukaida Mayu qui les a éliminées en 8ème et en quart de finale, se sont donné à fond, pour terminer 4-4. Mais à la faveur d’un avertissement à l’endroit de son adversaire, la Camerounaise l’a remportée (3-1). Se qualifiant ainsi pour la finale de bronze. Dernier combat que la lutteuse camerounaise a perdu face à la Mongole Batochir Bolortuya (14-4).

Le porte-étendard du Cameroun aux JO 2020 termine 5ème sur les 16 athlètes alignées dans la catégorie, et rentre ainsi au pays sans médaille une médaille en bronze. Le Cameroun rentre ainsi bredouille de Tokyo.

Sud-Ouest : vers la mise à l’écart de plusieurs cadres

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Certains membres de l’exécutif de la section régionale du sud-ouest, élus en 2015 sont sur le point d’être écartés du processus de renouvellement des organes du Rdpc, en raison de leur inertie.


Surprise ! La convocation du corps électoral en vue du renouvellement des bureaux des organes de base du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) par le président national du parti, a pris de court la plupart des présidents de sections et d’autres responsables dans la région du Sud-Ouest. « Beaucoup, apprend-on, avaient espéré qu’après l’exercice de renouvellement de 2015, le parti n’aurait peut-être pas les ressources et le temps nécessaires pour convoquer une autre élection avant la présidentielle de 2025. Ainsi, la plupart de cette catégorie de responsables du parti pensaient que leur mandat ne prendrait fin qu’en 2025 ». Eux, ce sont les « militants passifs », indique le site internet du parti.

Ces derniers, murmure-t-on au siège du parti à Yaoundé, se seraient mis à rêver que leur président national ne jugerait pas l’opportunité de convoquer ces élections, en raison de la crise sociopolitique en cours dans les régions anglophones du pays, et de l’impact de la crise sanitaire (Covid-19) sur l’économie nationale. Ils peuvent s’en mordre les doigts désormais. Ce qu’ils craignaient tant va arriver. Et au sein du parti, des voix s’élèvent pour soutenir la mise à l’écart de tout ce groupe des membres de l’exécutif de la section de la région du Sud-Ouest, accusés d’inertie. « La plupart de ces militants et responsables font preuve d’un manque de sérieux manifeste. Certains savent ce qui les attend. D’autres ont déjà commencé à crier à l’injustice. La plupart des militants, qui n’ont pas réussi à faire valider leurs noms, sont dans le désarroi après avoir découvert que seuls les militants actifs ont le droit de prendre part au vote », indique un militant du Rdpc. Ce dernier craint que l’opération de renouvellement des organes de base du parti ne connaisse « des actes d’indiscipline, des confrontations ouvertes et de la défiance vis-à-vis de la hiérarchie ».

Un an de suspension pour issa hayatou

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Le Comité d’éthique de la FIFA reproche à l’ancien président de la CAF des actes de corruption dans sa gestion des droits marketing.


Issa Hayatou est suspendu de toute activité liée au football, pour une durée d’un an. Une suspension assortie d’une amende de 30000 francs suisse, soit près de 19 millions de francs CFA. La Chambre de jugement de la commission d’éthique de la Fédération internationale de football association (FIFA) a jugé coupable l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) d’avoir touché des pots de vin dans le cadre du contrat entre la CAF et la société Lagardère sports, qui avait acquis les droits média et marketing des compétitions organisées par la CAF, entre 2014 et 2017. Dans la décision, la Chambre de jugement estime que, sur la base des informations obtenues par la Chambre d’instruction, que l’ancien président de la CAF avait engagé, au nom et pour le compte de la CAF, un contrat anticoncurrentiel qui a causé un préjudice de 200 millions, et terni la réputation de l’institution. C’est que, Présentation sport, jadis intéressé lui aussi par le marché des droits médias et marketing des compétitions de la CAF, avait saisi la commission d’éthique de la FIFA, pour dénoncer le renouvellement sans appel d’offres en septembre 2016 du contrat du Français Lagardère (déjà sous contrat avec la CAF depuis 1993), jusqu’en 2028. Une décision unilatérale d’Issa Hayatou qui avait exclu d’autres membres du Comité exécutif de la CAF des discussions. En son temps, des bruits avaient fuité de la maison du football africain basée au Caire. Il se disait alors que le contrat renouvelé de Lagardère pèse un milliard de dollars pour la période 2017-2028 ; un peu moins que l’offre de Présentation sport (1,2 milliard de dollars soit au moins 585 milliards FCFA). La commission d’éthique de la FIFA évalue à près d’un milliard les pertes engendrées contre la CAF.

Un agissement contraire à l’article 15 du Code d’éthique de la FIFA qui traite du devoir de loyauté. Article qui dispose en son alinéa 1, que « les personnes auxquelles s’applique le présent code doivent faire preuve d’une absolue loyauté vis-à-vis de la FIFA, des confédérations, des fédérations, des ligues et des clubs ». Et en son alinéa 2, l’article prévoit que « toute violation du présent article est sanctionnée d’une amende d’au moins CHF 10 000 (franc suisse, Ndlr), ainsi que d’une interdiction d’exercer toute activité relative au football de deux ans au plus ».

Ainsi, le prince du lamidat de Garoua est rattrapé dans sa gestion en 29 années ininterrompues de la maison du football africain, quatre ans après son départ. Jusqu’ici, la presse britannique avait mené des enquêtes montrant des irrégularités dans la gestion par le Camerounais du football africain. Mais les instances sportives n’avaient jamais prouvé la culpabilité de l’homme qui était jusqu’ici le seul membre de l’exécutif de l’ancienne FIFA à avoir échappé au « fifagate » déclenché en mai 2015 et qui a balayé le clan Sepp Blatter. L’ex patron du football africain avait d’ailleurs été propulsé à la tête de la FIFA comme président par intérim, après l’éviction du Suisse Sepp Blatter et de tous les autres membres de l’exécutif. L’homme qui n’avait pas soutenu la candidature de Gianni Infantino, avait attiré les foudres du Suisse qui ne s’était pas caché pour piloter la campagne du Malgache Ahmad Ahmad contre un Issa Hayatou qui ne comptait pas encore céder le fauteuil du président de la CAF en 2017. Il sera battu à Addis-Abeba en mars 2017 par le candidat soutenu par Infantino.

ANAFOOT ET CAN 2021

A en croire la communication de la FIFA, notification a été faite à Issa Hayatou, et la décision entre en même temps en vigueur. A un moment important pour l’homme qui avait hérité du poste de président du Conseil d’administration de l’Académie nationale du football (Anafoot), créée par l’Etat du Cameroun pour encadrer de jeunes camerounais désireux de faire carrière dans le football, par décision du président de la République du Cameroun, Paul Biya. L’on avait parlé de récompenses pour services rendus tant au Cameroun qu’au football mondial. En plus, l’homme qui ne fait pas partie du Comité local d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021, est très souvent consulté par les autorités nationales sur le football et notamment la CAN à venir en janvier prochain. Même si Hayatou, 74 ans, demeure une source intarissable pour les autorités de son pays, il est condamné à s’éloigner des affaires du football. Un éventuel appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) n’étant pas suspensif de la décision prise par la FIFA.

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