jeudi, mai 28, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 472

Accident de route : Ngalle Bibehe durcit les contrôles et les sanctions

0

Face à la recrudescence des accidents de la circulation routière, le ministre des Transports annonce entre autres directives, le renforcement des contrôles de conformité inopinés.


Encore du sang sur les routes camerounaises. Les cas récents sont ceux du 4 et 5 août derniers. Trois accidents graves ont été enregistrés dans les arrondissements de Makenene, Awae et Batchenga dans la région du Centre. Bilan : 40 morts en 48 heures. Des pertes de trop à en croire le ministre des Transports, décidé à mettre un coup de frein à la recrudescence des accidents de la circulation routière. Notamment dans les sous-secteurs des transports routiers interurbains de personnes et des transports de marchandises diverses. Sans préjudice des orientations de la stratégie nationale de la prévention et de la sécurité routière, ainsi que des mesures en vigueur, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a institué de nouvelle directives entrées en application le 10 août dernier. Et autant le dire : le ministre des Transports a pris la résolution de durcir les contrôles et les sanctions.

S’agissant spécifiquement du transport routier interurbain de personnes, il est institué la mise en place d’une fiche de suivi automobile jointe au bordereau de route sur laquelle sera mentionné l’état technique du véhicule, ainsi que l’état physique du chauffeur devant prendre la route. « Cette fiche de suivi sera signée par le chef d’agence, afin que sa responsabilité soit engagée », informe le ministre qui recommande également l’installation des ceintures de sécurité fonctionnelles dans les véhicules pour tous les passagers et s’assurer de leur port par ces derniers lors des voyages. Autre directive : le respect sans délai les durées moyennes par trajet sur les axes routiers réputés accentogènes. Tenez, pour un voyage Yaoundé – Bafoussam ou Bafoussam – Yaoundé, la durée minimale du trajet est fixée à 5 heures. Pour s’assurer que cette directive sera respectée, les autorités compétentes vont exploiter les données des radars postés à l’entrée et à la sortie des villes de Yaoundé et de Douala, ainsi que les radars intermédiaires. Les chefs d’agence devront également mentionner les heures de départ et d’arrivée.

Mise en garde

Pour ce qui est du transport de marchandises diverses (par camion), Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe prescrit deux nouvelles mesures : apposer systématiquement sur la portière du camion, la plaque propriétaire, ainsi que son numéro de téléphone de maniéré visible à distance ; des contrôles inopinés de conformité au sein des sites de chargement des carrières et des zones d’exploitation. Ainsi donc, tout refus d’obtempérer lors des opérations de prévention et de contrôle routiers par les transporteurs routiers de marchandises diverses par camions, à l’exception de ceux en transit (à contrôler dans les checkpoints conventionnels), « expose les contrevenants aux sanctions immédiates prévues par la règlementation en vigueur », prévient le ministre. En cas de violation des directives suscitées prévient-il, toutes les ressources textuelles qui encadrent les poursuites pénales et civiles seront activées pour rechercher la responsabilité civile et pénale des responsables.

Coupes africaines : Les représentants camerounais choisis dans les bureaux

0
Coincé par des problèmes d'argent, Séidou Mbombo Njoya a dû jouer à la place des clubs

Fovu club de Baham et Coton sport de Garoua représenteront le Cameroun respectivement en Champion’s league et en Coupe de la Confédération. Le club du rocher sacré des Hauts plateaux est leader de la poule A du Championnat d’élite et le club phare de la région du Nord occupe le même poste dans l’autre groupe. Ainsi en a décidé le Comité d’urgence de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) réuni mardi, selon un communiqué de presse rendu public ce jour par le département communication de l’instance.

La Fécafoot justifie son choix de nommer les représentants du Cameroun plutôt que de laisser le destin se jouer sur les stades par l’urgence: « La CAF avait fixé au 10 août 2021 la date limite de communication des noms des représentants des pays à ses compétitions interclubs pour la saison 2021-2022 à toutes les associations membres», justifie-t-elle. Or « la saison 2021-2021 étant encore en cours, le comité d’urgence de la Fécafoot a statué au regard de la situation actuelle de l’Elite one et de la Coupe du Cameroun», poursuit le communiqué. Les deux clubs sont leaders actuels de leurs poules en championnat, avec chacun 15 matchs. Mais « Fovu club de Baham enregistre 30 points, soit 4 de plus que Coton sport de Garoua. En conséquence, Fovu club de Baham a été positionné pour la Champion’s league et Coton sport de Garoua pour la Coupe de la CAF », explique la Fécafoot.

Les dirigeants de la Fécafoot disent s’être appuyés sur le Règlement du championnat Elite one, du classement actuel dans les poules A et B et de la Résolution 7 du Comité exécutif de la Fécafoot du 18 mai 2021, qui « qualifie le vainqueur de la Coupe du Cameroun 2021 à la Coupe de la CAF saison 2022-2023». Il sortira du duel entre PWD de Bamenda et Astres de Douala, les deux clubs qualifiés pour la finale de cette compétition nationale. Ainsi, le Cameroun a déjà son second représentant en Coupe de la CAF et attend de connaître le principal.

C’est une situation qui se profilait à l’horizon depuis plus d’un mois. En effet, la Fécafoot avait déjà sollicité de la CAF un étirement du délai de communication des noms de ses représentants en compétitions africaines interclubs au mois de juillet dernier. Le temps de terminer le championnat nationaux qui étaient à l’arrêt depuis des semaines pour défaut d’argent ; et la coupe du Cameroun en était aux quarts de finale. Ce dernier tournoi a pu jouer les demi-finales, et attend la présidence de la République pour connaître la date de la finale. En revanche, les championnats d’élite sont de nouveau à l’arrêt, pour les mêmes raisons, après quelques journées jouées.

La Fécafoot peut se consoler que le Cameroun n’est pas le seul pays à qualifier ses représentants dans les bureaux de la fédération car l’Egypte également a dû recourir à la même méthode, faute d’avoir pu terminer sa saison. Le tirage au sort est programmé ce 13 août 2021.

Football professionnel : Le TAS conforte la Fécafoot

0
Pierre Semengue peine à garder le sourire

Attendu depuis des mois, le Tribunal arbitral du sport (TAS) vient de sévir : « L’appel déposé par la Ligue de football professionnel du Cameroun à l’encontre de la décision de la fédération camerounaise de football du 4 novembre 2020 est recevable». Mais le général Pierre Semengue ne peut jubiler. En même temps, le tribunal suprême du sport mondial dit que cet appel est « rejeté». Et du coup, « la décision de la Fédération camerounaise de football du 4 novembre 2020 est confirmée », clarifie l’arbitre unique Me Alexander McLin. En clair, la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) perd ses compétences en qualité d’organisateur des championnats professionnels de football au Cameroun.

Non seulement l’instance dirigée par le général Pierre Semengue perd la partie, mais doit en même temps payer l’intégralité des frais d’arbitrage. Et devra verser la somme de 5000F suisse à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) en guise de participation auxdits frais. C’est l’aboutissement d’un long processus judiciaire qui dure depuis le 4 novembre 2020 lorsque la Fécafoot a décidé de retirer l’organisation des compétitions professionnelles internes à la LFPC. A quelques mois de la fin du mandat de Pierre Semengue.

Et justement, le général à la retraite ne compte pas capituler. L’homme qui avait déjà promis d’aller jusqu’au TAS dans ce dossier, vient de confirmer qu’il attaquera la décision. « Compte tenu de la situation juridique douteuse de l’exécutif de la Fécafoot, élu le 12 décembre 2018 et dont l’élection a été annulée par le TAS le 15 janvier 2021, un appel sera introduit auprès du Tribunal fédéral suisse dans les meilleurs délais possibles », annonce le président de la LFPC.

CNPS : pas de passeport pour les employeurs débiteurs

0

Cette pièce sera refusée ou retirée aux responsables d’entreprises créanciers du trésor public, comme le prévoit un récent décret du président de la république fixant les conditions d’obtention du document.


Un sale temps se dessine pour les « jongleurs » des contributions sociales. La direction générale de la Caisse nationale de prévoyance sociale lance une nouvelle initiative pour recouvrer ses plus de 215 milliards de francs CFA de dette auprès des employeurs. Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame, directeur général de Cnps, a publié le 3 août dernier un communiqué à l’intention de ses débiteurs. Il invite « tous les employeurs et personnes concernées à s’acquitter dans les meilleurs délais de leurs dettes ou à solliciter un aménagement des modalités de paiement y relatifs », peuton lire dans le communiqué. Selon la même source, cette démarche vise à « épargner les désagréments que pourrait causer la stricte application des nouvelles mesures de refus de délivrance ou de retrait de leur passeport ».

Cette mesure est prise sur la base de l’article 7 du décret présidentiel du 17 juin 2021 fixant les conditions d’établissement du passeport camerounais. Il stipule que, « le passeport est refusé au débiteur du Trésor public, s’il fait l’objet d’une réquisition des ministres en charge des Finances, du Travail et de la Sécurité sociale ». Ce document peut aussi être retiré « au débiteur des cotisations sociales, les créances de la Cnps bénéficiant du privilège de Trésor », rappelle le directeur général. C’est donc dans ce cadre que dans une note interne datée du 27 juillet, le directeur général de la Cnps demande à ses collaborateurs de transmettre « au plus tard le 31 juillet 2021 un état détaillé et exhaustif des dettes dues par les employeurs, les différents clients et prestataires des services de la Cnps ». Il n’a fallu que quelques jours pour que l’institution établisse cet état détaillé et exhaustif. A date, «Nous avons quasiment 16000 assurés sociaux que nous ne pouvons pas prendre en charge du fait que leurs employeurs sont lourdement endettés auprès de la Cnps. Aujourd’hui, la situation s’est tellement dégradée que seulement le quart d’entreprises sont en règle», affirme la Cnps. Soit environ 7000 entreprises à jour dans leurs cotisations sur les 30 000 entreprises actives.

La suite de la procédure entamée devra conduire à la transmission de ces états au ministère du Travail et de la Sécurité sociale en vue des réquisitions de ce département ministériel auprès des services compétents de la délégation générale à la Sûreté nationale. La Dgsn à son tour devra « acter le refus de délivrance ou le retrait de passeports aux titulaires ou aux personnes défaillantes vis-à-vis de la Cnps », souligne Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame.

Finances : Les six réformes à mettre en œuvre d’ici fin 2021

0

A quelques mois de la fin du plan global consacré à l’amélioration du système de gestion des fonds publics, les membres du comité de pilotage réunis le 5 août dernier se sont accordés sur l’accélération de la mise en œuvre des changements restants.


Plus que quatre mois, et l’on en aura fini avec le Plan global de réformes de la gestion des finances publiques. Entamées en 2019, ce Plan devrait prendre fin d’ici décembre 2021. Réunis le 5 août dernier à Yaoundé pour la 9e fois depuis 2019, les membres du Comité de pilotage de la plateforme de dialogue sur les finances publiques ont fait un bilan de la mise en œuvre du Plan sur les sept premiers mois de 2021, et plus globalement sur ce qui a déjà été fait depuis deux ans. En effet, « au niveau de la mobilisation des recettes, l’accélération de la dématérialisation des procédures fiscales dans un environnement de distanciation sociale, a permis le recouvrement de 2 560,6 milliards de francs CFA à fin décembre 2020, en dépassement de 185,8 milliards par rapport à l’objectif révisé de 2 374 milliards, soit un taux d’exécution de 107% », indique le ministre des Finances, président du Comité. De plus, et selon la même source, « les mesures de contraction des dépenses ont été maintenues et renforcées d’où une exécution de 4 363 milliards de francs CFA, soit un taux de d’exécution de 90 %. Un ensemble de mesure qui a permis au pays d’être résilient malgré les effets pervers de la Covid-19 sur l’économie nationale. L’on note un taux de croissance de 0,7, soit un ralentissement de la croissance, et non pas une chute de moins 2, 6 % telle que prévue, a également expliqué le membre du gouvernement.

Toutefois, le chemin des reformes visant à doter le Cameroun d’un système de gestion des finances publiques en conformité aux standards internationaux, notamment ceux en vigueurs dans la sous –région Afrique centrale reste long. Six grandes réformes doivent être mises en œuvre d’ici décembre 2021, voire janvier 2022 au plus tard. Ces réformes rentrent dans le cadre de la mise en œuvre effective de la transposition des directives du cadre harmonisé de gestion des finances publiques, dont le décret portant règlement général de la comptabilité publique signé en juillet dernier a consacré la transposition de l’ensemble des directives.

Dès à présent, il est attendu des principaux acteurs: l’optimisation des applications informatiques du ministère des Finances pour un basculement vers la comptabilité patrimoniale prévue en janvier 2022 ; le développement de l’infrastructure informatique devant permettre le déploiement du nouveau compte unique du Trésor ; la finalisation des texte d’application du livre 5 du Code général de la décentralisation pour une accélération de la décentralisation, l’opérationnalisation de la nouvelle nomenclature budgétaire de l’Etat , la poursuite de la dématérialisation des procédures tant en recettes qu’en dépenses ; la montée en puissance du Comité de cadrage macroéconomique et budgétaire… Principaux acteurs de ces réformes, le ministère des Finances et ses structures spécialisées (Direction générale des Impôts, Direction générale des Douanes, Direction générale du Budget, Direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire) ont été exhortés à mettre le pied sur l’accélérateur, afin que le Plan soit entièrement exécuté d’ici fin 2021. Ce discours du ministre des Finances à ses collaborateurs a également été l’une des principales attentes des Partenaires techniques et financiers (PTF) du Plan de réformes. Elle a été exprimée par Philippe Van Dame, chef de la délégation de l’Union européenne au Cameroun, représentant des PTF. La suite de la rencontre a notamment été dédiée aux discussions sur l’issue à accorder au Plan bientôt arrivé à terme, ainsi qu’à un exposé sur le Partenariat public-privé, mécanisme innovant de financement des projets publics.

Justice : Rebecca Enonchong aux arrêts

0
Rebecca Enonchong

Rebecca Enonchong n’est plus libre de ses mouvements. L’opératrice économique a été interpellée ce matin du 11 août 2021 par des éléments de la Gendarmerie nationale et conduite chez le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. Après une audition, la patronne de Africatechie très engagée et critique envers le régime de Yaoundé, a été déferrée devant le tribunal. Rien ne filtre de façon officielle du dossier. Mais à en croire le mouvement Stand up for Cameroon qui s’est mobilisé pour l’infortunée, il serait reprochée à l’activiste des réseaux sociaux des faits d’outrage à magistrat. Mais Edith Kahbang Wallah, le leader du mouvement Stand up for Cameroon s’indigne que « Rebecca Enonchong est détenue sur instruction verbale du procureur général».

A la tombée de la nuit, l’on a appris que Rebecca Enonchong a été mise en garde à vue à la gendarmerie pour comparaître demain à 8h au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. Celle qui figure parmi les 50 Africains les plus influents selon Jeune Afrique, risque de passer des temps difficiles derrière les barreaux.

Lions indomptables : Fabrice Ondoa et André Onana perdent leurs places

0
Onana-et-Ondoua attendront leur retour sur le terrain loin de la tanière

Pour la reprise des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022, André Onana et Fabrice Ondoa ne font pas partie de l’effectif d’Antonio Conceiçao. Alors que le titulaire au poste revient en compétition le mois prochain. L’ex portier de l’Ajax d’Amsterdam paie peut-être le prix de son manque de compétition. Lui qui avait écopé d’un an de suspension après un test antidopage qui a permis de découvrir une substance interdite d’utilisation à l’UEFA. Sanction réduite récemment et qui permettait au portier principal du champion sortant de la Hollande de renouer avec les entraînements en septembre, et avec la compétition en novembre. Fabrice Ondoa, lui, paie le prix de ses absences sur les feuilles de matchs en clubs. Lui dont la dernière sortie avec les Lions indomptables, face aux Requins bleus du Cap vert, avait fait piètre figure et le Cameroun battu (1-3).

En l’absence des deux titulaires, Simon Omossola qui avait déjà occupe le poste principal des gardiens de buts. Avec à ses côtés Devis Epassy et Effa Komguep qui étaient déjà dans la tanière lors de la dernière sortie des Lions indomptables. Junior Nlend, gardien de Coton sport de Garoua et Simon Ngapandouetnbu complètent la liste dans ce compartiment. Chez les défenseurs, on remarque les absences d’Oyongo Bitolo, jusqu’ici un des meilleurs à son poste d’arrière gauche. Les habitués que sont Michaël Ngadeu et Fai Collins sont en poste. Dans l’entrejeu, Zambo Anguissa, Arnaud Djoum et Kunde Mallong confortent leurs positions, tandis que les appelés des derniers regroupements comme Yvan Neyou, Oum Ngouet, Léa Siliki, Jean Onana et Martin Hongla sont rappelés. En attaque, le sélectionneur a refait confiance aux anciens. On y retrouve le capitaine Choupo-Moting, Vincent Aboubakar, Christian Bassogog, Toko Ekambi, Moumi Ngamaleu et Stéphane Bahoken. John Mary est à nouveau convoqué. Lambert Gueme Araina, le meilleur buteur du Championnat national d’élite, sociétaire de Cotonsport de Garoua (désormais aux Far du Maroc), a l’occasion de goutter aux délices de la tanière des Lions. En revanche, Clinton Njie dont les apparitions en sélections évoluent désormais en dents de scie, n’y figure pas.

Mais c’est une pré-liste de 32 joueurs qui devrait être réduite certainement avant le regroupement. Lequel est prévu pour le compte des matchs contre le Malawi et la Côte d’ivoire en septembre prochain, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022.

Fécafoot : Le torchon brûle entre le président et le sg

0

Seidou mbombo njoya reproche à Benjamin Didier Banlock de ne plus le soutenir dans son projet de réélection. un secrétaire général par intérim a pris fonction.


La tension monte entre Seidou Mbombo Njoya et Didier Banlock. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et le secrétaire général de l’instance ne s’adressent plus la parole. Les rapports entre les deux hommes se sont crispés ces derniers jours. «La crise est réelle et dans les jours qui viennent, nous ne pourrons plus la cacher», avoue une source au secrétariat de la Fécafoot. D’après notre interlocuteur, le limogeage du secrétaire général n’est plus qu’une question de jours, voire d’heures. Le sujet aurait été évoqué lors d’une réunion du Comité exécutif tenue ce vendredi 6 août au siège de l’instance à Yaoundé, apprend-on. Mais la décision ne pouvait être entérinée pour une question de vice de forme. « Compte tenu du fait que ladite réunion n’a pas été convoquée par le SG comme cela aurait dû être le cas. Du coup, la réunion a perdu son caractère officiel », explique une source proche du patron du football camerounais.

Des visions idéologiques antinomiques semblent être au cœur du « divorce » annoncé entre Seidou Mbombo Njoya et Didier Banlock. Le président de la Fécafoot lorgne un autre mandat (le précédent a été annulé à mi-parcours, Ndlr.). Mais il n’a plus le soutien de son secrétaire général dans ce projet. Alors que des langues murmurent que la véritable raison de cette crise serait liée au fait que le SG aurait ouvertement affiché son soutien à Samuel Eto’o, que certains médias présentent comme un futur candidat à la présidence de la Fécafoot. Une version que rejette un proche de l’entourage de l’ancien joueur.

Les trois hommes se connaissent parfaitement, même si M. Banlock semble plus proche de Samuel que de son président à la Fécafoot. On a appris que celui-ci aurait décidé de tout faire pour que son patron ne soit pas réélu. C’est cela, le vrai problème. Le président a simplement compris qu’il ne peut plus se fier à son collaborateur le plus précieux. Or il ne peut pas s’en débarrasser sans subir des représailles. D’où la crise actuelle ».

Le président de la Fécafoot aurait donc décidé de mettre son secrétaire général à l’étroit. Didier Banlock n’est plus associé aux sorties officielles de Seidou Mbombo Njoya. Le patron de l’administration de la Fécafoot était absent lors de la réunion du Comité exécutif de ce vendredi. Idem lors de la visite du Centre Technique en chantier, qui a suivi les assises. Ce dernier était également barré de la liste des personnalités présentes à l’Assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue samedi 7 août 2021 à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé. « Il va être progressivement mis à l’étroit jusqu’à ce qu’il décide de s’en aller, à défaut d’être limoger par une décision de l’Assemblée générale », apprend-on. La suite du feuilleton promet d’être intéressante.

Projet PDVIR : les indemnisations ont commencé

0

Pour un coût total de 3,6 milliards de F CFA, le paiement des droits des populations de Douala 3e et 5e impactées par le Projet de Développement des Villes Inclusives et résilientes s’étend jusqu’au 18 août prochain.


Depuis le 02 août 2021, des populations de Douala 3e et Douala 5e passent à la caisse. Ces deux arrondissements ont en effet été sélectionnés comme bénéficiaires du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR). Un projet pour lequel le gouvernement camerounais avait obtenu un financement de la banque mondiale à hauteur de plus de 90 milliards de Fcfa, dont environ 43 milliards pour la ville de Douala. La mairie de la ville s’était engagée à prendre en charge le paiement des indemnisations/compensations au titre de fonds de contrepartie. Elle a ainsi pu obtenir en juin dernier un prêt de 3, 2 milliards de Fcfa auprès d’une banque locale. Cet argent est aujourd’hui mis à contribution pour payer les droits des personnes touchées par ce projet. Le montant total de cette opération étant de 3, 6 milliards de Fcfa.

« Ce sont des personnes qui sont détentrices d’un titre foncier ou des biens ; et ce sont ces biens qu’on indemnise. Il y a une commission qui a été mise en place et la liste a été établie par un texte officiel, non par le maire. Ce que nous faisons simplement au niveau de la CUD c’est garantir l’indemnisation totale de toutes les personnes impactées par le projet. », a indiqué le maire de la ville Roger Mbassa Ndiné lors du lancement officiel des opérations par le préfet du Wouri, le 06 août dernier. Le paiement se fait par virement bancaire et le compte est crédité quelques jours après le remplissage du formulaire, le temps pour la commission de paiement, la CUD et la préfecture de procéder à la vérification des documents. Ce sont plus de 1000 personnes des arrondissements de Douala 3e et Douala 5e qui sont concernées par cette opération. Ces communes regorgent en réalité des quartiers précaires qui sont en outre vulnérables aux changements climatiques. Ces quartiers bénéficient donc du soutien de la banque mondiale dans le cadre du projet Pdvir qui vise une gestion urbaine inclusive et résiliente, en répondant aux problèmes comme l’inondation ou la protection des zones humides par la construction des drains et voiries. Il est également question d’améliorer l’accès à l’infrastructure et aux services urbains, l’inclusion économique en favorisant l’accès aux opportunités économiques notamment des jeunes. Les travaux pourront démarrer, une fois que les populations seront entièrement indemnisées. « C’est la saison des pluies qui peut retarder le démarrage des travaux. Mais, dans 6 semaines maximum, si la pluie nous le permet, sinon en novembre 2021 au plus tard. Il est question de construire 11 km de voiries urbaines, 7 km de drains pour lutter contre les inondations, 7 km de voiries de proximité dans les quartiers et voiries secondaires et tertiaires. Ces investissements s’élèveront à hauteur de 28 milliards de Fcfa », a souligné la coordonnatrice du projet Anne Marie Essono qui représente le Mindhu tutelle des activités.

En plus des travaux, ce projet qui va jusqu’en 2023, comprend des activités institutionnelles notamment d’appui à la décentralisation d’un coût de 10 milliards de francs CFA. On note aussi un programme de subvention des activités économiques des jeunes de 18 à 35 ans.

Bourses africaines : vers la création d’une plateforme d’interconnexion

0

Sept places boursières africaines travaillent dans ce projet qui vise à stimuler les flux d’investissement et apporter plus de liquidités aux marchés africains.


L ’Association africaine des bourses de valeurs (Asea) a signé le 30 juillet dernier, un contrat pour se doter d’une plateforme de cotation. D’après son communiqué, sept places boursières africaines travaillent ensemble dans la mise en œuvre du projet d’interconnexion des bourses africaines (AELP). Le contrat porte sur la conception et le déploiement de la plateforme technologique dénommée AELP Link pour le routage des ordres de bourses et les confirmations de transactions entre les courtiers des sept bourses participant à la phase pilote. Il s’agit de la Bourse de Casablanca, la Bourse d’Egypte, la Bourse de Johannesburg, la Bourse des valeurs mobilières de Nairobi, la Bourse du Nigeria, la Bourse de Maurice et la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). Le fournisseur retenu est Direct FN, une société informatique de renommée mondiale expérimentée dans les solutions de marchés financiers à travers le Moyen-Orient et de nombreux marchés émergents et frontières.

Il a été retenu à l’issue d’un processus d’appel d’offres auquel ont manifesté des candidatures de fournisseurs internationaux de premier plan de 18 pays. Les ordres des investisseurs sur un marché seront acheminés par un courtier national via la plateforme AELP vers un courtier sur le marché étranger où le titre est coté pour leur exécution sur ce marché. Les titres côtés accessibles via le lien Aelp comprennent tous les titres disponibles pour les investisseurs transfrontaliers.

Les investissements en actions disponibles comprennent les entreprises les plus prometteuses et les plus rentables d’Afrique ainsi que certains leaders mondiaux parmi plus de 1 050 entreprises cotées. Les investisseurs achèteront ou vendront également des obligations d’entreprise et d’État, des fonds indiciels (ETFs) et des produits dérivés lorsque ceux-ci sont cotés sur les bourses participantes et que le courtier parrain en fournit l’accès. Pour le Président de l’Asea, c‘est un « grand pas vers la libre circulation des investissements à travers l’Afrique et la libre circulation des capitaux. Notre objectif est d’ouvrir de nouvelles opportunités pour les investisseurs individuels et institutionnels afin d’investir de manière productive dans la croissance de l’Afrique. Les bourses continuent d’aider les entreprises et les gouvernements africains à lever des capitaux à long terme pour la création d’emplois, la croissance des entreprises, les infrastructures et le développement », a déclaré Feĺix Edoh Kossi Amenounve.

Le projet d’interconnexion des bourses africaines (Aelp) est une initiative conjointe de l’Asea et de la Banque Africaine de Développement (BAD) visant à stimuler les flux d’investissement panafricains, à promouvoir les innovations qui soutiennent la diversification pour les investisseurs et à adresser la problématique de la profondeur et de la liquidité́ des marchés. Il est financé grâce à une subvention du Fonds Fiduciaire de la Coopération Economique Corée-Afrique (Koafec) géré ́ par la Banque Africaine de Développement.

Par Tatiana Meliedje

- Publicité -
Google search engine