mercredi, juin 17, 2026
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Télécoms.MTN et Camtel fusionnent leurs services

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Les deux entreprises ont signé un protocole d’accord permettant à leurs abonnés de basculer d’un réseau à l’autre en cas de perturbations.

Le roaming ou l’itinérance prend progressivement corps au niveau national. Cette procédure qui permet à un utilisateur de téléphoner, envoyer des SMS ou avoir accès à internet à partir du réseau d’un opérateur autre que celui auquel il est abonné est désormais possible entre MTN et la Cameroon Télécommunications (Camtel). Les deux opérateurs ont procédé à la signature d’un protocole d’accord sur la mise en œuvre des services d’itinérance nationale le 28 Septembre 2021 à Yaoundé. Concrètement, et accord donne la possibilité à  un abonné Camtel qui se trouvant par exemple dans une zone non couverte par son réseau, de basculer sur le réseau MTN, tout en gardant sa carte SIM Camtel pour continuer d’accéder aux services des télécommunications. Ce qui comprend, l’envoi et la réception des SMS nationaux et internationaux, l’émission et la réception d’appels nationaux et internationaux, l’accès à Internet, réseaux sociaux etc. MTN Cameroon et Camtel se positionnent ainsi comme des premiers au Cameroun en matière de déploiement de la solution « Local Roaming ». Le roaming international étant disponible chez d’autres opérateurs.« C’est un acte supplémentaire qui démontre l’engagement de MTN à contribuer au développement du secteur des télécommunications au Cameroun. Nous lançons ainsi un Roaming national, pour assurer à tous les Camerounais détenteurs d’une carte SIM, de demeurer joignable sur l’étendue du territoire », a indiqué Stephen Blewett, Directeur Général de MTN Cameroon. 

Pour le Directeur General de Camtel, « le Local Roaming est une forme de partage d’infrastructure utilisée de plus en plus par les Opérateurs de Téléphonie Mobile dans le monde afin de se donner les moyens d’assurer une couverture rapide du territoire ».  Judith yah sunday epse Achidi fait donc savoir que l’opérateur public compte sur ce partenariat avec MTN pour renforcer sa présence sur le territoire national.  « Notre stratégie de présence sera basée entre autres sur le Local Roaming à travers le réseau de notre partenaire MTN dans les zones où le réseau CAMTEL n’est pas encore disponible afin de fournir un service de qualité aux abonnés CAMTEL. », a-t-elle déclaré

Accidents de la circulation. Camtrack et MTN développent une solution

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Le ministère des transports, porteur du projet vient de lancer la phase pilote de cette technologie qui vise à réduire les accidents, en améliorant le comportement des conducteurs.

Le Cameroun se dote d’une nouvelle approche de sécurité routière dans le cadre d’un partenariat public-privé reliant le ministère des Transports et le consortium CAMTRACK-MTN Cameroun. Les trois entités ont présenté le 27 septembre dernier à Yaoundé, la solution dénommée ym@ne driver. Il d’agit d’un kit de suivi centralisé  à distance des bus de transport interurbain. Cette solution vient en effet répondre à un problème. Les rapports d’enquêtes sur les accidents impliquant les bus (gros porteurs) et les camions, révèlent des pratiques dangereuses dont les plus importantes sont l’excès de vitesse,  la conduite en état d’ébriété et la conduite en état de fatigue.   Ce sont donc ces pratiques sui seront détectées grâce à cette intelligence artificielle.  Le projet pilote consiste à  l’installation et la mise en scène dudit kit dans 100 bus de transport interurbain pendant une période test d’un mois.  Il comprend aussi l’installation d’une salle de contrôle provisoire pour évaluer les pratiques sur le terrain et restituer le rapport final à la fin du pilote. Un macaron autocollant  sera également placé sur les bus disposant du système pour identification ; puis une application mobile fournissant en temps réel, le classement des agences de transport en termes de sécurité et sûreté sera créée.

 De manière concrété, le kit  est doté de trois cameras et devra faire une reconnaissance faciale du chauffeur, détecter la fatigue (bâillement, somnolence…) ainsi que les mauvais comportements du chauffeur tels que l’usage du téléphone au volant, le non port de la ceinture de sécurité, ou encore l’usage de la cigarette.  En cas de problème, l’alerte sera envoyée au véhicule, à la base des données du ministère des Transports et à la compagnie de transport concernée. Cette innovation concerne principalement les axes Douala/Yaoundé, Douala/Bafoussam et Bafoussam/Yaoundé dits « Triangle de la mort ».

Pour ce projet, le Ministère des Transports  a bénéficié de l’appui technique de Camtrack et MTN Cameroun. La première est une entreprise spécialisée dans la géo localisation. C’est elle qui a mis à disposition la technologie, l’intelligence artificielle et le matériel à installer dans les bus et les salles de contrôle prévues. MTN Cameroon, s’assure de la  connectivité à savoir la transmission des données; connexion des serveurs afin de disposer des informations et données en temps réel. Plusieurs compagnies de transport ont déjà adhéré à cette phase pilote qui s’étend sur une période d’un mois.

Conflits agro pastoraux. A la recherche des financements pour une riposte sous régionale

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Après une enveloppe de plus d’1 milliard de FCFA, l’OIM et la FAO espèrent lever de nouveaux financements pour poursuivre le projet de prévention des conflits agro pastoraux dans la sous région.

Depuis janvier 2020, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)  et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) mettent en œuvre avec le gouvernement camerounais un projet lié aux conflits agropastoraux. Dénommé « Est/Adamaoua/Nord : Réduction des tensions/conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles autour des activités agro-pastorales »,  le même projet est exécuté en République centrafricaine et au Tchad. Il intervient en réalité dans un contexte où les activités de transhumance (pratique reposant sur les mouvements d’éleveurs et de leur bétail en fonction du climat et des saisons, à la recherche de nourriture et d’eau) engendrent divers conflits. Depuis 2013, l’insurrection de Boko Haram a entraîné des bouleversements majeurs dans les régions septentrionales du pays. Les pasteurs et leurs troupeaux, ne peuvent plus circuler librement et n’ont plus accès à certains parcours. De même, les conflits armés en RCA ont entravé la mobilité des éleveurs, compromettant la transhumance et réduisant l’accès aux marchés à bétail. Ce qui a des répercussions sur la transhumance au Tchad et au Cameroun. Les communautés font aussi face à des affrontements réguliers entre pasteurs et agriculteurs entrainant des pertes humaines et matérielles importantes et exposent particulièrement les agricultrices et les jeunes bergers.

 C’est pour contribuer à apaiser les conflits entre les communautés au sujet des ressources naturelles,  que le Fonds de Consolidation de la paix des Nations Unies a mobilisé un montant de 2, 8 million de dollars, soit plus d’1 milliard de FCFA  à l’OIM et la FAO en vue d’adresser une solution durable dans les régions cibles.  Ce projet  qui a démarré en janvier 2020 a permis de mener plusieurs actions. « D’abord documenter les causes des conflits entre les agriculteurs et les éleveurs nomadisant qui sont pas forcement des nomades venant d’ailleurs car il y a  aussi des conflits qui sont issus de la mobilité interne. On documente cela et on essaie de voir quels sont les problèmes qui sont générés, et ensemble avec les acteurs concernés on essaie de trouver des solutions », explique représentant du FAO au Cameroun, Athman Mravili. L’autre préoccupation porte sur la transhumance transfrontalière  qui n’est pas réglementée de manière adéquate et comporte un risque d’insécurité dans la sous région. Les parties prenantes du Tchad, de la RCA et du Cameroun ont ainsi été réunis par visio conférence le 27 septembre dernier à  N’djamena, Bangui et Douala.  Ceci dans le cadre d’un atelier visant à harmoniser le cadre réglementaire pour favoriser une transhumance sûre.  Les acteurs ont salué les résultats déjà obtenus par le projet. Entre autres plus de 45000 plants fourragers, plus de 250 hectares de pistes restaurées et 1000 personnes ayant bénéficié d’un accompagnement dans leurs activités socio économiques. Il est cependant envisagé de lever des financements additionnels pour poursuivre les activités qui prennent fin en octobre 2021.

Sanlam cède 4 de ses filiales au groupe NSIA

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Les quatre filiales concernées par cette opération d’acquisition sont situées au Togo, au Gabon, au Congo et en Guinée. Parallèlement, le groupe panafricain cède à Sanlam des filiales Vie et Non Vie au Mali.


Le Groupe NSIA vient de renforcer son positionnement dans le secteur de la bancassurance en Afrique de l’Ouest et Centrale avec l’acquisition de quatre filiales d’assurances appartenant au groupe Sanlam. Soumise à la validation des autorités de tutelle de la CIMA, de la Cemac et de la Banque Centrale de la République de Guinée, cette opération, est « une étape importante pour le développement du Groupe Nsia au Togo, Gabon, Congo et en Guinée », rapporte un communiqué du groupe panafricain publié mercredi. L’accord avec Sanlam, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement du Groupe Nsia, comprend un premier volet pour la cession à Sanlam des filiales Vie et Non Vie du Groupe NSIA au Mali « pour répondre au besoin stratégique de recentrage de couverture géographique du pôle assurances » ; et un second volet pour le rachat de quatre filiales du groupe d’assurance sud-africain : les activités Assurance Vie de ce denier au Togo et au Gabon ; et celles de l’Assurance Non-Vie au Congo et en Guinée. « Depuis 26 ans, le Groupe Nsia met en œuvre une stratégie de développement contrôlée de ses activités. C’est ce qui nous permet de nous installer durablement dans chacun de nos pays d’implantation. Aujourd’hui, nous renforçons notre présence au Togo, au Gabon, au Congo et en Guinée. Pour l’ensemble de nos parties prenantes, cette opération est annonciatrice de perspectives prometteuses », explique Jean Kacou Diagou, fondateur et PDG du Groupe Nsia.

Déjà présent au sein de ces quatre pays, l’ensemble de ces acquisitions permettra au Groupe NSIA d’y renforcer son positionnement, son volume d’activité, ses fonds propres et d’accroître sa rentabilité.. Pour B. Janine Kacou Diagou, directrice générale du Groupe Nsia, « cette opération répond à deux objectifs : augmenter nos parts de marché dans des pays importants pour le développement de NSIA et renforcer notre mise en conformité avec les exigences du régulateur de la zone CIMA [la Conférence interafricaine des marchés d’assurances qui comprend 14 pays membres, ndlr] ».

Source : afrique.latribune.fr

Faire de Douala la capitale de l’investissement privé

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La directrice générale de l’Agence de Promotion des Investissements (API) explique comment faire de la ville portuaire la principale destination des capitaux investis au Cameroun.


La région du Littoral et sa capitale sont une destination facile à promouvoir, à en croire Marthe Angeline Mindja. La directrice générale de l’API a exposé sa stratégie lors du dernier Forum économique de Douala. Une stratégie déclinée en trois principaux points : promotion des atouts de la région, octroi des incitations aux investisseurs mobilisés, et promotion des partenariats financiers et techniques. Plus qu’ailleurs au Cameroun, la région du Littoral est historiquement propice à accueillir des capitaux privés. Les efforts de l’API ces dernières années ne démentent d’ailleurs pas cette tendance.

Avec ses près de 4 millions d’habitants et son port, Douala est plus qu’une porte d’entrée : il s’agit d’un marché en soi. Il n’est dès lors pas surprenant que la ville attire les investisseurs en priorité. De nombreux projets destinés à y être implantés ont transité ces dernières années par l’API. Marthe Angeline Midja a ainsi signé plusieurs conventions dans ce sens avec des entreprises du secteur de l’hôtellerie, de construction de complexes industriels, de production d’huile de palme raffinée et de produits dérivés, de fabrication de couches jetables et de serviettes hygiéniques, ou encore de production d’articles divers en matière plastique.

PARI GAGNANT

De manière plus imagée, la sortie de terre du projet Douala Grand Mall représente peut-être davantage la place que la capitale économique occupe dans la stratégie de promotion de l’investissement au Cameroun. La première phase de la construction de ce centre commercial gigantesque a englouti la modeste enveloppe de 80 milliards de francs CFA. De l’argent levé auprès du fonds d’investissement britannique Actifs. La réalisation du Mall a fait face à quelques difficultés dues aux résistances de quelques partenaires publics et privés, à en croire Mathurin Kamdem, son promoteur. Ce dernier confesse que ces écueils ont pu être surmontés grâce au soutien permanent des pouvoirs publics. Dans cette veine, l’API a joué un rôle majeur de facilitation à travers l’implication personnelle de sa directrice générale.

Faire de Douala la première destination pour les capitaux privés injectés dans l’économie camerounaise est forcément un pari gagnant. La ville bénéficie d’une bouffée d’air frais en matière de réduction du taux de chômage et de sous-emploi. Mme Mindja a effectué une visite d’évaluation en octobre 2019 dans diverses entreprises avec lesquelles l’API a signé des conventions et qui sont installées dans la capitale économique. Hôtellerie, fonderie, agroalimentaire, cordonnerie… En tout, une demi-dizaine d’entreprises pour plus de 2 000 emplois directs créés, s’est à l’époque félicitée madame la directrice générale. Dans une ville où 25,6 % de la population en âge de travailler est à la maison, la moindre opportunité créee est un exploit.

Elections à la Fécafoot : Séidou Mbombo Njoya saisit le TAS

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Seidou Mbombo Njoya est perturbé

Alors qu’il s’entête à poursuivre un processus électoral contesté par tous ses concurrents déclarés, Séidou Mbombo Njoya n’est pourtant pas serein. Le président intérimaire de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a saisi le Tribunal arbitral du sport (Tas) de Lausanne pour attaquer le Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) et Emmanuel Maboang Kessack. Dans un courrier adressé par le Tas au patron de la Fécafoot, il lui est demandé de « soumettre l’dresse postale complète» de Maboang Kessack ou celui de son conseil. Le courrier daté du 16 mais donnait trois jours à Séidou Mbombo Njoya pour s’exécuter. Faute pour Dhl de pouvoir le faire dans cet intervalle de temps.

Pour le moment, rien ne filtre de l’objet du recours de la Fécafoot. Mais il s’avère que Emmanuel Maboang Kessack est l’auteur de la dernière plainte contre la Fécafoot à la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Cnosc. Plainte qui avait connu sa sentence le 7 septembre dernier. L’ancien Lion indomptable demandait la suspension des effets de la décision N°001 du 20 août 2021 de la Commission électorale de la Fécafoot. Laquelle décision rendait publique la composition du collège électoral, en l’occurrence la liste des clubs ayant pris part aux championnats départementaux de football pour la saison 2020-2021. Le héros du Mondial 1990 dénonçait la présence de 42 clubs fictifs sur la liste.

Pour la Cca, « attendu que cette liste est contestée, car elle contiendrait des clubs irrégulièrement enregistrés et qui doivent donc composer l’électorat et influencer les processus électoraux ; Que le nettoyage de la liste électorale est absolument nécessaire avant la tenue des élections dans les organes de la Fécafoot… Ordonne la suspension des effets du décret n°001 du 20 août 2021 portant publication de la liste des clubs pour la départementale championnat 2020 -2021 appelé à participer au procès », a conclu le tribunal. La Fécafoot avait balayé d’un revers de la main cette sentence et annoncé la poursuite de son processus électoral. Mais quelques jours après, elle décide d’attaquer le Cnosc et Maboang Kessack au TAS. Une instance qui avait déjà annulé son élection le 15 janvier 2021, mais la Fifa a maintenu l’exécutif déchu, à titre transitoire. En clair, la Fécafoot reconnaît désormais la compétence de la Cca dont elle avait au départ reconnu une sentence à elle favorable, avant de commencer à rejeter ses sentences qui lui sont défavorables, comme la reconnaissance de l’Assemblée générale de 2009 pour adopter les nouveaux textes.

Enseignement à distance : les universités camerounaises en phase avec les nouvelles pratiques de l’innovation pédagogique

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Les universités camerounaises s’arriment progressivement  aux nouvelles pratiques de l’innovation pédagogique. Ceci grâce Réseau africain de développement de MOOC pour l’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur (REAMOOC). Un projet qui vise l’adoption de pratiques d’innovations pédagogiques au sein des établissements membres.

L’université de Douala est l’une des universités ayant bénéficié du projet. Selon Dr Joseph Mvogo Ngono, leader institutionnel de l’Université de Douala, trois Mooc institutionnels ont été produits dans les enseignements informatiques et technologiques. L’institution a également participé à la réalisation d’un Mooc national sur l’éducation à la citoyenneté, à la santé à l’éthique et à la déontologie, ensemble avec les Université de Ngaoundéré et de Yaoundé I.

A l’Université de N’Gaoundéré, « 4 Mooc ont été développés et deux sont déjà disponible dont celui sur l’entreprenariat agricole », affirme Michel Tchotsoua, leader institutionnel et Président de la Commission scientifique du colloque. Une grande innovation donc pour l’université de N’Gaoundéré qui ne fonctionnait qu’en présentiel à l’exception du master en géomatique Aménagement et gestion des ressources. Désormais, « les enseignants et les étudiants sont devenus plus réceptifs à l’exploitation des outils numériques pour les échanges sur les enseignements », fait savoir Michel Tchotsoua.

Dans  de ce projet, l’université a bénéficié d’une dotation de 25.000 euros pour l’acquisition des équipements de production. Une dizaines d’enseignants ont été formés à l’ingénierie pédagogique numérique, et deux techniciens ont été formés en France à la production des contenus multimédias.

C’est lors  d‘une conférence de presse hybride (en présentiel et en ligne), tenue le mardi 28 septembre 2021, que ces bilans ont été présentés.

 Lancé officiellement 15 janvier 2018 à Bruxelles, le projet européen REAMOOC dont le siège de la branche Afrique est installé à Dakar au Sénégal compte à ce jour 6 universités équitablement réparties entre le Sénégal et  le Cameroun :

  • L’Université Virtuelle du Sénégal, l’Université Gaston Berger de Saint Louis (UGA), et l’Université Cheick Anta Diop de Dakar ;
  • L’Université de Douala, l’université de Yaoundé I et l’université de N’Gaoundéré.

Cette Association Sans But Lucratif (ASBL), vise l’adoption de pratiques d’innovations pédagogiques au sein des établissements membres du projet ; Le REAMOOC est cofinancé par l’université libre de Bruxelles et l’Agence universitaire de la francophonie, et réunit 10 autres partenaires.

Depuis sa création, le projet a réussi à bâtir un véritable réseau durable et efficient d’institutions d’expert dans le développement de MOOC (Massiv Open Online Courses), c’est-à-dire rendre les cours proposés par les écoles et universités accessibles à tous et gratuitement sur internet. Cela a selon les experts, apporté une réponse, au moins partielle, aux plus importants problèmes de l’enseignement supérieur africain que sont : la massification, l’accès, la qualité.

De plus, le modèle traditionnel d’enseignement sur le continent a atteint ses limites et ne peut plus satisfaire les besoins du système éducatif. Le MOOC apparaît donc comme le palliatif qui vient compléter ces dispositifs existants afin de permettre la mise en œuvre des mécanismes de contrôle explicite de la qualité des contenus. Le Massiv Open Online Courses est type d’enseignement ouvert à distance, gratuit,  ouvert à tous.

Afreximbank : 2 790 milliards de F CFa pour l’afrique centrale

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En ouvrant son bureau régional pour l’Afrique centrale à Yaoundé, cette banque a dévoilé son objectif de revoir à la hausse son intervention dans la zone pendant les cinq prochaines années.


La banque Africaine d’ImportExport (Afreximbank) vient d’installer son bureau régional pour l’Afrique centrale à Yaoundé au Cameroun. A l’occasion de l’inauguration de ses locaux, l’institution a dévoilé ses ambitions de financement de l’économie de la région. Elle annonce notamment un vaste programme dans le commerce et les infrastructures liées au commerce dans les prochaines années dans les différents pays et plus de 500 millions de dollars de lignes de consommation et de refinancement des banques. « Nous sommes en discussion avec les banques de la sous région pour la mise en place d’un programme de confirmation des lignes d’importation pour les produits stratégiques qui va avoisiner plus de 500 millions de dollars pour toutes les banques de la sous région », indique un responsable de la banque.

S’agissant de son budget en faveur de l’Afrique centrale, Afreximbank fait savoir qu’il est question d’augmenter l’enveloppe pour qu’elle atteigne 5 milliards de dollars soit 2 790 milliards de francs CFA pour les cinq prochaines années. Le bureau régional de Yaoundé couvre le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la République Démocratique du Congo, la Guinée Equatoriale et le Gabon. Selon la banque, ce bureau lui permet de créer une proximité avec le marché de la sous-région. Pour le ministre du Commerce, les opérateurs économiques doivent tirer « avantage de l’installation de la succursale Afrique centrale de la banque dans notre capitale. Le fait de proximité devrait favoriser le captage des financements de l’économie qui paraissent disponibles », a déclaré Luc Magloire Mbarga Atangana. Il a par ailleurs souhaité que la banque s’intéresse non seulement à « la grosse industrie mais surtout à la PME qui est la base même de notre économie ». L’accord de siège a été signé en décembre 2019 entre les autorités camerounaises et Afreximbank, tandis que Libreville, Brazzaville et Kinshasa avaient manifesté leur intérêt. Le choix du Cameroun s’explique notamment par le fait qu’il soit la locomotive de la Cemac. Cette banque est une institution financière panafricaine multilatérale établie en 1993. Elle a pour objectifs de financer et promouvoir le commerce intra et extra -Africain. Le nouveau bureau porte à cinq le nombre de bureaux régionaux de l’institution à travers l’Afrique.

La SABC lance une société dans la filière maïs

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La Compagnie Fermière Camerounaise va encadrer plus de 20 000 exploitants agricoles pour une production optimale de maïs qui sera transformée pour les besoins des Brasseries tandis que les dérivés seront destinés aux éleveurs.


Cest une chaîne de valeurs agropastorale que souhaite mettre sur pied le groupe SABC, à travers, une nouvelle société : la Compagnie Fermière Camerounaise (CFC). Cette entité intervient en réalité dans un contexte marqué par la baisse de la production de Maïserie du Cameroun (Maïscam), principal producteur de cette céréale et fournisseur de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC). L’entreprise avait indiqué en mars dernier avoir acheté seulement 2850 tonnes de gritz de maïs chez cet industriel, une quantité représentant 100% de sa production contre 10 000 tonnes achetés l’année précédente. Cette baisse de la production serait due aux difficultés d’importation des intrants du fait de la pandémie. C’est donc une réponse locale qu’apporte la SABC avec cette nouvelle société qui a un double volet. Au niveau agricole, pour satisfaire ses besoins estimés à 40 000 tonnes de maïs grain par an, la CFC s’approvisionnera auprès des gros producteurs, notamment des coopératives. Elle se chargera de la transformation du maïs en gritz pour les brasseries, tandis que l’apport de Maïscam sera destiné à approvisionner l’usine de Garoua. Il sera également question de produire de la farine à base de maïs pour la consommation humaine pendant que les sous-produits issus de la transformation seront commercialisés pour l’élevage. Dans ce volet, le groupe SABC dit vouloir améliorer l’offre en nutrition animale, en mettant en place une ferme parentale qui produira 112 500 œufs à couver par semaine et un couvoir pouvant produire 90 000 poussins d’un jour sur la même période. Ce qui viendra en renfort aux éleveurs camerounais.

La Compagnie Fermière du Cameroun s’ajoute ainsi aux autres entreprises qui constituent le Groupe SABC. Les Brasseries du Cameroun, la Société Camerounaise de Verrerie et la Société des Eaux Minérales du Cameroun. La CFC compte créer 250 nouveaux emplois jeunes et des milliers d’emplois indirects.

Mise en œuvre des projets : la Cemac change de méthodes

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De nouveaux outils ont été définis lors d’une session extraordinaire du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac qui s’est tenue le 24 septembre dernier à Douala.


D es projets qui piétinent depuis des années, des réformes qui ne prennent pas corps ou encore des mesures qui peinent à se traduire en actions. Les ministres des finances, de l’économie et des responsables des institutions communautaires de la sous-région souhaitent mettre un terme à ces couacs qui freinent le développement de la Cemac. Réunis à Douala dans le cadre d’une session du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac (Pref-Cemac), ils ont pris la décision de changer de méthodologie et ont défini de nouveaux outils de pilotage. « La méthodologie adoptée est désormais une méthodologie Action orienté c’est-à-dire qui ne se contente plus seulement de l’annonce d’un projet mais qui évalue plutôt la réalisation de l’action. Vous allez désormais constater que les taux d’exécution risquent d’être bas par ce qu’on va simplement analyser ce qui a été fait et non ce qui est en train d’être fait. Par exemple, si vous souhaitez faire une route de 50 km pendant 5 ans. Au bout de la troisième année, même s’il y a eu beaucoup de descentes des ministres sur le terrain, mais sur les 50 km vous en êtes encore à 3, nous allons considérer que vous n’avez pas réalisé et votre note sera 0 », a expliqué Michel Cyr Djiena, secrétaire permanent du Pref-Cemac.

Cette session extraordinaire était consacrée à la mise en œuvre des décisions et résolutions du sommet des Chefs d’Etats qui s’est tenu le 18 août dernier. Il était question d’après les membres du comité de pilotage, de trouver des actions concrètes afin que prennent réellement corps les résolutions de ce sommet qui portaient notamment les mesures de relance économique après covid. « Désormais toutes les 24 décisions sont traduites en actions, au niveau de la politique budgétaire, de la politique monétaire, du système financier et au niveau structurel. Il faut que l’on définisse aussi les limites de ce que nous allons importer. Nous ne pouvons pas laisser la viande au Nord du Cameroun par exemple ou au Tchad pour dépenser près de 12% de nos devises pour faire venir de la viande de l’extérieur de la zone », a fait savoir Michel Cyr Djiena. Ils se sont penchés secteur par secteur pour analyser les forces et faiblesses et déceler où créer de la valeur ajoutée. La nouvelle méthodologie adoptée est accompagnée d’un calendrier d’exécution. Il a également été décidé de créer une instance au niveau national qui s’occupera des questions budgétaires et des réformes avec le FMI.

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