Mise en œuvre des projets : la Cemac change de méthodes

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De nouveaux outils ont été définis lors d’une session extraordinaire du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac qui s’est tenue le 24 septembre dernier à Douala.


D es projets qui piétinent depuis des années, des réformes qui ne prennent pas corps ou encore des mesures qui peinent à se traduire en actions. Les ministres des finances, de l’économie et des responsables des institutions communautaires de la sous-région souhaitent mettre un terme à ces couacs qui freinent le développement de la Cemac. Réunis à Douala dans le cadre d’une session du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac (Pref-Cemac), ils ont pris la décision de changer de méthodologie et ont défini de nouveaux outils de pilotage. « La méthodologie adoptée est désormais une méthodologie Action orienté c’est-à-dire qui ne se contente plus seulement de l’annonce d’un projet mais qui évalue plutôt la réalisation de l’action. Vous allez désormais constater que les taux d’exécution risquent d’être bas par ce qu’on va simplement analyser ce qui a été fait et non ce qui est en train d’être fait. Par exemple, si vous souhaitez faire une route de 50 km pendant 5 ans. Au bout de la troisième année, même s’il y a eu beaucoup de descentes des ministres sur le terrain, mais sur les 50 km vous en êtes encore à 3, nous allons considérer que vous n’avez pas réalisé et votre note sera 0 », a expliqué Michel Cyr Djiena, secrétaire permanent du Pref-Cemac.

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Cette session extraordinaire était consacrée à la mise en œuvre des décisions et résolutions du sommet des Chefs d’Etats qui s’est tenu le 18 août dernier. Il était question d’après les membres du comité de pilotage, de trouver des actions concrètes afin que prennent réellement corps les résolutions de ce sommet qui portaient notamment les mesures de relance économique après covid. « Désormais toutes les 24 décisions sont traduites en actions, au niveau de la politique budgétaire, de la politique monétaire, du système financier et au niveau structurel. Il faut que l’on définisse aussi les limites de ce que nous allons importer. Nous ne pouvons pas laisser la viande au Nord du Cameroun par exemple ou au Tchad pour dépenser près de 12% de nos devises pour faire venir de la viande de l’extérieur de la zone », a fait savoir Michel Cyr Djiena. Ils se sont penchés secteur par secteur pour analyser les forces et faiblesses et déceler où créer de la valeur ajoutée. La nouvelle méthodologie adoptée est accompagnée d’un calendrier d’exécution. Il a également été décidé de créer une instance au niveau national qui s’occupera des questions budgétaires et des réformes avec le FMI.

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