mercredi, juin 17, 2026
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Recherche de la paix: Dion Ngute en mendiant dans le Nord-ouest

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Dion-Ngute-Joseph-impertubable

Le premier ministre est à Bamenda ce jour. Joseph Dion Ngute va rencontrer les forces vives de la région du Nord-ouest pour discuter au sujet de l’enlisement de la crise qui sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Crise qui se mue progressivement en guerre. Avec desormais l’utilisation d’armes lourdes depuis quelques semaines. Une montée en puissance qui rend la tâche encore plus compliquée pour les forces de défense et de sécurité qui avaient déjà maille à partir avec les combattants séparatistes qui utilisaient généralement des armes rudimentaires.

Cela survient au moment où la crise boucle sa cinquième année, et exactement un an après la tenue du Grand dialogue national. Forum présidé du 29 septembre au 3 octobre 2020 par le Premier ministre au nom du président de la République. Plusieurs centaines de personnalités issues de diverses classes sociales et milieux sociaux ont répondu à l’appel de Paul Biya, pour travailler à trouver des solutions de sortie de crise. Avec parmi les résolutions, un statut spécial pour les deux régions en crise et qui ont la particularité d’être les seules régions à culture anglo-saxonne du pays. Dans le cadre d’une décentralisation  »accélérée » dans sa marche. Ainsi que la libération de plusieurs prisonniers politiques et de la crise anglophone. Mais visiblement les solutions proposées et les actes posés jusqu’ici par le président de la République n’ont pas (encore) suffi à calmer les extrémistes.

Dion Ngute se rend à Bamenda pour tenter une seconde chance de sauver’a voie pacifique, au moment où certaines voix appellent de plus en plus au durcissement de ton. Et le  »grand prêtre » du Grand dialogue national s’est rendu dans le Sud-Ouest la semaine dernière pour évaluer l’état des lieux de la mise en œuvre des résolutions de ce grand forum, pendant que le ministre de la Défense préparaient le terrain dans ‘a région voisine, à une option militaire plus poussée. De quoi susciter des inquiétudes dans certains milieux diplomatiques, religieux et de la société civile qui continuent de prôner le dialogue inclusif. Yaoundé a peut-être accordé une nouvelle fois une oreille attentive à ces appels. Les jours qui suivent permettront de mieux comprendre la nouvelle position du pouvoir de Yaoundé. Dans un contexte où un message présenté comme venant d’un groupe de militaires, donnait 45 jours au président Paul Biya de résoudre cette crise, faute de quoi ils la resoudraient à leur manière.

Kribi: Manifestations anti-Mba Mba chez le préfet

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Pancartes en main, vêtus de tenues et aborant des tenues et effigies du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), ainsi que des portraits de personnes blessées, ils sont sortis par centaines ce matin dans les rues de Kribi. Direction l’esplanade de la Préfecture de l’Océan à Kribi. Ce sont des militants du parti au pouvoir solidaires des victimes du sénateur Grégoire Mba MBA lors des opérations de vote dans l’Océan. On sait que le sulfureux sénateur, patron  »inconteste » du RDPC dans ce département de l’extrême sud du Cameroun, s’est illustré par des actes de violence sur diverses personnes qui essayaient de ramer à contre-courant de ses choix et décisions. Une situation que le parti semble avoir négligé. Pour un recidiviste réputé violent. Désormais les militants désabusés ont décidé de se plaindre auprès du représentant du président de la République dans le département. La police a érigé des cordons de sécurité pour endiguer l’avancée de la foule qui n’a pas l’intention de libérer les lieux sans avoir eu des assurances qu’elles seront désormais protégées contre celui qui a distribué des coups de tête ces dernières semaines lors des opérations de renouvellement des organes de base de leur parti.

Afriland First Bank. De faux agents arnaquent les usagers

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Ils tentent de soutirer les données personnelles des internautes en les invitant à se prêter à un jeu qui serait lancé à l’occasion d’une prétendue célébration du quarantenaire de la banque.

Des individus usurpent l’identité d’Afriland First Bank sur les réseaux sociaux. Ces individus dans leur mode opératoire, procèdent via un lien pour une plateforme web. A travers ce lien, ils invitent les internautes à participer à un jeu en ligne lancé à l’occasion de la célébration des 40 ans  d’existence de la banque. Ceci en leur promettant des gains. Sauf que, la banque  dans un communiqué rendu public fin septembre dernier, indique que ce jeu n’émane pas d’elle. Bien plus, qu’il n’ y a aucune célébration en cours de son quarantenaire, puisque sa  première agence a été ouverte en 1987 et aura donc 40 ans d’âge jusqu’en 2027.

 Afriland First Bank dit voir derrière cette démarche, une manœuvre de ces escrocs pour  soutirer les données personnelles des internautes. Mais, elle rassure ses clients quant à la protection optimale de leurs informations bancaires à travers « des solutions de haute technologie et des mécanismes internes d’exécution sécurisée des transactions ». L’établissement de crédit dénonce cette pratique frauduleuse et appelle le public à faire preuve de plus de vigilance face aux réseaux d’arnaque qui envahissent l’espace digital. Il rassure enfin que toute information officielle d’Afriland First Bank est systématiquement publiée sur le site web de la banque et sur ses plateformes digitales officielles.

Consommation. Les raisons de la hausse des prix

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Les industriels expliquent l’origine de l’augmentation généralisée des prix de divers produits sur le marché, tout en appelant le gouvernement au secours.

Les prix augmentent de jour en jour dans les marchés. Les ménagères n’en peuvent plus. Plusieurs produits connaissent une hausse d’au moins 100 francs.  Pourquoi cette augmentation soudaine et progressive ? La pandémie de covid 19 est pointée du doigt. Précisément, les difficultés liées à l’importation, le coût du fret et la hausse des prix des matières premières. D’après les chiffres communiqués par le groupement Interpatronal du Cameroun (Gicam),  le coût des matières premières  connaît une hausse de 30 à 200% entre août 2020 et août 2021 tandis que les coûts du fret maritime ont dépassé 400% en un an. Une augmentation historique, car jamais connue depuis près de vingt ans. A titre d’illustration, la livraison des conteneurs de 20 pieds connaît une hausse de + 243% et +320% pour les 40 pieds. Les liaisons Europe Afrique affichent, eux, un taux d’accroissement de 250% et les liaisons Asie Afrique, de 400%.

S’agissant des matières premières, l’on observe une croissance des prix, divers secteurs confondus. Côté brassicole par exemple, le malt affiche une augmentation de 20%, le sucre, 25%, le maïs 40%, les emballages 15% ; les étiquettes ; 30%. Dans le secteur des oléagineux, le prix d’une tonne d’huile de palme en dollars us, connait une augmentation de + 65, 5 % entre juillet 2020 et juillet 2021. L’huile de palme brute locale  affiche un taux moyen d’accroissement de 10%, le brut importé, 21% tandis que pour la production du sucre, l’engrais enregistre un taux moyen de 30%.  Cette situation, causée entre autres par les restrictions sanitaires en occident et la réduction des exportations par certains pays producteurs, a des incidences sur les industries locales. Les entreprises enregistrent un renchérissement quasi général des coûts de production. Notamment de 20 à 30% pour le secteur des huiles raffinées, même indice pour le secteur de la minoterie et des pâtes alimentaires et autour de 42% pour les matériaux de construction.

Les attentes du secteur privé

Face à cette situation, les opérateurs économiques décrivent deux scénarios possibles. Soit, répercuter totalement la hausse de ces coûts sur les prix de vente. Soit le partage des charges entre l’Etat, les entreprises et les consommateurs.  La première option d’après le président du Gicam est « clairement inenvisageable aussi bien pour les entreprises que pour l’Etat ». C’est donc dans l’optique de la deuxième option qui semble meilleure que le patronat a invité à Douala le ministre du Commerce le 1er octobre dernier. A cette occasion, les chefs d’entreprises ont suggéré comme  possibles solutions, des subventions de l’Etat, l’allègement ou la suspension de l’acompte sur certains secteurs,  la suspension des taxes parafiscales, le maintien des mesures exceptionnelles prises en 2020 en soutien aux entreprises face à la pandémie entre autres.

Le ministre a pour sa part pris l’engagement de transmettre les doléances à qui de droit.  Luc Magloire Mbarga Atangana a cependant indiqué que « les causes sont globales mais les solutions varient en fonction des secteurs d’activités. Il faut qu’on définisse l’accompagnement de l’Etat filière par filière » a-t-il déclaré.

Lions indomptables : Ntep forfait, Ganago revient

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Ntep de retour

Paul Georges Ntep ne sera pas du regroupement des Lions indomptables qui a commencé hier à Douala. L’attaquant de Boavista s’est blessé en club au point de quitter ses coéquipiers sur le terrain. Rien n’est encore clair sur la gravité du mal ou la durée de son traitement, mais il est clair que le joueur est indisponible pour ces jours-ci. Au moment même où le sélectionneur des Lions indomptables venait de rappeler le Franco-camerounais chez les quintuples champions d’Afrique. Dans le cadre de la double confrontation entre le Cameroun et le Mozambique des 8 et 11 novembre prochains. Matchs comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de football 2022. Après deux ans loin de la tanière.

Antonio Conceicao comptait beaucoup sur cet attaquant : « Il a de grandes qualités techniques, surtout une bonne pointe de vitesse sur le côté. Nous avions besoin de lui pour rendre plus dynamique notre attaque », regrette l’entraîneur principal des Lions indomptables. Lui dont l’attaque se montre essoufflée et en panne d’inspiration. Le technicien portugais pourra rappeler le joueur de Boavista lors des deux dernières journées de la campagne éliminatoire. En attendant, Toni Conceicao a rappelé Ignatus Ganago qu’il avait recalé dans la liste des 31 joueurs initialement convoqués. Un attaquant qui n’a forcément pas les mêmes forces mais est tout de même doué pour ses qualités techniques.

Matgenie : des bouées de sauvetage lancées

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Pour faire cesser le mouvement de grève au sein de l’entreprise publique des BtP, une batterie de mesures vient d’être prise, dont la désignation d’une nouvelle équipe dirigeante et l’annonce de plusieurs audits.


L e conseil d’administration extraordinaire tenu le 27 septembre 2021 a désigné Gustave Ebongue, ingénieur principal du génie civil, comme nouveau directeur général du Parc National de Matériel de Génie Civil (Matgenie). Jusqu’ici directeur général adjoint, il remplace Désiré Abogo Ntang. Ancien haut cadre du ministère des Travaux publics, Gustave Ebongué prend les rênes d’une entreprise dans la tourmente depuis des années. Ce changement de management survient en pleine grève des employés du Matgenie, qui, depuis le 22 septembre dernier, réclament à nouveau 13 mois d’arriérés de salaires.

« Les défis qui nous interpellent sont connus et sont inscrits dans les missions régaliennes du Mategnie et concernent davantage la performance. Les facteurs qui permettent de réaliser cette performance sont l’outil de production, les ressources humaines et surtout les ressources financières », a indiqué le nouveau directeur général après sa nomination. Parlant justement de défis, le ministre des Travaux publics les a présentés au cours de la réunion qui a suivi la nomination du nouveau directeur général.

Le premier sera de remettre l’entreprise en service, après plusieurs jours d’interruption des activités et d’interdiction d’accès aux différents lieux de service. Il sera ensuite question pour le nouveau directeur général, de conquérir le marché des BTP, en proposant des engins et les compétences en matière de ressources humaines, dans le but de permettre à l’entreprise d’être à nouveau compétitive. Le ministre des Travaux Publics a pour cela mis l’accent sur la rationalisation de la gestion des équipements et une meilleure organisation des équipes. Il a notamment invité le nouveau responsable à la maîtrise et la gestion des ressources humaines, logistiques et matérielles, la valorisation des agences régionales, la prise en compte des recommandations des audits réalisés ou en cours et le dialogue social constructif. La réalisation d’audits externes a été recommandée, tant en ce qui concerne le parc d’engins, la qualité de la ressource humaine et les compétences techniques

Il sera question de penser une entreprise publique dynamique, forte de l’encadrement de la tutelle technique, de l’appui du ministère des Finances, du soutien et de l’accompagnement du ministère du Travail et de la Sécurité sociale en ce qui concerne l’efficacité du dialogue constructif entre les différentes parties et surtout, des opportunités du marché dans le secteur Bâtiments et Travaux publics. Il est annoncé dans les prochains jours un audit du Matgenie.

900 MILLIONS DE DETTE RECLAMEE

Le 7 septembre dernier, le Matgenie réclamait une dette 906,554 millions francs CFA, soit 700 millions de francs CFA au ministère des Travaux publics. Facture de prestation dont le paiement aurait permis à la direction générale de cette entreprise d’éviter la grève actuelle, en payant quelques mois d’arriérés de salaires à la veille de la rentrée scolaire. La convention relative à ce paiement a été transmise pour signature au ministère depuis juillet 2021, mais n’a finalement été signée que le 22 septembre, jour du début de la grève des employés de cette entreprise publique.

Par ailleurs, pour remettre l’entreprise à flot, le secrétaire général des services du Premier ministre rappelle au Mintp dans une correspondance datée du 8 septembre que le gouvernement a décidé de l’attribution de deux marchés d’un montant cumulé de 70 milliards FCFA au Matgenie. Il l’invite à s’investir dans « l’élaboration d’un projet de texte demandant aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’ouvrage délégués intervenant dans le domaine des bâtiments et travaux publics (BTP) de réserver une quote-part des marchés/contrats à cette entité publique ». De quoi soulager la crise actuelle au Matgenie.

Quatre conventions retardées pour absence d’habilitation

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Prévus pour être signés le 13 septembre dernier au cours de la visite du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ces accords qui devraient permettre au pays de bénéficier de 426 milliards restent en instance de signature.


En visite au Cameroun du 12 au 15 septembre dernier, le vice-président de la Banque mondiale était notamment attendu pour signer avec le ministre en charge de l’économie, Alamine Ousmane Mey, quatre conventions de financement d’un montant total de 426,3 milliards de francs CFA. La signature qui devait avoir lieu le 13 septembre à été reportée. Raison, les décrets du président de la République habilitant Alamine Ousmane Mey, ministre en charge de l’Economie, n’ont pas été signés, indique une source à la Banque mondiale. Selon des sources proches du dossier au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, « l’un des dossiers sur la table a présenté des manquements dans sa maturation. Il s’agit du projet de connexion du Réseau interconnecté Sud à celui du Réseau Interconnecté Nord, intitulé projet Ris-Rin », révèle la source. Pas étonnant donc qu’en tête des projets soumis à la 3e session du comité d’experts chargé de l’examen de la maturité des projets tenue le 21 septembre, l’on retrouvait ce projet, qui pourtant était déjà en phase de financement. De quoi susciter l’attention du président dudit comité, le ministre Paul Tasong. En ouvrant les travaux de cette session, il a évoqué le cas de projets qui bien qu’ayant reçu l’avis de maturation du comité, lui soient retournés pour des manquements observés.

E n visite au Cameroun du 12 au 15 septembre dernier, le vice-président de la Banque mondiale était notamment attendu pour signer avec le ministre en charge de l’économie, Alamine Ousmane Mey, quatre conventions de financement d’un montant total de 426,3 milliards de francs CFA. La signature qui devait avoir lieu le 13 septembre à été reportée. Raison, les décrets du président de la République habilitant Alamine Ousmane Mey, ministre en charge de l’Economie, n’ont pas été signés, indique une source à la Banque mondiale. Selon des sources proches du dossier au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, « l’un des dossiers sur la table a présenté des manquements dans sa maturation. Il s’agit du projet de connexion du Réseau interconnecté Sud à celui du Réseau Interconnecté Nord, intitulé projet Ris-Rin », révèle la source. Pas étonnant donc qu’en tête des projets soumis à la 3e session du comité d’experts chargé de l’examen de la maturité des projets tenue le 21 septembre, l’on retrouvait ce projet, qui pourtant était déjà en phase de financement. De quoi susciter l’attention du président dudit comité, le ministre Paul Tasong. En ouvrant les travaux de cette session, il a évoqué le cas de projets qui bien qu’ayant reçu l’avis de maturation du comité, lui soient retournés pour des manquements observés.

Les quatre conventions restent de ce fait en instance de signature, bien qu’au sein du groupe de la Banque mondiale, cela a suscité plusieurs interrogations, révèle à Défis actuel un économiste de l’institution. Les projets en question sont le projet d’aménagement et de valorisation des investissements dans la vallée de la Bénoué (Viva-Benoué), le projet régional sur l’autonomisation de la femme et le dividende démographique, volet Cameroun (Swedd2), le Projet d’Appui au développement de l’Enseignement secondaire et des compétences pour la croissance et l’emploi (Padesce) et le Projet d’interconnexion des réseaux électrique du Cameroun et du Tchad. Ce nouveau financement devrait permettre à la banque d’accroître ses interventions au Cameroun à travers le lancement de nouveaux programmes de développement dans les secteurs de l’énergie, de l’éducation et des services. Ces 426,3 milliards de francs CFA, viendront s’ajouter aux 927 milliards de francs CFA (1,664 milliard de dollars) qui constituaient le portefeuille total de ses interventions et portera à 19 le nombre de projets actifs dans le pays et porteront à 1353 l’encours du portefeuille de l’institution financière au Cameroun et à 19 projets financés.

Ces dernières années, les financements obtenus de la Banque mondiale ont permis au Cameroun de réaliser entre autres projets d’envergure, la construction du barrage de Lom Pangar, le projet de facilitation des transports et du transit en zone Cemac, la mise en œuvre du financement basé sur la performance, le projet filets sociaux qui a accompagné 54 000 ménages pauvres pour un montant de 19, 620 milliards de francs.

Fécafoot : Maboang Kessack annule les élections départementales

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emmanuel-maboang-kessack donne des cauchemars à Séidou mbombo Njoya

Dans une décision rendue hier 29 septembre, la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) « annule la décision N°001 du 20 août 2021 rendue par la commission électorale de la Fécafoot portant publication de la liste des clubs des championnats départementaux 2020-2021 appelés à prendre part aux processus électoraux , ainsi que tous les actes subséquents». Lesdits actes sont notamment ceux portant publication des résultats des élections dans les Ligues départementales de football organisées le 24 septembre dernier. Puisque ces élections ont eu comme collèges électoraux les clubs querellés.

Emmanuel Maboang Kessack avait saisi la commission de recours de la Fécafoot pour contester la régularité de ce collège électoral publié par la Commission électorale. L’ancien lion indomptable, candidat déclaré à l’élection fédérale, avait pointé « 42 clubs fictifs » qu’il souhaitait voir retirés dudit collège. La Commission présidée par le magistrat Gilbert Schlick avait rejeté ce recours. Poussant Maboang Kessack à faire appel à la CCA/CNOSC. Saisissant le juge des référés que la Fécafoot a ignoré également.

Jusqu’à ce que la CCA frappe plus dur ce 29 septembre. Annulant de fait les élections départementales, conséquemment à l’annulation de la décision rendant publique le collège électoral. Entre temps, la Fécafoot a déjà saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour attaquer Maboang Kessack et le CNOSC dans un recours dont on ne connaît pas encore le fond. Mais Gilbert Schlick est dans un dilemme. La CCA ayant dit « que la présente sentence est exécutoire dès son prononcé, nonobstant toutes les voies de recours ». En clair, l’arrêt du processus électoral est immédiat.

La Fécafoot va-t-elle s’exécuter ? Rien n’est moins sûr, tant Séidou Mbombo Njoya qui n’a pas encore déclaré sa candidature au poste fédéral, mais a obtenu le poste de délégué du Noun pour l’élection régionale, semble avoir mis de l’eau dans son vin, en attaquant la CCA au TAS. Les prochains jours permettront d’en savoir plus.   

Télécoms.MTN et Camtel fusionnent leurs services

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Les deux entreprises ont signé un protocole d’accord permettant à leurs abonnés de basculer d’un réseau à l’autre en cas de perturbations.

Le roaming ou l’itinérance prend progressivement corps au niveau national. Cette procédure qui permet à un utilisateur de téléphoner, envoyer des SMS ou avoir accès à internet à partir du réseau d’un opérateur autre que celui auquel il est abonné est désormais possible entre MTN et la Cameroon Télécommunications (Camtel). Les deux opérateurs ont procédé à la signature d’un protocole d’accord sur la mise en œuvre des services d’itinérance nationale le 28 Septembre 2021 à Yaoundé. Concrètement, et accord donne la possibilité à  un abonné Camtel qui se trouvant par exemple dans une zone non couverte par son réseau, de basculer sur le réseau MTN, tout en gardant sa carte SIM Camtel pour continuer d’accéder aux services des télécommunications. Ce qui comprend, l’envoi et la réception des SMS nationaux et internationaux, l’émission et la réception d’appels nationaux et internationaux, l’accès à Internet, réseaux sociaux etc. MTN Cameroon et Camtel se positionnent ainsi comme des premiers au Cameroun en matière de déploiement de la solution « Local Roaming ». Le roaming international étant disponible chez d’autres opérateurs.« C’est un acte supplémentaire qui démontre l’engagement de MTN à contribuer au développement du secteur des télécommunications au Cameroun. Nous lançons ainsi un Roaming national, pour assurer à tous les Camerounais détenteurs d’une carte SIM, de demeurer joignable sur l’étendue du territoire », a indiqué Stephen Blewett, Directeur Général de MTN Cameroon. 

Pour le Directeur General de Camtel, « le Local Roaming est une forme de partage d’infrastructure utilisée de plus en plus par les Opérateurs de Téléphonie Mobile dans le monde afin de se donner les moyens d’assurer une couverture rapide du territoire ».  Judith yah sunday epse Achidi fait donc savoir que l’opérateur public compte sur ce partenariat avec MTN pour renforcer sa présence sur le territoire national.  « Notre stratégie de présence sera basée entre autres sur le Local Roaming à travers le réseau de notre partenaire MTN dans les zones où le réseau CAMTEL n’est pas encore disponible afin de fournir un service de qualité aux abonnés CAMTEL. », a-t-elle déclaré

Accidents de la circulation. Camtrack et MTN développent une solution

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Le ministère des transports, porteur du projet vient de lancer la phase pilote de cette technologie qui vise à réduire les accidents, en améliorant le comportement des conducteurs.

Le Cameroun se dote d’une nouvelle approche de sécurité routière dans le cadre d’un partenariat public-privé reliant le ministère des Transports et le consortium CAMTRACK-MTN Cameroun. Les trois entités ont présenté le 27 septembre dernier à Yaoundé, la solution dénommée ym@ne driver. Il d’agit d’un kit de suivi centralisé  à distance des bus de transport interurbain. Cette solution vient en effet répondre à un problème. Les rapports d’enquêtes sur les accidents impliquant les bus (gros porteurs) et les camions, révèlent des pratiques dangereuses dont les plus importantes sont l’excès de vitesse,  la conduite en état d’ébriété et la conduite en état de fatigue.   Ce sont donc ces pratiques sui seront détectées grâce à cette intelligence artificielle.  Le projet pilote consiste à  l’installation et la mise en scène dudit kit dans 100 bus de transport interurbain pendant une période test d’un mois.  Il comprend aussi l’installation d’une salle de contrôle provisoire pour évaluer les pratiques sur le terrain et restituer le rapport final à la fin du pilote. Un macaron autocollant  sera également placé sur les bus disposant du système pour identification ; puis une application mobile fournissant en temps réel, le classement des agences de transport en termes de sécurité et sûreté sera créée.

 De manière concrété, le kit  est doté de trois cameras et devra faire une reconnaissance faciale du chauffeur, détecter la fatigue (bâillement, somnolence…) ainsi que les mauvais comportements du chauffeur tels que l’usage du téléphone au volant, le non port de la ceinture de sécurité, ou encore l’usage de la cigarette.  En cas de problème, l’alerte sera envoyée au véhicule, à la base des données du ministère des Transports et à la compagnie de transport concernée. Cette innovation concerne principalement les axes Douala/Yaoundé, Douala/Bafoussam et Bafoussam/Yaoundé dits « Triangle de la mort ».

Pour ce projet, le Ministère des Transports  a bénéficié de l’appui technique de Camtrack et MTN Cameroun. La première est une entreprise spécialisée dans la géo localisation. C’est elle qui a mis à disposition la technologie, l’intelligence artificielle et le matériel à installer dans les bus et les salles de contrôle prévues. MTN Cameroon, s’assure de la  connectivité à savoir la transmission des données; connexion des serveurs afin de disposer des informations et données en temps réel. Plusieurs compagnies de transport ont déjà adhéré à cette phase pilote qui s’étend sur une période d’un mois.

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