vendredi, juin 12, 2026
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Grippe porcine : le Cameroun importe 100 porcs géniteurs pour relancer la filière

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Suite à la grippe porcine qui a sévit dans le pays entre mi et fin d’année 2021, le Cameroun tente de relancer la filière.

C’est dans cette optique qu’une importante cargaison de porcs géniteurs en provenance d’Europe est arrivée la semaine dernière et a été réceptionnée par le ministère de l’Elevage, des Pèches et des Industries animales pour le compte du Projet de Développement de l’Elevage (Prodel), et sous financement de la Banque mondiale, affirme Ecomatin.

Conduits dans la région de l’Ouest et précisément à la station d’élevage de Kounden, ces animaux seront pris en charge et bénéficieront d’emblée des soins des spécialistes du secteur. Ces soins devront faire valoir des plans d’affaires préalablement signés avec le Prodel et des institutions financières partenaires, pour pouvoir bénéficier de ce matériel génétique tout neuf. « À l’issue des multiplications, les fermes de reproduction font revendre ces porcs améliorés et hautement performants à d’autres organisations de producteurs actives dans le domaine de l’engraissement. Ce sont leurs produits qui seront destinés à la vente », ajoute le Prodel. Le Prodel indique par ailleurs qu’un logiciel a été conçu pour suivre la diffusion de ces porcs améliorés à travers le Cameroun. L’objectif étant d’éviter, à terme, les problèmes de consanguinité, et à contribuer de manière significative à l’autosuffisance alimentaire nationale au moyen de la mise à disposition d’un produit carné assorti d’un prix aménagé.

Les statistiques officielles relayées par le site montrent que la grippe porcine qui a frappé le pays en 2021 a provoqué l’abattage de 90 000 porcs, sur les 400 000 têtes que compte le cheptel de la région de l’Ouest. Une situation qui a par ailleurs entrainé une pénurie sur le marché, provoquant au passage une inflation dans la filière.

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Centrafrique : l’explosion d’une mine fait deux morts et deux blessés

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De source policière, l’explosif a été posé par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Les engins explosifs installés par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) continuent de semer les morts dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Le 4 mars 2022 un véhicule de l’Organisation Internationale de Migration (OIM) en provenance du village Ngou-téré, situé à 45km de Bocaranga axe Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-pendé a sauté sur une mine.
Selon les sources policières à Bocaranga, ce camion était affrété par l’OIM pour décharger des matériels des travaux de construction de l’école de Tolé, mais à son retour, au village Ngou-téré, à 45km de Bocaranga, a roulé sur une mine terrestre, posé par les rebelles de 3R, qui a explosé à son passage.
Un agent de police judiciaire de Bocaranga a fait savoir que le bilan de cette explosion fait deux morts et deux blessés graves. Après que le véhiculé a roulé sur la mine, une personne est décédé sur place mais l’autre qui est gravement touché par l’explosion a été transféré à l’hôpital de Bocaranga et quelles heures après, ce dernier est succombé de ses blessures. Les autres blessés sont encore à l’hôpital.
Il convient de noter que l’utilisation de mines antipersonnel est interdite sur le territoire de la République Centrafricaine, mais un rapport du 16 février 2022 indiquait que les victimes de l’explosion de mines antipersonnel avaient augmenté au cours de l’année écoulée. Cela s’explique par le fait que les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais ont lancé une contre-offensive massive contre les rebelles de la CPC et ces derniers ont été contraints de se cacher dans la brousse et de mener une guerre de guérilla en installant des mines. Beaucoup de mines sont installés par les bandits dans l’ouest de la Centrafrique.
Selon les enquêtes des forces de sécurité nationale, comme l’a écrit l’expert militaire Sylvain Nguema, la plupart des mines utilisées par les rebelles d’origine européenne sont livrées aux rebelles par des canaux de contrebande passant par le Tchad et le Soudan. La communauté internationale doit prêter attention à ces violations flagrantes, il est évident que les rebelles sont fournis par les donateurs européens.
Pour l’Instant le gouvernement, avec l’appui des experts des partenaires bilatéraux sont à pied d’œuvre pour faire en sorte que ces mines soient complètement enlevées. Les soldats des FACA et leurs alliés font tout ce qui est en leur pouvoir pour que tous les criminels de la Centrafrique soient traduits en justice et que les civils puissent librement vaquer à leurs occupations.

Enseignement Supérieur : la fondation BGFIBank dote l’Ucac d’un dispositif de e-learning

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La cérémonie de rétrocession de ce matériel de pointe a eu lieu le 2 mars dernier au campus de l’Université Catholique d’Afrique Centrale à Ekounou (Yaoundé).

C’est une révolution dans le monde de la formation académique au Cameroun. L’Université Catholique d’Afrique Centrale (Ucac) bénéficie désormais d’un tout nouveau dispositif informatique. Il s’agit d’un tableau numérique interactif qui permet un regroupement présentiel avec les étudiants partout dans le pays et dans le monde. Ce tout nouveau bijou permettra ainsi de faciliter les enseignements à distance aux étudiants de l’Ucac présents ou non sur le campus. Cet équipement constitué d’outils collaboratifs pour le e-learning, installé dans la salle multimédia de l’institution universitaire est un don de la fondation BGFIBank. « L’Ucac est une université de référence dans la formation académique et la formation morale. Et en tant que banque de référence, nous ne pouvions allier notre image qu’à une université de ce rang. C’est pour ces raisons que nous avons pensé qu’il était de notre devoir de renforcer cet élan et d’accompagner à nouveau l’Ucac pour que les jeunes camerounais qui sont à la quête du savoir puissent avoir les moyens d’acquérir ces avoir partout où ils se trouvent. Notre geste vise à renforcer l’élan de numérisation de nos universités », a expliqué Abakal Mahamat, le directeur général de la filiale camerounaise du groupe bancaire gabonais BGFIBank.

Le don de la Fondation BGFIBank fait l’unanimité au sein de la communauté estudiantine qui aura accès au savoir et un enseignement de qualité sans toutefois se déplacer. « Nous avons toujours rêvé d’une université qui soit à la pointe des exigences de l’enseignement au niveau universel. Le don de la Fondation BGFIBank nous permet de dire que nous commençons à nous hisser à ce niveau de compétitivité et de communication excellente des savoirs. Désormais, un enseignant de rang magistral peut entretenir les étudiants de l’Ucac à partir de Paris ou de Washington », s’est réjoui l’Abbé Jean Bertrand Salla, recteur de l’Ucac. « Les enseignants des matières quantitatives pourront mieux dispenser leurs cours à distance. Grâce à ce dispositif de pointe, ils pourront maintenant effectuer leurs démonstrations sur le tableau pour que l’étudiant puisse mieux comprendre à travers l’illustration », a soutenu Eliane Etobe, la responsable du e-learning au sein de l’établissement.

Notons que la Fondation BGFI-Bank existe depuis 9 ans. Elle œuvre depuis toujours à l’accès à l’éducation de qualité, au développement des projets ayant un impact fort et durable sur les populations.

Défis Actuels

Banques : la SCB vante ses performances au Minfi

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Le directeur général de la Société Commerciale de Banque Cameroun (SCB), Alexandre Beziaud a rencontré le ministre des Finances Louis Paul Motaze la semaine dernière.

Le ministre camerounais des Finances Louis Paul Motaze a reçu en audience la semaine dernière, le directeur général de la Société Commerciale de Banque Cameroun (SCB). Un rendez-vous qui adonné l’occasion à Alexandre Beziaud de vanter les performances de l’établissement de crédit appartenant au Groupe marocain AttijariwafaBank. « Nous avons discuté avec le ministre des Finances sur le statut du Cameroun comme actionnaire de la SCB Cameroun. L’Etat du Cameroun détient 49 % des parts de SCB Cameroun. Nous voulions faire le point sur l’activité de la banque auprès de lui, et lui signifier que notre banque voit ses chiffres se redresser et affiche de bonnes performances au titre de l’année 2021 », dixit le directeur général de SCB Cameroun. Parlant de performances justement, Alexandre Beziaud note que l’institution bancaire qu’il dirige a joué un rôle important dans le co-arrangement de la toute première syndication domestique sur le marché monétaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac). Une contribution qui lui a valu le prix de la meilleure innovation 2021 des Spécialistes en Valeur du Trésor (SVT) dans le cadre de la cérémonie de présentation du programme de financement de l’Etat tenue à Douala le 17 février 2022. «La SCB Cameroun, avec plusieurs autres banques, a remarquablement participé à l’opération de levée de fonds via ce nouveau mécanisme de financement approuvé par la Banque centrale en novembre 2021. L’on retiendra également que la première opération par syndication domestique a eu lieu le 10 janvier 2022 et visait à lever la somme de 100 milliards de F CFA sur le marché des valeurs du trésor », lit-on dans un article publié sur le site internet du ministère des Finances.

Pour mémoire, c’est précisément le 7 janvier 2020 à Yaoundé, que le Conseil d’Administration de la SCB Cameroun a nommé Alexandre Beziaud au poste de directeur général, en remplacement de Mohammed Mejbar. Entre 2015 et 2018, le promu a fait ses preuves en tant que directeur général de Société Générale où il a permis de renforcer la solidité financière du groupe. La SCB Cameroun dont il tient les rênes aujourd’hui est une société anonyme au capital de 10,54 milliards de FCFA. Son actionnariat est constitué à 51 % par le Groupe marocain Attija-riwafa Bank.

Défis Actuels

Afrique Centrale : la Cemac se dote d’un programme statistique

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Baptisé « Stat Cemac 2021-2030 », ce programme sera officiellement lancé ce 7 mars 2022 à Douala.

Les directeurs généraux des Instituts Nationaux de la Statistique des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) ont rendez-vous à Douala ces 7 et 8 mars 2022.Une réunion inédite dans l‘histoire de la sous-région ; puisqu’elle consacrera le lancement officiel du Programme Statistique de l’institution sous régionale (Stat Cemac 2021-2030). La rencontre va aussi être l’occasion de la mise en œuvre solennelle du Plan triennal dudit programme pour la période 2022-2024.

Adopté par les chefs d’Etat de la Cemac, lors de leur Sommet Extraordinaire du 18 août 2021, ce programme constitue le cadre de référence des activités statistiques de la Communauté sur la période 2021-2030. Il est arrimé à la Stratégie pour l’harmonisation de la statistique en Afrique (SHaSA 2) de l’Union Africaine et à la Charte Africaine de la Statistique. A travers le Stat Cemac2021-2030, l’institution sous régionale se donne pour vision de mettre en place « un système statistique performant qui génère des informations statistiques fiables, harmonisées, disponibles à temps, couvrant toutes les dimensions du développement et de l’intégration politique, économique, sociale, environnementale et culturelle de la Cemac ».

Le nouveau programme devrait également : contribuer à la consolidation des acquis en matière de statistiques, et de l’état des lieux des besoins statistiques des départements, organes et institutions spécialisées de la Cemac ; améliorer la production des statistiques macroéconomiques, sectorielles, sociales et démographiques. La Commission de la Cemac par ce nouveau programme statistique entend également assurer le renforcement du cadre institutionnel de production et de diffusion des données statistiques. Ce qui passe par de nouveaux outils, un nouveau dispositif, la mise en place de nouvelles bases de données, d’archivage, la communication, le partage et la diffusion des données. « La coopération et la coordination entre la Commission, les Etats de l’espace communautaire et les Partenaires Techniques et Financiers s’en trouveront également renforcées dans le domaine statistique grâce à ce nouveau programme», apprend-on.

Défis Actuels

« On est passé d’une administration de pression à une administration de service »

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Mazou Mouliom, Président ACDC

Le président de l’Association Camerounaise pour la Défense des Droits des
Contribuables (ACDC) évoque l’impact des réformes engagées ces dernières années par la Direction Générale des Impôts.

L’association camerounaise de défense des droits des contribuables a décidé de décerner le prix d’excellence de la réforme fiscale au DG des impôts. Que représente cette distinction ?

« Le Prix d’excellence des réformes fiscales décennales» décerné par l’Association Camerounaise pour la Défense des Droits des Contribuables au Directeur Général des Impôts témoigne notre reconnaissance à l’endroit de Monsieur Modeste Mopa Fatoing pour avoir conduit avec succès des réformes qui ont révolutionné le fonctionnement de l’administration fiscale dont les contribuables Camerounais en sont bénéficiaires. Il a amélioré le service fiscal offert par l’administration aux contribuables. On est passé d’une administration de contrôle et de pression à une administration de service.

Quelles sont les réformes qui vous ont particulièrement marqué et ont motivé cette décision ?

Parmi les grandes réformes qui ont marqué l’ACDC, nous pouvons citer l’introduction du fichier des contribuables en ligne, qui est un outil qui a permis de savoir si un contribuable est à jour dans ses obligations fiscales. Et c’est un élément de crédibilité envers les partenaires. On a aussi la suppression des titres de patentes et l’introduction de l’attestation de non redevance ; la consécration d’un régime d’incitation à l’investissement privé en 2013, l’introduction de l’attestation d’immatriculation qui remplace la carte de contribuable. Nous saluons aussi la suppression de l’attestation d’immatriculation, l’introduction des télé procédures, la suppression des paiements en espèces auprès des receveurs et l’introduction des paiements par voie bancaire ou mobile, la transmission électronique des quittances aux contribuables, la dématérialisation du timbre fiscal, automatisation de la délivrance de l’attestation de non redevance. De même, le suivi en ligne des demandes de remboursement TVA et d’une manière générale la digitalisation du circuit de recouvrement des impôts.

Pouvez-vous nous décrire l’impact de ces réformes sur les activités des contribuables que vous représentez ?

Le premier impact est la réduction du contact physique entre les contribuables et le personnel de l’administration fiscale. Celle ci réduit d’abord la corruption. Car, beaucoup de contribuables étaient arnaqués par certains agents véreux des impôts. Avec les déclarations physiques sur papier certains chefs de centre des impôts contestaient les déclarations en arguant que le chiffre d’affaires déclaré est petit et cela constitue une violation du système déclaratif. Avec les déclarations physiques, beaucoup de contribuables de l’impôt libératoire payaient sans jamais recevoir de quittances ni de fiche d’impôt libératoire. L’introduction de l’attestation de non redevance était au départ physique et il fallait débourser de l’argent pour l’obtenir. Maintenant c’est en ligne et dès qu’on est à jour on peut la générer sans débourser le moindre centime. Avec le paiement en espèces, tout le monde prenait l’argent aux impôts et certains transformaient leur calepin en quittancer. On ne paie plus d’argent pour avoir une carte de contribuable car bien que gratuit, avant on payait de l’argent pour l’obtenir. Maintenant chacun peut générer lui-même son attestation d’immatriculation. Avec l’instauration du fichier des contribuables en ligne, on peut savoir si un partenaire ou un prestataire est un contribuable citoyen. On payait 10000 pour avoir une attestation de localisation auprès des agents qui ne se déplaçaient jamais. Etc

Défis Actuels

Digitalisation : des contribuables saluent les réformes fiscales

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L’introduction des télés procédures, l’automatisation de la délivrance de l’attestation de non redevance ou encore la suppression des paiements en espèces auprès des receveurs sont entre autres innovations soulignées par l’Association Camerounaise pour la défense des Droits des Contribuables qui a décidé de décerner un prix au Directeur Général des Impôts.

L ’Association Camerounaise pour la défense des Droits des Contribuables (ACDC) compte attribuer le « prix d’excellence de la réforme fiscale décennale » au Directeur Général des impôts. Modeste Mopa Fatoing selon les membres de cette association aura initié des réformes qui ont jusqu’ici facilité la vie des contribuables. Que ce soit dans les services que dans leurs rapports avec l’administration fiscale. Les points positifs vont de la dématérialisation des procédures aux moyens digitaux de paiement, y compris les innovations de la loi de finances 2021 qui avaient pourtant fait l’objet de mésententes entre cette association et l’administration fiscale.

La loi de finances 2021 autorisait en effet comme seuls moyens de paiement des impôts, la voie électronique (mobiletax), le virement bancaire ou le versement en espèces aux guichets des banques. Mais l’ACDC avait dénoncé un prélèvement abusif des établissements de crédit au moment des paiements en espèces. « Les contribuables aux guichets des banques pour effectuer le paiement se sont rendus compte que les charges sont devenues plus lourdes parce que les banques leur imposaient un montant forfaitaire de 2350F pour les opérations effectuées. Ilya eu beaucoup de problèmes parce que certains qui avaient déjà les avis d’imposition émis n’avaient pas à l’instant ces frais qui viennent alourdir la charge fiscale » expliquait l’ACDC qui avait adressé une lettre au ministre des finances en février 2021, après n’avoir pas obtenu gain de cause auprès de la direction générale des impôts. L’affaire avait également été soumise à l’attention du premier ministre et les différentes parties étaient parvenues à un accord au terme des pourparlers. Les montants appliqués avaient été finalement revus à la baisse. Aujourd’hui, cette réforme, objet de discorde au départ, fait partie des innovations considérées comme un « succès » par les contribuables. Ce moyen de paiement, selon eux, a notamment permis de réduire les actes de corruption dans les centres des impôts et leur permet de gagner du temps dans leurs activités. L’association compte remettre le prix au directeur général des impôts, lors d’une cérémonie prévue le 15 mars 2022 à Yaoundé.

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Route Bertoua – Batouri : la section Mandjou – Akokan achevée

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Longue de 45 km, elle affiche à ce jour un taux d’avancement physique de 99,71% pour un délai contractuel consommé de 102,56 %.

A l’examen du chronogramme de mise en œuvre du projet, les travaux sont rendus au niveau de la levée des réserves préalables à la réception provisoire du chantier. La totalité du linéaire, 45 km, est entièrement recouverte de béton bitumineux. Aussi, on peut remarquer en circulant sur Mandjou-Akokan, que la signalisation horizontale et verticale est achevée à 100%. Qu’il s’agisse de la couche de fondation, de la couche de base et de la couche de roulement tout est réalisé à 100%. Il en est de même pour la réalisation des ouvrages d’arts : 14 dalots ont été construits, de même que 34 buses bétonnées ont été réalisées à 100%. Même constat pour les 29600 mètres linéaire de fossés bétonnés réalisés à 100%, ainsi que les terrassements généraux qui sont effectués sur une distance de 45 km sur les45 km, c’est-à-dire à 100%.La consistance des travaux de ce projet inscrit dans le cadre du Plan d’Urgence Triennal de la Région de l’Est a prévu la construction d’une route de 7m de largeur, la couche de roulement de 7m en rase campagne et 12m en zone urbaine de Mandjou à Bertoua. La largeur des accotements est de 1,50men rase campagne et 2m en agglomération. Il reste également l’engazonement des talus, la signalisation, la construction du poste de péage et la réalisation des projets connexes (forages, cases communautaires, abattoirs, aires de jeux, salles de classe,  séchoirs de manioc, hangar de marché).Pour la mission de contrôle, le groupement SCET Tunisie/infrasol, les travaux font face à quelques contraintes. Il s’agit principalement de : l’attente de paiement des décomptes, pour un montant total de 6,2 milliards FCFA concernant les travaux et un montant de 227 millions FCFA pour la mission de contrôle. Selon le chronogramme du projet, l’échéance prévisionnelle d’achèvement des travaux prévoyait une fin dans la deuxième moitié de janvier 2022. Un délai qui a été respecté. La section Mandjou-Akokan fait partie des 17 projets d’intervention prioritaire devant être conduits à leur achèvement en 2022. La construction de la route Mandjou-Akokan a pour objectif, le développement du secteur des transports en général, l’amélioration du niveau de service de la liaison ainsi établie, le développement socio-économique de la zone, la facilitation d’accès aux services éducatifs et sanitaires, le désenclavement de la zone de projet et de ses environs ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations vivant dans les localités avoisinantes.

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Secteur éducatif : Paul Biya instruit le paiement d’une partie des arriérés

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Deux semaines après le déclenchement de la grève des enseignants du secondaire, Paul Biya a reculé d’un pas. Le président de la République a finalement consenti à un premier geste en faveur des grévistes. Un courrier du Secrétaire général de la présidence de la République à son homologue des Services du Premier ministre informe le négociateur en chef du gouvernement du déblocage de la somme de 2,7 milliards de francs pour le paiement des arriérés de l’Office du baccalauréat du Cameroun (OBC) pour le compte de l’année 2020-2021.

Cela faisait partie des revendications des enseignants. Une longue liste avait été servie au gouvernement et face aux promesses sans délai, les enseignants regroupés au sein du collectif On a trop supporté (OTS) exigeait désormais le paiement intégral des réclamations des enseignants.

La lettre de Ferdinand Ngoh Ngoh à Séraphin Fouda

Recettes non fiscales : 160 milliards recouvrés en 2021

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Cette performance est largement en deçà du potentiel annuel, évalué en moyenne à 620 milliards de francs CFA.

Le Cameroun peine encore à collecter les recettes non fiscales (RNF). Pour l’année 2021, ce sont près de 500 milliards de francs qui ont échappé à l’Etat. En effet, selon des informations du ministère des Finances relayées par Investir au Cameroun, le trésor public n’a recouvré que 160 milliards de F CFA sur un potentiel évalué en moyenne à 643,9 milliards de FCFA. Soit un gap de 483,9 milliards de F CFA pour l’exercice sous revu. Cependant, indique le Minfi, par rapport aux objectifs fixés pour 2021 (187,4 milliards de F CFA), la collecte est jugée satisfaisante bien que très en dessous du potentiel. Une situation qui se justifie par plusieurs facteurs.

D’abord, apprend-on, seulement 600 RNF sur les 1 156 recensées sont saisies dans le dispositif actuel de mobilisation et de sécurisation. En cause : l’absence d’un dispositif sécurisé d’émission et de recouvrement ; la violation du principe de séparation entre l’ordonnateur et le comptable public ;la quasi-inexistence d’un système efficace de remontée et de consolidation des informations ; la collaboration insuffisante entre les administrations sectorielles et le Minfi ; la faible harmonisation du processus d’émission et de recouvrement ; des faiblesses dans le dispositif de suivi et contrôle desdites recettes. Les autres facteurs concernent ensuite la multiplicité des acteurs ne permettant pas d’avoir une bonne visibilité sur la mobilisation des RNF ; l’irresponsabilité de certains régisseurs en charge de recouvrir les RNF ; l’absence d’archivage idoine des pièces de procédures génératrices des créances dans certaines administrations ; l’absence d’un dispositif informatique ou manuel de suivi des émissions, de collecte, du contrôle, du recouvrement et même du reversement au trésor public ; la non-maîtrise de la carte des régies de recettes sur l’étendue du territoire ; l’obsolescence des instruments juridiques en matière de RNF, etc.

AUGMENTER LES RECETTES NON FISCALES EN 2022

Pour cette année 2022, le gouvernement camerounais table sur des prévisions de recettes non fiscales évaluées à 216,2 milliards de FCFA, toujours en deçà du potentiel moyen annuel de 620 milliards de F CFA. Mais pour y arriver, le directeur général du budget Cyrill Edou Alo’o a récemment entretenu les responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances sur des actions d’optimisation à mettre en œuvre à court, moyen et long termes. Elles concernent entre autres : l’élaboration des bulletins harmonisés d’émission pour les RNF ; la mise en place d’un chronogramme des descentes inopinées dans les administrations afin de s’assurer que le processus d’émissions, de recouvrement se fait conformément aux disposition règlementaires en vigueur ; la rationalisation de la carte des régies de recettes ; le suivi des recettes affectées ; la mise en place d’un dispositif de suivi des émissions des RNF dans les ministères et à la DGB etc.

Pour mémoire, les recettes non fiscales sont des recettes perçues par l’Etat au moyen des mécanismes qui ne sont pas liés à un impôt ou à une taxe (recettes de services, revenus du domaine et des cotisations sociales).

Défis Actuels

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