Centrafrique : l’explosion d’une mine fait deux morts et deux blessés

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De source policière, l’explosif a été posé par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

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Les engins explosifs installés par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) continuent de semer les morts dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Le 4 mars 2022 un véhicule de l’Organisation Internationale de Migration (OIM) en provenance du village Ngou-téré, situé à 45km de Bocaranga axe Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-pendé a sauté sur une mine.
Selon les sources policières à Bocaranga, ce camion était affrété par l’OIM pour décharger des matériels des travaux de construction de l’école de Tolé, mais à son retour, au village Ngou-téré, à 45km de Bocaranga, a roulé sur une mine terrestre, posé par les rebelles de 3R, qui a explosé à son passage.
Un agent de police judiciaire de Bocaranga a fait savoir que le bilan de cette explosion fait deux morts et deux blessés graves. Après que le véhiculé a roulé sur la mine, une personne est décédé sur place mais l’autre qui est gravement touché par l’explosion a été transféré à l’hôpital de Bocaranga et quelles heures après, ce dernier est succombé de ses blessures. Les autres blessés sont encore à l’hôpital.
Il convient de noter que l’utilisation de mines antipersonnel est interdite sur le territoire de la République Centrafricaine, mais un rapport du 16 février 2022 indiquait que les victimes de l’explosion de mines antipersonnel avaient augmenté au cours de l’année écoulée. Cela s’explique par le fait que les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais ont lancé une contre-offensive massive contre les rebelles de la CPC et ces derniers ont été contraints de se cacher dans la brousse et de mener une guerre de guérilla en installant des mines. Beaucoup de mines sont installés par les bandits dans l’ouest de la Centrafrique.
Selon les enquêtes des forces de sécurité nationale, comme l’a écrit l’expert militaire Sylvain Nguema, la plupart des mines utilisées par les rebelles d’origine européenne sont livrées aux rebelles par des canaux de contrebande passant par le Tchad et le Soudan. La communauté internationale doit prêter attention à ces violations flagrantes, il est évident que les rebelles sont fournis par les donateurs européens.
Pour l’Instant le gouvernement, avec l’appui des experts des partenaires bilatéraux sont à pied d’œuvre pour faire en sorte que ces mines soient complètement enlevées. Les soldats des FACA et leurs alliés font tout ce qui est en leur pouvoir pour que tous les criminels de la Centrafrique soient traduits en justice et que les civils puissent librement vaquer à leurs occupations.

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