vendredi, juin 12, 2026
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Guerre en Ukraine : la mise en garde du FMI

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Selon l’institution, la guerre en Ukraine et les sanctions contre la Russie auront un sérieux impact sur l’économie mondiale.

Dévastatrices ». C’est ainsi que le Fonds Monétaire International (FMI) a qualifié les conséquences économiques au niveau mondial d’une escalade du conflit en Ukraine. Outre le conflit lui-même, les sanctions occidentales imposées à la Russie «auront aussi un impact substantiel sur l’économie mondiale et les marchés financiers, avec des effets collatéraux pour d’autres pays », a également averti le FMI. Même si les prévisions restent soumises à une « extraordinaire incertitude », « les conséquences économiques sont déjà très sérieuses », constate l’institution.

LE BARIL DE PETROLE TUTOIE LES 120 DOLLARS (72 000 FCFA)

La flambée des prix de l’énergie et des matières premières en général, avec un baril de pétrole désormais proche de120 dollars et le prix du mégawatt heure (MWh) de gaz qui a dépassé les131 000 FCFA en Europe, ajoutent à la poussée inflationniste que connaissait déjà le monde avant l’offensive russe en Ukraine en raison des conséquences de la pandémie de Covid-19 et d’une crise de logistique mondiale.

« Le bond des prix aura des effets dans le monde entier, en particulier sur les ménages modestes pour lesquels les dépenses alimentaires et d’énergie représentent une proportion plus importante» de leur budget que la moyenne, anticipe le FMI.

LES PRIX DU BLÉ ET DU MAÏS EXPLOSENT

Outre le prix de l’énergie, celui du blé et du maïs explosent. Le 04 mars, le premier a augmenté de 7,92% à 412 euros (270 000 FCFA) la tonne, le second 6,33% à 403 euros (264 000FCFA) la tonne, battant eux aussi des records sur le marché européen. L’Ukraine étant un pays central dans l’approvisionnement de matières premières agricoles. Du côté des métaux, le nickel a dépassé la barre des 30.000 dollars la tonne, une première depuis 2008.

L’une des sanctions prises contre la Russie a été de restreindre l’accès des banques russes au système Swift (numéro d’identification d’une banque sur le plan international). Or, cette exclusion de la Russie du système Swift pourrait avoir des conséquences négatives pour les principaux partenaires commerciaux de la Russie, notamment les pays européens, qui pourraient avoir des difficultés à payer les importations de pétrole et de gaz russes dont ils dépendent. Comme le FMI l’a noté dans son communiqué, l’impact économique de la guerre s’inscrit dans un contexte d’inflation rapide et de hausse des prix de l’énergie depuis des mois. Le Dow Jones (indice boursier du monde) a perdu 200 points et a clôturé sa quatrième semaine consécutive de pertes vendredi 4 mars, tandis que les prix du pétrole ont continué à s’envoler, atteignant près de 120 dollars (72 115FCFA), le baril.

Au Cameroun, la hausse des prix des produits importés préoccupe Au cours d’une réunion par visioconférence la semaine dernière, avec le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), le représentant résident du Fonds monétaire (FMI) au Cameroun, Nicholas Staines, a mis un accent sur l’inflation importée, les cas des secteurs où la situation s’avère déjà critique avec des perspectives de ruptures d’approvisionnements et de fermetures d’entreprises.

Face à ces menaces, le Gicam et le FMI ont partagé leurs avis sur les pistes de solutions possibles, notamment la répercussion partielle des surcoûts sur les prix aux consommateurs, y compris en profitant d’une segmentation selon différentes gammes de produits, le relèvement du pouvoir d’achat par une revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), les possibilités de subventions pour certains produits sensibles, les incitations à l’utilisation des matières premières locales, etc.

Certes les produits n’ont pas été cités, mais le FMI a recommandé au mouvement patronal de garantir le bon fonctionnement de l’économie de marché dans lequel l’Etat joue efficacement son rôle de régulateur et le secteur privé celui de créateur de richesses et d’emplois. Cependant, a indiqué l’institution de Bretton Woods, l’utilisation de la règlementation de changes comme instrument de restriction du commerce ou encore des politiques de régulation des prix qui obligent à des subventions méritent à cet effet d’être interrogées.

« Sur toutes ces questions, un consensus s’est dégagé sur la nécessité d’un dialogue régulier, franc et dynamique entre le gouvernement et le patronat. Le FMI a indiqué sa disponibilité à renforcer son appui au pays sur cette question urgente », renseigne le Gicam.

Par AA

Défis Actuels

Fecafoot : le sort de Samuel Eto’o entre les mains d’une AG 2009 divisée

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Fecafoot
Samuel Eto'o, président de la Fecafoot

Cette instance, principal obstacle à l’exercice du mandat du nouveau président de la fédération, se trouve au cœur des négociations.

La paix n’est pas encore acquise pour Samuel Eto’o. Et pourtant il y a eu une lueur d’espoir après la rencontre du 24 février dernier entre le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et des membres de l’Assemblée générale de 2009. Instance qui avait attaqué avec succès les résolutions de l’Assemblée générale de juillet 2021 qui avait adopté les nouveaux textes de la Fécafoot. Et au sortir de cette assise du Mont Febe, les membres présents avaient décidé de se désister dans les procédures en cours. Notamment celle qui vise la confirmation de l’annulation des résolutions de l’Assemblée générale de juillet 2021. Mandat avait alors été donné à Faustin Mbida et Pierre Boudjiko pour porter la parole des membres de cette instance qui continue de réclamer d’être convoquée pour adopter les textes de la fédération. Et surtout, pour engager les procédures nécessaires en vue du retrait des procédures pendantes devant les juridictions nationales et internationales.

LE CAS ABDOURAMAN HAMADOU

Sauf que dès le lendemain de ces assises, des voix se sont élevées pour denier aux membres de l’AG 2009 présents à ces assises, la capacité d’agir au nom des requérants. D’autant plus que si le hasard a voulu que ce soit exactement quelques membres de l’AG 2009 qui aient répondu à l’appel de Samuel Eto’o, comme ce fut déjà le cas lors de la contestation des personnes choisies en son temps par Seidou Mbombo Njoya pour adopter les textes ayant encadré le processus électoral qui a vu la victoire de l’ancien capitaine des Lions indomptables, il reste qu’il ne s’agit pas des mêmes personnes.« Ils n’ont pas qualité pour demander le retrait des procédures devant le TAS », a déclaré Serge Mbappe, membre de l’équipe de contestation. Rappelant que Abdouraman Hamadou Baba demeure l’unique mandataire des recourants qui lui ont confié cette mission, au vu de son engagement dans cette cause depuis 2013, ponctué de plusieurs succès. Et on l’a vu ; Me Wamba Makollo et Me Lebel Elomo, les deux avocats constitués par le collectif des 44 recourants, ont opposé une fin de non-recevoir aux mandataires des membres de l’AG 2009 ayant accepté de faire la paix avec le nouveau président de la Fécafoot.

PIERRE SEMENGUE D’ACCORD

Entre temps, l’arbitre unique du TAS avait rejeté la demande de la Fécafoot d’obtenir un délai supplémentaire pour payer ses avances de frais de procédure. Elle qui, sous Seidou Mbombo Njoya, avait déposé ce recours tendant à invalider la décision de la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Cnosc. Benjamin Banlock, le secrétaire général par intérim de la Fécafoot, a fait valoir au TAS que des perturbations du réseau informatique sont à l’origine du non-respect de ce délai. Obtenant finalement du TAS un rétropédalage. Et demandant donc aux avocats de la Fécafoot de lui transmettre ses mémoires de défense. De quoi redonner le sourire à Samuel Eto’o qui voyait ainsi poindre à l’horizon une confirmation de l’annulation des résolutions de l’AG de juillet 2021 et donc de son élection, comme conséquence. Pendant ce temps, Samuel Eto’o se bat désormais auprès des (vrais) auteurs de la plainte initiale, pour obtenir d’eux des engagements personnels au bénéfice des nouveaux mandataires de l’AG 2009. La légende du football africain y parviendra-t-elle, lorsque des sources crédibles laissent entendre que certains qui ont accepté la main tendue de Samuel Eto’o demeurent pro-Abdouraman? L’homme qui regrette de n’avoir pas (encore) eu le président de l’Etoile Filante de Garoua dans son camp semble jouer en même temps les conciliateurs de la famille du football camerounais et les guerriers. Avec des partisans qui n’hésitent pas à flinguer dans le camp de son ancien allié de combat, alors que l’homme déclare officiellement chercher la paix, y compris avec ses  »ennemis » d’hier. Pour autant, il y a des raisons d’espérer lorsque le général Pierre Semengue, jadis réfractaire à toute idée de déposer les armes, y compris pour conduire la transition, a fini par rejoindre le navire de la réconciliation. Le président de la  »défunte » Ligue de Football Professionnel du Cameroun(LFPC), conduira la transition du football professionnel sous les couleurs du Conseil Transitoire du Football Professionnel au Cameroun (Ctfc). La colombe continue de planer dans le ciel camerounais, en quête d’alliés, pour des lendemains plus sereins dans le football camerounais.

Défis Actuels

Fer à béton : la facture prête à exploser ?

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Résultat de l’invasion de l’Ukraine et des lourdes sanctions imposées à la Russie, ce métal à l’usage répandu au Cameroun pourrait connaître une flambée, comme c’est déjà le cas de nombreuses matières premières.

L’invasion en Ukraine se poursuit. Et les sanctions contre la Russie continuent de pleuvoir. Etats-Unis, Union européenne, Royaume-Uni, entreprises occidentales, fédérations sportives… tous pilonnent l’économie russe avec pour espoir de faire céder le régime de Vladimir Poutine. Mais la situation n’est pas sans conséquence pour de nombreux pays, au rang desquels le Cameroun. Lentement mais sûrement, les inquiétudes montent dans plusieurs filières, notamment la sidérurgie-métallurgie.

En effet, informe Investir au Cameroun, depuis la décision prise par la Chine de réduire certaines de ses exportations pour garantir l’approvisionnement de son mar-ché intérieur après la pandémie du Covid-19, les métallurgistes camerounais dépendent à environ 70 % des importations de billettes d’acier (lingots d’acier laminés et servant à la production de métaux comme le fer à béton, Ndlr) en provenance de la Russie et de l’Ukraine. « En l’absence d’un gisement de fer exploité dans le pays, qui permettrait de pallier l’insuffisance de la ferraille locale, les producteurs de fer à béton importent environ 50 % de billettes transformées localement de la Russie et de l’Ukraine, pour satisfaire une demande de plus en plus croissante. Depuis le déclenchement des bombardements russes en Ukraine, le cours de cette matière première a augmenté d’environ 10% sur le marché. Ce qui va induire une augmentation des coûts de production des industriels de la transformation. Le pire est à craindre si le fer en provenance de la Russie et d’Ukraine augmente également comme cela se profile à l’horizon, en cas d’’intensification du conflit », confie un fin connaisseur de la filière locale au média camerounais.

La menace d’une flambée des prix au Cameroun est d’autant plus réelle que l’entreprise Arcelor Mittal, qui emploie 26.000 salariés au total en Ukraine, indique avoir déjà fortement réduit sa production d’acier dans le pays, à un tiers de son niveau normal de production depuis le début de l’invasion du pays par les forces armées russes. Le deuxième sidérurgiste mondial et premier producteur d’acier d’Europe avait fermé la production de ses mines souterraines de fer en Ukraine enfin de semaine dernière. Pendant qu’en Russie, cinquième plus gros producteur d’acier au monde, derrière la Chine, l’Inde, le Japon et les Etats-Unis, plusieurs mastodontes sont également concernés par les sanctions. A commencer par NLMK, 22e mondial et deuxième plus gros producteur d’acier en Europe.

Pour mémoire, selon l’Indice des prix à la production industrielle publié en novembre 2021 par l’Institut National de la Statistique (INS), le secteur de la métallurgie est celui qui a le plus contribué à la hausse des prix à la production industrielle au Cameroun au cours du 2e trimestre 2021 (+3,8% en glissement annuel, soit le niveau le plus élevé depuis2019, Ndlr). Les acteurs de la filière craignent que le même scénario se reproduise avant la fin du premier trimestre2022 en raison du durcissement de la crise russo-ukrainienne.

Défis Actuels

Blé : l’approvisionnement inquiète

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Dépendant de la Russie, le Cameroun réfléchit à contourner les pénuries de céréales que pourrait engendrer la crise ukrainienne.

Sachant que l’intégralité du blé consommé au Cameroun est importée, l’invasion de l’Ukraine par la Russie pourrait fragiliser le Cameroun, dépendant de ce pays pour son approvisionnement en blé. Alors que le commerce de céréales de Russie est à l’arrêt, le cours du blé a enregistré une hausse de 23 % en février, un record depuis 2015.L’approvisionnement en blé, et son prix, pourrait être durablement affecté si la guerre se poursuit, et sous l’effet des sanctions imposées à Moscou.

Si le Cameroun a diversifié ses sources d’approvisionnement, notamment en France (117 000 tonnes), 144 000 au Canada et 54 000 tonnes des Etats-Unis, 300000 tonnes de blé, importées en 2020 venaient de Russie. Ces importations ont couté environ 150 milliards FCFA, d’après le Bureau de Mise à Niveau (BMN).

Depuis le début de l’année 2022, évoquant la rareté et la hausse du prix de la farine de blé utilisé pour la fabrication du pain, le Syndicat patronal des boulangers du Cameroun veut répercuter ces aléas en augmentant à son tour le prix de la baguette. Seulement, le gouvernement camerounais est opposé à cette augmentation du prix du pain fixé pour l’instant à 125 FCFA la baguette de 200 grammes.

Le ministère du Commerce a donc engagé des concertations pour trouver des solutions alternatives. « Pour approvisionner le marché en farine de blé, nous avons proposé de s’orienter désormais vers la Turquie », apprend-on. La Russie est jusqu’ici le principal fournisseur de blé, indique-t-on au ministère du Commerce. « Mais ce pays est désormais défaillant à cause du Covid-19, les mauvaises récoltes et les changements climatiques. Ce qui n’est pas le cas avec la Turquie (classé dans le top10 des plus grands exportateurs de blé au monde) », affirme-t-on.

LA TURQUIE EN EMBUSCADE

Le ministère du Commerce aurait soumis à sa hiérarchie, une offre de la société turque Dharma. Cette dernière se propose de fournir au marché local 600 000 tonnes de blé par an, à un prix « défiant toute concurrence ». Dharma, apprend-on, est une multinationale turque dédiée au commerce extérieur axé sur le marché africain. Depuis 2015 qu’elle a été créée, elle est impliquée dans différents projets d’import-export en Azerbaïdjan, Bénin, Côte d’Ivoire, Sierra Leone, Kazakhstan, Afghanistan, Cameroun, Djibouti, Ghana, Niger. Ces dernières années, les boulangers manœuvrent pour augmenter le prix du pain. En 2021, le ministère du Commerce a dû négocier avec le Groupement des industries meunières du Cameroun et les responsables du Syndicat national des boulangers du Cameroun pour maintenir le prix de la baguette de pain de 200grammes à 125 FCFA. Les syndicalistes avaient évoqué comme motifs : la hausse des cours du blé sur le marché international et la hausse du fret qui ont une incidence sur le prix final de la farine de blé.Ce produit représente jusqu’à 80% du cout de revient du pain.

POLITIQUE D’IMPORT-SUBSTITUTION

Le problème d’approvisionnement du marché en blé se pose au moment où les autorités prônent la politique d’import-substitution qui permettrait de substituer la farine du blé à celle des céréales et des féculents locaux. Du côté de la société civile, l’Association citoyenne pour la défense des intérêts collectifs (Acdic) a déjà démontré qu’il était possible d’incorporer ces farines locales dans la fabrication du pain. Mais l’idée tarde à être matérialisée à l’échelle industrielle.

Le Groupement des industries meunières du Cameroun (Gimc), syndicat qui revendique 70% des parts de marché de la production de farine de blé au Cameroun, a annoncé la cessation des livraisons de blé et de farine de blé sur l’ensemble du territoire national pour une durée indéterminée, à partir du 9 février 2021. Pour contourner la rareté de la farine de blé sur le marché, le gouvernement veut encourager des substitutions à base de céréales et féculents locaux comme le manioc. 

Par Amandine Atangana

Défis Actuels

Fécafoot : Le sort de Samuel Eto’o entre les mains d’une AG 2009 divisée

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La paix n’est pas encore acquise pour Samuel Eto’o. Et pourtant il y a eu une lueur d’espoir après la rencontre du 24 février dernier entre le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et des membres de l’Assemblée générale de 2009. Instance qui avait attaqué avec succès les résolutions de l’Assemblée générale de juillet 2021 qui avait adopté les nouveaux textes de la Fécafoot. Et au sortir de cette assise du Mont Febe, les membres présents avaient décidé de se désister dans les procédures en cours. Notamment celle qui vise la confirmation de l’annulation des résolutions de l’Assemblée générale de juillet 2021. Mandat avait alors été donné à Faustin Mbida et Pierre Boudjiko pour porter la parole des membres de cette instance qui continue de réclamer d’être convoquée pour adopter les textes de la fédération. Et surtout, pour engager les procédures nécessaires en vue du retrait des procédures pendantes devant les juridictions nationales et internationales.

Le cas Abdouraman Hamadou

Sauf que dès le lendemain de ces assises, des voix se sont élevées pour denier aux membres de l’AG 2009 présents à ces assises, la capacité d’agir au nom des requérants. D’autant plus que si le hasard a voulu que ce soit exactement quelques membres de l’AG 2009 qui aient répondu à l’appel de Samuel Eto’o, comme ce fut déjà le cas lors de la contestation des personnes choisies en son temps par Seidou Mbombo Njoya pour adopter les textes ayant encadré le processus électoral qui a vu la victoire de l’ancien capitaine des Lions indomptables, il reste qu’il ne s’agit pas des mêmes personnes. « Ils n’ont pas qualité pour demander le retrait des procédures devant le TAS », a déclaré Serge Mbappe, membre de l’équipe de contestation. Rappelant que Abdouraman Hamadou Baba demeure l’unique mandataire des recourants qui lui ont confié cette mission, au vu de son engagement dans cette cause depuis 2013, ponctué de plusieurs succès. Et on l’a vu ; Me Wamba Makollo et Me Lebel Elomo, les deux avocats constitués par le collectif des 44 recourants, ont opposé une fin de non-recevoir aux mandataires des membres de l’AG 2009 ayant accepté de faire la paix avec le nouveau président de la Fécafoot.

Pierre Semengue d’accord

Entre temps, l’arbitre unique du TAS avait rejeté la demande de la Fécafoot d’obtenir un délai supplémentaire pour payer ses avances de frais de procédure. Elle qui, sous Seidou Mbombo Njoya, avait déposé ce recours tendant à invalider la décision de la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA) du CNOSC. Benjamin Banlock, le secrétaire général par intérim de la Fécafoot, a fait valoir au TAS que des perturbations du réseau informatique sont à l’origine du non-respect de ce délai. Obtenant finalement du TAS un rétropédalage. Et demandant donc aux avocats de la Fécafoot de lui transmettre ses mémoires de défense. De quoi redonner le sourire à Samuel Eto’o qui voyait ainsi poindre à l’horizon une confirmation de l’annulation des résolutions de l’AG de juillet 2021 et donc de son élection, comme conséquence.

Pendant ce temps, Samuel Eto’o se bat désormais auprès des (vrais) auteurs de la plainte initiale, pour obtenir d’eux des engagements personnels au bénéfice des nouveaux mandataires de l’AG 2009. La légende du football africain y parviendra-t-elle, lorsque des sources crédibles laissent entendre que certains qui ont accepté la main tendue de Samuel Eto’o demeurent pro-Abdouraman? L’homme qui regrette de n’avoir pas (encore) eu le président de l’Etoile Filante de Garoua dans son camp semble jouer en même temps les conciliateurs de la famille du football camerounais et les guerriers. Avec des partisans qui n’hésitent pas à flinguer dans le camp de son ancien allié de combat, alors que l’homme déclare officiellement chercher la paix, y compris avec ses  »ennemis » d’hier.

Pour autant, il y a des raisons d’espérer lorsque le général Pierre Semengue, jadis réfractaire à toute idée de déposer les armes, y compris pour conduire la transition, a fini par rejoindre le navire de la réconciliation. Le président de la  »défunte » Ligue de Football Professionnel du Cameroun (LFPC), conduira la transition du football professionnel sous les couleurs du Conseil Transitoire du Football Professionnel au Cameroun (CTFC). La colombe continue de planer dans le ciel camerounais, en quête d’alliés, pour des lendemains plus sereins dans le football camerounais.

Grève des enseignants : Paul Biya fait un deuxième geste

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Dans un courrier adressé au Secrétaire général des Services du Premier ministre (SPM), le Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR) informe son homologue de l’immeuble Étoile que  »le président de la République a marqué son Très haut accord pour la mise en œuvre des mesures administratives et financières ci-après ».

Le courrier de Ferdinand Ngoh Ngoh

C’est le deuxième train de mesures que Paul Biya prend en l’espace d’une semaine, face à l’intransigeance des enseignants du secondaire qui ont engagé depuis le 21 février un mouvement de grève illimitée. Après avoir résisté deux semaines, le Chef de l’Etat a proposé aux enseignants le paiement de leurs arriérés de frais d’examens 2020 et 2021. Les grévistes ont craché sur ce geste qu’ils trouvaient  »dérisoire » par rapport aux problèmes posés. L’homme qu’on dit ne jamais agir sous la pression, a résisté, puis a fini par faire un second pas en arrière. Alors que d’autres mouvements syndicaux et associatifs annoncent leur entrée dans l’arène pour défendre la cause des enseignants.

La réaction du collectif On a trop supporté (OTS) qui a lancé le mot d’ordre de grève est attendue.

Awards des Medias : le concours « meilleur reportage sportif 2021 » lancé

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Les professionnels des médias sont appelés à participer à ce grand concours qui a été lancé hier 07 mars 2022.

Dans le cadre des Awards des Medias saison 5, Médiatude lance un concours ouvert à tous les professionnels des medias de la presse écrite et de l’audiovisuel. Ce concours vise à vulgariser la Coupe d’Afrique des Nations 2021 auprès de ses publics et de la population. Chaque journaliste qui souhaite participer au concours doit remplir certaines conditions d’éligibilité. Parmi elles, avoir diffusés entre le 01er janvier 2021 et le 31 décembre 2021 et traitant des différents aspects liés à la préparation de la coupe d’Afrique des Nations 2021 au Cameroun, notamment les thématiques suivantes : l’état d’avancement des infrastructures, les menaces de retrait de l’organisation de la CAN par la CAF, la CAN de tous les doutes.

Pour chaque catégorie, un format standard doit être respecté. Pour les audiovisuels, le reportage doit durer entre deux à cinq minutes tandis que les candidats de la presse écrite, doivent être compris entre 2000 à 5000 signes leurs articles.

Les candidats finalistes seront invités à la cérémonie de remise de prix qui se tiendra le 26 mars 2022 à Canal Olympia Yaoundé et le vainqueur se verra remettre la somme de 200 000 F CFA.

Nécrologie : Hamidou, l’enseignant d’Eps décède après 10 ans sans salaire

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Triste nouvelle pour le corps des enseignants. Hamidou, enseignant d’EPS au Lycée de Beka, dans la région du Nord a poussé hier son dernier souffle.

Un bras de moins à l’air. Les enseignants du mouvement OTS viennent de perdre un de leurs membres. Il s’agit de l’enseignant en Education Physique et Sportive Hamidou, qui depuis 10 ans d’enseignement n’avait jamais perçu de salaire mais qui malgré tout a tenu jusqu’à ce que la maladie prenne le dessus. Sa situation avait été pour les enseignants un moyen de populariser cette grève qui dure déjà depuis un mois. Pour le moment, les circonstances de son décès nous sont inconnues mais des sources proches notamment sa femme nous révèlent que Hamidou était très malade.

Face a cette perte douloureuse pour le corps des enseignants, ces derniers ont décrété ce mercredi « journée noire » dans tous les lycées et collèges et menacent de basculer la grève à une dimension supérieure. C’est ce qui ressort des écrits d’actucameroun sur le sujet.

Rappelons que quelques semaines avant son décès, le cas de Hamidou avait été rapidement pris en charge par le Ministre Joseph Le. L’enseignant avait retrouvé le sourire et pris davantage courage. Mais cela a été pour un lapse de temps.

JIF 2022 : les femmes de retour sur l’esplanade du boulevard

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Après deux ans passés sans défilé due à la crise sanitaire de Covid-19, les femmes se sont mobilisées sur le boulevard du 20 mai dans leur tenue du 8 mars.

 «Égalité femmes-hommes aujourd’hui et pour un avenir durable». C’est sous ce thème que la 37e édition de la journée internationale de la femme se célèbre cette année, dans tous les pays du monde. Le Cameroun n’est pas en retrait vis-à-vis de cette journée.

Sur l’esplanade du boulevard du 20 mai, de nombreuses femmes de plusieurs horizons sociopolitiques, ont répondu à l’appel lancé par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa. Pour le membre du gouvernement, ce défilé de grande envergure devait tenir compte de la crise sanitaire. Pour cela, chaque femme défilant devait non seulement arborer son masque et respecter le nombre de participantes par carré qui était de 49 plutôt que 144 comme les années antérieures.

En ce qui concerne le pagne du 8 mars, les femmes étaient autorisées à porter le pagne des années antérieures en condition qu’il soit en bon état ou une tenue différente de celle qui fait objet de cette grande célébration. C’est qui ressort de l’annonce qui a été faite le 22 février dernier par le ministre de la Promotion de la femme et de la famille (Minproff).

Fraude : des camerounais condamnés pour faux passeports

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L’affaire se passe au Bénin.

Six camerounais résidants au Benin ont été condamnés à trois ans de prison ferme. Poursuivis pour faux et usage de faux, ils ont été mis aux arrêts et ont écopé de plusieurs sanctions à l’issue du procès à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) notamment l’emprisonnement ferme. Apres avoir purgé leur peine, ils seront expulsés du territoire béninois et n’y reviendront plus avant les dix prochaines années.

Ces camerounais auraient tenté avec la complicité de certaines autorités béninoises de se faire établir des passeports du pays avec des identités différentes ce qui leur aurait pris des sommes d’argent colossaux, lit on sur le site d’actualité actucameroun. Pour ceux de nationalité béninoise impliqués dans l’affaire, ils n’ont pas échappé a la justice. Ils ont aussi pris de lourdes peines de prison

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