vendredi, juin 12, 2026
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Dette due aux enseignants : comment l’Etat va payer la facture

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Réaffectation de certaines dépenses budgétaires, emprunt obligataire, accords de prêt, recours à la SNH… plusieurs options s’offrent au gouvernement.

L a grève se poursuit. En attendant la mise en œuvre effective des instructions du chef de l’Etat Paul Biya, les enseignants campent sur leur position : pas d’argent, pas de retour dans les salles de classe. Les «seigneurs de la craie » réclament notamment les compléments de salaires restants dus par l’Etat, et aussi les indemnités de non logement et divers rappels progressifs. La facture donne le vertige : 180 milliards de francs CFA selon le mouvement « On a Trop Souffert, OTS ». Comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre pour payer la note ? Les économistes convoquent plusieurs mécanismes. Révision de La Loi de finances« Si la somme de 180 milliards de FCFA avancée par les syndicalistes est exacte, déjà il faudra que le gouvernement procède à une révision de la loi budgétaire », explique Idriss Linge. Selon le journaliste et expert des questions économiques, cette révision de la Loi de finances permettra d’ordonner la mobilisation de nouvelles ressources. Ici, quatre options s’offrent à l’Etat. D’abord, le gouvernement peut modifier les lignes de son budget en suspendant par exemple certaines dépenses qui sont prévues et prioriser celle liée au paiement de la dette due aux enseignants. «Ce qui est évident, c’est que l’Etat n’est pas insolvable. Il ne faut pas croire que l’Etat est incapable de mobiliser 180 milliards de francs CFA. Etant entendu que son budget dépasse les 5 000 milliards », lâche un économiste ayant requis l’anonymat. «A mon avis dit-il, il s’agit pour l’Etat de faire du paiement de la dette due aux enseignants une priorité. Je crois qu’en une seule année budgétaire, cette enveloppe peut être réglée. Comment ? En réduisant un certain nombre de dépenses non indispensables auxquelles l’Etat peut renoncer. Et cet argent pourrait être reversé dans l’enveloppe destinée aux enseignants ».

EMPRUNT OBLIGATAIRE

Le deuxième mécanisme par lequel le gouvernement peut procéder toujours dans le cadre d’une rectification de la Loi de finances 2022, consiste à émettre un emprunt obligataire auprès du système financier sur le marché financier sous régional. Une option qui, de l’avis du Professeur Emmanuel Ongo, agrégé d’économie, constitue la plus efficace compte tenu de l’urgence de la situation et des avantages qu’elle offre en matière de temps et de délais de remboursement. «Un emprunt obligataire pourrait s’avérer être une solution d’urgence efficace. Car en effet, l’Etat a souvent mobilisé plus de 200 milliards de francs CFA en moins de deux semaines sur le marché financier sous-régional. De plus, le remboursement peut s’étaler sur 5 voire 10 ans, avec un taux d’intérêts intéressant et un mécanisme de remboursement garanti par la banque centrale (Beac, Ndlr.)», a-t-il expliqué.

ACCORDS DE PRETS ET RECOURS AU SYSTEME FINANCIER LOCAL

Les pouvoirs publics peuvent aussi, en guise de troisième option, signer dans le cadre des relations bilatérales et même multilatérales, des accords de prêts avec des institutions comme le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD). Ou encore avec des pays partenaires et amis comme la Chine et la France. «Il est cependant vrai qu’en allant sur le marché international, les conditions, au regard de la guerre en Ukraine, seront drastiques. Le remboursement se ferait naturellement avec des intérêts exorbitants », prévient le Pr. Emmanuel Ongo. L’agrégé d’économie propose comme autre mécanisme pouvant faciliter la mobilisation des fonds nécessaires au paiement de la dette due aux enseignants, le recours au système financier camerounais qui serait en surliquidité. «Il est vrai qu’elle ne représente pas une surliquidité qui peut être utilisée pour résoudre un tel problème. Mais en période de crise sociale et financière, toutes les sources de financement peuvent être mobilisées », note le Pr. Emmanuel Ongo.

UN RENFORT NOMME SNH

Pour régler la crise des arriérés de paiement dus aux enseignants, le gouvernement peut enfin utiliser un mécanisme qui lui, ne nécessite pas forcément un collectif budgétaire. Les experts l’appellent : la «méthode du quasi-budget ». «Le processus consiste à faire payer la somme due aux enseignants par la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), dont il est prouvé aujourd’hui qu’elle a souvent effectué des paiements, notamment lorsqu’il s’agissait de dépenses sécuritaires. Ce n’est vraiment pas une question économique mais plus une question de gestion de la politique budgétaire », explique encore Idriss Linge.

PREALABLES

Concrètement, le gouvernement peut activer plusieurs leviers pour répondre efficacement aux revendications des enseignants. Même l’existence de ces mécanismes de mobilisations de ressources ne signifie pas que l’Etat peut les employer sans risque ou sans implications sur le budget. Parce que la revendication des enseignants ne semble pas avoir été prise en compte de manière totale au moment de l’élaboration du budget de l’année 2022. Même s’il a certainement été prévu dans le cadre de la programmation budgétaire, de régler de nouveaux paiements aux enseignants. «Il faut, poursuit Idriss Linge, identifier ceux qui sont concernés par ce règlement progressif et les éliminer des objectifs de l’intervention. Ensuite, il faut évaluer la part des revendications qui sont légitimes et justifiées. C’est-à-dire les professeurs dont les dossiers sont déjà arrivés au niveau du ministère des Finances et qui sont dans l’attente de paiement et ceux qui ont déjà pris service et dont les dossiers d’intégration sont en cours ». De toute évidence, la tâche s’annonce ardue.

Défis Actuels

Cameroun-Algérie Rigobert Song oublie Fabrice Ondoa

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Après avoir présélectionné 38 joueurs, Rigobert Song Bahanag a retenu 27 joueurs pour la double confrontation entre le Cameroun et l’Algérie. Avec parmi, un seul joueur local: Patient Wassu. Logique, puisque Coton sports est le seul club camerounais engagé dans une compétition. De quoi contenter les partisans de la valorisation des joueurs locaux.

Dans le même temps, des allee bsences parlantes comme celle de Fabrice Ondoa dont le nom dans la première liste avait été largement salué. Le nouveau portier de KF Aude qui vient à peine de retrouver une place sur l’aire de jeu, devra encore attendre avant de regagner la confiance de Rigobert Song et ses adjoints. En revanche, Simon Omossola et Davys Epassy qui ont fait la dernière CAN sont maintenus dans la liste.

La liste définitive de Rigobert Song

Barrage Qatar 2022 : la liste de Rigobert Song complète

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Ils sont au total 27 joueurs retenus pour la double confrontation du Cameroun face à l’Algérie dans le cadre du passage pour la coupe du monde Qatar 2022.

Très tôt ce matin, le sélectionneur des lions indomptables Rigobert Song a publié sa liste définitive pour les éliminatoires de la CDM. L’absence de plusieurs joueurs s’est faite très vite remarquée notamment celle de Christian Bassogog, Fabrice Ondoa dont la venue avait été annoncée.   Sacha Boey, Enzo Ebosse et Clinton Njié sont également absents de la liste. Parr contre on note la présence de  quelques nouveaux noms tels que Jeando Fuchs, Kevin Soni, Gaël Ondoua, Wassu Patient.

Je vous propose de regarder la liste ci-dessous :

Cameroun : l’impossible industrialisation sans matière première

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Le pays avait pourtant opté pour une politique d’import-substitution qui est, en principe, une politique d’industrialisation par substitution aux produits importés. Pour faire simple, on se serait attendu à ce que l’on diminue progressivement les produits importés pour les faire produire localement. On se serait surtout attendu à ce que l’on n’importe plus les produits fabriqués localement. Il s’agissait en réalité de protéger l’avantage comparatif du Cameroun comme le font d’autres pays dans la logique devenue courante de la prédominance des intérêts économiques dans les relations internationales (chacun protège son marché et pourquoi pas nous ?). Mais, que non !

L’on entend certains dire que les produits locaux sont versés sur le marché et que ça pourrit même ! Lorsque j’ai fait mon article pour présenter l’opportunité que représentait la culture du citron au Cameroun, certains m’ont répondu que le citron pourrissait sur le marché. Calculons ensemble : Avez-vous vu 1 tonne de citron sur le marché ? Si un investisseur se lance dans la transformation du citron, son usine aura besoin par exemple d’une tonne par jour. Où ira-t-il chercher cela pendant 365 jours pour que son unité tourne à temps plein ? Beaucoup d’entre nous parlent de l’industrialisation sans savoir ce que cela suppose. Bien que ce soit une opportunité, il y a derrière des exigences de quantité et de qualité qui s’imposent. Le pilotage de nos politiques publiques en matière d’industrialisation en 2022 ne rassure pas sur ce plan.

Tous les secteurs de production sont devenus déficitaires dans notre pays même pour la consommation des ménages. Cela veut dire qu’il n’est pas indiqué d’absorber le peu de matière première qui existe actuellement sur le marché au risque de provoquer une crise alimentaire. Par exemple, l’on produit environ 4000 tonnes de sorgho (mil) dans l’Extrême-Nord du Cameroun et une seule société brassicole en demande 17 000. Si cette société absorbe les 4000 tonnes, alors l’on crée une crise alimentaire dans la mesure où le mil est un aliment de base dans cette région. Cela veut dire que pour livrer les 17 000 tonnes pour les besoins de l’industrie, il faut produire en plus ce que doivent consommer les populations. Nous voyons bien qu’un boulevard existe devant nous dans la production locale. Raisonnablement, on ne peut prétendre industrialiser un pays en important la matière première. Une telle approche est économiquement non-viable et non-durable.

Donnons encore d’autres exemples pour illustrer : Dans la filière oléagineuse au Cameroun, les raffineries avaient besoin de 120 000 tonnes d’huile de palme en février 2022 et le marché local ne leur a fourni que 19 000 tonnes, soit un déficit mensuel de plus de 100 000 tonnes. Cela signifie quoi ? Cela signifie que ces usines tournent avec un taux de production de 15%. C’est économiquement non viable. Dans ce seul secteur oléagineux, la demande en huile de palme est passée cette année de 1,3 à 1,5 million de tonnes alors que la production nationale stagne à 400 000 tonnes, soit un déficit de près de 1,1 million de tonnes. Ce n’est pas tenable ! Je reviendrais sur le maïs, le riz, le blé ou le soja qui sont au coeur de notre système agroalimentaire et dont la production est extrêmement déficitaire dans notre pays. Le fait que des sociétés comme la CFC s’installent uniquement sur le maillon de la transformation sans s’investir dans la production était donc critiquable à ce niveau. Une industrie qui ne s’autonomise pas en matière première aujourd’hui créera plutôt une crise alimentaire au Cameroun. Je suis donc contre toute industrie qui ne s’investit pas dans la structuration de la production locale. Elle créera d’autres problèmes sociaux en se faisant aussi du mal dans la mesure où elle ne tourne pas à plus de 15% de sa capacité de production. Je crois que c’est aussi le cas de la CFC aujourd’hui qui manque de maïs. Le déficit de production en matière première est préoccupant au Cameroun et en même temps, incompréhensible dans la mesure où du point de vue économique, l’existence du déficit est normalement une opportunité à saisir pour la production massive.

Je ne voudrais pas demander ce que font nos pouvoirs publics. Mais, je voudrais constater que l’on semble être passé à l’implémentation d’une politique curieuse qui serait celle de l’import-distribution c’est-à-dire que l’on se contente d’installer des comptoirs commerciaux au Cameroun pour vendre les produits industriels (finis) venus d’ailleurs. Il semble que c’est plus facile pour combler les besoins des consommateurs. Sauf que cela ne permet pas de créer localement des richesses (pour employer nos jeunes ou payer convenablement les fonctionnaires dont les enseignants par exemple), de sécuriser un stock alimentaire nécessaire à l’approvisionnement régulier du marché ou encore de garantir la stabilité des prix sans être à la merci des chocs externes qui échappent à notre contrôle comme c’est actuellement le cas (Le Cameroun va se place où pour demander à Poutine qui avait certainement prévu que son pays sera sous embargo de recommencer l’exportation de son blé gardé en réserve ?).

Vous comprenez que nous n’avons pas d’autres choix que de défendre la production nationale au Cameroun si nous nous inscrivons dans la logique de la durabilité. Et pour cela, n’ayons pas peur de dire qu’il faut retrousser les manches !
Par Louis Marie Kakdeu, économiste

D’autres productions de l’expert:

Inciter à la production locale

Pandémie du covid: Combattre l’infodémie

Championnats professionnels : Garoua entre en rébellion

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Guibaï Gatama est amer : « Au-delà du symbolique, du souci de rassembler la nation autour du football, rien ne peut justifier la décision de faire jouer le championnat professionnel uniquement dans les quatre villes au sud du pays », a-t-il écrit sur le mur facebook de ce membre du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). L’homme qui est sous le coup d’une suspension temporaire de l’instance dirigeante de la Fédération, enfonce, en aiguisant son intérêt pour la partie septentrionale du pays dont il se fait le porte-parole et défenseur sur tous les terrains : «Garoua dispose des infrastructures adéquates qu’il faut au demeurant utiliser. C’est du reste la seule ville du Grand nord à avoir de tels stades de match et d’entraînement. Garoua a montré pendant la Can 2021 la passion que son public a pour le football. Et un club mythique, Coton sports, qui mérite comme toute équipe, d’abriter des matchs du championnat Mtn Elite one ».

Lui-même est désormais un adversaire redoutable de la Fecafoot

Crachant tout haut ce qui se susurrait déjà depuis la sortie du communiqué de la réunion de concertation entre le secrétaire général de la Fécafoot, Pierre Semengue le président du Conseil transitoire du football professionnel (CTFP) et les présidents de clubs du football professionnel. Cela survient alors que Coton sports n’avait pas pris part à ces travaux. On apprend que le club le plus titré du football camerounais n’a pas à proprement parler boycotté la rencontre. C’est que « la convocation des clubs a été rendue publique le 13, au moment où Coton sports jouait son match de Coupe de la CAF à Garoua contre Tout puissant Mazembe». Surtout que « les présidents de clubs n’ont pas été consultés», apprend-on d’une source crédible.

En attendant d’y voir clair, des menaces de boycott planent sur ce championnat. Si New stars de Douala a pris part à la réunion tripartite de lundi, il reste que l’ancien vice-président de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) n’est pas en phase avec la Fécafoot. Lui qui est devenu président de cette instance du fait du choix de Pierre Semengue le président, de rejoindre le camp Samuel Eto’o, pour diriger le CTFP. En constatant que la nouvelle direction a définitivement confirmé la mort de la LFPC décidée par l’ex Comité exécutif de la Fécafoot. Le temps peut-être de voir aboutir les dernières procédures visant l’annulation de l’élection de Samuel Eto’o. Pour un retour à la case départ.

Championnats professionnels : La Fécafoot joue contre la montre

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Au terme d’une réunion de concertation tenue ce 14 mars 2022 entre le Secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), le général Pierre Semengue, président du Conseil transitoire du football professionnel (CTFP) et les présidents de clubs de football professionnel, il a été décidé que la saison professionnelle 2021-2022 se jouera en deux poules tant en Elite one qu’en Elite two. Si en Elite two, on dispose des poules de 12 équipes chacune, en Elite one, la composition sera déséquilibrée, avec la poule A comprenant 13 clubs. Les championnats se joueront regroupés dans quatre villes : Douala, Yaoundé, Limbé et Bafoussam.

Au terme de l’étape des poules, les deux premiers de chaque poule s’affronteront dans des matchs croisés en aller simple, et « les vainqueurs respectifs de ces matchs joueront une finale qui consacrera le champion du Cameroun», selon le communiqué issu de la réunion présidée par Benjamin Banlock, le secrétaire général de la Fécafoot. De même, « les perdants vont s’affronter au cours d’un match qui établira le classement du 3ème et du 4ème ». Par ailleurs, les clubs classés aux cinq dernières places seront relégués en championnat Elite two. Il s’agira des deux derniers de chaque poule, accompagnés du perdant du match entre le 11ème de la poule A et le 10ème de la poule B.

Il est question pour la Fécafoot de pouvoir livrer les représentants du Cameroun aux compétitions africaines au plus tard le 30 juin 2022, délai prescrit par la Confédération africaine de football (CAF). Et dans son optique d’allier ces exigences et les désidératas des clubs dont le financement constitue un problème éternel, Samuel Eto’o Fils a décidé que la Fédération prenne en charge les équipes lors des regroupements, en ce qui concerne l’hébergement et la restauration. Ainsi, les clubs ne devraient en principe s’occuper que des salaires et des déplacements des clubs.

La saison s’ouvre ce mercredi 16 mars 2022 à l’Arena MTN de Mbouda entre Bamboutos FC local et PWD de Bamenda, récent vainqueur de la Coupe du Cameroun de football 2022. Les autres matchs de la première journée se joueront le dimanche 20 mars 2022 dans les quatre villes retenues par la Fécafoot.

Poule A : Apejes, AS Fortuna, Canon, TKC, Fauve Azur, Stade Renard, New stars, Union, YOSA, Panthère, Colombe, Djiko et Racing FC.
Poule B : Coton, Dragon, Eding, YAFOOT, Renaissance, UMS, Astres FC, Avion academy, PWD, OFTA, Fovu, Bamboutos FC.

Centre : de nouveaux cas de choléra détectés

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Le Centre est la 5région la plus touchée par cette épidémie.

Apres les régions du Sud-Ouest, du Littoral, du Nord et de l’Extrême Nord, c’est au tour du Centre. Plusieurs cas de choléra ont été détectés dans la ville de Yaoundé, apprend-on de la CRTV.

54 nouveaux cas ont été signalés il y a moins d’un mois dans ces 5 régions. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), 34 personnes au moins ont déjà perdu la vie sur les 1888 cas détectés. L’épidémie qui sévit depuis le mois de Janvier ne cesse de faire des victimes.

En détail la région du Sud-Ouest, a dénombré 28 morts et 1.055 infectés, la région du Littoral 77 cas et quatre décès, la région du Sud comptant 52 cas et deux décès et la région de l’Extrême-Nord a signalé à son actif  huit nouveaux cas. La région du centre ne dénombre pas de chiffre mais l’épidémie est bien présente dans cette partie du pays

Le ministre camerounais de la Santé publique, Malachie Manaouda exhortait encore les populations à rester hygiéniques et à signaler toute infection à l’hôpital. Du à un manque d’eau potable et un mauvais assainissement, le choléra est une maladie qui se propage par l’ingestion de matières fécales, qui provoque une diarrhée aqueuse aiguë et peut tuer en quelques heures s’il n’est pas traité.

Pour rappel, l’Etat du Cameroun avait annoncé la réception de 204.000 doses de vaccin oral « Euvichol » en Janvier dernier destinées à combattre le vibrion cholérique dans les zones côtières du Sud-Ouest.

Hôpital général : Manaouda Malachie félicite une femme pour ses quintuplés

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Plus tard dans la soirée du lundi 14 mars, une femme dans la trentaine a donné naissance à cinq enfants à l’hôpital général de Yaoundé.

Ce n’est pas une première pour les hôpitaux camerounais de recevoir autant de bébés d’une seule maman.  Ce lundi, cinq autres nouveaux bébés ont fait parlé plus d’un au sein de l’hôpital et même à l’extérieur. En effet on peut lire sur un Tweet du patron de la santé camerounaise, Manaouda Malachie ses chaleureuses félicitations adressées à la nouvelle maman.

« Mes félicitations à notre brave compatriote qui vient de donner naissance à 5 bébés en bonne santé à l’Hôpital Général de Yaoundé. Bravo au corps médical dont le rôle a été déterminant à cet effet. J’ai prescrit au DG, une prise en charge gratuite jusqu’à leur sortie de l’hôpital », a écrit le ministre.

Le ministre n’a pas manqué de féliciter également les autorités sanitaires de cet hôpital, eux qui ont confirmé hier que la maman et les nouveaux nés se portent bien. Plus loin, Manaouda Malachie a donné des instructions au DG de cet établissement médical afin que les six soient pris en charge gratuitement jusqu’à la sortie de l’hôpital.  « Bravo au corps médical dont le rôle a été déterminant. J’ai prescrit au DG, une prise en charge gratuite jusqu’à leur sortie de l’hôpital » a-t-il tweeté.

Rappelons que l’année passée au mois de mai, une autre camerounaise avait donné naissance à des quintuplés constitués de trois filles et de 2 garçons.  

Lions indomptables : une chance pour Fabrice Ondoa, un plus pour la sélection

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De retour du héros de la CAN 2017 est important, et revêt un double intérêt sur le plan individuel et collectif.

Parmi les 38 joueurs que Rigobert Song Bahanag a présélectionné dans le cadre de la double confrontation entre le Cameroun et l’Algérie, le nom de Fabrice Ondoa a fait couler beau coup d’encre et de salive. En raison du statut du champion d’Afrique 2017. Le meilleur gardien de Gabon 2017 n’a pas été convoqué pour la33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) se jouant à domicile. Lui qui était alors sans club car KV Ostende avait licencié abusivement le contrat avec le Camerounais. Avant que la FIFA ne rétablisse l’international camerounais dans ses droits en infligeant des sanctions à ce qui est désormais son ancien club. Mais d’aucuns avaient toujours estimé que le héros de la CAN 2017 avait sa place parmi les quatre que Tony Conceiçao avait réservées aux gardiens de buts. Le prédécesseur de Rigobert Song, avait préféré deux gardiens des championnats africains : Simon Omossola de Vita club de Kinshasa et Jean Effala Komguep d’Akwa united au Nigeria. Annoncé dans la liste de Rigobert Song comme faisant partie des effectifs de FK Auda en Lettonie, Fabrice Ondoa n’y était pourtant pas (encore). Mais il est clair que le nouveau patron du banc de touche des Lions indomptables avaient toutes les informations requises pour attribuer ce club au joueur de 26 ans. De toutes les façons, la convocation devrait être adressée au club comme de tradition. «Ce retour en sélection pourra accélérer la procédure de recrutement de Fabrice Ondoa dans ce club», espérait le site Lebledparle. Le cas Ondoa préoccupait les Camerounais, constatant que le joueur formé à la Masia ne parvenait pas à trouver du temps de jeu en club, et finalement, était devenu sans club.

DUEL POUR UN DUO

Par ailleurs, «le retour de Fabrice Ondoa va relancer la concurrence dans les buts avec André Onana», saluait un chroniqueur sportif. C’est que, nombre d’experts trouvaient pendant la CAN que le portier principal des Lions indomptables se sentait largement suffisant et sans concurrence. La prestation du portier de l’Ajax d’Amsterdam avait nourri des critiques. «Je préfère mille fois Fabrice Ondoa car avec lui il y a plus d’assurance, il s’engage beaucoup et ne s’amuse pas ; il ne prend pas les risques», plaidait Abdoulaye Ado, ancien membre de la commission d’homologation et de discipline de la Fécafoot, très renseigné sur les affaires du football. «A ceux qui se plaignent de ma façon de jouer, je leur demande d’apprendre à regarder mes matchs», avait réagi André Onana, face à la montée des critiques. «C’est ma façon de jouer, j’aime jouer en m’amusant, et cela n’enlève rien à mon engagement. Je joue au football au haut niveau, je joue de grandes compétitions, avec de grands clubs, et j’ai toujours joué de la même façon», a-t-il tenu à expliquer. Sans véritablement convaincre les fans de Fabrice Ondoa, surtout lorsque le Cameroun était mené 3-0 au match de classement de la CAN.

L’homme que le public avait baptisé «monsieur un but par match», avait commis des boudes de jeune gardien, et le doute gagnait davantage les esprits. Quoi qu’il en soit, il est certain que le retour en grâce d’Ondoa devrait un peu plus mettre la pression sur son cousin et principal concurrent en sélection. Pour le bonheur des Lions indomptables dont les différentes générations ont régulièrement vécu des duels de saine concurrence à ce poste qui a fabriqué des joueurs de légende. Les cas les plus parlants sont les duos Bell-Kono, AlioumBoucar-Souleymanou, Souleymanou-Kameni.

Défis Actuels

Distinction : Minette Lontsie parmi les femmes les plus créatives du continent

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La jeune camerounaise, à la tête de divers projets a été sélectionnée dans le cadre du programme 2021 de l’initiative Women In Africa qui accompagne chaque année des femmes entrepreneures africaines.

Une autre camerounaise comptée  désormais parmi les femmes conduisant des projets à fort potentiel d’impact en Afrique. Minette Lontsie, jeune entrepreneure a été choisie au rang des lauréates du programme WIA 54 de l’initiative Women in Africa, parmi plus de 400 candidatures. Elle a décroché cette distinction grâce à son projetAfrikalyrics.com, une plateforme web et mobile spécialisée dans l’édition, la diffusion et la traduction des paroles de chansons africaines. Elle bénéficie ainsi d’un accompagnement de six mois, d’un programme de mentorat, d’une bourse d’études dans une des universités du réseau Honoris United Universities ainsi que d’un encadrement en vue d’obtenir des financements. Journaliste de formation, Minette Lontsie est diplômée de l’université de Buea et de l’Institut des Relations internationales du Cameroun (Iric). Opérant dans le domaine des nouvelles technologies, elle est la directrice générale de We Tell AfricaGroup, une agence digitale spécialisée dans la création de contenus, le marketing digital et l’édition de sites internet. Avant son projetAfrikalyrics.com, qui l’a propulse aujourd’hui, elle a initié divers autres projets ; notamment Kamerly-rics.net en 2013 ou le bloglemobileaukamer.com spécialisé sur la téléphonie mobile au Cameroun. Passionnée de photographie, elle a est également à l’initiative de Fou-too, un site de photographies africaines et annuaire des professionnels de l’image. Le programme WIA 54 n’est pas sa première distinction. Car, elle a été lauréate du programme YALI Mandela Washington.

Le programme WIA a été lancé en 2017 en direction des femmes entrepreneures africaines. Il a pour but de soutenir et encourager l’entrepreneuriat féminin en Afrique à travers une sélection chaque année d’une femme dans chacun des 54 pays du continent. La récompense comprend la formation, le mentorat, la communication et l’accompagnement pour l’accès au financement. Les 540 finalistes de 2021 étaient issues de divers secteurs d’activités. L’agroalimentaire, les industries créatives, l’éducation, le digital & technologies, le développement durable, la santé, les  industries de la beauté et fintech.

Défis Actuels

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